Tsvi Dov Scheiner, Issa’har Dov First et Nathan Adress,
Je vous salue et vous bénis,
On a bien reçu votre participation au Maamad(2). Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous l’explication de l’Admour Hazaken(3), à propos du verset : “ La Tsédaka élève une nation ”, selon laquelle la Tsédaka apporte l’élévation aux forces de l’esprit. Avant tout, pour ce qui vous concerne, celle-ci affine le cerveau et le cœur, afin de percevoir et de comprendre notre sainte Torah, sa partie révélée et la ‘Hassidout, avec ardeur, constance et élan. Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°2166 et 7973. (2) Pour les causes de Tsédaka choisies par le Rabbi. Voir, à ce propos, la lettre n°7855. (3) Dans le Torah Or, Béréchit, à la page 1b.
Lettre n°7998
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7998, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Chevat 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, grand érudit,
le Rav Its’hak Meïr(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu une copie de votre décision hala’hique, avec ses explications. Conformément à votre demande, je vous l’ai restituée et elle vous est sûrement déjà parvenue. Nos Sages affirment que les érudits multiplient la paix dans le monde. Puisse donc Dieu faire que vous connaissiez la réussite en cet accomplissement et que celle-ci soit large. De la sorte, la bénédiction qui en résultera sera importante également, dans tous les domaines qui sont mentionnés à la fin du Midrash Esther Rabba.
Je vous joins une copie du discours ‘hassidique qui a été prononcé l’an dernier, à l’occasion de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(2). Sans doute vous comporterez-vous avec largesse en la mettant à la disposition des autres. Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Vous consulterez le commentaire de Rachi(3) sur le traité Sotta, qui dit : “ Chaque bénédiction dont il est question dans un verset suppose l’abondance, la multiplication et la satiété ”.
Notes
(1) Le Rav I.M. Rappoport. (2) Le 10 Chevat. (3) Relatif à la bénédiction dont il est question dans cette lettre.
Lettre n°7999
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7999, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Chevat 5714,
Brooklyn,
A madame …
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre lettre, de même que celle qui la précédait. Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai tous ceux que vous citez, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins. Vous m’écrivez également à propos de votre fille. Or, je vous ai moi-même précisé, à différentes reprises, que, lorsqu’une jeune fille cherche à se marier, ses parents et, en particulier, sa mère doivent lui expliquer comment l’on conduit un foyer juif et surtout ce que sont la pureté familiale et le Mikwé. En effet, c’est uniquement en suivant la voie de la Torah qu’un Juif est heureux.
Il n’y a donc nullement lieu d’en avoir honte et de refuser d’évoquer ces sujets. Bien plus, il ne suffit pas d’en parler une seule fois. Mais, votre silence, à ce sujet, semble indiquer que bien peu a été fait, en la matière et peut-être même rien du tout. En conséquence, je suis surpris par votre étonnement lorsque vous constatez que tout ne se passe pas bien, alors que vous ne faites pas ce que Dieu a ordonné. J’espère qu’au moins maintenant, vous commencerez à parler de tout cela à votre fille. Dieu fasse que votre fille trouve un bon parti, que vous ayez d’elle et de tous vos enfants une satisfaction juive. Avec ma bénédiction,
Lettre n°8000
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8000, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Chevat 5714,
Brooklyn,
Aux auxiliaires féminines de Brownsville et East New York,
à leur tête, à madame Dévora Greenberg
et à madame Menou’ha Ra’hel Groner,
Je vous bénis et vous salue,
En ces jours précédant la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai eu de vos nouvelles avec plaisir, en particulier pour ce qui concerne les actions que vous menez dans les différents domaines de mon beau-père, le Rabbi, de même que pour ses institutions, celles qu’il a créées et celles dont il a assuré la continuité. Sans doute continuerez-vous à le faire, à l’avenir.
Tout ce qui vit se développe. De temps à autre, votre action, également, s’agrandira et s’élargira. De la sorte, mon beau-père, le Rabbi, suscitera et révélera la bénédiction et la réussite pour chacune d’entre vous, en tous vos besoins de même qu’en ceux des membres de votre famille. Que Dieu vous accorde le mérite d’annoncer de bonnes nouvelles concernant tout ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction pour chacune d’entre vous et pour les membres de sa famille,
Lettre n°8001
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8001, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Chevat 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, Rav Mena’hem Zeev Ha Lévi(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu votre lettre du 16 Chevat et sans doute avez-vous, pour votre part, reçu mon précédent courrier(2). Vous faites allusion à cette personne. Or, je lui ai déjà écrit et à quoi bon le faire encore une fois ? Bien plus, je lui ai précisé oralement qu’elle devait se conférer à l’avis de médecins spécialistes. En effet, “ la Torah a accordé au médecin la possibilité de guérir ” et Dieu permettra donc le succès.
B) S’agissant des élèves de la maison d’étude qui manquent de discipline et ne respectent pas les temps d’étude, il ne s’agit en aucune façon pour moi de me substituer au surveillant ou bien à chaque membre de la direction, ainsi qu’il est dit : “ Que ton pied se soulève de la maison de ton ami ”. Comme c’est le cas dans chaque école, des responsables doivent surveiller le respect de l’emploi du temps et la conduite. Si ces hommes s’acquittent fidèlement de leur mission, je ne vois pas pourquoi ils ne parviendraient pas à l’assumer, comme c’est le cas dans les autres Yechivot, d’autant que j’ai déjà parlé de ce problème à plusieurs élèves et qu’ils ont sans doute transmis ce message à leurs amis.
C) Il en est de même également pour l’élève que vous citez. Pourquoi doit-il commenter et interpréter un soupir(3), en déduire qu’il ne sait que faire ? Il a clairement posé sa question et je lui ai répondu tout aussi clairement qu’il ne devait pas interrompre(4). Il n’y a donc pas lieu d’être dans le doute.
D) Je vous joins une copie de ma lettre qui a été officiellement adressée au ‘Hassid, Rav L.Kremer(2). Comme on me l’a transmis par téléphone, son contenu sera sûrement diffusé au cours du prochain Chabbat qui bénit le mois. Malgré cela, je vous en adresse une copie et j’espère que vous la recevrez avant ce Chabbat qui bénit le mois. Sans doute vous en ferez-vous un bon usage, dans toute la mesure du possible. J’attends de bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°7774. (2) Il s’agit vraisemblablement de la lettre n°2428. (3) Que le Rabbi aurait poussé, montrant ainsi qu’il n’est pas satisfait des études de ce jeune homme. (4) Ses études à la Yechiva. (5) Le Rav Leïb Kremer, directeur des institutions ‘Habad de Montréal.
Lettre n°8002
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8002, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Chevat 5714,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Torat Emet,
dans la ville sainte de Jérusalem,
puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Vous voudrez bien organiser une réunion ‘hassidique(1), avec la participation de tous les élèves. On y étudiera le discours ‘hassidique du jour de la Hilloula(2), intitulé : “ Je suis venu dans mon jardin ”, de 5710, intégralement ou partiellement. Les guides spirituels animeront cette réunion. Ils expliqueront ce qu’est un chef de la génération, en général, un chef de ‘Habad, en particulier, en se basant sur la lettre qui figure dans l’introduction du fascicule du 12 Tamouz 5710. En effet, le berger n’a pas abandonné son troupeau et il ne l’abandonnera pas. Bien entendu, tout cela devra être commenté en fonction des participants.
Il est clair que de chaque réunion doit découler une synthèse finale et combien plus est-ce le cas, en l’occurrence. S’agissant de ceux qui se consacrent à la Torah, cette synthèse doit prendre la forme d’une ardeur accrue à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Dans l’attente de bonnes nouvelles à ce sujet, en vous adressant ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,
Notes
(1) Une même lettre fut adressée à la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod. Voir, à ce sujet, la lettre n°2459. (2) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat.
Lettre n°8003
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8003, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech
Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 22 Chevat, de même que les deux précédentes(1). J’y ai lu, avec plaisir, que vous avez déjà obtenu votre visa. D’après votre lettre, l’aumônier militaire est soucieux, car il ne trouve pas de successeur pouvant reprendre ses fonctions. Or, ceci a sûrement une incidence sur la crainte de Dieu des soldats. Il faut donc trouver une solution et s’assurer qu’il n’y ait pas de carence, en la matière. Si, en outre, un ajout est possible, comme pour tout ce qui appartient au domaine de la sainteté, cela sera d’autant mieux.
Vous me communiquez le contenu de vos discussions avec vos disciples et ce qui en a résulté pour la pratique concrète des Mitsvot, qui est la finalité de l’homme. J’en ai été satisfait. Pour qu’ils agissent avec enthousiasme et de manière durable, il est également nécessaire qu’ils aient connaissance du luminaire de la Torah, c’est-à-dire de l’enseignement de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses directives. Que Dieu vous accorde donc le succès pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de l’état de santé de votre épouse et, plus généralement, de tout ce qui vous concerne personnellement,
N. B. : Je vous joins une copie de la lettre que j’ai écrite, ces jours-ci, à un groupement de jeunes, ici-même. Ces jeunes ne possèdent qu’une connaissance très réduite de la Torah et des Mitsvot. J’espère que cette lettre vous sera utile, dans vos discussions avec votre groupe. Il est bien évident qu’il ne faut pas voyager, pendant le Chabbat(2) sur un bateau dont les marins ou les propriétaires ont contracté l’alliance(3).
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Yé’hyel Mi’hél Yehouda Leïb Zalmanov. Voir, à son sujet, la lettre n°7950. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7554. (3) Sont juifs.
Lettre n°8004
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8004, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
A ma proche parente, madame Zelda(1),
Je vous bénis et vous salue,
Encore une fois, cela fait quelques temps déjà que je n’ai pas de lettre et pas de nouvelles de vous. Mais, les ‘Hassidim, depuis les générations précédentes, ont pris l’habitude de ne pas écrire quand tout va bien. Déjà, l’Admour Hazaken s’en plaignait(2), mais, à en juger par le comportement des générations suivantes, il semble que sa plainte n’ait pas pleinement fait son effet, de sorte que cet usage s’est maintenu. De fait, je voudrais vraiment interpréter de cette façon votre propre manière d’agir(3). Néanmoins, une vérification est possible(4), en l’occurrence et il n’y a donc pas lieu de s’en remettre à une présomption. En conséquence, vous voudrez bien m’écrire, pour vous-même et pour votre mari, de même que pour votre mère, la Rabbanit. Puisse Dieu faire que votre lettre ne m’annonce que de bonnes nouvelles.
Dans votre dernière lettre, vous me dites que vous m’enverrez peut-être ce que vous avez rédigé et qui a été publié. Vous le ferez donc, bien que l’on ne se révèle pas pleinement en ce qui est publié pour le plus grand nombre, en tout cas moins que dans une lettre. Néanmoins, il est clair que chaque élément est utile pour compléter l’image que l’on a d’une personne. Je vous joins une copie de la lettre que j’ai écrite à propos de la dernière fête de la libération du 19 Kislev(5). En effet, son contenu répond partiellement à ce que vous m’avez écrit. Je salue chaleureusement votre mère, la Rabbanit et votre mari. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Madame Z. Mishkovski Schneersohn. (2) Voir les Iguerot Kodech de l’Admour Hazaken, tome 1, à la lettre n°90. (3) Admettre que tout se passe bien. (4) Tout va-t-il réellement bien ? (5) Il s’agit de la lettre n°2292.
Lettre n°8005
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8005, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction pour votre épouse. Lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai son nom afin qu’elle ait une prompte guérison. J’attends de bonnes nouvelles. A cette occasion, je voudrais vous souligner encore une fois ce que je vous ai déjà dit à maintes reprises, de vive voix. Il est absolument indispensable que vous exerciez votre influence sur votre fils, le Rav. En effet, Dieu lui a accordé le mérite de disposer d’une large audience auprès des jeunes Rabbanim et il doit donc les persuader, en particulier cet homme, qui est l’un d’eux, de raffermir leur crainte de Dieu et d’en souligner l’importance, de même que celle de la pratique concrète des Mitsvot, dans les synagogues et les communautés auxquelles ces jeunes rabbins appartiennent. Il en est de même pour les réunions qu’ils annoncent, de temps à autre. Il y a un an, une évolution se manifestait clairement, en la matière, un virement à droite(1). Il sera donc aisé de poursuivre en ce sens ou, a fortiori, de ne pas permettre un affaiblissement, comme cela a été le cas ces derniers mois.
Je ne souhaite pas détailler ou apporter des précisions, en la matière, car, à n’en pas douter, votre fils, le Rav, connaît tout cela mieux que moi. Mais, peut-être n’a-t-il pas conscience ou ne croit-il pas qu’il peut effectivement avoir une influence, en la matière(2). Toutefois, on doit se dire que chacun d’entre nous, quand il agit pour la Torah et les Mitsvot, est l’émissaire de Dieu, béni soit-Il, du Roi suprême, le Saint béni soit-Il. Or, il est dit que : “ l’émissaire de l’homme est comme lui-même ” et ceci est vrai également pour l’Homme céleste, Qui siège sur le Trône, comme l’explique le Likouteï Torah, au début de la Parchat Vaykra. Il faut donc avoir la conviction d’exercer une telle influence. De la sorte, Dieu accordera la réussite. En tout état de cause, chacun d’entre nous doit s’acquitter pleinement de ce qui lui incombe et Dieu fera ce qui est bon à Ses yeux
Ce qui vient d’être dit s’applique également à vous-même. Si vous vous adressez à votre fils, le Rav, oralement ou bien par écrit, avec des paroles émanant de votre cœur, il est certain que vous parviendrez à le convaincre. Avec mes respects, ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Une plus grande rigueur. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8018.
Lettre n°8006
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8006, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Au jeune …,
Je vous salue vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me dites que vous n’êtes pas satisfait par certains aspects de la Yechiva. Selon vous, ceux-ci troublent votre ardeur à l’étude la Torah, de la manière qui convient. Vous envisagez donc de vous rendre dans la Yechiva Tom’heï Temimim de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie et vous me demandez ce que j’en pense. Il est inutile de préciser ce qui est bien connu et évident : tout ce qui fait obstacle à la Torah, au service de Dieu, aux bonnes actions, émane du levain de la pâte(1), c’est-à-dire du mauvais penchant, qui trouble l’homme de différentes manières et de diverses façons. Certes, il est qualifié de “ fou ”. Il n’en est pas moins expert pour mener à bien sa mission et l’on connaît le dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel le mauvais penchant sait trouver les arguments adaptés aux traits de caractère de chacun. Il peut même prendre parfois l’apparence d’un érudit, empli de crainte de Dieu. Chacun se doit donc d’examiner scrupuleusement ce qui lui vient à l’esprit, chaque fois qu’il s’agit de modifier son attitude, dans le service de Dieu. Il faut savoir qui est à l’origine de tels arguments. Et, vous connaissez sûrement le récit(2) du Juste, le Rabbi de Tchernobyl, imprimé dans la causerie de Pessa’h 5703(3), selon lequel un des critères, en la matière, est, en particulier, le suivant : ce changement aura-t-il pour effet d’affaiblir la Torah et le service de Dieu ou non ?
Pour ce qui vous concerne, vous vous trouvez dans une Yechiva fondée par des Justes, chefs de la génération et dirigée selon leur esprit, ce qui veut dire que l’on y étudie la Torah avec la crainte de Dieu. On peut donc penser, sans même rechercher des informations plus précises, qu’une telle étude a effectivement un apport important. En conséquence, il est légitime que le mauvais penchant se mobilise, faisant usage de différents stratagèmes pour empêcher et troubler une attitude conforme en tout point aux exigences de la Yechiva. Bien entendu, si le mauvais penchant vient révéler son intention, en déclarant qu’il désire vous empêcher d’étudier, avec ardeur, la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, il est bien clair que vous ne l’écouterez pas. Mais, il est dit que : “ le serpent était rusé ” et lui-même a donc recours à la ruse. Il affirme, en conséquence, que, bien au contraire, la Yechiva vous empêche de vous consacrer à l’étude avec ardeur et au service de Dieu, en Le craignant, de la manière qui convient. De la sorte, il peut espérer que ses arguments soient acceptés, qu’il troublera votre étude et votre prière. Certes, le mauvais penchant doit vous promettre que, si vous vous rendez dans une autre Yechiva, il ne vous dérangera plus. Vous pourrez donc y étudier la Torah avec ardeur et y prier de la meilleure façon. Néanmoins, il sait que vous avez écouté sa voie une première fois, même si : “ tous les débuts sont difficiles ”. Il est donc certain qu’il trouvera le moyen, par la suite, de vous attraper encore une fois dans son filet.
En effet, l’homme reçoit le libre-arbitre et l’alternative suivante se présente à lui, ainsi qu’il est dit : “ Vois, J’ai placé devant toi la vie et le bien… ”. Pour autant, cet homme reçoit aussi un soutien particulier lui permettant de faire le bon choix, ainsi qu’il est dit : “ Et, tu choisiras le bien ”. Sans doute en est-il ainsi pour ce qui vous concerne. Même si votre mauvais penchant est particulièrement rusé, vous n’en avez pas moins la force de contrer ses arguments, de vous concentrer, avec élan et constance, en oubliant totalement ses troublantes avances, tendant à vous persuader que l’environnement ne vous convient pas, que tous sont responsables de votre négligence de la Torah et de la prière, mais en aucune façon vous-même. Il est évident également que différents points concernant vos amis, à la Yechiva, doivent être rectifiés. En effet, la perfection absolue n’existe que chez le Saint béni soit-Il, Créateur du monde. Mais, une solution existe. Vous devez influencer vos amis afin qu’ils corrigent ce qui doit l’être, plutôt que subir leur influence. De la sorte, vos propres défauts seront également rectifiés par vos amis. Il est dit, en effet et l’on explique que : “ tous les Juifs partagent une responsabilité collective ”. En effet, tous ne forment qu’un seul corps et chacun possède une qualité que l’autre n’a pas. Grâce à l’amour de son
prochain, chacun peut compléter l’autre.
Il découle de tout ce qui vient d’être dit que vous devez oublier complètement ces pensées qui vous détournent de la Torah et du service de Dieu. Investissez-vous en l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, en la prière fervente, selon le programme de la Yechiva et ses exigences. Et, que s’accomplisse en vous l’assurance de nos Sages selon laquelle celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès. Vous ne me précisez pas si votre ami est troublé par les mêmes arguments que ce que vous décrivez sur votre propre compte. Si c’est le cas, il est clair que cette réponse le concerne également. Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec la crainte de Dieu,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) De ce qui conduit l’homme à l’orgueil. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°998. (3) 1943, du précédent Rabbi.
Lettre n°8007
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8007, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Adar Chéni 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chmouel Tsvi(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris la nouvelle par téléphone, puis j’ai reçu une lettre du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Moché Elyahou Gerlitski(2), m’annonçant que votre état de santé n’est pas bon. Lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai votre nom afin que vous ayez une prompte guérison. J’ai bon espoir que vous-même pourrez me donner de bonnes nouvelles, à ce sujet. Il est sans doute inutile de vous souligner qu’il faut voir, en toute chose, une allusion céleste à la Torah de Dieu et à Son service. Bien plus, le cœur est le sanctuaire du sentiment d’amour de Dieu et, ainsi qu’il est dit : “ Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur ”.(3) Quand un Juif y grave ce sentiment et raffermit sa santé morale, Dieu renforce aussi sa santé physique.
Comment parvenir à l’amour de Dieu ? Il faut y méditer, de différentes façons, comme l’expliquent plusieurs chapitres du Tanya. Il serait donc bon de vous fixer une étude de la ‘Hassidout, au moins quelques fois par semaine, Vous pourrez sans doute en parler au Rav Gerlitski. Vous avez sûrement connaissance des trois études qui concernent chacun et qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles portent sur les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin, sur une Paracha du ‘Houmach avec le commentaire de Rachi, de la Sidra de la semaine, le dimanche du début au Chéni, le lundi du Chéni au Chelichi et ainsi de suite, sur le Tanya selon sa répartition annuelle. Avec ma bénédiction de prompte guérison et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav C.T. Joseph, de Montréal. (2) De Montréal. (3) Le destinataire de la présente souffrait vraisemblablement du cœur.
Lettre n°8009
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8009, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Adar Chéni 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, dans laquelle vous me parlez de votre travail au Talmud Torah et des Messibot Chabbat(1). Dieu fasse que vous continuiez à connaître le succès, en la matière, que votre action se développe, que votre réussite soit plus large également, de même que la participation de tous ceux qui ont le mérite d’apporter leur concours à cette mission sacrée. De tout temps, celle-ci a été particulièrement importante et combien plus est-ce le cas en notre génération, puisque nous sommes des survivants. Chaque pratique rapprochant le cœur des fils et filles d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux est donc un accomplissement particulièrement important.
Il est certain que Dieu tient Ses promesses, exprimées dans notre sainte Torah, à propos de telles actions. Il fera, en particulier, que vous puissiez me donner de bonnes nouvelles de votre fille. Le désir de son cœur sera accompli(2). A n’en pas douter, elle respecte les lois de la pureté familiale. Dieu lui accordera donc des enfants en bonne santé, pour de longs jours et de bonnes années. Je vous joins une copie de ma lettre adressée à toutes les femmes. Vous en transmettrez sûrement le contenu à votre fille. Avec ma bénédiction de réussite,
M. Schneerson,
Notes
(1) Les après-midi récréatives du Chabbat. (2) Celui d’avoir un enfant.
Lettre n°8010
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8010, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Adar Chéni 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle. Vous me dites, en effet, que votre épouse a recouvré ses forces. Nos Sages affirment que l’on doit connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Vous continuerez donc à me donner de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles, de vous-même, de votre épouse, de vos enfants et de tous les vôtres. En effet, il est une Mitsva de la Torah de réjouir le cœur de votre épouse. Ceci fait également partie du “ grand principe de la Torah ” qui est enseigné par Rabbi Akiva, c’est-à-dire de la Mitsva selon laquelle : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Vous avez transmis à votre fils, le Rav, le contenu de la lettre que je vous ai adressée, le concernant(1) et je vous en remercie. Sans doute y avez-vous ajouté vos propres explications. J’observe, dans la lettre de votre fils, qu’il s’entretiendra encore avec vous de tout cela. Vous saisirez sûrement cette opportunité pour le renforcer et l’encourager.
Comme le rappelle un proverbe bien connu, le temps perdu ne sera jamais retrouvé. Ce qui peut être fait aujourd’hui ne doit donc pas être remis à plus tard. Bien plus, on sait que chaque jour doit avoir son contenu propre(2). Il doit être empli de ce qu’il faut, conformément aux capacités de chacun. Combien plus en est-il ainsi pour un homme public, qui étend son influence sur un groupe se conformant à ses instructions. Bien plus, ceci est d’actualité, car deux Rabbanim, chefs et dirigeants de l’association rabbinique, sont revenus, ces jours-ci, de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Sans doute l’impact de leur visite et le compte-rendu qu’ils ont fait de la manière dont les membres de leur organisation considèrent les questions liées à Erets Israël recevront-ils une expression concrète dans les discours qu’ils feront. En effet, comme le veut la coutume de ce pays, ils en prononceront à l’occasion de la fête de Pessa’h, qui approche, pendant ses premiers jours et, encore plus certainement, pendant ses derniers jours.
J’adresse ma bénédiction à vous-même et à votre épouse, pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, à la fois matériellement et spirituellement,
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°8005. (2) Un nombre établi de bonnes actions devant être accomplies.
Lettre n°8011
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8011, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[hiver 5714]
Si vous lisiez notre mensuel avec toute l’attention nécessaire(1), vous vous seriez sûrement aperçu que, par principe, il n’y est question que de la Torah et des Mitsvot, des événements du passé et non de ce qui se passe à l’heure actuelle, ce que l’on peut trouver, d’une manière suffisante, dans les quotidiens. Et, il en est ainsi pour des raisons que comprendront aisément tous ceux qui méditent à la situation présente. Bien entendu, la seule exception à cette règle a été l’article(2) relatif au décès du président du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h et fondateur de notre journal, le Rabbi de Loubavitch(3), dont le mérite nous protègera.
Notes
(1) Cette lettre est la réponse à quelqu’un qui demandait pourquoi le périodique “ Conversations avec les jeunes ” n’avait-il pas publié un article consacré à la mémoire d’une sommité rabbinique qui venait de quitter le monde. (2) Dans le numéro d’Adar 5710. (3) Le précédent Rabbi, qui a quitté ce monde le 10 Chevat 5710.
Lettre n°8012
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8012, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu avec plaisir votre lettre du 29 Adar Chéni. Comme le dit le Rabbi Maharach(1), “ si le bien est bien, le mieux n’est-il pas mieux ? ”. Puisse donc Dieu faire que vous m’annonciez des nouvelles encore plus réjouissantes, à la fois dans les domaines matériels et spirituels.
Vous faites allusion à ce que dit le chapitre 23 du Tanya, précisant la différence entre les Mitsvot et la Torah. Vous consulterez, à ce propos, les notes du Tséma’h Tsédek, qui figurent dans les “ résumés et notes sur le Tanya ”, de même que les discours figurant dans plusieurs manuscrits de ‘Hassidout, y compris parmi ceux qui se trouvent en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Il est, en outre, à ce sujet, un discours commençant par : “ afin de comprendre le sens du chapitre 23 du Tanya ”(2).
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7777. (2) Imprimé dans le “ Tanya avec des références et un recueil de commentaires ”, à partir de la page 436.
Lettre n°8013
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8013, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jour de la Hilloula(1), le 2 Nissan. Vous me demandez ce que doit faire, à l’avenir, votre fille aînée, qui a seize ans et qui vient d’achever sa scolarité à l’école Yessodeï Ha Torah. J’ai appris qu’il y a, à proximité de chez vous, une école de jeunes filles, dont la crainte de Dieu est satisfaisante. Sans doute pourrez-vous vérifier sur place qu’il en est bien ainsi. Si c’est effectivement le cas, il serait bon qu’elle fréquente cette école. Le moment venu, en plus des connaissances et du perfectionnement qu’elle aura acquis, elle pourra sûrement influencer son entourage, dans cet endroit.
S’agissant de votre manière de gagner votre vie, Dieu vous viendra sûrement en aide. De façon générale, nos Sages affirment qu’il n’y a pas lieu de s’affecter de l’étroitesse et des difficultés passagères, d’autant que les hommes du pays dans lequel nous étions auparavant(2) ont vu des miracles évidents, ont observé également que l’argent est mensonge, que les biens matériels sont vanité, qu’il ne faut nullement être impressionné par tout cela. Bien sûr, l’étroitesse et les difficultés dérangent et troublent, de différentes façons. Avant tout, elles remettent en cause le service de Dieu. Il faut donc prier pour en être libéré, car lorsque “ j’invoque Dieu dans l’étroitesse ”, il est clair que : “ Il me répond dans la largesse ”, tout d’abord dans la largesse morale, avec la réduction des tracas imposés par les problèmes matériels, puis dans la largesse matérielle. Les jours de Pessa’h sont propices pour cela, puisque cette fête est celle de la sortie d’Egypte, des barrières(3) et des limites du domaine du mal ou même de celles qui appartiennent à la sainteté, comme l’expliquent différents textes de la ‘Hassidout.
Pour ce qui est de votre travail dans le domaine de la bonne éducation, vous me dites que vous vous activez tout au long de la journée et que vous n’obtenez pratiquement rien. Il est surprenant de constater que ceux qui connaissent les dictons de nos saints maîtres, y méditent, peuvent s’imaginer qu’ils s’appliquent aux autres, mais en aucune façon qu’ils les concernent eux-mêmes. En l’occurrence, vous connaissez sûrement celui du Baal Chem Tov selon lequel on doit rendre un service, moral ou physique(4). Et, selon le dicton du Rachbats(5), la Présence divine fait descendre une parcelle d’Elle-même(6) qui doit consentir à des efforts dans un sac de chair et d’os, dans le but d’accomplir une bonne action ou bien de rendre un service. Combien plus chacun d’entre nous doit-il se satisfaire de son sort, lorsque Dieu lui accorde le mérite et le succès d’accomplir de telles bonnes actions, plusieurs fois par jour.
Tout cela est également expliqué dans la lettre que j’ai adressée à tous, ce 10 Chevat(7). De fait, plusieurs autres ‘Hassidim sont dans le doute, tout comme vous. Vous voudrez donc bien diffuser le contenu de ces quelques lignes, qui leur apportera une réponse. Conformément à votre demande, lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai tous ceux que vous citez, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins. Que Dieu vous accorde le mérite de donner de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Du Rabbi Rachab. (2) La Russie. (3) Metsarim, de la même étymologie que Mitsraïm, l’Egypte. (4) Une fois, ce qui justifie qu’une âme descende ici-bas pendant soixante-dix ou quatre-vingt ans. (5) Le ‘Hassid, Rav Chmouel Betsalel Sheftel. Voir, à ce sujet, la lettre n°2593. (6) L’âme divine. (7) Il s’agit de la lettre n°2292.
Lettre n°8014
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8014, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Nissan 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Leïb Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du jour de la Hilloula du Rabbi Rachab(2), avec la retranscription de vos mémoires, soit une vingtaine de pages. Vous avez bien fait de les rédiger et sans doute continuerez-vous à le faire. J’ai déjà écrit, à maintes reprises, à ce sujet, à votre frère, le Rav Raphaël Na’hman, afin de lui en souligner l’importance. Vous me demandez si cela doit être publié dans le Bitaon ‘Habad(3) ou bien dans le fascicule Pardès Ha Tamim(4). Je n’ai pas encore eu le temps de les lire et je vous répondrai sur ce point dans quelques temps, sans en faire le vœu. En tout état de cause, vous continuerez à les rédiger, comme je l’ai dit.
A l’occasion de la fête des Matsot(5), qui approche, je vous souhaite, de même qu’aux membres de votre famille, de la célébrer d’une manière cachère et joyeuse. Différents textes expliquent que les fêtes exercent leur influence sur les jours qui les suivent, jusqu’à la fête suivante. Le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, l’explique également, à la Parchat Bera’ha, page 98b. Vous ressentirez donc qu’il en est bien ainsi, dans votre maison et dans votre entourage, tout au long de l’année.
Le Likouteï Torah, à cette référence évoque la soumission qui se retrouve en toutes les fêtes et que l’on doit donc révéler uniquement jusqu’à la fête suivante. Mais, une fête a également un contenu qui lui est propre et qui est conservé tout au long de l’année. C’est, en particulier, le cas pour Pessa’h, conformément au dicton de mon beau-père, le Rabbi, prononcé à Pessa’h 5703(6), selon lequel un reflet des fêtes éclaire chaque jour. Celui de Pessa’h se poursuit en permanence(7).
On peut expliquer, au moins brièvement, que Chavouot est “ le temps du don de notre Torah ”, que Soukkot représente les Mitsvot, entourant l’homme et représentées, de façon générale, par la Tsédaka, comme le précise le chapitre 5 du Tanya, ainsi qu’il est dit : “ J’ai placé Mes Paroles dans ta bouche et Je t’ai recouvert de l’ombre de Ma main ”. Enfin, Pessa’h, “ temps de notre liberté ”, introduit la foi et, selon l’expression du Zohar “ le pain de la foi ”. Certains aspects de la Torah et des Mitsvot sont soumis au temps et à l’espace. Ce n’est pas le cas de la foi, en revanche, qui est une Mitsva perpétuelle, la base de la Torah et des Mitsvot. C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
M. Schneerson,
Je viens de lire vos notes. Celles-ci trouveraient leur place dans le Pardès Ha Tamim plutôt que dans le Bitaon. Sans doute en poursuivez-vous la rédaction.
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°4864. (2) Le 2 Nissan. (3) L’organe des jeunes de l’Association ‘Habad. (4) L’organe des élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch. Une partie de ces mémoires fut effectivement publiée dans le Bitaon ‘Habad n°13. Elles figurent également dans Chemouot Ve Sippourim, tome 2, aux pages 114 à 123 et dans le magazine Kfar ‘Habad, n°547, du 16 Mar ‘Hechvan 5753 (1992), à partir de la page 12. (5) La fin de cette lettre est la même que celle de la lettre n°2570. (6) 1943. (7) Plusieurs lettres similaires furent écrites par le Rabbi. Voir, en particulier, les lettres n°2563 et 2578.
Lettre n°8016
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8016, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3ème jour de ‘Hol Ha Moéd Pessa’h 5714,
Brooklyn, New York,
Seconde lettre,
Au Rav et ‘Hassid, le Rav C.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais suite à ma première lettre de ce jour. Il faudrait déterminer exactement l’ordre du jour de la réunion des Sefardim à laquelle vous faites allusion. En effet, on peut craindre qu’il y soit question du successeur du Rav Ouzyel, puisse-t-il reposer en paix(2). Le camp orthodoxe doit donc se tenir prêt, avec un candidat qui convient. Du reste, depuis un certain temps, l’un des principaux responsables des Poaleï Agoudat Israël visite la diaspora et la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, l’un de ses objectifs étant d’observer la personnalité des rabbins séfarades susceptibles d’être candidats pour cette fonction. Il est évident que ceux qui craignent Dieu auront du mal à s’en remettre au candidat qui trouvera grâce aux yeux de cet homme. C’est bien clair.
Bien entendu, les conditions(3) énoncées dans la lettre que vous m’avez adressée le 5 Nissan s’appliquent également à la présente. J’attends de bonnes nouvelles, à propos de cette lettre et de celle qui la précédait. Avec ma bénédiction, (Du fait de la sainteté de la fête, la présente n’est pas signée.)
M. S.
Notes
(1) Le Rav Chlomo Matusof, de Casablanca. Voir, à son sujet, la lettre n°7953. (2) L’ancien grand rabbin séfarade d’Erets Israël. (3) Vraisemblablement de confidentialité.
Lettre n°8017
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8017, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Iyar 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, Rav Mena’hem Zeev Ha Lévi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 10 Iyar et celle qui la précédait, datée du 2 Iyar. Je vous remercie pour les bonnes nouvelles que vous m’annoncez, l’amélioration de la situation des élèves, de leur étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, de même que de celle des personnes pour lesquelles vous m’aviez demandé une bénédiction. Que Dieu vous accorde, également à l’avenir, le succès de n’annoncer que de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours, de ce qui se passe en vos quatre coudées et, plus généralement, dans la part du monde qui vous est confiée.
Vous faites allusion à l’ajout des élèves, à la Yechiva Tom’heï Temimim de Montréal. On sait ce que dit le Rambam, dans son commentaire de la Michna, qui est cité par la ‘Hassidout : on n’attire pas un enfant à l’étude par des ordres et encore moins avec des bâtons. Il faut, bien au contraire, lui donner des douceurs et le faire en fonction de la situation actuelle, sans prendre en compte celle du futur, même si un enfant peut être naturellement enclin à la soumission et à la contrainte. Combien plus est-ce le cas, en l’occurrence, car le bon ordre doit, en tout état de cause, être respecté.
La présente a été retardée et, entre temps, j’ai bien reçu le livre Vayagued Yaakov, de même que vos lettres des 14 et 18 de ce mois. J’attends de bonnes nouvelles de votre visite à monsieur Shazar(2). Je vous en remercie d’avance. Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°7774. (2) Voir, à son sujet, la lettre n°7959.
Lettre n°8018
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8018, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tamouz 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Votre fils m’a rendu visite hier et nous nous sommes longuement entretenus de ce dont nous avions parlé ensemble(1). Puisse Dieu faire qu’il en résulte du bien pour le plus grand nombre, d’autant que la réunion de l’organisation rabbinique aura lieu dans deux semaines. Votre fils, le Rav, y participera et je lui ai donc demandé, je lui ai conseillé de se servir de son influence, au cours de celle-ci, dans tous les domaines. Mais, votre fils, le Rav, n’est pas pleinement convaincu de l’influence qui est la sienne. En outre, il fait une évaluation peu réjouissante de la situation, ce qui affaiblit son enthousiasme à l’action, comme l’explique le Tanya, au début du chapitre 26, à propos de la tristesse(2), ce qui la distingue de l’amertume, comme le précise le chapitre 31.
Vous-même, de votre côté, lui remonterez le moral et vous l’encouragerez. En effet, lorsque l’on se consacre à la Torah et aux Mitsvot, on assume la mission qui est confiée par l’Homme céleste. Dès lors, “ l’émissaire de l’Homme est comme cet Homme ”, si l’on peut s’exprimer ainsi, comme l’explique le Likouteï Torah, à la Parchat Vaykra. La réussite s’en trouvera accrue. J’ai observé également la relation que votre fils entretient avec vous. Je suis donc convaincu que les propos que vous lui adresserez, à ce sujet, auront sur lui un grand effet. Et, l’on connaît la promesse suivante du prophète, à propos de la période du talon du Machia’h(3). Alors, “ l’homme faible dira : Je suis vigoureux ”. Combien plus en est-il ainsi pour ceux qui ont le mérite d’exercer leur influence sur les fils et les filles d’Israël !
Je viens de recevoir votre lettre du 4 Tamouz, dans laquelle vous me parlez de votre état de santé. Je mentionnerai donc votre nom, pour que vous ayez une prompte guérison, lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me communiquez l’avis des médecins. Toutefois, on connaît l’explication du Tséma’h Tsédek selon laquelle “ la Torah a autorisé le médecin à guérir ”, mais non à faire mal au cœur, ce qu’à Dieu ne plaise. Quand on raffermit sa confiance en Dieu, Qui “ guérit toute chair et accomplit des merveilles ”, on obtient qu’il en soit concrètement ainsi, en un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction pour que vous-même ayez de longs jours et de bonnes années, de même que votre épouse et pour éprouver beaucoup de satisfaction de tous vos enfants, en bonne santé,
Notes
(1) Voir les lettres n°8005 et 8010. (2) Qui, bien au contraire, favorise l’action. (3) Précédant immédiatement sa venue.
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