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Iguerot Kodesh — lettres 7682 à 7701

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7682

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7682, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Sivan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 20 Sivan, dans laquelle vous me décrivez l’état de santé de votre fils, auquel Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. Vous me communiquez également l’avis des médecins. Selon la manière dont vous le formulez, bien que vous ne le disiez pas clairement, il semble qu’aucun de ces médecins n’envisage, pour l’heure, un traitement sérieux, par exemple une intervention chirurgicale, pas même pour clarifier la situation. Il est bien clair qu’une telle éventualité doit être exclue, compte tenu de l’âge de l’enfant. Tout ceci n’ayant pas d’incidence concrète(1), un homme doit, selon la conception de notre Torah, Torah de vie, être ferme en sa confiance en Dieu, Qui “ guérit toute chair et accomplit des merveilles ”, être certain que tout ira en s’améliorant.

Néanmoins, il convient, à mon sens, de suggérer aux médecins que la cause de son état pourrait être le rétrécissement d’une artère pulmonaire. Si c’est effectivement le cas, le traitement pourra être mécanique, sans risque pour lui, ce qu’à Dieu ne plaise et ne pouvant donc lui faire que du bien. Il devra faire des mouvements respiratoires et du cou à un rythme un peu plus rapide, un peu plus soutenu(2). Lorsque l’on entraîne les membres à leur fonctionnement, ceci les raffermit et les développe et l’on peut penser qu’il en sera de même, en l’occurrence. J’ai bien dit : “ un peu plus rapide ”, ce qui supprime tous les risques(3). Bien entendu, il appartiendra au médecin de décider les mouvements qui conviennent. Il dira aussi si l’on doit se servir d’une machine ou bien si on le fera à la main. Peut-être faut-il interroger, en la matière, des infirmières qui ont acquis une expérience dans l’exercice physique.

Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, si cela n’a pas été fait au cours des douze derniers mois. Et, votre épouse gardera l’usage positif des femmes juives vertueuses, qui consiste à prélever de la Tsedaka avant l’allumage des bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. De même, il serait bon de vérifier si votre union n’a pas eu pour effet un manque de respect pour un Juif ou une Juive(4), auquel il faudrait présenter des excuses, selon la Hala’ha. Tout est effet de la divine Providence(5) et j’ai donc le devoir, qui est également un mérite, de vous souligner la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la partie profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Cette étude sera quotidienne et elle sera accrue le Chabbat, qui est saint pour Dieu. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Puisqu’aucun traitement, aucune opération ne sont prescrits. (2) Que la normale. (3) Quand on exclut une accélération indésirable. (4) Avec qui le mari ou la femme se serait fiancé ou aurait promis de le faire. (5) Y compris le fait que cette bénédiction ait été demandé précisément au Rabbi.

Lettre n°7683

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7683, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Tamouz 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption, j’ai bien reçu votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Tamouz, dans laquelle vous évoquez la poursuite des études de votre fils. Je suis surpris que vous vous interrogiez à propos de ce qui est parfaitement clair. Il est bien évident qu’il doit se rendre dans une Yechiva Tom’heï Temimim, celle qui lui conviendra le mieux, à Montréal ou bien à New York. Peut-être devrait-il effectuer une recherche dans ces deux endroits, afin de déterminer celui qui est le plus adapté. Vous dites qu’il vous sera difficile d’envisager des dépenses supplémentaires(1). Néanmoins, souvenez-vous de l’abnégation dont chacun faisait preuve dans le pays où nous nous trouvions auparavant(2), afin que les enfants suivent le droit chemin du Judaïsme et de la ‘Hassidout, bien que cela coûtait de l’argent et de la santé(3). Tous étaient alors prêts à donner leur vie, au sens le plus littéral. Que sont, par rapport à tout cela, des difficultés financières, alors qu’est en cause une éducation qui conditionnera toute son existence ?

Bien plus, les Juifs sont des “ croyants, fils de croyants ” en notre sainte Torah, Torah de vie, dont l’un des enseignements précise que les dépenses pour que les enfants étudient la Torah sont spécifiquement couvertes par Dieu, comme le précisent nos Sages, au traité Beïtsa 16a, qui ajoutent, en outre, à ce propos : “ s’il ajoute, on lui ajoute ”(4). J’espère que vous prenez part, dans toute la mesure du possible, à la diffusion des sources(5) à l’extérieur, ce qui est également le canal et le réceptacle pour recevoir la bénédiction de Dieu en vos besoins. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Pour le paiement de la scolarité. (2) En Russie soviétique. (3) Du fait des persécutions. (4) Si les dépenses sont accrues, la bénédiction l’est d’autant. (5) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7684

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7684, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Tamouz 5721,

mois de la délivrance,

Brooklyn, New York,

Aux distingués jeunes gens recevant le joug de la Royauté

divine, de la Torah et des Mitsvot et, avant tout, le port des

Tefillin, auxquelles toute la Torah est comparée(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec un grand plaisir, que vous avez organisé une fête parce que vous avez commencé à porter les Tefillin. Nos Sages nous ont délivré l’enseignement suivant(2) : “ Viens voir ! Faisant référence à tous ceux qui portent les Tefillin sur la tête et sur le bras, une voix proclame à tous les anges du Char céleste, à ceux qui sont commis aux prières d’Israël : ‘Honorez celui qui est à l’effigie du Roi, qui porte les Tefillin’. ”

Puisse Dieu faire que vous acceptiez sur vous le joug de la Torah et celui des Mitsvot, avec joie et enthousiasme. Certes, on met en pratique la Torah et les Mitsvot avec soumission(3) et, précisément, quand l’ensemble de notre peuple fut astreint à la pratique de la Torah et des Mitsvot, près du mont Sinaï, il proclama : “ nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”. Pour autant, ce joug est bon et agréable, car “ il n’est de bien que la Torah ”(4). En outre, son étude conduit à l’acte, à la pratique des Mitsvot et aux bonnes actions(5).

Il est dit que : “ vous marcherez dans Mes Décrets et vous garderez Mes Mitsvot… Je donnerai ” toutes les bénédictions qui sont énoncées dans la Paracha ”. Puisse donc Dieu faire que vous conformiez pleinement votre comportement à ce qui vient d’être dit. Alors, Dieu accomplira Sa promesse

et vous serez bénis en tous vos besoins, matériels et spirituels à la fois. Avec ma bénédiction de réussite en l’étude de la Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout, de même qu’en la pratique de ses Mitsvot,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Kiddouchin 35a ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tikouneï Zohar, au Tikoun 47 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 3, à la page 108. Tanya, au chapitre 41 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Avot, chapitre 6, à la Michna 13 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Torah Or, au début de Meguilat Esther, à la page 90c ”.

Lettre n°7685

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7685, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements, le Rav Chmouel(1),

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre, concernant le Séfer Ha Iréim, que vous m’avez adressé, il y a quelques temps. Vous voudrez bien m’en excuser. Lorsque je l’ai reçu, j’ai commencé à le consulter, avec grand intérêt et, selon mon habitude, je voulais formuler au moins deux ou trois remarques sur ce commentaire. Mais, pour différentes raisons, je n’ai pas pu continuer à le faire et c’est ainsi que s’est accomplie la parole de nos Sages selon laquelle : “ Ne dis pas : lorsque j’aurai le temps, j’étudierai…(2) ”. En tout état de cause, je vous remercie de me l’avoir envoyé.

Puisse Dieu faire que vous multipliez votre vigueur dans la Torah et la diffusion du Judaïsme d’une manière sans cesse accrue, car notre pays(3) en a bien besoin, de même que la présente époque. En outre, ce moment est particulièrement propice, au-delà de toute comparaison, pour connaître la réussite en la matière, à condition de mener une action sans compromis, d’une manière affirmée. C’est bien évident. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.Wolkin, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°6882. (2) “ Car peut-être n’en auras-tu pas le temps ”. (3) Les Etats-Unis.

Lettre n°7686

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7686, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2ème jour de Roch ‘Hodech Tamouz 5721,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(1). C’est aujourd’hui Roch ‘Hodech Tamouz, tête(2) et non uniquement début de ce mois. Comme l’explique le début du Atéret Roch, de l’Admour Haémtsahi, au même titre que la tête inclut en elle tous les membres, on peut en dire autant de ce Roch ‘Hodech, qui porte en lui, en particulier, les jours propices des 12 et 13 Tamouz, libération de mon beau-père, le Rabbi, notre chef. Or, “ le corps suit la tête ”, ce qui fait allusion à toutes les personnes qui lui sont rattachées, comme l’explique le second chapitre du Tanya.

Puisse donc Dieu faire que chacun soit libéré, au sein de tout Israël, de tout ce qui fait obstacle, voile et occulte. Dans la joie et l’enthousiasme, vous assumerez votre mission, telle qu’elle est définie par les Sages, dans la Michna : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ” et uniquement pour cela, ce qui concerne spécifiquement les enfants d’Israël, comme le dit la fin du chapitre 6 du traité Avot. En outre, l’expression : “ Béni soit ton Créateur ” fait référence au monde d’Atsilout(3), selon le Sidour du Ari Zal. Vous consulterez, à ce sujet, le traité Roch Hachana 31a. Et, le Midrash Béréchit Rabba, à la fin du chapitre 3, constate que : “ le premier jour(4), le Saint béni soit-Il était seul dans Son monde ”(5). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vous concerne, à titre personnel et communautaire,

Notes

(1) Cette lettre a été envoyée à plusieurs personnes. (2) La signification du mot Roch. (3) Cette relation révèle donc le dévoilement le plus haut. (4) De la création. (5) Personne ne pouvait donc Le servir.

Lettre n°7687

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7687, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tamouz 5721,

Brooklyn, New York,

Aux élèves de la huitième classe de la Yechiva Beth Hillel,

à Passake, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’annonçant que vous vous apprêtez à conclure l’année scolaire. Dieu fasse que cela se passe en un moment bon et fructueux, que vous avanciez, d’une étape vers l’autre, en l’étude de la Torah et la pratique de ses Mitsvot, dans la joie et de la meilleure façon. J’ai pris connaissance, par votre lettre, des cours que vous recevez. Il est sûrement inutile de vous préciser et de vous souligner qu’il n’y a pas de conclusion ni d’interruption, ce qu’à Dieu ne plaise, pour les études sacrées, celle de notre sainte Torah, qui est “ notre vie et la longueur de nos jours ”. Bien au contraire, il s’agit d’une élévation vers un stade plus élevé, quantitativement et qualitativement, ce qui requiert des efforts supplémentaires, afin de mettre en pratique l’Injonction selon laquelle “ on connaît l’élévation dans la sainteté ”. Comme le soulignent nos Sages, de sainte mémoire, le point essentiel, en la matière, est le suivant : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”, c’est-à-dire à la pratique effective des Mitsvot, au quotidien, de sorte que : “ En toutes tes voies, reconnais Le ”.

Il va sans dire également que ceux qui prétendent que certaines pratiques de notre Torah sont difficiles ou même impossibles à mettre en pratique commettent une lourde erreur, car cette affirmation va à l’encontre de la foi des enfants d’Israël, qui sont “ croyants, fils de croyants ”, de même qu’à l’encontre de la logique première. En effet, la Torah et les Mitsvot furent données par le Créateur du monde et Créateur de l’homme. Il est bien clair qu’avant d’émettre une Injonction, Il donne les forces de la mettre en pratique. Tout ne dépend donc que de l’intensité de sa volonté. J’ajoute qu’il faut distinguer, au sein des études scolaires, celles qui ne sont pas sacrées et qui peuvent donc être conclues, interrompues. Quand on en est dispensé, on doit, bien entendu, intensifier le temps consacré aux études sacrées, celles de notre Torah, Torah de vie et la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. L’expression employée ici est bien “ consacrer ” son temps et ce terme est précis, car Israël, peuple saint, sanctifie tous les moments et tous les domaines qui le concernent, grâce à la Torah et aux Mitsvot. Avec ma bénédiction pour une considérable réussite en tout ce qui vient d’être dit, dans la joie et l’enthousiasme.

Lettre n°7688

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7688, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre express du 4 Tamouz, que j’ai reçue ce matin. Vous me communiquez les termes de l’échange que vous avez eu avec votre frère, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav. Ceci a eu une incidence sur vos relations, de même que sur les rapports de toute la famille. Nos Sages, de sainte mémoire, affirment que la paix est le réceptacle contenant la bénédiction de Dieu. A fortiori doit-elle régner entre des frères. Il est bien évident que vous et votre frère devez faire tout ce qui dépend de vous pour que la paix s’instaure effectivement entre vous, au plus vite. S’agissant de vos divergences de vues dans le domaine commerciale, qui se manifestent depuis un certain temps déjà, vous vous conformerez à la coutume juive, en la matière et vous présenterez votre argumentation, l’un en présence de l’autre, devant un Rav, enseignant la Loi. Vous adopterez sa conclusion et il vous guidera. Si vous ne connaissez pas un Rav que vous acceptez l’un et l’autre, vous téléphonerez et vous interrogerez l’association rabbinique, regroupant les Rabbanim des Etats-Unis et du Canada. On vous désignera un Rav, se trouvant sur place, qui gère de tels dossiers. Mais, comme je l’ai dit, vous devez, avant tout, faire immédiatement la paix entre vous. Dieu fasse que la bénédiction du Saint béni soit-Il se révèle, elle aussi, tout de suite et de façon accrue.

Ce mercredi, sera célébré le mariage du fils de votre frère. Il serait donc particulièrement judicieux, même si vous êtes très occupé, même si votre état d’esprit ne vous le permet pas, que vous soyez présent, au moins pendant la cérémonie religieuse. Tout d’abord, ceci renforcera la paix et fera plaisir à vos parents, puisque l’un des dix Commandements est : “ Tu honoreras ton père et ta mère ”. En outre, nos livres sacrées soulignent que le moment d’un mariage est particulièrement propice. Les mariés ont une importance particulière et il serait bon de leur demander qu’ils prient pour que soit satisfait le désir de votre cœur, quand ils se tiendront sous le dais nuptial. J’ai bon espoir que vous accepterez tout cela avec enthousiasme et bienveillance. Vous accéderez donc à ma requête, conformément à l’Injonction de nos Sages, de sainte mémoire, celle de parfaire et de renforcer la paix entre vous. Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela et de tout ce qui vous concerne. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

N. B. : Compte tenu de son contenu, cette lettre vous est envoyée en express.

Lettre n°7689

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7689, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis très surpris que vous ne me disiez rien de vos actions pour diffuser les sources(1), en plus de vos cours de Tanya. Il est clair que cet accomplissement procure(2) une grande satisfaction et il n’est nul besoin d’expliquer sa grande valeur, son immense importance. Pour autant, nos Sages soulignent que chacun doit agir “ comme il faut ”, selon sa propre force et ses possibilités, plutôt que par rapport aux autres, qui en font moins. Or, en fonction de vos aptitudes et de vos capacités, il est clair que vous pourriez faire bien plus, en la matière. C’est une évidence.

Nous sommes dans la période qui précède la fête de la libération(3) des 12 et 13 Tamouz, qui approche et l’on connaît l’histoire de cette période particulière, l’abnégation dont fit preuve celui dont nous célébrons la libération, en particulier pour la diffusion des sources(1). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et à l’occasion de la fête de la libération(3),

M. Schneerson,

Notes

(1) De la ‘Hassidout. (2) Ce cours de Tanya. (3) Du précédent Rabbi, des geôles soviétiques.

Lettre n°7690

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7690, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5721,

Brooklyn, New York,

Aux élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch,

à l’occasion de la fête de conclusion(1), à Montréal,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de votre fête de conclusion, j’adresse ma bénédiction à tous ceux qui prennent part à la joie de la Torah(2). En effet, tous comprennent, à n’en pas douter, qu’une conclusion, dans une Yechiva, en général, dans une Yechiva Loubavitch, en particulier, est aussi l’accession à un stade plus élevé de la Torah et des Mitsvot. Dieu fasse qu’il en soit réellement ainsi, de la manière la plus entière, pour les élèves qui participent à cette conclusion.

Cette année, la fête de conclusion sera sûrement marquée par la fête de libération des 12 et 13 Tamouz(3). Or, chez les Juifs, une commémoration doit délivrer une leçon. En l’occurrence, les jours des 12 et 13 Tamouz rappellent et enseignent à chacun d’entre nous que l’on ne doit s’affecter d’aucune difficulté, pas même les plus importantes, quand il s’agit de permettre l’étude de la Torah, une étude qui est à l’origine de la pratique, de l’accomplissement des Mitsvot en général. S’il en est ainsi pour l’aide que l’on apporte aux autres, combien plus est-ce le cas pour sa propre personne. Autre point fondamental, si on le souhaite sincèrement, si l’on prend une ferme résolution en ce sens, on peut effectivement surmonter toutes les difficultés. Certes, qui peut se comparer aux chefs d’Israël ? Pour autant, chacun, en fonction de sa propre situation, dispose des forces nécessaires, d’autant que ces difficultés sont insignifiantes, comparées à celles qui ont existé à l’époque et dans ce pays(4).

Que Dieu vous accorde la réussite de vous élever dans l’étude de la Torah, avec crainte de Dieu et dans la pratique des Mitsvot, de la meilleure façon, dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) De l’année scolaire. (2) Liée à la conclusion. (3) Du précédent Rabbi. (4) En Russie soviétique, quand le précédent Rabbi fut emprisonné.

Lettre n°7691

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7691, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5721,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yehouda Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 5 Tamouz, dans laquelle vous évoquez une réunion, devant se tenir en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, des descendants de la Rabbanit(2), fille de l’Admour Haémtsahi. La décision, en la matière, est subordonnée à la présence d’une personne qui pourra se consacrer à l’événement avec toute la vitalité requise, afin qu’il soit planifié et organisé. Il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ” et cette Injonction est clairement définie par la ‘Hassidout. En l’occurrence, une telle réunion doit avoir lieu dans la mesure où elle motive pour ce qui fut la vision du monde et le mode de vie de la Rabbanit. Il ne s’agit pas uniquement de commémorer ce qui se passait avant, mais bien d’encourager, au présent, le comportement et l’existence que l’on doit adopter au quotidien. C’est bien évident.

Dans cette optique, tout ce qui a un apport pour le Judaïsme traditionnel, pour notre Torah et pour ses Mitsvot, en particulier ce qui est illuminé par la clarté et la chaleur ‘hassidiques, est effectivement judicieux et bon. On se prépare sûrement à la fête de la libération(3) des 12 et 13 Tamouz, qui approche. Le but de chaque réunion ‘hassidique est de tirer une motivation des jours propices, afin de la mettre à profit tout au long de l’année. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et à l’occasion de la fête de la libération,

Notes

(1) Le Rav Y.L. Schneersohn, de Roméma, Jérusalem. (2) La Rabbanit Menou’ha Ra’hel, à l’origine de l’implantation juive à ‘Hevron. (3) Du précédent Rabbi, des geôles soviétiques.

Lettre n°7692

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7692, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 6 Tamouz. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de ce que vous faites pour trouver un bon parti, mais j’ai bon espoir que vous le ferez, de la manière qui convient, selon les voies de notre Torah, d’une manière pudique et avec l’empressement qui convient. Dieu vous accordera la réussite.

Vous envisagez également de porter les Tefillin de Rabbénou Tam. Cela est judicieux, en particulier pour votre activité sacré, pour la crainte de Dieu et pour le mode de vie ‘hassidique que vous transmettez à ceux qui reçoivent votre influence.

Vous évoquez également votre nostalgie. L’essentiel, en la matière, comme pour tout ce qui concerne un Juif, selon l’affirmation de nos Sages dans la Michna, tient dans le principe selon lequel : “ l’acte est essentiel ”. Je veux dire qu’il doit en résulter un apport concret pour la Torah et les Mitsvot, en général, pour la Mitsva qui vous est plus spécifiquement confiée, en particulier, votre mission sacrée et votre enseignement, auquel je faisais allusion. C’est bien évident. Vous vous préparez sûrement à la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, qui approche. Puisse Dieu faire que vous conserviez la motivation de ces jours propices pour toute l’année. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la délivrance et pour donner de bonnes nouvelles, dans la joie,

Lettre n°7693

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7693, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille du saint Chabbat de la Parchat

“ Venez établir le compte… que soit bâti

et restauré…(1) ” 5721(2),

Brooklyn, New York,

Aux élèves concluant leur scolarité à l’école Beth Rivka, à

Kfar ‘Habad fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi,

dont le mérite nous protégera, en notre Terre Sainte,

puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et

de nos jours, par notre juste Machia’h,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 5 Tamouz, par laquelle vous sollicitez ma bénédiction, à l’occasion de la conclusion de vos études, à l’école Beth Rivka de Kfar ‘Habad. Dieu fasse que cette conclusion se fasse en un moment bon et fructueux, à la fois matériellement et spirituellement. En effet, pour tout ce qui concerne les enfants d’Israël, ces deux dimensions vont de pair. Du reste, Israël est “ un peuple unique sur la terre ”, révélant l’unité de Dieu en tout ce qui le concerne et jusque dans les domaines du monde, comme l’expliquent nos Sages, à propos du verset : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”.

Que Dieu exauce positivement le souhait de votre cœur, celui de vous servir des capacités qui vous ont été accordées et des connaissances que vous avez acquises au cours de vos études. Vous poursuivrez à la mesure de tout cela et vous vous élèverez vers un niveau plus élevé, à tous les sens du terme, pour le grand plaisir et la satisfaction véritable, une satisfaction ‘hassidique, de vos parents, de vos enseignants et de vos directeurs, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années.

En effet, ces jours sont propices, puisqu’ils sont ceux de la libération de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël et, en conséquence, de celle de tout homme et de toute femme liés à ses accomplissements, au sein de tout Israël. Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Baba Batra 78b ”. (2) Le 9 Tamouz.

Lettre n°7694

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7694, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi, avec ce qui y était joint et, conformément à votre demande, la présente vous est adressée en passant outre à la file d’attente. Vous envisagez la manière de réparer le Mikwé. Il est, bien entendu, judicieux que celui-ci ait trois bassins(2). En outre, il est indispensable qu’il se vide par le haut et non par le bas afin d’éviter, un écoulement d’eau courante, même si le bouchon, par le bas, est fait d’une matière qui ne contracte pas l’impureté(3). Néanmoins, point essentiel, il existe de très nombreuses dispositions, extrêmement détaillées, sur la manière de rattacher ces bassins au Mikwé. Il serait donc bon que vous entriez en contact avec le Rav, président du tribunal rabbinique de Helmitsa, le Rav ‘Hananya Yom Tov Lippa Deutsch(4), dont vous trouverez l’adresse ci-dessous. Il me semble qu’il se trouvait, en visite, à Mexico, il y a quelques temps. Celui-ci se consacre à la réparation des Mikwés. A ma demande, il s’est déjà rendu dans différents endroits, qu’il a réparés et améliorés, de différentes façons. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Si l’un des Rabbanim de Mexico risque d’être offensé, de ce fait(5), vous lui demanderez à lui ce qu’il convient de faire, car il a déjà été confronté à de telles situations. Et, je répète encore une fois ce que j’ai déjà dit. Il a une bonne connaissance des lois du Mikwé, il a déjà arrangé de nombreux Mikwés. Il est donc particulièrement souhaitable, avant cette réparation, qu’il constate lui-même la situation concrète et qu’il vous conseille. Bien entendu, vous pouvez lui téléphoner pour lui dire que vous le consultez à ma demande. S’il est nécessaire de payer des frais de déplacement, j’y apporterai ma participation, sans en faire le vœu, compte tenu de l’importance qu’il convient d’accorder à la pureté des femmes juives. Dans la mesure où cela est nécessaire, je couvrirai la moitié de ces frais. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav D.Schlamiok, de Mexico. Voir, à son sujet, la lettre n°5404. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3118. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3568. (4) Voir, à son sujet, la lettre n°7668. (5) Parce que quelqu’un d’autre lui a été préféré. (6) Au Rav de Helmitsa.

Lettre n°7695

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7695, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Tamouz 5721,

Brooklyn,

A l’attention des dirigeants du centre de vacances

Gan Israël, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je reproduis ici le texte du télégramme que le Rabbi Chlita a bien voulu adresser aux centres de vacances Gan Israël, en tout endroit. Les notes et références ont été ajoutées ultérieurement, par le Rabbi Chlita lui-même. Avec mes respects et ma bénédiction,

Le secrétaire,

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Jours de la libération, Tamouz 5721,

Brooklyn, New York,

Au Gan Israël,

Je vous adresse ma bénédiction de réussite à l’occasion de l’ouverture du Gan Israël, de même que pour toute sa durée(1). En la matière, l’influence qu’exercera le séjour dans le Gan sera perçue tout au long de l’année, par une santé physique et morale accrue, celle de l’âme divine qui accomplira les paroles de la Torah et les mettra en pratique(2) avec vitalité et lumière, jusqu’à ce que nous méritions l’accomplissement de la promesse énoncée dans notre Paracha : “ un roi dirige Israël ”(3), ce qui fait allusion au roi Machia’h(4), “ et Israël fait des prouesses ”. Avec ma bénédiction de réussite,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le verset Bamidbar 27, 7 et le Midrash Tehilim sur le verset 1, 5 ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire du Be’hayé sur le verset Devarim 27, 26 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Le Targoum Onkelos et le Targoum Yonathan Ben Ouzyel disent : ‘Elle se multipliera’. Le Or Ha ‘Haïm précise : ‘Elle sera réparée’. On consultera ces commentaires et l’on verra aussi le Likouteï Torah, Parchat Balak, à la fin du commentaire sur le verset : ‘Qui a compté ?’ ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, lois des rois, au chapitre 11 ”.

Lettre n°7696

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7696, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Jours de la libération,

12 et 13 Tamouz 5721,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(1) du second jour de Roch ‘Hodech Tamouz, de même que celle qui la précédait. Nous sommes en des jours propices, les 12 et 13 Tamouz, libération de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, qui sont, simultanément, la libération de tous ceux qui sont liés à lui et à ses accomplissements, au sein de tout Israël, car “ le corps suit la tête ”.

En cette période favorable, Dieu fasse que cette libération nous conduise très prochainement vers la délivrance complète. De fait, notre Paracha formule la promesse suivante: “ Une étoile a fait son chemin de Yaakov(2) et un roi dirige Israël... Et Israël fait des prouesses(3) ”.

Notes

(1) Une même lettre fut adressée à plusieurs personnes. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Le Yerouchalmi, au traité Maasser Cheni, à la fin du quatrième chapitre, souligne que ces mots s’appliquent à chaque Juif. Au traité Taanit, chapitre 4, au paragraphe 4, qui est cité par le Ramban et par plusieurs autres commentateurs de la Torah, il est précisé que ce verset fait allusion au Machia’h. Mais, ces deux affirmations ne sont pas contradictoires, bien au contraire. En effet, le Baal Chem Tov explique, dans le Maor Enaïm, à la fin de la Parchat Pin’has, que chaque Juif doit transformer et préparer ‘la parcelle du Machia’h qui se trouve en son âme’. On peut déduire ce qui en découle pour le service de Dieu de l’explication de l’Admour Hazaken, développée au quatrième chapitre d’Iguéret Ha Kodech ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire du saint Ora’h ‘Haïm sur ce verset et le Torah Or, Parchat Yethro, à la page 74b, qui dit : ‘la finalité de l’exil est ce qui en découle’ ”.

Lettre n°7697

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7697, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Gadol(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi et à celle qui l’a suivie. Vous évoquez l’étude de la circoncision, permettant de contracter l’alliance de notre père Avraham, compte tenu de la situation régnant actuellement en Europe. Je vous remercie d’avoir attiré mon attention sur ce sujet. Je m’efforcerai de clarifier cette situation et j’examinerai également votre proposition.

Puisse Celui Qui donne la Torah et ordonne la Mitsva permettre une telle clarification, qui apportera les moyens de mettre en pratique cette Mitsva de la meilleure façon, jusque dans le moindre détail. De fait, il s’agit d’une Mitsva que l’on s’est engagé à respecter joyeusement(2) et elle est encore pratiquée avec joie, comme le constate le traité Chabbat 130a. Elle est, en outre, une Mitsva perpétuelle, qui se révèle à chaque instant, comme le disent nos Sages, au traité Mena’hot 43b, à propos du roi David(3). Vous verrez aussi le Séfer Ha Mitsvot, du Tséma’h Tsédek et vous consulterez attentivement les explications qu’il développe, à propos de la Mitsva de la circoncision.

Vous avez sûrement connaissance du récit de la fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, les 12 et 13 Tamouz. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et à l’occasion de la fête de la libération,

Notes

(1) Le Rav G.Halpern, de Londres. (2) Malgré la souffrance de l’enfant. (3) Qui, se lamentant en constatant qu’il n’accomplissait pas de Mitsva, se souvint de la circoncision et s’en trouva rasséréné.

Lettre n°7698

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7698, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Moché Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 6 Tamouz, dans laquelle vous me posez quelques questions, dont certaines concernent l’élaboration du calendrier du Collel ‘Habad et les coutumes respectées dans la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Il est clair qu’en la matière, vous devez contacter les rédacteurs de ce calendrier. Néanmoins, pour accéder à votre requête, au moins partiellement, je répondrai à votre question :

A) Lorsqu’une circoncision est pratiquée à Yom Kippour, si elle a lieu à l’extérieur de la synagogue et après la lecture de la Torah, il convient de rentrer le Séfer Torah(2) avant de quitter la synagogue, car il y aurait, sans cela, une longue interruption jusqu’à la prière de Moussaf, laquelle est précédée par un Kaddish. Vous faites remarquer qu’en pareil cas, il est bon de lire un Psaume, avant ce Kaddish. De fait, on peut remarquer qu’il en est bien ainsi, à chaque Roch ‘Hodech, dans les synagogues où l’on a l’habitude de mettre les Tefillin de Rabbénou Tam et de lire le Chema Israël après avoir rentré le Séfer Torah(2). Il est bien évident que l’on doit en faire de même avant la prière de Moussaf, même si l’on peut penser que le fait d’enlever les Tefillin n’est pas une interruption, alors que les mettre et lire le Chema en est une.

B) A l’issue de Tichea Beav, on se lave les mains trois fois, comme à la fin de Yom Kippour, avant la Havdala et la bénédiction de la lune.

C) Pourquoi les Cohanim ne prononcent-ils pas leur bénédiction, selon notre coutume, pendant la Neïla(3) ? Les deux comportements(4) sont définis par les commentateurs du Choul’han Arou’h. Comme je l’ai dit, il convient d’établir sur place quel est l’usage adopté par les ‘Hassidim de Terre Sainte, en la matière.

En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. J’ai, en outre, le devoir et le mérite de vous souligner la nécessité de fixer un temps pour étudier la dimension profonde de la Torah laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Vous l’étudierez chaque jour et, d’une manière accrue, pendant le Chabbat qui est saint pour Dieu. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav M.M. Shlesinger, de Jérusalem. (2) Dans l’arche sainte. (3) A la conclusion de Yom Kippour. (4) Celui qui demande de prononcer cette bénédiction et celui qui dit de ne pas le faire.

Lettre n°7699

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7699, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[13 Tamouz 5721]

Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi, dans laquelle vous me parlez de l’éducation de votre fils. Vous me fournissez quelques explications, à ce sujet. Or, la décision, en la matière, dépend de différents points, en particulier de ses traits de caractère. Il serait bon de prendre conseil auprès de ceux qui le connaissent et qui savent tous les détails(1). Très souvent, en pareil cas, ce sont précisément les parents qui ne sont pas en mesure de formuler un avis pleinement autorisé, dans l’évaluation qu’ils font de leurs enfants. En effet, un risque existe, en la matière. Ils peuvent parfois s’écarter trop fortement à droite(2), alors que, d’autres fois, la proximité exerce l’effet inverse, tout comme il est dit : “ un homme ne se présente lui-même ni comme un Juste, ni comme…(3) ”.

Dieu accorde Sa Providence à chacun et puisse-t-Il faire que vous preniez la décision qui soit réellement bonne pour votre fils, d’un bien à la fois matériel et spirituel. Tout étant un effet de cette divine Providence, j’ai le devoir et le mérite, comme le demandent nos saints maîtres, de vous souligner la nécessité de fixer un temps pour étudier la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Vous l’étudierez chaque jour et, d’une manière accrue, pendant le Chabbat qui est saint pour Dieu.

Notes

(1) De ces traits de caractère. (2) Par un excès de sévérité. (3) Un impie.

Lettre n°7700

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7700, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Tamouz 5721,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Chlomo Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 2 Tamouz et j’espère que votre guérison approche, que vous vous engagez sur la voie de la diffusion du Judaïsme traditionnel, au sein du peuple d’Israël, conformément à l’affirmation de la Michna selon laquelle : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Les jours de la libération des 12 et 13 Tamouz, celle de mon beau-père, le Rabbi, viennent de passer. Je me trouvais moi-même, à l’époque, dans ce pays-là(2). Bien entendu, chaque détail de ce qui se passa alors reste gravé et vivant en mon esprit. Cet épisode délivre, en l’occurrence, un enseignement édifiant et une leçon vivante à propos de ce que peut accomplir un seul homme, surmontant les obstacles et les entraves les plus larges, dès lors qu’il en prend la ferme résolution, avec abnégation, sans reculer.

Pour l’heure, voici ce qui fait l’objet de la présente. Je voudrais vous exprimer ma bénédiction de Mazal Tov, à l’occasion de la naissance de votre petit-fils. Puisse Dieu faire que ses parents l’éduquent à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse matérielle et spirituelle. Avec ma bénédiction,

Pour une certaine raison, l’envoi de la présente a été retardée et, entre temps, je viens de recevoir votre lettre, m’annonçant une autre bonne nouvelle, le mariage de votre fille, à laquelle Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. Puisse Dieu faire que le couple bâtisse un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot, un édifice éternel, dans le bonheur véritable, à la fois matériel et spirituel.

Notes

(1) Le Rav C.Z. Shargay. Voir, à son sujet, la lettre n°7328. (2) En Russie soviétique.

Lettre n°7701

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7701, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 11 Tamouz, de même qu’à celles qui l’ont précédée. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez satisfaction sur tous les points à propos desquels vous m’écrivez.

Vous m’indiquez que vous restez pratiquement le seul à mener une action et vous comprendrez que j’en sois surpris. En effet, différentes causeries de nos maîtres et chefs disent, répètent et répètent encore que, chaque fois qu’un Juif agit pour la Torah et ses Mitsvot, se trouve à ses côtés l’Unique du monde, le Roi, Roi suprême, le Saint béni soit-Il. C’est une évidence, surtout en cette génération du talon du Machia’h(1) et pour tout ce qui concerne la diffusion des sources(2). Un homme accomplit quelque peu ici-bas et, dès lors, il a le mérite d’observer une immense réalisation, là-haut. De fait, vous pouvez vérifier tout cela concrètement, vous et vos amis, qui êtes les membres actifs des jeunes de l’association ‘Habad.

Nous venons de vivre les jours propices de la libération(3) et Dieu fasse que chacun en tire la motivation qui permettra de multiplier les actions destinées à diffuser les sources(2), jusqu’à réaliser “ et, tu te répandras…(4) ” et obtenir “ un héritage sans limite ”. Avec ma bénédiction de réussite en tout cela, de même que pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) A proximité immédiate de sa venue. (2) De la ‘Hassidout. (3) Du précédent Rabbi,

les 12 et 13 Tamouz, des prisons soviétiques. (4) “ A l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”.

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