KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 7662 à 7681

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7662

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7662, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Sivan 5721,

Brooklyn,

A monsieur Moché,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement importante, j’ai bien reçu votre lettre du 4 Sivan, dans laquelle vous me faites part du décès de votre mère, puisse-t-elle reposer en paix. Dieu fasse qu’à l’avenir, vous ne connaissiez plus la peine, que vous m’annonciez uniquement le bien, un bien visible et tangible.

Vous m’interrogez sur le texte devant figurer sur la pierre tombale. Vous connaissez sûrement les propos de nos Sages selon lesquels ce texte doit correspondre à la réalité, ce qui importe également pour l’âme qui s’est élevée vers le monde de la vérité. Bien plus, d’après ce que vous écrivez, elle possédait de nombreuses qualités et il est donc différentes éloges desquelles on peut faire mention, qui seront réelles. Ceux qui l’ont connu et qui sont familiers de sa biographie en établiront le texte. Néanmoins, à mon avis, et comme je l’ai déjà dit à plusieurs personnes qui m’ont interrogé, à ce sujet(1), il convient, dans ce texte, de mentionner également les noms de nos maîtres et chefs, les chefs d’Israël. Comme vous l’écrivez, votre mère soutenait(2) les institutions ‘Habad. C’est donc le moyen de mentionner et de préciser le nom du Rabbi, fondateur de l’institution

qu’elle aidait.

Mon affirmation selon laquelle il est utile de mentionner le nom du Juste et du chef est basée sur un enseignement de nos Sages, figurant dans différents textes, en particulier dans les livres de la Kabbala, qui sont illuminés par les ouvrages de la ‘Hassidout, selon lequel le nom relie l’âme au corps, en d’autre termes, révèle l’éternité de l’âme au sein de la matière, ici-bas. Quand on cite le nom d’un Juste, d’un chef, on met en éveil l’âme de celui qui le porte, ce qui a un effet ici-bas. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit d’un chef d’Israël, dont la mission et l’action, quand il vivait dans ce monde, étaient le bien du plus grand nombre, la conduite et la direction de la communauté. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Je conclus comme j’avais commencé en vous souhaitant de donner de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement, de même que de vos actions tendant à diffuser le Judaïsme traditionnel, en tout endroit où s’exerce votre influence. Avec mes respects,

N. B. : J’ai rencontré monsieur L. Elyav qui, me semble-t-il, est responsable du site de la mer Morte et de la région voisine. J’aimerais savoir si vous l’avez également rencontré et si vous vous êtes rapprochés. En effet, quand deux Juifs se réunissent, on peut espérer qu’une lumière nouvelle soit ainsi ajoutée dans le monde, tout d’abord dans le “ petit monde ” que constituent les personnes qui se rencontrent et ensuite dans le monde, au sens littéral. Pour reprendre les termes du verset, “ ceux qui craignent Dieu ont échangé ” et leur discussion a précisément porté sur la crainte de Dieu.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7544. (2) Financièrement.

Lettre n°7663

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7663, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Sivan 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Moché Touvya Ha Cohen(1)

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de l’issue de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, dans laquelle vous évoquez l’organisation de cette fête. Puisse Dieu faire que vous en conserviez l’inspiration tout au long de l’année. Du reste, la trace de chaque fête doit être conservée pendant le reste de l’année. Toutefois, le temps du don de notre Torah est particulier, en ce domaine, puisque ses paroles doivent être nouvelles chaque jour. Certes, il est parfois dit : “ comme nouvelles ”, avec un “ comme ” de comparaison. Cependant, Rachi, commentant le verset Devarim 26, 16, précise bien : “ elles seront, chaque jour, nouvelles à tes yeux ”. En fait, on peut penser que cela dépend de la manière dont l’homme sert Dieu. En effet, il arrive qu’il connaisse l’élévation, alors que, d’autres fois…(2). Mais, même dans ce dernier cas, les paroles de la Torah seront, tout au moins, “ comme nouvelles ”. Pour autant, la finalité que l’on doit souhaiter, le bien ultime est obtenu quand elles sont véritablement “ nouvelles ”. C’est une évidence.

Votre lettre m’est parvenue et la réponse en est rédigée pendant les jours de complément du temps du don de notre Torah. Encore à l’heure actuelle et pendant l’exil, ce fait est fixé et gravé dans l’action concrète, comme l’explique l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, puisqu’à cause de cela, nous ne disons pas le Ta’hanoun, jusqu’au 12 Sivan inclus(3).

En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisque vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’en donniez de bonnes nouvelles, de même que de vos accomplissements sacrés, tendant à diffuser la Torah de sainteté et ses Mitsvot, en tout endroit où s’étend votre influence. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Vous me faites part de votre désir d’étudier, en plus du Tanya, un ouvrage qui n’appartiendrait pas à ‘Habad, au sens strict, mais qui serait en rapport. Vous choisirez donc le Chneï Lou’hot Ha Berit. Bien entendu, vous n’êtes pas obligé de l’étudier systématiquement et vous pouvez donc en écarter certaines parties.

Notes

(1) Le Rav M.T. Fisher, d’Amsterdam. Voir, à son sujet, la lettre n°7711. (2) L’inverse est vrai. (3) Fin de la période de complément de Chavouot, pendant laquelle étaient encore offerts les sacrifices de la fête, pour ceux qui ne les avaient pas apportés au préalable.

Lettre n°7664

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7664, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[10 Sivan 5721]

J’ai bien reçu votre lettre du 8 Sivan. C’est, naturellement, avec la plus grande surprise que j’y ai pris connaissance de votre surprenante idée, puisque vous envisagez que l’un de vos fils quitte une atmosphère pénétrée de Torah, de ‘Hassidout(1) et de tout ce qui s’y rattache, afin d’intégrer un environnement dirigé par ceux qui rejettent une telle approche. A notre époque, il est impossible de dire que l’on n’a pas eu connaissance de la ‘Hassidout, de son contenu et de ses directives, quel que soit le groupe de ceux qui étudient la Torah auquel on appartient. Or, une telle connaissance fait que celui qui la possède ne se trouve plus dans une situation neutre, car la ‘Hassidout demande non seulement que l’on soit attirée par elle, mais aussi que l’on agisse concrètement en ce sens. On peut l’accepter, la rejeter ou, tout au plus, évacuer l’ensemble de cette question de son esprit. Mais, ceux que vous citez dans votre lettre, pour une quelconque raison, n’adoptent pas cette dernière position(2). Bien au contraire, ils entendent exprimer clairement leur position, en la matière.

Tout ceci serait valable, de la même façon, s’il ne s’agissait pas d’un enfant de ‘Hassidim, surtout avec les capacités et les connaissances que possède votre fils. Combien d’élèves comme lui y a-t-il, desquels il peut se rapprocher, selon ce que je sais, d’après les lettres qu’ils m’écrivent et les informations que j’obtiens indirectement(3) ! Il est clair qu’un compagnon d’étude doit correspondre non seulement par sa formation et ses aptitudes, mais aussi par son caractère. Vous prendrez donc conseil auprès de ceux qui connaissent ces jeunes gens et, parmi eux, vous choisirez ceux qui vous semblent les plus aptes. Et, Dieu vous accordera la réussite.

Il est à peu près certain que l’état d’esprit de votre fils, à propos duquel vous m’écrivez, ne s’explique en aucune façon de la manière que vous indiquez. Il provient du changement de climat, de votre départ d’ici pour vous rendre en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. C’est une évidence. Je vous adresse ma bénédiction afin que, avec votre mari, le Rav, vous éduquiez tous vos enfants d’une manière conforme à la volonté de nos maîtres et chefs. Et, vous concevrez d’eux une satisfaction véritable, une satisfaction ‘hassidique, à tous les sens du terme.

Notes

(1) Vraisemblablement la Yechiva Loubavitch. (2) Mais affichent un rejet actif de la ‘Hassidout. (3) La femme destinataire de cette lettre expliquait vraisemblablement au Rabbi que son fils n’a pas trouvé de compagnon d’étude.

Lettre n°7665

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7665, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Yé’hezkel Issa’har(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 5 Sivan, de même que celle qui la précédait. Dieu fasse que vous soyez en mesure de m’annoncer de bonnes nouvelles, à titre personnel et communautaire à la fois, puisque ces deux domaines vont de pair. Vous me direz aussi que vous avez reçu la bénédiction de Dieu en ce qui vous concerne et que celle-ci s’est accrue grâce à votre participation communautaire, puisque vous et vos amis avez le mérite de renforcer et de développer le Kfar(2), fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. De temps à autre, votre nom est mentionné près de son saint tombeau, au même titre que tous les responsables du Kfar et ceux qui recherchent son bien, afin que vous connaissiez une grande réussite dans la direction du Kfar, de même qu’un immense succès en vos préoccupations personnelles. Dieu fasse que tout cela s’accomplisse d’une manière agréable et pacifique, mais avec toute la détermination nécessaire.

Nous sommes dans les jours de complément du temps du don de notre Torah, dont il est dit que : “ ses voies sont des voies agréables et tous ses chemins sont paix ”. Elle instaure la paix dans le monde et elle est, simultanément, une Torah de vérité, qui met en évidence la vérité de toute chose, qui l’éclaire, car elle est une “ Torah de lumière ”. Elle délivre des enseignements clairs, que l’on doit mettre pleinement en pratique, de la manière qui convient, étant de la même étymologie que Horaa, enseignement. Commentant ces deux points(3), la ‘Hassidout explique longuement que, de la sorte, s’expriment la Sagesse et la Volonté du Saint béni soit-Il. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.I. Springer, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°7086. (2) Kfar ‘Habad. (3) La Torah de lumière et la Torah délivrant un enseignement.

Lettre n°7666

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7666, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5721,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Eliézer Steinman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je reçois de vos nouvelles par le Rav ‘Hano’h Glitsenstein et j’ai été satisfait d’apprendre que vous êtes d’ores et déjà rentré chez vous, que vous vous apprêtez à poursuivre votre œuvre littéraire, de même que sa dimension profonde, la diffusion des puits(2) de la ‘Hassidout. Le point central de la ‘Hassidout est le service de Dieu pénétré de joie et d’enthousiasme. Il s’agit là, de fait, d’une décision hala’hique du Rambam, énoncée à la fin de ses lois du Loulav. Celle-ci est, en outre, basée sur un verset clairement formulé, qu’il cite lui-même. Puisse donc Dieu faire que vous poursuiviez tout cela avec une joie véritable, ce qui veut dire que le corps ne vous dérangera pas(3), bien au contraire qu’il participera également à la joie.

Nous venons de vivre la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah. Or, l’Admour Hazaken, auteur du Tanya, affirme, dans son Choul’han Arou’h, chapitre 494, au paragraphe 20 : “ C’est alors que la Torah fut donnée et il convient donc de se réjouir, de montrer que celle-ci est agréable et bien acceptée par Israël. C’est le jour en lequel la Torah a été donnée ”. Je vous joins une copie d’une lettre et d’une causerie, portant sur des points généraux. J’espère qu’ils vous intéresseront. Avec ma bénédiction de bonne santé, pour donner de bonnes nouvelles et avec mes respects,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à son sujet, les lettres n°6563 et 7734. (2) Le Rabbi dit bien Beérot, les puits et non Mayanot, les sources, comme à l’accoutumée. (3) Le destinataire de cette lettre était alors en convalescence.

Lettre n°7667

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7667, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille du saint Chabbat 12 Sivan 5721,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du jour d’Issrou ‘Hag(1). Nous sommes à la fin des jours de complément de Chavouot, temps du don de notre Torah. On sait, en effet, que cette période de complément se poursuit jusqu’au 12 de ce mois, inclus(2). Or, le complément de Chavouot possède une qualité que n’a pas celui de la fête des Matsot ou de Soukkot. En effet, dans ces derniers cas, le complément est effectué pendant la fête(3). Chavouot, en revanche, reçoit une force particulière puisqu’il prend des jours, par nature totalement profanes(4) et leur confère la possibilité de compléter le bien et le sacré de cette fête(5).

L’Admour Hazaken précise, dans son Sidour(6), que, même en diaspora et encore à l’époque actuelle, on ne dit pas le Ta’hanoun, pendant ces jours de complément. Ceci fait bien la preuve que, malgré la destruction du Temple et bien que l’on se trouve à l’extérieur d’Erets Israël, tout ce qui vient d’être constaté n’en reste pas moins valable.

Il en découle un enseignement pour l’homme qui désire servir son Créateur. Celui-ci doit savoir que les moyens et la possibilité lui en sont accordés en ces jours. Il peut compléter tout ce qui n’a pas été accompli, parfaire tout ce qui a manqué, pour une raison quelconque, au jour du don de la Torah. Car, tous s’accordent pour dire que Chavouot doit également être “ pour vous ”(7). On pourra donc révéler tout cela ici-bas, dans ce monde, y compris en ce qui concerne le corps et le réjouit. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme l’indique l’Admour Hazaken, dans son Sidour, avant Ouva Le Tsion. D’autres avis, en effet, étendent cette période jusqu’au 13, du fait du doute sur la fixation de la fête, comme l’explique le Chaareï Techouva, Ora’h ‘Haïm, chapitre 131, paragraphe 19. Et, l’on peut justifier la position de l’Admour Hazaken de la manière suivante. Le complément, en la matière, porte sur les sacrifices, sur lesquels le doute sur le jour n’a pas d’incidence ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme le soulignent le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 529, au paragraphe 6 et les références de ce Choul’han Arou’h, au début du chapitre 242, selon lesquelles les sacrifices, qu’il s’agit en l’occurrence de compléter, font de ces jours ‘une convocation sacrée’ ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme le disent les Tossafot au traité ‘Haguiga 9a ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Le traité ‘Haguiga 17a dit que la fête de Chavouot est complétée pendant sept jours, ce qui inclut également son premier jour. Et, il en est de même pour la fête des Matsot et pour Soukkot, mais ce point ne sera pas développé ici. En l’occurrence, on retrouve effectivement l’équivalent de Chavouot jusqu’au 12 du mois ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme le montre également le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, chapitre 399, au paragraphe 8 ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme l’expliquent le traité Pessa’him 68b, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 494, au paragraphe 18 et le Torah Or, à la Parchat Yethro, à partir de la page 68a ”.

Lettre n°7668

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7668, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Sivan 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, aux multiples

accomplissements, le Rav ‘Hananya Yom Tov Lippa(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous dites(2) avoir entendu, en mon nom, que j’aurais demandé que l’on se trempe cinq fois au Mikwé, à la veille du Chabbat. Vous précisez avoir trouvé des avis préconisant deux, trois, quatre, treize et quatorze fois, bien que tous ne parlent pas de la veille du Chabbat. En revanche, personne ne parle de cinq fois.

Je ne sais pas quel est le fondement de cette rumeur. Même si l’on trouve effectivement une référence à ces cinq fois, dans le Péri Ha Arets, à la Parchat Le’h Le’ha, qui est reproduit dans le Baal Chem Tov, Parchat Yethro, au chapitre 125 et cité au nom de Rabbi Avraham, fils du grand Maguid de Mézéritch. De même, le grand Prêtre se trempait cinq fois, le jour de Yom Kippour, comme l’explique le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, à la fin de la Parchat Pin’has. Bien plus, chacun peut pratiquer ces cinq immersions, en ordre croissant, pour la nourriture profane, la dîme, la Terouma, les mets consacrés et l’eau de la vache rousse, selon le traité ‘Haguiga, chapitre 2, à la Michna 6. Et, vous consulterez le Péri Ets ‘Haïm, porte des bénédictions, au chapitre 5. Mais, qui suis-je pour trancher entre tous ses avis ?

De même, l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 606, aux paragraphes 11 et 12, mentionne un avis selon lequel on se trempe, à la suite d’un écoulement séminal, une seule fois et, pour la Techouva, trois fois. Le Chneï Lou’hot Ha Berit, cité par le Ma’hatsit Ha Shekel à la même référence, mentionne, pour sa part, deux avis, quatorze et trente-neuf fois. Il fait, en outre, une longue analyse, à ce sujet, dans la “ Porte des lettres ”, à la lettre Kouf, page 104b et dans son traité Yoma, à la page de la Techouva.

Notes

(1) Le Rav H.Y. T. L. Deutsch, Rabbi de Helmets. Voir, à son sujet, la lettre n°7518. (2) Le présente lettre a été rédigée en post-scriptum de la précédente.

Lettre n°7669

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7669, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Sivan 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Pin’has Aharon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche, dans laquelle vous m’interrogez sur le comportement qu’il convient d’adopter, quand on introduit un nouveau Séfer Torah à la synagogue. On a imprimé(2), à ce propos, une lettre de mon beau-père, le Rabbi, qui en décrit globalement l’organisation. Pour autant, il faut systématiquement prendre en compte la coutume de la ville. Je fais allusion, par exemple, au fait de résider dans un quartier juif ou non juif, aux aspects spécifiques de cette ville, pour tout ce qui a une incidence sur cette inauguration, à la nécessité de marcher longtemps dans la rue ou non. Vous envisagez d’en vendre les lettres, au profit de la synagogue ou bien pour la Tsedaka, en général. Il me semble que l’on procède de la sorte dans toutes les communautés juives. Pour autant, il est bon, comme je l’ai dit, de déterminer quelle est la coutume, aux Etats Unis, bien entendu parmi ceux qui craignent la Parole de Dieu et respectent Ses Mitsvot.

Vous me dites que la date la plus appropriée sera “ entre les oppressions ”(3) ou même tout de suite après le Roch ‘Hodech Mena’hem Av. Il est bien clair que cette dernière éventualité est totalement exclue. Quant à la première, il y a également lieu de s’interroger. N’y a-t-il pas un jour plus convenable ? Il est dit que “ l’on confère un mérite à un jour par nature propice ”(4). Vous me demandez aussi si l’on peut inscrire des noms sur les montants de bois du Séfer Torah. Bien entendu, il est nécessaire, pour cela, d’être propriétaire à la fois du Séfer Torah et de ses montants. Si c’est effectivement le cas, vous pouvez ajoutez ces noms, si possible, comme vous le précisez dans votre lettre, en les dissociant des noms des premiers donateurs.

Nous parvenons au terme de la période de conclusion du temps du don de notre Torah. Puisse donc Dieu faire que la motivation se poursuive en permanence, de sorte que ses paroles “ soient chaque jour nouvelles à tes yeux ”, sans un “ comme ” de comparaison, comme le dit Rachi, commentant le verset Devarim 26, 15(5). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav P.A. Weberman, de Miami. (2) Voir les Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 6, lettre n°1612. (3) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av. (4) Ce que cette date n’est pas (5) Voir la lettre n°7663.

Lettre n°7670

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7670, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous envisagez une extension de vos affaires. De façon générale, c’est effectivement une bonne initiative, mais vous devez faire en sorte que d’autres ‘Hassidim y gagnent leur vie également. Bien plus, vous m’écrivez que vous jugez nécessaire de confier une partie du travail à quelqu’un. Il est clair que les détails et les modalités pratiques seront définis sur place, en vertu des règles commerciales, mais globalement tel doit bien être l’objectif, le but. Bien plus, vous savez à quel point nos maîtres se sont efforcés de trouver des moyens de subsistance pour les ‘Hassidim. Ceci est l’expression d’un amour fraternel. En l’occurrence, vous envisagez une association avec quelqu’un qui possède d’ores et déjà une telle affaire. Cela dépend de l’état d’esprit et du caractère de cet homme. D’après ce que vous dites, il exerce cette activité depuis longtemps déjà. Il est donc aisé de le déterminer.

De façon générale, on doit, en outre, tenir compte du fait qu’un associé ayant une affaire qui existe déjà aura des exigences et se sentira plus fort. De fait, la logique et la droiture établissent que cela doit effectivement être le cas. Il faut donc le savoir. Et, il est un second aspect, qui est positif. De la sorte, la concurrence s’en trouve réduite. J’espère qu’avant même l’issue de cette affaire, vous permettrez une multiplication des activités du Beth Loubavitch, comme on l’a dit. J’ajoute que ceci est le canal et le réceptacle permettant d’obtenir la bénédiction de Dieu. A n’en pas douter, vous gardez les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°7671

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7671, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Sivan 5721,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

J’ai bien reçu votre lettre du 21 Iyar. En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui de votre fils près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. A la place de la douleur et de la peine, Dieu vous ajoutera des bénédictions en tous vos besoins, au sein de tous les enfants d’Israël qui se trouvent, pour l’heure, dans tous les endroits de l’exil. Prochainement, ceux-ci mériteront la réalisation de toutes les promesses, de sorte que : “ Et, tu diras, ce jour-là : Je Te rends grâce, Eternel, car Tu m’as réprimandé. Ta colère se calmera et Tu me consolera ”. Un verset ne peut pas être départi de son sens simple. Il faut en conclure que l’on remerciera Dieu également pour les réprimandes(2), même si, à l’heure actuelle, on ne le comprend pas, par sa logique. Néanmoins, comment l’intellect pourrait-il s’en prendre et se dresser contre la foi pure, animant chaque Juif, qui est un “ croyant, fils de croyant ” ?

Je vous joins un extrait de ce qui a été dit aux jeunes filles ‘Habad(3). Bien entendu, ces propos concernent toutes les femmes et les jeunes filles juives, combien plus les descendantes des plus anciens ‘Hassidim ‘Habad. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Car on en comprendra alors la dimension positive. (3) Voir le Likouteï Si’hot, tome 2, à la page 550.

Lettre n°7672

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7672, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Sivan 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Naftali(1), Cho’het et vérificateur,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du premier jour de la Parchat Beaalote’ha(2), “ lorsque tu élèveras les lumières ”. De fait, le Rambam tranche que l’allumage du chandelier concerne à la fois les Cohanim, les Leviim et les Israélim, selon son sens simple et, plus encore, selon son sens allusif et profond. Or, comme l’explique le Likouteï Torah, au début de cette Paracha, ce chandelier fait allusion aux âmes des enfants d’Israël.

En un moment propice, on

mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que vous assumiez pleinement votre nomination(3), dont nos Sages disent qu’elle émane du ciel(4). Vous le ferez jusque dans le monde détail, d’une façon agréable et pacifique. Et, l’on peut établir un lien entre ce qui vient d’être expliqué et votre nomination. En effet, l’homme qui allume le chandelier éclaire tout ce qui le concerne, de même que l’ensemble de son entourage. Dès lors, on peut découvrir le chemin qui est droit et juste. C’est bien évident. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav N.Junik, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°6689. (2) Le 13 Sivan. (3) De Cho’het à Montréal. (4) Ils disent qu’il en est ainsi pour toute nomination, quelle qu’elle soit.

Lettre n°7673

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7673, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Sivan 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux bons

comportements, empli d’empressement, aux

multiples accomplissements, le Rav Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je suis, bien évidemment, de votre avis, quand vous dites que vous ne devez pas abandonner votre endroit et vos fonctions, ce qu’à Dieu ne plaise. En effet, il semble que vous soyez le seul à y diffuser le Judaïsme traditionnel, d’une manière fructueuse. Il y a donc bien là une Mitsva dont on ne peut pas confier la pratique à quelqu’un d’autre, au moins dans un proche avenir. Or, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(2), mais dans une proportion largement accrue. Il est donc certain que les domaines liés à la crainte de Dieu ne s’en trouveront pas diminués, ce qu’à Dieu ne plaise, comme vous l’écrivez. Bien au contraire, ceux-ci s’intensifieront. En effet, pour assumer vos fonctions, vous devez être en bonne santé. Ceci sera donc le canal et le réceptacle permettant de multiplier la bénédiction de Dieu en vos besoins.

Je vous joins ce qui a été publié dernièrement, en plus de ce qui vous a été envoyé indépendamment, par la poste. Vous m’en accuserez sûrement réception et vous pourrez vous en servir pour la mission qui vient d’être définie. De fait, on entend parler ici de la situation critique du Judaïsme d’Espagne et du Portugal. Peut-être vous serait-il possible de vous y rendre, de temps à autre. Il y a lieu de penser que vous pourrez trouver sur place des personnes susceptibles de continuer ce que vous y aurez commencé, lors de cette courte visite. Bien plus, ces Juifs sauront qu’un peu plus tard, vous leur rendrez visite encore une fois. A n’en pas douter, les frais de déplacements ne seront pas très importants. En tout état de cause, si vous m’en communiquez le montant, j’en trouverai la moitié.

J’ajoute encore qu’il y avait, me semble-t-il, à Madrid, un groupement d’étudiants(3) respectant la Torah et les Mitsvot. J’espère que certains d’entre eux sont encore actifs, à l’heure actuelle. De la sorte, il vous sera plus aisé de motiver ces personnes, comme je l’ai dit, ce qui est, à mon sens, judicieux et particulièrement important. Je vous remercie des bonnes nouvelles que vous m’adresserez de tout cela et je vous adresse ma bénédiction de Mazal Tov, à l’occasion de la naissance de votre fils, Yé’hyel Binyamin, comme vous me l’écrivez. Dieu fasse que vous et votre épouse l’éduquiez, avec tous vos enfants, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.Petsipitsy, de Gibraltar. Voir, à son sujet, la lettre n°6689. (2) De la manière dont on agit envers Lui. (3) Voir les lettres n°1972 et 1400. Voir aussi les mémoires du Rav Gorodetski, à la page 204.

Lettre n°7674

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7674, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Sivan 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Chimeon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Dieu fasse que vous ayez une prompte guérison, que vous recouvriez vos forces, au sens le plus littéral et selon l’explication qui peut être donnée de cette expression. Ceci est précisé dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Maskil d’Etan l’Ezra’hi ”, de l’Admour Hazaken, qui est imprimé dans le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout(2). Vous m’interrogez sur ce que deviendront vos fonctions dans deux ans, lorsque l’école emménagera dans un nouveau bâtiment. Il est clair qu’il n’y a pas lieu de répondre à cette question dès maintenant. On peut penser que, pendant ces deux ans, plusieurs modifications interviendront dans ce nouveau bâtiment, de même que dans la situation générale des écoles de votre ville. Chacun, au sein de tout Israël, se doit donc de raffermir sa confiance en Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, être certain que tout s’arrangera, en un bien visible et tangible. Vous conserverez donc vos fonctions actuelles.

J’ai bon espoir que vous étudiez chaque jour notre Torah, Torah de vie et que vous le faites d’une manière accrue, pendant le Chabbat, qui est saint pour Dieu. Ceci inclut, bien entendu, une étude de la partie profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Et, vous influencez également votre entourage en ce sens. Parfois, les paroles d’un professionnel qui semble ne pas être directement lié à l’étude de la Torah, mais en souligne néanmoins la nécessité, ont un effet profond. Je dis bien : “ semble ne pas être directement lié ”, car, en réalité, il est certain qu’un tel lien existe. Comme l’enseigne le Baal Chem Tov, tout ce qu’un Juif voit ou entend lui délivre un enseignement pour le service de Dieu. J’en citerai un exemple, qui apporte une réponse à la question suivante, souvent formulée par les autres peuples et également par quelques Juifs : “ Vous êtes la minorité d’entre les nations. Comment pouvez-vous donc nourrir l’espoir d’influencer et de transformer le monde entier par la Royauté de Dieu ? Pourquoi ne pas vous contenter du fait que ‘leur religion est différente de celle de tous les peuples’ en vous maintenant à part(3) ? ”.

Votre spécialité est la chimie et celle-ci fournira la réponse à cette question. En effet, on observe, à chaque pas, qu’une quantité infime peut parfois aller à l’encontre de son environnement, y compris lorsque ce dernier représente une immense quantité(4). Bien plus, elle peut même le faire sans en être elle-même modifiée, selon le principe du catalyseur. Avec ma bénédiction de bonne santé et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav C.Potash, de Manchester. (2) Du précédent Rabbi. (3) Sans chercher à influencer le reste du monde. (4) C’est le principe de la déflagration atomique.

Lettre n°7675

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7675, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Sivan 5721,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chaoul Issa’har(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, troisième jour, lorsque deux fois fut dit le mot “ bon ”(2). En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Vous m’interrogez sur un cimetière. Il convient, à ce propos, de s’adresser à des Rabbanim connaissant l’usage en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. En effet, on y respecte des coutumes particulières et peut-être est-ce le cas en la matière également.

Bien que vous n’en parliez pas, j’espère que, non seulement vous vous renforcez dans les études que le Rabbi(3), père de mon beau-père, le Rabbi(4), attend de vous, mais qu’en outre, vous les multipliez. Ceux-ci sont “ l’arbre de vie ”, ainsi qu’il est dit : “ Tu verras ton monde de ton vivant ”. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible,

Vous m’interrogez sur le Zohar, tome 3, à la page 160b, qui dit que Yochoua et Kalev prirent également une grappe de raisin, à l’inverse de l’affirmation figurant dans le traité Sotta 34a. Il existe, en effet, plusieurs Midrashim divergents, à ce sujet. Et, ils s’opposent également sur plusieurs autres points. Vous verrez le Yerouchalmi, au traité Sotta, à la même référence, le Midrash Bamidbar Rabba et le Midrash Tan’houma. Vous m’interrogez également sur les responsa ‘Hatam Sofer, partie Yoré Déa, au chapitre 355, selon une affirmation du Zohar, tome 1, à la page 21b. Le Nitsoutseï Zohar cite plusieurs références, à ce propos. Vous consulterez également le Guécher Ha ‘Haïm, du Rav Tukatchinski, tome 1, au chapitre 27. Vous verrez aussi, en particulier, le Zohar, tome 1, à la page 131a, le Chaar Ha Guilgoulim, quatrième introduction, à propos du corps et de l’âme, en la matière.

Notes

(1) Le Rav C.I. Bik, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°7208. (2) Lors de la création. (3) Le Rabbi Rachab. (4) Le précédent Rabbi.

Lettre n°7676

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7676, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Sivan 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Chmouel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 16 Sivan et, conformément à votre demande, je vous réponds en passant outre à la file d’attente. S’agissant de l’école professionnelle pour les jeunes filles, d’après ce que je sais de la situation en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie ou même de la situation globale, concernant l’éducation basée sur les valeurs sacrées, il est, à mon sens, indispensable de maintenir une telle institution, bien plus de la renforcer et, si possible, de l’élargir. Les raisons en sont bien évidentes :

A) L’éducation basée sur les valeurs sacrées, en particulier à l’heure actuelle a pour but, non seulement d’acquérir des connaissances, mais aussi et surtout de se préparer à une vie fondée sur la Torah et les Mitsvot. Comme on peut le vérifier concrètement, celle-ci influence et conditionne non seulement les élèves, mais aussi les membres actuels de leur famille et, a fortiori, celles qu’ils fonderont après leur mariage. C’est bien évident. Toute faiblesse, dans quelque domaine que ce soit affectera tout le Judaïsme traditionnel. Si d’emblée on peut se demander s’il convient d’adopter une telle activité, il n’en est pas de même par la suite, quand on a déjà commencé à le faire, que l’on a adopté cette activité pendant plusieurs années et que la renommée de cette école et de ce qui la concerne s’est répandue. On peut alors comprendre ce qui résulterait d’une attitude consistant à ne pas renforcer cette école ou même à la fermer, Dieu nous en garde. Les conséquences pourraient aussi se manifester dans d’autres écoles du courant auquel celle-ci est affiliée, ce qui provoquerait, à terme, un affaiblissement de tout le système éducatif basé sur les valeurs sacrées.

B) En outre, cette école présente une particularité. Car, elle a ou bien doit avoir un lien et trouver une continuation dans les écoles du réseau(2). Jusqu’à maintenant, à ma douleur, on n’a pas prêté attention aux jeunes filles diplômées des écoles du réseau. Et, l’on sait que nos Sages disent : “ Celui qui a consommé de l’ail et qui a une mauvaise haleine en consommera encore ”(3). Ceci, au moins quelque peu, comblera le manque de l’école professionnelle(4).

C) Par rapport à ce que vous écrivez, le renforcement et le développement du séminaire d’enseignantes doit être associé à la présence d’une autre école, qui accueillera les élèves des écoles ‘Habad pour jeunes filles devant l’intégrer, mais n’ayant pas le niveau nécessaire pour entrer au séminaire d’enseignantes. Il est sûr que certaines jeunes filles se trouveront bien dans ce cas-là.

D) On peut penser qu’un certain pourcentage de l’école professionnelle, avec le temps, “ s’améliorera ” et réunira les conditions requises pour entrer au séminaire. Il faut donc prévoir, suffisamment tôt, un réservoir(5) pour cela, qui permettra à ces élèves d’intégrer le séminaire d’enseignantes(6).

E) On pourrait multiplier les raisons, mais, pour quelqu’un comme vous, cela serait sûrement inutile. Bien entendu, vous pouvez diffuser tout ce qui vient d’être dit en mon nom, dans la mesure où cela présente un intérêt. J’attends de bonnes nouvelles, au plus vite. Du fait du contenu de cette lettre, elle vous est adressée en express. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, dans la joie et l’enthousiasme,

Notes

(1) Le Rav C.‘Hefer, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°7587. (2) Le réseau des écoles Ohaleï Yossef Its’hak. (3) Ceux qui sont diplômés de ces écoles reviendront donc vers elle. (4) Y fera venir de nouvelles élèves. (5) En français dans le texte. (6) Le moment venu.

Lettre n°7677

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7677, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[20 Sivan 5721]

Je fais réponse à votre question. Vous pouvez prier avec la prononciation séfarade ou bien ashkénaze. En revanche, vous ne pouvez pas mêler l’une et l’autre, ce qui veut dire que l’ensemble de la prière doit être dit selon une seule prononciation.

Lettre n°7678

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7678, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Sivan 5721,

Brooklyn,

Au jeune Moché Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre question : Pourquoi Moché notre maître demanda-t-il au Pharaon de libérer les enfants d’Israël pour trois jours, alors que cette libération devait être définitive ?

A) Tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot reçoit soixante dix explications. C’est également le cas en l’occurrence. Il y a plusieurs interprétations et, selon l’une d’elles, il s’agissait de montrer que les punitions des Egyptiens étaient bien méritées, car ceux-ci étaient mauvais et ils agissaient mal. Ainsi, quand ils demandèrent trois jours de repos, alors qu’ils travaillaient et qu’ils étaient exilés depuis deux cent dix ans, les Egyptiens refusèrent d’accéder à cette requête. Puis, par la suite, ils l’acceptèrent et ils revinrent ainsi sur leur parole. Enfin, lors de la plaie des premiers-nés, ils comprirent qu’il n’y avait pas d’issue. Et, il en découle un enseignement pour chacun, en toutes les générations. Tout doit être basé sur la justice et la droiture, même si l’intellect humain ne peut le comprendre, même si l’on peut, logiquement, formuler plusieurs interrogations(2).

B) Pourquoi plusieurs Justes qui vécurent avant le don de la Torah naquirent-ils d’unions entre proches, lesquelles furent interdites après ce don ? Comme pour la question précédente, la Torah, là encore, reçoit soixante dix interprétations et elle avance plusieurs explications. L’une d’elles, au sens simple, est la suivante. A l’époque, avant le don de la Torah, le monde était particulièrement grossier, embourbé dans l’idolâtrie, dans les opinions corrompues, l’immoralité et les mauvais comportements, au point que, selon les termes du Rambam, à la fin du premier chapitre des lois de l’idolâtrie :

“ Le principe que Avraham avait planté faillit être déraciné. Les fils de Yaakov allaient être entraînés par les erreurs et les égarements du monde. Combien plus en fut-il ainsi avant l’époque d’Avraham. C’est alors que quelques personnes, appartenant à une élite, reconnurent le Créateur, basèrent leur vie sur la justice et la droiture. Leur désir et leur volonté étaient de demander à leur maison et à leurs enfants, après eux, de suivre la voie de Dieu. Ils ne devaient s’écarter ni à droite ni à gauche. Ils leur fallait donc épouser, eux mêmes et leurs enfants, l’une des personnes appartenant à cette élite, laquelle, bien entendu, était très peu nombreuse. Or, la nature des enfants est identique à celle des parents et elle se renforce par l’éducation que dispensent ces parents. C’est ce qui explique les instructions que Avraham donna à son fils et son propre comportement. Ses fils suivirent son exemple, comme le rapporte le verset : ‘Tu iras dans mon pays et dans ma patrie, afin de prendre femme pour mon fils Its’hak’ ”. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav M.I. Forst, de Lod. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ C’est donc pour cela qu’ils demandèrent trois jours. Il ne s’agissait pas d’un mensonge, pour répondre à votre question. En effet, ils ne firent aucune référence à ce qui se passerait après ces trois jours. Bien entendu, ils ne dirent pas que, passé ce délai, ils reviendraient, comme le souligne le Riva, dans son commentaire de la Torah, au début de la Parchat Bechala’h. La question devait rester en suspens pour être réglée par la suite. Ainsi, on peut comprendre que les Egyptiens virent les enfants d’Israël emporter tous leurs biens avec eux et ne rien leur laisser, sans leur poser la moindre question. Tout cela est bien évident ”.

Lettre n°7679

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7679, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Sivan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 22 Sivan. En un moment propice, on mentionnera votre nom et celui des membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Tout comme vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’en donniez de bonnes nouvelles. Vous m’interrogez sur l’étude du ‘Hok Le Israël, que vous ne parvenez pas à achever, car le temps est court. Vous me demandez s’il est préférable d’en étudier une partie, profondément ou bien la totalité, superficiellement.

De façon générale, quand on étudie la Loi Orale, on doit la comprendre, conformément à la Hala’ha bien connue, qui est rapportée par le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, dans le Maguen Avraham, au chapitre 50. L’Admour Hazaken l’explique, dans son Likouteï Torah, au commentaire du discours ‘hassidique intitulé : “ Tu ne supprimeras pas ”. Néanmoins, vous avez adopté ces études depuis huit ans déjà. Il est donc certain que vous ne devez pas les abandonner, ce qu’à Dieu ne plaise. En conséquence, après avoir achevé votre étude de la manière dont vous la menez actuellement, il faut que vous trouviez du temps pour bien comprendre au moins une Michna et vous en ferez de même pour tous les autres textes de la Loi Orale. Que Dieu vous accorde la réussite.

J’ai lu avec plaisir, à la fin de votre lettre, que vous avez adopté les études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Comme le soulignent nos Sages, “ une Mitsva en attire une autre ” et ceci augmentera donc également la réussite dans le temps, de sorte que vous pourrez multiplier votre étude de la Torah et votre pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°7680

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7680, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille du saint Chabbat Parchat Chela’h

5721, Brooklyn, New York,

Je vous bénis et vous salue,

Le point culminant de notre Paracha, celle de Chela’h, est la mission confiée aux douze représentants du peuple d’Israël, que Moché, notre maître, envoya reconnaître et explorer le pays que Dieu voulait donner aux enfants d’Israël, Erets Israël. Or, on peut s’interroger, à ce propos. Moché était à l’origine de cette mission et, à n’en pas douter, celle-ci était donc conforme à la Torah. Comment donc a-t-elle pu avoir pour conséquence un malheur et un sujet de lamentation pour toutes les générations ?

La réponse à cette question est la suivante. Cette mission était, certes, conforme à la Torah qui demande aux Juifs, à titre individuel ou bien collectivement, d’agir par tous les moyens qui sont naturellement possibles. Mais, pour autant, ceux-ci doivent également savoir que la bénédiction et la réussite émanent de Dieu, y compris d’une manière surnaturelle, lorsque cela est nécessaire. Mais, les éclaireurs n’agirent pas et ne parlèrent pas en ce sens. Ils construisirent leur propre raisonnement, concernant la prise et la conquête d’Erets Israël. Puis, ils tentèrent de convaincre les Juifs de ne pas mettre en pratique la Volonté de Dieu.

Chaque occupation, personnelle ou, à fortiori, communautaire, doit être considérée comme une mission qui est confiée par Dieu. Il ne faut pas que les raisonnements humains puissent affaiblir la confiance en Dieu. Car, si tel était le cas, l’issue finale serait certaine. Chacun, chacune doit faire tout ce qui est son pouvoir. De la sorte, Dieu accordera une réussite surnaturelle. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit d’une activité dont le but est de venir en aide à une école délivrant une éducation conforme aux critères de la Sainteté. Toutes celles qui y apportent leur contribution sont ainsi directement liées à la sainte Torah et à Dieu.

En pareil cas, il est bien évident que le mérite de la Torah et celui de la communauté viennent en aide. Plus on s’applique à mettre en pratique la mission de la meilleure façon et plus la bénédiction divine qui est accordée est large. Ceci concerne non seulement l’issue fructueuse de ce qui a été entrepris, mais aussi tout ce dont on peut avoir besoin, dans sa vie privée et familiale, la satisfaction des enfants, la santé et l’opulence matérielle. Avec ma bénédiction de réussite, pour donner de bonnes nouvelles de votre travail et pour tout, en général,

Lettre n°7681

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7681, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille du saint Chabbat Parchat Chela‘h

5721, Brooklyn, New York,

A tous les responsables et amis des écoles Beth Rivka,

en général, aux participants au dix-neuvième

banquet annuel des écoles Beth Rivka, en particulier,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Le banquet annuel a lieu, cette année, dans la semaine qui se trouve entre le Chabbat Parchat Chela’h et le Chabbat Parchat Kora’h, par un effet de la divine Providence. Il a donc nécessairement là un lien avec le contenu de ces deux Sidrot. Celles-ci relatent deux événements tumultueux et tragiques que nos ancêtres vécurent dans le désert, quand ils quittèrent l’Egypte afin de se rendre en Erets Israël. Il y eut la révolte des explorateurs, que Moché notre maître avait envoyés pour reconnaître Erets Israël et pour en donner un compte-rendu, puis il y eut le soulèvement de Kora’h et de son assemblée contre Moché notre maître. Quelle fut l’attitude adoptée par les femmes, en ces périodes critiques et décisives pour le peuple d’Israël ?

Nos Sages, de sainte mémoire, racontent que les femmes, de façon générale, ne suivirent pas les appels qui furent alors lancés par des hommes en révolte. Bien au contraire, elles firent preuve d’une grande confiance en Dieu, restèrent fidèles à Moché, notre maître, à la Torah et à l’amour de la Terre Sainte. C’est pour cela qu’elles eurent le mérite de constituer une génération nouvelle, des enfants d’Israël pénétrés de confiance et d’amour pour Dieu, pour la Torah et pour les Mitsvot, qui entrèrent en Terre Sainte et qui en héritèrent.

L’enseignement qui en découle est bien clair. On observe ici ce qu’une femme juive, une mère, peut accomplir, quand elle éduque ses enfants, même si son mari ne l’aide pas et, bien entendu, encore plus clairement grâce à son aide. On voit donc la portée de l’influence positive qu’une femme peut avoir sur la conduite de sa maison. C’est pour cela qu’elle est couronnée du titre décernée par le verset suivant : “ C’est la sagesse des femmes qui bâtit leur maison ”.

Si, de tout temps, la femme juive a eu un rôle primordial, au sein du foyer juif et, plus généralement, de la vie juive, combien plus est-ce le cas à notre époque et dans notre situation. C’est pour cela que mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, a consacré tant d’efforts à renforcer et développer les écoles Beth Rivka, où les chères filles juives reçoivent une éducation basée sur les valeurs sacrées, afin d’être de véritables bâtisseuses de foyers juifs et d’assurer la pérennité du peuple d’Israël. Grand est le mérite de celui ou de celle qui prend part à cette action de renforcement et de développement des écoles Beth Rivka. Grande est également sa rétribution, qui lui permettra de recevoir la bénédiction en tous ses besoins, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam