Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°7804
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7804, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Eté 5706]
A l’attention du grand Rav, distingué ‘Hassid
qui craint Dieu, le Rav A.E.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites que j’introduis une interprétation d’un verset qui est difficile à admettre en appliquant l’expression : “ convocation sacrée ” au Chabbat(2). Vos récriminations ne s’adressent pas à moi car je précisais, dans ma précédente lettre, que cette interprétation est, en particulier, celle du Levouch et du Maté Menaché. Mon but était uniquement de préciser leur propos. Je vous souhaite tout le bien et je vous adresse ma bénédiction de Techouva immédiate et de délivrance immédiate.
Notes
(1) Le Rav Avraham Elyahou Axelrod. Voir, à son sujet, les lettres n°870 et 7833. (2) Dans la lettre n°229 du 6 Iyar 5706 (1946), qui expliquait pourquoi l’on insère, dans le Kiddouch du Chabbat, l’expression : “ avec amour ”.
Lettre n°7805
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7805, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Début de 5707(1)]
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu,
Le Rav C.M. Kalmenson(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens d’apprendre qu’il serait peut-être possible d’écrire à ma chère mère(3), puisse-t-elle avoir une longue vie, à cette adresse(4). Je tente donc de le faire de cette façon. Vous voudrez bien lui transmettre la lettre ci-jointe(5) et me dire ce qu’il en est. Je présume que tous les ‘Hassidim lui viennent en aide, dans toute la mesure du possible, sur mon compte(6). Bien entendu, je les rembourserai et je leur exprimerai, en outre, ma sincère reconnaissance.
Si la présente vous parvient, vous m’indiquerez sûrement de quelle manière il y aura moyen de vous écrire à l’avenir et s’il sera possible de vous adresser, de cette façon, par exemple, les lettres de mon beau-père, le Rabbi Chlita. J’abrège la présente car je dois me dépêcher, mais j’attends votre réponse détaillée. Je vous salue, de même que tous les ‘Hassidim et je vous souhaite tout le bien, matériel et spirituel.
Notes
(1) Fin 1946. (2) Le Rav Chalom Mendel Kalmenson, de Paris, qui, alors, se trouvait à Prague. Voir, à son sujet, les lettres n°5090, 7806, 7808, 7810, 7817 et 7818. (3) Celle-ci, à l’époque, venait de quitter la Russie et elle se trouvait à Paris, attendant son départ pour les Etats-Unis. (4) Celle du Rav Kalmenson qui, après avoir quitté la Russie, était resté à Prague afin de venir en aide aux réfugiés de ce pays, en route vers les pays libres. (5) Dans la lettre n°260, du mardi de la Parchat Vaye’hi 5707, le Rabbi écrit : “ Je vous remercie d’avoir fait parvenir ma lettre à ma mère ”. (6) Le Rabbi s’engage à rembourser les frais qui en résulteront.
Lettre n°7806
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7806, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Adar 5707(1),
Brooklyn,
A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.M. Kalmenson(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous demande instamment de transmettre la lettre ci-jointe à ma chère mère, puisse-t-elle avoir une longue vie. Vous lui avez sûrement déjà fait parvenir celle que je vous ai adressée il y a quelques temps(2). Je vous en remercie beaucoup. Je ne sais pas précisément à qui m’adresser, là-bas(3). Vous vous chargerez sûrement de leur(4) transmettre, de ma part, qu’on doit mettre à sa disposition tout ce qu’elle demande. Bien entendu, je rembourserai tout, en fonction des montants qu’ils m’indiqueront et, en outre, je leur exprimerai ma reconnaissance.
J’espère que vous avez déjà reçu le colis de livres(5). Nous en enverrons d’autres quand vous me confirmerez sa réception. Vous prendrez l’un de ces livres en échange d’un Tanya imprimé là-bas, que vous enverrez ici. Pour l’heure, en effet, nous n’avons pas de Tanya. Sans doute, à réception de la présente, m’annoncerez-vous de bonnes nouvelles et, comme le dit la fin du Midrash Esther Rabba, “ le bien en abondance, le bienfait en abondance ”. En effet, selon l’enseignement de nos Sages, “ dès le début d’Adar ”, précisément, “ on intensifie sa joie ”. Je conclus en vous souhaitant tout le bien,
M. Schneerson,
Notes
(1) 1947. (2) Voir la lettre précédente. (3) A Paris. (4) Aux ‘Hassidim de Paris. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°260, qui dit : “ Conformément à votre demande, a été envoyé, à votre nom, un colis contenant plusieurs de nos publications ”.
Lettre n°7807
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7807, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Iyar 5707,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav L.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement eu connaissance de mon voyage ici(2). J’espère qu’entre temps, vous avez obtenu des nouvelles réjouissantes, y compris à propos de votre situation personnelle. Je vous joins une lettre de mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Isser Klubgant(3), concernant des membres de sa famille, descendants du Rav A.D. Lawut(4). Je vous demande instamment de leur transmettre cette lettre, de sorte qu’elle leur soit la plus utile possible pour l’obtention d’un visa. Je suis convaincu que vous concentrerez vos efforts sur cet objectif, dans toute la mesure du possible. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Je repartirai d’ici, probablement, après la fête de Chavouot, qui approche pour le bien et je conclus donc en vous souhaitant de recevoir joyeusement la Torah, de même qu’en saluant tous les vôtres,
Notes
(1) Le Rav Yehouda Leïb Kremer. Voir, à son sujet, les lettres n°905 et 7832. Cette lettre fut rédigée sur le papier à en-tête d’un hôtel parisien. (2) A Paris, afin d’y rencontrer sa mère et de l’accompagner aux Etats-Unis. (3) Voir, à son sujet, les lettres n°278, 419, 7825, 7826, 7832 et 7842. (4) Le Rav Avraham David Lawut, arrière-grand-père du Rabbi.
Lettre n°7808
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7808, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
mercredi 2 Sivan 5707,
A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
ancien élève de la Yechiva, le Rav C.M.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec joie, par le ‘Hassid, Rav B.T.(2), que vous avez fondé, dans votre ville(3), une école de filles Beth Sarah. En outre, je l’ai aussitôt fait savoir à Brooklyn(4). De là-bas, vous recevrez également un programme d’étude et des manuels. En attendant, vous organiserez sûrement les études de la meilleure façon.
Même si, pour les raisons que le Rav B.T. m’a expliquées, vous n’êtes, pour l’heure, pas officiellement le directeur de cette école(5), vous n’en êtes pas moins l’émissaire de mon beau-père, le Rabbi Chlita, dans votre ville et, à ce titre, vous êtes le seul responsable de ce qui se passe dans cette école, conformément à la volonté du fondateur du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, mon beau-père, le Rabbi Chlita. Sans doute, vous efforcerez-vous de multiplier le nombre de ses élèves et vous m’en communiquerez les détails, avec succès. A l’occasion de la fête de Chavouot, qui approche pour le bien, je vous adresse ma bénédiction afin de célébrer cette fête dans l’allégresse, de recevoir la Torah profondément et d’obtenir tout le bien,
M. Schneerson,
Vous voudrez bien transmettre mes salutations au ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav L.Motshkin et lui souhaiter une bonne fête. Je vous joins la causerie de Lag Baomer, dont le texte n’a pas été relu par le Rabbi. Vous vous efforcerez de le faire parvenir à Poking(6). Sans doute trouverez-vous une bonne occasion pour cela. Je vous en remercie.
Notes
(1) Le Rav Chalom Mendel Kalmenson, alors à Prague. Voir, à son sujet, la lettre n°7805. Cette lettre fut rédigée sur un papier à en-tête d’un hôtel parisien. (2) Le Rav Ben Tsion Chem Tov, qui avait accompagné le Rav Yehouda Leïb Motshkin, cité plus loin, à Prague, où ils étaient l’un et l’autre envoyés par le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h. (3) A Prague. (4) Au précédent Rabbi. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°290. (6) Camp de réfugiés, en Allemagne, où se trouvaient de nombreux ‘Hassidim qui étaient parvenus à s’échapper de Russie.
Lettre n°7809
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7809, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
dimanche 13 Sivan 5707,
Paris,
A l’attention du grand Rav, distingué et agréable
‘Hassid qui craint Dieu, le Rav N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et je vous remercie d’avoir accusé réception d’un colis d’écrits ‘hassidiques et de deux colis de livres, de Sidourim, s’ajoutant à ce qui avait été envoyé par le Rav B.Gorodetski(2). En fait, j’en suis surpris car, depuis le temps, nous avons envoyé bien plus que cela, à l’adresse de votre camp(3), aux militaires ou bien à Prague. Vous me dites que vous avez adressé plusieurs lettres au Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h. Pour l’heure, nous n’en avons pas reçu une seule.
S’agissant de l’envoi de livres, à l’avenir, je m’efforcerai de l’organiser, dans la mesure du possible, dès mon retour aux Etats-Unis. Néanmoins, un point fondamental n’apparaît pas, dans votre lettre. En effet, vous ne me précisez pas comment effectuer cet envoi et à quelle adresse, afin de tout recevoir au moindre coût et au plus vite.
J’ai l’intention de me rendre à New York, en un bon moment, à la fin de cette semaine ou bien au milieu de la semaine prochaine. Bien entendu, je souhaite vérifier et mettre en ordre tous les travaux qui m’ont été confiés, dans la mesure où cela dépend de moi. L’une de ces missions est le Maamad(4). Il est clair que ma participation, dans ce domaine, n’est pas connue à l’extérieur, car “ son gendre est comme son fils ”. Je me suis interrogé et j’ai fait des recherches sur ce qui se passe en votre endroit et dans les implantations des ‘Hassidim où s’exerce votre influence, mais il est un point que je n’ai pas pu déterminer clairement : y a-t-il des individus ou bien un comité qui en soit chargé(5) de manière fixe ? Le Maamad est-il versé mensuellement ? Savez-vous que la situation est difficile(6) ?
J’ai dit ici, au cours d’une réunion ‘hassidique, en présence des ‘Hassidim et des anciens élèves de la Yechiva, que l’attachement(7) doit être effectif par toutes les forces possibles. Tout d’abord, chez les ‘Hassidim ‘Habad, comme leur nom l’indique, cet attachement doit être basé sur les forces de l’intellect, ‘Habad, ce qui veut dire, très simplement, qu’il faut étudier les discours ‘hassidiques et les écrits du Rabbi. En effet, celui qui les prononce a pour objectif de révéler ces forces de l’intellect au sein de celles de l’émotion puis, de cette façon, de modifier le comportement. Il en résulte que l’on s’attache à lui en suivant ses voies et ses instructions, en ses traits de caractères, ses pensées, ses paroles et ses actions.
Toutefois, ceci concerne uniquement une force ou bien quelques forces spécifiques, en tout cas celles qui sont révélées, de sorte que le doute subsiste : vers quel chemin le conduit-on(8) ? On peut donc se demander si l’on est attaché profondément, par toute son essence. La solution est alors le Maamad, comme l’explique, en particulier, le Tanya, aux chapitres 34 et 37, de même que le chapitre 4 d’Iguéret Ha Kodech. Tout ceci s’applique, aussi bien, en une période normale, mais combien plus doit-il en être ainsi, à l’heure actuelle, alors que l’attachement par les forces de l’intellect, de l’émotion et de l’action souffre des difficultés du moment, de l’éloignement géographique, de l’interruption de toute relation, même écrite, depuis de nombreuses années. En pareil cas, l’attachement par le Maamad doit être encore plus important.
J’ai été bref, mais je suis convaincu que cet exposé concis sera suffisant. Avant tout, je suis certain qu’ils(9) n’ont nullement besoin qu’on leur rappelle tout cela, qu’il ne faut pas leur en expliquer l’importance, leur conseiller l’empressement, car ils le possèdent, d’une façon permanente. Je conclus en saluant tous les vôtres et en vous souhaitant tout le bien,
M. Schneerson,
Il y a tout lieu de penser que le porteur de cette lettre téléphonera ici, ces jours-ci. Peut-être sera-t-il alors possible de lui transmettre ces informations, de la manière qui convient.
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov, qui se trouvait alors en Allemagne. Voir, à son sujet, les lettres n°6788, 7830, 7835, 7838, 7846, 7924, 7974 et 7991. (2) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. Voir, à son sujet, la lettre n°7816. (3) De réfugiés de Poking. Voir la lettre précédente. (4) Participation financière des ‘Hassidim aux réalisations du Rabbi. (5) De la collecte du Maamad. (6) Et, que ces fonds sont donc très nécessaires. (7) Au Rabbi. (8) Agit-on bien ? Est-on parvenu à avoir le comportement qui convient ? Ou bien d’autres forces doivent-elles encore être transformées ? (9) Les ‘Hassidim.
Lettre n°7810
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7810, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Sivan 5707,
Paris,
A l’attention du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.M.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 Sivan. Il serait bon de vous adresser, d’une manière digne, au Joint(2) de votre ville, au nom de l’école Beth Sarah(3), qui est une branche d’autres écoles, se trouvant en différents endroits, portant toutes le même nom et se trouvant sous la direction du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h. Toutefois, cette institution doit être autonome(4), d’autant que ses élèves sont les filles des réfugiés, ce qui entre bien dans le domaine d’action du Joint. Vous leur demanderez donc d’allouer une subvention mensuelle, en fonction des besoins que vous leur communiquerez. S’agissant du programme d’étude, j’ai écrit à New York, comme je le disais dans ma précédente lettre(3).
Je vous joins le compte-rendu des propos qui ont été prononcés(5) lors de cette fête de Chavouot, de même qu’un feuillet d’enquête sur le Beth Sarah et sur ses Messibot Chabbat, qu’à n’en pas douter, vous dirigez également. J’ai l’intention de me rendre demain, avec succès, aux Etats-Unis. Je serai donc bref. C’est aussi une des raisons pour lesquelles la présente est rédigée avec un crayon noir. Vous voudrez bien m’en excuser. Je conclus donc en saluant tous les vôtres et en vous souhaitant tout le bien,
M. Schneerson,
Je m’occuperai de l’envoi des livres au Rav Neumann à mon arrivée à New York.
Notes
(1) Le Rav Chalom Mendel Kalmenson, alors à Prague. Voir, à son propos, la lettre n°7805. Cette lettre fut rédigée sur le papier à en-tête d’un hôtel parisien. (2) Comité pour l’aide aux réfugiés. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7808. (4) Textuellement : “ être vivante et se supporter elle-même ”. (5) Par le Rabbi Rayats.
Lettre n°7811
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7811, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tamouz 5707,
A l’attention de notre cher et distingué ami,
‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre don destiné à couvrir les besoins des enfants(2), en Europe et je vous en remercie. Vous trouverez ci-joint un reçu. L’importance de sauver moralement la jeunesse en Europe, avec l’aide de Dieu, est, de nos jours, encore plus grande que celle de son salut physique. Il s’agit, en effet, de maintenir leur âme en vie, car c’est uniquement dans ce cas que l’existence a un sens.
En plus de l’aide financière que vous apportez à notre action, votre reconnaissance du bien-fondé de nos actions nous procure une satisfaction particulière. Nous espérons que vous ne vous contenterez pas de ce don et que vous recueillerez, auprès de vos amis et de vos connaissances, des sommes destinées à cette œuvre sacrée. Comme le disent nos Sages, au traité Avot, chapitre 5, à la Michna 13, on doit, en effet, être “ généreux pour ses propres biens et généreux pour les biens des autres ”. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, très prochainement,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Simon. (2) Rescapés de la Shoa.
Lettre n°7812
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7812, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mena’hem Av 5707,
A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres des 6 et 8 Mena’hem Av, que j’ai bien reçues et pour lesquelles je vous remercie :
A) A mon humble avis, le discours ‘hassidique que votre fils(2) doit choisir, pour le réciter à sa Bar Mitsva, sera l’un de ceux qui figurent dans un Séfer Ha Maamarim en votre possession.
B) Un Sidour Torah Or, avec le Ma’hzor, vous est destiné, comme je vous l’ai promis. Le second sera mis en vente.
C) Vous voudrez bien transmettre deux Séfer Ha Si’hot(3) à l’implantation Loubavitch(4). Vous en enverrez deux à Poking(5), un à Kalmenson, à Prague(6). Un sera transmis au Rav B.T. Chem Tov(7), un au jeune Chalom Douber Schneersohn, un pour vous et le reste pour la vente.
D) Huit Sidourim Tehilat Hachem sont pour le Beth Rivka de Paris, quatre pour le Beth Sarah de Prague, à l’attention de Kalmenson, cinq pour Eranie(8), à l’attention du Rav M.Lipsker(9), deux pour deux petites filles, celle qui est élevée par le Rav C.Sosonka et la petite-fille de Horkov(10), qui m’ont demandé de transmettre leur requête à mon beau-père, le Rabbi Chlita. Et, le reste sera mis en vente.
E) On donnera au Rav M.Lipsker, pour Eranie et Boissy(8), trois exemplaires des tomes 1 et 2 du Sifrénou(11), des tomes 1 et 2 du Unzer Buch(12). Le comité du Beth Rivka, à Paris, recevra huit exemplaires de chaque livre et Prague, trois de chaque. Le reste sera mis en vente. Les prix de tous ces livres sont inscrits sur la couverture du Séfer Ha Si’hot. Les livres offerts, mais non ceux qui seront vendus, porteront la mention : “ Offert par le Merkaz ”, avec un tampon qui se trouve chez le Rav Y.Lipsker(13).
F) Vous avez sûrement transmis mes salutations au Rav C.B.(14), comme je vous le demandais dans ma précédente lettre(15). Je vous en remercie.
G) Fait-on preuve d’empressement pour ce qui concerne le Maamad(16) ?
H) Concernant votre travail au Beth Rivka, vous voudrez bien m’indiquer quel était votre rôle dans le comité de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Paris. En effet, il faut faire en sorte que votre travail pour le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h ou bien pour le Ma’hané ne contredise pas cette fonction. Car, “ grande est la paix puisque la Torah fut donnée uniquement pour la réaliser dans le monde ”, selon les termes du Sifri, qui est cité par le Rambam à la fin des lois de ‘Hanoukka. Et, à ce propos, vous consulterez également le Likouteï Torah sur trois Parachyot(17), à la fin de la Parchat Noa’h. En saluant tous les vôtres,
le directeur du comité exécutif(18),
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Butman. Voir, à son sujet, les lettres n°4891, 7821, 7927 et 8070. (2) Le Rav Chalom Dov Ber Butman. (3) Le Séfer Ha Si’hot été 5700 (1940), du précédent Rabbi. (4) De Paris. (5) Le camp de réfugiés, en Allemagne, dans lequel se trouvaient les ‘Hassidim. Voir les lettres n°7808 et 7809. (6) Voir les lettres n°7805, 7806 et 7808. (7) Voir la lettre n°7808. (8) Dans la région parisienne, où se trouvait un grand nombre de ‘Hassidim. (9) Le Rav Mi’haël Lipsker, qui résidait lui-même en cet endroit. Voir, à son sujet, la lettre n°7814. (10) Madame Kreïna Gurkov. (11) Manuel d’apprentissage de la lecture. (12) Manuel d’apprentissage du Yiddish. (13) Le Rav Yaakov Lipsker, frère du Rav Mi’haël Lipsker. Voir la lettre suivante. (14) Le Rav Chmouel Betsalel Althuiz. (15) Il s’agit de la lettre n°273. (16) Voir, à ce sujet, la lettre n°7809. (17) Or Ha Torah, Parchat Noa’h, tome 3, à la page 669a. (18) Du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h.
Lettre n°7813
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7813, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mena’hem Av 5707,
A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Y.Lipsker(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. J’ai vérifié si votre courrier est bien parvenu à mon beau-père, le Rabbi et il semble que pour l’heure, ce ne soit pas le cas. Quel a été le résultat de votre visite chez le consul ? Vous avez sûrement déjà fait réaliser un tampon portant la mention : “ Don du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h et du Ma’hané ”. Vous voudrez bien le prêter au Rav C.Z. Butman(2).
Sans doute me donnerez-vous des nouvelles du Beth Rivka, en particulier et des ‘Hassidim, en général. En vous souhaitant tout le bien,
le directeur du comité exécutif(3),
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yaakov Lipsker, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°253 et la lettre précédente. (2) Voir la lettre précédente. (3) Du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h.
Lettre n°7814
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7814, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mena’hem Av 5707,
A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav M.Lipsker(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du jeudi de la Parchat Devarim(2) :
A) Je vous joins deux lettres pour Eranie et Boissy(3). Avec celles-ci vous prélèverez des colis cinq Sidours Tehilat Hachem, trois exemplaires des tomes 1 et 2 du Sifrénou, de même que des tomes 1 et 2 du Unzer Buch(3). Vous voudrez bien offrir un livre à chaque enfant que j’ai interrogé, comme je le précisais dans ma lettre. Par ailleurs, j’ai déjà indiqué au Rav C.Z. Butman ce qu’il convient de faire des autres livres. Les dirigeants d’Eranie et de Boissy m’accuseront sûrement réception de ces livres.
B) Mon proche parent, le Rav C.Z.(4), m’a dit qu’il vous a télégraphié, la semaine dernière.
C) Il est dommage que l’on ne fasse pas preuve d’empressement, concernant le Maamad(5). Malheureusement, chacun a une raison logique pour justifier son attitude, en la matière.
On peut également citer la Paracha de cette semaine(6), qui commence par : “ Et, ce sera si vous écoutez ces Jugements ”. Dans ce verset, il est précisément question de “ Jugements ” et l’on consultera, à ce sujet, le commentaire du Ramban sur la Torah. Or, mon beau-père, le Rabbi Chlita, explique la qualité du talon(7), qui fait allusion à la soumission, par exemple dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie envers Ses créatures ”, qui figure dans le Séfer Ha Maamarim(8). Cela veut dire que, s’agissant de ces “ Jugements ”, de Préceptes que l’on peut justifier rationnellement, qui sait, si l’on fait abstraction de la soumission, dans quelle mesure on continuera à les respecter, à terme ? Avec ma bénédiction de Techouva immédiate et de délivrance immédiate,
le directeur du comité exécutif(9),
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Mi’haël Lipsker, de Paris, frère du Rav Yaakov Lipsker. Voir, à son propos, la lettre n°6931, les deux lettres précédentes et la lettre n°7920. (2) Le 7 Mena’hem Av 5707 (1947). (3) Implantations des ‘Hassidim dans la périphérie de Paris. Voir la lettre n°7812. (4) Le Rav Chnéor Zalman Schneersohn, de Paris. (5) Voir, à ce propos, les lettres n°7809 et 7812. (6) La Parchat Ekev. (7) Ekev, terme qui, dans ce verset, est traduit par : “ si ”. (8) Le Séfer Ha Maamarim Yiddish du précédent Rabbi. (9) Du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h.
Lettre n°7815
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7815, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mena’hem Av 5707,
Au comité des branches de l’école Beth Rivka et
des besoins d’impression en Europe, auprès du
Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre :
A) J’ai rapporté à mon beau-père, le Rabbi Chlita, le contenu de votre courrier, d’autant que vous vous apprêtez à assumer la sainte fonction qu’il vous a confiée. Néanmoins, je suis très surpris de constater que cette lettre n’a pas été signée par l’ensemble des responsables.
B) Bien entendu, le grand principe, en la matière, est l’empressement dans l’action concrète et nous en attendons de bonnes nouvelles.
C) A l’heure actuelle, il ne semble pas possible de maintenir la subvention qui vous est accordée d’ici, au-delà de ce que j’ai déjà promis au Rav B.G.(2), de par le passé. Il faudrait donc s’efforcer de collecter l’ensemble du budget sur place, avec les frais de scolarité, les dons personnels, les appels particuliers, en particulier à la synagogue, en Elloul et Tichri, après la préparation qui convient.
D) S’agissant de votre proposition pour le Joint(3), je demanderai l’avis du Rabbi Chlita.
E) Le meilleur moyen de réunir les moyens nécessaires pour faire paraître les publications et les imprimer consiste à trouver quelques donateurs, qui offriront une bonne somme destinée à l’édition d’un certain livre, pour l’élévation de l’âme de quelqu’un ou bien pour le mérite des vivants, comme l’a fait mon beau-père, le Rabbi Chlita pour les livres de la série Torat Chmouel se trouvant en votre possession, conformément aux responsa du Rachba, selon lesquelles : “ la Torah fait savoir qui a accompli une Mitsva ”, comme le cite le Maguen Avraham, à la fin du chapitre 194. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je vous souhaite tout le bien,
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°266 et 279. (2) Le Rav Binyamin Gorodetski, directeur du bureau d’aide aux réfugiés, de Paris. (3) Comité juif américain pour l’aide aux réfugiés.
Lettre n°7816
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7816, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille de Yom Kippour 5708(1),
Brooklyn,
A l’attention du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.H.(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre et, conformément à votre demande, un colis de livres dont nous disposons a été adressé à la Yechiva. Vous voudrez bien me confirmer l’avoir reçu. Vous ne le dites pas clairement, mais, selon ce que vous inscrivez entre les lignes, il semble que vous soyez le directeur de la Yechiva de votre ville(3). Nous avons donc agi sur la foi de votre lettre.
Nous conclurons par un point qui est d’actualité, en ces jours(4). Les listes et les participations pour la caisse du Séfer Torah nous sont bien parvenues. Après la fête, il y aura une réunion du comité et l’on vous transmettra le message qui devra lui être communiqué.
Notes
(1) 1947. (2) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, alors à Paris, par la suite directeur spirituel de la Yechiva Loubavitch de Lod. Voir, à son sujet, les lettres n°6894, 7820, 7822, 7827, 7829, 7831, 7836, 7839, 7905, 8088, 8107, 8188 et 8208. (3) Dans la région parisienne. (4) La fin de cette lettre reprend la conclusion de la lettre n°299, qui est le point d’actualité annoncé par le Rabbi : “ Ce matin, lorsque le Cho’het s’est rendu chez mon beau-père, le Rabbi Chlita, pour lui proposer de couvrir le sang, celui-ci lui a confié : ‘Mon père a dit (semble-t-il lorsque lui-même accomplissait la Mitsva de couvrir le sang, à la veille de Yom Kippour) : Ce Précepte est représentatif du service de Dieu de la veille de Yom Kippour. S’il est nécessaire d’entrer en contact avec la sévérité, on doit, tout au moins, la recouvrir de bonté, en l’occurrence de terre qui fait allusion à la soumission. De cette façon, on peut ressentir profondément l’expiation de la faute que ce jour apporte’. ” Ce paragraphe figure dans les lettres adressées à plusieurs personnes, en ce jour.
Lettre n°7817
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7817, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Mar ’Hechvan 5708,
A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.M.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu, en leur temps, mes précédents courriers, avec les textes et les écrits qui y étaient joints. Je suis surpris que vous ne m’en ayez pas accusé réception. Je vous remercie de transmettre au plus vite ce que vous trouverez ci-joint au Rav D.Bravman(2).
Selon ce que l’on dit, il est nécessaire d’établir des documents officiels au nom de Hadassa Garelik(3). Or, je suis surpris par un tel désordre. N’importe qui écrit ce que bon lui semble à qui bon lui semble et, au final, ceux qui ont besoin d’aide en pâtissent. Vous voudrez donc bien me dire ce qu’il en est et ce qui est à l’origine d’une telle situation. S’il est effectivement nécessaire d’établir ces documents officiels et si elle désire effectuer ce voyage, bien qu’elle n’ait pas de travail, vous m’indiquerez son nom, son âge tel qu’il figure sur sa carte d’identité. Il est peut-être possible qu’elle fasse partie du numerus clausus de ceux qui viennent de mon pays d’origine(4).
Sans doute me donnerez-vous des nouvelles régulières de ce qui se passe à l’école(5), comme nous en avions convenu. Mon beau-père, le Rabbi Chlita, demande ce qui a été fait des écrits que j’ai transmis, il y a quelques temps, par le Rav L.Motshkin(6). Il souhaite que l’on s’efforce de les rapporter de là-bas. En vous souhaitant tout le bien,
le directeur du comité exécutif(7),
M. Schneerson,
Je viens de recevoir votre lettre, avec le compte-rendu décrivant la célébration de Sim’hat Torah. Je vous joins une lettre pour le Rav N.Nemanov(8), de même que le discours ‘hassidique qui a été prononcé à l’issue de Yom Kippour. Si le Rav N.(8) a déjà quitté votre ville, vous en enverrez le texte à Poking, car, à Paris, on l’a déjà.
Notes
(1) Le Rav Chalom Mendel Kalmenson, de Prague. Voir, à son sujet, la lettre n°7805. (2) Le Rav David Bravman, responsable des publications. Voir, à son sujet, les lettres n°279, 7818, 7830, 7835, 7838 et 7840. (3) Madame H. Garelik - Perman. Voir, à son sujet, Toledot ‘Habad Be Roussya Ha Soviétit, aux pages 402, 403 et 405. (4) Du nombre de visas accordés par l’immigration américaine aux originaires de Russie. (5) L’école de filles de Prague dont le Rav Kalmenson était le directeur. (6) Le Rav Yehouda Leïb Motshkin. Voir la lettre n°7808. (7) Du Ma’hané Israël. (8) Le Rav Nissan Nemanov, alors à Poking, camps de réfugiés, en Allemagne, dans lequel se trouvaient de nombreux ‘Hassidim. Voir les lettre n°7808 et 7809.
Lettre n°7818
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7818, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
fête de la libération 5708(1),
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav C.M.(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et j’ai déjà transmis ce qu’elle contenait :
A) Vous voudrez bien transmettre au Rav D.Bravman(3) qu’il doit hâter l’impression et s’efforcer que l’on reçoive enfin ici quelques-unes de ces publications.
B) S’il n’a pas encore trouvé une page de garde pour le Chaareï Ora, il prendra celle du Atéret Roch ou bien du Chaar Ha Emouna.
C) Il a sûrement déjà reçu toutes les instructions relatives à l’édition du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, que je lui ai transmises par l’intermédiaire du Rav B.Gorodetski(4).
D) Qu’il engage donc la publication du Torah Or et du Likouteï Torah et, pour ce dernier ouvrage, qu’il se serve de la version corrigée. Je lui adresserai, dans quelques temps, des instructions pour la page de garde et pour les introductions.
E) S’agissant de l’école de filles(5), je ne vois aucune raison justifiant le changement de son nom, Beth Sarah, ou bien de sa direction. Quiconque comprend l’importance d’une telle école et a la possibilité de lui venir en aide a l’obligation, le devoir de le faire. Bien entendu, nul ne peut se permettre, à cause de bêtises liées aux partis politiques, de détruire de ses propres mains une institution constructive, qui a été édifiée par d’autres, ni même d’investir des forces et des fonds dans une institution concurrente, dont on n’a aucun besoin.
F) Je vous joins un fascicule que l’on vient d’imprimer. Vous voudrez bien me confirmer l’avoir reçu. Sans doute le mettrez-vous à la disposition du plus grand nombre. Par ailleurs, je vous remercie de transmettre au plus vite la lettre de mon beau-père, le Rabbi Chlita, à Poking(6). Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération(7) et en saluant tous les vôtres,
le directeur du comité exécutif(8),
M. Schneerson,
Notes
(1) Du 19 Kislev 1947. (2) Le Rav Chalom Mendel Kalmenson, de Prague. Voir, à son sujet, la lettre n°7805. (3) Le Rav David Bravman, responsable des publications. Voir, à son sujet, la lettre précédente. (4) Le Rav Binyamin Gorodetski. Voir la lettre n°7815. (5) De Prague, dirigée par le Rav Kalmenson. Voir la lettre précédente. (6) Camp de réfugiés, en Allemagne, où se trouvaient de nombreux ‘Hassidim. (7) Du 19 Kislev. (8) Du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h.
Lettre n°7819
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7819, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
fête de la libération 5708(1),
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav M.(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, il y a quelques temps, que vous êtes arrivé à bon port et que votre beau-frère est parvenu également. Pour l’heure, voici ce qui fait l’objet de la présente :
A) Vous voudrez bien me préciser, par courrier indépendant à en-tête du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, le montant des fonds qui ont été collectés et que vous avez remis au Rav H.L(3), quand vous étiez ici, de même que leur répartition entre le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, les éditions Kehot et le Ma’hané. Cela demande sûrement un effort important, mais je ne vois pas d’autre moyen d’obtenir les clarifications nécessaires.
B) A la fin des manuscrits de l’Admour Haémtsahi que vous avez adressés à mon beau-père(4), le Rabbi Chlita, figure une réponse hala’hique qui, apparemment, fait suite à une autre. Est-il possible d’obtenir des précisions à leur propos ? Quel est leur contenu et qui en est l’auteur ?
C) Si vous avez déjà pris une décision quant à votre participation(5) à la publication des résumés du Chaareï Ora, de mon beau-père, le Rabbi Chlita, vous voudrez bien me le faire savoir au plus vite. Vous me préciserez également le texte(6) que l’on doit imprimer dans ces ouvrages, conformément à l’enseignement de nos Sages selon lequel “ il est une Mitsva de faire connaître ceux qui accomplissent une Mitsva ”. En effet, votre beau-frère, avant de partir d’ici, m’a dit que vous accorderiez votre contribution.
D) Je voudrais vous rappeler votre promesse de vous efforcer, dès votre arrivée, de collecter les promesses de don qui ont été faites à l’occasion de Sim’hat Torah(7), par les ‘Hassidim de Tel Aviv. Je vous remercie d’avance pour tout ce que vous pourrez faire, en la matière. Je vous joins un fascicule qui vient de paraître, à l’occasion du 19 Kislev. Vous me confirmerez sa réception et sans doute le mettrez-vous à la disposition du plus grand nombre. Je conclus en vous adressant ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération(8), de même que pour tout le bien, dans tous les domaines. Je salue tous les vôtres et je vous souhaite tout le bien,
le directeur du comité exécutif(9),
Rav Mena’hem Schneerson,
Je vous joins une lettre pour le Rav M.Axelrod(10). Vous voudrez bien l’inviter à accéder au plus vite à ma requête.
Notes
(1) Du 19 Kislev 1947. (2) Le Rav Moché Gurary, de Tel Aviv. Voir, à son propos, la lettre n°418. (3) Le Rav Haïm Libermann. (4) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 9, à la lettre n°3146 et dans les notes. (5) Financière. (6) De dédicace. (7) De la lecture des versets précédant les Hakafot, dons au profit des institutions Loubavitch. (8) Du 19 Kislev. (9) Du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h. (10) Le Rav Moché Axelrod, de Tel Aviv.
Lettre n°7820
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7820, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tévet 5708(1),
A l’attention du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.H. Kasselman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Pour faire réponse à votre lettre, qui a été rédigée avec un peu de rancœur, on a envoyé, à votre nom et pour la Yechiva Tom’heï Temimim, conformément à votre demande, une série du Tséma’h Tsédek, le Torat Chalom, trois exemplaires du Dére’h Mitsvoté’ha, avec ses additifs, cinq Séfer Ha Maamarim Yiddish, cinq Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout, cinq exemplaires du discours ‘hassidique intitulé : “ Vous vous trouvez tous en ce jour ”, cinq Sidourim de Rostow, le second recueil de lettres(3). En revanche, nous n’avons pas envoyé la séquence de discours ‘hassidiques, car nous vous avons adressé, par avion, chaque discours, dès sa parution, afin qu’il soit reproduit dans votre ville. Si vous n’avez pas encore reçu tout cela, vous les aurez sans doute ces jours-ci et vous m’en accuserez alors réception. Je vous joins également le fascicule qui est paru pour ce 19 Kislev. En vous souhaitant tout le bien,
M. Schneerson,
Notes
(1) 1948. (2) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, de Paris, qui fut, par la suite, le guide spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°7816. (3) Thématiques du Rabbi Rayats.
Lettre n°7821
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7821, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar Richon 5708,
A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu vos lettres en leur temps. Vous voudrez bien transmettre les livres qui se trouvent encore chez vous au comité des branches de l’école Beth Rivka et des besoins d’impression(2) et vous confierez le produit de leur vente au Rav B.G.(3). Vous acquitterez aussi ma participation à la caisse de bienfaisance(4). En outre, j’ai demandé que l’on vous envoie les mémoires(5), conformément à votre requête.
Vous m’écrivez que vous aviez mal aux pieds, à plusieurs reprises et j’espère que, désormais, vous êtes complètement guéri. Peut-être aurait-il fallu mettre en pratique les propos de mon beau-père, le Rabbi Chlita, au sens le plus littéral, sans chercher à les interpréter, à méditer longuement et à demander des conseils. C’est ce que l’on peut déduire du premier chapitre d’Iguéret Ha Kodech et du Likouteï Torah, au discours ‘hassidique intitulé : “ Il nous fera revenir de deux jours ”, au début du chapitre 3. Ces textes, en effet, comparent la foi aux pieds.
Je suis très occupé par de nombreux travaux et par différents désagréments. Vous m’excuserez donc pour la brièveté de mes lettres et vous m’accorderez sûrement les circonstances atténuantes. Je vous adresse le guide d’étude(6) qui vient de paraître. Je conclus en saluant tous les vôtres, de même que tous vos proches, en particulier ceux qui prient dans la maison d’étude et ses responsables,
Rav Mena’hem Schneerson,
Vous avez sûrement reçu, en leur temps, les salutations de nos émissaires(7).
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Butman. Voir, à son sujet, la lettre n°7812. (2) Voir la lettre n°7815. (3) Le Rav Binyamin Gorodetski. Voir, à son sujet, la lettre n°7815. (4) Il s’agit de la dette dont il est question à la lettre n°352. (5) Du Rabbi Rayats. (6) De l’étude quotidienne du Tanya, instaurée par le Rabbi Rayats. (7) Voir, à ce propos, la lettre n°326.
Lettre n°7822
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7822, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Adar Chéni 5708,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.H.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre m’accusant réception du colis de livres et de la séquence de discours ‘hassidiques(2), qui vous sont enfin parvenus. Pour l’heure, l’objet de la présente est de vous adresser le discours ‘hassidique de Pourim. A n’en pas douter, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre. Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim et pour la sérénité,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, de Paris, qui fut, par le suite, le guide spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°7816. (2) Voir la lettre n°7820.
Lettre n°7823
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7823, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Adar Chéni 5708,
A l’attention du grand Rav, distingué ‘Hassid
qui craint Dieu, le Rav A.M.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous confirme, par la présente, avoir reçu votre lettre, puis, maintenant, les deux tomes de votre livre. Je vous en remercie beaucoup. Je les accepte volontiers et je vous adresse, en échange, quelques-une de nos publications, qui vous ont été envoyées par colis séparé. Je vous joins le fascicule de Pourim, qui vient de paraître. Je conclus en vous souhaitant un joyeux Pourim et la sérénité(2),
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Avraham Morde’haï Herzberg. Voir, à son sujet, la lettre n°186. (2) Voir la lettre précédente.
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