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Iguerot Kodesh — lettres 7908 à 7930

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7908

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7908, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chmouel(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre. Pour différentes raisons, la présente a été retardée jusqu’à maintenant :

A) Vous me décrivez votre situation, concernant la Che’hita, qui, dernièrement, va en s’affaiblissant. Vous faites donc actuellement un essai en tant que secrétaire de l’association ‘Habad, à Tel Aviv. Vous me demandez si vous devez accepter définitivement ce travail ou bien attendre d’en trouver un plus facile. A mon avis, il n’y a pas lieu d’attendre. Il est dommage de perdre du temps sans rien faire. Si les ‘Hassidim considèrent que vous convenez à ce poste, vous devez l’adopter. En effet, nos Sages nous disent qu’en pareil cas : “ attrape et mange, attrape et bois ”, ce qui veut dire que vous devez, bien au contraire, vous y consacrer avec empressement et apporter votre contribution à cette association des ‘Hassidim. Car, au final, il s’agit bien de diffuser les sources(2) à l’extérieur. A n’en pas douter, ceci sera le réceptacle pour développer et mettre en évidence la réussite en vos activités personnelles.

B) Vous faites allusion à votre fils Yé’hyel Yehouda, qui a été nommé à l’aumônerie militaire. Vous me demandez s’il doit penser à chercher un bon parti. Cela est particulièrement judicieux et puisse Dieu faire qu’il connaisse la réussite, en la matière. Sûrement vous servez-vous de votre influence sur votre fils pour intensifier la clarté de : “ la bougie de Dieu (qui) est l’âme de Dieu ” qu’il porte en lui. Bien plus, de la sorte, il récoltera de nombreux fruits auprès de ses disciples, dans l’armée. Là, il est particulièrement important de communiquer la crainte de Dieu, avec le plus grand empressement, en prononçant des paroles émanant du cœur, ainsi qu’il est dit : “ Et, ton campement sera saint ”, comme cela est expliqué à propos de la belle femme captive.

Vous voudrez bien transmettre mes salutations à votre fils Yé’hyel Yehouda et ma bénédiction, pour que Dieu lui accorde le mérite de se servir des forces qui sont cachées en lui et qu’il a héritées de ses pères, les ‘Hassidim. Il s’en servira concrètement et il diffusera “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout. Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.Zalmanov. Voir, à son sujet, la lettre n°7870. (2) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7909

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7909, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[2 Iyar 5712]

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Tiféret de Tiféret(1) 5712,

Brooklyn, New York,

Nos(2) Sages disent que c’est par le mérite(3) des femmes vertueuses de la génération qu’Israël fut libéré de l’Egypte. Ils expliquent et relatent longuement de quelle manière, malgré le joug de l’exil, l’âpreté de la servitude et des persécutions, ces femmes constituèrent d’immenses cohortes de fils et de filles d’Israël. Elles formèrent une génération qui proclama, avec joie et en chantant(4) : “ Voici mon Dieu et je veux Le parer, le Dieu de mon père et je veux Le grandir ”.

Le Saint béni soit-Il nous a donné l’assurance suivante : “ Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je leur montrerai des merveilles ”, lors de la délivrance future, qui viendra très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. Ainsi, “ tous les signes(5), les miracles et les hauts faits que le Saint béni soit-Il accomplit en Egypte, Il les réalisera de nouveau pour Israël ” et “ c’est par le mérite(6) des enfants de la maison de Rav que se raffermira la puissance ” du roi Machia’h.

Il en est maintenant comme cela se passa à l’époque. Tout dépend des femmes d’Israël, comme l’explique cette causerie. Le sort des fils et des filles d’Israël est dans leurs mains. La mission, l’obligation, le mérite de ces femmes consistent à ne pas tenir compte de l’obscurité de l’exil, de l’âpreté de la servitude et des persécutions qui veulent faire disparaître, ce qu’à Dieu ne plaise, l’âme de nos fils et de nos filles, en des édifices étrangers à la Tradition d’Israël, s’opposant à la foi en le Dieu unique, Qui donne, au présent, la Torah unique à Israël, peuple unique sur la terre.

Elles feront donc de leur foyer une maison de sainteté, consacrée à Son Nom. Elles renforceront l’éducation de leurs fils et de leurs filles, sur la base de la Torah et des Mitsvot. Ainsi, “ la Mère(5) céleste(7) se révélera, le roi Machia’h se dévoilera. Il rassemblera l’exil des extrémités de la terre, jusqu’à la fin du monde ”.

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Selon le compte de l’Omer. (2) Ceci est l’avant-propos d’une causerie du Rabbi Rayats, prononcée devant un groupe de femmes, lors de sa visite à Riga, du 12 au 20 Adar 5694 (1934), qui fut imprimée en Iyar 5712. C’est la causerie qui est mentionnée dans ce texte. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Sotta 11b, selon la version du Yalkout Chimeoni Tehilim, au paragraphe 795 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Chant vocal et avec des tambourins. Voir le Likouteï Torah, Parchat Bera’ha, à la page 98c ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 2, à la page 9a ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Au début de la page ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Péri Ets ‘Haïm, porte de la fête des Matsot, chapitre 6, au paragraphe Mahari Zal ”.

Lettre n°7910

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7910, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Iyar 5712,

Brooklyn,

Aux dirigeants du comité de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je fais réponse à votre lettre du 25 Nissan et j’y ai lu, avec plaisir que votre effort a été couronné de succès et que vous resterez dans votre endroit actuel(1). De la sorte, vous pourrez effectivement rester tous ensemble. Bien que vous ne l’écriviez pas clairement, vous conserverez sûrement tous les droits qui vous ont été accordés lorsque vous vous êtes installés à Kfar ‘Habad.

B) Le moment est venu de faire en sorte que s’accroisse la population du Kfar, au sein de tous les ‘Hassidim et également de ceux qui leurs sont proches par l’esprit, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, en particulier les jeunes couples et les jeunes gens qui, pour certaines raisons, ne peuvent pas étudier, toute la journée, à la Yechiva Tom’heï Temimim, mais qui peuvent, néanmoins, accepter l’obligation et le mérite d’étudier quelques heures et d’évoluer dans un environnement ‘hassidique ‘Habad, tout au long du jour et même pendant la nuit. Compte tenu des difficultés de logement, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, il faut espérer que vous pourrez choisir les meilleurs parmi ceux qui voudront s’installer au Kfar.

C) Que nous le voulions ou non, nous occupons la place des ‘Hassidim ‘Habad des précédentes générations et de celles qui les précédaient, jusqu’à la génération avisée des ‘Hassidim de l’Admour Hazaken, fondateur de l’enseignement de ‘Habad. D’une génération à l’autre, ceux-ci ont frayé le chemin pour nous et il ne nous reste plus qu’à compléter de “ petits récipients ”(2). Pour autant, il appartient à nous-même et à notre génération de conduire à son terme la transformation de cette période du talon du Machia’h(3), de mettre en évidence le dévoilement du Machia’h, ici-bas, d’une manière concrète, dans ce monde matériel.

Une réflexion sommaire à tout cela suffit pour se mettre à trembler. Toutes les promesses redoutables qui ont été énoncées par nos Sages à propos du Machia’h et des révélations que l’on obtiendra alors, en particulier selon les explications de la ‘Hassidout, dépendent de nos réalisations, à l’heure actuelle. Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée. Que Dieu vous accorde le mérite d’utiliser concrètement, non seulement par votre âme divine, mais aussi par votre intellect humain, la faveur que Dieu vous a accordée, la possibilité d’apporter votre concours à mon beau-père, le Rabbi, en bâtissant le Sanctuaire de ‘Habad en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Dans l’attente de nouvelles bonnes et réjouissantes,

Notes

(1) Une délocalisation de Kfar ‘Habad était, en effet, envisagée. Voir, à ce sujet, la lettre n°1566. (2) Des accomplissements mineurs. (3) Lorsque les pas du Machia’h commencent à se faire entendre.

Lettre n°7911

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7911, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Iyar 5712,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants de la Yechiva de Lod,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir une information sur la manière dont seront répartis les cent mille livres ou dollars(1) et j’en ai été horrifié. En effet, non seulement le montant imparti ici d’emblée était seulement de cinq mille, mais il a maintenant été encore réduit à quatre mille(2). Certains disent que l’explication réside dans le faible nombre d’enfants originaires du Yémen qui se trouvent à Lod. Or, ceci implique trois points : 1. J’en suis effaré et étonné, car j’ai maintes fois fait appel à votre cœur pour que vous accueilliez de plus en plus d’enfants du Yémen. Il semble que ma voix retentissait dans le désert. 2. Je ne sais pas combien d’enfants du Yémen ont été intégrés par les autres écoles qui ont reçu des montants infiniment plus importants. 3. Point essentiel, ces montants ont été accordés non seulement pour les enfants qui fréquentent déjà ces institutions, mais aussi et surtout pour en recevoir de nouveaux. L’argument invoqué est donc d’emblée injustifié.

Concrètement, sans doute interviendrez-vous immédiatement, par tous les moyens nécessaires, pour rectifier tout cela. Vous le ferez avec l’empressement qui convient, sans nonchalance et sans lenteur. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Vraisemblablement entre plusieurs institutions de Torah en Terre Sainte. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°7915.

Lettre n°7912

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7912, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Iyar 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, le Rav Eliézer(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres des 13 et 15 Iyar. Je vous en remercie. S’agissant du courant non affilié(2), j’ai transmis un message oral à votre beau-frère, le ‘Hassid, Rav M.G.(3). En outre, j’ai été content de lire, dans ce courrier, que le vieil homme, Rav Zalman Kats, s’est déjà installé dans son appartement(4). Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours. Je vous ai adressé, ce jour, un télégramme à propos de l’enterrement(5). J’attends une lettre détaillée me décrivant ce qui a été fait, à ce propos et Dieu fasse que nous ayons recours l’un à l’autre pour des causes joyeuses, toujours et tous les jours.

Me trouvant hier près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai mentionné votre nom et celui de votre épouse, afin que vous ayez une bonne santé et tout le bien, matériel et spirituel. J’attends de vos bonnes nouvelles, à ce sujet, de même que de ce qu’il advient de votre gendre, le ‘Hassid, Rav Nathan(6). En effet, je suis un peu inquiet. Il m’avait écrit, il y a quelques semaines et, depuis, je n’ai plus de nouvelles de lui. Puisse Dieu faire qu’il y ait uniquement là un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction de bonne santé, pour vous et votre épouse, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav E.Karasik. Voir, à son sujet, la lettre n°7785. (2) Des réseaux pédagogiques en Erets Israël. (3) Le Rav Moché Gurary. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°7906. (5) Du frère du Rabbi, le Rav Israël Aryé Leïb. Voir, à ce sujet, la lettre n°1566. (6) Le Rav Nathan Gurary, fils du Rav Moché Gurary.

Lettre n°7913

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7913, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Iyar 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Avraham(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vos lettres me parviennent en leur temps. Je vous remercie de m’avoir écrit jusqu’à maintenant et je vous demande de continuer à le faire, à l’avenir, mais de ne pas être bref, lorsqu’il est nécessaire et important d’être précis. Et, la réponse selon laquelle peut-être…(2), en la matière, est un argument émanant du “ petit malin ”(3). Celui-ci, comme le précise un dicton du Rabbi(4), peut aussi se draper d’une “ redingote de soie ”(5). J’attends donc vos lettres détaillées, dans tous les domaines. Plus elles seront longues et mieux cela sera.

A l’occasion de la fête de Chavouot, qui approche, je vous adresse ma bénédiction, ainsi qu’aux membres de votre famille, afin de “ recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde ”, selon la formule de mon beau-père, le Rabbi. Et, puisse Dieu faire que l’on ne gaspille pas les possibilités qui sont actuellement accordées aux ‘Hassidim, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, que l’on y diffuse les sources(6) avec une réussite considérable. Que Dieu nous accorde la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Notes

(1) Le Rav A.Pariz. Voir, à son sujet, la lettre n°7854. (2) Ceci pourrait être un dérangement pour le Rabbi. (3) Du mauvais penchant. (4) Rachab, père du Rabbi précédent. (5) Emprunter l’apparence de la sainteté. (6) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7914

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7914, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Sim’ha Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de l’issue du Chabbat Behar Be’houkotaï, dans laquelle vous m’écrivez que vous avez fait connaissance de la ‘Hassidout ‘Habad, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Meïr Blizinski. Vous avez donc commencé à étudier la ‘Hassidout et vous me demandez d’appartenir à la communauté des ‘Hassidim ‘Habad. Tout cela m’a réjoui et nos saints livres disent, à ce propos, que, lorsqu’un Juif souhaite réellement s’engager sur la bonne voie, Dieu lui vient en aide. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit de la Torah, de laquelle il est dit : “ Celui qui te dit avoir fait des efforts et avoir connu la réussite, crois-le ”. Plus encore, il s’agit, en l’occurrence, de la ‘Hassidout et, de nos jours, en cet exil profond, on y trouve effectivement des idées très utiles, qui suscitent l’amour et la crainte de Dieu, ainsi qu’il est dit : “ Servez Dieu dans la joie ”. Tels sont, en effet, les fondements de la ‘Hassidout.

Nos Sages disent que : “ l’on connaît l’ascension, dans le domaine de la sainteté ” et ils précisent que : “ à quiconque ajoute(2), on ajoute(3) ”. J’espère donc que vous intensifierez votre étude de la Torah, en général, celle de la ‘Hassidout, en particulier. Vous prendrez également part aux réunions ‘hassidiques, qu’il s’agisse d’étudier ou simplement de se réunir dans le but de renforcer l’amour du prochain, l’amour de la Torah, l’amour de Dieu. Tout cela vous apportera une vitalité accrue en la Torah, le service de Dieu et les bonnes actions. Vous avez sûrement connaissance des études que mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, a instauré pour tous les Juifs. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Elles sont quotidiennes et vous les gardez sûrement. Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,

Notes

(1) Le Rav S.M. Weinman, de Ramat Gan. (2) Un effort dans le service de Dieu. (3) Des bénédictions.

Lettre n°7915

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7915, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5712,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu votre lettre du 21 Iyar. A mon sens, il devrait être possible de demander des comptes à monsieur Kol pour la subvention dérisoire qui vous a été accordée, et encore uniquement à titre de prêt, pour un montant de quatre mille livres israéliennes(1). Mais, il semble que, désormais, cela importe peu, puisque cette somme a déjà été répartie. Néanmoins, pour l’avenir, vous serez vigilants et vous ferez en sorte d’avoir connaissance de cette subvention suffisamment tôt, afin qu’il vous soit possible de l’anticiper et d’obtenir un montant convenable.

B) En conséquence, je vous souligne encore une fois qu’il convient de se hâter, dans toute la mesure du possible, pour ce qui concerne l’école professionnelle. Il est dommage que je ne dispose pas d’informations complémentaires, à ce sujet. En effet, le docteur Shapiro(2), dont il semble que l’avis soit déterminant, en la matière, se trouve actuellement aux Etats-Unis. Dans une semaine ou deux, il rentrera en France. Or, pendant son séjour ici, il aurait été possible de le convaincre, si je disposais d’éléments plus précis.

C) J’ai été très satisfait des informations, bien que très brèves, que vous me donnez sur le voyage à Miron, à l’occasion de Lag Baomer. Sans doute les voyageurs m’adresseront-ils des lettres détaillées. Je vous adresse ma bénédiction afin de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde, de connaître la réussite dans votre mission sacrée, celle de grandir et de magnifier la Torah, conformément à la requête de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera, celle de lier la Torah céleste au Saint béni soit-Il(3),

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7911. (2) Voir, à son sujet, les lettres n°1698 et 1840. (3) En l’étudiant ici-bas.

Lettre n°7916

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7916, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Sivan 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Meïr,

Je vous salue et vous bénis,

Vous vous efforcez sans doute d’influencer votre entourage, de le rapprocher des voies de la ‘Hassidout et de ses pratiques. Et, l’on sait ce que relata mon beau-père, le Rabbi(1), un enseignement de l’Admour Hazaken montrant l’immense satisfaction qui est causée là-haut quand on recherche le bien de son prochain. Or, s’il en est ainsi pour le bien matériel, combien plus est-ce le cas pour le bien spirituel, qui conduit à la fois à ce monde et au monde futur(2). En effet, chez un Juif, ces deux dimensions sont liées et même unifiées, au point de ne former qu’une seule et même entité. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 3, à la lettre n°784. (2) Voir le Hayom Yom, à la date du 3 Adar Richon.

Lettre n°7917

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7917, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Sivan 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Avraham,

Je vous salue et vous bénis,

Je reçois avec plaisir, de temps à autre, de vos nouvelles de même que celles de vos activités, dans les domaines de la Torah et des Mitsvot, en général pour la Yechiva Tom’heï Temimim de Montréal, en particulier. Or, on connaît le dicton(1) de mon beau-père, le Rabbi, qu’il transmit au nom de son père(2), selon lequel : “ le Saint béni soit-Il ne reste pas en dette ”. Ceux qui font des efforts pour transmettre aux enfants juifs, à chaque Juif qui est le fils unique de Dieu(3), la vitalité physique et morale en lui donnant la possibilité d’étudier la Torah de Dieu, reçoivent eux-mêmes de Lui une vitalité accrue(4), c’est-à-dire, au sens le plus simple, une bonne santé, la réussite en tout ce qui les concerne, en général et en particulier. De la sorte, s’accomplit en eux la promesse de l’Admour Hazaken, que nous avons maintes fois entendue de mon beau-père, le Rabbi, selon laquelle : “ Dieu prodigue aux Juifs des biens matériels afin qu’ils en fassent de la spiritualité ”.

Que Dieu vous accorde de longs jours et de bonnes années, qui seront bonnes dans tous les domaines, afin que vous puissiez raffermir votre action, en proportion largement accrue, en particulier pour la Yechiva Tom’heï Temimim de Montréal et, plus généralement, pour élever le sort d’Israël. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7882. (2) Le Rabbi Rachab. (3) Chacun d’entre eux, à titre individuel, est le fils unique de Dieu. (4) Le destinataire de cette lettre souffrait vraisemblablement d’un problème de santé.

Lettre n°7918

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7918, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Sivan 5712,

Brooklyn,

Aux membres de la direction,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Par-delà le décès(1), on voit clairement que tout continue à se dérouler selon son esprit et que la réussite transcende les voies de la nature. Je réitère donc mes propos. Je n’ai nullement l’intention de susciter le découragement et le renoncement. Néanmoins, il faut qu’à l’avenir, “ le cerveau domine le cœur ”(2), y compris quand il s’agit d’une émotion et d’une sensibilité appartenant au domaine de la sainteté. A ce propos, vous consulterez aussi le discours ‘hassidique du Tséma’h Tsédek qui a été imprimé à l’occasion de ‘Hanouka 5711(3) et son introduction. Vous me direz que les lumières ont été introduites dans les réceptacles(4), même si extérieurement, rien ne doit être visible. De nos jours, en effet, surtout dans les endroits où vous vous trouvez, on doit montrer que l’on dispose de nombreuses lumières, afin de pourfendre la pénombre profonde et noire.

J’attends votre lettre m’annonçant une bonne nouvelle. Vous me direz que le travail s’effectue d’une façon normale. Ce sera en particulier le cas pour le développement des institutions. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,

Notes

(1) Du précédent Rabbi. (2) L’attitude réfléchie l’emporte sur l’émotivité. (3) 1950. Il s’agit du discours ‘hassidique intitulé : “ Béni soit Celui Qui a accompli des miracles ”, figurant dans le Or Ha Torah, Béréchit, tome 5, à la page 957b. L’introduction se trouve à la page 1014a-b du même ouvrage. (4) Que l’on est revenu à un fonctionnement normal.

Lettre n°7919

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7919, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Sivan 5712,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants de l’association ‘Habad en notre

Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et

rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) Bientôt viendra en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, le grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Chalom ‘Haskind(1). Je souhaite qu’il visite toutes les institutions, les centres de vacances et les baraquements provisoires. Mon objectif, en la matière, est double. Tout d’abord, sa visite doit servir à remonter le moral sur place. En effet, lui-même vient des Etats-Unis et il parle anglais. En outre, il inspirera la crainte chaque fois que cela s’avérera nécessaire(2). Il serait donc bon que vous visitiez avec lui toutes les institutions qui conviennent, c’est-à-dire pas nécessairement les nôtres. Il se rendra aussi chez les deux grands Rabbins. Et, vous diffuserez tout cela de la manière qui convient, dans les journaux. A fortiori diffuserez-vous l’extrait ci-joint.

B) J’ai appris qu’il y a un Mikwé, à ‘Haïfa(3), ayant été fondé par le Rav M.M. Kupershtock, puisse-t-il reposer en paix. Celui-ci est actuellement placé sous la responsabilité de ses descendants, mais, pour différentes raisons, il est difficile de l’utiliser. Tout dépend de l’influence que l’on a sur les fils de ce Rav. Or, s’il n’est pas utilisé comme il convient, on peut craindre qu’il en résulte un outrage au nom de Loubavitch. Je ne connais pas les détails de tout cela et, de fait, cela importe peu, car vous-mêmes, vous trouvez sur place et vous savez sûrement ce qu’il en est. Néanmoins, dans la mesure du possible, il serait bon que vous parliez avec les fils du Rav et que vous vous efforciez de rectifier la situation, s’il y a un moyen de le faire.

C) J’ai reçu une requête. On construit un Mikwé à Ramat Hadar Nétsa’h Israël Ramataïm et je vous joins les noms de ceux qui s’en occupent. Il manque, pour l’achever, une somme de deux cents livres israéliennes. En cet endroit, résident des Juifs orthodoxes, qui se serviront de ce Mikwé, quand il sera construit. Si toutes ces informations sont exactes, il serait bon que vous leur procuriez cette somme. Bien entendu, ils s’en serviront de la manière la plus efficace. A n’en pas douter, Mena’hem, le fils du Rav de Yekatrinoslav(4) s’engagera pour ce montant. Néanmoins, il ne faut pas attendre et, dès que vous l’aurez donné, vous me le ferez savoir.

D) J’ai reçu une demande émanant de mon proche parent, le Rav Avraham David Yanovski qui me dit que l’état de santé de son épouse rend nécessaire un logement plus grand, selon l’avis des médecins, mais ils manquent de moyens pour cela. Il me semble donc que le Mena’hem précédemment cité(4) s’engagera également en la matière, pour un montant de mille livres israéliennes, si le Rav A.D. trouve un appartement qui convient.

E) Je vous accuse réception, par la présente, de vos lettres du 17 Iyar et du compte-rendu des réunions des 9, 25 et 27 Iyar, de même que de celle du 9 Sivan.

F) Vous allez sans doute recevoir les douze mille livres israéliennes de l’Agence juive, pour la construction. J’aimerais savoir ce que vous en ferez.

G) Au final, qu’en est-il de l’union pour la Chemitta(5) ?

H) Le Rav Goldman a proposé de fonder une école dans la périphérie de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Qu’a-t-on fait, en la matière ? Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir,

à son sujet, la lettre n°1650. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°865 et 1690. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°1850. (4) Le Rabbi lui-même. (5) La septième année de la terre. L’année 5712 était celle de la Chemitta.

Lettre n°7920

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7920, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Mi’haël(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech Tamouz, avec la liste des élèves qui lui était jointe, de même que vos précédents courriers. Sans en faire le vœu, je mentionnerai leurs noms, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me dites, dans votre lettre, que chaque Mikwé est rempli avec de l’eau du robinet(2). Il semble que vous fassiez allusion, au sens le plus littéral, à l’eau provenant des canalisations urbaines. Sans faire grand cas de tout cela, il est donc nécessaire de faire évoluer la situation, peu à peu, ou bien en emplissant le Mikwé d’eau de pluie, ou encore, s’il n’en tombe pas sur place, avec de la glace artificielle(3) ou encore en faisant passer une source(4).

Le fascicule pour la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, qui approche, vous est sûrement parvenu. Vous organiserez une fête, à cette occasion, avec la diffusion qui convient, en présence des habitants de la ville. Vous en profiterez pour parler de ce qu’il convient de faire, car l’action prime. Avec ma bénédiction de réussite en vos réalisations communautaires et en vos préoccupations personnelles, en vous saluant à l’occasion de la fête de la libération,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.Lipsker. Voir, à son sujet, la lettre n°7814. (2) Au lieu de l’eau de pluie, au Maroc. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2063. (4) Jaillissant près du Mikwé qui l’emplira.

Lettre n°7922

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7922, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Tamouz 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Raphaël Na’hman Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 16 Tamouz, m’annonçant une bonne nouvelle, l’amélioration de l’état de santé de votre gendre, le Rav Its’hak(2), qui est déjà rentré chez lui. Il en est de même pour votre propre état de santé. Je vous remercie beaucoup de m’avoir écrit, au moins brièvement, pour me décrire les jours propices de la libération, les 12 et 13 Tamouz. Je vous suis également reconnaissant pour la note qui concluait votre lettre. Dieu fasse qu’à l’avenir, vous m’annonciez uniquement le bien, toujours et tous les jours, en vos activités communautaires comme en vos préoccupations personnelles.

Je suis un peu peiné de ne pas avoir trouvé un mot, dans votre lettre, à propos des activités des jeunes de l’association ‘Habad. Il semble que l’on n’ait pas saisi l’opportunité offerte par cette fête. C’est dommage. En signe de reconnaissance pour le plaisir que vous m’avez causé, sachant que “ une Mitsva en attire une autre ”, je vous joins une note qui a été éditée pour les 12 et 13 Tamouz. Vous la mettrez à la disposition du plus grand nombre, car le mérite de tous en dépend. Avec ma bénédiction pour une bonne santé,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav R.N. Kahn, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°7878. (2) Le Rav I.Gansburg.

Lettre n°7923

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7923, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Elloul 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Naphtali(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du dimanche de la Parchat Reéh, de même que celle qui la précédait. Vous m’excuserez de ne pas vous en avoir accusé réception jusqu’à maintenant, du fait de mes nombreuses occupations. J’ai apprécié votre intérêt pour la situation de la Che’hita, dans votre ville, bien que j’ai été très peiné par les événements et les éléments qui ne sont pas conformes à ce qu’ils devraient être, d’après ce que vous m’indiquez dans votre lettre. Il semble que vous fassiez allusion au Choul’han Arou’h(2). Ces jours-ci, vous aurez sûrement l’occasion de parler à des ‘Hassidim qui pourront également intervenir, dans ce domaine. Ainsi, j’espère que, peu à peu, vous pourrez réparer tout cela.

Bien entendu, je ne dirais pas que l’information première provient de vous. Dieu fasse que vous connaissiez la réussite, en votre étude et en votre mission sacrée, sans embûche, ce qu’à Dieu ne plaise. Et, l’on sait aussi l’explication de nos Sages selon laquelle : “ faire la Che’hita signifie attirer(3) ”. En effet, au sens le plus simple, le but de la Che’hita est de cachériser la viande du bétail ou de la volaille pour permettre leur élévation du stade animal vers le stade humain. De la sorte, celle-ci se confond à la chair et au sang de l’homme. Et, il doit donc en être de même spirituellement. Il convient de révéler et d’élever l’âme animale vers le stade humain, Adam, de la même étymologie que Adamé, “ Je suis à l’image du Très-Haut ”, comme l’écrit le Chneï Lou’hot Ha Berit, à la page 7b, d’après le Séfer Assara Maamarot, au discours intitulé : “ Mère de tous les vivants ”, seconde partie, au chapitre 33. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année, vous-même et tous les vôtres,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav N.Yunik. Voir, à son propos, la lettre n°7672. (2) Que cette Che’hita ne soit pas conforme à la Hala’ha. (3) La lumière ici-bas.

Lettre n°7924

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7924, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Elloul 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 15 Elloul et je suis surpris que vous n’ayez pas reçu le compte-rendu(2) du saint Chabbat qui bénit le mois d’Elloul. Je vous en joins donc une autre copie, de même qu’un extrait de la causerie du 18 Elloul, qui concerne plus spécifiquement les Yechivot.

L’an prochain, on étudiera à la Yechiva, ici même, le traité Yebamot. Si cela est possible sans difficulté, il serait bon que l’on apprenne l’un de ces traités, à la Yechiva Tom’heï Temimim de Paris. Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Nissan Nemanov, guide spirituel de la Yechiva de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°7809. (2) Des propos du Rabbi.

Lettre n°7926

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7926, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Mar ‘Hechvan 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Israël Noa’h(1),

S’agissant du contenu de votre lettre, vous projetez d’envoyer un émissaire des sages(2), au profit de la Yechiva, à Londres. Ces jours-ci sera ici le Rav, ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav B.T. Chem Tov(3), lui-même émissaire des sages. Je m’en entretiendrai avec lui et nous envisagerons les détails, pour le bon ordre, de la manière la meilleure et la plus efficace. Vous recevrez donc des précisions, à ce sujet, par la suite. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, pour une bonne santé, de longs jours et de bonnes années, à tous les sens du terme,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav I.N. Belinitski, de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Brunoy. Voir, à son sujet, les lettres n°5801, 7932, 7946 et 8052. (2) Chargé de collecter des fonds pour la Tsédaka. (3) Le Rav Ben Tsion Chem Tov, alors délégué du Rabbi à Londres.

Lettre n°7927

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7927, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mar ‘Hechvan 5713(1),

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chnéor Zalman Ha Lévi(2),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir vos deux lettres des 15 et 19 ‘Hechvan, dans lesquelles vous me faites part de vos différentes réflexions, concernant votre installation, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, ou bien au Canada, chaque situation présentant des avantages et des inconvénients.

Vos lettres semblent indiquer qu’à vos yeux également, tout cela n’est pas encore clair. Vous ne savez pas si vous-même et les vôtres pourrez quitter l’endroit dans lequel vous vous trouvez actuellement(3) pour vous rendre en Terre Sainte ou bien au Canada. A mon sens, vous devez donc réunir trois personnes(4), de vos amis, parmi les ‘Hassidim âgés de l’endroit où vous résidez actuellement. Vous leur exposerez la situation telle qu’elle vous est connue à ce jour et Dieu leur suggérera l’idée juste, qu’ils vous communiqueront. Ceci sera le bien pour vous et pour les membres de votre famille, à la fois matériellement et spirituellement. Vous ferez ce qu’ils vous diront et vous connaîtrez la réussite. Avec ma bénédiction pour une installation aisée et convenable, à la fois de manière concrète et dans la dimension morale,

M. Schneerson,

Notes

(1) 1952. (2) Le Rav C.Z. Butman, qui n’est pas Lévi, ce terme ayant été rajouté ici par le Rabbi pour empêcher que l’on identifie le destinataire de la présente. Voir, à son sujet, la lettre n°7812. (3) Paris. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°6188 et 6643.

Lettre n°7928

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7928, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Kislev 5713,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chmouel Zanwel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du lundi de la Parchat ‘Hayé Sarah(2), dans laquelle vous me demandez une bénédiction, car vous souffrez d’insomnies et vous avez des terreurs nocturnes. Vous me demandez ce que j’en pense. A mon sens, vous devez oublier tout cela. Vous ferez vérifier vos Tefillin au plus vite, de même que vos Tsitsit et les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer que tout est conforme à la Hala’ha. De même, vous adopterez, sans en faire le vœu, la pratique qui a été instaurée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celle-ci consiste à lire des Tehilim, tous les matins, après la prière, selon leur répartition mensuelle. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous donnerez un franc à la Tsédaka. Et, vous vous assurerez qu’aucun jour ne s’écoule sans que vous ayez étudié au moins quelques versets du ‘Houmach de la Sidra de la semaine. Vous aurez aussi une étude de la Loi orale, selon ce qui vous plait. Et, j’espère que vous prendrez conseil auprès des ‘Hassidim de Loubavitch, qui vous donneront un bon conseil en la matière.

Vous devez aussi connaître par cœur quelques passages de la Torah, quelques Psaumes et des passages de la Michna. Lorsque vous sentez venir une angoisse ou bien une pensée qui n’est pas joyeuse, vous vous concentrerez sur le Psaume ou sur la Michna que vous avez appris. De la sorte, il est sûr que vous vous sentirez bien. Vous m’annoncerez de bonnes nouvelles, à ce propos,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Nussbaum. (2) Le 22 Mar ‘Hechvan.

Lettre n°7930

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7930, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Kislev 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Mena’hem Chmouel David

Ha Lévi(1), émissaire des sages(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 12 Kislev, de même que celle qui la précédait, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait. J’en ai donné lecture, pendant le jour lumineux de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, le 19 Kislev, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. A n’en pas douter, celui-ci invoquera une grande miséricorde pour tous ceux qui ont sollicité cette bénédiction, en tous leurs besoins. Je vous remercie beaucoup pour les nouvelles que vous me donnez de l’état de santé du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav C.Z. Bespalov. Depuis longtemps, je n’ai plus de nouvelles de lui. Votre lettre m’a quelque peu rassuré. Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours.

Vous vous emploierez sûrement à rechercher un appartement, dans un bon quartier, de la manière qui convient et Dieu vous accordera la réussite. Vous me dites aussi que, ce dimanche 26 Kislev, votre fils aura trois ans. Dieu fasse que vous l’éduquiez, avec votre épouse, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse et le calme, matériellement et spirituellement. Dieu fasse que la grossesse de votre épouse se passe bien, soit aisée et qu’elle enfante facilement. Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

N. B. : Je n’ai pas connaissance de coutumes particulières pour le jour de la coupe de cheveux(3). Je vous joins un extrait d’une lettre de mon beau-père, le Rabbi, à ce sujet :

“ La coupe de cheveux occupe une place importante, au sein des coutumes juives. Elle a pour but essentiel d’habituer l’enfant à garder les Péot de la tête. A partir du jour où on lui coupe les cheveux et on lui conserve les Péot, on s’efforce de lui faire porter un Talith Katan, de lui faire dire les bénédictions du matin, la bénédiction après le repas et le Chema Israël du coucher ”.

Que Dieu soit avec vous pour l’éduquer à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans l’opulence matérielle et le calme de l’esprit, matériellement et spirituellement.

Notes

(1) Le Rav M.C. D. Raytchik, de Los Angeles. Voir, à son sujet, la lettre n°7900. (2) Chargé de collecter des fonds pour les institutions. (3) La première coupe de cheveux, à l’âge de trois ans.

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