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Iguerot Kodesh — lettres 7641 à 7661

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7641

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7641, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Yochoua(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait savoir que vous avez eu une fille, avec un bon Mazal et voici ma réponse. Conformément à notre coutume, un nom est donné à une fille(2) à l’occasion de la lecture de la Torah la plus proche. En effet, il est dit que, dès la naissance, “ une femme est considérée comme ayant reçu la circoncision ”(3). Le Séfer Taameï Ha Minhaguim, à la page 396, fait état d’une rumeur selon laquelle il faudrait attendre huit jours(4), mais nous ne sommes pas responsables des rumeurs. Avec ma bénédiction de Mazal Tov,

Notes

(1) Le Rav Y.Yuzévitch, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°6613. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°805, 862 et 4810. (3) Alors qu’un garçon doit attendre la circoncision pour recevoir un nom. (4) Pour donner un nom.

Lettre n°7642

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7642, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Iyar 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 17 Iyar et vous comprendrez ma surprise en constatant de quelle manière celle-ci est rédigée. En effet, vous considérez qu’une union avec une fille de nos frères, les Juifs séfarades(1) constitue une chute. Que Dieu vous garde d’une telle conception ! Il est clair qu’il faut s’intéresser à une telle proposition.

B) On propose un parti à votre fils(2), alors que, pour l’heure, son frère, plus âgé, n’est pas encore fiancé. Néanmoins, ce dernier affirme qu’il ne s’en affectera pas et vous me demandez mon avis. Les derniers Décisionnaires se prononcent sur cette question. En effet, dès lors qu’ils atteignent l’âge de dix huit ans, il n’y a plus de priorité(3), d’autant qu’en l’occurrence, le frère plus âgé ne lui en voudra pas du tout. On peut donc penser, et cela est même probable, que ceci hâtera la bénédiction de Dieu afin que le frère aîné trouve, à son tour, le partie qui lui convient.

Je suis très surpris que vous ne me disiez rien des actions que vous menez dans le but de diffuser les sources(4). Sans doute compléterez-vous tout cela dans votre prochain courrier, avec tout le détail nécessaire, d’autant que de telles actions multiplient et hâtent les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins. C’est bien évident. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°2350 et 4457. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°5492 et 7264. (3) Entre les frères. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7643

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7643, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Iyar 5721,

Brooklyn,

Aux membres de l’association des Cho’hatim de

Tel Aviv Jaffa, que Dieu vous accorde longue vie(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre accusant réception de la mienne et me transmettant les salutations de vos membres. J’espère que, depuis sa rédaction, vous avez connu un ajout et une élévation dans le domaine de la sainteté, un ajout non seulement quantitatif, mais aussi qualitatif, car c’est alors qu’il est véritable. Comme l’expliquent différentes sources, en particulier les propos de l’Admour Hazaken et ceux de son successeur, son petit-fils, le Tséma’h Tsédek, à propos d’un Cho’het et de la crainte de Dieu qu’il doit posséder.

En ce moment propice, juste avant le saint Chabbat qui accorde la bénédiction au troisième mois(2), lorsque la lumière triple(3) fut donnée au peuple triple(4), je saisis cette opportunité afin d’exprimer mes bénédictions à chacun d’entre vous, selon les termes du maître, de mon beau-père, le Rabbi, pour que vous receviez la Torah avec joie et d’une manière profonde. Avec mes respects et ma bénédiction,

N. B. : Une explication plaisante pourrait être avancée. En effet, un lien spécifique existe entre la Che’hita et le don de la Torah. Car, l’une des raisons pour lesquelles on consomme des mets lactés, à Chavouot(5), est que l’on reçut, avec la Torah, l’Injonction de la Che’hita. Or, tous s’accordent pour admettre que la Torah fut donnée un Chabbat et l’on ne pratique pas la Che’hita, en ce jour. C’est pour cela qu’ils consommèrent des mets lactés, comme le disent nos livres. Certes, il est vrai que la Che’hita existait déjà au préalable, comme le rapportent nos Sages, au traité ‘Houlin 91a, à propos du verset : “ On abattra et l’on préparera ” et le Midrash, cité par le Tseror Ha Mor, qui y découvre des lois de la Che’hita. Mais, il est bien clair qu’avant le don de la Torah, les enfants d’Israël n’étaient pas tenus de pratiquer la Che’hita, comme ils le furent après ce don.

Notes

(1) Voir, à propos de cette association, la lettre n°7450. (2) Celui de Sivan. (3) La Torah, les Prophètes et les Ecrits Saints. (4) Le peuple juif, comptant Cohanim, Leviim et Israélim. (5) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 18, à la page 356.

Lettre n°7644

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7644, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Iyar 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) Vous me demandez s’il existe des commentaires du Tanya. Pour l’heure, il n’y a pas de commentaire systématique, page par page. Néanmoins, il y a quelques années, le Tanya a été traduit en Yiddish et l’on prépare actuellement la publication de sa traduction anglaise. Il y a, en outre, certains passages qui en sont commentés. Ils ont été édités par mimographe et l’on peut les trouver chez les ‘Hassidim ‘Habad et leurs proches.

B) Vous me demandez où vous installer, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, à l’issue des études que vous menez actuellement. D’après ce que vous écrivez, vous les achèverez dans un an et demi. Il est donc trop tôt pour répondre à cette question. En effet, les conditions évoluent, en notre Terre Sainte, en particulier quand il s’agit de gagner sa vie de la manière que vous décrivez.

En fonction de ce que vous écrivez, j’ai bon espoir que, depuis que vous avez fait la connaissance de ‘Habad et rencontré ses hommes, vous vous êtes intéressé à l’étude de son enseignement. Si, comme vous le dites, il vous est difficile de comprendre le Tanya, vous aborderez, tout d’abord, sa troisième partie, Iguéret Ha Techouva. Puis, vous en apprendrez la seconde. Par la suite, vous étudierez le Kountrass Ou Mayan. Mais, avant tout, vous discuterez des notions que vous étudiez avec ceux qui les possèdent déjà. En effet, “ la Torah est acquise en s’attachant à des amis et en discutant avec les élèves ”. Et, c’est précisément à ce propos qu’il est dit : “ Celui qui te dit avoir fait des efforts, sans qu’ils aient été couronnés de succès, ne le crois pas ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°7645

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7645, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Iyar 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous évoquez les points suivants :

A) Il y a un jeune homme qui, bien que se trouvant dans un Kibboutz religieux, ne parvient pas à s’habituer à la vie religieuse. On ne ressent, chez lui, aucun sentiment pour la Torah et ses Mitsvot. Pour autant, nos Sages disent bien que les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur. En lui parlant avec proximité, sans polémiquer, en se limitant à formuler des propositions, il est certain que vous parviendrez à l’influencer. Néanmoins, tous les caractères ne sont pas identiques. A certains, il est nécessaire de s’adresser à plusieurs reprises, jusqu’à ce que l’effet de cette intervention soit perceptible aux yeux de chair et s’applique concrètement, mais, en tout état de cause, au final, vous connaîtrez effectivement la réussite. L’un des moyens concrets, pour y parvenir, est de faire de lui un dirigeant de ceux qui sont plus jeunes que lui, pour ce qui concerne la religion, l’étude de la Torah et la pratique de ses Mitsvot. La responsabilité, qu’il ressentira, le fera évoluer, le conduira à s’approfondir, à être à même d’apporter des explications à ceux qui lui sont confiés. Mais, bien entendu, il convient d’être vigilant, en la matière et de vérifier qu’il ne commet pas d’erreur, dans les explications qu’il transmet.

B) Chaque Juif et chaque juive sont-ils susceptibles de vivre leur vie en conformité avec les enseignements de notre Torah ? Il est clair que c’est effectivement le cas. Et, la logique première permet d’établir, si l’on croit en le Dieu de vie, Qui donne la Torah et ordonne les Mitsvot à chacun et à chacune, Qui le fit, la première fois, au singulier, “ Je suis l’Eternel ton Dieu ” et non : “ votre Dieu ”, afin qu’il soit établi que la Torah et ses Mitsvot sont le fait de chaque Juif et de chaque Juive, qu’on doit admettre que le Saint béni soit-Il n’exigera pas de l’homme ce qu’il est incapable de faire. Bien au contraire, avant d’émettre une Injonction, Il apporte les moyens et les possibilités de la mettre pleinement en pratique, plus encore, de le faire dans la joie et l’enthousiasme. En effet, c’est bien de cette façon que l’on étudie et que l’on pratique, comme l’établissent différents textes. Néanmoins, pour une raison connue du Créateur de l’homme, chaque Juif reçoit le libre-arbitre, parce que le Saint béni soit-Il voulut que, de leur plein gré, tous optent pour la voie bonne et droite, ainsi qu’il est dit : “ Vois, J’ai placé devant toi… et tu choisiras la vie ”. En outre, l’assurance nous a été donnée que : “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”.

J’ai bon espoir que vous avez un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout, en plus de celle de la partie révélée de la Torah. Puisse Dieu faire que cette étude conduise à l’action. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°7646

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7646, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Iyar 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre de Pessa’h Chéni(2), dont l’acheminement a, en outre, été retardé. En un moment propice, votre nom sera mentionné près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous receviez une bénédiction de réussite, à l’occasion de votre anniversaire.

J’ai pris connaissance avec plaisir, à la conclusion de votre lettre, de l’avancement des bâtiments(3). Puisse Dieu faire que ce progrès soit véritable, c’est-à-dire qu’il soit sans cesse accru. En effet, on peut dire des ‘Hassidim ce que nos Sages rapportent, concernant un cerf. Lorsque celui-ci multiplie sa chair, de manière interne, sa peau s’agrandit, extérieurement. En l’occurrence, il en sera bien ainsi pour ce qui concerne les fonds nécessaires au développement de cette institution.

Nous sommes dans la période précédant le Chabbat qui bénit le troisième mois(4) et ce moment est donc propice pour conclure par une bénédiction, selon les termes du maître, de mon beau-père, le Rabbi, afin de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav H.Serebranski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°4949. (2) Le 14 Iyar. (3) De la Yechiva de Melbourne. (4) Celui de Sivan.

Lettre n°7647

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7647, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Iyar 5721,

Brooklyn,

Vous faites état de vos disputes avec telle personne et sa famille. Or, notre sainte Torah tranche clairement que celui qui refuse d’être jugé par le Rav, maître de l’endroit ou, tout au plus, par un tribunal rabbinique dont il aura lui-même choisi l’un des membres, agit, de la sorte, à l’encontre de cette Torah, qui est la Sagesse et la Volonté du Saint béni soit-Il. Or, “ Lui et Sa sagesse ne font qu’un ”. Une telle personne nuit donc à elle-même, aux membres de sa famille et à tous ceux qui lui viennent en aide. Le tort qui est ainsi causé se manifeste non seulement dans le monde futur, mais aussi dans ce monde, matériellement.

Néanmoins, le Saint béni soit-Il est un Père miséricordieux. Il retarde Sa colère, pendant quelques temps, en espérant que l’on parviendra enfin à la Techouva, dans la bonté et dans la miséricorde. Il attend que l’on cesse de se révolter contre Lui. Cela veut dire également qu’un ami véritable ira jusqu’à se disputer avec telle personne pour la raison qui vient d’être invoquée, alors que celui qui lui viendra en aide, dans cette entreprise, ne sera, en réalité, que l’ami de son mauvais penchant, dont la mission consiste à l’inciter à se révolter contre la Torah et ses Mitsvot.

Lettre n°7648

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7648, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Iyar 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Nous sommes à proximité de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï(1) et de celle de Rabbi Israël Baal Chem Tov(2). La mission de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï consista à apporter la dimension profonde de la Torah, y compris sa partie cachée, laquelle, par elle-même, ne peut pas se révéler, aux Sages de la Michna, comme l’explique la ‘Hassidout(3). Bien plus, lui-même ouvrit la voie pour que cette influence puisse d’emblée se révéler en sa génération, en laquelle les petits enfants(4) dévoilèrent eux-mêmes les secrets de la Torah.

Plus encore, après cela, comme le rapporte Rabbi Chimeon Ben Yo’haï lui-même(5), “ quand on se rapprochera de l’ère messianique, les enfants du monde pourront aussi découvrir les aspects cachés de la sagesse ”. Le présent moment est donc propice pour se renforcer et pour redoubler d’ardeur, d’une manière évidente, en la diffusion de la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par les sources de Rabbi Israël Baal Chem Tov, l’enseignement de la ‘Hassidout.

En ce jour de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, la plus haute perfection de son esprit se révéla en lui, sa source, qui est aussi celle de Moché et celle du Machia’h(6). Or, quand “ ces jours sont commémorés ”, ils sont également “ revécus ” et l’on peut alors en obtenir les révélations, les bénédictions. L’influence de cette Hilloula doit s’exercer sur tout le compte de l’Omer qui lui fait suite, car c’est alors que tous(7) cessèrent de mourir. C’est bien évident.

Puisse donc Dieu faire que chacun agisse, à sa mesure, afin de mettre en évidence cet encouragement et cet ajout, tout au long de l’année et dans la joie. En la matière également, la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï est particulière. De fait, différents textes soulignent que ce jour se distingue des autres et qu’il doit nécessairement être joyeux(8). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7639. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ La première est à Lag Baomer et la seconde, à Chavouot ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, à ce sujet, le discours ‘hassidique de Lag Baomer, de même que le suivant, dans la séquence de discours intitulée : “ Il sépara ”, de 5631 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 1, à la page 92b. Voir aussi le Kedouchat Lévi, à la Parchat ‘Hayé ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 1, à la page 118a. Voir aussi la page 117a ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Sidour de l’Admour Hazaken, à la fin de la porte de Lag Baomer ”. (7) Les élèves de Rabbi Akiva. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Le Michnat ‘Hassidim, au traité Iyar, chapitre 1, à la Michna 6, dit : ‘Au jour de Lag Baomer, il est une Mitsva de se réjouir de la joie de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï’. Or, cet ouvrage rapporte uniquement les propos du Ari Zal, comme l’explique l’Admour Hazaken et comme le tranche le Tséma’h Tsédek, dans ses Pisskeï Dinim, Yoré Déa, au paragraphe 116. On verra aussi le Péri Ets ‘Haïm, porte de Lag Baomer, au chapitre 7. Ceci permet non seulement d’exclure le deuil, mais aussi d’établir à la fois la joie et sa raison, puisque, en l’occurrence, il s’agit bien de la joie de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, selon le Zohar, tome 3, aux pages 287b et 291a. Ce qui vient d’être dit est la réponse qui peut être apportée à la question posée, en particulier, par les responsa ‘Hatam Sofer, Yoré Déa, au chapitre 233 et par les responsa Chem Aryé, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 14. Et, l’on verra aussi le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 493 ”.

Lettre n°7649

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7649, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Iyar 5721,

Brooklyn,

A tous les participants au tirage au sort annuel(1) pour le

voyage du mois de Tichri prochain, qui se déroule à

Kfar ‘Habad, fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi,

là où Dieu a accordé une bénédiction de vie,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu la liste des participants à ce tirage au sort, de même que la nouvelle selon laquelle il a bien eu lieu et le nom de celui qu’il a désigné. Comme cela a déjà été dit, Dieu fasse que ce dernier effectue ce voyage au nom de tous les participants et qu’il leur confère le mérite en tout point, quantitativement et qualitativement. En effet, on connaît l’importance que revêt un tirage au sort, quand il est effectué de la manière qui convient, comme l’explique également le Tanya, à la fin du chapitre 7 d’Iguéret Ha Kodech. Et, le verset Michlé 16, 33 dit bien : “ le tirage au sort sera effectué et tout le jugement aura été rendu par Dieu ”(2). De fait, les premiers ‘Hassidim rapportent, au nom du Juste, le grand Rav, Rabbi Hillel de Paritch(3) que tous les accomplissements de ce dernier, chaque fois qu’il mettait en pratique une Mitsva de la meilleure façon, avaient pour seul objectif de mieux comprendre l’une des notions de la ‘Hassidout.

Puisse Dieu faire qu’en la matière, s’ajoute à ce voyage, pour tous les participants, parmi l’ensemble des élèves de la Yechiva et des ‘Hassidim, un point essentiel, en l’occurrence la possibilité de comprendre une notion de ‘Hassidout, au point d’en établir une synthèse. Autre point, qui est fondamental à notre époque, on ne se contentera nullement d’une seule notion, car “ celui qui possède cent pièces en veut deux cents ”. Mais, bien entendu, il n’y a pas lieu d’attendre le voyage pour constater tous ces effets. Ceux-ci doivent se faire jour dès le tirage au sort et même dès la décision(4). C’est bien évident. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et, selon les termes de notre maître et chef, mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°6218. (2) Une telle désignation doit être considérée comme si elle était effectuée directement par Dieu. (3) Voir également la lettre n°6415. (4) D’y prendre part.

Lettre n°7650

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7650, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Iyar 5721]

Néanmoins(1), il n’est pas évident(2), que, par leur intermédiaire, les forces du mal exercent une emprise sur Avraham, si l’on peut s’exprimer ainsi. Il n’en est pas de même, en revanche, pour Ichmaël. Et, c’est pour cela qu’il(3) dit : “ Puisse Ichmaël vivre devant Toi ”(4). C’est, du reste, pour la même raison que Its’hak bénit Esav. Vous consulterez, à ce sujet, le discours ‘hassidique intitulé : “ Je te protège ”, dans le Torah Or.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Avraham Zoucha Ziskind et rédigée à même son propre courrier, rédigé le “ dimanche de la Paracha de la pureté ”, de la Parchat Metsora, soit le 30 Nissan 5721. Voir, à son sujet, la lettre n°6635. (2) La question posée était la suivante : “ Le discours ‘hassidique intitulé : ‘Tous les rampants’, à la page 72 du Séfer Ha Maamarim Torat Chmouel 5626, précise la différence entre le côté droit, celui de la bonté et la rigueur. Le texte indique que cette dernière, à la suite des nombreuses contractions que subit la Lumière, peut se trouver sous l’emprise des forces du mal. C’est pour cela que Its’hak donna naissance à Esav, bien qu’à l’époque, il avait déjà été circoncis. A l’opposé, la bonté ne permet pas une telle emprise et, de ce fait, Avraham ne put avoir Ichmaël qu’avant de pratiquer la circoncision. Toutefois, on peut se demander ce qu’il en est pour les fils de Ketoura, qui engendrèrent également le mal, en particulier Midyan, comme l’explique le Kountrass Hé’haltsou. Or, ceux-ci naquirent effectivement après sa circoncision ”. (3) Avraham. (4) Car, celui-ci était naturellement dépourvu de la vitalité d’Avraham.

Lettre n°7651

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7651, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Iyar 5721]

Je fais réponse à vos questions(1) :

A) Il est bien évident que votre initiative de publier les discours ‘hassidiques de nos maîtres et leurs saintes causeries est positive. Le mérite du plus grand nombre dépend de vous.

B) Nous n’avons pas la coutume de conduire la prière pendant le Chabbat qui précède l’anniversaire du décès, par exemple pour le Moussaf(2). De fait, sur quelle source s’appuierait-on pour dire qu’il doit nécessairement en être ainsi ? On pourra citer, à ce propos, le traité Soukka 32b qui dit : “ puisque cela émane de…(3) ”. En revanche, soulever une dispute, à ce sujet, ne contrevient pas à une coutume, mais bien à un principe de la Torah, puisque “ les érudits de la Torah multiplient la paix ”.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Mena’hem Israël Melov et elle est rédigée à même son courrier, qui est daté du 23 Iyar 5721. Voir, à son sujet, la lettre n°7277. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°397 et 3098. (3) La bouche de Rav Kahana, ses disciples s’efforcent de mettre en pratique son avis, même s’il n’est pas retenu par la Hala’ha. De même, en l’occurrence, il convient de s’en tenir à la coutume de ‘Habad.

Lettre n°7652

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7652, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Sivan 5721,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 26 Iyar(1), de même que votre demande de bénédiction, qui a été lue près du saint tombeau(2). Nous sommes au début(3) du troisième mois, au cours duquel la “ Lumière triple ” fut donnée au “ peuple triple ”(4).

Puisse donc Dieu faire que chacun, au sein de tout le peuple d’Israël, agisse et donne de bonnes nouvelles, concernant les trois domaines sur lesquels le monde repose, le monde au sens simple et également l’homme qui est “ un petit monde ”. Ces domaines sont la Torah, la prière et les bonnes actions. On révélera tout cela et l’on intensifiera la bénédiction, en tous les besoins de l’homme. De fait, “ vous êtes définis comme des hommes ”(5). Et, ces besoins se répartissent en trois catégories(6), enfants, santé et prospérité matérielle(7).

La conclusion de tout ce qui vient d’être dit est la Torah et la nécessité de la recevoir. Selon les termes du maître, de mon beau-père, le Rabbi : “ Recevez la Torah joyeusement et avec profondeur ”. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête et pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Vous m’interrogez à propos de ce qui a été expliqué, lors de la Parchat Nitsavim(8). Il est dit qu’une évaluation est faite selon l’âge et non d’après les qualités. Vous vous demandez ce qu’il en est, lorsque cette évaluation porte sur un non Juif(9).

Il a été dit que les Juifs doivent s’évaluer eux-mêmes, selon l’expression de l’Admour Hazaken. Cela veut dire qu’une telle évaluation est modeste, car chacun sait ce qu’il est vraiment. Sur cette échelle, le non Juif peut lui-même recevoir l’évaluation la plus humble. On comprendra ce qui en découle pour le service de Dieu d’après la précision de l’Admour Hazaken, énoncée dans le saint Tanya, au début du chapitre 30, qui parle de “ l’homme ”, sans autre précision, ce qui inclut également le non Juif. Vous comprendrez le sens de tout cela.

Notes

(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. (2) Du précédent Rabbi. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ On peut donc considérer que ces sept semaines sont pratiquement achevées, que les Juifs sont désormais prêts à recevoir la Torah, comme l’explique le Torah Or, de l’Admour Hazaken, à la fin du discours ‘hassidique intitulé ‘Le troisième mois’ et dans les additifs. La Pessikta de Rav Kahana, au paragraphe introduit par ‘Le troisième mois’, précise : ‘En ce jour, ils parvinrent dans le désert du Sinaï. Et, c’est à ce propos qu’il est dit : En ce jour, l’Eternel ton Dieu t’ordonne d’agir’ ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon l’expression du traité Chabbat 88a et l’explication qu’en donne Rabbi Nissim Gaon, basée sur le Midrash Tan’houma ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Depuis le don de la Torah, selon les Tossafot, au traité Nidda 70b ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon les Tikouneï Zohar ‘Hadach, page 103d, qui disent : ‘Le secret triple permet d’obtenir enfants, santé et prospérité matérielle’ ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Les enfants émanent de Daat, la sagesse, qui se dévoile par la colonne vertébrale, la santé de ‘Ho’hma, la compréhension et la prospérité de Bina, la sagesse selon le Meoreï Or, chapitre 2, au paragraphe 67, qui est cité dans les Biyoureï Ha Zohar, du Tséma’h Tsédek, à la Parchat Vayéra, tome 1, à partir de la page 44. C’est également ce que disent les Tikouneï Zohar, dans la quinzième introduction, au début de la page 2. Et, une objection a déjà été soulevée, à ce sujet, à partir du Likouteï Torah du Ari Zal, Parchat Toledot et du Likouteï Ha Chass, au traité Bera’hot. Vous verrez aussi le Biyoureï Zohar, à la fin de la Parchat Vayéra ”. (8) Voir le Likouteï Si’hot, tome 2, à la page 401. (9) Si l’on prend son âge comme critère, en effet, son évaluation devrait être la même que celle d’un Juif.

Lettre n°7653

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7653, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Sivan 5721,

Brooklyn, New York,

Au distingué et agréable ‘Hassid, percevant

tout ce qui est positif, empli d’empressement,

aux multiples accomplissements, se consacrant

aux besoins communautaires, le Rav Its’hak,

qui est appelé Docteur Lewin(1),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction, selon les termes du maître, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin de recevoir la Torah joyeusement et d’une manière profonde. Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Vous me faites part des difficultés à écrire l’histoire de la récente période de la Shoa et de celle qui l’a précédée. Vous soulignez à quel point il convient d’être prudent, en ce domaine. Il est clair que c’est effectivement le cas, mais l’on a pu observer, de par le passé, qu’en retardant le commencement d’un projet jusqu’à ce que l’on ait la certitude d’atteindre le degré de perfection recherché, on le condamne, la plupart du temps, à ne jamais voir le jour(2). Combien plus cela est-il vrai en la matière, car il y a tout lieu de penser que quelqu’un “ vous devancera ”, qui n’aura ni pitié ni générosité envers ceux qui craignent la Parole de Dieu(3). Par ailleurs, je sais que vous vous intéressez à l’éducation des jeunes filles juives. Je vous joins donc une copie de ma lettre et de notes sur ce sujet. J’espère que vous y trouverez un intérêt.

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°7491. (2) Voir la lettre suivante. (3) Et, dont le livre sera donc étranger à la foi juive.

Lettre n°7654

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7654, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Roch ‘Hodech Sivan 5721]

J’ai reçu(1), en leur temps, vos lettres du 3 Iyar, de même que les précédentes. Je vous en remercie. Je m’adresse à vous, cette fois-ci, à propos d’un point pour lequel j’ai écrit, il y a quelques temps, au docteur Its’hak Lewin. Je lui ai, en effet, souligné l’importance d’écrire l’histoire de la période récente de la Shoa et de celle qui l’a précédée. Car, la réalité doit être décrite telle qu’elle est, par des personnes craignant la Parole de Dieu. Je vous joins une copie de mon courrier, à ce sujet.

Il m’a répondu qu’il s’intéressait à ce projet, mais qu’une difficulté existe, en la matière, l’absence d’écrivains compétents, dans le domaine historique. Lui-même est trop occupé pour se consacrer à cette réalisation. Il me demande donc qui il peut associer à ce projet(2). Vous-même avez sûrement des propositions à formuler, en la matière. J’attire donc votre attention sur tout cela et je serais satisfait d’avoir connaissance de votre avis.

Notes

(1) Cette lettre, adressée au Rav Its’hak Meïr Lewin, a, de toute évidence été rédigée en relation avec la précédente et peu après elle. Voir, à son sujet, la lettre n°7598. (2) Voir, à ce propos, la lettre précédente.

Lettre n°7655

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7655, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 16 Iyar et vous comprendrez que je sois surpris par ce que vous me dites, à propos de votre faiblesse, en particulier pendant la période de l’Omer, au cours de laquelle on doit “ amasser ”(1) chaque jour. Comme on le sait, c’est la raison pour laquelle on ne dit pas(2) : “ c’est aujourd’hui le second jour ”, mais : “ C’est aujourd’hui deux jours ”. En effet, l’intégrité du premier jour doit alors être conservée. Or, il est nécessaire que cette Mitsva, au même titre que toutes les autres, révèle son contenu pour l’ensemble de l’année. C’est bien évident. Mais, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie envers Ses créatures ”. Il est donc certain qu’un homme a la force et le pouvoir d’accomplir tout cela. En outre, je suis surpris et peiné que vous ne me disiez rien de ce que vous avez fait pour trouver un bon parti, bien que telle soit votre habitude(3). Il s’agit pourtant, là encore, d’une Injonction clairement énoncée par notre Torah, Torah de vie. Bien plus, un autre point s’ajoute à tout cela, c’est une Mitsva dont on ne peut pas confier la pratique à quelqu’un d’autre !

En ce début du troisième mois(4), alors que commence le don de la Torah, comme l’explique le Torah Or, dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Le troisième mois ” et dans les additifs, puisse Dieu accorder une aide accrue en tout cela et dans tous les autres domaines pour lesquels l’aide de Dieu vous est nécessaire, en fonction de ce que vous écrivez dans votre lettre. Et, vous en profiterez également pour vous fiancer immédiatement. Au final, tout ceci se réalisera et vous parviendrez à une conclusion, en un moment bon et fructueux. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et, selon les termes du maître, de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,

Notes

(1) Des forces. (2) En comptant l’Omer. (3) De ne rien dire à ce propos. (4) Celui de Sivan.

Lettre n°7656

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7656, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Sivan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 26 Iyar, avec ce qui y était joint. Il est clair qu’en la matière, il est nécessaire de se conformer aux instructions du médecin spécialiste que vous citez(1). Cela est pour le bien de votre fille, car il est clair qu’à la maison, elle ne pourra pas recevoir les soins et le traitement qui sont possibles au sein de la structure que conseille ce médecin. Pour autant, il est nécessaire, au préalable, d’obtenir plus de précisions sur cette institution. Avant tout, vous entrerez en contact avec l’un de ses médecins afin de savoir comment son état évoluera et surtout d’être certain qu’on lui accordera toute l’attention nécessaire, sans s’en tenir à la routine. C’est bien évident.

Puisse Dieu, Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles, faire que votre action forge le réceptacle qui permettra de recevoir la bénédiction céleste, ainsi qu’il est dit : “ Et, l’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”. Si vous ne l’avez pas encore vérifié jusqu’à maintenant, peut-être serait-il judicieux de parler au médecin spécialiste de l’état de ses règles. Si elle a un problème, en la matière, il est certain qu’en le traitant, on améliorera son état général. Vous lui demanderez également si des médicaments de type aminoacide peuvent se révéler efficaces, dans sa situation. Vous vérifierez, en outre, si un traitement basé, par exemple, sur des électrochocs peut lui convenir.

D’après les informations qui me sont parvenues, vous participez effectivement aux actions de diffusion des sources(2) et vous connaissez même la réussite, en ce domaine. Je suis donc surpris que vous n’en parliez pas. Nos Sages soulignent, au traité Moéd Katan 9a, l’importance d’une Mitsva que l’on ne peut pas mettre en pratique par l’intermédiaire de quelqu’un d’autre. Vous auriez donc dû vous concentrer sur les cercles qui sont liés à ce parti(3), en particulier sur la jeunesse et les jeunes. Quelqu’un m’a dit que l’on y considère la religion et tout ce qui la concerne d’une manière favorable, ou même encore plus que cela(4). Là encore, le critère à retenir est l’action concrète, la pratique effective des Mitsvot, avec des paroles émanant du cœur.

Nous sommes à la veille du temps du don de notre Torah unique, qui unifie le matériel et le spirituel, le global et le spécifique. Puisse donc Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction, selon les termes du maître, de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde, de même que pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Conseillant l’hospitalisation de la fille du destinataire de cette lettre. (2) De la ‘Hassidout. (3) Vraisemblablement un parti politique israélien avec les membres duquel le destinataire de la présente est en contact. (4) Plus que favorable.

Lettre n°7657

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7657, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5721,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Iyar, dans laquelle vous envisagez de venir ici, afin que nous puissions nous voir. Vous me demandez ce que j’en pense. Globalement, je ne suis pas de cet avis, pour différentes raisons et, avant tout, parce que notre Torah, Torah de vie introduit certaines limitations et pose plusieurs conditions, lorsque l’on veut quitter la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, dans le but de se rendre à l’étranger. Cela veut dire que, même si ces conditions sont réunies, cette initiative ne devient pas bonne pour autant. A ceci s’ajoutera l’accroissement de vos dettes. En d’autres termes, chaque fois qu’il est nécessaire, pour satisfaire son souhait, d’avoir recours à une démarche qui n’est pas naturelle, l’objectif à atteindre s’en trouve compliqué d’autant.

Dans le domaine spirituel, la distance géographique ne constitue pas un obstacle, même s’il est clair qu’il est agréable de se voir, physiquement. Puisse donc Dieu faire que, pour de longs jours et de bonnes années, vous conceviez une satisfaction véritable, c’est-à-dire une satisfaction juive et ‘hassidique, dans tous les domaines à la fois, de vos enfants et de vos petits-enfants, ceux de Terre Sainte et ceux qui se trouvent dans les autres pays. En un moment propice, on mentionnera votre nom, de même que tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en fonction du contenu de votre lettre. Avec ma bénédiction pour une joyeuse fête et pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°7658

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7658, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Sivan 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, aux multiples

connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction, selon les termes du maître, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous receviez la Torah joyeusement et d’une manière profonde. Avec ma bénédiction pour la fête et pour donner de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement, de même qu’à titre communautaire,

M. Schneerson,

Je suis un peu surpris, même si je mesure l’effort que cela représente, et également peiné qu’aucun autre tome de l’Encyclopédie talmudique ne soit encore paru. De fait, j’ai eu besoin de la consulter, afin d’approfondir la notion de bénédiction de la maison. Or, je n’y ai rien trouvé, à ce propos. J’ai vu aussi les volumes du Tana’h avec le Daat Sofrim du Rav Rabinovitch(2). Il serait bon de faire adopter cet ouvrage par les écoles du système public religieux. On dit que certains désirent y introduire précisément des “ récipients nouveaux ” et qui sait à qui il appartiendra de les choisir ? Une telle personne voudra-t-elle que ces “ récipients nouveaux ” contiennent du “ vin ancien ” ou bien…(3) ? Si vous avez la possibilité d’intervenir en la matière, vous le ferez sûrement.

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, la lettre n°7476. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°7488 et 7492. (3) Un contenu “ rénové ”.

Lettres n° 7659

Par la grâce de Dieu ב'ה,

jours de limitation(1) 5721,

Brooklyn, New York,

Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, le Rav Yossef,

qui est appelé docteur Burg(2),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction pour une joyeuse fête et, selon les termes du maître, de mon beau-père, le Rabbi, afin que vous receviez la Torah avec joie et d’une manière profonde. Avec mes respects et ma bénédiction,

N. B. : Un point est d’actualité, d’autant que, selon ce que je sais, vous appréciez l’humour, les figures de style et les jeux de mots. En l’occurrence, nombre de nos frères, les enfants d’Israël se sont introduits dans la “ douche ” des élections. Or, selon l’enseignement du Baal Chem Tov, un Juif doit tirer un enseignement pour le service de Dieu de tout ce qu’il voit et entend. Puisse donc Dieu faire que l’on se tienne, grâce à ces élections, le raisonnement “ a fortiori ” suivant : un électeur n’est qu’un homme de chair et d’os. Malgré cela, l’élu potentiel s’efforce, de tout son cœur et de toute son âme, de trouver grâce à ses yeux. Pour cela, il ne recule devant aucun effort, aucune précaution, matériels ou spirituels. Bien plus, il perdra le goût des aliments, le sommeil, pourvu qu’il soit effectivement élu. Combien plus doit-il donc en être ainsi envers “ Celui Qui élit Son peuple, Israël ”, d’autant qu’Il le fait “ avec amour ”, comme lors du don de la Torah !

Ainsi, c’est encore plus clairement que l’on doit adopter un tel comportement envers Lui, trouver grâce devant Celui Qui élit, être réellement élu par Lui. De plus, à un électeur de chair et d’os, l’élu doit prodiguer le bien, à condition, naturellement, qu’il tienne les promesses qu’il a formulées pendant la période électorale. Pour autant, les Juifs sont présumés vertueux et l’on doit admettre qu’ils sont sincères(3). En revanche, il n’en est pas de même pour Celui Qui élit Son peuple, Israël, avec amour. Car c’est Lui Qui donne et l’élu qui reçoit. En outre ce que ce dernier doit faire pour le Premier, étudier la Torah et mettre en pratique ses Mitsvot, est également pour son bien.

Notes

(1) Qui précèdent la fête de Chavouot. (2) L’un des dirigeants du parti national religieux. Voir, à son sujet, la lettre n°6173. (3) Textuellement : “ leur bouche est en accord avec leur cœur ”.

Lettre n°7660

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7660, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

jours de limitation(1) 5721,

Brooklyn, New York,

Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, aux comportements

généreux, issu d’une illustre famille, le Rav C.Z.(2),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction pour une joyeuse fête et, selon les termes du maître, de mon beau-père, le Rabbi, afin que vous receviez la Torah avec joie et d’une manière profonde. Avec mes respects et ma bénédiction,

Je vous joins la copie de la lettre que j’ai adressée à quelqu’un, à propos des élections(3), rédigée d’une manière plaisante. Il est absolument certain qu’à quelqu’un comme vous, il est inutile de rappeler qu’il n’existe, en la matière, aucune différence entre les partis(4), y compris les plus à gauche. En effet, leur situation a déjà été définie par le Rambam, à la fin du second chapitre de ses lois du divorce, en ces termes : “ Celui qui, victime de son mauvais penchant, a négligé une Mitsva ou a commis une faute, n’en désire pas moins rester un Juif, accomplir toutes les Mitsvot et s’éloigner de toutes les transgressions. Toutefois, il est victime de son mauvais penchant ”. Combien plus en est-il ainsi selon le dicton suivant de l’Admour Hazaken(5) : “ Un Juif ne veut pas et ne peut pas se détacher de Dieu ”. Vous avez sûrement reçu, en leur temps, mes précédents courriers.

Notes

(1) Qui précèdent la fête de Chavouot. (2) Chnéor Zalman Shazar. Voir, à son sujet, la lettre n°7475. (3) Il s’agit de la lettre précédente. (4) M. Shazar appartenait au parti travailliste et le docteur Burg, au parti national religieux. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°7053.

Lettre n°7661

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7661, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Avant la fête de Chavouot]

Vous m’écrivez(1) à propos du désert(2). Vous consulterez le Midrash Chir Hachirim Rabba, commentant le verset 3, 6(3), qui définit la valeur de celui qui vient du désert, de même que le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, au début du second discours ‘hassidique intitulé : “ Et, Il parla… dans le désert du Sinaï ”.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Yochoua Schwartzman et elle a été rédigée à même son courrier du 19 Iyar 5721. Voir, à son sujet, la lettre n°7553. (2) De l’homme qui se fait comme un désert. (3) “ Qu’est ceci qui s’élève du désert, comme des colonnes de nuée ? ”.

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