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Iguerot Kodesh — lettres 7973 à 7996

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7973

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7973, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Chalom(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Tamouz, dans laquelle vous envisagez l’ouverture des classes suivantes(2), à la Yechiva A’heï Temimim de votre ville, qui s’ajouteraient à celles qui existent d’ores et déjà. Vous considérez que ceci pourra retenir quelques élèves des grandes classes, lesquels, de la sorte, poursuivront leurs études à la Yechiva. Vous me demandez s’il est possible d’envoyer dans votre ville, six ou sept élèves d’ici(3), avec un recteur pour la Yechiva, afin de se consacrer à ces élèves.

Il est clair qu’il est très judicieux d’ajouter des classes supérieures, comme l’explique le Likouteï Torah, Parchat Chela’h, à la page 38c. S’agissant de l’envoi d’élèves d’ici, il convient de s’adresser à la direction de la Yechiva. Pour autant, un tel envoi soulèvera plusieurs difficultés. Avant tout, il n’y a pas de raison que leurs parents en acceptent le principe, car ceci va à l’encontre de l’habitude selon laquelle on se déplace d’une petite ville vers une grande, d’une Yechiva élémentaire vers une Yechiva supérieure, mais non l’inverse. Sans doute vous rappelez-vous également de l’expérience de Chicago(4), en la matière, qui n’a pas été concluante, bien que toutes les conditions ne soient pas identiques et qu’il semble que ce soit, en l’occurrence, beaucoup plus facile. Mais, en tout état de cause, je n’exclus pas totalement cette proposition et, comme je l’ai dit, vous en parlerez à la direction de la Yechiva.

Monsieur Dach veut faire construire un Mikwé dans votre cour. Sans doute, cela ne soulèvera-t-il aucune controverse. Si c’est le cas, ce sera une excellente initiative pour toutes les parties concernées. Avec ma bénédiction de réussite,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.Posner. Voir, à son sujet, la lettre n°7767. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7939. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7997. (4) Voir le Toledot ‘Habad Be Arstot Ha Berit, aux pages 265 et 266.

Lettre n°7974

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7974, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav N.N.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 5 Mena’hem Av, de même que les deux fascicules, le compte des recettes et des dépenses de ‘Hechvan à Iyar, cette année(2). Je vous en remercie beaucoup. Comme vous me l’avez déjà écrit, vous avez sûrement reçu des élèves, pour la période des vacances. On peut espérer qu’au moins quelques-uns d’entre eux poursuivront leurs études par la suite(3), dans la tente de la Torah. Que Dieu vous accorde la réussite.

Je vous joins la fascicule qui vient de paraître et vous le mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre. Que Dieu transforme, très prochainement, ces jours(4) en joie et en allégresse. Il est effectivement bon d’accueillir les élèves d’Espagne, ce qui inclut également le fait de garder leurs frères. Quant aux élèves du Maroc qui se trouvent chez vous mais souhaitent rentrer chez eux, il est important de les en empêcher, d’une manière agréable, sauf s’il peut en résulter un tort pour tous, ce qu’à Dieu ne plaise. Avec ma bénédiction de réussite, matérielle et spirituelle, en particulier de bonne santé,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Nissan Nemanov, directeur de la Yechiva de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°7809. (2) De la Yechiva de Brunoy. (3) Au-delà de la période des vacances, en se consacrant à l’étude. (4) Séparant les jeûnes du 17 Tamouz et du 9 Av.

Lettre n°7975

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7975, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

A madame Miriam Maryacha(1),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre, en son temps. Vous me demandez quand votre mari, le Rav, pourra venir à Paris(2). De fait, votre mari, le Rav, m’a lui-même posé cette question et je lui ai répondu que tout dépend de la situation sur place. Il convient, en effet, de prendre en compte deux éléments : 1. Son départ ne doit pas causer de tort aux écoles et aux Yechivot, là-bas. 2. Il doit pouvoir obtenir sans difficulté un visa de retour au Maroc.

Dieu a accordé à lui-même et, par son intermédiaire, à l’ensemble de la famille, le mérite de prendre part à la direction des institutions de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il est donc certain que c’est bien de cette façon que votre mari, le Rav et toute sa famille auront la réussite et la bénédiction, en les besoins éprouvés par chacun. En conséquence, toutes les forces doivent être mobilisées dans ce but. Que Dieu vous vienne en aide à tous afin que cela soit facile. Bien entendu, à ce qui est dit ci-dessus, s’ajoute la date à laquelle le mariage de votre fille a été fixé, en un moment bon et fructueux. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) Epouse du Rav Saadia Liberov. Voir, à son sujet, la lettre n° 7957. (2) Le Rav Liberov se trouvait alors en mission au Maroc et il souhaitait venir à Paris, afin d’assister au mariage de leur fille.

Lettre n°7976

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7976, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez sur la permission qui a été obtenue par votre seconde épouse. Ceci doit être clarifié auprès des Rabbanim, se trouvant sur place, qui connaissent ceux qui l’ont émise, lesquels sont assurément dignes de confiance. Il n’y a donc pas lieu de remettre en cause ce qui a été décidé par un tribunal rabbinique et il faut s’en remettre à Dieu, Qui satisfera tous les besoins. Mais, pour cela, il est nécessaire de s’attacher fortement à Lui, en intensifiant sa pratique de la Torah et des Mitsvot. Que Dieu vous accorde la réussite, que la grossesse

de votre fille se passe bien et qu’elle soit aisée. Qu’elle ait un enfant en bonne santé, facilement et en son temps. Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Lettre n°7977

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7977, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5713,

Brooklyn,

A madame ‘Hanna(1),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 15 Mena’hem Av, dans laquelle vous évoquez les actions que vous menez pour tout ce qui concerne la pureté familiale. Vous me dites aussi que vous avez réédité la brochure du docteur Smithline(2). S’agissant de la lettre d’accompagnement de cette brochure, il est bien évident que celle-ci doit être rédigée en anglais et son contenu sera le suivant :

“ Nous sommes convaincus que la brochure ci-jointe vous intéressera. C’est la raison pour laquelle nous vous l’adressons. Si nous pouvons vous être utiles, en vous apportant des précisions à propos des lois ou bien en vous communiquant des adresses, nous nous tenons prêts à le faire, avec la plus grande joie. ”

J’ai également été satisfait de lire, dans votre lettre, que l’amertume que vous avez éprouvée, en tant que présidente, est désormais un fait du passé. Que Dieu vous accorde le succès en votre action également à l’avenir. Avec ma bénédiction de réussite, de même qu’afin d’être inscrite et scellée pour une bonne année,

M. Schneerson,

Notes

(1) Madame H. Goldstein. Voir, à son sujet, la lettre n°7947. (2) Voir, à ce sujet, les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 2, lettre n°504.

Lettre n°7978

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7978, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Elloul 5713,

Brooklyn,

Aux dirigeants du réseau Ohaleï Yossef Its’hak en notre

Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu vos lettres des 4, 16, 21, 22, 23, 29 et 30 Mena’hem Av, avec ce qui y était joint. Je vous remercie beaucoup de m’annoncer cette bonne nouvelle, la réussite que vous observez en votre travail. Vous ressentez la bénédiction de notre chef, dont ces écoles portent le nom et il vous accorde la protection et le succès. Dieu fasse qu’il en soit ainsi en les jours qui viennent, conformément à la décision de nos Sages selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté.

B) J’attends de bonnes nouvelles, au plus vite, de l’issue positive des subventions que vous devez recevoir pour ces écoles, comme vous le citez dans votre lettre, de même que de la suite donnée à la proposition de créer une école près de ‘Haïfa.

C) Il y a quelques temps, des Sidourim et des Sifrénou ont été envoyés au libraire, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Yehouda Shmotkin(1). On lui écrit actuellement pour qu’il en mette quelques-uns à la disposition du réseau(2), en fonction de ce que vous indiquez dans votre lettre.

D) J’ai également lu, avec effroi, dans votre lettre, que ce Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, a été démis de ses fonctions(3) et que son père a, en conséquence, cessé d’accorder sa participation. Mon effroi n’est pas motivé par la crainte d’un manque de moyens que subirait le réseau(2). En effet, j’ai la conviction que mon beau-père, le Rabbi, y pourvoira. Mais, l’on connaît le dicton et le commentaire du Rabbi Maharach, à propos du verset : “ la délivrance et le salut viendront d’une autre source, mais toi et la maison de ton père, vous serez perdus ”, selon lequel : “ pour vous-mêmes, ce mérite sera perdu ”.

E) Vous me dites que les chèques doivent porter deux signatures et j’en suis satisfait, car nos Sages disent effectivement que la Tsédaka requiert la présence de deux personnes.

F) Vous resterez sûrement en contact avec le grand Rav et ‘Hassid, Rav Israël Abou’hatsira(4). En effet, outre la lettre de demande qui lui a été adressée, celui-ci a de l’influence sur les Sefardim. La proximité, de part et d’autre, sera sûrement fructueuse.

G) Il est bon et judicieux que tous les professeurs qui nous sont liés s’organisent et commencent leurs études, non pas le 25 Tichri, date officielle de la rentrée des classes, mais bien avant cela, en fonction des besoins. Vous devez motiver les meilleurs professeurs que vous avez eu jusqu’à maintenant, de même que les professeurs qui comptent parmi les ‘Hassidim et sont nécessaires au fonctionnement du réseau(2). Au final, les dettes de 5713(5) ont bien été payées. A n’en pas douter, il en sera donc de même en 5714(6) et sûrement même avec des conditions améliorées par rapport à la situation actuelle. Comme vous me l’avez demandé, j’ai également communiqué ma position par un télégramme, dont le texte était le suivant :

“ Il est tout à fait judicieux que la rentrée des classes, dans les écoles du réseau, soit en Elloul. J’ai bon espoir que les enseignants et les ‘Hassidim se mobiliseront pour ce projet, à la mesure des besoins. A n’en pas douter, leur salaire sera assuré. J’attends de bonnes nouvelles. Ma signature. ”

Je vous adresse ma bénédiction pour une réussite surnaturelle en votre mission sacrée. Sans doute profiterez-vous, pour cela, des jours restants de 5713, qui a été une année de réussite, au moins dans les endroits où l’on a introduit une action concrète. Avec ma bénédiction pour que chacun d’entre vous soit inscrit et scellé pour une bonne santé, avec les membres de sa famille,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°7948. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) Voir la lettre suivante. (4)

“ Baba Salé ”. (5) 1952-1953. (6) 1953-1954.

Lettre n°7981

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7981, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[13 Elloul 5713]

Je viens de recevoir votre lettre dans laquelle vous me parlez de vos fils(1). Sans doute vous servez-vous de l’influence que vous exercez sur eux pour qu’ils soient des canaux diffusant les sources(2) à l’extérieur. C’est, en particulier, le cas pour votre fils aîné, monsieur David, qui travaille dans l’armée. Là, il est particulièrement nécessaire qu’il irradie par le luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout, de même que par le comportement ‘hassidique et par ce qui est autour de la ‘Hassidout. Qui sait s’il n’a pas obtenu ce poste pour cela(3) ? Et, l’on connaît la promesse faite par l’Admour Hazaken à ceux qui se consacreraient à ce qui le concerne. Il leur donne, en effet, l’assurance qu’ils connaîtraient la réussite.

Vous demandez pourquoi il n’est pas indiqué, à la fin de la Parchat Pekoudeï, le nombre des versets de la Sidra. Il faut consulter les premières éditions car, à mon sens, il n’y a là qu’un oubli d’un éditeur, qui a été repris par les suivants. Mais, peut-être était-il écrit, à l’origine : “ Le signe est Bli Kol (sans rien) ”, ce qui veut dire qu’il y a, dans cette Sidra, quatre-vingt-douze versets(4). Puis, le copieur interpréta cette phrase au sens littéral(5), selon lequel il n’y avait pas de signe ici. Par manque de connaissance, il omit donc ces mots. Avec ma bénédiction afin de concevoir une satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants,

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Alexander Sender Youdassin. Voir, à son sujet, la lettre n°6557. (2) De la ‘Hassidout. (3) Ces mots paraphrasent un verset de la Meguilat Esther. (4) Valeur numérique des mots Bli Kol. (5) “ Sans aucun signe ”.

Lettre n°7983

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7983, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Elloul 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du saint Chabbat(1). Vous auriez dû expliquer à cet homme qu’il est inconcevable d’adopter un tel comportement envers Dieu. Dans un premier temps, lorsque sa fille était malade, il avait pris un engagement. Par la suite, il s’y conforma d’une manière moins scrupuleuse, puis, quand elle souffrit de nouveau, il se souvint de sa promesse. Il faut lui expliquer tout cela avec des paroles agréables, calmement. Dieu vous accordera le succès afin que vous trouviez les mots qui conviennent et qu’il ait lui-même des oreilles attentives.

Je vous remercie pour la suite des causeries, que j’ai bien reçues. Sans doute poursuivrez-vous tout cela(2) à l’avenir. J’ai entendu de mon beau-père, le Rabbi, votre récit(3) sur le voyage du Rabbi Rachab et de son fils, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chez la veuve et ses filles, mais quelques détails en étaient différents.

A l’occasion de la nouvelle année qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous exprime mes souhaits, à vous-même et aux membres de votre famille, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Raphaël Na’hman Ha Cohen Kahn. Voir, à son sujet, la lettre n°7878. (2) L’envoi de ces textes. (3) Voir le livre du Rav Kahn, Chemouot Ve Sippourim, édition de 5750 (1990), tome 1, à la page 125.

Lettre n°7984

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7984, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Elloul 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, Rav Moché Pin’has Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 23 Elloul. Bien que le moment ne soit pas du tout propice à la rédaction de lettres, le plaisir et la joie que m’a causé la nouvelle de votre intérêt et de votre intervention pour acquitter ce qui revient au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav I.D. Groner(2). J’ai donc fait une exception et j’ai pris de mon temps pour vous écrire ces quelques lignes. Puisse Dieu vous accorder de poursuivre sur cette voie, avec encore plus d’ardeur, d’autant que vous êtes Cohen. Ainsi, par votre intermédiaire les autres personnes liées à la Yechiva Tom’heï Temimim, ou y travaillant, recevront également ce qui leur est dû, de la manière qui convient. Car, rien ne résiste à la volonté.

B) En conséquence, il serait bon que vos efforts portent également sur le point suivant. Vous savez sans doute que le Rav C.Kontorov, puisse-t-il reposer en paix, a légué, dans son testament, une somme à la Yechiva Tom’heï Temimim et le reste à ses enfants. Or, ceux-ci ne verraient pas d’inconvénient à ce qu’il soit enterré dans une concession qu’il avait acheté dans un autre cimetière. De la sorte, il n’y aurait pas lieu de leur faire payer un terrain dans le cimetière de l’association ‘Habad. Concrètement, il est enterré, pour l’instant, sur un terrain qui n’a pas été payé et il n’y a pas lieu de laisser les choses en l’état. Il serait donc bon et judicieux, peut-être même indispensable, que la Yechiva prélève, sur le montant que le défunt lui a légué, le prix que l’on paye, d’ordinaire, pour une telle concession. J’avais souligné ce point, mais rien n’a été fait, pour différentes raisons. Avant tout, la Yechiva a déjà reçu une partie de cet héritage et il faut donc envisager ce paiement. Bien entendu, j’en parlerai à d’autres également. Néanmoins, on confère un mérite à celui qui le possède, par nature. Sans doute, de votre côté, ferez-vous donc tout ce qui est en votre pouvoir.

A l’occasion de la nouvelle année qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous exprime mes souhaits, à vous-même et aux membres de votre famille, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction de réussite,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.P. Ha Cohen Kats. Voir, à son sujet, la lettre n°7765. (2) Le Rav Its’hak David Groner, à l’époque enseignant à la Yechiva Loubavitch, à New York et, par la suite, délégué du Rabbi en Australie.

Lettre n°7985

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7985, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

fin d’Elloul 5713,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Chaoul(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, de même que votre demande de bénédiction, avec votre précieux cadeau, une lettre manuscrite du Rabbi Maharach. Je vous remercie pour ce présent. Vous savez sans doute à qui cette lettre était adressée. Vous me le préciserez donc à la prochaine occasion. A ce propos, il(2) parle, en marge de sa lettre, des coqs(3). Ceci fait vraisemblablement allusion à une lettre(4) que le Rabbi Maharach écrivit

au grand Rav et ‘Hassid, Rabbi David Tsvi ‘Hen(5). Celle-ci se trouve dans la collection des manuscrits de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(6).

A l’occasion de la nouvelle année qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous exprime mes souhaits, à vous-même et aux membres de votre famille, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction et en vous remerciant(7),

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav H.C. Brook. Voir, à son sujet, la lettre n°7081. (2) Le Rabbi Maharach. (3) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Maharach, à la lettre n°6*. (4) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Maharach, à la lettre n°6. (5) Un ‘Hassid du Tséma’h Tsédek que les ‘Hassidim appelaient le Radats. (6) Et fut donc publiée par la suite dans le cadre des Iguerot Kodech. (7) Pour le cadeau.

Lettre n°7986

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7986, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tichri 5714(1),

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

dans la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être

restaurée et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 24 Elloul, qui faisait suite à un silence et à une longue interruption. A l’heure actuelle, la période n’est pas propice à la rédaction de lettres. Je vous joins donc la mienne, qui est adressée à tous et qui vous concerne donc personnellement. Sans doute la diffuserez-vous de la manière qui convient, dans les cercles les plus larges. Vous m’avez écrit que vous êtes en contact avec les jeunes de l’association ‘Habad de Tel Aviv. Je suis donc surpris que vous n’ayez pas contribué au Bitaon(2), qui est paru pour le 18 Elloul(3). Cette carence apparaît à l’évidence et sans doute corrigerez-vous tout cela, à la prochaine occasion.

Vous me demandez si vous devez envoyer à tous les recteurs et directeurs des Yechivot la lettre qui figure au début du Kountrass Ha Avoda(4) et du Kountrass Ets ‘Haïm(4). A mon sens, il est encore trop tôt pour cela. Certes, vous pouvez la diffuser parmi vos amis et vos connaissances, quelle que soit la Yechiva dans laquelle ils poursuivent leurs études. En revanche, je ne sais pas si, en le faisant en force et en menant campagne pour cela, vous connaîtrez la réussite. Or, concrètement, le but de toute action est bien son résultat concret. S’il est possible de le faire discrètement, c’est bien, car nos Sages enseignent : “ Tu suivras Ses voies ”. Or, il est dit : “ Ni dans le tumulte, ni dans le souffle, ni dans le feu, mais de manière silencieuse ”(5).

Je vous adresse ma bénédiction afin que chacun d’entre vous et vous tous ensemble soyez définitivement scellés pour une bonne année. Que le désir de Dieu s’accomplisse par votre intermédiaire et que vous diffusiez les sources(6) à l’extérieur, que vous transformiez l’extérieur en intérieur et tiriez des sources les eaux qui recouvrent la mer, ainsi qu’il est dit : “ Car, la terre s’emplira de connaissance de Dieu(7) ”.

N. B. : Je suis surpris de ne pas trouver dans votre lettre un programme de travail pour le mois de Tichri. Mais, sans doute ne manquera-t-il rien à l’action. Vous ne me l’avez simplement pas écrit.

Notes

(1) 1953. (2) Le Bitaon ‘Habad, organe des jeunes de l’association ‘Habad. (3) Date de la naissance du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken. (4) Du Rabbi Rachab. (5) Agir avec discrétion est donc bien adopter les voies de Dieu. (6) De la ‘Hassidout. (7) “ Comme l’eau recouvre le fond de la mer ”, lors de la venue du Machia’h.

Lettre n°7988

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7988, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[2 Mar ‘Hechvan 5714]

Comme le disent nos Sages au traité Baba Metsya 86a, il est clair que cela n’a pas de limites(1). Peut-être l’argument est-il justifié, jusqu’à un certain point(2). Néanmoins, on sait que nos maîtres ont toujours suivi la voie médiane. C’est sans doute ce que font les ‘Hassidim se trouvant sur place.

Notes

(1) Cette affirmation fait référence aux dépenses pour un mariage. Voir, à ce sujet, la lettre n°3092. (2) Selon lequel un mariage doit être célébré avec faste.

Lettre n°7989

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7989, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mar ‘Hechvan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 9 ‘Hechvan, dans laquelle vous vous excusez pour m’avoir communiqué des nouvelles qui ne sont pas bonnes et joyeuses. De façon générale, voici ce qui se passe(1). Quand on doit écrire(2), mais qu’on le remet, d’un jour à l’autre, survient alors une cause qui rend cette écriture nécessaire. A l’opposé, si l’on écrit à temps, quand on a de bonnes nouvelles à annoncer et non l’inverse, ce qu’à Dieu ne plaise, il est alors inutile d’avoir recours à d’autres moyens pour conduire quelqu’un à écrire(2) et pour que l’un s’attache à l’autre(3).

J’espère qu’à réception de la présente, la question pour laquelle vous m’écrivez sera rentrée dans l’ordre, d’une manière positive. Puis, peu à peu, il en sera de même également pour les autres points. Et, j’attends de votre part, de bonnes nouvelles. Vous me direz que la paix règne, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

N. B. : Lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai les noms de tous ceux que vous citez, afin qu’ils soient en bonne santé et gagnent largement leur vie. Je viens de recevoir votre lettre du 19 Mar ‘Hechvan.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7746. (2) Au Rabbi. (3) Qu’un Juif s’attache au Rabbi.

Lettre n°7990

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7990, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Kislev 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Chmouel David Ha Lévi(1),

émissaire des Sages(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre liste, avec tous ceux qui y figuraient. Il est surprenant que, depuis que le Rav H.M. A. Hadakov(3) s’est enquis, par téléphone, de l’état de santé de votre fils et de l’avis formulé par les médecins, on n’ait pas du tout eu de ses nouvelles. Mais, sans doute y a-t-il là un bon signe(4). Néanmoins, vous me le signifierez clairement.

Vous avez sûrement profité, de la manière qui convient, du moment particulier du 10 Kislev(5) et vous en ferez de même pour la fête de la libération(6) du 19 Kislev et les jours de ‘Hanoukka, qui approchent. Si des jeunes gens de la Yechiva Torah Ve Daat sont présents, vous les ferez participer également et vous m’écrirez à ce propos. Je vous adresse ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération et pour que vous connaissiez un succès surnaturel en votre mission sacrée. Je vous souhaite également bénédiction et réussite en ce qui vous concerne personnellement, pour la bonne santé de votre épouse, de vos fils et aussi pour vous-même.

M. Schneerson,

La présente a pris du retard et, entre temps, le ‘Hassid, Rav H.M. A.(3), m’a dit que l’opération de votre fils a été retardée. Or, “ tout retard est pour le bien ”. S’agissant de votre logement(7), il serait bon que vous achetiez une maison, avec l’empressement qui convient, d’autant que certains veulent vous aider à le faire, d’une manière significative. J’ai bien reçu votre lettre express, avec la demande de bénédiction. Que Dieu exauce, pour le bien et la bénédiction, tout ce qui y est demandé.

Notes

(1) Le Rav C.D. Raytchik. Voir, à son sujet, la lettre n°7900. (2) Chargé de collecter des fonds pour les institutions. (3) Le Rav ‘Haïm Morde’haï Aïzik Hadakov, directeur du secrétariat du Rabbi. (4) Tout comme on dit : “ pas de nouvelles, bonnes nouvelles ”. (5) Fête de la libération de l’Admour Haémtsahi. (6) De l’Admour Hazaken. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°7930.

Lettre n°7991

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7991, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tévet 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav N.N.(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu votre lettre du 3 Tévet et celle qui la précédait. Je vous remercie beaucoup de m’avoir fait savoir que l’argent de ‘Hanouka a bien été distribué aux élèves(2). Vous me précisez aussi les explications que vous leur avez données, à cette occasion. Puisse Dieu faire que cela ait un effet concret sur leur existence quotidienne.

B) J’ai été heureux d’apprendre que l’on peut espérer l’arrivée d’un groupe d’élèves parvenant d’Allemagne pour poursuivre des études à la Yechiva de Paris. Je suis surpris que vous n’en disiez rien dans votre lettre. Sans doute avez-vous agi, en la matière, avec l’empressement qui convient et que Dieu vous accorde le succès. En effet, on connaît le dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel “ une bonne action est préférable à mille plaintes ”. Il serait bon de faire connaître le nom de la Yechiva par les délégués des Sages(3), de toutes les manières possibles. Il faut faire savoir que l’on y accueille des élèves. Et, de fait, certains viennent des Yechivot d’Angleterre ou d’Anvers. Comme l’écrit mon beau-père, le Rabbi, dans l’une de ses lettres(4), “ lorsque l’on place un réverbère dans la rue, on se rassemble autour de lui, quand il fait nuit ”. Combien plus est-ce le cas quand ce qui est placé dans la rue est le luminaire de la Torah, c’est-à-dire la ‘Hassidout. Il est certain que l’on se rassemble autour d’elle. Néanmoins, il est nécessaire de prévenir ceux qui, pour l’heure, se trouvent dans une autre rue. Et, il faut le faire en des termes qu’ils comprendront. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Nissan Nemanov. Voir, à son sujet, la lettre n°7809. (2) De la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Brunoy, dans la région parisienne. (3) Chargés de collecter des fonds pour la Yechiva. (4) Voir ses Iguerot Kodech, tome 13, lettre n°4703.

Lettre n°7992

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7992, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5714(1),

Brooklyn,

Aux dirigeants du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch

en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous joins une lettre que je viens de recevoir(2). Vous me direz au plus vite si cette institution peut se joindre au réseau en tant que nouvelle école ou bien à titre de branche d’une école existante. Si ce n’est pas le cas, vous vous concerterez rapidement avec le Talmud Torah de Kfar ‘Habad, pour voir ce qu’il peut faire puisque, selon votre lettre, celle-ci est à proximité de Sfarya(3). En tout état de cause, vous voudrez bien me restituer cette lettre(4). Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,

Notes

(1) 1954. (2) Celle d’une école voulant intégrer le réseau. (3) Près de Kfar ‘Habad. (4) A son expéditeur.

Lettre n°7993

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7993, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, Rav Mena’hem Zeev Ha Lévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat Parchat Vaye’hi, de même que celles qui l’ont précédée, avec ce qu’elles contenaient. J’ai également reçu vos salutations, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Ben Tsion Chem Tov, émissaire des Sages(2). La situation n’est pas pleinement satisfaisante, à la mesure de ce que j’attendais. Il semble, en effet, non seulement qu’il n’y ait pas eu d’ascension, mais même que l’on constate une baisse(3), depuis sa dernière visite. Or, il y a, en votre endroit, plusieurs “ cèdres du Liban ”(4), qui sont installés là depuis quelques temps et des ‘Hassidim, réfugiés récents qui y sont arrivés. Je ne sais donc pas où est l’obstacle, si ce n’est dans la paresse et dans le manque d’action. Il est malheureux de devoir attendre l’arrivée de quelqu’un d’extérieur pour dire des évidences, concernant les quatre coudées des ‘Hassidim. Bien plus, s’il n’avait pas parlé d’une manière exceptionnelle, son intervention serait restée inutile.

B) Vous faites référence à la forme des lettres(6), selon ce que m’a écrit le Rav Yaakov Silberman(5). J’ai effectivement reçu sa lettre et, d’après ce que j’observe dans la vôtre, il semble que cet homme n’ait pas reçu de tradition des générations précédentes, qu’il ait uniquement analysé certains manuscrits. Or, dans ces domaines, une tradition est indispensable, afin de déterminer ce qui est incontournable et ce qui pourrait être autrement. Il serait donc bon de rechercher s’il en est bien ainsi(7).

C) S’agissant du livre Darkeï Ha ‘Haïm que vous avez laissé ici, je n’ai pas encore eu le temps de le consulter comme il l’aurait fallu. Peut-être le ferai-je la semaine prochaine. Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°7774. (2) Collectant des fonds pour les institutions. Voir, à son sujet, les lettres n°7808 et 7812. (3) Le texte emploie un euphémisme, “ un mieux ”. (4) De grands érudits. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°2382 et 2822. (6) Du Séfer Torah, des Tefillin et des Mezouzot. (7) S’il est vrai qu’il n’a pas reçu de tradition.

Lettre n°7994

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7994, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Chalom(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris que le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav ‘Hananya Lippa Deutsch, a visité votre ville et qu’il a proposé quelques aménagements de votre Mikwé, lesquels sont, selon lui, très importants. Il semble que ses propos soient exacts. Selon ce que l’on m’a dit, les Rabbanim locaux lui ont promis de réparer ce qui doit l’être, mais j’ai bien peur que tout cela devienne très vite une histoire ancienne. Je m’en remets donc à votre entendement pour faire en sorte que ces aménagements soient réalisés au plus vite.

En cas de besoin, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Z.C. Dvorkin(2) vous viendra en aide. Bien entendu, tout cela doit être réalisé sans contrevenir à l’honneur de quiconque(3), réel ou prétendu. En effet, il s’agit, en l’occurrence, de la pureté des femmes juives. Tout cela doit donc être suivi d’effet, au plus vite. J’attends de bonnes nouvelles, à ce sujet. Avec ma bénédiction et dans l’attente de ces bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.Posner. Voir, à son sujet, la lettre n°7767. (2) Le Rav Zalman Chimeon Dvorkin, qui fut par la suite le Rav de Crown Heights, New York. (3) Parmi les Rabbanim locaux.

Lettre n°7995

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7995, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me parlez de l’état de santé de cette personne et vous regrettez de ne pas avoir trouvé les mots qui conviennent, avec l’insistance nécessaire(1). Or, en l’occurrence, l’insistance n’a aucune importance(2). En fait, votre attitude n’est pas pleinement compréhensible. Comme je vous l’ai dit quand vous étiez ici, on ne peut pas saisir une baguette par ses deux extrémités à la fois. Néanmoins, vous vous êtes engagés sur cette voie et vous devez donc consulter un médecin spécialiste, puis vous conformer à sa prescription.

Que Dieu vous accorde la réussite, de même qu’à votre épouse, afin de concevoir beaucoup de satisfaction et de plaisir de tous vos enfants, en bonne santé. Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7942. (2) Ne modifie pas la réponse donnée par le Rabbi.

Lettre n°7996

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7996, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui se consacre aux

besoins communautaires, le Rav…,

Je vous salue et vous bénis,

A) Vous m’écrivez à propos de votre fils. Il est bien clair que celui-ci ne connaîtra pas le manque, pour tout ce qui concerne ses dépenses et parfois même pour ses frais médicaux, ce qu’à Dieu ne plaise. S’agissant de son état de santé, en général, il n’a pas prêté attention à ses amis, pendant tout le temps qu’il a passé ici. Il était clair qu’il n’était pas en accord avec eux ou bien que, par nature, il ne se mêlait pas aux autres ou encore qu’il n’était pas habitué aux conditions de vie extérieures à la maison.

Dieu merci, sa crainte de Dieu est intègre. Il a étudié à la Yechiva ici même, pendant quelques années et il est maintenant en âge de se marier. Il serait donc bon qu’il rentre à la maison. De la sorte, il sera plus aisé de lui trouver un bon parti. Avant tout, il lui sera plus facile de s’installer, matériellement et spirituellement, car il sera au sein de sa famille et, tout d’abord, parce que les conditions, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, sont différentes de celles qui prévalent ici.

Néanmoins, j’ai répondu à votre fils, qui m’interrogeait, que, s’il se rendait en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, il devait demander un visa de retour ici. De la sorte, il n’aura pas de difficulté s’il veut revenir pour quelques temps, après sa visite à la maison. A n’en pas douter, Dieu lui montrera le chemin juste, à la fois matériellement et spirituellement.

B) Je vous joins une lettre adressée à cette personne, qui aura sûrement de bonnes nouvelles, ces jours-ci. Il faudra relater à lui-même et à ses amis, que Dieu leur accorde longue vie, le récit suivant que les ‘Hassidim(1) rapportent, à propos du Juste, Rabbi Hillel de Paritch et que j’ai également entendu, bien que brièvement, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Alors que celui-ci se rendait à Loubavitch, sa charrette se retourna. Et, c’est ainsi qu’il s’acquitta de son obligation(2). Par la suite, il vécut longtemps. Il en sera donc de même, en l’occurrence. Nos Sages affirment que : “ celui qui flatte un impie tombera, au final, dans sa main ”. On peut donc obtenir la réalisation de cette promesse d’après l’explication que donne le Ari Zal, citée à la fin du Likouteï Torah, à propos du verset : “ Il sera rassasié de honte ”, selon laquelle on peut s’acquitter de son obligation par la honte, sans être frappé. En l’occurrence également, il est certain que Dieu accordera le succès et permettra que tout cela soit suffisant.

S’agissant de l’autre parti, vous connaissez l’explication de la ‘Hassidout(3) et également des livres d’éthique selon laquelle une sangsue, quand elle a sucé le sang a accompli sa mission et peut donc disparaître du monde. Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite de donner de bonnes nouvelles de tout cela, au plus vite.

Notes

(1) Voir le Migdal Oz, à la page 237. (2) Du malheur qui devait lui arriver. (3)

Voir le Torah Or, Béréchit, à la page5d.

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