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Iguerot Kodesh — lettres 7952 à 7972

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7952

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7952, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Chevat 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 21 Chevat, dans laquelle vous me parlez du parti que l’on propose à votre fille, du jeune homme que vous citez. Si personne ne lui convient parmi les élèves de la Yechiva et parmi les ‘Hassidim, si, en outre, leur différence d’âge n’est pas trop importante et si votre fille accepte cette proposition de son plein gré, il sera bon, effectivement, d’envisager cette proposition. Que Dieu vous guide sur la voie qui sera bonne pour votre fille, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Lettre n°7953

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7953, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Chevat 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav C.(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) Pour le bon ordre, je vous accuse réception, encore une fois, de vos lettres de Roch ‘Hodech Tévet, des 10, 22 et 29 Tévet, des 7, 10, 16 et 20 Chevat, avec ce qui y était joint. Je vous remercie de m’écrire d’une façon relativement détaillée. De même, j’ai bien reçu les colis de livres que vous avez envoyés les 6 et 15 Tévet.

B) S’agissant de la distribution de l’argent de ‘Hanoukka, il me semble vous avoir déjà écrit(2) qu’il n’y avait pas lieu d’adopter une attitude trop rigoriste, ce qui veut dire qu’en cas de doute, il convient d’en donner, au besoin au titre de l’avenir(3), ce qui pourra les aider à se rapprocher au plus vite.

C) Vous parlez du travail qui est effectué dans les villages et dans les grandes villes. Ma position a toujours été qu’il convient effectivement de travailler dans les villages, où l’on peut sauver des personnes de l’assimilation, au sens le plus littéral. Pour autant, il est particulièrement important de former des maîtres et des moniteurs parmi les Juifs marocains. Toutefois, ceux-ci seront attachés à Loubavitch, ils en auront acquis l’esprit et ils pourront le communiquer aux autres. Il suffira donc de leur donner une formation complémentaire, de temps à autre. Et, il serait bon de le faire pendant les vacances scolaires, de leur organiser des cours sur l’éducation et sur ce qui gravite autour d’elle. En plus des études proprement dites, ceci sera un moyen de les rapprocher. Peut-être même faut-il distribuer des prix à ceux qui se distingueront. Il me semble que les périodes de vacances sont Nissan, Tichri et le milieu de l’été. Vous me préciserez sans doute ce qu’il en est.

D) Vous faites allusion à ce qui est l’équivalent de la lapidation, ce qui veut dire que vous envisagez les coups. Il est absolument exclu de frapper dans l’enceinte de la Yechiva. Tout d’abord, punir quelqu’un en le frappant lui fait plus de mal que de bien. En outre, une telle punition et surtout sa cause se sauront, chez les parents et, encore plus, chez les élèves. Dès lors, il y a lieu de craindre que ceux qui ne connaissent rien de tout cela commencent à s’y intéresser. Et, la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal apporte la preuve que la connaissance exerce un effet profond(4). Il faut donc rechercher d’autres moyens de punir, par exemple en excluant de l’école pendant quelques temps ou bien d’une manière définitive. On peut aussi interdire la présence quand on relate des récits des Justes ou bien ce qui les intéresse, comme le suggèrent les causeries de mon beau-père, le Rabbi(5). Mais, avant tout, il est nécessaire de bien surveiller les élèves. De la sorte, on peut penser que ces manifestations se réduiront, puis qu’elles disparaîtront totalement.

E) Vous me direz aussi ce qu’il en est pour Otsar Ha Torah, depuis que vous m’avez écrit.

F) J’ai déjà fait remarquer qu’il faut chercher les moyens de faire paraître, dans la presse de votre pays, de temps à autre, des articles sur ‘Habad, en général et sur les actions locales, en particulier. Et, il n’est pas gênant que cela soit en français(6), puisqu’ils comprennent cette langue. Ce peut être aussi en arabe. Vous trouverez sûrement une personne de confiance, pouvant attester que la traduction est effectivement fidèle.

G) S’agissant des rituels de prière, il me semble vous avoir déjà écrit qu’il serait bon de les donner à l’Alliance, de la manière qui convient, sans qu’ils n’y voient une approbation décernée à leurs propres conceptions.

H) Dans votre lettre du 7 Chevat, vous ne me donnez pas de détails sur votre état de santé. A n’en pas douter, vous irez mieux à réception de la présente. Il va sans dire que vous devez vous conformez aux prescriptions du médecin. En effet, vous connaissez la décision hala’hique du Rambam selon laquelle : “ avoir un corps en bonne santé fait partie des voies de Dieu ”. Il en est de même également pour le jeune Yonathan, fils de Miriam Ha Lévi, pour lequel vous demandez une bénédiction. Sans doute m’annoncerez-vous de bonnes nouvelles, à son propos également.

I) Vous me dites qu’un élève de Ohaleï Yossef Its’hak a demandé que l’on fasse vérifier les Tefillin, les Mezouzot et qu’il a pu arranger la situation. J’en ai été très satisfait. Il serait bon de s’y intéresser également dans les autres endroits. Il conviendrait d’en parler au grand Rav et ‘Hassid, le Rav B.E. G.(7), qui pourra accorder une subvention spécifique pour cela. Les dépenses et l’effort sont justifiés, dans ce domaine, compte tenu de l’enjeu. En outre, ceci aura sûrement une incidence dans le domaine de l’éducation. Point d’actualité, il faudrait également s’intéresser à la coutume locale concernant Pessa’h, en particulier pour ce qui est de la Matsa Chemoura. Il me semble que, l’an dernier déjà, vous en avez distribuée à quelques personnes. S’il n’y a pas de différences, en la matière, entre l’ouest et l’est, c’est-à-dire entre les Ashkénazim et les Sefardim. Peut-être faut-il offrir de la Matsa Chemoura, au moins pour l’Afikomen, à ceux qui dirigent les écoles Ohaleï Yossef Its’hak et qui ont commencé à adopter les coutumes ‘Habad. Sur ce point également, vous solliciterez le conseil du grand Rav et ‘Hassid, le Rav B.E. G.(7).

J) Je suis très satisfait qu’il ait été possible d’envoyer des élèves dans les synagogues(8). A n’en pas douter, Dieu fera qu’ils influencent avec succès ceux qui les écoutent et que ceci ait également un effet positif pour eux-mêmes.

K) L’arrivée du Rav N.Pinson(9) m’a causé une satisfaction particulière et sans doute contribuera-t-il à remonter votre moral. Dieu fasse que vous me donniez fréquemment de bonnes nouvelles, concernant à la fois vos activités communautaires et vos préoccupations personnelles.

L) J’ai reçu une information de Chicago, selon laquelle on a envoyé d’une synagogue se trouvant là-bas dix autres colis de vêtements, à votre nom. Et, dix autres sont déjà prêts. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée de même qu’en tout ce qui vous concerne et en saluant ceux qui vous apportent leur concours,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Matusof, de Casablanca. Voir, à son sujet, les lettres n°7238, 7972* et 8016. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1341. (3) A défaut d’une réalisation, dans le passé, pour un engagement, à l’avenir. (4) Voir le Séfer Ha Maamarim 5677, à partir de la page 89. (5) Voir le Séfer Ha Si’hot été 5700, à la page 161. (6) Ce qui veut dire que l’on peut se contenter de cela. (7) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. (8) Afin d’y exposer des explications de la Torah. (9) Le Rav Nissan Pinson, qui devint, par la suite, l’émissaire du Rabbi à Tunis.

Lettre n°7954

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7954, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Chevat 5713,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham Eliezer(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, avec un peu de retard. Vous me décrivez votre situation et vous me demandez mon avis : devez-vous vous rendre en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h ? Vous vous trouvez pourtant dans un pays où se sont dernièrement installées de nombreuses personnes ayant la crainte de Dieu, en plus de ceux qui s’y trouvaient d’ores et déjà au préalable. Or, qui sait clairement pour quelle raison la Providence divine vous a conduit dans cet endroit ? Il est dit que “ l’Eternel prépare les pas de l’homme ” et, à mon sens, vous devez donc mettre en pratique l’Injonction : “ N’abandonne pas ton endroit ”. Vous influencerez donc votre entourage, de la manière qui convient, pour le raffermir dans la Torah et les Mitsvot, pour le réchauffer d’une chaleur juive.

Que Dieu vous accorde de longs jours et de bonnes années afin d’éclairer autour de vous, de renforcer “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, c’est-à-dire la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques, fut-ce même par une seule action positive. En effet, le Tanya explique, au chapitre 25, qu’une seule Mitsva, quelle qu’elle soit, exerce, là-haut, un effet éternel et immuable(2). On connaît également le dicton du Baal Chem Tov, que nous avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel une âme descend ici-bas et se revêt d’un corps juif, pendant plusieurs dizaines d’années, afin de rendre un service, matériel ou spirituel, à son prochain. Avec ma bénédiction pour de longs jours et de bonnes années, à tous les sens du terme,

Notes

(1) Le Rav A.E. Shmerkovitch de Winsenburry, Cap Town, Afrique du sud. (2) La lumière qui en résulte est définitivement acquise.

Lettre n°7955

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7955, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Adar 5713,

Brooklyn,

Au Rav, grand érudit, distingué et agréable ‘Hassid qui

craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous joins ma lettre, qui apporte ma réponse officielle à la décision que vous avez prise lors de votre réunion. Je suis un peu surpris par cette décision. En effet, le Rav E.Wolf(2) vous a sûrement raconté qu’il a entrepris un voyage dans le but d’organiser une collecte, lorsqu’il se trouvait ici. Le Rav M.Gurary(3) en a fait de même. Et, vous connaissez sûrement les difficultés que rencontrent le Rav Kipnis et maintenant le Rav Havlin. Or, parmi eux, certains sont des collecteurs de fonds chevronnés. Malgré cela, telle est la situation.

D’après les informations que j’ai pu obtenir sur la personnalité de ce Rav(4), il ne me semble pas qu’il soit apte à être l’émissaire des sages, chargé de collecter des fonds, en particulier dans ce pays, où nombreux sont ceux qui le font, quels que soient leur fonction et leur domaine d’intervention. Certains d’entre eux possèdent plusieurs années d’expérience et ils sont devenus très compétents, de sorte que, quand on les fait sortir par la porte, ils reviennent par la fenêtre, avec un sourire et un visage agréable. Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin. Voir, à son sujet, la lettre n°7931. (2) Le Rav Ephraïm Wolf, directeur des institutions ‘Habad de Terre Sainte. (3) Le Rav Moché Gurary, de Tel Aviv. (4) Qui a été chargé, au cours de cette réunion, de la collecte des fonds.

Lettre n°7956

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7956, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait part des fiançailles de votre fille(1). Dieu fasse qu’elles soient célébrées en un moment bon et fructueux, qu’ils bâtissent un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont éclairées par le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout.

On sait qu’en tout ce qui appartient au domaine de la sainteté, l’avancement est progressif. Il faut donc trouver les moyens adaptés pour rapprocher son fiancé de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses pratiques. Bien plus, nos Sages disent que : “ le gendre est comme un fils ” et l’on sait qu’il incombe au père d’éduquer son fils. En outre, s’agissant de l’étude de la Torah, c’est la Torah qui lui en fait obligation(2), comme le tranche l’Admour Hazaken, au début de ses lois de l’étude de la Torah, de même que dans différents textes. Il est bien clair que ceci inclut également l’étude de la ‘Hassidout. Avec ma bénédiction de Mazal Tov,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7952. (2) Il ne s’agit donc pas d’une Injonction d’ordre rabbinique.

Lettre n°7957

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7957, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Adar 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Saadia(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du 16 Adar, avec les notes qui lui étaient jointes. J’ai également reçu une lettre de Casablanca, m’indiquant que vous y êtes déjà arrivé(2), en un moment bon et fructueux. Je suis surpris que vous ne m’en ayez pas prévenu par télégramme. Que Dieu vous vienne en aide et qu’Il vous accorde la réussite, de sorte qu’en changeant d’endroit, vous changiez également de Mazal, pour le bien et pour la bénédiction. Votre action, dans la vigne de ‘Habad, au sein d’une institution de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, sera fructueuse et ceci vous apportera une bénédiction et un succès accrus, y compris en vos préoccupations personnelles, de même qu’en celles des membres de votre famille. Je vous joins un fascicule, paru dernièrement. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav S.Liberov. Voir, à son sujet, la lettre n°7897. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7937.

Lettre n°7958

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7958, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, Rav Moché Pin’has Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai pris connaissance, avec plaisir, de l’organisation du Melavé Malka, le repas de David le roi oint, dans votre maison, à l’issue du dernier Chabbat. Selon vous, les résultats en sont minces et vous vous en désolez. J’en suis surpris, car on connaît le dicton du Baal Chem Tov(2), que nous avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel : “ le début sera douloureux ”, mais, précisément grâce à cela, “ l’issue sera très fructueuse pour toi ”. Il en sera sûrement ainsi, en la matière, à la fois matériellement et spirituellement.

Que Dieu vous accorde le mérite, ainsi qu’à votre épouse et à tous les participants à cette réunion ‘hassidique, de vous réunir de nombreuses fois encore, dans un contexte ‘hassidique et avec une joie véritable. De la sorte, vous briserez tout ce qui voile et qui fait obstacle, jusqu’à ce que, pour nous tous, au sein de tout Israël, disparaissent les murs et les barrières. Ainsi s’accomplira, ici-bas, la promesse, relative à David, le roi Machia’h, selon laquelle : “ Voici, il se tient derrière notre mur ”. Avec ma bénédiction de réussite,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.P. Kats. Voir, à son sujet, la lettre n°7765. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°5439, 5911, 6522 et 8063.

Lettre n°7959

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7959, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5713,

Brooklyn, New York,

Au Rav, érudit de la Torah, agréable ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires, Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous joins une copie de la lettre que j’adresse à monsieur Shazar(2). Son contenu n’appelle aucune précision complémentaire et j’attends votre avis, à son sujet. Il semble que ce soit la seule issue, dans le contexte actuel. En effet, tout le domaine de l’éducation pourrait devenir gouvernemental, ce qu’à Dieu ne plaise. Ceux qui resteront à l’extérieur ne recevront alors qu’une moitié de subvention et il appartiendra aux partis qui ne renonceront pas à leur système éducatif de collecter la seconde moitié(3). On peut alors craindre que certains partis ne réunissent pas les fonds nécessaires. Il est même à peu près certain qu’il en sera ainsi. De ce fait, de nombreux enfants ne recevront plus leur éducation.

Selon les informations que j’ai obtenues ces jours-ci, de nombreux Juifs pratiquants ont, semble-t-il, d’ores et déjà accepté cette idée, sans se battre et sans même objecter. Certes, nos Sages disent : “ Ne juge pas ton prochain avant d’être à sa place ”. Je ne suis pas en Terre Sainte et je n’émets donc pas de jugement, en la matière, je ne condamne pas ce manque d’intervention. Pour autant, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi : “ ceci s’applique à l’ange Mi’haël, mais, concrètement, rien n’a été fait ”. C’est pour cela que j’ai écrit à Shazar, comme je vous le disais. Je maintiens pourtant qu’il faut exiger, avec fermeté, de tous les partis, depuis l’Agouda jusqu’au Poël Ha Mizra’hi, qu’ils tempêtent, s’ils n’acceptent pas ce “ sacrifice ”. Et, quel malheur de devoir employer à ce propos le terme de sacrifice !

Je vous remercie de me faire connaître, au plus vite, votre avis sur tout cela. Et, sans doute ferez-vous ce qui vous incombe, en la matière. Je vous remercie de m’en prévenir. En outre, j’ai reçu une nouvelle réjouissante, avant le Chabbat, bien que je ne sois pas encore totalement certain de son exactitude. Il semble, en effet, que l’éducation gouvernementale devrait être mise en place en 5715 et non en 5714(4).

J’ai bien reçu votre lettre m’annonçant que vous avez emménagé dans une nouvelle maison. J’ai obtenu cette information avant de me rendre près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi et, conformément à votre demande, j’y ai donc mentionné votre nom, afin qu’en changeant d’endroit, vous changiez également de Mazal, pour le bien à la fois matériel et spirituel. En effet, la liberté est véritable lorsque ces deux dimensions sont conjointes, c’est-à-dire lorsque la paix règne dans le sanctuaire terrestre et, grâce à cela, également dans le sanctuaire céleste, comme l’explique le Likouteï Torah, à la Parchat Matot. Dès lors, se révèlent la bénédiction et la réussite, dont le réceptacle est la paix. Sans doute me donnerez-vous des nouvelles de monsieur Tsioni et de son épouse. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, en bonne santé physique et morale,

M. Schneerson,

Je vous joins une lettre adressée à tous qui vous intéressera sûrement.

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin. Voir,

à son sujet, la lettre n°7931. (2) Il s’agit de la lettre n°7960. (3) Telle est l’origine du ‘Hinou’h Atsmaï, du “ réseau pédagogique indépendant ” orthodoxe, en Terre Sainte. (4) En 1955 et non en 1954, ce qui laisse un an pour mener une action, en la matière.

Lettre n°7960

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7960, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Nissan 5713,

Brooklyn, New York,

Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu, issu d’une

illustre famille, se consacrant aux besoins communautaires,

le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je me souviens de la discussion que nous avons eue, lors de votre visite ici et de vos conceptions respectueuses envers les sentiments des Juifs orthodoxes et la Tradition du passé de notre peuple, sentiments que l’on est en droit d’attendre, selon vous, de toutes les administrations et des institutions, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. En conséquence, je vous adresse les quelques lignes qui suivent :

A) Sans doute vous imaginez-vous ou même savez-vous, au moins quelque peu, l’impression douloureuse et amère que conçoivent différents groupes, pas nécessairement parmi les orthodoxes, du fait du souhait, formulé par le gouvernement, de modifier la situation actuelle, d’assumer la responsabilité de toute l’éducation en Terre Sainte et de supprimer les différents courants(2), alors que la position gouvernementale, jusqu’à maintenant, n’a pas été neutre et que, de temps à autre, elle va même en s’empirant. Je souligne que je ne me prononce pas sur le fait, proprement dit, de confier l’éducation des enfants aux partis politiques. Ce n’est ni le moment ni le lieu de ce débat. En revanche, la modification de la situation actuelle et son transfert “ de la droite vers la gauche ”, de la sorte, est affligeant.

B) Il semble, et la logique établit qu’il en est bien ainsi, que le gouvernement ne souhaite pas supprimer les courants dans le seul but d’attaquer les religieux, mais uniquement pour des considérations politiques, ce qui veut dire, pour écarter les périphrases, qu’il désire, très simplement, empêcher que l’on éduque les enfants et qu’on les forme dans des écoles affiliées aux courants s’opposant aux conceptions politiques et économiques des partis actuellement au pouvoir. En effet, ces courants, dans le domaine de l’éducation, sont actuellement politiques et ils servent à défendre les conceptions des partis qui s’opposent.

C) Même si certains veulent supprimer les courants dans le but d’attaquer la religion, ils sont assurément peu nombreux et ce ne sont pas eux qui dictent les conceptions des partis au pouvoir. En outre, si l’on médite à l’approche qu’il convient d’adopter, on s’apercevra que l’on peut trouver, dans le cœur de chaque Juif, un lien à la religion, non pas à la religiosité, en général, mais bien à la foi d’Israël, même si, chez différents membres de notre peuple, ce lien s’exprime de diverses façons, pour plusieurs raisons.

D) Il découle des trois points ci-dessus que la bonne solution, à mon sens, s’il a déjà été décidé de supprimer tous les courants, consiste à ôter aux systèmes éducatifs qui sont affiliés à ces courants, toute connotation politique. Ces écoles ne se trouveront donc plus sous la direction et sous la domination des partis politiques. Elles seront confiées à des organismes à vocation purement morale et éducative(3). En d’autres termes, elles seront dirigées par des organisations et par des personnes, responsables communautaires, parents, enseignants, dont le mode de vie et la conception de la religion correspondent au choix de l’école. En revanche, la direction d’une école ne pourra être confiée à quelqu’un qui a fait le choix d’autres options. Et, l’on nommera, en la matière, un “ surveillant de Cacherout ”(4).

J’espère que vous accepterez ma proposition et que vous vous efforcerez de la promouvoir, de la manière qui convient. Car, les chances de concrétiser tout cela dépendent, à n’en pas douter, de votre intervention et celui qui a eu le mérite d’instaurer la scolarité obligatoire aura aussi celui d’institutionnaliser l’éducation aux Mitsvot et à la Torah. Je vous remercie de me communiquer votre avis sur tout cela. Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse.

Notes

(1) Monsieur Chnéor Zalman Shazar. Voir, à son sujet, la lettre n°7475. (2) Auxquels le Rabbi était également opposé et il demanda, à cause de cela, de créer un “ courant non affilié ”. Voir, à ce sujet, la lettre n°1535. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2107. (4) Chargé de vérifier cette adéquation, pour le système Mamla’hti Dati, “ enseignement public religieux ”.

Lettre n°7961

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7961, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5713,

S’agissant de votre tiré à part à propos de la controverse qui porte sur ce qui a été imprimé à Talpyot, vos exactions vont au-delà de ce que vous dites, comme je viens de l’apprendre en recevant la Haggadah. En effet, j’y lis avec effroi que vous proposez l’instauration d’une cinquième coupe(1). Vous précisez ce qu’il convient de faire, en la matière et vous indiquez que l’on doit rendre grâce à Dieu pour le miracle du début de la délivrance(2), ce qui va à l’encontre de la Hala’ha telle qu’elle est tranchée par le Choul’han Arou’h et par les derniers Décisionnaires, maîtres d’Israël, dont les décisions ont été acceptées par tout le peuple juif.

La gravité de tout cela est bien évidente, car la Haggadah est un livre dont tous se servent et son enseignement concerne l’action concrète. Bien plus, celle-ci est ponctuée et elle peut donc être utilisée par des ignorants qui n’ont pas conscience de leur propre ignorance. Ceux-ci bâtiront un raisonnement a fortiori, puis en déduiront un principe général, se diront que, si l’on a le droit d’aller à l’encontre du Choul’han Arou’h sur ce point, puisque l’on n’a jamais observé une telle pratique chez ses parents et ses grands-parents, combien plus est-il permis de transgresser le Choul’han Arou’h dans d’autres domaines également. Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Notes

(1) Lors du Séder de Pessa’h, en plus des quatre instaurées sur la base des versets de la Torah. (2) Sous la forme du retour à Sion.

Lettre n°7962

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7962, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5713,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée

et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu de nouvelles des actions positives que vous avez sûrement menées, à l’occasion de la Hilloula du 10 Chevat(1) et des jours de Pourim. Et, vous vous préparez sans doute pour la fête de Pessa’h qui approche. Mais, peut-être le cheminement de cette lettre a-t-il été retardé, de sorte qu’elle arrivera par la suite. Bien entendu, plus elle sera détaillée et mieux cela sera. A l’occasion des jours de fête qui approchent, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse, par la présente, ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse. Et, que s’accomplisse la promesse tant attendue, selon laquelle “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, lors de notre délivrance véritable et complète, de vos jours et des nôtres, par notre juste Machia’h. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Je viens de recevoir votre lettre du 9 Nissan.

N. B. : Le temps restant avant la fête n’a pas permis au Rabbi Chlita de signer la présente. Du fait de la joie et de la sainteté de la fête, je la signe donc en son nom,

le secrétaire,

E. Kwint,

*

*

*

Il est bien clair qu’il ne faut pas mêler un autre courant et son surveillant à l’organisation du Beth Rivka(2).

N. B. : Vous voudrez bien me décrire, d’une manière officieuse, la situation telle qu’elle est réellement, pour ce qui concerne le Beth Rivka et le jardin d’enfants du Kfar(3). Vous me direz la raison véritable du retard qu’a pris, jusqu’à ce jour, l’échange de terrain avec la compagnie Mehadrin(4). Je vous en remercie d’avance.

Notes

(1) Celle du précédent Rabbi. (2) Ce paragraphe a été rajouté à une lettre, identique à celle qui est présentée ci-dessus, ayant été adressée au Rav David Bravman. Voir, à son sujet, la lettre n°7840. (3) Kfar ‘Habad. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°1939.

Lettre n°7963

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7963, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5713,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, le Rav Saadia(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 7 Nissan, de même que celle qui la suivait. Vous me demandez dans quel endroit vous devez effectuer votre travail. D’après ce que m’a raconté le grand Rav et ‘Hassid, Rav B.E. G.(2), vous vous êtes tous réunis, lorsqu’il était au Maroc. Il y a été question que vous fassiez votre travail dans l’une des grandes villes du pays, après Meknès et Casablanca. Vous avez pensé à Midlet, parce que s’y trouvent déjà nos écoles et une très large population. De façon générale, cela me semble positif.

Nous ne disposons que de quatre ou cinq personnes, au Maroc et il y a matière à une très large action, qui peut être menée sur place, dans le domaine de l’éducation et donc de la diffusion de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses pratiques. En conséquence, il serait bon que vous vous répartissiez, dans la mesure du possible, en différentes villes. Il est certain qu’en un délai qui ne sera pas long, chacun d’entre vous trouvera, sur place, des personnes qui seront en mesure de l’aider, pour les tâches relativement secondaires. Il s’agit, en l’occurrence, d’influencer non seulement les élèves et les enfants, mais aussi les adultes, les chefs de famille et les Rabbanim, afin de les convaincre qu’ils viennent en aide non seulement aux écoles Ohaleï Yossef Its’hak mais aussi à tout ce qui concerne la ‘Hassidout, en général. Pour cela, il est plus efficace d’enseigner les idées les plus simples de la ‘Hassidout et de raconter des récits sur les comportements ‘hassidiques.

J’ai bon espoir et je suis convaincu que, dans l’endroit où vous vous installerez, vous constituerez un groupe de jeunes gens et de chefs de famille, bien entendu avec l’autorisation des rabbins et des sages, auxquels il ne faut rien retirer, ni manquer de respect, pour différentes raisons. Ainsi, peu à peu, vous trouverez, au sein de ce groupe, des personnes qui vous viendront en aide, des guides spirituels et des éducateurs. Il est sûrement inutile d’en dire plus. Il est vraisemblablement superflu de vous rappeler la proximité du jour de Lag Baomer. Or, vous savez à quel point la Hilloula(3) est importante, chez les Sefardim. Bien plus, Rabbi Chimeon Ben Yo’haï est l’auteur du Zohar et il est donc certain que tous seront satisfaits d’une telle célébration. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et avec ma bénédiction de réussite,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav S.Liberov, du Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°7897. (2) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski, directeur du bureau d’aide aux réfugiés, de Paris. (3) De Rabbi Chimeon Ben Yo’haï.

Lettre n°7964

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7964, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Iyar 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la veille du saint Chabbat. En outre, votre famille m’a adressé une copie de l’accord que l’on vous a donné de porter la barbe et les Péot(1). Que Dieu vous accorde la réussite, toujours et tous les jours, afin que vous puissiez étudier la Torah et accomplir les Mitsvot dans la largesse.

Je vous ai écrit que vous devez influencer votre compagnie. Vous me dites que celle-ci ne compte qu’un seul Juif. Néanmoins, il est enseigné que : “ celui qui sauve une âme juive est comme s’il sauvait le monde entier ”. Bien plus, je présume qu’il y en a plus d’un, mais vous ne le savez pas. Il serait donc bon de les rechercher et, à n’en pas douter, il y a là un effet de la divine Providence, afin que vous puissiez les rapprocher du Judaïsme. Je vous joins ce que nous avons publié pour ce Chavouot. Sans doute cela vous servira-t-il pour ce qui a été indiqué plus haut(2). Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vous concerne, matériellement et spirituellement, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le destinataire de cette lettre se trouvait dans l’armée, vraisemblablement américaine. (2) Pour la diffusion auprès des soldats.

Lettre n°7965

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7965, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Iyar 5713,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 7 Iyar et j’y ai lu avec plaisir que l’état de santé de votre épouse s’est amélioré. J’espère que vous pourrez continuer à m’annoncer de bonnes nouvelles, à ce sujet. Vous avez également dû observer l’intervention de la divine Providence, en la matière, puisque se trouve actuellement à Londres le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Eliezer Karasik(2), qui est le délégué des Yechivot Loubavitch de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Ceci vous donnera également l’occasion d’élargir vos actions liées à la diffusion de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout(3). De la sorte, vous renforcerez l’intensité de la bénédiction et de la réussite que Dieu vous accorde, en tout ce dont votre épouse a besoin. Que Dieu vous vienne en aide pour que vous et votre épouse accomplissiez tout cela avec un cœur joyeux et en bonne santé. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.Perin, de Londres. Voir, à son sujet, les lettres n°7968, 8043, 8072, 8120, 8154, 8190, 8197 et 8199. (2) De Tel Aviv, en visite à Londres. (3) En lui apportant une contribution financière.

Lettre n°7966

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7966, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5713,

Brooklyn, New York,

A monsieur A. M. Haberman,

Je vous salue et vous bénis,

Le fascicule Chaareï ‘Habad(1), dont vous êtes l’auteur, est parvenu au Rabbi Chlita et il est surprenant que vous n’ayez pas jugé bon de l’adresser à sa bibliothèque. Le Rabbi Chlita l’a consulté et il a noté, en marge, quelques remarques que je vous reproduis ici. Celles-ci vous seront sûrement utiles. Elles sont énumérées dans l’ordre de ces ouvrages, avec les numéros qui leur correspondent :

4 – Ce programme ne s’est pas encore réalisé. 6 – Chemot, Bo. Ce livre ne contient que la Parchat Chemot. Vaéra et Bo sont encore sous presse. 9 – Il s’agit d’une reproduction de l’édition de Kapust. 13 – On n’y trouve que l’acte de demande, qui a été publié par comparaison des deux manuscrits, avec une préface de l’éditeur précisant que l’auteur en est l’Admour Haémtsahi et non son père, l’Admour Hazaken. 41-42 – L’auteur de cette note est Rabbi Yossef Its’hak de Loubavitch, dont le mérite nous protégera. Néanmoins, il voulut la publier d’une manière anonyme. 42 – Ceci a été édité également en Hébreu, avec des additifs, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. 47 – A la page 307, ligne 11, le Guimel Dalet doit être remplacé par un Guimel Kaf final. Vous verrez, à ce sujet, la lettre de Rabbi Yossef Its’hak de Loubavitch, qui est imprimée à la fin des notes sur le Tanya, à la page 120. 52 – à la page 310, ligne 16, l’expression “ huit pages ” est une erreur d’imprimerie. 55* - A la fin : Iguéret Ha Kodech. Il semble qu’il faille dire : Iguéret Ha Techouva. 82 – A la fin : de l’année 5660. Plusieurs points ont été rectifiés ici. On a, par exemple, ôté le mot : “ chapitre ” au début de chaque paragraphe d’Iguéret Ha Kodech. 85 – Il a été imprimé en Allemagne, près de Munich et non à Brooklyn. 93 – Chemot : quelques Parachyot. Il n’y a qu’un seul discours sur la Parchat Bechala’h et deux sur la Parchat Pekoudeï . Les commentaires du livre de Chemot, à l’exception de la Parchat Pekoudeï, figurent dans le Torah Or. 94 – Les approbations portent sur le Likouteï Torah et non sur les additifs. 98 – Cette édition a été rectifiée de manière spécifique, d’après les propos de l’érudit, Rav Anshel Aronovitch, que Dieu venge son sang(2), qui s’est consacré à cette tâche. Il y a pratiquement trois milles erreurs qui ont été corrigées de la sorte. Et, le tableau des corrections est à la fin de l’ouvrage. 99 – Le tableau des corrections manque. 100 – Comme le 98 et non le 8°. 102, 104, 105, 106, 107, 108, 108, 108 – Toutes ces pages sont la reproduction des manuscrits de Rav Chmouel le scribe, que l’on appelle aussi Rav Chmouel Schreiber(3). 109 – On y trouve aussi un recueil de lettres de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya, de son fils, l’Admour Haémtsahi et des fils du Tséma’h Tsédek. 116 – Il est encore sous presse. 121 – page (6), 58, (4). 132-133 – C’est une erreur. Il s’agit du 131. 179-182 – Certains commentaires ont été imprimés dans une référence et non dans l’autre. De façon générale, il y a des différences entre ces Haggadot, de l’une à l’autre. 201 – A la page 6a. C’est une lettre de l’auteur du Tanya, qui est imprimée dans Iguéret Ha Kodech, au chapitre 27. 226 – Avec un avant-propos et une longue liste établis par Rabbi Yossef Its’hak de Loubavitch, dont le mérite nous protégera. 229 – Une reproduction mise en ordre pour le livre de Chemot est actuellement en possession des éditions Kehot, qui préparent sa publication. 230 – Par miméographe et non en reproduction. 236 – Avec deux lettres de son fils, Rabbi Yossef Its’hak de Loubavitch, dont le mérite nous protégera. 251 – L’auteur est Rabbi Yossef Its’hak de Loubavitch, dont le mérite nous protégera. 252 – Avec des notes de Rabbi Chalom Douber, le Rabbi Rachab, une lettre et deux notes de son fils, Rabbi Yossef Its’hak de Loubavitch, dont le mérite nous protégera. 292 – Par miméographe et non en reproduction. Dans la liste des auteurs et des rédacteurs, à la page 369, nous avons observé que, pour le Tséma’h Tsédek, vous avez oublié les ouvrages 32 et 267. Dans une liste spécifique que nous vous joignons, nous vous indiquons les ouvrages parus aux éditions Kehot depuis la publication de votre fascicule. Cette liste vous sera sûrement utile pour établir un additif au Chaareï ‘Habad. Avec mes respects et ma bénédiction,

Le secrétariat du Rabbi Chlita,

Notes

(1) Il s’agit d’un inventaire des différentes éditions des ouvrages ‘Habad, paru dans le recueil Aleï Aïn, de 5712 (1952). (2) Qui a été assassiné lors des persécutions. (3) “ Scribe ” en yiddish.

Lettre n°7967

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7967, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5713,

Brooklyn,

Au distingué et agréable homme de qualité, responsable

communautaire zélé, qui est vigilant et prodigue,

monsieur Yossef Marciano, président du comité de la

ville de Barguena, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été très satisfait et mon cœur s’est réjoui en entendant l’accomplissement positif que vous avez introduit dans votre ville, afin d’y éviter la transgression publique du Chabbat et des fêtes par les fils et filles d’Israël. En effet, grâce à votre intervention et à celle de vos amis, les élèves de l’école française ne vont plus en classe, le saint Chabbat et les fêtes. Votre récompense et celle de vos amis sont immenses. Vous conférez ainsi un mérite au plus grand nombre et celui-ci vous protégera. A l’avenir, vous continuerez sûrement à être vigilant, à renforcer la muraille de la Torah, du Judaïsme et, en particulier, de la bonne éducation.

A n’en pas douter, vous ne vous contenterez pas de l’influence que vous exercez pour que les fils et filles d’Israël s’écartent du mal. En outre, vous vous efforcerez qu’ils accomplissent le bien, c’est-à-dire qu’ils emplissent ces jours de repos et de joie d’un contenu de sainteté, de lumière et de Torah, par exemple grâce à des Messibot Chabbat. Que Dieu accorde le succès à votre mission sacrée pour le bien de tous, en général et de chacun, en particulier. Vous redoublerez de force et d’ardeur, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté. Ces activités communautaires susciteront, pour vous et pour tous les vôtres, d’immenses bénédictions, y compris en ce qui vous concerne, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

Lettre n°7968

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7968, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5713,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre premier télégramme, m’indiquant que votre épouse doit subir une opération. Puis, votre second télégramme m’annonce que celle-ci s’est bien passée. J’attends d’autres nouvelles, détaillées, à ce sujet. Et, je formule le vœu qu’à partir de ce jour, vous ne me transmettiez que de bonnes nouvelles, de vous-même et de votre famille, de même que de votre activité pour élever le sort de la Torah et du Judaïsme, en général. De ce fait, vous m’avez causé beaucoup de plaisir en m’écrivant

que vous aidez le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Eliezer Karasik, dans sa mission(2). On connaît l’assurance de nos Sages selon laquelle, quand on agit sincèrement, on reçoit l’aide de Dieu. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav C.Perin, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°7965. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7965.

Lettre n°7969

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7969, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5713,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, grand érudit,

aux multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu votre lettre. Pour différentes raisons, ma réponse a été retardée et vous voudrez bien m’en excuser. La Michna établit clairement(2) que l’on pourrait se tenir le raisonnement suivant : “ Pourquoi m’encombrer de tout cela ? ”, mais que l’on doit, néanmoins, repousser un tel argument. C’est bien le cas, en l’occurrence, puisque mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, vous a confié une mission très importante, d’un caractère primordial. Ceci peut être comparé au serment fait sur le mont Sinaï(3) et correspond, en outre, à ce que nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi, qui affirme que “ le Saint béni soit-Il ne reste pas en dette ”. Bien plus, nos Sages précisent qu’Il agit “ mesure pour mesure ”(4). Si vous consacrez votre temps à la Yechiva Torat Emet(5), il est donc certain que vous connaîtrez la réussite dans le temps qui vous restera pour vos autres occupations, communautaires et personnelles. Au final, c’est donc bien vous qui serez gagnant.

B) Pour faire suite à ce qui vient d’être dit, j’ai pensé, il y a quelques temps déjà, que toutes les Yechivot ‘Habad devraient publier ensemble un périodique de Torah, avec des explications qui seraient développées par les élèves. Vous voudrez bien me communiquer votre avis, sur ce sujet, d’une manière officieuse. Vous me préciserez si certains, parmi les élèves des Yechivot de Lod et de Torat Emet, sont effectivement aptes à cela.

C) Vous me parlez de cet homme et vous me dites que son épouse a déjà consulté ce professeur et qu’elle n’est pas satisfaite de ce qu’il a fait pour elle. Ils souhaitent donc attendre que je formule encore une fois un avis : doivent-ils, néanmoins, aller le consulter, comme je l’avais écrit ou bien suis-je revenu sur ma position ? Il est sans doute inutile de préciser à cet homme et à son épouse que je ne suis pas, moi-même, un professeur de médecine, ni même un médecin ou une personne qualifiée. En outre, quand on m’interroge, je ne fais que donner mon avis, selon ce qu’il me semble, mais celui qui me consulte n’est pas obligé de l’adopter. Il conserve le libre-arbitre et il fera ce que bon lui semble. Il n’y a, en l’occurrence, aucune rancune de ma part et ils ne doivent donc rien faire pour témoigner qu’ils ne me manquent pas de respect, pour ainsi dire. Tout cela n’a pas lieu d’être. Au final, ils n’ont, certes, pas été satisfaits du traitement de ce professeur, mais plusieurs années se sont écoulés depuis lors et, à ma connaissance, diverses personnes se sont adressées à lui et ont connu la réussite. Je ne vois pas pourquoi, pour ce qui les concerne, il en serait autrement. En tout état de cause, quelle que soit la décision de cet homme et de son épouse, Dieu leur accordera la réussite pour qu’ils fassent ce qui sera bon pour eux, à la fois matériellement et spirituellement.

D) Dernier point, qui suscite le plus d’intérêt, je fais réponse à l’annonce de la naissance du fils de votre fils, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Aharon. Tout comme ses parents lui ont fait conclure l’alliance de notre père Avraham(6), ils le conduiront à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans une largesse véritable, à la fois matérielle et spirituelle. Et, vous-même concevrez beaucoup de satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants. En outre, vous pourrez m’annoncer également de bonnes nouvelles des membres de votre famille se trouvant encore dans le pays où nous étions auparavant(7). Avec ma bénédiction de Mazal Tov,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin. Voir, à son sujet, la lettre n°7931. (2) Au traité Sanhédrin 37b. (3) Celui d’accepter la Torah. (4) De la manière dont on agit envers Lui. (5) La Yechiva Loubavitch de Jérusalem. (6) La circoncision. (7) La Russie.

Lettre n°7970

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7970, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5713,

Vous m’interrogez sur le Séfer Ha Yachar. Vous verrez ce qui est dit, à son propos, dans le Chem Ha Guedolim, du ‘Hida, à cet article. S’agissant du Yossifoun, on sait que des modifications et même des falsifications y ont été introduites. L’analyse d’un spécialiste en la matière est encore nécessaire. Concernant de telles questions, en général, on connaît l’enseignement de nos Sages, qui est rapporté par le traité Chabbat 140b, selon lequel : “ là où il y a des légumes, il peut y avoir de la viande et du poisson ”(1) et, a fortiori, ce qui n’est même pas un légume de façon certaine(2).

Notes

(1) Il existe de meilleurs ouvrages sur le sujet. (2) Il n’est pas certain qu’il s’agisse d’un livre digne de foi.

Lettre n°7972

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7972, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tamouz 5713,

Brooklyn, New York,

A tous ceux qui chérissent la Torah et les Mitsvot,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Les écoles Beth Rivka pour les filles, sous l’égide du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, ont éduqué, au cours des onze ans de leur existence, des centaines de filles juives dans l’esprit de la Torah, de la crainte de Dieu et des bons sentiments. Celles-ci font la satisfaction de leurs parents et la fierté de tout le peuple juif. Par le mérite de leur saint fondateur, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et grâce au travail inlassable et dévoué de ses dirigeants, les écoles Beth Rivka ont acquis une réputation prestigieuse et illustre dans le domaine de la bonne éducation. Elles ont formé une génération de filles et de mères juives, profondément religieuses. Et, pour une large part, de cela dépend la pérennité de la maison d’Israël, dans l’esprit de la Torah et de la Tradition.

Pour autant, ces écoles Beth Rivka se trouvent actuellement dans une situation financière critique. Leurs dettes se sont accumulées, ces dernières années et les dépenses sont désormais très importantes, au point de remettre en cause les bases même de leur existence.

Une aide immédiate est indispensable.

De ce fait, j’adresse un appel, de tout mon cœur, à tous ceux qui chérissent la Torah et les Mitsvot, en particulier à ceux qui considèrent comme précieuses et saintes les institutions de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils participent à la campagne d’urgence des écoles Beth Rivka, avec une main ouverte et un cœur chaleureux, à titre personnel comme en réunissant ses amis et ses connaissances dans le but de sauver ces écoles et de leur apporter les moyens de poursuivre leur action pour la bonne éducation. Par ce mérite, Dieu accordera Son aide, en tous leurs besoins, matériels et spirituels, à ceux qui apporteront leur soutien et leur participation. En vous saluant et en vous bénissant, matériellement et spirituellement,

M. Schneerson,

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