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Iguerot Kodesh — lettres 7702 à 7721

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7702

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7702, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tamouz 5721,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Yossef Rubin, ancien

président de l’association rabbinique de Roumanie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre et je fais suite à notre discussion sur l’action qui doit être menée pour la réparation des clôtures entourant les cimetières des communautés européennes, ayant malheureusement été détruits et vidés, pendant la période de la guerre et de la Shoa. Je vous félicite pour cet accomplissement positif. L’honneur des défunts est particulièrement important et, en l’occurrence, il s’agit également de celui des vivants. Le bienfait qui est prodigué aux morts est qualifié de : “ bonté de vérité ”, car il fait abstraction de tout sentiment de gratitude(1). En ce sens, il est une révélation céleste(2), un don, une “ bonté de vérité ” qui n’est nullement limité, même si l’acte accompli reste relativement restreint, comme, par exemple, lorsque : “ il prêtait une pioche et une pelle pour l’enterrement ”(3).

Combien plus en est-il ainsi pour ce qui fait l’objet de notre propos. L’importance d’un tel accomplissement est immense et il concerne des milliers de Juifs. Bien plus, il s’agit, en outre, d’une sanctification du Nom de Dieu, permettant que le nom d’Israël ne soit pas transgressé parmi les nations. J’ai le ferme espoir que cette action trouvera un écho favorable dans le cœur de nos frères, les enfants d’Israël, qui contribueront généreusement à sa réalisation, à la restauration des clôtures de ces cimetières, à la reconstruction de ce qui a été détruit, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse(4) de l’Eternel Dieu : “ J’ouvrirai vos tombeaux et Je vous ferai monter… Je placerai Mon esprit sur vous et vous revivrez ”. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Que l’on ne peut pas attendre de la part des morts. Le Rabbi note, en bas de page : “ Chneï Lou’hot Ha Berit, au début de la Parchat Vaye’hi ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon une lettre du Rabbi Rachab, qui est rapportée dans le Kovets Mi’htavim, lettre n°10 ”. Celle-ci figure dans les Iguerot Kodech du Rabbi Rachab, tome 1, à la lettre n°176. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Taanit 21b. ” (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Yé’hezkel 37, 12-14 ”.

Lettre n°7703

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7703, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Na’houm(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 13 Tamouz, avec votre demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Me basant sur ce que dit le Likouteï Torah, à la Parchat Bamidbar, page 6b, qui commente l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ Nous n’avons trouvé… que celui-ci ”, je suis très surpris que vous ne datiez pas votre lettre. En effet, les 12 et 13 Tamouz sont des jours propices, introduisant la réparation en tous les domaines pour lesquels celui dont nous célébrons la joie fit don de lui-même. Agir de la sorte est un moyen d’obtenir que soit exaucé le souhait de votre cœur(2), non seulement d’une manière spirituelle, mais aussi pour ce qui concerne vos préoccupations matérielles. C’est bien évident. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav N.Travnik, de Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°4308. (2) Vraisemblablement le fait d’avoir un enfant.

Lettre n°7704

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7704, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Iyar 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux

multiples connaissances, le Rav ‘Hananya Yom Tov Lippa,

auparavant président du tribunal rabbinique de Helmats(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mardi :

A) S’agissant du père qui s’isole avec sa fille ou bien de la mère qui s’isole avec son fils, je n’ai pas reçu d’instruction particulière.

B) Vous me demandez quelle est notre coutume, pour ce qui est de la consommation de viande après des plats lactés. De façon générale, après du lait ou du beurre, nous avons l’habitude d’attendre une heure. En outre, nous ne consommons pas de viande dans le même repas. C’est ce que dit le Chneï Lou’hot Ha Berit, dans son traité Chevouot, à la page 180b. Le Darkeï Techouva, Yoré Déa, chapitre 89, à la fin du paragraphe 19, précise : “ un peu plus d’une heure ”, mais l’on peut se demander ce qu’il entend par “ un peu plus ” et sur quoi il se base. Néanmoins, on ne m’a pas dit si cela concerne chacun ou bien s’adresse uniquement à une élite. Vous verrez aussi le Péri Megadim, sur le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, au chapitre 89, le Sifteï Daat, au chapitre 107. Selon ces textes, une interruption d’une heure remplace un rinçage. Malgré mes occupations, j’ai pris de mon temps pour vous répondre au plus vite, comme vous me le demandez dans votre lettre. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de votre activité sacrée, destinée à multiplier la pureté en Israël(2), en bonne santé,

N. B. : L’envoi de la présente a été retardée et je viens de recevoir votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous me citez un ouvrage justifiant l’usage d’attendre une demie-heure, après avoir consommé du lait et du beurre(3).

En effet, quelle est la définition du travail qu’il est interdit d’accomplir avant la prière, à propos duquel il est dit : “ à proximité de Min’ha ”(4) ? Celle-ci est précisée par les Décisionnaires : une demie-heure. Passé ce délai, on ne peut plus parler de proximité(5). Avec tout le respect dû à l’auteur, l’essentiel manque ici, tout au moins dans l’extrait que vous reproduisez dans votre lettre. En effet, pour la consommation de lait et de viande, je n’ai pas vu, pour l’heure, que l’on parle de “ proximité ”. On dit, en fait, dans le Zohar, tome 2, à la page 125a : “ ensemble, au même moment ou bien dans le même repas ”. Et, si l’on cherche effectivement une référence, toutes les expressions employées par le Zohar évoquent plutôt ce qui est immédiat(6) ou même encore plus que cela. C’est bien clair. Or, ce qui est immédiat correspond d’ordinaire au temps nécessaire pour parcourir une distance de vingt-deux coudées(7), comme le tranche le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 166. Bien plus, passé ce délai, il y a effectivement une interruption. Le Darkeï Techouva, précédemment cité, dit : “ un peu plus d’une heure ”, mais l’on peut toutefois noter que le temps nécessaire pour la digestion est celui-ci qui permet de parcourir quatre Mils. Vous consulterez les commentateurs du Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 184.

Notes

(1) Le Rav H.Y. T. L. Deutsch, Rabbi de Helmets. Voir, à son sujet, la lettre n°7518. (2) En favorisant la construction de Mikwés. (3) Pour consommer de la viande. (4) A partir de quand faut-il s’arrêter de travailler ? (5) On pourrait donc penser qu’il en est de même pour le passage du lait à la viande. (6) Et, non uniquement proche. (7) Soit une dizaine de mètres. (8) Soit environ trois mille huit cent quarante mètres.

Lettre n°7705

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7705, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Tamouz 5721,

Brooklyn, New York,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Moché Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 16 Tamouz, à laquelle était joint le don de madame Ruth Guechy pour la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement la grandeur et le mérite d’une telle action, surtout en ce moment de besoin, puisque, si l’on ne subissait pas un manque de moyens financiers, il aurait été possible d’élargir la diffusion de la Torah et le renforcement du Judaïsme basé sur les valeurs sacrées. Que Dieu vous bénisse afin d’élargir largement votre action. Je vous joins une lettre d’accusé de réception et de bénédiction destinée à cette femme généreuse, à laquelle Dieu accordera longue vie. Bien entendu, si vous le jugez nécessaire, vous ajouterez une explication à ce qui y est dit. Vous trouverez sûrement les mots qui conviennent pour cela.

N. B. : Pour lier cet événement positif à ce qui est d’actualité pendant ces trois semaines(2), on rappellera l’affirmation de nos Sages, au traité Chabbat 119b, selon laquelle : “ Jérusalem fut détruite uniquement parce que l’on supprima l’étude des enfants ”. En effet, l’obligation de se souvenir de ce qui s’est passé en cette période a nécessairement pour objet de réparer ces événements, en écartant les causes qui ont été à l’origine de la destruction(3), en l’occurrence le renforcement de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, en particulier en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, qui “ est assise, la tête basse ”(4), “ comme une femme stérile qui n’enfante pas ”. On doit donc multiplier l’étude des enfants. Ainsi, “ les chevreaux deviendront des boucs ”, de nombreux élèves de Yechivot, ce qui sera une double consolation, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle : “ le petit sera mille et le jeune, une grande nation ”.

Notes

(1) Le Rav M.M. Yachar. (2) Commémorant le deuil du Temple. (3) Du Temple. (4) Dans la position de l’endeuillée, selon le livre de E’ha.

Lettre n°7706

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7706, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Tamouz 5721,

Brooklyn, New York,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai lu, avec plaisir, votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez que vous vous marierez bientôt, que vous avez décidé de bâtir votre foyer en conformité avec les enseignements de notre Torah, Torah de vie. Puisse Dieu faire que vous mettiez cette décision en pratique, avec l’élu de votre cœur, d’autant que, d’après ce que j’ai entendu de votre famille, votre origine vous protégera, en ce domaine. Et, ce n’est pas pour rien que la femme est appelée : “ maîtresse de maison ”. Car, c’est essentiellement elle qui dirige la maison, de sorte que son état dépend d’elle.

Bien plus, en notre époque aux multiples événements et mutations, il n’est pas d’autre fondement solide et stable, pérennisant le foyer juif, que la Torah et ses Mitsvot. De cela dépend le bonheur non seulement moral, mais aussi physique. Combien plus est-ce le cas en notre Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Pour peu qu’il écarte les préjugés subjectifs, un homme avisé pourra établir aisément, y compris à l’issue d’une réflexion sommaire, à quel point les événements de notre époque, les bons et ceux qui ne le sont pas, ont fait la preuve que : “ Tu nous as choisis d’entre tous les peuples ”. Bien entendu, notre élection par le Créateur du monde, en tant que Son peuple de convoitise, nous confère non seulement des droits particuliers, mais aussi des devoirs spécifiques. Nous devons illuminer toutes nos actions, notre existence quotidienne par la lumière véritable, celle de la Torah et de ses Mitsvot, par la pensée, par la parole et par l’action, cette dernière étant essentielle. Il nous incombe également de diffuser et de planter la clarté de la Torah et des Mitsvot, selon l’expression que le Baal Chem Tov cite dans sa lettre : “ Que tes sources se répandent à l’extérieur ”, les sources de la lumière et de l’amour, basées sur l’amour de Dieu pour Son peuple, les enfants d’Israël. Du fait de Son immense amour, Il nous a précisément sanctifiés par Ses Commandements, qui sont le canal et le réceptacle permettant de recevoir les bénédictions de Dieu, à la fois matérielles et spirituelles. Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Je vous joins le contenu d’une causerie qui a été prononcée à l’occasion de la réunion des femmes ‘Habad, ayant eu lieu récemment. Bien entendu, ces propos s’adressent également à vous et au milieu dans lequel vous évoluez.

Lettre n°7707

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7707, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim,

à Lod, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez à propos des élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim qui prennent part, par exemple, aux actions de l’union des élèves de Yechivot(1). Je suis surpris que vous soyez dans le doute et que vous m’interrogiez, à propos de ce qui a été clairement exprimé par les fondateurs et les dirigeants de Tom’heï Temimim, le Rabbi Rachab et son fils, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En effet, ceux-ci ont affirmé clairement et ils ont écrit que tout ce qui concerne les élèves est soumis à la décision de la direction de la Yechiva, laquelle tranche, en dernière instance, pour toutes les questions morales et physiques. C’est donc uniquement de cette façon que l’on peut obtenir la lumière de celui qui accorde l’influence. Il faut, pour cela, avoir disposé, au préalable, de la lumière qui reçoit(2). Et, l’on connaît les saintes causeries qui ont été prononcées, à ce sujet(3).

Puisse Dieu faire qu’au final, soient inaugurées des succursales des Yechivot Tom’heï Temimim en tout endroit, conformément à la volonté et à l’espoir de nos maîtres et chefs. Telle est leur volonté et il est donc certain que celle-ci se réalisera. Néanmoins, il est préférable qu’il en soit ainsi au plus tôt, dans la joie et l’enthousiasme, que les sources(4) se répandent en eux et par eux, jusqu’à parvenir à l’extérieur le plus éloigné et provoquer la venue de l’annonciateur de la bonne nouvelle, Pin’has qui est Elie, afin de rapprocher ceux qui sont éloignés. Aussitôt après cela, ce sera la délivrance véritable et complète par notre juste Machia’h, le Machia’h descendant de David, ainsi qu’il est dit : “ Une étoile a fait son chemin de Yaakov et un roi dirige Israël… et Israël fait des prouesses ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Diffusant, en particulier, la ‘Hassidout dans les autres Yechivot. (2) Seul celui qui se soumet à la direction de la Yechiva peut ensuite influencer positivement les autres. (3) Par le Rabbi Rachab, dans le Torat Chalom, à la page 75. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7708

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7708, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Chaoul(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir, par le comité organisateur, que vous avez tenu une réunion ‘hassidique, à l’occasion des jours propices de la libération des 12 et 13 Tamouz, celle de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. A cette occasion, des paroles de la Torah ont été prononcées, on a récité un discours ‘hassidique et l’on a dit des paroles d’encouragement. Dieu fasse qu’encore pendant de très nombreuses années, vous preniez part à l’organisation de telles réunions ‘hassidiques, desquelles on tirera, puisque tel est leur but, la motivation pour toute l’année, afin d’agir dans tous les domaines du Judaïsme, de la Torah et des Mitsvot, avec joie et enthousiasme, de même qu’avec une chaleur ‘hassidique.

On peut constater(2) qu’une seule personne, dès lors qu’elle est réellement motivée et met en pratique ce qui vient d’être exposé, peut connaître la réussite, dans chaque ville et dans chaque pays où elle se trouve, d’autant que certains lui viennent en aide, ce qui augmente d’autant son succès. Je salue tous ceux qui ont pris part à cette réunion ‘hassidique et j’adresse ma bénédiction pour qu’au sein de tout Israël, nous ayons le mérite d’assister à l’accomplissement imminent de la promesse, énoncée par le prophète Ze’harya au Nom de Dieu, au verset Ze’harya 8, 19, selon laquelle “ le jeûne du quatrième mois(3)… sera, pour la maison de Yehouda, allégresse, joie et fête ”. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,

N. B. : Je vous joins quelques unes des dernières publications, dont le contenu s’applique tout au long de l’année.

Notes

(1) Le Rav C.Shifrin, de S. Francisco. Voir, à son sujet, la lettre n°4987. (2) En tirant la leçon de la libération du précédent Rabbi, comme on doit le faire dans une telle réunion ‘hassidique. (3) Le 17 Tamouz.

Lettre n°7709

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7709, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je n’ai pas eu de vos nouvelles depuis bien longtemps. Puis, ces jours-ci, j’ai reçu vos salutations par l’intermédiaire du distingué jeune homme, Chmouel Pessa’h Bogomilski, qui m’a, en outre, précisé qu’il attend un courrier de votre part. Dieu fasse que celui-ci ait un contenu positif, qui sera, selon l’expression de nos Sages, “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”, “ d’un bien qui produit des fruits ”, comme nous en avions parlé, lorsque vous êtes venus ici. Ainsi, non seulement ce bien sera pour vous-même, puisque “ il n’est de bien que la Torah ”, mais, en outre, il influencera les créatures qui se trouvent auprès de vous et il leur conférera également le bien.

Nous sommes “ entre les étroitesses ”(1) et, comme le rapportent nos Sages, l’une des raisons de la destruction(2) fut la “ haine gratuite ”(3). Pour réparer une telle situation, il convient de s’emplir d’amour pour celui qui, selon nos yeux de chair, ne justifie nullement que l’on éprouve un tel sentiment envers lui, de rechercher également la satisfaction de ses besoins. C’est de cette façon que l’on hâtera l’accomplissement de la promesse du prophète Ze’harya, énoncée au verset Ze’harya 8, 19, selon laquelle les jours se trouvant “ entre les étroitesses ”, “ se transformeront en allégresse, en joie et en fête ”(4). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av. (2) Du Temple. (3) Sans motif. (4) Voir la lettre précédente.

Lettre n°7710

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7710, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, veille du

Chabbat Parchat Pin’has, qui bénit

le mois de Mena’hem Av 5721,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat(1). Nous sommes à la veille du Chabbat qui bénit le mois de Mena’hem Av. Puisse donc Dieu, notre Père Qui se trouve dans les cieux, Père miséricordieux et Père de la miséricorde(2), consoler Son peuple Israël, comme nos Sages nous en font la promesse. En l’occurrence, ce sera une double consolation(3), qui sera double précisément pour pouvoir atteindre son objectif.

En effet, on sait(4) que la seconde fois n’a rien de commun avec la première, qu’il ne s’agit pas d’une simple multiplication par deux. Très bientôt et très prochainement, nous mériterons la venue de celui qui nous annoncera la bonne nouvelle, Pin’has, qui est Elyahou(5). Alors, “ ces jours se transformeront en allégresse, en joie et en célébrations joyeuses ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, Parchat Nasso, à la page 23a ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrash E’ha Rabba, à la fin du chapitre 1. Likouteï Torah, Parchat Nitsavim, à la page 48a. Notes sur E’ha, à propos du verset : ‘pleurer, tu pleureras’ ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Chemot Rabba, au début du chapitre 46, le Be’hayé sur le verset Tissa 32, 15 et le discours ‘hassidique intitulé : ‘Le huitième jour’, de 5699 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il permit qu’Israël accède à la Techouva, selon les Pirkeï de Rabbi Eliézer, au chapitre 47. Voir aussi le Ralbag sur le verset Mela’him 1, 17, 1 ”.

Lettre n°7711

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7711, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Chabbat Parchat Pin’has, qui bénit

le mois de Mena’hem Av 5721,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Touvya Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos questions(2) :

A) Il est évident que la priorité doit être accordée à la jeunesse et à ce qui se passe au sein de la jeunesse, plutôt qu’à des personnes plus âgées, d’autant que vous avez vous-même déjà adopté une telle activité et que vous en observez les fruits.

B) En fonction de cela, il est bien évident qu’il est justifié, judicieux et bon de poursuivre votre travail pour une troisième année. J’espère que vous intensifiez également vos études personnelles de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Le mérite du grand nombre vous viendra en aide, en la matière, car, à n’en pas douter, ce grand nombre lui-même profitera d’un tel ajout.

Concernant le jeune homme que vous citez, il est clair que, si vous l’attirez vers ce travail, de la manière qui convient, cela l’encouragera, le renforcera et le mettra sur le droit chemin. On peut même penser que cela lui apportera la joie de vivre. En effet, la tristesse, ce qu’à Dieu ne plaise, est la source…(3). Or, chaque Juif doit commencer sa journée en remerciant Dieu : “ car Tu m’as restitué mon âme ”(4).

Notes

(1) Le Rav M.T. Fisher. Voir, à son sujet, la lettre n°7663. (2) Cette lettre a été rédigée en post-scriptum à la précédente. (3) De toutes les formes du mal. (4) Selon le texte des bénédictions du matin.

Lettre n°7712

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7712, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Chabbat Parchat Pin’has, qui bénit

le mois de Mena’hem Av 5721]

Vous me dites que votre enfant a une attitude que vous qualifiez de “ turbulente ”. Sachez que cela est très fréquent, surtout chez un aîné. Il ne faut donc en aucune façon s’en affecter. Comment améliorer ce qui doit l’être, le concernant ? Des éducateurs compétents vous guideront en la matière, en fonction de leur expérience.

Lettre n°7713

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7713, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 20 Tamouz, dans laquelle vous me décrivez l’état de santé de votre fille et l’avis des médecins, la concernant. Quelques-uns d’entre eux préconisent une opération de sa main. Mais, votre lettre ne précise pas si l’idée en a été suggérée par un seul médecin ou bien par plusieurs à la fois. Autre point, qui est essentiel, cette solution a-t-elle été avancée uniquement parce que l’on ne connaît pas le raison de sa maladie, comme semble l’indiquer le fait que l’on ait pratiqué différentes analyses, ou bien a-t-on identifié l’affection et prescrit le traitement correspondant, lequel, en l’occurrence, n’a pas réussi ? Vous clarifierez tout cela et la décision finale sera prise en fonction de ces informations.

J’ajoute que, parmi de telles interventions, il en est certaines pour lesquelles il n’y a pas lieu de craindre l’opération elle-même, qui est légère, comme vous l’écrivez, mais plutôt le risque de toucher des nerfs ou des artères, en la pratiquant, ce qui remettrait en cause le mouvement d’un ou de plusieurs doigts. En outre, il convient d’observer également l’aspect “ psychologique ” de la situation, qui n’a pas d’incidence physique sur le doigt ou la main, mais affecte la pensée, l’esprit. En effet, votre fille a l’impression que, si elle reprenait son travail, elle retrouverait ses douleurs. En la matière, il convient de méditer à la divine Providence, au fait que Celui Qui l’accorde “ guérit toute chair et accomplit des merveilles ”. De plus, il est dit : “ (1)en tout ce que tu feras ”, ce qui peut faire allusion à l’action la plus infime(2). On peut penser que cela réduira les idées qu’elle se fait et les douleurs qui en résultent. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

J’ai bon espoir que vous avez agi, au cours de ces semaines, afin de diffuser les sources(3) en tout endroit où s’exerce votre influence. Sans doute me le préciserez-vous à la prochaine occasion. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) “ L’Eternel ton Dieu te bénira ”. (2) Qui n’en est pas moins suffisante pour susciter la bénédiction de Dieu. (3) de la Hassidout, à l’extérieur

Lettre n°7714

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7714, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tamouz 5721,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint

Dieu et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Eléazar(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 16 Tamouz. Vous-même avez sûrement reçu, il y a quelques temps, mon courrier qui exprimait mon avis à propos de la coalition. Comme je l’ai précisé au cours de ma causerie, aucune modification(2) n’est intervenue, en la matière et je suis surpris que vous puissiez avoir un doute, à ce sujet. A mon sens, la participation à la coalition gouvernementale est interdite par la Torah(3).

Vous ne me parlez pas de votre état de santé et j’ai donc bon espoir que tout va bien. En revanche, je suis étonné que vous ne fassiez pas mention de votre participation aux réunions des ‘Hassidim, ces derniers mois et, récemment, à celle des 12 et 13 Tamouz, puisque nous sommes à la conclusion de ce mois. Or, ces jours nous apportent le discernement, l’analyse et la connaissance, soulignant qu’une seule personne, dès lors qu’elle a pris la ferme décision de diffuser le Judaïsme traditionnel sans compromis, la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, malgré les voiles, les obstacles et les empêchements de tout ordre, connaît la réussite(4). Et, s’il en est ainsi en tout endroit, combien plus est-ce le cas en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. De plus, tout ce qui se trouve en Erets Israël peut recevoir l’élévation vers Jérusalem qui, d’après son sens étymologique et selon l’évidence, représente la perfection de la crainte de Dieu, faisant disparaître celle des hommes de chair et d’os(5). Ainsi, nos Sages enseignent, dans la Michna, que “ celui qui se soumet à la royauté divine est dispensé…(6) ”. Or, s’il en est ainsi pour chacun, a fortiori est-ce le cas pour ceux qui sont liés à mon beau-père, le Rabbi, dont nous célébrons la joie et, plus encore, pour ceux qui appartiennent à sa famille. De ceux-là, on peut atteindre des efforts particuliers, que nos Sages eux-mêmes pourraient qualifier comme tels, afin de diffuser les sources(7) à l’extérieur, au sein de la propagation du Judaïsme, en général. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour une certaine raison, l’expédition de la présente a été retardée et, entre temps, j’ai reçu vos courriers qui faisaient suite à celui qui est mentionné ci-dessus, de même que les coupures de presse et les annonces. Sans doute continuerez-vous à me les envoyer. Je vous en remercie.

Notes

(1) Le Rav C.E. Shaulsohn, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°6097. (2) De l’avis du Rabbi, à ce sujet. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°7066 et 7094. (4) Voir la lettre n°7708. (5) Pendant les persécutions. (6) De l’assujettissement aux nations. (7) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7715

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7715, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Roch ‘Hodech Mena’hem Av 5721]

Vous m’interrogez(1) sur le début du premier chapitre d’Iguéret Ha Techouva :

1) La formulation est : “ En revanche, pour ce qui est de la Techouva ” et le texte se poursuit ainsi : “ S’il a transgressé une Injonction et s’est repenti, on lui pardonne. S’il a transgressé un Interdit, on suspend ”, bien que l’Injonction repousse l’Interdit. Il en est ainsi à la fois dans les mondes et dans l’âme. En revanche, s’agissant des Mitsvot et de leur lumière, les Interdits sont plus haut, comme l’explique le Likouteï Torah, Parchat Pekoudeï, à la page 6d. Pour ce qui est de la Techouva, par contre, c’est l’Injonction qui est supérieure, selon l’explication du Likouteï Torah, dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Comme sont belles ”, au chapitre 2(2).

2) Comment accorder ce qui est dit ici avec l’explication bien connue selon laquelle Yom Kippour répare tous les défauts. Et, l’on peut citer aussi l’enseignement de nos Sages affirmant que rien ne résiste à la Techouva. En fait, il s’agit ici d’une simple Techouva, alors que Yom Kippour apporte l’expiation par l’essence même du jour, indépendamment de l’effort de l’homme, comme l’établit la Guemara. Vous consulterez aussi, à ce propos, le discours : “ Comme sont belles ”, précédemment cité.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Ephraïm Eliézer Yalles, de Philadelphie. Elle a été rédigée comme post-scriptum à la lettre n°7711 et elle porte la date de Roch ‘Hodech Mena’hem Av. Voir, à son sujet, la lettre n°7455. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ On peut l’exprimer d’une manière un peu différente. Le point précédant l’expression ‘en revanche’ introduit une rupture dans le développement, de sorte que ce qui suit se rapporte à la Boraïta énoncée au préalable. Il convient d’ajouter que la différence pouvant être faite entre l’Injonction et l’Interdit, qui est présentée ici, porte sur trois points. Du point de vue de l’expiation, l’Injonction passe avant. C’est aussi le cas pour ce qui concerne la pratique. ‘En revanche’, à la différence des deux points précédents, pour ce qui est de la Techouva, c’est bien l’Interdit qui passe le premier ”.

Lettre n°7716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Roch ‘Hodech Mena’hem Av 5721]

Nous entrons dans le mois d’Av que notre Tradition appelle Mena’hem Av, le Père consolateur. Même s’il commence par le deuil, sa part essentielle reste la consolation. Puisse donc notre Père Qui se trouve dans les cieux, Père miséricordieux, nous consoler doublement par l’accomplissement de la promesse selon laquelle “ ces jours se transformeront en allégresse, en joie et en fêtes ”, avec la venue de notre juste libérateur, très prochainement. Ces actions supprimeront les causes qui ont été à l’origine de la destruction. Elles seront ainsi des actions de reconstruction, hâtant la délivrance.

Lettre n°7717

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7717, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Roch ‘Hodech Mena’hem Av 5721]

Conformément à mon habitude, je recherche un enseignement dans tous les livres, dans tous les événements du passé. En l’occurrence, j’ai trouvé les propos de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, affirmant que, lorsque la réalisation d’un projet est retardée pendant un certain temps, il est bon de combler le manque en multipliant à la fois les actions proprement dites et le rythme auquel elles sont menées.

Lettre n°7718

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7718, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mena’hem Av 5721,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva A’heï Temimim Loubavitch

de Buffalo, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, m’informant que la situation de la sainte Yechiva A’heï Temimim Loubavitch de Buffalo s’améliore. Même si vous me précisiez que cette amélioration est matérielle, j’ai bon espoir qu’elle se manifeste également dans le domaine spirituel. En effet, en tout ce qui concerne les enfants d’Israël, le matériel et le spirituel vont de pair, puisqu’ils sont un peuple unique sur la terre. Et, l’on connaît l’explication de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, selon lequel ils attirent l’Unité sur cette terre inférieure. C’est une évidence.

Pour tout ce qui concerne la sainteté, il nous a été enjoint de pratiquer un ajout et de connaître l’élévation. Puisse donc Dieu faire que tout cela se multiplie largement, car le mérite de ce qui est public vous vient en aide, en la matière. Je vous adresse donc ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée. Dieu fasse que vous l’assumiez dans la tranquillité, la joie, l’enthousiasme et que vous me donniez de bonnes nouvelles.

M. Schneerson,

Lettre n°7719

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7719, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mena’hem Av 5721,

Hilloula de notre maître, le Ari Zal,

Brooklyn, New York,

Aux jeunes gens, élèves de la Yechiva de

Manchester, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément au contenu de votre lettre. Nous sommes “ entre les étroitesses ”(1) et nos Sages disent que : “ Jérusalem fut détruite uniquement(2) parce que l’on suspendit l’étude des enfants ”. Or, l’objectif d’une telle étude est que “ les chevreaux deviennent des boucs ”, des élèves de Yechiva, puis des érudits de la Torah.

Ceci rappelle et souligne que l’on doit renforcer et développer largement(3) sa propre étude de la Torah, ce qui répare la cause, l’origine de la destruction de Jérusalem. Autre point, qui est essentiel également, l’étude de la Torah sera effectivement ce qu’elle doit être. Comme le précisent nos Sages(4), “ Pourquoi la terre fut-elle perdue ? Parce qu’ils ne récitaient pas, au préalable, la bénédiction de la Torah ”. Vous consulterez attentivement le long commentaire du Ba’h, à ce propos. Et, l’on peut aussi le déduire de ce que dit le Likouteï Torah(5), de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h.

Puisse Dieu faire que chacun d’entre vous prononce, au préalable, la bénédiction de la Torah, selon l’explication profonde qui vient d’être donnée. Et, que s’accomplisse la promesse(6) selon laquelle : “ Lorsque l’homme se sanctifie quelque peu ici-bas, on le sanctifie considérablement là-haut ”. Or, aussi large que puisse être la sanctification de l’homme, celle-ci reste limitée, par rapport aux possibilités célestes. Avec ma bénédiction de réussite en tout cela et pour en donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av. Le Rabbi écrit, en bas de page : “ C’est le 17 Tamouz que fut fendue la muraille de la ville et que commença la destruction de Jérusalem. Puis, le siège se poursuivit ‘entre les étroitesses’ ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Chabbat 119b ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Techouva, de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 9, qui dit : ‘s’il lisait une page, il en lira deux… ce nœud sera double…’. Voir aussi le Midrash Chemot Rabba, au début du chapitre 46 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Baba Metsya 85b ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tour, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 47. Likouteï Torah, Parchat Reéh, à la page 29a ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Yoma, à la fin du chapitre Amar Lahem Ha Memouné ”.

Lettre n°7720

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7720, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Mena’hem Av 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 Mena’hem Av, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qu’a été votre vie jusqu’à maintenant. Puis, vous me posez les questions suivantes :

A) Comment prendre le dessus dans le combat que l’on mène contre le mauvais penchant ? Conformément à un enseignement bien connu de nos Sages, un peu de lumière suffit pour repousser beaucoup d’obscurité. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit de beaucoup de lumière. Vous devez donc, avant tout, mener une existence quotidienne qui sera conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie et à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. A ceci s’ajoute le Précepte suivant : “ Je place Dieu en permanence face à moi ”. Un verset ne doit pas être départi de son sens simple et, en méditant au fait que Dieu se tient face à vous, qu’Il observe non seulement vos actions et vos paroles, mais aussi vos pensées, il est clair que vous maîtriserez votre mauvais penchant et que vous confierez le pouvoir à votre âme divine, émanant du bien, prônant un comportement conforme à la Volonté de Dieu, Créateur du monde, au sens littéral et du “ petit monde ” qu’est l’homme. Pour renforcer l’aide spécifique que l’on reçoit de Dieu, en ce domaine, il serait bon, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, de prélever quelques pièces pour la Tsédaka. De même, vous ferez vérifier vos Tefillin, si cela n’a pas été fait au cours des douze derniers mois.

B) Vous me demandez où vous devez faire en sorte de vous installer, d’une manière permanente(1). On connaît les propos suivants du grand maître, le Rambam, au début du sixième chapitre des lois des opinions, que l’on consultera : “ L’homme a été créé de telle sorte qu’il est induit, en ses opinions et en ses actions, par ses connaissances et par ses amis. Il adopte le comportement des personnes de son endroit ”. Cela veut dire que l’on doit s’efforcer de s’installer à proximité de ceux qui craignent la Parole de Dieu et accomplissent Ses Mitsvot, d’une manière concrète et au quotidien. Ceci concerne, en particulier, le domicile que l’on choisit après son mariage, lorsque Dieu accorde la bénédiction d’avoir des fils et des filles(2). L’environnement joue alors un rôle déterminant pour leur éducation, peut-être même plus que les parents et l’influence qu’ils exercent. Il s’agit là d’Injonctions de Dieu et Il est clair qu’Il exige uniquement en fonction de la force dont on dispose. Il est donc possible de mettre tout cela en pratique.

Il est sûrement inutile de vous rappeler le “ grand principe de la Torah ”, qui est : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Sa conséquence immédiate est la diffusion du Judaïsme et de tout ce qui le concerne, au sein des enfants d’Israël, en général, là où s’exerce votre influence, en particulier. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7041. (2) Qui doivent fréquenter une école juive.

Lettre n°7721

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7721, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Mena’hem Av 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

issu d’une illustre famille et grand érudit, le Rav Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de recevoir les livres ‘Ho’hma Ou Moussar Ohel Yecharim(2). Je vous remercie pour ce cadeau, en particulier pendant cette période de laquelle nos Sages disent, au traité Baba Metsya 85a : “ Pourquoi la terre fut-elle perdue ? Parce qu’ils abandonnèrent Ma Torah, parce qu’ils ne récitèrent pas, au préalable, la bénédiction de la Torah ”. Et, l’on connaît, à ce propos, le commentaire du Baït ‘Hadach sur le Tour Ora’h ‘Haïm, au chapitre 47, des propos merveilleux et d’une immense profondeur, dont l’idée est la nécessité d’étudier la dimension profonde de la Torah. C’est de cette façon que l’on s’engage sur “ le chemin de la vie (qui) est une remontrance de morale ”, comme l’explique longuement le Kountrass Ets ‘Haïm, du Rabbi Rachab, dont le mérite nous protégera. En effet, on doit, pour cela, étudier la sagesse et la morale, c’est-à-dire la Sagesse et la Volonté du Saint béni soit-Il, Sa sainte Torah, de même que sa dimension profonde.

Ces jours commémorent la destruction(3). Ils soulignent ainsi la nécessité de supprimer ce qui en fut la cause, afin de hâter la délivrance et la reconstruction, la délivrance véritable et complète par notre juste Machia’h, qui viendra et nous libérera en un temps que nous-mêmes percevrons comme proche. De fait, la rédemption dépend elle-même de l’étude de la dimension profonde de la Torah, comme l’expliquent longuement différents textes, qui sont cités par ce Kountrass Ets ‘Haïm, se basant sur l’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital au Chaar Ha Hakdamot, d’après différents passages du Zohar et du Tikouneï Zohar. Je suis surpris que vous n’ayez pas fait mention de tout cela, en tout cas pas comme il aurait fallu le faire, dans la “ Porte de la délivrance ” de votre livre Ohel Yecharim, précédemment cité. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, en particulier celle de la venue de l’homme(4) qui annoncera la bonne nouvelle(5), lorsque “ ces jours(6) se transformeront en joie en allégresse et en fête ”,

Notes

(1) Le Rav Y.Katsin, de Brooklyn. (2) Sagesse et Morale, pour le souvenir des hommes vertueux. (3) Du Temple. (4) Le prophète Elie. (5) La venue du Machia’h. (6) Commémorant la destruction du Temple.

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