Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°7722
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7722, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Mena’hem Av 5721,
Brooklyn,
Au jeune Its’hak Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi et je réponds à votre question(2). Le mois d’Elloul, dans son ensemble, est un moment bon et fructueux pour y fixer un mariage. Il est, en effet, le mois de la miséricorde et du bon vouloir, comme “ les premiers jours ”(3). Il est, en outre, placé sous le signe de la vierge, comme le rappellent les derniers Décisionnaires.
Notes
(1) Le Rav I.M. Erentreu, de Jérusalem. (2) A quelle date du mois d’Elloul est-il bon de fixer un mariage ? (3) Avant que ne soit commise la faute du veau d’or.
Lettre n°7723
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7723, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Mena’hem Av 5721,
Brooklyn,
A madame Henya(1),
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, lorsque “ deux fois fut dit le mot ‘bon’(2) ”. J’y ai lu, avec plaisir, la brève description que vous y faites de vos actions, menées au cours des dernières semaines de l’année scolaire, dans le cadre de l’école Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de Kiryat Gat. J’espère qu’au sein de l’équipe pédagogique du réseau(3), vous vous concerterez sur la manière de maintenir le contact avec les élèves(4), pendant les grandes vacances. Il est sans doute inutile de vous en expliquer le grand intérêt.
Vous m’interrogez également sur la date du mariage(5). Puisse Dieu faire, quelle que soit votre décision, en la matière, qu’il soit célébré en un moment bon et fructueux. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement et de vos accomplissements communautaires, de même qu’à l’occasion de votre anniversaire, pour une année de réussite en tous les domaines,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Je fais réponse à la question que vous me posez(6). Vous donnerez la moitié de la Tsédaka correspondant à votre dîme pour les écoles du réseau(3). Sa seconde moitié sera pour d’autres causes. Vous transmettrez ces montants vous-même ou bien par l’intermédiaire de votre père, auquel Dieu accordera longue vie.
Notes
(1) Madame H. Shmotkin Erentreu. (2) Lors du troisième jour de la création. (3) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (4) Le Rabbi emploie ce terme à la fois au masculin et au féminin. (5) Voir la lettre précédente. (6) Sur la manière de répartir sa contribution à la Tsédaka.
Lettre n°7724
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7724, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Mena’hem Av 5721,
Brooklyn,
A l’attention de monsieur Mena’hem(1),
J’ai reçu votre lettre en son temps, bien qu’avec du retard et j’espère, d’après ce que vous m’écrivez, que le Erouv(2) a pu être mis en place, dans le village Bar Gyora(3). De fait, vous employez, à ce propos, l’expression suivante : “ pour me faire plaisir ”. Même si c’est effectivement le cas, il est clair que cela n’est rien, comparé à l’importance d’un tel accomplissement. On sait la valeur que nos Sages accordent au respect du Chabbat. Bien plus, ils soulignent que, si les Juifs en respectaient un de la manière qui convient, ils seraient aussitôt libérés.
Je dis bien, à ce propos, “ nos Sages ” et non, selon l’expression courante, “ nos maîtres ”. En effet, celui qui considère, avec un raisonnement juste, l’histoire d’Israël, au cours de cet exil mouvementé et long, conviendra que le respect du Chabbat y occupe une place déterminante. Je veux dire que ce respect a préservé la pérennité d’Israël, dans le domaine moral. De fait, la présente période fait la preuve que le repos du Chabbat supprime différentes barrières, qu’il rapproche et unit des Juifs appartenant aux milieux les plus éloignés, aussi bien par leur activité professionnelle que par leur élévation morale. Ceux-ci se rencontrent pendant le temps de la prière qui, précisément le Chabbat, réunit une large assemblée, de même que pendant les moments consacrés au repos, au cours de ces vingt-quatre heures.
La relation qui peut être faite avec le moment présent est la suivante. La période commémorant la destruction(4) vient de s’achever et nous avons rappelé l’affirmation de nos Sages selon laquelle le respect du Chabbat hâte la délivrance. Or, le contenu de cette période concerne, en particulier, la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Là, s’ajoute à tout ce qui vient d’être dit la campagne électorale et c’est précisément à ce moment que l’on rehausse des barrières qui existaient déjà au préalable. Bien plus, on en construit de nouvelles. Et, chaque parti le fait à sa manière. Néanmoins, tous ont un point commun. Miflaga, un parti, est de la même étymologie que Piloug, la coupure, l’éclatement. Un parti est donc un premier petit pas vers la discorde et la dispute. J’espère que vous me pardonnerez pour ces propos, puisqu’ils ont pour but de formuler le souhait que tous ces phénomènes soient, tout au moins, réduits au minimum, dans la mesure du possible. Je me permets de vous joindre un extrait de mes propos, à ce sujet. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Monsieur Mena’hem Begin. Voir, à son sujet, la lettre n°7575. (2) Permettant le transport d’objets, dans le domaine public, pendant le Chabbat. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7575. (4) Du Temple.
Lettre n°7725
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7725, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Mena’hem Av 5721,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 11 Mena’hem Av(1). C’est aujourd’hui le 15 Av, à propos duquel il est dit(2) : “ Il n’était pas de fêtes, pour Israël, comme le 15 Av ”. Or, les raisons en sont opposées, tant par la période que par le contenu.
Pour ce qui est de la période, tous ceux qui devaient rester dans le désert étaient alors déjà morts et, de fait, c’était le 15 du mois lunaire d’Av, c’est-à-dire la date de la pleine lune, comme le soulignent nos Sages. Mais, le 15 Av est également lié au calendrier solaire(3) puisqu’à partir de cette date, “ la clarté du soleil perd de son intensité ”. Il en est de même également pour le contenu de ce jour. Car c’est alors que l’on cessait de couper du bois pour le brûler sur l’autel. En effet, passée cette date, ce bois pouvait être véreux. De même, les morts de Bétar trouvèrent une sépulture, en ce jour. Et, tous ces événements sont liés à la destruction du Temple. En ces jours, les unions entre les tribus furent de nouveau permises et toutes ces tribus se rendaient, pour les fêtes, dans le Temple, ce qui évoque sa reconstruction.
Le Talmud conclut son explication par l’affirmation suivante : “ A partir de cette date, à quiconque ajoute, on ajoute ”. Dès lors, il faut “ faire un ajout, durant la nuit, par rapport au jour, afin de se consacrer à l’étude de la Torah. De cette manière, on ajoute de la vie à sa vie ”.
Puisse Dieu faire que s’accomplisse bientôt le promesse selon laquelle la destruction deviendra reconstruction, ainsi qu’il est dit : “ Je transformerai leur deuil en allégresse ”(4). Alors, les enfants d’Israël diront : “ Je Te rends grâce, Éternel, car Tu m’as réprimandé ”. Ils remercieront Dieu pour cette réprimande. En effet, “ Ta colère s’apaisera et Tu me consoleras ”. Ce sera une double consolation(5), la consolation proprement dite, d’une part, celle qui résultera de la transformation de la colère, d’autre part.
Telle est la qualité de celui qui accède à la Techouva, par rapport au Juste parfait. Celui-ci, en effet, possède à la fois ses mérites personnelles et ceux qu’il reçoit par la transformation de ses fautes intentionnellement commises. De même, son service de Dieu sera double, lui aussi. Ainsi, s’il avait l’habitude d’étudier une page, il en étudiera deux(6). Le quinze du mois est le jour de la pleine lune(7). Il nous conduira, très prochainement, à obtenir la satisfaction de tous les besoins qu’éprouvent les enfants d’Israël, “ qui se renouvelleront comme elle ”. Cette perfection se révélera lors de notre délivrance véritable et complète. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en général et de manière spécifique,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à différentes personnes. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ A la fin du traité Taanit ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme le souligne le traité Baba Metsya 106b ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme l’expliquent le Yalkout Yermyahou, au paragraphe 259 et les Rechimot du Tséma’h Tsédek sur E’ha, à la page 26 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme le souligne le Midrash E’ha Rabba, à la fin du chapitre 1 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme le disent le Midrash Vaykra Rabba, au chapitre 25 et Iguéret Ha Techouva, de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 9 ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme le souligne le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, chapitre 179, au paragraphe 2 ”.
Lettre n°7726
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7726, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Mena’hem Av 5721,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples connaissances, le Rav A.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 11 Mena’hem Av(2) et il est tout à fait exact que j’ai reçu vos livres, en leur temps. Vous voudrez bien m’excuser de ne pas vous en avoir encore accusé réception. En effet, conformément à mon habitude, et dans le but de marquer mon intérêt pour les livres et les commentaires de la Torah, je les lis, au moins rapidement et je m’efforce de joindre à ma lettre quelques remarques, en application d’un enseignement de nos Sages, en la matière. J’attends donc au moins une seconde occasion de pouvoir consulter ces ouvrages(3). Mais, parfois, cela prend du temps, de sorte que s’accomplissent les termes de la Michna : “ Ne dis pas : J’apprendrai quand j’en aurai le temps(4) ”. C’est bien ce qui s’est passé, en l’occurrence. Comme je l’ai dit, vous voudrez bien m’en excuser.
Notes
(1) Le Rav Avraham Yaakov Neumark, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°2689. (2) Cette lettre a été écrite en préambule à la précédente. (3) Afin de formuler ces remarques. (4) “ Car, peut-être, n’en auras-tu pas le temps ”.
Lettre n°7727
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7727, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Mena’hem Av 5721,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Yaakov Yossef(1), le Cho’het(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous adresse, en retour, la réponse hala’hique(3) relative à la bénédiction de Chéhé’héyanou, qui est prononcée lors d’une circoncision. Le temps ne me permet pas de m’approfondir sur cette question, comme il conviendrait de le faire. Néanmoins, en signe d’amitié et de respect, je formulerai, rapidement, quelques remarques. S’agissant du fait que cette bénédiction est uniquement une possibilité offerte, vous consulterez la décision hala’hique figurant à la fin du Tséma’h Tsédek, dans les recueils et aux références indiquées.
Concernant le Chéhé’héyanou de la journée de Pourim, il y a effectivement une discussion entre le Beth Yossef et le Ramah. Néanmoins, leur position est l’inverse de ce qu’elle est pour la circoncision, selon le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 692 et Yoré Déa, chapitre 265, au paragraphe 7. On ne peut donc interpréter leur propos sur la base d’une particularité de la bénédiction de Chéhé’héyanou. Les Sefardim de Londres et d’Amsterdam disent la bénédiction de Chéhé’héyanou, lors d’une circoncision. La différence de pratique, en l’occurrence, n’est donc pas entre Erets Israël et les autres pays, mais bien entre les Sefardim et les Ashkenazim.
En fait, ce n’est pas en citant la Guemara que l’on tranche, concrètement, la Hala’ha, lorsqu’une controverse existe entre les premiers et les derniers Décisionnaires. On peut penser, en effet, que les tenants des deux avis n’ignoraient pas ces passages de la Guemara. Et, l’on peut avancer qu’une preuve de la coutume des Ashkenazim, consistant à ne pas réciter cette bénédiction, peut être tirée du fait que le Talmud n’en fasse nulle part mention. Vous consulterez, à ce propos, le Kéter Chem Tov, Taameï Ha Minhaguim, du Rav Gagin, tome 1, à la page 563. De plus, on ne dit pas cette bénédiction à cause de la souffrance de l’enfant et de peur qu’il ne soit pas viable. Toutes ces raisons sont mentionnées dans la réponse ci-jointe.
On trouve, en outre, deux autres raisons dans le Taameï Ha Minhaguim. Le Chiboleï Ha Léket dit que la responsabilité de la circoncision incombe au tribunal. Et, le Rabbi de Roughin rappelle qu’il est une situation que l’on doit privilégier, celle de l’enfant qui naît sans prépuce. Vous consulterez également la Mitsva de la circoncision dans le Séfer Ha Mitsvot du Tséma’h Tsédek.
Notes
(1) Le Rav Y.Y. Raskin, de Richon Le Tsion. Voir, à son sujet, la lettre n°5195. (2) Qui est également Mohel. (3) Du Rav ‘Harlap.
Lettre n°7728
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7728, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mena’hem Av 5721,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Hillel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Av, avec ce qui y était joint. Vous m’interrogez sur l’heure de la sortie du Chabbat(2). Celle-ci n’est pas identique dans tous les pays et à toutes les périodes de l’année. Il faut donc consulter les Rabbanim, enseignant la Hala’ha, à Paris et dans sa région, qui possèdent des connaissances en la matière.
Pour déterminer concrètement l’heure précise du lever du soleil et de son coucher, il convient de consulter le calendrier qui est publié par l’association astronomique de France, car cet organisme est expert et digne de foi, en la matière. Toutefois, l’heure du coucher du soleil qu’elle indique n’est pas toujours celle du Choul’han Arou’h. En tout état de cause, ce point ne sera pas développé ici. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Le Rav H.H. Azimov, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°5025. (2) Vraisemblablement dans le but d’établir le calendrier juif pour la nouvelle année.
Lettre n°7729
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7729, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 19 Mena’hem Av, dans laquelle vous me demandez un conseil, car vous êtes désordonné. Vous prenez donc la décision d’adopter un certain comportement, mais cela ne dure pas, vous changez d’attitude et vous dérangez ainsi vous-même et les autres. Bien souvent, de tels changement se produisent quand on veut adopter un comportement qui est sans rapport avec son propre niveau, quand on veut sauter des étapes, alors que l’ordre normal est indiqué par le verset : “ Je le renverrai(1) peu à peu(2) ”. Il convient de connaître, pas à pas, l’élévation dans le domaine de la sainteté, si ce n’est dans des cas exceptionnels, pour lesquels il faut alors faire un bond en avant, se transformer d’une extrême à l’autre, en un seul instant. Mais, en tout état de cause, il ne peut pas s’agir d’une attitude permanente.
En la matière, un autre bon conseil peut être formulé, pour que les résolutions et les décisions soient durables. On peut s’associer à un ami, agir en partenariat. Il est alors plus difficile de ne pas tenir parole, car ceci causerait un désagrément à quelqu’un d’autre. C’est bien évident. Bien entendu, le mauvais penchant s’efforce également de troubler le service de Dieu, y compris en la matière, mais cela doit, bien au contraire, inciter à redoubler d’ardeur dans le combat qui est mené contre lui. On sait la réflexion et le plus grand effort, étrange et surprenant, qui sont développés par ce mauvais penchant afin d’abuser l’homme. De fait, c’est la finalité de sa création et combien plus l’homme doit-il redoubler d’ardeur pour accomplir ce qui est la finalité de la sienne, comme le soulignent nos Sages, qui soulignent : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Et, l’assurance suivante nous a été donnée : “ Quand un homme se sanctifie quelque peu ici-bas, on le sanctifie considérablement, de là-haut ”. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le mal. (2) D’une manière progressive.
Lettre n°7730
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7730, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, dans laquelle vous m’interrogez sur les vêtements(1). Je suis surpris que vous ayez un doute, en la matière, alors que vous citez vous-même, dans votre courrier, les propos de nos Sages et les décisions hala’hiques ayant un caractère impératif, sur ce sujet. Vous verrez aussi les responsa du Tséma’h Tsédek, partie Yoré Déa, au chapitre 91, de même qu’un passage qu’il convient d’y rajouter, figurant dans la porte des additifs, à la même référence. Et, tout ceci est basé sur le verset Tsefanya 1, 8(2).
Vous m’interrogez, en outre, sur le commentaire que donne le Likouteï Dibbourim(3), à propos de l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ ils(4) ne changèrent pas leurs vêtements ”, ce qui fait allusion à la barbe et aux Péot(5). Mais, il est bien clair que cela s’ajoute à ce qui a été dit au préalable(6), car cette affirmation de nos Sages ne peut pas être départie de son sens simple, lequel désigne bien les vêtements à proprement parler, les vêtements extérieurs.
J’ai bon espoir que vous avez un temps fixé pour l’étude de la partie profonde de la Torah, bien plus, que vous l’augmentez, de temps à autre, puisqu’il nous a été enjoint de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Est-il possible d’abandonner l’habit juif traditionnel ? (2) “ Au jour de l’hécatombe de l’Eternel, je sévirai contre les grands et les princes royaux, contre tous ceux qui endossent des vêtements étrangers ”. (3) Tome 3, à la page 406a. (4) Les enfants d’Israël, en Egypte, ce qui leur permit de quitter ce pays. (5) Mais non aux vêtements proprement dits (6) Mais ne remet pas en cause la nécessité du vêtement juif.
Lettre n°7731
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7731, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mena’hem Av 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 14 Mena’hem Av, dans laquelle vous me parlez de votre étude de la ‘Hassidout. J’ai bon espoir, non seulement que vous la poursuivez, mais, en outre, que vous l’augmentez, de temps à autre, puisqu’il nous a été enjoint de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Or, une Injonction d’un Sage fait la preuve qu’elle peut être mise en pratique par celui qu’elle concerne. En outre, vous faites référence à la publication de discours ‘hassidiques dans la Langue sacrée, de sorte que le contenu en soit accessible à la jeunesse. Vous évoquerez ce sujet avec les jeunes de l’association ‘Habad. Il semble, en effet, que vous en connaissiez quelques-uns. Bien plus, eux-mêmes donnent des conférences pour la jeunesse et celles-ci sont sûrement formulées de la manière à laquelle vous faites allusion.
Vous évoquez également l’état de santé de vos parents, qui travaillent actuellement dans l’institution que vous citez. De façon générale, vous avez raison d’affirmer que ce travail est difficile et que des vacances sont nécessaires, de temps à autre. Pour autant, il est clair que des personnes ayant été habituées à une certaine activité pendant des dizaines d’années en conçoivent une large satisfaction morale. Une interruption, en la matière, ce qu’à Dieu ne plaise, ou même, pour reprendre l’expression que vous employez dans votre lettre, des vacances prolongées, même si elles renforcent l’état physique, auront pour effet de vider leur existence spirituelle de son contenu. Or, quelqu’un pour qui le spirituel occupe la place prépondérante ne voudra pas y renoncer, même s’il en résulte pour lui un apport matériel. Bien plus, ce dernier ira en s’amenuisant, au fur et à mesure qu’il perdra la satisfaction morale.
J’ai bon espoir que l’intérêt dont vous faites preuve envers vos parents s’exprime, avant tout, par un désir de leur procurer une satisfaction véritable, en ayant un comportement quotidien conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie et à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Ceci est particulièrement important pour renforcer leur santé physique, au sens le plus littéral. Et, rien ne résiste à la volonté. En saluant vos parents et avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Lettre n°7732
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7732, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mena’hem Av 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre des 13 et 20 Mena’hem Av, de même que celles qui l’ont précédée, avec ce qui y était joint. Conformément à votre demande, je vous réponds en passant outre à la file d’attente. S’agissant du choix de la date du mariage, il convient, bien entendu, de le fixer au plus tôt. Mais, en tout état de cause, la décision que vous prendrez, en la matière, se réalisera en un moment bon et fructueux, en tout point.
Vous vous demandez qui doit vous accompagner(1) et vous pensez à telle personne. Néanmoins, une autre raison vous fait tenir un raisonnement inverse(2), mais vous vous demandez si cela ne sera pas un affront pour cette personne. En pareil cas, surtout lorsqu’un Juif ou une Juive pourrait être vexé, on peut ajouter un couple d’accompagnateurs, ce qui veut dire que trois couples tourneront(3) et Dieu saura qui sont réellement les couples accompagnateurs. Pour la même raison, tout cela devra être fait sans ostentation. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, de même que pour vos accomplissements communautaires,
Notes
(1) Vers le dais nuptial. (2) Et conduit à ne pas choisir cette personne (3) Autour des mariés, celui qui accompagne le marié, celui qui accompagne la mariée et celui qu’il convient de ne pas vexer.
Lettre n°7733
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7733, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[24 Mena’hem Av 5721]
Je suis surpris de n’avoir aucune nouvelle de la manière dont vous vous installez afin de gagner votre vie. C’est pourtant bien là une Injonction de notre Torah, Torah de vie. Un homme doit réaliser une action concrète dans le but d’assurer sa subsistance matérielle. Bien plus, nos Sages, dans le Me’hilta, assimilent cette Injonction à un Commandement positif de la Torah. Vous consulterez également le Kountrass Ou Mayan, au chapitre 25, soulignant la nécessité d’une action, réalisée dans ce monde, qui est précisément le monde de l’action. Or, si cela est nécessaire, il est certain que les forces et les capacités pour y parvenir ont été accordées. Et, l’obligation d’agir s’en trouve accrue d’autant, afin que ces capacités ne restent pas inutiles, ce qu’à Dieu ne plaise. J’espère que ces quelques lignes suffiront pour attirer votre attention sur tout cela, afin que vous mettiez tout cela en pratique avec tout l’empressement nécessaire. J’abrège donc la présente et j’attends de vos bonnes nouvelles. Puisse Dieu les accorder au plus tôt.
Il est inutile d’expliquer longuement que ce qui vient d’être dit et, plus généralement, tout ce qui concerne la vie juive doit être ordonné et organisé. Le comportement du domaine de la sainteté est ainsi, alors que, de “ l’autre côté ”, il n’y a pas d’ordre, pas de raisonnement. Je fais bien allusion à une organisation dans tous les domaines, pour le lever, pour le sommeil, pour l’étude de la Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout, pour manger, pour boire et, avant tout, bien entendu, pour les relations au sein de votre foyer. En effet, grande est la paix qui règne entre un homme et son épouse. C’est lorsqu’elle règne que la Présence divine se révèle parmi eux.
Lettre n°7734
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7734, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Mena’hem Av 5721,
Brooklyn,
A monsieur Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous adresse, avec la présente, nos récentes parutions et j’espère que celles-ci vous intéresseront, même si elles ne concernent pas directement votre domaine d’action. Mais, au final, un fil conducteur existe dans le monde, puisque l’unité la plus haute se révèle jusqu’au point le plus bas. La base de notre foi établit que le Dieu unique est le Créateur du monde, au sein duquel on doit mettre en évidence cette unité. Commentant le verset : “ une nation unique sur la terre ”, l’Admour Hazaken explique : “ une nation qui met en évidence l’Unique en tout ce qui concerne la terre ”. De fait, c’est la raison profonde pour laquelle notre Torah souligne tout particulièrement l’importance de la paix et de l’unité. Bien plus, nos Sages enseignent : “ Grande est la paix, puisque l’ensemble de la Torah fut donné afin de la réaliser dans le monde ”.
De temps à autre, j’exprime ma gratitude spécifique au Rav A.H. Glitsenstein(2), qui m’a fait part de votre état de santé. Puisse Dieu vous accorder un prompt rétablissement. Et, comme le veut la coutume juive, je conclurai la présente en évoquant ce qui est d’actualité. En effet, nous nous rapprochons du Roch ‘Hodech Elloul, un mois de miséricorde et de bon vouloir. Bien plus, comme le souligne l’Admour Hazaken, le nom d’Elloul est constitué des initiales des mots formant la phrase : “ Je suis à mon Bien-Aimé et mon Bien-Aimé est à moi ”. Durant cette période, “ le Roi se trouve dans le champ ”, comme l’explique le Likouteï Torah, dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Je suis à mon Bien-Aimé ”, à la page 32b.
Malgré l’effort qui est mené, ces jours-ci, pour semer la discorde et pour éloigner ceux qui sont proches(3), Dieu fasse que tous les Juifs s’unissent, un à un, en tous les endroits où ils se trouvent. Et, de fait, comme le demande la ‘Hassidout, ils le feront dans la joie et l’enthousiasme. Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) M. E. Steinman, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°7666. (2) Le Rav Avraham ‘Hano’h Glitsenstein, de Lod. Voir la lettre n°7666. (3) Du fait de la formation d’un gouvernement de coalition, en Terre Sainte. Voir, à ce sujet, la lettre n°7724.
Lettre n°7735
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7735, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
à l’issue du Chabbat Parchat Reéh,
Roch ‘Hodech Elloul 5721,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(1). En ce Roch ‘Hodech Elloul, mois de la miséricorde et du bon vouloir, Dieu fasse que s’accomplisse le début et la tête de la Paracha que nous venons de lire(2) : “ Vois, Je donne devant vous en ce jour ”, chacune de ces cinq expressions évoquant, de manière spécifique, une notion à part entière.
Vois : Le service de Dieu doit être basé sur la vision, qui n’est nullement comparable(3) à l’audition.
Je : La force et l’aide permettant d’y parvenir émanent de “ Je ”, “ Je suis Celui que Je suis ”(4), un niveau qu’aucun Nom ne saurait décrire(5), auquel aucune lettre, aucun signe ne pourraient faire allusion.
donne : Cette force et cette aide sont données(6) et il est dit que “ celui qui donne le fait avec largesse ”.
devant vous : Ce don(7) peut pénétrer et être intégré profondément.
en ce jour : Chaque jour(8), tout cela s’accomplit à nouveau.
Tout ceci se manifeste par deux formes du service de Dieu :
une bénédiction : dans le sens de “ fais le bien ”, des Injonctions,
une malédiction : dans le sens de “ écarte-toi du mal ”, des Interdits. Et, c’est grâce à tout cela que commencent ensuite le Roch ‘Hodech Elloul et les jours favorables(9), qui sont “ comme les premiers jours ”(10), lorsque le Saint béni soit-Il marque Son bon vouloir à Israël(11), avec joie et d’un cœur entier. On peut ainsi être inscrit et scellé pour une bonne et douce année. Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour cette bonne année,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. (2) La Parchat Reéh. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Roch Hachana 26a et le Likouteï Torah, au début de la Parchat Vaét’hanan ”. (4) L’Essence de Dieu. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Likouteï Torah, Parchat Pin’has, à la page 80b. Voir aussi le Zohar, tome 3, à la page 11a ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, au début de la Parchat Haazinou et le Or Ha Torah, Béréchit, à la page 16b ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Erouvin 54b et le Torah Or, au début de la Parchat Michpatim ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Sifri, commentant le verset Devarim 6, 6 ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, dans le Likouteï Torah, le début du discours ‘hassidique intitulé : ‘Je suis à mon Bien-Aimé et mon Bien-Aimé est à moi’, à la page 32a ”. (10) Avant que soit commise la faute du veau d’or. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire de Rachi sur le verset Chemot 33, 11 ”.
Lettre n°7736
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7736, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Elloul 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Mena’hem Av, dans laquelle vous me demandez si un élève de Yechiva en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, est susceptible d’être enrôlé dans l’armée. Je suis surpris que vous soyez dans le doute, à ce sujet, au point d’être conduit à poser cette question dans un endroit éloigné. Vous connaissez pourtant la décision hala’hique des Rabbanim, qui a été largement diffusée et qui, bien entendu, est basée sur notre Torah, Torah de vie, selon laquelle les élèves de Yechiva ne peuvent être ni enrôlés ni engagés dans l’armée.
En effet, leur étude de notre sainte Torah, menée avec élan et ardeur, protège et sauvegarde notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de même que tous ceux qui y résident. Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°7737
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7737, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Elloul 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 25 Mena’hem Av. J’y ai lu, avec plaisir, que les médicaments vous ont été utiles. Dieu fasse qu’ils vous apportent une prompte et complète guérison. Vous me demandez comment vous devez rembourser votre dette(1). Pour cela, vous diffuserez le Judaïsme traditionnel dans votre entourage et en tout endroit où s’exerce votre influence. Car, c’est de cette façon que chacun, au sein de tout Israël, peut s’acquitter de sa dette profonde.
Nos Sages soulignent, en effet, que “ j’ai été créé pour servir mon Créateur ”, ce qui veut bien dire que chacun peut y parvenir, car “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec fourberie envers Ses créatures ”(2). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Envers le Rabbi, qui a accordé sa bénédiction au destinataire de cette lettre. (2) En leur demandant ce qu’elles ne sont pas capables de faire.
Lettre n°7738
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7738, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Elloul 5721,
Brooklyn,
A monsieur Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 27 Mena’hem Av. J’y ai pris connaissance, avec plaisir, des actions que vous menez, “ dans l’objectif de : ‘tu te répandras’(2) ”, pour reprendre votre expression, de même que de vos conférences sur le thème de ‘Habad. J’ai, toutefois, bon espoir que vous ne vous contentez pas de cela, car un tel accomplissement n’est nullement à la mesure de l’exigence et de la nécessité du moment. En effet, on peut constater à chaque pas, à quel point nombre de nos frères, les enfants d’Israël, ont faim et soif(3). Leur âme défaille, mais ils ne savent comment assouvir leur soif et apaiser leur faim, ce qui est encore pire que la famine et la sécheresse par elles-mêmes. C’est bien évident. Il en résulte que la nécessité d’une telle action s’en trouve encore plus clairement affirmée. La responsabilité et le mérite en sont d’autant plus grands.
Bien plus, ces jours sont une période de miséricorde et de bon vouloir, “ comme les premiers ”(4). Ils appartiennent au mois d’Elloul, lorsque le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, se trouve dans le champ et y accueille chacun avec bienveillance, comme l’explique le Likouteï Torah, à la Parchat Reéh, dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Je suis à mon Bien-Aimé ”, page 32b. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Monsieur T. Bronstein, de Kfar ‘Habad. (2) “ à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”, des actions de diffusion du Judaïsme. (3) Moralement. (4) Avant que soit commise la faute du veau d’or.
Lettre n°7739
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7739, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[1er Elloul 5721]
Je fais réponse à votre lettre du 27 Mena’hem Av, dans laquelle vous m’exposez la proposition qui vous est formulée par la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim, un poste de moniteur. Vous me dites que vous avez commencé à assumer ces fonctions et que vous connaissez la réussite, en la matière. Bien que vous n’en parliez pas, vous étudiez sûrement, à titre personnel, la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Car, c’est de cette façon que vous pourrez continuer à assumer votre rôle de moniteur des enfants d’Israël.
On connaît le dicton(1) de notre maître, le Baal Chem Tov, selon lequel l’amour de Dieu pour Israël est encore plus intense que celui de parents pour leur fils unique, né alors qu’ils avaient déjà un âge avancé. Vous les éduquerez selon les valeurs sacrées et vous connaissez, à ce propos, l’explication de l’Admour Hazaken selon laquelle “ son cerveau et son cœur(2) sont mille fois plus affinés ”, comme l’indique le début du Torah Or.
En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Et, ce mérite vous viendra en aide, afin d’obtenir la satisfaction du souhait de votre cœur(3).
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7569. (2) Ceux de l’homme qui consacre son temps aux autres. (3) Peut-être celle d’avoir un enfant.
Lettre n°7740
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7740, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Elloul 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Mena’hem Av. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez.
Il est dit : “ J’ai donné ma fille à cet homme ” et puisse donc Dieu faire qu’il en soit concrètement ainsi, “ J’ai donné ” de plein gré, “ à cet homme ” qui est important et juste, comme le disent le verset Chemot 2, 1 et le Zohar, tome 1, à la page 257a. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Tout est effet de la divine Providence. J’ai donc l’obligation, qui est aussi un mérite, de vous souligner la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la partie profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout, d’autant que vous êtes un Cohen.
Lettre n°7741
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7741, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[2 Elloul 5721]
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Mena’hem Av et aux trois courriers qui la précédaient. Je suis très surpris que vous ayez été affecté par le courrier(1) que vous avez reçu et duquel vous voulez déduire un changement d’attitude, de ma part, envers vous. Il est bien évident que je ne suis nullement responsable de ce qui est écrit par quelqu’un d’autre. Concrètement, aucun changement n’est intervenu dans mon attitude envers vous, qui reste actuellement ce qu’elle était au préalable. J’espère que vous vous consacrez maintenant à la diffusion de la ‘Hassidout, dans votre entourage, dans votre ville et en tout endroit où s’exerce votre influence, que vous continuerez à le faire, à l’avenir, dans la joie et l’enthousiasme, d’une manière sans cesse accrue.
Vous parlez des actions qui sont menées par une autre personne se trouvant dans votre ville. Or, il y a suffisamment et largement à faire pour que deux personnes y diffusent les sources(2) et le Judaïsme. De fait, de nombreuses autres personnes y trouveraient également leur place, si elles étaient présentes. Or, nous sommes entrés dans le mois d’Elloul et j’ai donc bon espoir que vous renforcerez votre confiance en Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun. En effet, nous commençons à dire, deux fois par jour(3) : “ De David, l’Eternel est ma Lumière et mon Salut ”.
Notes
(1) Que quelqu’un a adressé au destinataire de la présente, faisant état d’une insatisfaction du Rabbi. (2) De la ‘Hassidout. (3) Dans la prière de Cha’harit et dans celle de Min’ha, à partir de Roch ‘Hodech Elloul et jusqu’à Hochaana Rabba.
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