Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°7784
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7784, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
jeudi 19 du mois de Tamouz 5703,
A l’attention du Rav, distingué et agréable ‘Hassid
qui craint Dieu, le Rav H.Havlin(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Nissan de cette année et je souligne que la recette obtenue par la vente de nos publications nous est nécessaire pour éditer d’autres ouvrages. Il nous est donc impossible de les distribuer gratuitement. Néanmoins, nos représentants doivent bien, par exemple pour se faire connaître, offrir gracieusement une partie des brochures qui leur sont envoyées. En outre, il y a également d’autres dépenses qui doivent être couvertes. Compte tenu de tout cela, nous acceptons de vous accorder une réduction de vingt pour cent (20%) par rapport au prix fixé(2). Si vous jugez bon de distribuer un plus grand nombre de brochures que cela, il convient que vous trouviez des donateurs sur place, qui financeront cette diffusion. En tout état de cause, pour notre part, nous ne pouvons pas aller au-delà de ces 20%.
A n’en pas douter, vos efforts porteront également sur le passé, dans la mesure du possible, car le manque du produit des ventes empêche de publier différents ouvrages. Nous sommes prêts à vous envoyer le nombre d’exemplaires du périodique Ha Krya Ve Ha Kedoucha que vous nous indiquerez, en réponse à la présente et aux conditions ci-dessus. Vous voudrez bien nous accuser réception de chaque envoi, en précisant le nombre d’exemplaires qu’il contient. Vous avez sûrement déjà reçu les recueils Hayom Yom. Je me suis enquis de ce qu’il en est pour le Kountrass Ou Mayan(3), car j’ai entendu dire qu’il a été imprimé à Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, peut-être même avant la première guerre mondiale. J’ai donc voulu savoir si cette information est exacte et, le cas échéant, s’il est possible et aisé de se procurer quelques exemplaires de cette édition.
Nous publions maintenant le premier testament du Rabbi(4), le Kountrass Ou Mayan, avec des additifs de mon beau-père, le Rabbi Chlita. Nous préparons l’édition de la causerie de cette fête de Pessa’h, de même que les notes de mon beau-père, le Rabbi Chlita, apportant des précisions inédites sur la biographie de l’Admour Hazaken. Avec ma bénédiction de Techouva immédiate et de délivrance immédiate,
Peut-être serait-il bon de créer dans votre ville un comité spécifique(5) pour la diffusion et la vente de nos publications.
Notes
(1) Le Rav ‘Hano’h Hendel Havlin. Voir, à son sujet, la lettre n°860. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°122 et la lettre suivante. (3) L’un des ouvrages du Rabbi Rachab. (4) Rachab. Il s’agit du fascicule intitulé ‘Hano’h Le Naar, “ éduque l’enfant ”, relatif à l’éducation que la Rabbanit devait donner à leur fils unique, le Rabbi Rayats. (5) Voir, à ce propos, les lettres n°7785 et 7793.
Lettre n°7785
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7785, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
vendredi 20 du mois de Tamouz 5703,
A l’attention du grand Rav, distingué et agréable
‘Hassid qui craint Dieu, le Rav E.Karasik(1),
Je vous salue et vous bénis,
Nous constatons, avec surprise, que vous n’avez nullement accusé réception des publications qui vous ont été adressées à différentes reprises et que vous ne nous avez toujours pas dit de quelle manière leur paiement sera acquitté, par la suite. Vous voudrez bien m’en expliquer la cause. De façon générale, le manque à gagner sur les livres déjà édités nous empêche de publier les fascicules et les livres qui sont prêts à voir le jour. Il serait donc bon de constituer, à Tel Aviv, un comité spécifique(2) qui s’engagera à vendre et à diffuser les publications envoyées d’ici, le périodique Ha Krya Ve Ha Kedoucha, les fascicules, les causeries, les Conversations avec les jeunes. Si vous jugez bon d’en distribuer quelques exemplaires gratuitement, nous acceptons, pour notre part, d’en réduire le prix fixé de vingt pour cent(2) et nous prenons en charge les frais d’envoi. Si cela n’est pas suffisant, il faudra trouver une source de financement sur place.
Dans la mesure du possible, nous vous demandons de réparer tout cela également pour les livres que vous avez déjà reçus et, à n’en pas douter, c’est l’attitude que vous adopterez, à l’avenir. Vous confierez la recette de cette activité à la Yechiva Torat Emeth. Vous me préciserez également combien d’exemplaires de chaque publication il faudra désormais vous adresser. Nous vous envoyons également des spécimens de manuels d’étude de la Langue sacrée destinés aux écoles. Il serait bon de les faire connaître aux établissements orthodoxes de Tel Aviv et de sa région, qui en percevront sûrement la grande importance. Le premier tome coûte soixante cents et le cinquième, dont on se sert après six ou sept ans d’étude, un dollar. Pour une commande en grand nombre, nous sommes prêts à consentir une réduction conséquente. Les autres tomes sont pratiquement prêts à être publiés.
En outre, je vous serais reconnaissant de bien vouloir m’apporter des précisions sur l’édition du Tanya(3). S’agit-il d’un offset ou bien le texte en a-t-il été recomposé ? Je vous prie de nous adresser ici au moins un ou deux exemplaires de tout ce que vous publiez, par reproduction comme par impression. En la matière, il serait préférable, à l’avenir, qu’il y ait, au préalable, une concertation entre nous. Ainsi, mon beau-père, le Rabbi Chlita, nous transmet maintenant le Kountrass Ou Mayan(4), qui sera publié avec un avant-propos et des commentaires. Or, j’ai appris que vous l’avez vous-même édité en stencils ! Avec ma bénédiction de Techouva immédiate, délivrance immédiate,
le directeur du comité exécutif(5),
M. Schneerson,
J’ai écrit à propos de la diffusion des publications également au ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav M.Gurary(6). Par ailleurs, il est possible que l’on édite ici un Tanya avec des références(7). Peut-être vous-même ou vos amis avez-vous reçu des récits ou des précisions sur le Tanya, issus de la tradition. Vous voudrez bien me le faire savoir. Je vous en remercie d’avance.
Notes
(1) Le Rav Eliezer Karasik, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°6392, 7884, 7907 et 7912. (2) Voir, à ce sujet, la lettre précédente. (3) Edité à Tel Aviv en 5703 (1943). Voir, à ce sujet, la lettre n°7782. (4) Du Rabbi Rachab. Voir la lettre précédente. (5) Du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h. (6) Le Rav Moché Gurary. Voir, à son sujet, la lettre n°7819. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°179.
Lettre n°7786
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7786, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Eté 5703]
Le(1) recueil Hayom Yom(2) vous est sûrement parvenu et vous me communiquerez donc votre sentiment, à son propos. Vous me direz ce qui doit être modifié ou rectifié pour l’édition de l’an prochain(3). Par ailleurs, je vous saurais gré de bien vouloir m’indiquer ce qui a été fait, en son temps, pour le certificat d’immigration destiné à mes parents(4), auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. Quelle est, en la matière, la situation à l’heure actuelle ? Avec ma bénédiction de Techouva immédiate et délivrance immédiate,
le directeur du comité exécutif(5),
M. Schneerson,
Notes
(1) Le début de cette lettre n’est pas parvenu jusqu’à nous mais, en fonction de son contenu, on peut penser qu’elle a été rédigée durant l’été 5703 (1943). Il est possible qu’elle ait été adressée à l’un des dirigeants du Collel ‘Habad. (2) Publié en Nissan 5703 (1943). (3) Il était envisagé, dans un premier temps, une parution annuelle du Hayom Yom. Concrètement, il n’y en eut qu’une seule parution, celle de l’année 5703. (4) Certifiant leur installation en Terre Sainte. Ce document devait leur permettre de quitter la Russie. Mais, le père du Rabbi quitta ce monde un an plus tard, le 20 Av 5704 (1944). (5) Du Ma’hané Israël.
Lettre n°7787
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7787, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 du mois de Kislev 5704(1),
A l’attention du remarquable jeune homme,
‘Hassid qui craint Dieu, le Rav, ancien
élève de la Yechiva, Rav Y.T.(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 du mois dernier :
A) Vous me demandez en quelle langue doivent se dérouler les études. De la manière dont vous décrivez la situation, notre conseil est d’opter pour l’anglais, dans tous les cours. Mais, peu à peu, vous ferez en sorte que les enfants comprennent le Yiddish. Dès lors, celui-ci deviendra leur langue d’étude. En fonction de votre appréciation, vous pourrez habituer les élèves au Yiddish en en faisant la langue de révision, ce qui en augmentera l’intérêt, y compris pour les élèves qui ont bien compris la leçon dès la première fois, ou bien en fixant un moment spécifique pour l’étude du Yiddish. Peut-être est-il possible de combiner ces deux possibilités.
B) Le programme d’étude sera publié cette semaine, si Dieu le veut et il traite également de l’organisation des études.
C) Vous recherchez un manuel enseignant les règles de la grammaire selon les principes de la sainteté et vous souhaitez que les élèves s’en servent de manière effective. Or, pour l’heure, un tel ouvrage n’existe pas. Si vous en cherchez un pour vous-même, vous nous le ferez savoir, afin que nous puissions trouver un livre qui vous sera utile, au moins faute de mieux.
D) Nous avons demandé que l’on vous adresse toutes les publications que vous avez commandées, de même que les guides pour les Messibot Chabbat. Avec ma bénédiction de Techouva immédiate, délivrance immédiate.
Notes
(1) 1943. (2) Le Rav Yehouda Tsvi Fogelman. Voir, à son sujet, la lettre n°2226.
Lettre n°7788
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7788, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
jeudi 17 Tévet 5704(1),
A l’attention de l’homme honorable et très distingué,
notre maître, le Rav Yaakov Rosenheim(2),
président d’Agoudat Israël mondiale,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 6 janvier. Je vous accuse réception des cinq tomes du Yaldouténou(3), qui me sont parvenus en leur temps et je vous en remercie. Nous correspondons effectivement avec une maison d’édition de la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Nous avons reçu leur courrier le plus récent ce vendredi. Avec tous mes respects, de même que ma bénédiction pour une Techouva immédiate et une délivrance immédiate,
Notes
(1) 1944. (2) Voir, à son sujet, la lettre n°97. (3) “ Notre enfance ”.
Lettre n°7789
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7789, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Adar 5703 ou 5704]
Nous(1) gardons toujours présent à l’esprit un bon souvenir de votre visite. Sans doute avez-vous cousu une pièce de monnaie dans votre Talith Katan, comme vous l’a demandé mon beau-père, le Rabbi(2). En outre, vous mettez les Tefillin(3) et vous appliquez les autres points(4). Dans la mesure du possible, vous aidez vos amis(5) à mettre en pratique la Torah et les Mitsvot. Je vous remercie de m’indiquer, de temps à autre, comment vous allez et ce qu’il en est de tout cela. Avec ma bénédiction de réussite, pour tout le bien et pour un joyeux Pourim(6), avec la chute de l’ennemi(7), très bientôt et de nos jours, tout comme Haman tomba, à l’époque,
*
Nous avons obtenu les informations par le Rav Kazarnovski. Nous vous adressons des fascicules de la bénédiction(8) après le repas et des Conversations avec les jeunes. Quand vous avez des moments libres, vous devez vous motiver à la pratique de la Torah et des Mitsvot. En outre, il convient de vous soucier du comportement de vos amis, en la matière. De fait, la Torah et les Mitsvot protègent et sauvent de tout le mal. Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim, avec la chute de l’ennemi(7), très bientôt et de nos jours, tout comme Haman tomba à l’époque,
*
Comme je l’ai dit, nous vous adressons des fascicules de la bénédiction après le repas(8) et des Conversations avec les jeunes.
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à trois soldats, les Rabbanim Nathan Fucker, Paul Goldstein et Léo Lauger. (2) A titre de protection. Voir, à ce sujet, les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 7, lettre n°1873. (3) Y compris au front. (4) Destinés à protéger les soldats au combat. (5) Les autres soldats juifs de l’armée américaine. (6) Cette lettre fut donc écrite pendant le mois d’Adar. (7) Le régime nazi. (8) Publiés à la fin de l’hiver 5703 (1942). Cette lettre fut donc écrite en Adar 5703 (1943) ou bien en Adar 5704 (1944).
Lettre n°7790
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7790, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Nissan 5704]
J’ai bien reçu votre lettre(1) et ce qu’elle contenait, un chèque de trois dollars. Je vous en remercie. Je vous remercie pour votre remarque concernant les initiales(2). Nous en tiendrons compte. S’agissant de Chavenson(3), nous avons exposé le contenu de votre lettre au Rabbi, qui a demandé qu’on lui transmette ceci(4) : Dieu lui accordera une longue vie et il doit parler à ses fils afin que ceux-ci lui donnent les moyens de publier un livre en son mérite, comme nous le lui avons précisé dans un précédent courrier. “ A celui qui commence à mettre en pratique une Mitsva…(5) ”. Vous prendrez donc la peine de mener à bien cette mission. Je vous en remercie d’avance.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Mendel Horowitz. (2) Le Rav Horowitz écrivait : “ Vous m’avez adressé trois livres, dont le contenu est bon et juste, ce qui est incontestable. J’y constate, cependant, un défaut. On y trouve de très nombreux termes indiqués par leurs initiales, qu’il n’est pas toujours possible d’interpréter. A mon humble avis, il convient donc de les éviter, dans toute la mesure du possible, afin de ne pas rendre ces ouvrages impénétrables pour le lecteur ”. (3) Le Rav Horowitz écrivait : “ Je me suis acquitté de votre mission et j’ai fait ce que vous m’avez demandé. J’ai parlé à ce vieil homme, monsieur Chavenson, des livres que vous pensez publier. Mais, je constate plusieurs difficultés. Cet homme est aveugle, âgé. Il a déjà réparti ses biens entre ses enfants et il vous a déjà adressé cent dollars, de sorte qu’il ne possède plus rien ”. (4) On verra, à ce propos, les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 8, lettres n°2376 et 2377, tome 6, lettres n°1581 et 1582, tome 13, lettre n°4855. (5) On demande de la conduire à son terme.
Lettre n°7791
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7791, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[10 Elloul 5704]
Au Collel ‘Habad, B. P. 5046, Jérusalem,
Mon père, Lévi Its’hak, fils de Zelda Ra’hel, est décédé. Vous voudrez bien réciter le Kaddish et étudier la Michna pour lui pendant toute cette année. Vous prierez également pour la santé de ma mère, ‘Hanna, fille de Ra’hel.
Mendel Schneerson,
Lettre n°7792
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7792, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
dimanche 22 Elloul 5704,
A l’association internationale pour les Tehilim,
en la ville sainte de Jérusalem(1),
puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
Je vous salue et vous bénis,
Vous voudrez bien prier, à Hochaana Rabba, pour tous les groupes de Tehilim(2), de même que pour les individus que vous avez mentionnés l’an dernier. De plus, vous citerez également ceux qui figurent dans la nouvelle liste, que je vous joins. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année, pour la Techouva immédiate et la délivrance immédiate,
le directeur du comité exécutif(3),
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°7768, 7770, 7771 et 7773. (2) Constitués à travers le monde. (3) Du Ma’hané Israël.
Lettre n°7793
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7793, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[5704]
Par la grâce de Dieu ב'ה,
A nos amis, anciens élèves de la Yechiva et
‘Hassidim de la ville de Tel Aviv,
Je vous salue et vous bénis,
Mon beau-père, le Rabbi Chlita, a fondé, il y a trois ans, la maison d’édition Kehot(1), avec pour objectif de publier différents livres et fascicules de la partie révélée de la Torah, de la ‘Hassidout, des ouvrages renforçant le Judaïsme, des manuels éducatifs et des livres de lecture conformes à la Tradition. La rédaction Otsar Ha ‘Hassidim Loubavitch, le Ma’hané Israël et le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h éditent désormais leurs publications par l’intermédiaire de cette institution. Vous connaissez sûrement les livres et les fascicules qui ont d’ores et déjà vu le jour. L’immense apport qui en a résulté, pour raffermir la Torah et le Judaïsme, est inestimable. Or, tout comme il convient, ici même, de publier les plus beaux livres, dans la mesure du possible, il en est de même pour tous les anciens élèves de la Yechiva et les ‘Hassidim, mettant en pratique les saintes instructions de mon beau-père, le Rabbi Chlita, quelles qu’elles soient. Ceux-ci doivent s’efforcer de diffuser ces livres, dans tous les endroits où ils résident. Et, cette diffusion présente deux aspects :
1. Ces livres doivent être étudiés et lus par le plus grand nombre de personnes.
2. La recette financière doit être la plus large, afin de faciliter la publication d’autres livres.
Chaque ‘Hassid se doit de se consacrer à tout cela, à titre individuel, dans toute la mesure de ses moyens. Néanmoins, la plus grande réussite ne peut être atteinte que par une action organisée, dans chaque ville et dans chaque région. De ce fait, nous nous adressons à vous pour vous proposer de vous réunir et de débattre de cette question. Vous constituerez, à cet effet, un comité spécifique, qui sera chargé de la diffusion des livres à Tel Aviv et dans sa région, de la manière la plus organisée. Quiconque peut être convaincu de lire les livres qui lui conviennent, en fonction de son niveau, doit effectivement être contacté, dans le cadre de cette action. Nous sommes convaincus que, comme nous, vous percevrez l’importance de l’enjeu et vous nous annoncerez bientôt que tout ceci a effectivement été suivi d’un effet concret. Les détails des envois d’ici est connu par notre ami, le grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, Rav E.Karasik(3). Dieu fasse que nous prenions tous part à la diffusion des sources(4), jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur, afin d’assister à la délivrance complète, par notre juste Machia’h. Avec ma bénédiction pour la Techouva immédiate et la délivrance immédiate,
Notes
(1) Qui fut fondée en 5702 (1942). Cette lettre fut donc rédigée en 5704 (1944). (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7784. (3) Voir, à son sujet, la lettre n°7785. (4) De l’enseignement du Baal Chem Tov, la ‘Hassidout.
Lettre n°7794
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7794, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Zot ‘Hanouka 5705(1),
A l’homme distingué et agréable, aux multiples
accomplissements, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav H.Bloch,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du quatrième jour de ‘Hanouka. J’ai présenté le contenu de votre courrier à mon beau-père, le Rabbi Chlita. Celui-ci n’a pas l’intention de faire l’acquisition des livres et des manuscrits que vous mentionnez. Avec ma bénédiction de Techouva immédiate et de délivrance immédiate,
le directeur du comité exécutif(2),
Rav Mena’hem Schneerson,
J’ai demandé que l’on vous envoie, par colis séparé, notre dernière publication, dans laquelle il est question des activités communautaires des maîtres de ‘Habad.
Notes
(1) Dernier jour de ‘Hanouka 1944. (2) Des éditions Kehot.
Lettre n°7795
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7795, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tévet 5705(1),
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, à laquelle étaient joints les chèques de monsieur P. Rottenberg. Je vous remercie pour votre intervention, en la matière. J’ai bon espoir qu’à l’avenir, vous vous intéresserez, de même que vos chers frères, à l’action du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h(2), jusqu’en son moindre aspect et que vous nous accorderez votre aide, dans toute la mesure de vos moyens et de vos possibilités. En effet, cette action est très diversifiée. A n’en pas douter, plusieurs de ses facettes susciteront votre intérêt le plus vif. Vous pourrez donc y participer vous-mêmes et convaincre les autres de le faire.
Dans la Paracha de cette semaine, on trouve le verset (Vaygach 46, 28) : “ Et, il envoya Yehouda devant lui ”. Rachi explique : “ afin d’y instaurer une maison d’étude ”. Ainsi, avant même de parvenir en Egypte, c’est-à-dire dans un endroit nouveau, Yaakov avait déjà prévu une maison d’étude et il s’était soucié de l’éducation de ses fils et de ses filles, en ce lieu. Or, ce qui est vrai dans l’espace l’est également dans le temps. Quiconque souhaite avoir, à l’avenir, une génération bénie, des fils et filles d’Israël, doit s’efforcer de constituer les préparatifs pour cela, pendant qu’il en est encore temps. C’est précisément l’objectif de l’éducation, qui guide les jeunes enfants sur le droit chemin, depuis leur plus jeune âge.
L’objectif du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, la mission qui lui a été assignée par mon beau-père, le Rabbi Chlita, quand il a fondé cette institution et a placé sa direction sur mon épaule, est l’effort nécessaire pour que cette éducation soit basée sur les valeurs sacrées, sans affiliation à un quelconque parti. En effet, le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h se préoccupe de toutes les composantes du peuple juif, les ‘Hassidim, ceux qui ne le sont pas, les originaires de Hongrie, de Pologne. Quiconque prend part à cette action devient l’un des fondateurs, des bâtisseurs de la jeune génération, qui sera la fierté et la gloire de notre peuple, les enfants d’Israël. Dans l’espoir d’obtenir souvent de vos nouvelles pour ce qui concerne l’action concrète et avec ma bénédiction pour la Techouva immédiate, la délivrance immédiate,
Notes
(1) 1945. (2) Textuellement, le Centre d’activité pour l’éducation.
Lettre n°7796
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7796, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
mardi 2 Chevat 5705,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. Conformément à votre demande, le traité Nidda vous a été attribué, lors de la répartition du Talmud(1). S’agissant de l’organisation qu’il convient d’adopter avant le mariage(2), mon beau-père, le Rabbi Chlita, m’a dit qu’il n’en est pas une s’appliquant à tous, de manière indistincte. Il appartient donc à chacun de déterminer ce qui lui convient et je vous conseille d’interroger mon beau-père, le Rabbi, à ce sujet.
De fait, nos Sages font référence, dans le Me’hilta, cité par le commentaire de Rachi sur le verset Yethro 19, 24, au fait que : “ le jour de Son mariage(3), c’est le don de la Torah ”. Et, ils disent qu’à cette occasion, “ Moché se trouvait d’un côté, Aharon de l’autre côté ”(4). Avec ma bénédiction de Techouva immédiate et de délivrance immédiate,
le directeur du comité exécutif(5),
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Généralement établie le 19 Kislev, à l’occasion du nouvel an de la ‘Hassidout. (2) Afin de s’y préparer. (3) Celui du Saint béni soit-Il avec Israël. (4) Ce qui veut bien dire que chacun avait sa façon propre de se préparer à l’événement. (5) Du Ma’hané Israël.
Lettre n°7797
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7797, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar 5705,
A l’attention du grand Rav, ayant une bonne réputation,
le Rav C.Scheinfeld, de Londres,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 8 du mois de janvier. J’ai pris connaissance de votre action fructueuse, destinée à renforcer la religion parmi les soldats juifs. Le Rav Heschel est dernièrement venu ici, de Londres. Il m’a largement fait votre éloge et il m’a décrit votre rôle diligent dans l’importante action qui y est menée. Le Ma’hané Israël a été fondé par mon beau-père, le Rabbi Chlita de Loubavitch et cette institution se consacre à raffermir la Torah et le Judaïsme. Bien entendu, nous sommes prêts à vous aider, dans la mesure du possible.
Concrètement, je vous propos de prendre contact avec le Rav Binyaminsohn(1), à Londres, qui possède quelques exemplaires de ce que nous avons publié. En fonction de ces éléments, vous pourrez déterminer le poids et la taille des livres et des fascicules qui vous seront nécessaires, afin de formuler une demande(2). Pour notre part, nous sommes prêts à vous envoyer nos livres et nos fascicules, en consentant une réduction particulière d’un tiers du prix. Si vous parvenez à obtenir les autorisations sur place, c’est tant mieux, mais si l’envoi doit être effectué à nos frais, nous sommes disposés à prendre en charge la moitié de ces frais de transport. A notre sens, il est suffisant, pour la première fois, d’envoyer vingt ou vingt-cinq exemplaires, à titre d’exemple. En cas de besoin, nous ferons un autre envoi, avec l’aide de Dieu.
S’agissant du transformateur pour la machine, nous nous sommes renseignés auprès du bureau central de New York et l’on nous a indiqué que seulement quelques-uns étaient actuellement en vente. En effet, on n’en fabrique plus, depuis quelques temps déjà, du fait de la guerre. Il est possible de s’en procurer deux ou trois au prix unitaire de deux dollars soixante-quinze. Avec ma bénédiction de réussite en votre action, de même que pour une fête(3) cachère et joyeuse, avec la Techouva immédiate et la délivrance immédiate,
le directeur du comité exécutif(4),
Rav Mena’hem M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yera’hmyel Binyaminsohn, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°7803. (2) D’importation de ces publications en Angleterre. (3) De Pessa’h. (4) Du Ma’hané Israël.
Lettre n°7798
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7798, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5705,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
Rav A.Ha Lévi Popack(1),
Je vous salue et vous bénis,
On nous a demandé de trouver une personne qui conviendrait pour occuper un poste de rabbin dans une synagogue de Chicago, sachant qu’il est nécessaire de parler couramment l’anglais. Celui qui est actuellement en fonction gagne environ dix mille Shekels(2) par an, d’après ce que m’écrit monsieur Yaakov Kats(3), mais cet homme n’est pas marié et l’on n’est donc pas satisfait de lui.
J’ai demandé à mon beau-père, le Rabbi Chlita, si vous conveniez à ce poste et il a signifié son accord. Il m’a demandé de vous écrire, à ce sujet. Si vous acceptez cette proposition, vous pouvez vous rendre tout de suite sur place afin d’y subir un examen. Vous me le ferez savoir et moi-même, j’écrirai directement là-bas. En tout état de cause, vous voudrez bien me faire connaître votre décision au plus vite. Je vous joins une lettre de mon beau-père, le Rabbi Chlita, qui est adressée à tous. Dans l’attente de votre courrier, je vous salue.
Rav Mena’hem Schneerson,
Pour l’heure, tout cela doit rester confidentiel.
Notes
(1) Le Rav Aharon Popack. Voir, à son sujet, la lettre n°3068. (2) Dollars. (3) Voir, à son sujet, la lettre n°7855.
Lettre n°7799
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7799, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
mercredi 22 Mena’hem Av 5705,
A l’attention du grand Rav, distingué ‘Hassid qui
craint Dieu, empli d’empressement, ancien élève
de la Yechiva, le Rav M.P. Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
L’état de santé de mon beau-père, le Rabbi Chlita, s’est amélioré(2). Que Dieu lui envoie très vite une prompte guérison, Amen, qu’il en soit ainsi. J’ai déjà cité, dans ma première lettre(3), l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ la guérison est lié au huitième ”. Or, il est lui-même la huitième lumière, dans l’ordre des maîtres de la ‘Hassidout générale(4), soit le niveau de Yossef, celui du huitième roi, Hadar, comme l’expliquent les additifs du Torah Or, à la Parchat Vaye’hi, le niveau d’Its’hak, dont la valeur numérique est huit fois celle du Nom divin Avaya, selon le Or Ha Torah(5), du Tséma’h Tsédek, à la page 304a. Mais, cette idée ne sera pas développée ici.
Sans doute profitez-vous de l’occasion qui vous est donnée de vous trouver dans un nouvel endroit(6) pour développer le Kovets(7), le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, le Ma’hané(8), car “ c’est Dieu Qui prépare les pas de l’homme ”. Avec ma bénédiction pour une Techouva immédiate et la délivrance immédiate,
Le directeur du comité exécutif(9),
Rav Mena’hem Schneerson,
Vous faites référence à la discussion du Torat Chmouel, à la page 54(10). L’idée générale de cette séquence et ce point, en particulier sont largement expliqués dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Pour comprendre le sens des bénédictions ”, qui figure dans le Likouteï Torah sur trois Parachyot(11), dont vous consulterez la page 36a(12), comme le précise la note de l’index.
Notes
(1) Le Rav Moché Pin’has Kats. Voir, à son sujet, la lettre n°7765. (2) Voir, à ce propos, les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 8, à la lettre n°2736. (3) Il s’agit de la lettre n°180. (4) Depuis le Baal Chem Tov. (5) Béréchit, tome 2. (6) Une colonie de vacances. (7) Le périodique Kovets Loubavitch. (8) Le Ma’hané Israël. (9) Du Ma’hané Israël. (10) Dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Ma colombe ”, de 5640. (11) Or Ha Torah, Béréchit, tome 3, à la page 551a. (12) Dans le Or Ha Torah, Béréchit, à la page 563b.
Lettre n°7800
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7800, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[5702-5705(1)]
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me relatez que l’une de vos connaissances, se trouvant dans un environnement non-juif, voyage pour se rendre, pendant le Chabbat, dans une ville où il y a des Juifs, afin de consommer, au moins pendant le saint Chabbat, de la viande cachère et de passer quelques heures en compagnie de nos frères, les enfants d’Israël. Vous me demandez si cet homme fait bien de transgresser le Chabbat afin de disposer d’un aliment cacher et de renforcer son attachement à un environnement juif.
Nos Sages, qui ont une connaissance profonde des hommes, bien que chacun d’eux ait une personnalité différente, énoncent les principes suivants : “ Ne soupèse pas les Mitsvot de la Torah ”(2) et “ Observe scrupuleusement une Mitsva légère, au même titre que celle qui est fondamentale ”, même si une Mitsva est ainsi définie comme “ légère ” et l’autre, comme “ fondamentale ”. Combien plus est-ce le cas pour votre ami, puisqu’il s’agit, en l’occurrence, de deux domaines particulièrement fondamentaux(3).
On sait, en effet, que celui qui consomme des aliments interdits encourt une terrible punition, dans le monde futur. En outre, ces aliments ont également une propriété dans ce monde, même si l’on ne peut pas toujours le justifier rationnellement. Ils obturent le cœur et le cerveau de celui qui les consomme. Dès lors, tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot devient étranger et lointain, grossier et fruste. Puis, du fait des caractères que l’on acquiert physiquement en les consommant, on est naturellement attiré par des actes interdits desquels on n’a jamais eu que faire et qui sont méprisables, d’un point de vue humain et éthique.
Quant à la grande importance de la sainteté du Chabbat, il est inutile de décrire longuement ce qui est clairement exprimé dans le Tana’h et dans les propos de nos Sages. Ce jour est un signe entre Dieu et nous. En le respectant, on annonce et l’on proclame que l’Eternel a créé le monde et ce qu’il contient, qu’Il le fait exister, le dirige en tout temps et à tout moment, encore à l’heure actuelle. De ce fait, disent nos Sages, la transgression du Chabbat et l’idolâtrie sont, l’une et l’autre, considérées comme la remise en cause de toutes les Mitsvot de la Torah.
Une image permettra de comprendre l’attitude de votre ami. Quelqu’un qui a un terrible incendie dans sa maison, au point de mettre sa vie en danger “ éteint ” le feu avec de l’essence et du pétrole(4). Il faut donc lui ouvrir les yeux, lui décrire sa situation telle qu’elle est, de même que celle de l’ensemble du peuple juif, car tous endossent une responsabilité collective. La situation de nos frères, les enfants d’Israël, sur l’autre continent, est dramatique. Que Dieu, dans Son immense miséricorde, mette un terme à nos épreuves, qu’Il ne permette pas que le mal se propage, ce qu’à Dieu ne plaise. Mais, en tout état de cause, nous devons avoir conscience de notre devoir envers Dieu, envers nous-mêmes, envers les membres de notre famille et envers tous les enfants d’Israël. Il nous faut maintenir fermement notre pratique de la Torah et des Mitsvot, surmonter tout obstacle, toute barrière qui se dresse devant cette pratique.
Il peut sembler à votre ami que le respect de telle ou de telle autre Mitsva est impossible, dans sa situation actuelle. Néanmoins, s’il médite à tout cela comme un homme qui s’approfondit sur ce qui est à la base de son existence, il est sûr qu’il trouvera un moyen et une façon de mettre en pratique la Mitsva, de préserver la pureté de son âme et de son corps, pendant les sept jours de la semaine, sans instaurer, d’une manière systématique, une transgression hebdomadaire du Chabbat. “ Une Mitsva en attire une autre ” et, de la sorte, il sera effectivement lié à son peuple, à sa foi et à sa Torah. En effet, “ la Torah, le Saint béni soit-Il et Israël ne font qu’un ”.
Notes
(1) 1942-1945. Cette lettre dit : “ La situation de nos frères, les enfants d’Israël, sur l’autre continent, est dramatique ”. On peut en déduire qu’elle a été écrite pendant la guerre mondiale. (2) Pour déterminer laquelle est la plus importante. (3) Le Chabbat et la Cacherout. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°3834.
Lettre n°7801
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7801, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Tichri 5706(1)]
Je(2) fais réponse à votre bénédiction. Soyez, à votre tour, béni, avec tous les membres de votre famille, en étant définitivement inscrits pour une bonne année et en obtenant tout le bien. Puissions-nous tous mériter cette année l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ Ce sera à la fin des jours ” et le Targoum Yonathan précise, à ce propos : “ les jours du Machia’h ”. Alors, “ la vache et l’ours(3) paîtront ensemble, comme l’explique le Likouteï Torah sur trois Parachyot, à la page 67b(4).
Notes
(1) 1945. (2) Ce texte est rédigé, à la main, sur une carte de bonne année. (3) En Hébreu Dov, allusion au destinataire de cette carte, le Rav Dov Ber ‘Haskind. Voir, à son sujet, la lettre n°7762. (4) Or Ha Torah, Parchat Noa’h, tome 3, à partir de la page 672.
Lettre n°7802
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7802, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Tichri 5706]
Je(1) fais réponse à votre bénédiction. Soyez, à votre tour, béni, avec les membres de votre famille(2), en étant définitivement inscrits pour une bonne année et en obtenant tout le bien. Et, puissions-nous tous mériter, très bientôt et de nos jours, d’assister à l’arrivée du dernier libérateur, Moché et, encore avant lui, à celle de l’annonciateur de la délivrance, Pin’has(3), qui est Elyahou.
Notes
(1) Ce texte est rédigé, à la main, sur une carte de bonne année. (2) En l’occurrence son épouse, conformément à l’expression employée par le traité Yoma 2a. (3) Allusion au destinataire de cette carte, le Rav Moché Pin’has Kats. Voir, à son sujet, la lettre n°7765.
Lettre n°7803
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7803, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Nouvel an des arbres 5706(1),
A l’attention du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint
aux multiples accomplissements, le Rav A.Abramson(2),
de Londres,
Je vous salue et vous bénis,
Nous avons reçu de vos nouvelles avec beaucoup de plaisir et nous avons appris votre grand intérêt pour les domaines d’action de mon beau-père, le Rabbi Chlita, en particulier le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, qui est l’un de ses accomplissements les plus importants. Je vous remercie pour votre estimable participation à l’œuvre de labourage et de plantation, qui doit permettre de fonder une branche de notre bureau à Londres, lors de la visite de notre cher ami, ‘Hassid qui craint Dieu, monsieur Nissan Mindel(3). Selon ce qu’il nous a transmis, vous avez été particulièrement actif, en cet accomplissement et nous en attendons maintenant de bons fruits. De fait, le moment est venu pour que cette action soit suivie d’un effet concret, car nous avons envoyé un bon nombre de livres et de brochures du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, à différentes adresses, en Angleterre.
Nous n’avons pas voulu vous importuner avec l’aspect technique des choses, d’autant que nous vous savons très occupé. Nous avons donc confié l’aménagement du bureau, avec tous les travaux que cela implique, à notre ami, monsieur Avraham Kagan, qui s’est proposé lui-même pour se consacrer à cette tâche, dans toute la mesure de ses moyens. Il a mis à disposition l’une des pièces de son appartement à titre de bureau provisoire, jusqu’à ce que l’on mette au point la meilleure organisation. De fait, nous ne pensions pas que ce travail serait fait à titre bénévole, mais monsieur Avraham a insisté sur ce point. En tout état de cause, nous l’avons chargé de recruter un assistant pour rédiger les courriers, établir des listes de livres, confectionner des colis et tout ce qui sera nécessaire à la diffusion de nos publications, à l’extérieur de Londres. Pour ce qui est de la ville de Londres proprement dite, si vous voulez bien y organiser la diffusion, comme vous pensiez le faire d’emblée, par l’intermédiaire de quelqu’un qui a votre confiance, vous y parviendrez sûrement de la meilleure façon possible. Et, si vous préférez confier ce travail à monsieur Avraham, il vous aidera, à n’en pas douter, autant qu’il le pourra. On conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité. Sans doute encouragerez-vous donc monsieur Avraham et vous collaborerez avec notre ami, le grand Rav et ‘Hassid, Rav Y.Binyaminsohn(4). Monsieur Avraham vous aidera, l’un et l’autre, autant qu’il le pourra. De la sorte, vous serez la force motrice de toute cette entreprise.
L’ouverture de ce bureau, à Londres, est essentiel et il serait bon de prendre conseil, à ce sujet, auprès d’un avocat, afin que cette création soit officielle. Si cela n’est pas encore possible, il faudra le prévoir, en tout état de cause. Compte tenu de l’importance de tout cela, nous prendrons en charge les frais de ce bureau. Mais, à n’en pas douter, les ‘Hassidim d’Angleterre respecteront leur engagement, celui de couvrir les dépenses de ce bureau, comme ils l’ont décidé, lors de leur réunion du 26 Tichri, cette année, à Manchester.
Je conclurai par un point qui est d’actualité. Comme le rapporte le Tanya, au chapitre 36, nos Sages disent que la période du Machia’h et, en particulier, la résurrection des morts sont la finalité et la perfection de la création de ce monde. C’est, d’emblée, pour cela qu’il a été créé. On peut l’établir également en consultant le sens simple du verset, qui montre que la nature des êtres s’est détériorée par rapport à ce qu’elle était au début, à cause de la malédiction qui a résulté de la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Bien entendu, pour retrouver la plénitude, au moins celle de la création, lorsque, comme le dit le Targoum Onkelos : “ Ils furent achevés : ils furent constitués ”. Il faut donc supprimer la malédiction, expier la faute de l’arbre de la connaissance. C’est ce qui se passera quand le Machia’h viendra, lorsque s’accomplira la promesse selon laquelle : “ J’ôterai l’esprit d’impureté de la terre ”. Et, l’on consultera le Guide des Egarés, tome 1, au chapitre 2, de même que la fin des lois des rois, qui précise : “ L’occupation du monde entier sera uniquement la connaissance de Dieu ”.
Pour obtenir la période du Machia’h, pour la mériter, il est nécessaire de servir Dieu, à l’heure actuelle, de révéler Sa Présence dans ce monde, afin que celui-ci retrouve la situation qui était la sienne avant la faute, quand la Présence divine résidait ici-bas. Car, il en sera ainsi, encore plus clairement, dans le monde futur. Comme l’expliquent nos Sages(5), dans le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 19, au paragraphe 7, “ la résidence essentielle de la Présence divine se trouvait ici-bas. Puis, Adam, le premier homme, commit la faute et Elle se retira ”. Mais, les Justes font résider Dieu sur la terre, comme on le déduit du verset : “ Les Justes hériteront de la terre et ils y habiteront ”. Cette promesse s’appliquera surtout dans le monde futur.
L’un des changements(6) qui résulta de la malédiction, à la suite de la faute de l’arbre de la connaissance, fut le suivant. Au début, tous les arbres portaient des fruits, comme le dit le Midrash Béréchit Rabba, à la fin du chapitre 5. Mais, comme on l’a précisé, il en sera ainsi également dans le monde futur. Les arbres qui ne portent pas de fruits en auront, comme nos Sages l’affirment clairement, dans le Torat Cohanim, au début de la Parchat Be’houkotaï. On peut, toutefois, soulever une légère objection si l’on considère la fin du traité Ketouvot.
Tout ce qui vient d’être exposé a une application au service de Dieu. En effet, le verset dit : “ Car, l’homme est tel l’arbre du champ ” et nos Sages expliquent, dans le traité Sotta 46a, qu’un homme juif produit des fruits, qui sont les Mitsvot. La création fut faite en sorte que chaque être y assume sa mission, conformément à la Volonté et à l’Injonction du Créateur. Chaque arbre devait donc porter des fruits. Puis, il y eut la faute qui, dans la dimension morale, correspond à un arbre qui ne porte pas de fruit. Dès lors, il en fut ainsi également dans le monde matériel.
Comme on l’a précisé, le service de Dieu, à l’heure actuelle, a pour objet de conduire le monde à la perfection, comme c’était le cas avant la faute. Pour cela, on doit s’efforcer, en particulier, que tout son entourage produise des fruits, qui sont les Mitsvot. De la sorte, nous mériterons tous l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ L’arbre du champ donnera son fruit… et, Je vous conduirai la tête haute ”, spirituellement et matériellement. Avec ma bénédiction de Techouva immédiate et de délivrance immédiate,
le directeur du comité exécutif(7),
M. Schneerson,
Notes
(1) 15 Chevat 1946. (2) Le Rav Acher Abramson. Voir, à son sujet, la lettre n°7543. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°196. (4) Le Rav Yera’hmyel Binyaminsohn, de Londres. Voir à son sujet, la lettre n°7797. (5) Voir le début du discours ‘hassidique intitulé : “ Je suis venu dans mon jardin ”, de 5710 (1950). (6) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 27, à partir de la page 191. (7) Du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h.
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