Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°7620
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7620, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Nissan 5721,
Brooklyn, New York,
A monsieur Reouven Avinoam,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre recueil de poèmes intitulé : “ J’ai planté un arbre ” et je vous en remercie. Il est sûrement inutile de vous préciser que l’âme est éternelle. Il s’agit, non seulement, d’un principe fondamental de notre foi, mais aussi d’une idée logique, selon la rationalité humaine. A notre époque, en particulier, une loi scientifique acceptée dit que rien ne disparaît, pas même les objets matériels les plus grossiers. Combien plus est-ce le cas pour l’âme, qui fait vivre la matière. On peut en conclure qu’une âme qui se libère des limites du corps et des conditions de ce monde matériel et grossier est mieux à même d’exprimer sa spiritualité, sa pureté, que le corps et la chair occultent. C’est pour cela que l’âme est en lutte contre le corps.
Il en résulte également que toute action de nature à procurer une satisfaction à l’âme, alors qu’elle se trouve encore dans le corps, tout ce qu’elle accomplit par sa dimension profonde, par sa spiritualité, mais non par les évolutions du corps putréfiable, reste envisageable également après que l’âme ait quitté le corps. Bien plus, c’est alors qu’elle reçoit toute sa force, de deux points de vue. D’une part, les capacités de cette âme se révèlent pleinement, dans la mesure où elle ne subit plus les voiles et les occultations. D’autre part, elle peut alors s’attacher à l’esprit, car la spiritualité, la lumière d’une telle action lui parviennent sans l’intermédiaire des sens physiques. Cette précision nous permettra de comprendre pourquoi notre foi et notre Torah, Torah de vie, limitent le deuil à une certaine période, disposent que celui-ci est souhaitable en son temps, mais qu’il devient interdit, passé ce délai. On peut vérifier, dans la pratique, que le deuil réduit l’empressement, la vitalité. Or, l’acte est essentiel, à la fois les bonnes actions et leur constance. Bien au contraire, il est nécessaire de les multiplier et de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Ceci est important non seulement pour celui qui agit, mais aussi pour l’âme du défunt.
Puisse Dieu faire que des actions dans l’esprit de notre Torah éternelle, qui est aussi une Torah de vie, un enseignement pour la vie dans ce monde, éclairent votre voie et celle de votre entourage, qu’à votre tour vous influencerez en ce sens. Il est absolument certain que ceci apportera la satisfaction, dans toute la mesure de ce qui est possible, à l’âme du défunt. Et, très prochainement, s’accomplira la promesse selon laquelle : “ L’Eternel effacera les larmes de tous les visages ”. Avec mes respects, ma bénédiction et en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°7621
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7621, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Nissan 5721,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
Je fais réponse à ta lettre, dans laquelle tu envisages différentes manières de poursuivre tes études, compte tenu de tes difficultés actuelles, en la matière. Tu m’écris, dans ta lettre, que tu pourrais, dans cette classe, consacrer toute ta journée aux études sacrées, puis continuer à le faire par la suite(1), pendant encore une heure ou une heure et demie, avec un professeur(2). Cela est parfaitement judicieux, mais il est également très utile, y compris après cela(1), d’avoir un compagnon d’étude ou bien un parent avec lequel tu pourras réviser ton étude et vérifier que tu l’as bien comprise, plutôt que d’apprendre de nouvelles notions. Que Dieu t’accorde la réussite d’être parmi les premiers, de montrer aux ‘Hassidim et à tous nos frères, les enfants d’Israël, à Melbourne et dans toute l’Australie en général, qu’un jeune homme qui est, comme chaque enfant juif, un descendant d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov, doit consacrer quelques années uniquement aux études sacrées. Tout d’abord, c’est de cette façon qu’il s’engagera sur la bonne voie,
qu’il se préparera à mener une existence heureuse, non seulement spirituellement, mais aussi matériellement. En outre, c’est ainsi que ses parents, ses bons amis et les dirigeants de la Yechiva concevront de lui beaucoup de satisfaction, une satisfaction véritable.
Tu m’écris aussi que tu voudrais aller poursuivre tes études dans une Yechiva, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, ou bien ici même. Néanmoins, si tu adoptes l’organisation qui est décrite ci-dessus, en restant encore à Melbourne pendant un an ou deux, tu renforceras en toi le comportement qui vient d’être décrit, celui que doit avoir un jeune homme ‘hassidique. C’est seulement après cela que tu envisageras la suite de cette manière(3). Dieu fasse que tu accomplisses tout cela dans la joie et l’enthousiasme. Tes parents concevront de toi beaucoup de satisfaction véritable, c’est-à-dire une satisfaction juive et ‘hassidique. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Après la journée scolaire. (2) En cours particuliers. (3) En se rendant dans l’une de ces Yechivot.
Lettre n°7622
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7622, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Nissan 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Adar, que je viens de recevoir. Vous me décrivez l’affection de votre épouse. On peut penser que toutes les Mezouzot(1) ne sont pas encore conformes, ou bien qu’elles ne sont pas placées de la manière qui convient. En tout état de cause, qu’elle oublie ses rêves, qui n’ont aucune signification. Nos Sages disent, en effet, que “ les rêves n’apportent rien et ne changent rien ”.
Elle renforcera donc son comportement basé sur les enseignements de notre Torah, Torah de vie et sur la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Que Dieu vous accorde le succès d’exaucer positivement le souhait de votre cœur(2). Plus vous renforcerez votre confiance en Dieu et ce comportement, plus vous multiplierez Ses bénédictions. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) De la maison. (2) Vraisemblablement celui d’avoir un enfant.
Lettre n°7623
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7623, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5721,
Brooklyn, New York,
A nos frères, les enfants d’Israël, partout où ils
se trouvent, que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue largement et vous bénis,
La sortie d’Egypte, point central de la fête de Pessa’h, occupe une place prépondérante(1) dans la vie juive, à la fois pour la communauté et pour l’individu. Cet événement délivre un enseignement aux Juifs et les guide, non seulement par son message global, mais aussi par ses aspects spécifiques. En l’occurrence, l’un des aspects fondamentaux de la sortie d’Egypte est l’immense confiance en Dieu(2) et en Sa Providence qui fut alors exprimée. En effet, un peuple entier, soit des millions de personnes(3), hommes, femmes et enfants, quittèrent soudain une contrée habitée, en laquelle il était possible de satisfaire tous ses besoins matériels et ils entreprirent un long chemin, sans provisions, sans aucune réserve, s’en remettant uniquement, mais s’en remettant pleinement, aux propos de Moché, notre maître, au Nom de Dieu.
Bien plus, lors de la sortie d’Egypte, ils n’empruntèrent pas le chemin bien connu, qui était aussi le plus court, celui du pays des Philistins. Certes, on y courrait le risque de devoir faire la guerre et, en pareille situation, le doute existe toujours : obtiendra-t-on la victoire ? Et, même si ce n’est pas le cas, il reste possible que quelques personnes survivent à cette guerre. En l’occurrence, par contre, on se rendit dans un désert aride(4), dans lequel on ne disposait en aucune façon des moyens de conserver la vie.
Et, encore une fois, le seul élément conduisant à adopter un tel comportement était l’instruction en ce sens qui avait été reçue de Moché, au Nom de Dieu. Tout cela est encore plus surprenant si l’on se dit qu’au préalable, les enfants d’Israël avaient vécu au même endroit pendant deux cent dix ans. Ils ne s’étaient pas du tout déplacés. Bien plus, ils se trouvaient à Gochen, une province de l’Egypte, qui possédait la terre arable la meilleure et la plus fertile(5). En effet, celle-ci ne dépendait pas des pluies, puisqu’on pouvait établir, avec certitude, que les crues du Nil l’irrigueraient. Un tel pays était entièrement basé sur les lois de la nature, sur ses principes et sur ses situations.
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Depuis “ les jours de ta sortie d’Egypte ”(6), dès que les enfants d’Israël quittèrent ce pays, le principe qui vient d’être énoncé, celui de la confiance absolue en la Providence de Dieu, Qui dirige toute chose, jusque dans l’existence quotidienne, conforme à Sa Volonté, malgré les raisonnements humains et les lois naturelles, a été le compagnon et le guide des Juifs, à titre individuel ou bien communautaire, à toutes les époques.
Ceci apporte la réponse à la question qui est posée par le monde non juif ou encore qui est adressée par les éléments éloignés du Judaïsme, au sein du peuple juif, à ceux qui respectent la Torah et les Mitsvot : “ Nous vivons dans un monde de concurrence, au sein duquel il est nécessaire de lutter pour assurer sa survie. Chacun se trouve dans un certain pays, y est soumis à différentes conditions. Dès lors, comment ne pas se prosterner devant les maîtres du pays, qu’il s’agisse du dollar ou bien de la crainte d’être différent de ses voisins ? Comment ne pas les servir ? Pourquoi se lier à six cent treize Mitsvot qui ‘compliquent’ et dérangent les réalisations et le travail de l’homme, en chacun de ses accomplissements, à chaque pas ? ”.
La réponse à cette question est la suivante : il convient de sortir d’Egypte. En effet, comme on l’a dit, les enfants d’Israël, quittant ce pays, se conformèrent aux enseignements de Dieu, sans tenir compte des conditions qui leur étaient imposées par la situation. Ils surent se détacher des comportements qu’ils avaient adoptés en Egypte pendant deux cent dix ans. Et, telle fut précisément la voie qui les conduisit vers le bonheur véritable, non seulement dans le domaine spirituel, en recevant la Torah et en devenant le peuple élu de Dieu(7), mais aussi matériellement, en obtenant le “ pays où coulent le lait et le miel ”.
Il en est de même, à l’heure actuelle, comme cela a toujours été le cas et quel qu’ait pu être le passé. Pour chaque Juif comme pour l’ensemble du peuple d’Israël, la seule et unique voie conduisant vers le bonheur véritable est une vie quotidienne, une existence en général, conforme à la Torah, à ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra avec elles ” et par elles(8).
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Les Juifs ont reçu l’Injonction suivante : “ En toutes tes voies, reconnais Le ”(9). En tout ce qu’il accomplit, pendant les vingt quatre heures du jour, un Juif reçoit les enseignements de la Torah et il se doit de les mettre en pratique. Il peut donc, à tout moment, être confronté à la question qui est énoncée ci-dessus. C’est précisément pour cela que chacun reçoit l’Injonction suivante(10) : “ Tu te souviendras du jour de ta sortie d’Egypte, tous les jours de ta vie ”. Un tel souvenir guide, illumine et donne la force d’adopter un comportement qui fait de chaque jour une journée juive, pleine de vie. Comme le souligne mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(11), “ la fête de Pessa’h éclaire et se révèle, non seulement chaque jour, mais aussi en permanence ”. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon les termes du Séfer Ha ‘Hinou’h, à la Mitsva n°21 : ‘C’est un grand fondement, un puissant pilier de notre Torah et de notre foi’. On consultera ce texte. ” (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Yermyahou 2, 2 et commentaires de ce verset. Me’hilta sur le verset Chemot 12, 39. On verra aussi le Zohar, tome 3, à la page 168b ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Targoum Yonathan Ben Ouzyel sur les versets Chemot 12, 37-38 et le Me’hilta, à la même référence ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ ‘Grand et redoutable, avec des serpents, des reptiles, des scorpions et la soif, alors qu’il n’y a pas d’eau’, selon le verset Devarim 8, 15. On verra le Midrash Chemot Rabba, chapitre 24, au paragraphe 4 et le Zohar, tome 2, à la page 157a ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Sotta 34b, le verset Béréchit 47, 6 et le Zohar, tome 1, à partir de la page 108b ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Depuis le temps de la sortie d’Egypte jusqu’à la délivrance future, très bientôt et de nos jours, Amen, se poursuivent les jours de ‘ta sortie du pays de l’Egypte’, selon le début du discours ‘hassidique intitulé : ‘Comme aux jours de ta sortie d’Egypte’, de 5708 ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 60, au paragraphe 4, mais l’on peut s’interroger, à ce sujet, si l’on considère le chapitre 46 du Tanya ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire du Ramban sur le verset Vaykra 18, 5 ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Tour et Choul’han Arou’h, partie Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231 ”. (10) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, au chapitre 67 ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon les causeries de la fête de Pessa’h 5703 ”.
Lettre n°7624
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7624, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5721,
Brooklyn, New York,
A monsieur Tsvi Gat,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre, envoyée depuis votre nouveau bureau du Sénégal. J’ai pris connaissance avec intérêt des détails de votre activité, dans cet endroit. J’espère qu’en tout lieu que vous visitez et dans lequel se trouvent nos frères, les enfants d’Israël, vous vous efforcez de les rencontrer. Et, de fait, est-il un pays ou une ville où ils ne sont pas présents ? Vous leur rappellerez donc leurs origines, vous les encouragerez et vous les renforcerez. En effet, parmi les actions que nous accomplissons dans ce monde, nous ne savons pas toujours lesquelles sont essentielles. Et, il est concevable que Celui Qui est à l’origine de toutes les actions suscite différentes actions, des circonstances et développements uniquement pour que se produisent un événement, une rencontre, un aspect spécifique(1). On peut l’observer également dans l’ordre naturel qui nous entoure. Dans le règne végétal, par exemple, la fécondation est effectuée par le pollen qui se répand par millions. Pour autant, seules quelques particules réaliseront effectivement cette fécondation(2). Et, il en est de même également pour les graines et les plantes.
Je vous remercie pour les détails que vous m’avez communiqués, concernant Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, son développement et son installation. Comme le veut la coutume traditionnel d’Israël, à l’approche de la fête des Matsot, temps de notre liberté, je conclurai en vous exprimant mes souhaits chaleureux pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, à la fois physique et morale, une libération effective de toutes les entraves, de tout ce qui empêche chacun de mener à bien la mission qui lui est confiée par la divine Providence. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Une seule rencontre, avec un seul Juif peut donc, par elle-même, justifier la descente d’une âme ici-bas. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5050.
Lettre n°7625
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7625, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5721,
Brooklyn,
A l’attention des membres de la communauté et des
responsables de la maison d’étude de rite Ari Zal, à
Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 29 Chevat et j’ai été satisfait d’apprendre que les paroles d’encouragement qui vous ont été adressées par ce Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, ont reçu un accueil chaleureux. J’étais convaincu qu’il en serait bien ainsi. En effet, nos Sages expliquent que : “ Je dors, mais mon cœur est en éveil : je dors en exil, mais mon cœur est en éveil pour la Torah et pour les Mitsvot ”. Je veux également espérer, et cela est essentiel, que la motivation qui en a résulté prendra la forme d’actions concrètes, dans les trois domaines qui ont été si souvent soulignés par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour d’Israël.
Nous approchons des jours de Pessa’h et, comme vous le savez sûrement, nos Sages nous rapportent que les six cent mille enfants d’Israël durent quitter l’Egypte tous ensemble. Car, si un seul d’entre eux avait manqué, ce qu’à Dieu ne plaise, les autres n’auraient pas pu être libérés. Et, cette explication nous délivre un enseignement, surtout pendant les jours de Pessa’h. En effet, nous devons toujours garder présent à l’esprit la nécessité de rapprocher chaque Juif, homme ou femme, jeune ou vieux, de la Torah et du Judaïsme. Il convient d’investir les forces les plus importantes pour y parvenir et, de fait, ceci importe non seulement pour la personne qui est rapprochée de la sorte, mais également pour nous tous.
On peut trouver une allusion à cela au début de Pessa’h. En effet, avant de commencer le Séder, nous faisons savoir et nous annonçons : “ Quiconque a faim, qu’il vienne et qu’il mange. Quiconque est dans le besoin, qu’il vienne et qu’il fasse le Pessa’h ”. Cette déclaration fait référence à la fois à une aide matérielle, au sens simple et à une aide spirituelle. Et, c’est uniquement après l’avoir prononcée qu’on peut dire : “ Cette année, nous sommes ici, l’an prochain nous serons sur la Terre d’Israël. Cette année, nous sommes esclaves, l’an prochain, nous serons libres ”.
Je vous souhaite à tous, de même qu’aux membres de votre famille, un Pessa’h cacher et joyeux. J’espère obtenir de vos bonnes nouvelles, dans tous les domaines. Et, très prochainement, nous obtiendrons l’accomplissement de la requête que nous formulons : “ L’an prochain, nous serons en Terre d’Israël, libres ” avec notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen. Avec ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse,
Lettre n°7626
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7626, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille de la fête des Matsot 5721,
Brooklyn, New York,
A l’attention du comité de la communauté séfarade de
la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée
et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec retard, puis vos publications et je vous remercie d’avoir pensé à me les adresser. S’agissant du contenu de votre lettre, vous m’interrogez sur la question du grand rabbinat ou, plus exactement du Grand Rabbin(1), le Richon Le Tsion, même s’il semble que ce problème ne se pose plus, pour l’heure. Toutefois, il est dit que : “ vous serez quittes envers l’Eternel et envers Israël ”(2) et je préciserai donc encore une fois ma position(3), bien qu’elle ait fait l’objet d’une diffusion assez large. Elle est la suivante. En l’occurrence, il ne s’agit en aucune façon d’une question de personne, mais bien d’un principe. De ce fait, la question concerne non seulement nos frères, les enfants d’Israël, se trouvant en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, mais aussi tous les Juifs, partout où ils se trouvent. L’honneur du rabbinat est en cause, qui est, bien sûr, celui de la Torah. L’interrogation qu’il convient de formuler, d’après notre Torah, Torah de vie, est donc la suivante : est-il envisageable d’écarter un Rav de ses fonctions sacrées, surtout à l’initiative d’une commission dont de nombreux membres sont totalement étrangers à la pratique juive ? La position du Choul’han Arou’h, en la matière, est très simple et très claire. Elle rejette totalement une telle éventualité. Ceci répond, en outre, à la question sur l’élection de tel Rav ou de tel autre pour lui succéder(4).
Vous soulevez l’objection suivante : si une telle commission ne peut pas écarter un Rav de ses fonctions, comment dire que celui-ci doit occuper son poste pour la durée d’un certain mandat et que cette commission devra ensuite organiser des élections ? Concrètement, une telle interrogation ne peut pas remettre en cause la Hala’ha, surtout quand elle concerne l’honneur de la Torah. Si l’on a agi à l’encontre du Choul’han Arou’h, de par le passé et si l’on proclame que l’on continuera à le faire, à l’avenir, on ne transforme pas pour autant la faute commise en Mitsva. Je vous adresse mes respects, ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour une liberation véritable des entraves et des barrières, de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu dans la joie et l’enthousiasme,
Notes
(1) Séfarade d’Israël. (2) Il ne convient donc pas de laisser planer le doute. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7474. (4) Puisqu’il ne doit pas quitter ses fonctions. Le problème de sa succession ne se pose donc pas.
Lettre n°7627
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7627, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[début de Nissan 5721]
Vous(1) faites allusion à la bouche(2). Vous consulterez le Yerouchalmi, traité Bera’hot, chapitre 1, au paragraphe 2, qui rapporte les deux raisonnements de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, à ce sujet, de même que le Sidour du Ari Zal, dans lequel on trouve trois explications sur le mot Pessa’h qui est lu Pé Sa’h(3).
Notes
(1) Cette lettre est adressée à Rabbi Chalom Sufrin, le Rabbi de Komarno et elle a été écrite à même son courrier, daté du mois d’Adar. Son contenu semble indiquer qu’elle a été rédigée avant la fête de Pessa’h. Voir, à son sujet, la lettre n°7527. (2) Puisqu’il est nécessaire, à Pessa’h de relater oralement la sortie d’Egypte. (3) La bouche parle.
Lettre n°7628
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7628, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Nissan 5721,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Naftali(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu le livre que vous avez publié, le Divreï Chaoul(2) et je vous en remercie beaucoup. Ceci fait suite à notre discussion, lorsque nous nous sommes rencontrés. C’est sans doute également l’occasion de mentionner un point essentiel que nous avons alors abordé. Je veux parler de l’utilisation de vos capacités et de vos connaissances dans le but de diffuser à la fois la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, l’une et l’autre constituant une seule et même Torah. Il nous a été enjoint de le faire, de tout temps et en tout lieu. Et, combien plus est-ce le cas à notre époque du talon du Machia’h(3). De fait, on connaît la sainte épître du Baal Chem Tov selon laquelle, lorsque ses sources(4) se répandraient à l’extérieur, “ le maître viendrait ”, c’est-à-dire le roi Machia’h. Et, l’on peut observer concrètement que ce pays est devenu un centre de notre peuple, les enfants d’Israël, non seulement au sens matériel, mais aussi spirituellement. Vous devez comprendre ce que je veux dire(5).
En conséquence, quiconque a la possibilité d’agir, en la matière, a l’obligation, qui est également un mérite, d’intervenir “ comme il faut le faire ”, selon l’expression de nos Sages. Et, l’on sait que la Torah, quand elle émet une Injonction, insuffle également les forces de la mettre en pratique, d’autant qu’en la matière, le mérite du plus grand nombre est en cause. En ce temps de notre liberté, en lequel on est délivré de tout ce qui fait obstacle, Dieu fasse qu’il en soit ainsi, dans ce domaine également. Je serais heureux de recevoir de bonnes nouvelles, à ce sujet. Avec mes respects et ma bénédiction,
(Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé la présente et je le fais donc en son nom)
Le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav N.Arenberg. (2) Les paroles de Chaoul. (3) Juste avant sa venue. (4) Les sources de son enseignement, la ‘Hassidout. (5) C’est donc bien à partir de ce lieu que cette diffusion doit avoir lieu.
Lettre n°7629
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7629, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Nissan 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me parlez de ce jeune homme(1). Vous me transmettez aussi la question posée par son père, qui demande quelle attitude il doit adopter envers son fils. Ce dernier affirme que, si on ne le laisse pas commettre ce méfait, il …(2), ce qu’à Dieu ne plaise.
Il est bien clair qu’il n’y a nullement lieu de s’en affecter. Il faut lui expliquer que, bien au contraire, si on le laisse commettre ce méfait, c’est alors qu’il se suicidera à la fois pour le monde futur et pour celui-ci. Et, il en sera de même pour celle qui est à l’origine de ce forfait(3), comme le soulignent nos Sages. Il faut toutefois s’adresser à lui avec des paroles qui émanent du cœur, une première fois puis encore une autre. Vous demanderez également à ses amis de l’influencer en ce sens, chacun de la manière qui convient.
Très souvent, une telle situation survient aux enfants lorsque la crainte de Dieu des parents n’est pas parfaite, lorsque leur pratique des Mitsvot est insuffisante. Il faut donc le dire à ces parents afin qu’à l’avenir, ils adoptent un comportement quotidien qui soit conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie et à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Puisque vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’en donniez de bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Qui souhaite épouser une non juive. (2) Se suicidera. (3) La jeune fille non juive
Lettre n°7630
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7630, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Issrou ‘Hag Pessa’h 5721,
Brooklyn, New York,
A tous les participants au dîner annuel de l’institution
éducative Ohaleï Torah, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de votre célébration annuelle, j’adresse mes vœux et ma bénédiction aux responsables, aux donateurs et aux amis de l’institution éducative Ohaleï Torah. Je souhaite à ce dîner un grand succès, dans tous les domaines.
Nous sommes à l’issue des jours de Pessa’h, qui soulignent et mettent l’accent(1) sur l’éducation des enfants juifs(2). En effet, dès le début de cette fête, on proclame que : “ la Torah mentionne quatre enfants ”. De fait, la Torah se préoccupe de chaque enfant juif, le sage comme celui qui ne sait pas poser de questions. Ces jours sont, en outre, ceux de la période de l’Omer, qui expriment la nostalgie et la soif, éprouvées par chaque Juif(3), de recevoir la Torah et les Mitsvot.
Dieu fasse que l’influence de ces jours suscite un intérêt accru auprès des participants, des donateurs et des amis de l’institution éducative Ohaleï Torah, les vivifie et leur permette de mettre en pratique, au sein de leur existence, tous ces enseignements, avec des forces accrues et des accomplissements élargis. Ils renforceront et développeront cette école, qui est basée sur les valeurs du sacré et ils lui permettront de former le plus grand nombre d’élèves à l’amour de Dieu, à l’amour de la Torah et à la pratique des Mitsvot, de la meilleure façon.
A n’en pas douter, Dieu enverra Sa bénédiction, dans la proportion la plus large, à chacun et à chacune, en tous leurs besoins et en ceux des membres de leur famille, à la fois matériels et spirituels. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ On verra le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 472, qui précise : ‘La Torah dit que…’. Et, le Rambam, dans ses lois de la Matsa, chapitre 7, au paragraphe 2, enseigne : ‘Il est une Mitsva de le faire savoir aux enfants, ainsi qu’il est dit…’. Ceci permet de comprendre la formulation du Me’hilta, cité par le Séfer Ha Mitsvot du Rambam, à l’Injonction 157 : ‘Ceci s’applique pour celui qui a un fils’, précision qui, sans cela, semble être superflue. C’est une évidence ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ On rappelle ainsi, dans les sphères célestes, que ‘Israël est un jeune homme et Je l’aime’, verset qui s’applique à la sortie d’Egypte, comme l’expliquent les causeries de Pessa’h 5704 et le Sidour du Ari Zal, à propos de l’interrogation du fils ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 489 ”.
Lettre n°7631
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7631, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Nissan 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du quatrième jour de ‘Hol Ha Moéd Pessa’h. Il est absolument certain que vous devez vous consacrer à l’activité à laquelle vous faites allusion. Je suis même surpris que vous ayez un doute, à ce propos. Il en est ainsi pour différentes raisons et, tout d’abord, parce que cela doit se faire et que vous êtes un expert en la matière, malgré les faits malencontreux que vous me rapportez. Sur le contenu proprement dit de votre lettre et sur celle qui la précédait, je suis étonné de constater que de telles objections n’aient pas été envoyées à la bonne adresse, car, si cela avait été le cas, vos plaintes auraient été immédiatement supprimées. Je m’explique.
La divine Providence vous a accordé des capacités larges et élevées, de même que l’enthousiasme qui est nécessaire pour qu’elles reçoivent une application concrète. Je fais allusion à l’enseignement, au don d’organisation et aux activités communautaires. Toutefois, deux éléments vous empêchent de les utiliser comme il le faudrait et dans toute la mesure du possible. Pour une raison quelconque, vous ne souhaitez pas changer la situation et il vous semble même que cela n’est pas possible. Le premier de ces éléments est la collaboration avec les autres, comme dans le cas de deux associés, l’un et l’autre intéressés au succès de leur entreprise et qui, de ce fait, doivent consentir à certaines concessions. Vous devez comprendre ce que je veux dire. Le second point, que l’on rencontre fréquemment dans la nature humaine, est que votre enthousiasme vous empêche d’avoir une activité méthodique et planifiée. De fait, la collaboration avec les autres porte ses fruits également dans ce domaine, puisqu’elle permet que l’un ne soit pas dérangé par l’enthousiasme de l’autre. En pareil cas, on peut prévoir et anticiper l’activité à l’avance.
Néanmoins, vos qualités et les points cités au préalable contrebalancent largement ces deux inconvénients, sans toutefois les faire totalement disparaître. Vous avez sûrement dû l’observer vous-même, dans le passé, en constatant que le bilan final est positif, non pas de façon moyenne, mais bien dans la largesse, même s’il y a eu également des manques, comme on l’a constaté. Pour conclure, il est indispensable et judicieux, non seulement de façon spirituelle, mais aussi matériellement, de maintenir vos activités présentes. Toutefois, vous vous efforcerez, dans la mesure du possible, s’il est impossible de faire totalement disparaître ces deux éléments, au moins de les réduire.
Autre point, évoqué à la fin de votre lettre, vous me dites que vous avez parlé à l’un des ‘Hassidim âgés, qui s’est emporté contre vous. En présentant mes excuses à ce ‘Hassid âgé, parmi tous les autres ‘Hassidim âgés, je dois, pour ma part, m’en tenir à ce que j’ai entendu de mon beau-père, le Rabbi, c’est-à-dire la constatation que “ l’acte est essentiel ” et, de fait, une Michna l’établit clairement. Or, si l’on établit le bilan des actions concrètes menées à bien par ces ‘Hassidim âgés, dans cette ville, on peut constater que la Yechiva qu’ils ont fondée a connu le déclin, puis a disparu complètement, même si cela a pris en certain temps car, par la suite, sont arrivés des ‘Hassidim de Russie qui ont pris des initiatives personnelles en la matière, allant à l’encontre de ces ‘Hassidim âgés. C’est de cette façon que la Yechiva a été créée.
Plus généralement, la situation de la ville est bien connue, de même que celle des synagogues ‘hassidiques et leur action pour diffuser les sources. Il n’est donc pas étonnant que ces hommes conseillent aux autres de les imiter. Et, ceux qui adoptent leurs conceptions peuvent observer les conséquences de ce que ces ‘Hassidim âgés ont accompli concrètement. De la sorte, ils sont en mesure de déduire avec certitude ce que seront toutes les réalisations de ‘Habad si on les écoute, ce qu’à Dieu ne plaise. De fait, il est surprenant de constater que, d’ordinaire, ils ont du mal à se concerter pour quoi que ce soit, alors que, quand il s’agit de s’abstenir de mener une action, ils sont unanimes et, avec une seule parole, un seule cœur, ils forment une assemblée unique. Et, il est inutile d’en dire plus, tant cela est douloureux et effroyable. Bien entendu, vous avez la possibilité et l’autorisation de montrer ces quelques lignes à ceux qui conseillent, à vous-même et aux personnes comme vous, de rester inactif.
En fonction de ce que je sais de votre caractère, il y a tout lieu de penser que votre réaction première, à la lecture de ma lettre, ne sera pas, comme je l’aurais souhaité, la décision d’intensifier vos actions. Bien au contraire, vous vous direz, pour reprendre l’expression de nos Sages : “ Pourquoi devrais-je m’imposer un tel tracas ? ” ou bien, ce qui est encore plus négatif, serez-vous découragé. C’est la raison pour laquelle je réitère de nouveau ce qui est dit dans les premières lignes de la présente. Vous possédez un entrain extraordinaire et de hautes capacités. Vous pouvez donc vous en servir pleinement, vous devez le faire et il est indispensable que vous le fassiez, ce qui sera votre bien matériel et spirituel. Bien entendu, vous accorderez la priorité aux actions de ‘Habad. Bien plus, comme je l’ai maintes fois écrit, on accorde la réussite en abondance, pour tout ce qui concerne ‘Habad, au-delà de ce que l’on peut s’imaginer. Pour autant, si l’on veut l’obtenir, des actions concrètes sont nécessaires et l’on ne peut pas se contenter de pensées, de raisonnements, d’échanges au cours de réunions, dont la conclusion est la nécessité de ne rien faire ou bien la constatation selon laquelle : “ Je me suis sauvé moi-même, puisque j’ai fait connaître mon opinion ”. Bien au contraire, des réalisations effectives sont indispensables, des actions larges, conformément à l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi.
Puisse Dieu faire que vous lisiez ma lettre et que vous la compreniez en fonction de son contenu véritable et de son objectif, de sorte qu’elle remonte votre moral, matériellement et spirituellement et que vous multipliez vos actions, là encore matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et, comme je l’ai dit, dans la joie et l’enthousiasme,
M. Schneerson,
Lettre n°7632
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7632, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5721,
Veille du Chabbat qui bénit le mois d’Iyar,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat, de même que les précédentes(1). Nous nous trouvons dans les jours qui font le lien entre le mois de la libération des barrières et des voiles, d’une part, le mois de l’éclat, d’autre part, conformément à l’explication de nos Sages(2) selon laquelle “ leur éclat illumina le monde ”(3), Olam, de la même étymologie que Elem, le voile, comme on le sait. Et, ce dernier est, en outre, le second mois(4).
Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre nous assume la mission qui lui incombe, en la matière, en se libérant de tout ce qui sème le trouble, en introduisant la concentration et l’effort, puisque seul ce dernier permet d’obtenir un résultat. De la sorte, on s’élèvera du bien vers le mieux(5), du Saint vers le Saint des Saints. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles à la fois de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Une même lettre a été adressée à de nombreuses personnes. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Roch Hachana 11a, selon lequel on découvre ici une relation entre Nissan et Iyar, qui apportent l’éclat au monde ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il est dit, en effet, que ‘Son éclat se trouve sur la terre et dans les cieux’, comme l’explique, en particulier, le Torah Or, à la Parchat Noa’h, page 9d ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le Zohar, tome 3, à la page 117b et le Likouteï Torah, Parchat Bamidbar, à la page 3a ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ On verra Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 26 et le Likouteï Torah, Parchat Devarim, à la page 71b ”.
Lettre n°7633
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7633, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Iyar 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche. Dans mon précédent courrier, je mentionnais une différence qui peut être établie sur la base du Choul’han Arou’h, mais mon propos n’était nullement de rejeter complètement le principe d’une opération de la prostate(1), si un médecin spécialiste conseille de la faire. J’indiquais uniquement qu’il y a plusieurs manières de la pratiquer et certains médecins parviennent à ne pas trancher les canaux(2). C’est à ce propos que je citais le Otsar Ha Posskim, tome 1, seconde édition, avec des additifs, qui est paru à Jérusalem, en 5715(3).
B) Parmi ceux qui les tranchent, quelques uns le font après avoir achevé la phase essentielle de l’opération, car c’est alors qu’il est nécessaire, selon eux, d’éviter les complications. Il n’en est pas de même, en revanche, quand on les tranche d’emblée. La différence entre les deux situations est bien évidente. J’ajoutais que, dans certaines opérations de la vessie, on sectionne également ces canaux, à proximité de la partie du corps qui est opérée, également dans le but d’éviter des complications. Parfois, on le fait là où, selon le Choul’han Arou’h, on peut se demander s’il est permis de le faire. C’était la raison de ma remarque, même si, dans votre première lettre, il n’était question que de la dernière opération. Vous m’excuserez donc encore une fois de l’avoir formulée(4). Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°6756. (2) Séminaux, ce qui serait considéré comme une émasculation. (3) 1955. (4) Car cette remarque a vraisemblablement suscité le trouble du destinataire de la présente.
Lettre n°7634
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7634, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille du saint Chabbat 5 Iyar 5721,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres du second jour de Roch ‘Hodech Iyar, de même que celle qui les précédait(1).
La Paracha de cette semaine commence par le verset: “ lorsqu’une femme ensemencera et aura un garçon ” et vous savez ce que l’Admour Hazaken explique, à ce propos(2). Dans le service de Dieu, cela signifie que, lorsque l’initiative de l’effort émane des enfants d’Israël, “ l’enfant est un garçon ”, un fait immuable.
Le mois de la délivrance s’achève et Dieu fasse qu’il en soit donc ainsi pour le salut d’Israël. Il est dit(3) que : “ le Saint béni soit-Il fera que se dresse pour eux un roi dont les décrets seront aussi durs que ceux de Haman. Ainsi, en un seul instant, les Juifs accéderont à la Techouva. De manière joyeuse, ils retrouveront le bien et seront aussitôt libérés ”. Dieu guidera donc les Juifs vers la vérité. En effet, Il plaça Lui-même en l’homme le mauvais penchant, défini comme “ le roi de la petite cité(4) ” que constitue son corps. Les décrets de ce roi sont terribles, comme une montagne haute et dure(5), comparables à ceux de Haman qui voulut détruire les Juifs, matériellement et spirituellement. Car, le mauvais penchant est également l’ange de la mort(6).
Mais, en tout état de cause, les Juifs retrouveront le bien. Ils s’élèveront vers la source de ce
bien(7) et ce sera la délivrance qui ne sera suivie d’aucun exil, qui sera véritable et complète. Alors, nous chanterons un Cantique, Chir, au masculin(8). Avec ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles de tous les sujets que vous évoquez dans votre lettre, qu’il s’agisse d’activités communautaires ou de préoccupations personnelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Une même lettre fut adressée à plusieurs personnes. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Torah Or, à la page 37c et le Likouteï Torah, Parchat Vaykra, à la page 2c. Voir aussi le commentaire du Or Ha ’Haïm, sur ce verset ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Sanhédrin 97b ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Nedarim 32b ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traités Soukka 52a et Baba Batra 10a ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Baba Batra 16a ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Likouteï Torah, Parchat Bamidbar, à la page 1d ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tossafot, au traité Pessa’him 116b ”.
Lettre n°7635
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7635, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Iyar 5721,
Brooklyn,
Au comité des membres de la synagogue Na’halat Binyamin,
à Tel Aviv, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être
restaurée et rebâtie, par notre juste Machia’h, très bientôt
et de nos jours, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Nissan, que je viens de recevoir. Vous m’indiquez les arguments, dans un sens et dans l’autre, concernant l’unification des deux synagogues de la rue Na’halat Binyamin et de la rue Rav Kook(1). Vous me demandez ce que j’en pense. Comme c’est souvent le cas, il convient, en la matière, de distinguer le bon du possible. Mais, chacun doit juger son prochain en lui accordant les circonstances atténuantes et peut-être le bon, tel qu’il sera exposé ci-dessous, sera-t-il également le possible. C’est pour cela que je le mentionne ici :
A) La meilleure solution est d’engager, parmi les ‘Hassidim de Tel Aviv, des personnes emplies d’enthousiasme et d’entrain. Certains de ses ‘Hassidim s’engageront à développer la première synagogue et les autres en feront de même pour la seconde. Bien entendu, pour cela, ils ne tiendront pas de réunions entre eux, n’auront pas de discussion appartenant au monde de la pensée. Ils mèneront des actions concrètes, afin de multiplier le nombre de ceux qui viennent y prier, de faire en sorte que des cours soient donnés dans l’une et dans l’autre. A fortiori en sera-t-il ainsi dans le cas où, entre temps, de nouvelles synagogues auront été créées. Combien plus, en pareil cas, doit-il être possible de développer celles qui existent depuis un certain temps déjà. En effet, mon beau-père, le Rabbi, invoque l’immense miséricorde divine pour la réussite de telles actions. Mais, encore une fois, il convient de réaliser des actions concrètes, conformément au dicton(2) selon lequel “ une action est préférable à mille plaintes ”. Il est donc certain que les deux synagogues ont le droit d’exister, d’exister réellement, c’est-à-dire d’être vivantes et donc de grandir, de se développer, à la fois quantitativement et qualitativement.
B) Si, du fait de l’organisation actuelle, nul ne se consacre, pour une quelconque raison, au renforcement de ces synagogues, si l’on peut donc craindre que la situation actuelle n’évolue pas et que la première solution ne soit pas praticable, pour toutes ces raisons, vous vous réunirez avec les représentants de l’autre synagogue et vous chercherez une solution qui soit susceptible de la sauver, au moins jusqu’à un certain point.
C) Si les deux offices sont fixés l’un après l’autre, il n’en résultera aucun inconvénient et rien de négatif, comme je l’ai déjà écrit, de façon détaillée, à monsieur Smerling(3). De même, je ne vois pas ce qui s’oppose à ce qu’une partie des personnes priant là appartiennent à nos frères, les Juifs séfarades, pourvu que le rite de la prière soit celui de ‘Habad, celui de nos maîtres et chefs. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) A l’époque, les deux centres de ‘Habad à Tel Aviv. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6552. (3) Chnéor Zalman Smerling, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°4301 et 6034.
Lettre n°7636
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7636, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Iyar 5721,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Its’hak Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me proposez un changement(2). Or, conformément à la décision hala’hique de nos Sages, au traité Chabbat 10b, il est clair que : “ l’on ne doit pas changer ”. Une telle proposition n’a donc même pas lieu d’être formulée. En effet, le Rambam tranche la Hala’ha en fonction de cet avis de nos Sages. Et, l’on peut, en outre, mesurer les importantes conséquences d’un changement si l’on considère ce que disent les Tossafot, à cette référence et surtout le Chneï Lou’hot Ha Berit. En outre, l’événement duquel est déduit la nécessité de ne pas changer présentait, en fait, les raisons les plus fortes pour justifier que soit effectivement adopté un tel changement, comme le constatent nos Sages, à propos du verset : “ Il était le fils de sa vieillesse ”(3). Bien plus, ils citent précisément le verset : “ Voici les descendances de Yaakov, Yossef ”(4). Et, ceci se passa avant que nos Sages émettent une quelconque Injonction en la matière. Malgré cela…(5). Combien plus doit-il donc en être de même après que cette Injonction(6) ait été énoncée. Autre point, qui est essentiel également, “ tous sont aimés, tous sont… ” et ceci vaut également pour ses amis(7). Vous consulterez aussi le saint Tanya, au début du chapitre 32, qui dit que : “ toutes(8) sont identiques ”. Vous m’excuserez donc de ne pas accepter votre proposition.
J’ai réfléchi et je me suis demandé pourquoi vous m’avez écrit, pour la formuler, bien que le réponse semble évidente. Mais, en fait, qui sait ? Peut-être y a-t-il là pour moi une opportunité de vous répéter les propos du maître, mon beau-père, le Rabbi, qui a souligné, répété, à chaque occasion, la grande nécessité de fixer un temps pour étudier l’enseignement profond de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout, en particulier pendant les derniers jours de cet exil, dont l’obscurité est profonde et intense. Il est alors particulièrement nécessaire de diffuser les sources(9) à l’extérieur. C’est de cette façon que “ le maître viendra ”, le roi Machia’h, selon la sainte épître bien connue du Baal Chem Tov. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Avec mes respects et ma bénédiction,
S’agissant de la supériorité de Yossef par rapport à ses frères, il faut citer les propos de l’Admour Hazaken, au début du discours ‘hassidique intitulé : “ Pour comprendre la source ”, dans le Torah Or, additifs de la Parchat Vaye’hi, qui précisent : “ Là s’élevèrent les tribus : En revanche, il est dit que ‘Yossef fut descendu’. C’est pour cela qu’ils ne le reconnurent pas. De fait, ils n’avaient rien de commun et ce qui était une élévation pour eux constitua donc une descente pour lui ”. Vous consulterez ce texte.
Notes
(1) Le Rav I.Y. Stern, de Brooklyn. (2) Le Rav Stern proposait que le Rabbi, à titre exceptionnel, célèbre lui-même le mariage d’un jeune homme, bien qu’il ait déjà cessé de le faire. (3) C’est pour cela que Yaakov favorisait Yossef par rapport à ses frères, ce qui était donc bien une démarche légitime. Malgré cela, il suscita, en le faisant, la jalousie de ses frères, qui le vendirent. (4) Attestant que Yossef était l’essentiel de la descendance de Yaakov. (5) Yossef fut vendu par ses frères. (6) De ne pas changer. (7) Dès lors, pourquoi célébrer le mariage de l’un et non celui des autres ? (8) Les âmes juives. (9) De la ‘Hassidout.
Lettre n°7637
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7637, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[12 Iyar 5721]
Que votre état de santé s’améliore donc et que réussisse le traitement médical que vous avez accepté. En tout état de cause, le médecin que vous avez consulté vous a sûrement expliqué qu’une forte confiance en Dieu, Qui “ guérit toute chair et accomplit des merveilles ”, renforce la tranquillité de l’esprit et réduit le soucis. A n’en pas douter, ceci améliorera votre état de santé et le succès de votre traitement.
De façon générale, nos Sages disent que “ le cerveau dirige le cœur ”. Combien plus en est-il ainsi après que l’on ait médité aux propos de notre Torah, Torah de vie, selon lesquels : “ L’Eternel est avec moi, je ne craindrai rien. L’Eternel est mon Berger, je ne manquerai de rien ”, surtout d’après la définition que donne la ‘Hassidout de la divine Providence. De façon générale, il faut se conformer à l’avis d’un médecin spécialiste,
Lettre n°7638
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7638, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Iyar 5721,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu le tome 3 du recueil des commentaires du Raal et je vous en remercie. Tout est effet de la divine Providence. J’ai donc l’obligation et également le mérite de vous souligner la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la partie profonde de la Torah. A notre époque, celle-ci a été révélée par la ‘Hassidout(2).
Combien plus cela est-il indispensable en notre génération, celle du talon du Machia’h et dans ce pays. En outre, vous recevez l’aide découlant de votre origine, puisque vous êtes un descendant de l’auteur de cet ouvrage. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav L.Tsints, de Brooklyn. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ A la conclusion de ce livre, à la fin de la page 121, vous trouverez l’affirmation suivante : ‘Il faut s’attacher à la Torah de la manière la plus profonde, de même qu’à sa sainteté’. Vous verrez aussi les propos du Baït ‘Hadach sur le Tour, Ora’h ‘Haïm, chapitre 47, au paragraphe : ‘Rabbi Youda dit’. Vous consulterez ces textes ”.
Lettre n°7639
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7639, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה
Lag Baomer 5721,
Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 9 Iyar(1). Ce jour est celui de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, dont l’objectif et l’accomplissement furent la révélation de la dimension ésotérique de la Torah aux Sages de la Michna, y compris sa partie cachée qui, par essence, ne peut être divulguée, comme l’explique la ‘Hassidout(2). Bien plus, il ouvrit le canal de cette révélation, d’abord pour sa génération, de sorte que les enfants eux-mêmes purent avoir accès aux secrets de la Torah(3). En outre, il permit cet accès également aux générations suivantes. De la sorte, selon ses propres termes(4) : “ Lorsque l’on s’approchera de la période messianique, les enfants du monde pourront eux-mêmes découvrir les profonds secrets de la Sagesse ”.
Ce moment est donc propice pour se motiver et pour redoubler d’ardeur, dans le but de révéler et de diffuser l’enseignement profond de la Torah, lequel, à notre époque, est révélé par les sources de la ‘Hassidout et son enseignement. Au jour de sa Hilloula, la plus haute perfection de son esprit se révèle. Sa source, en effet, était la même que celle de Moché et celle du Machia’h(5). Or, lorsque “ ces jours sont commémorés ”, ils sont également “ revécus ”, avec les bénédictions et l’influence qu’ils apportent. Et, l’on connaît l’explication que donne le Ari Zal de cette expression.
Puisse Dieu faire que chacun agisse, à la mesure de ses moyens, afin de prolonger cette motivation et cet ajout, tout au long de l’année, dans la joie(6). En la matière, le jour du décès de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï possède effectivement un caractère particulier. Différents textes expliquent qu’il n’est nullement comparable aux commémorations similaires et qu’il doit, avant tout, être joyeux. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en général comme d’une manière spécifique,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir, à son
sujet, la lettre n°7648. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, à ce sujet, le discours ‘hassidique de Lag Baomer et le suivant, dans la séquence de discours ‘hassidiques intitulée : ‘Et, il coupa’, de 5631 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme l’expliquent le Zohar, tome 1, à la page 92b et le Kedouchat Lévi, à la Parchat ‘Hayé Sarah ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans le Zohar, tome 1, aux pages 118a et 117a ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Sidour de l’Admour Hazaken, à la fin de la porte de Lag Baomer ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ La Michnat ‘Hassidim, au traité Iyar, chapitre 1, à la Michna 6, dit, en effet : ‘A Lag Baomer, il est une Mitsva de partager la joie de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï’, selon les termes du Ari Zal et l’on consultera aussi ceux de l’Admour Hazaken, dans les Pisskeï Dinim du Tséma’h Tsédek, Yoré Déa, au chapitre 116. On verra également le Péri Ets ‘Haïm, porte du compte de l’Omer, au chapitre 7. Ceci permet de justifier que l’on se réjouisse, en ce jour et que l’on ne se contente pas de supprimer les marques de deuil. Car, il s’agit bien là de ‘la joie de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï’, selon l’expression du Zohar, tome 3, aux pages 287b et 291a. Et, cette explication permet de résoudre la discussion, à ce propos, figurant dans les responsa ‘Hatam Sofer, Yoré Déa, au chapitre 233, les responsa Chem Aryé, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 14 et d’autres textes encore. On consultera aussi le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 493 ”.
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