Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°7824
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7824, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar Chéni 5708,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Z(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu, en leur temps, mes lettres des 23 Adar(2) et 11 Adar Chéni, avec le fascicule de Pourim. Vous trouverez ci-joint celui du 2 Nissan(3). Vous voudrez bien me confirmer les avoir reçus et vous m’indiquerez de quelle manière vous les avez mis à la disposition du plus grand nombre. On sait, en effet, ce que dit le Zohar, tome 1, à la page 106a, à propos de la supériorité d’Avraham, par rapport à Noa’h, parce qu’il pria pour sa génération(4). Que l’on médite donc à cela ! Notre père Avraham, puisse-t-il reposer en paix, une âme d’Atsilout, consacra son temps à prier pour les habitants de Sodome et Gomorrhe, lesquels, bien plus encore, s’opposaient à sa bonté et à son hospitalité ! Combien plus doit-il donc en être ainsi pour les âmes du niveau du talon, en notre génération, descendants d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov. Il est sûrement inutile d’en dire plus. En vous souhaitant tout le bien,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Taubel. Voir, à son sujet, la lettre n°1348. (2) Richon. (3) Date de l’anniversaire du Rabbi Rachab, père du Rabbi Rayats. (4) A la différence de Noa’h qui s’enferma dans l’arche sans intercéder pour sa génération.
Lettre n°7825
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7825, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Adar Chéni 5708,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav M.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai évoqué avec le Rav D.L. Kremer la grande importance d’obtenir un visa pour le ‘Hassid, Rav Klugant(2). Il m’a répondu qu’il interviendrait à la condition que vous-même apportiez votre participation en donnant de votre temps et de votre empressement. Je lui ai demandé de vous en parler, en mon nom. Pour insister, je souligne donc encore une fois la nécessité de faire vite. A n’en pas douter, vous ferez tout pour que cela avance. Je vous joins le fascicule du 2 Nissan(3), que vous mettrez à la disposition du plus grand nombre. En saluant tous les vôtres et en vous souhaitant tout le bien,
Notes
(1) Le Rav Mena’hem Zeev Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°7774. (2) Le Rav Issar Klugant. Voir, à son sujet, la lettre n°7807. (3) Date de l’anniversaire du Rabbi Rachab, père du Rabbi Rayats.
Lettre n°7826
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7826, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Iyar 5708,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav M.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre :
A) Vous avez sûrement reçu, en son temps, le fascicule publié pour la fête de Pessa’h. De même, monsieur Feyglin, en arrivant, vous a sûrement transmis la Matsa Chemoura, dans laquelle il y avait un peu de chacune des trois Matsot qui se trouvaient sur le plateau de mon beau-père, le Rabbi Chlita.
B) Je vous remercie pour le livre Tav Ha ‘Haïm. J’ai montré à mon beau-père, le Rabbi Chlita, ce qui y est relaté à propos des Tefillin de l’Admour Hazaken(2). Il m’a répondu qu’il n’avait jamais entendu ce récit. En revanche, il savait que, pour une certaine raison, Rabbi Na’houm, le fils de l’Admour Haémtsahi, avait donné au Tséma’h Tsédek les Tefillin de Chimoucha Rabba de l’Admour Hazaken.
C) Lorsque vous aurez des nouvelles du ‘Hassid, Rav Klugant(3), vous voudrez bien me les communiquer.
D) Que signifie l’expression : “ Que celui qui brise les barrières soit mordu par un serpent ” ? S’agit-il à la fois du serpent originel et d’un simple serpent, au sens littéral ? Cette affirmation figure dans les discours ‘hassidiques de 5634(4). Je n’en dispose pas actuellement et je ne peux donc pas les consulter. Toutefois, au sens simple, le serpent, au sens littéral, fait ici allusion à sa morsure ou, en tout état de cause, à une punition physique, comme le dit le traité Chabbat 110a. Ainsi, dans le verset Yochoua 6, 26, Yochoua dit : “ par son aîné, s’il la fonde ”(5), mais ceci s’ajoute à la punition qui est déjà établie par ailleurs, c’est-à-dire, en l’occurrence, au fait que celui qui brise les barrières est mordu par un serpent. C’est pour cette raison que ‘Hyel est mort précisément par la morsure d’un serpent, comme le disent nos Sages, cités par le Yalkout Chimeoni sur Mela’him 1, au chapitre 18.
E) Je vous remercie pour les récits que vous rapportez dans votre lettre. A certains moments, le Rabbi Rachab lisait effectivement le Chir Hachirim, le vendredi soir. Il semble, néanmoins, qu’il n’ait pas révélé quand il le faisait.
On ne bat pas sa coulpe, en disant les mots Sela’h Lanou(6), dans chaque prière qui n’est pas suivie par le Ta’hanoun, ce qui veut dire qu’on ne le fait jamais à Arvit, tout au long de l’année. Les trois récits relatifs à l’Admour Hazaken ne sont pas connus et deux d’entre eux sont particulièrement surprenants.
F) Je vous serais obligé de me procurer le livre Iguéret Ha Kodech du Rav Y.Diskin(7), que vous mentionnez. Si c’est nécessaire, je le restituerai par la suite.
G) Je vous joins le fascicule de Lag Baomer, qui vient de paraître. A n’en pas douter, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre. En saluant tous les vôtres,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Mena’hem Zeev Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°7774. (2) Au paragraphe 30, à la page 48a. Voir le recueil Yagdil Torah, édition de New York, fascicule n°22, à la page 106. (3) Voir la lettre précédente. Voir, à son sujet, la lettre n°7807. (4) Du Rabbi Maharach. Dans le Séfer Torat Chmouel 5634, à la page 139, il est dit : “ Ceci s’applique à l’homme qui brise les barrières qui ont été dressées par nos Sages afin que l’on ne transgresse pas les Interdictions de la Torah. Cet homme sera mordu par le serpent originel, mais aussi par un serpent, au sens littéral ”. (5) Celui qui reconstruira la ville de Jéricho sera puni par la mort de son aîné. (6) Dans la Amida. (7) Il s’agit vraisemblablement du Michnat Yoël, du Rav Yoël Diskin.
Lettre n°7827
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7827, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Iyar 5708,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.H.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 28 Nissan. Si le fascicule de Pessa’h n’a pas été envoyé à votre nom, c’est vraisemblablement parce que vous n’avez pas accusé réception des précédents. De ce fait, on a pu se demander si cette adresse était la bonne. Je vous joins donc le fascicule de Lag Baomer. A n’en pas douter, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre. Vous me direz ce qui a été organisé, en la matière et ceci procurera de la satisfaction à mon beau-père, le Rabbi Chlita.
Le problème de Shifrin est-il résolu ? J’ai appris dernièrement qu’il a passé plusieurs années à Loubavitch ou bien, en tout état de cause, qu’il s’y est rendu. Il serait particulièrement judicieux qu’il rédige(2) ce qu’il se rappelle clairement des saintes causeries ne figurant pas dans le Torat Chalom et qu’il les envoie ici. En effet, j’ai bon espoir qu’à terme, on publiera enfin les additifs au Torat Chalom(3). De la sorte, il conférera un mérite au plus grand nombre. S’agissant des lettres du Séfer Torah(4), vous informerez le comité qui en est chargé, après avoir organisé une réunion. En saluant tous les vôtres,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, de Paris, qui fut, par la suite, le guide spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°7816. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°373, 7829 et 7831. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°262. (4) Ecrit pour aller à la rencontre du Machia’h. Voir, à ce sujet, les lettres n°355 et 7777.
Lettre n°7828
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7828, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Iyar 5708,
Brooklyn,
A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu, ancien
élève de la Yechiva, le Rav Y.Chitrik(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 23 Iyar(2). Vous n’expliquez pas pourquoi votre influence sur les élèves se
trouverait réduite, si vous preniez part à l’éducation des jeunes qui sont confiés à l’Agouda. A mon humble avis, c’est le contraire qui sera vrai.
A mon sens, il est clair que vous ne devez pas négliger l’enseignement que vous délivrez à ceux qui appartiennent à des cercles éloignés de la Torah et des Mitsvot. Il n’est pas de mots pour expliquer l’importance de séparer le grain de l’ivraie. Pour autant, la transformation d’une éducation moyenne en bonne ou d’une bonne en meilleure est tout aussi fondamentale, d’autant qu’à terme, vous leur enseignerez également le Tanya, des causeries et des discours ‘hassidiques. Il est inutile d’en dire plus. Je vous joins le fascicule de Lag Baomer. A n’en pas douter, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre. En vous souhaitant tout le bien,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yehouda Chitrik. Voir, à son sujet, la lettre n°1419. (2) Peut-être y a-t-il ici une confusion sur la date, celle de cette lettre lui étant antérieure.
Lettre n°7829
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7829, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Sivan 5708,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav C.H.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre. S’agissant du Rav B.G.(2), il convient de prévenir son secrétaire. De la sorte, cette démarche sera suivie d’effet. Je vous joins le fascicule de la fête de Chavouot. A n’en pas douter, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre. Je conclus en vous souhaitant de recevoir la Torah avec joie et en saluant tous les vôtres,
M. Schneerson,
S’agissant de ma proposition de dresser une liste des causeries, il n’y a pas eu de réponse, pour l’heure(3).
Notes
(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, de Paris, qui fut, par la suite, le guide spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°7816. (2) Le Rav Binyamin Gorodetski. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7827.
Lettre n°7830
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7830, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Sivan 5708,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav N.N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu les Shekalim du Rav B.G.(2). En revanche, je n’ai pas reçu la lettre du 23 Iyar, dont vous faites mention. Les dernières que j’ai reçues sont celles des 10 et 28 Iyar. Je vous joins le fascicule de la fête de Chavouot, des même qu’une lettre adressée à tous, avec sa traduction en yiddish. Il est une Mitsva de la diffuser largement et peut-être même de faire paraître sa traduction dans un périodique. Bien entendu, nous prendrons en charge les frais qui en résulteront, s’ils sont équitables. Le Hayom Yom vous a été adressé par ailleurs, conformément à votre requête.
Je viens de recevoir votre lettre, transmise par le Rav D.(3). Neuf cents sont pour les frais d’impression, soit huit cent cinquante provenant des jeunes gens et cinquante du Maamad. Ici, j’ai transmis, en échange, cinquante au Maamad. Mais, vous pourrez lui donner encore mille. En effet, je m’en porte garant. En vous souhaitant de recevoir la Torah avec joie, vous-même et tous ceux qui vous entourent,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov. Voir, à son sujet, la lettre n°7809. (2) Le Rav Binyamin Gorodetski, directeur du bureau d’aide aux réfugiés, à Paris. (3) Le Rav David Bravman, responsable des publications.
Lettre n°7831
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7831, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tamouz 5708,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav C.H.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais suite à ma lettre du 9 Tamouz(2). Entre-temps, j’ai reçu la vôtre, dans laquelle vous me dites que vous n’avez pas connaissance de récits et de causeries(3). C’est pour cela que vous ne me les communiquez pas. Si cela est vrai, c’est encore plus surprenant que si vous en connaissiez, mais ne les rédigiez pas. Néanmoins, que puis-je faire ? La source d’un Juif est l’Essence de Dieu. Il possède donc, à proprement parler, le libre-arbitre, comme le dit le Likouteï Torah, au troisième chapitre du commentaire sur le discours intitulé : “ Il souleva ”. Je vous joins des lettres qui m’ont été communiquées hier. En vous souhaitant tout le bien,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, de Paris, qui fut, par la suite, le guide spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod. Voir la lettre n°7816. (2) Il s’agit de la lettre n°373, qui est datée de ce même jour. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°7827 et 7829.
Lettre n°7832
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7832, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tamouz 5708,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav L.Kremer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Cette personne devait venir ici pour la fête de la libération(2), mais il semble qu’un changement soit intervenu. Conformément à votre proposition, les dernières publications lui ont été adressées, avec une lettre de demande. Or, il n’y a pas eu de réaction de sa part, pas de réponse. Pourtant, l’imprimeur se fait très pressant et la situation est particulièrement difficile. J’espère que vous ferez tous les efforts possibles, en la matière. De la sorte, vous connaîtrez la réussite, de manière concrète.
Le ‘Hassid Rav Klugant(3) m’adresse une pluie de lettres afin de savoir ce qu’il en est, pour ce qui le concerne. Dès qu’il y aura des nouvelles, vous me les communiquerez aussitôt, à n’en pas douter. Je vous joins des lettres qui ont été données pour la fête de la libération. Vous voudrez bien les diffuser parmi les élèves de la Yechiva et me faire savoir ce qui a été fait, en la matière. Selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi Chlita, il convient de prendre tout cela sérieusement(4). Je salue tout votre groupe et je vous souhaite tout le bien,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Aryé Leïb Kremer, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°7807. (2) Du précédent Rabbi, le 12 Tamouz. (3) Voir, à son sujet, la lettre n°7807. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3250.
Lettre n°7833
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7833, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mena’hem Av 5708,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav A.E.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, concernant l’impression d’un fascicule pour l’élévation de l’âme du Rav G.Raud, que son souvenir soit une bénédiction. Je n’ai pas répondu jusqu’à maintenant car, jusqu’à maintenant, je ne disposais d’aucun fascicule à imprimer. A l’heure actuelle, sont sous presse les résumés et les notes du Tséma’h Tsédek sur le Tanya, avec, à titre d’additifs, les notes du Rabbi(2) sur quelques chapitres du Tanya, qui font cinq pages et une lettre de mon beau-père, le Rabbi Chlita, sur le Tanya. Ce livre aura le format du petit Tanya et il comptera environ cent soixante-dix pages. Je ne sais pas combien coûtera exactement l’impression, mais cela est sans aucune commune mesure avec ce qui a été laissé, à cet effet, dans l’héritage.
L’alternative est donc la suivante. Ou bien l’on attend la parution de ce fascicule, qui, à mon humble avis, sera prêt au plus tard pour Tichri ou ‘Hechvan et tous les exemplaires seront alors édités à son nom, ou bien l’on en publie uniquement quelques exemplaires, en fonction de la somme qu’il a laissé à cet effet, soit trois cents ou quatre cents, selon mon évaluation et le reste sera publié au nom d’un autre donateur. Vous voudrez bien me faire connaître votre décision, en la matière, au cours de la semaine prochaine, c’est-à-dire avant la fin de l’impression de ces résumés.
Dans la dédicace que vous proposez, vous notez également l’adresse des donateurs. Il est certain que par cette mention, on multipliera, comme le veut l’usage en Amérique, le nombre de personnes qui lui demanderont de l’aide. Je voulais simplement vous le signaler. Par ailleurs, le ‘Hassid, Rav M.Ha Cohen Dubinski(3) a déjà présenté son dossier au consul.
Pour conclure par une idée de la Torah, j’ai eu l’occasion, du fait d’une lettre qui m’a été adressée, de consulter le chapitre d’Iguéret Ha Kodech qui commence par : “ David les appelle des Cantiques ”. Or, il y est dit, à la page 160b, que : “ la dimension profonde de la Torah est totalement unifiée à la Lumière de Dieu, par rapport à laquelle tous les mondes sont comme insignifiants. En outre, l’oubli n’y a pas de sens, puisque tout est insignifiant ”. Tel est le contenu de ce passage, alors que l’inverse semblerait plus logique. En effet, on aurait dû dire “ insignifiants ” pour la Lumière de Dieu et “ comme insignifiants ” à propos de la Torah et l’on peut donc s’interroger, à ce sujet(4). En vous souhaitant tout le bien,
Rav Mena’hem Schneerson,
Il est désormais possible de publier la causerie de cette fête de Pessa’h(5). Celle-ci paraîtra, néanmoins, en petit format, comme celle de Pourim 5701(6) ou du 10 Kislev 5707(7). Elle comptera environ 25 à 30 pages. Je me demande si la famille du Rav G.(8) serait satisfaite par un tel fascicule.
Notes
(1) Le Rav Avraham Elyahou Axelrod. Voir, à son sujet, la lettre n°7804. (2) Le Rabbi Rachab. (3) Le Rav Moché Dubinski. Voir, à son sujet, les lettres n°513 et 7835. (4) Le Rabbi pose cette question également dans ses “ notes et corrections sur le Tanya ”. (5) Concrètement, celle-ci ne fut pas publiée, à l’époque. (6) 1941. (7) 1946. (8) Le Rav G.Raud. Voir le début de cette lettre.
Lettre n°7834
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7834, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Mena’hem Av 5708,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Y.Hecht(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu hier votre seconde lettre. Dieu merci, vous allez bien, de même que tous les vôtres. A plusieurs reprises, pendant le cours de votre voyage, mon beau-père, le Rabbi Chlita, m’a parlé de vous. Il m’a dit que, dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement(2), vous encouragez sûrement la crainte de Dieu et vous la diffusez. Et, il a demandé que l’on vous écrive, à ce sujet.
Je vous remercie pour l’information que vous m’avez communiquée, concernant monsieur Horowitz, à propos de l’édition du récit de Boustenaï. Quand celui-ci reviendra à la ville, tout cela sera sûrement fixé, mais, à mon sens, il convient de se hâter, dans toute la mesure du possible, pour différentes raisons. Le Rav C.A. Popack(3) m’a transmis quelques questions qui ont été posées par monsieur Horowitz et je vous joins la réponse que je lui ai faite. Vous voudrez bien m’en rendre la copie, après en avoir pris connaissance. Je conclus en vous souhaitant de guérir, physiquement et moralement, avec les membres de votre famille. En outre, vous me donnerez de bonnes nouvelles, dans tous les domaines,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yaakov Yehouda Hecht. Voir, à son sujet, la lettre n°7477. (2) Dans une colonie de vacances. (3) Le Rav Chmouel Aïzik Popack.
Lettre n°7835
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7835, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Elloul 5708,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav N.Nemanov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre :
A) Vous avez sûrement déjà reçu du Rav B.G.(2) deux grandes Mezouzot(3) qui sont destinées aux publications du Rav D.(4). Et, j’attends de votre part de bonnes nouvelles de l’usage que l’on en a fait.
B) Votre lettre du 15 Mena’hem Av m’est parvenue avec un peu de retard. Je vous remercie pour les nouvelles que vous me communiquez, concernant le Tanya qui se trouve chez le Rav M.Dubinski(5).
C) Je vous joins le fascicule du 18 Elloul qui vient de paraître. A n’en pas douter, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre.
D) Je m’efforcerai de vous envoyer, pour votre propre usage, des exemplaires des discours ‘hassidiques qui paraissent aux Etats-Unis. Ceux-ci sont reproduits par miméographe. En effet, il semble qu’un délais s’écoulera avant qu’ils soient imprimés.
Je conclus en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année, de même que les vôtres et tous ceux qui vous entourent. J’attends, de votre part, de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov. Voir, à son sujet, la lettre n°7809. (2) Le Rav Binyamin Gorodetski. (3) Deux billets de cent dollars. (4) Le Rav David Bravman, responsable des publications. Voir, à son sujet, la lettre n°7817. (5) Le Rav Moché Dubinski. Voir, à son sujet, les lettres n°513 et 7833.
Lettre n°7836
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7836, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Elloul 5708,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav C.H.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 6 Elloul :
A) J’ai appris avec satisfaction que vous avez déjà commencé, d’une manière concrète, à assumer votre mission sacrée, en tant qu’émissaire des Sages(2). Et, l’on sait l’usage qu’il convient d’adopter, en la matière, comme c’est le cas en tous les domaines de la sainteté, c’est-à-dire chaque fois qu’il y a un effort de la part des hommes, qui suscite un effet équivalent, là-haut, “ mesure pour mesure ”. Cet usage veut que chaque jour apporte un ajout, une élévation, par rapport à la veille, à la révélation précédente, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, au chapitre 14. Et, s’il en a été ainsi de tout temps, combien plus est-ce le cas pour cette génération du talon du Machia’h. Le traité Sotta 49b dit(3), en effet, que : “ il n’est pas de jour dont la malédiction ne dépasse celle de la veille ” et ceci doit être transformé en un bien visible et tangible.
B) Pour ce qui est de la façon de rapprocher ceux qui fréquentent la synagogue, il est clair que la nature et la qualité de la communauté, à Paris, ont actuellement évolué, par rapport à ce qu’elles étaient quand j’y résidais moi-même. Cette transformation est la conséquence du changement d’époque et il est donc impossible d’émettre un avis d’ici. Néanmoins, le nom de Loubavitch et celui de son chef, auquel Dieu accordera longue vie, y sont bien connus. En outre, les ‘Hassidim connaissent la personnalité des dirigeants de cette synagogue, de chacun d’entre eux en particulier. Vous trouverez donc sur place le moyen de vous adresser à chacun, à condition de mettre l’amertume de côté, de continuer à agir, d’être actif, au sens le plus simple.
C) S’agissant du don du Maamad(4) dans votre ville, pour le compte d’une représentation locale du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, les conditions, à l’heure actuelle, ne le permettent pas.
D) Je vous joins le fascicule du 18 Elloul, qui vient de paraître. A n’en pas douter, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre.
Je conclus en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année, de même que tous les vôtres et tous vos disciples. En outre, je vous souhaite le succès en votre mission sacrée. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, de Paris, qui fut, par la suite, le guide spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°7816. (2) Chargé de collecter des fonds pour la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch. (3) De cette génération du talon du Machia’h. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°7809, 7812, 7814 et 7830.
Lettre n°7837
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7837, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Elloul 5708]
Je(1) suis satisfait, à tout moment(2), lorsque je peux apporter une réponse sur des idées de la Torah, en fonction de ce que je peux avancer, à mon humble avis. Vous pouvez donc continuer à m’interroger, à l’avenir et je vous répondrai, bien entendu si j’en ai la possibilité.
Le commentaire de Rachi sur le début de la Parchat Ekev(3) est basé sur le Midrash Tan’houma, à cette référence. Il y a aussi, en particulier, le Yalkout Chimeoni, au début de la Parchat Ekev, le Tehilim 49, 6 et le Midrash Tehilim, au paragraphe 758. Et, il n’y a là aucune contradiction, seulement une évidence, puisqu’il est précisé : “ David dit : Maître du monde, je ne crains pas les Mitsvot importantes de la Torah, précisément parce qu’elles sont importantes. En revanche, je crains celles qui sont légères, car peut-être les ai-je transgressées du fait de cette légèreté. Or, Tu as enseigné : ‘Sois scrupuleux pour une Mitsva légère comme pour une Mitsva importante’. Et, c’est pour cela qu’il est dit : ‘Et, ce sera si vous écoutez’. ‘Comme Ta bonté est grande’ (Tehilim 32) ! Telle est la récompense des Mitsvot légères ”.
Seconde question : A) Vous pensez, semble-t-il, que les Sages n’ont pas reconnu toute la valeur de Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï(4). Or, ce n’est nullement le cas et deux ou trois citations suffiront pour l’établir.
1. Le traité Sofrim, au chapitre 16, fait référence à ses connaissances de la Torah et des sciences en ces termes : “ Si tous les cieux étaient des tentures, tous les arbres des plumes et toutes les mers de l’encre, cela ne suffirait pas pour décrire la sagesse qu’il reçut de ses maîtres ”.
2. La fin du traité Sotta traite de sa relation avec les considérations du monde et celles de l’état, de la manière suivante : “ Depuis la mort de Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï, l’éclat de la sagesse a disparu ” et le Maharcha précise : “ la sagesse du monde ”.
3. Le Sifri, à la fin de la Parchat Bera’ha, le décrit en temps que chef d’Israël et dit : “ Moché passa quarante ans en Egypte, quarante ans à Midyan et il dirigea Israël pendant quarante ans. Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï fit du commerce pendant quarante ans, servit les Sages pendant quarante ans et il dirigea Israël pendant quarante ans ”.
B) Si l’on considère la suite des événements, à l’époque de la destruction du Temple, la situation politique, l’état d’esprit des Romains, y avait-il alors un espoir de paix ? Comment pouvons-nous, mille huit cents ans plus tard, en l’absence quasi totale de documents fiables sur cette période, hormis le Talmud, formuler un avis qui s’écarterait, fut-ce même sur un seul point, d’ordre secondaire, de celui des personnes ayant vécu en cette génération ou bien au siècle(5) suivant ?
Bien plus, ceci serait vrai également si cette analyse figurait dans un simple ouvrage historique, mais, en l’occurrence, elle a été introduite dans le Talmud et, par un effet de la divine Providence, elle est ainsi devenue une partie de la Loi orale. Sa sainteté est donc la même que celle de toute la Loi orale et l’on n’a pas le droit de se demander si elle est vraie. On ne peut que s’efforcer de la saisir et de la comprendre à notre tour.
C) Une preuve tranchée du fait que Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï n’a pas considéré la destruction du Temple comme un fait inéluctable et qu’il s’est efforcé de l’empêcher, de sauver le Temple peut être trouvée dans le fait qu’avant même de se rendre auprès de Vespasien, il intervint auprès des dirigeants de Jérusalem, à l’époque, pour les convaincre de faire la paix avec les Romains. Par la suite, voyant qu’il n’y parvenait pas, il entreprit une démarche auprès de Vespasien, “ afin d’obtenir un salut partiel ”, selon sa propre expression.
D) Mais, il est un autre point que vous écrivez contre lequel j’entends protester et vous voudrez bien m’en excuser : vous dites que si ce que vous avancez, selon votre humble avis, ne convient pas, je dois vous signifier la nécessité de retourner à vos affaires et de ne plus vous préoccuper de ces explications de la Torah. Or, je ne peux pas accepter une telle affirmation ! Réfléchissez donc ! Votre âme, qui est la partie essentielle de votre personnalité juive, a étudié la Torah pendant plusieurs milliers d’années. Et, à l’issue de sa vie dans ce monde physique, cette âme se consacrera encore à la Torah. Elle approfondira sa sagesse qui n’a pas de fin, pour l’éternité. Néanmoins, entre-temps, pendant quelques dizaines d’années, le Saint béni soit-Il lui donne la possibilité d’exercer une activité commerciale. Comment est-il possible de considérer celle-ci comme essentielle et l’étude de la Torah comme accessoire ?
Chacun d’entre nous doit donc étudier la Torah scrupuleusement, conformément à la vérité, comme nos Sages nous l’ont enseignée. Je vous souhaite tout le bien et je serai disposé, encore à l’avenir, à clarifier ce qui est difficile à comprendre pour des personnes comme nous.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Binyamin M. Horowitz et elle est rédigée à même sa propre lettre, qui est datée du 6 septembre 1948, soit le 2 Elloul 5708, vraisemblablement pour que le secrétaire du Rabbi la traduise en anglais et qu’il puisse la signer par la suite. Il s’agit d’une réponse à des remarques formulées par le Rav Horowitz à propos de l’édition américaine des “ Conversations avec les jeunes ”, de Mena’hem Av 5708.
(2) Le Rav Horowitz s’excusait de prendre le temps précieux du Rabbi. (3) Ceci est la référence de ce qu’expliquent les conversations avec les jeunes, à la page 4, à propos du verset : “ Et, ce sera si vous écoutez ”. Il y est précisé, en effet, qu’une récompense spécifique est accordée pour la pratique des “ Mitsvot légères que l’homme foule au talon ”, ce qui ne vas pas dans le sens de la Michna, au traité Avot, chapitre 2, Michna 1, affirmant : “ Sois scrupuleux pour une Mitsva légère comme pour celle qui est importante, car tu ne connais pas la récompense des Mitsvot ”. (4) Les mêmes conversations avec les jeunes, à la page 7, rapportaient le récit du traité Guittin 56b, selon lequel Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï demanda : “ Donne-moi Yavné et ses Sages ”, pactisant ainsi avec les Romains, bien que ceux-ci aient été les destructeurs du Temple, dans le but de préserver au moins une partie des institutions juives. Le Rav Horowitz s’étonnait du commentaire que fait la Guemara, à son propos : “ Il fit reculer les Sages et il rendit sot leur avis ”, alors que Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï considérait la destruction du Temple comme inéluctable et qu’il voulait uniquement sauver Yavné et ses Sages. (5) En anglais dans le texte, “ century ”, le reste de la lettre étant en Hébreu.
Lettre n°7838
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7838, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 ‘Hechvan 5709(1),
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav N.Nemanov(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 26 Tichri et de la veille de Yom Kippour, qui m’est parvenue hier, car elle n’a pas été expédiée par avion :
A) Je vous joins le discours ‘hassidique du 13 Tichri et une lettre, qui est adressée à tous par le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h. La causerie du repas de Sim’hat Torah a déjà été envoyée au bureau(3), afin qu’elle soit recopiée et transmise aux différentes implantations des ‘Hassidim, de même qu’aux élèves de la Yechiva.
B) Vous ajouterez ce que vous pourrez à la Mezouza(4) qui est en votre possession. Ceci fait également partie de ma responsabilité. Avant tout, il faut inviter le Rav Bravman(5) à l’empressement et le faire à de multiples reprises. Celui-ci ne doit plus accumuler du retard. Il doit enfin éditer ces ouvrages et les envoyer. Je vous remercie pour votre intervention, en la matière. En saluant tous ceux qui sont auprès de vous,
M. Schneerson,
Notes
(1) 1948. (2) Le Rav Nissan Nemanov, alors en Allemagne. Voir, à son sujet, la lettre n°7809. (3) D’aide aux réfugiés, à Paris, dirigé par le Rav Binyamin Gorodetski. (4) Un billet de cent dollars, destiné à l’édition des livres. (5) Le Rav David Bravman, responsable des publications. Voir, à son sujet, la lettre n°7817.
Lettre n°7839
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7839, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 ‘Hechvan 5709.
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav C.H.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Mar ‘Hechvan :
A) Je vous joins le discours ‘hassidique du 13 Tichri afin de le mettre à la disposition du plus grand nombre, de même qu’une lettre, qui est adressée à tous par le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h(2).
B) J’ai bien reçu, en leur temps, les demandes de bénédiction de la fin du mois d’Elloul, pour vous-même et pour les membres de votre famille.
C) Les reçus, selon la liste du 27 Elloul, vous ont déjà été adressés(3).
D) Une lettre de bénédiction de mon beau-père, le Rabbi Chlita, a été envoyée à tous ceux(4) dont l’adresse est connue. Si ces courriers ne sont pas parvenus à destination, c’est sans doute parce qu’ils se sont égarées. En saluant tous ceux qui sont auprès de vous,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, alors à Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°7816. (2) Voir la lettre précédente. (3) Le Rav Kasselman devait, en effet, collecter des contributions au financement de la Yechiva. Voir, la lettre n°7836. (4) Parmi ces donateurs.
Lettre n°7840
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7840, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5709(1),
A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav D.(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 12 Kislev et je fais réponse à vos questions(3) :
A) Je réitère ma requête et vous demande de bien vouloir répondre, point par point, à mes questions, afin qu’il ne me soit pas nécessaire de les répéter.
B) S’agissant des Pisskeï Dinim(4), j’ai consulté mon beau-père, le Rabbi Chlita, qui m’a dit qu’ils doivent être imprimés là où vous vous trouvez, en deux volumes, sur le meilleur papier possible et au plus vite. Vous trouverez d’autres instructions, à ce propos, dans ma lettre du 9 Sivan 5708(5). Bien entendu, la publication de cet ouvrage s’ajoute à celle de tous les autres, qui vous ont été confiés par ailleurs.
C) A maintes reprises, j’ai attiré votre attention sur la possibilité d’envoyer ces livres par des voyageurs, ce qui peut se faire sans aucune difficulté. Bien plus, des réfugiés parviennent maintenant, en permanence, à New York, arrivant des différents camps(6). Par ailleurs, ces envois peuvent aussi être effectués par l’intermédiaire de ceux qui se rendent en France. De là, leur expédition jusqu’ici pourra être organisée par les ‘Hassidim. Ainsi, arriveront prochainement ici, en provenance de Paris, nos amis le Rav Chlomo Palmer et le Rav Chnéor Zalman Gurary. Néanmoins, pour que ces livres ne se perdent pas à Paris, vous voudrez bien les envoyer à l’adresse du grand Rav et ‘Hassid, le Rav Nissan Nemanov et lui demander d’en organiser l’envoi en fonction des instructions qui lui ont été signifiées.
D) S’agissant de votre proposition de mettre au point, avec le concours du Rav Kalmanovitch, un autre mode d’expédition, nous avons pu établir que les coûts qui en résulteraient écartent d’emblée une telle éventualité.
E) Pour ce qui est des moyens, ceux-ci sont prêts et disponibles. La difficulté essentielle réside dans leur transfert. J’ai déjà conseillé l’empressement, à maintes reprises, au Rav N.Nemanov et au Rav B.G.(7). J’espère qu’ils détermineront l’organisation qui convient.
F) Les colis qui sont envoyés par la poste seront adressés au Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, au Ma’hané Israël et aux éditions Kehot, de sorte que la poste, ici, n’estime pas le contenu de chaque envoi à plus de cent dollars. Si c’est le cas, en effet, il faudrait fournir d’autres documents.
G) A ce jour, je n’ai pas encore reçu le Likouteï Torah. Je ne comprends pas pourquoi les colis de Likouteï Torah et de Torah Or n’arrivent pas à la poste. Il sera sans doute possible, de temps à autre, d’en envoyer quelques exemplaires.
H) Légalement, les livres envoyés ici qui sont imprimés dans une autre langue que l’anglais, par exemple en Hébreu ou en Yiddish, sont exemptés de taxes. Je ne comprends donc pas quelle est la difficulté douanière à laquelle vous faites allusion dans votre lettre.
I) S’agissant de la vente d’une partie du Choul’han Arou’h, il n’y a pas lieu de le brader, car il faudrait alors vendre l’autre partie au même prix. En revanche, s’il est possible d’en vendre la totalité, à l’exception de cinquante ou cent séries qui nous seront réservées et, en tout état de cause, pas pour moins d’un Shekel et demi, il serait bon de le faire.
J) Je vous engage encore une fois à répondre à ma lettre, à me dire ce qui a déjà été envoyé et ce qui le sera par la suite. Et, vous aurez, en particulier, recours aux voyageurs, comme je le disais au paragraphe C.
K) La causerie du 19 Kislev vous sera expédiée ces prochains jours et il en sera sans doute de même pour celle du 24 Tévet. Je conclus en vous demandant instamment de recevoir bientôt une réponse détaillée et en exprimant mon espoir qu’il en sera bien ainsi,
M. Schneerson,
La poste nous a fait savoir qu’elle a reçu cent quatre-vingt-treize colis. Bien que ceux-ci soient exempts de taxes, la loi précise que, si la valeur d’un envoi dépasse cent dollars, une facture de l’expéditeur est nécessaire, de même qu’une facture consulaire, qui doit donc être certifiée par le consul américain. S’agissant de la facture de l’expéditeur, nous l’avons fait établir ici et nous vous en joignons une copie. Pour la seconde, nous avons déposé une certaine somme. S’il n’en résulte pas une confusion et des difficultés, vous vous procurerez donc une facture consulaire pour ces cent quatre-vingt-treize colis. En revanche, si cela entraîne un tracas, mieux vaut perdre le dépôt que nous avons donné ici. A l’avenir, tout envoi qui sera fait au Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, au Ma’hané ou aux éditions Kehot ne devra plus être aussi important, en une seule fois, de sorte qu’ici, il ne soit pas évalué à plus de cent dollars. De la sorte, l’établissement de ces documents ne sera plus nécessaire.
Notes
(1) 1949. (2) Le Rav David Bravman, responsable des publications, en Allemagne. Voir, à son sujet, les lettre n°5689 et 7962. (3) Relatives à la publication des livres. Voir, à ce propos, la lettre n°7817. (4) Décisions hala’hiques du Tséma’h Tsédek. (5) 1948. Il s’agit de la lettre n°369. (6) De réfugiés, ouverts après la guerre, en Allemagne. (7) Rav Binyamin Gorodetski.
Lettre n°7841
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7841, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Chouchan Pourim 5709,
Au Rav, distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav M.P. Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Ce jour est celui du “ début de la tonsure ”(2) de votre fils(3). Je formule donc le vœu que s’accomplissent pleinement toutes les bénédictions accordées par mon beau-père, le Rabbi Chlita. Vous et votre épouse(4) éduquerez votre fils à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Très bientôt et de nos jours, en ce que nous percevons comme proche, les dons au Cohen(4) seront rétablis de la manière qui convient, avec la reconstruction du Temple, à laquelle nos yeux assisteront.
Vous transmettrez mes salutations à votre beau-père, le ‘Hassid, Rav D.Ha Lévi(6). De fait, commentant le verset : “ Les Cohanim, les Léviim ”, le Ari Zal précise que ceux qui sont actuellement Léviim deviendront Cohanim, dans le monde futur, lorsque “ le monde connaîtra l’élévation ”, comme l’explique le chapitre 50 du Tanya. En saluant tous les vôtres,
Rav Mena’hem Schneerson,
Je vous joins une copie de ce qu’a écrit mon beau-père, le Rabbi Chlita, à un ancien élève de la Yechiva, concernant la coupe de cheveux de son fils.
Notes
(1) Le Rav Moché Pin’has Kats. Voir, à son sujet, la lettre n°7765. (2) La première coupe de cheveux, par analogie à la Mitsva relative aux agneaux, dont le produit était offert au Cohen. (3) Le Rav Yé’hezkel Zeev Kats. (4) Textuellement “ votre maison ”. (5) Le destinataire de cette lettre est un Cohen. (6) Le Rav David Shtockhammer.
Lettre n°7842
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7842, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Nissan 5709]
Les(1)’Hassidim consomment effectivement de la graisse, à Pessa’h. Le Rabbi Chlita(2) écarte le projet de votre immigration à Lawut(3). Ayez une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et transmettez mes salutations à tous.
Schneerson,
Notes
(1) Ceci est un télégramme adressé au Rav Isser Klugbant, proche parent du Rabbi. Voir, à son sujet, la lettre n°6234. (2) Le Rabbi Rayats. (3) C’est-à-dire au Canada, avec les visas établis pour la famille Lawut, les cousins du Rav Klugbant. Voir, à ce propos, la lettre n°7807. A la suite de cette réponse, le Rav Klugbant se rendit en Australie. Voir, à ce propos, la lettre n°496.
Lettre n°7843
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7843, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Iyar 5709,
12 mai 1949,
Attestation(1)
Ceci est pour certifier que le Rav Yossef Krinski, demeurant 31 Binkel street, à Boston, Massachusetts, est habilité à recevoir en notre nom les livres qui ont été envoyés au Rav Schneerson et au Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h par le Rav Bravman(2), par l’intermédiaire de monsieur Hillel Shlachterman. Avec mes remerciements,
Le directeur du comité exécutif(3),
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7840. Cette attestation est rédigée en yiddish, mais deux autres, d’un contenu similaire, sont en anglais. (2) Le responsable des publications, qui avait fait imprimer ces livres à Munich et les avait fait parvenir à Boston, où le Rabbi chargeait le Rav Krinski de les recevoir, en tant que représentant du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h. (3) Du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h.
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