Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°7599
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7599, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Adar 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat Parchat Tetsavé, dans laquelle vous me parlez de l’échange d’appartements(1). Vous pensez retourner dans votre maison du nouveau Kfar, avec l’aide de Dieu et vous vous interrogez sur ce que dit, à ce propos, le Séfer ‘Hassidim. En fait, son affirmation ne vous concerne pas, car, pendant l’intervalle, votre fils y a habité et il est dit que “ le fils est une partie de son père ”. En outre, vous aviez d’emblée posé la condition de revenir rapidement. De plus, l’ensemble du Kfar(2) a été fondé et il est dirigé par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, dont il constitue le domaine. En pareil cas, il faut se suffire de ce qui est prescrit, sans rien y ajouter. Toutefois, puisque vous me posez cette question, il serait bon, avant de réintégrer votre appartement, qu’un cours public y soit donné, pendant au moins trois jours et au moins une fois par jour. De la sorte, il y aura un fait accompli(3) à la fois dans le nombre de cours et dans les jours. Par la suite, vous y résiderez dans la tranquillité, la joie et l’enthousiasme.
Vous gardez sûrement les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Il serait bon également de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot que vous possédez actuellement et qui seront fixées dans cet appartement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre écrivait : “ Avec l’achèvement de la construction du nouveau Kfar, j’ai quitté mon appartement dans l’ancien, afin de m’y installer. Puis, quand mon fils s’est marié, je lui ai donné l’appartement du nouveau Kfar, à la condition qu’après l’édification des nouveaux quartiers, il s’y installerait. Je pourrais alors retrouver mon appartement dans le nouveau Kfar. De ce fait, j’ai réintégré mon appartement de l’ancien Kfar. Actuellement, je pense pouvoir bientôt retourner dans le nouveau Kfar, avec l’aide de Dieu. Pourtant, j’observe que le Séfer ‘Hassidim affirme : ‘Celui qui habite dans une maison, puis la quitte, ne doit plus y retourner par la suite pendant sept années entières’ ”. (2) Kfar ‘Habad. (3) Trois fois.
Lettre n°7600
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7600, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Adar 5721,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 10 Adar et j’ai lu avec plaisir, à sa conclusion, que vous vous efforcez d’apporter au plus grand nombre, avec largesse, la ‘Hassidout, en général et la ‘Hassidout ‘Habad, en particulier. De fait, une telle activité est d’actualité en cette période, puisque votre lettre a été rédigée en les jours précédant Pourim et elle est parvenue à destination peu après cette fête. Or, ce qui la concerne et les miracles qui s’y produisirent furent liés au vin. C’est pour cela qu’on doit alors s’enivrer avec du vin, comme le soulignent Rachi, commentant le traité Meguila 7 et le Choul’han Arou’h.
Spirituellement, le vin fait allusion aux secrets de la Torah, ainsi qu’il est dit : “ L’entrée du vin fait sortir les secrets ”. Tout ceci est longuement expliqué par le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, dans le commentaire de Chir Hachirim, à partir de la page 26c. Puisse Dieu faire que vous adoptiez ce comportement d’une manière sans cesse accrue. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et, plus généralement, pour diffuser les sources(2) à l’extérieur, dans la joie, que nos Sages nous demandent de multiplier(3),
Notes
(1) Le Rav M.Heizler, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°7388. (2) De la ‘Hassidout. (3) Pendant le mois d’Adar.
Lettre n°7601
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7601, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Adar 5721,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu, en son temps, votre lettre de l’issue du Chabbat Parchat Vaéra, avec la demande de bénédiction qui lui était jointe. Et, je réponds ici à votre question(2), au moins brièvement. C’est dans les monde de Brya, de Yetsira, d’Assya, et en particulier dans ce dernier, qu’il existe des êtres créés ayant la sensation qu’ils n’ont pas de cause antérieure(3). Il en est ainsi parce qu’ils sont les créatures de Celui Qui Lui-même n’a pas de cause antérieure. Vous consulterez, à ce sujet, Iguéret Ha Kodech, au début du chapitre 20.
Notes
(1) Le Rav Y.Shmotkin. Voir, à son sujet, la lettre n°7201. (2) Qui était la suivante : “ Dieu seul peut créer à partir du néant. Or, le monde d’Atsilout est appelé ‘révélation de ce qui était au préalable caché’. Pour autant, Atsilout n’est-il pas un monde créé ? N’est-il pas dit que ‘la distance entre Atsilout et le monde matériel est plus réduite que celle qui sépare Atsilout du Créateur’ ? ”. (3) Il n’en est pas de même, en revanche, pour Atsilout, monde de la soumission absolue, dont la source est clairement perçue.
Lettre n°7602
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7602, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Adar 5721,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Matityahou(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, que vous vous efforcez de maintenir les prières, à la synagogue, trois fois par jour et, plus généralement, de renforcer tout ce qui la concerne, en différents domaines. En outre, j’ai éprouvé une joie particulière en apprenant que l’on s’apprête à installer une estrade en son milieu(2), de la manière dont on le faisait sur l’ancien continent(3) depuis de nombreuses générations déjà. Comme l’expliquent différents textes de nos livres sacrés, il est particulièrement important que cette estrade se trouve au milieu de la synagogue.
En tout endroit et en chaque domaine, un Juif doit faire ce qui est en son possible pour se conformer pleinement à la Volonté de Dieu, Créateur du monde, de la meilleure façon possible. Combien plus en est-il ainsi, de la manière la plus large, lorsqu’il s’agit d’une synagogue, que Dieu appelle : “ l’endroit dans lequel on mentionne Mon Nom ”. Les Juifs s’y rendent afin de prier Dieu, pour eux-mêmes, pour tous leurs proches, pour leurs amis, en fonction de leurs besoins. Et, l’on souhaite que Dieu écoute la prière et qu’Il exauce la requête. Il faut donc faire en sorte que la voie sur laquelle on s’engage soit conforme à la Volonté de Celui à Qui l’on présente cette requête, que l’on agisse de la meilleure manière qui soit afin de trouver faveur et grâce auprès de Celui Qui peut exaucer la demande.
Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi avec beaucoup de réussite, dans la joie et l’enthousiasme, d’autant que nous sommes dans le mois d’Adar, au cours duquel, comme le soulignent nos Sages, “ on multiplie sa joie ”. Or, une Injonction de la Torah est également une force, un moyen accordés pour la mettre en pratique. Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela. Vous transmettrez mes salutations à tous ceux qui s’occupent de cette synagogue et ceux-ci le feront d’une manière encore accrue, afin qu’elle mérite pleinement son titre de “ petit Sanctuaire ”. Avec mes respects,
Notes
(1) Le Rav M.Slavin, de Brooklyn. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5793. (3) En Europe.
Lettre n°7603
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7603, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Adar 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 Adar. En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Tout comme vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’en donniez de bonnes nouvelles. Vous évoquez le port de la barbe et vous me dites que certains conseillent de “ l’égaliser ”.
Ce que vous entendez par le terme “ égaliser ” n’est pas clair. A mon sens, en fonction de ce que vous écrivez, il n’y a pas lieu de la couper(1), pas même pour l’égaliser. En effet, quand on a adopté un usage positif à plusieurs reprises, pendant un certain temps, on doit se demander comment l’on pourrait cesser de le faire. Combien plus est-ce le cas, en l’occurrence, puisque le Tséma’h Tsédek tranche qu’il ne s’agit pas simplement d’un usage positif, mais bien d’une obligation. Et, il n’est pas compréhensible que quelqu’un qui a mis en pratique l’avis du Rabbi, en la matière, modifie brusquement son attitude. Ceci suscitera la plus grande surprise. Mais, peut-être s’agit-il uniquement d’égaliser la barbe avec un peigne. Certains, appartenant à une élite, évitent également de le faire et, selon la formule employée à ce propos, “ ils ne touchent pas les poils de leur barbe ”. Néanmoins, vous pouvez vous le permettre, puisque, comme je l’ai dit, ceci concerne uniquement une élite. De la sorte, vous accomplirez, en outre, la Mitsva de respecter votre mère(2).
Vous craignez que la barbe vous empêche de trouver un bon parti. Je suis surpris que vous puissiez l’envisager. En effet, nos Sages affirment, sans que nul ne le conteste, que les treize points de la barbe sont les canaux véhiculant l’influence et permettant d’obtenir la bénédiction de Dieu(3). Il ne peut donc en résulter qu’une aide accrue pour tout ce qui est positif, en particulier pour trouver un parti, qui soit réellement bon. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Vous me direz aussi que vous avez tranquillisé votre mère, à laquelle Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, d’une manière agréable et avec les mots qui conviennent, en fonction de ce qui vient d’être dit. Conformément à votre demande, la présente vous est adressée en passant outre à la file d’attente. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7111. (2) Qui demande cette “ égalisation ”. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3323 et 4274.
Lettre n°7604
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7604, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui m’est parvenue avec retard, dans laquelle vous me décrivez la situation(1) de cette famille et, en particulier, son état de santé. Vous me demandez ce que j’en pense. Vous rapportez les propos du médecin selon lesquels il n’y a pas lieu d’attendre une guérison complète. Ceci paraît surprenant, car on sait clairement que, dans plusieurs cas, celle-ci a effectivement été obtenue, y compris pour des personnes que j’ai vu moi-même et qui vont bien depuis plus de dix ans déjà, plus encore, qui se sont mariés depuis lors et qui gagnent leur vie d’une manière ordonnée. Je pense, en particulier, à un homme que je connais depuis longtemps, qui était célibataire, qui s’est marié et qui a maintenant des enfants. S’agissant d’un événement précis(2), on ne peut pas savoir d’une façon claire et tranchée, mais, en tout état de cause, une telle formulation, de la part d’un médecin, est très surprenante. Tout au plus, un homme peut-il dire qu’il ne garantit rien, qu’il ne prend pas de responsabilité pour l’avenir. Il ne peut, en revanche, s’engager au-delà de cela.
En l’occurrence, vous me décrivez leur situation et celle-ci implique aussi des enfants, en âge de recevoir une éducation. Il faut donc tout faire pour que leur foyer soit préservé(3). Autre point, qui est essentiel, il faut être en contact permanent avec des spécialistes, dans ce domaine, les interroger et les questionner, de temps à autre, sur les différents traitements et les médicaments qui sont souvent découverts, afin de déterminer s’ils s’appliquent à ce cas.
Dieu accorde Sa Providence à chacun. Il “ guérit toute chair et accomplit des merveilles ”. Il guidera donc chacun de ceux que vous mentionnez dans votre lettre vers ce qui sera réellement bon pour eux, d’un bien visible et tangible, “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”. Dieu fasse que l’on constate aussitôt une évolution positive et fondamentale. En effet, nous sommes en Adar, dans des jours favorables pour les enfants d’Israël, en tout ce qui les concerne.
A n’en pas douter, vous ne vous contentez pas des études que vous me citez. Vous les intensifiez, de temps à autre et sûrement participez-vous également aux cours publics. Vous sollicitez, en outre, une permission. Il est clair qu’en ce domaine, vous devez vous adresser à un Rav compétent, se trouvant sur place et connaissant les détails de cette situation. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Une dépression nerveuse du père, mettant en danger les enfants. (2) Du cas particulier de ce malade. (3) Et, non disloqué, du fait de la maladie du père.
Lettre n°7605
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7605, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Adar 5721,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Je ne connais pas l’usage qui a cours dans les différents cercles de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, quant à la manière de dresser la pierre tombale(2). En revanche, vous savez quelle est la conclusion adoptée par plusieurs des derniers Décisionnaires, affirmant que l’on ne doit pas retarder le moment de dresser cette stèle ni, bien entendu, attendre la fin de l’année(3). Pour passer d’une idée à une autre, tout en restant dans le même contexte, on peut constater à quel point est merveilleux l’enseignement de nos Sages selon lequel, dès le décès d’un Juif, ce sont précisément ses proches qui s’efforcent de proclamer, à cette occasion : “ Que le grand Nom soit loué et sanctifié ”(4), non seulement dans les cieux, là-haut, mais aussi : “ dans le monde qu’Il a créé selon Sa Volonté ”. Il est clair que ces mots sont prononcés à la fois pour le défunt et pour les vivants, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonne années. Il s’agit à la fois d’un mérite pour l’âme et d’une consolation pour les endeuillés. Et, peut-être même y a-t-il là une réponse et une explication à l’interrogation naturelle : “ Comment cela a-t-il pu se passer ? ”. En effet, le monde et tout ce qui s’y passe sont bien “ selon Sa Volonté ”, selon celle de Son Créateur. Il n’y a donc rien de surprenant à constater que l’intellect humain, profondément limité, ne soit pas en mesure de percevoir la Volonté du Très Haut, car : “ celui qui recherche Dieu Le trouvera-t-il ? ”.
Je vous adresse ma bénédiction pour ce qui vous concerne personnellement, de même que pour vos accomplissements communautaires. Je fais bien sûr allusion à la diffusion du Judaïsme traditionnel. Vous devez désormais vous y consacrer doublement. Et, une telle obligation est également un mérite. Elle en est un, en outre, pour son âme(5), qui est éternelle. Vous me donnerez de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles. J’ai bien reçu la brochure et je vous remercie d’avoir pensé à me l’adresser.
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme, venant de perdre son mari. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6419. (3) Du deuil. (4) Selon le texte du Kaddish. (5) Celle du défunt.
Lettre n°7606
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7606, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Adar 5721,
Brooklyn,
Au jeune Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 6 Adar. Entre temps, mon secrétariat vous a adressé(2) une invitation à accomplir, avec empressement, les Mitsvot de l’envoi de mets aux amis et de dons aux pauvres(3), en particulier parmi les jeunes. En plus de l’importance intrinsèque de cette Mitsva, puisque, comme le disent nos Sages, “ la Mitsva n’a pas de récompense dans ce monde ” qui ne serait pas en mesure de la contenir, cette pratique a, en outre, une valeur pédagogique extrêmement importante. J’attends de bonnes nouvelles de ce qui a été fait, en la matière.
Vous m’écrivez que vous avez besoin de Matsa Chemoura. Je m’efforcerai de vous la procurer. Vous me confirmerez sûrement l’avoir reçue. Si j’en ai la possibilité, je vous enverrai aussi, en plus de ce que vous m’avez demandé, quelques Matsot supplémentaires. J’espère que vous les distribuerez à vos élèves en leur en expliquant la valeur et l’importance, en particulier d’après ce qui est rapporté et expliqué par différents textes. La Matsa est, en effet, “ l’aliment de la foi ” et “ l’aliment de la guérison ”. Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela. Vous me direz, avant tout, que vous vous servez de vos forces, de vos capacités, du moyen de diffuser le Judaïsme traditionnel et surtout son aspect essentiel, la pratique des Mitsvot concrètes, d’une manière concrète, en chaque cercle et en tout endroit où s’exerce votre influence.
Je fais réponse à vos questions :
A) Il est clair que le contenu, l’objectif de l’étude est de permettre à l’élève de comprendre le verset, de le savoir, plutôt que de le traduire mécaniquement, d’une langue à une autre. Bien plus, la connaissance du contenu rappelle et renforce la signification des mots.
B) En différentes époques et surtout à l’heure actuelle, alors que les heures d’étude sont particulièrement réduites, les écoles comme celles que vous décrivez doivent profiter de chaque moment, de chaque instant pour les études les plus fondamentales et vitales, c’est-à-dire celles qui portent sur les lois d’Israël s’appliquant, au quotidien, dans l’existence de l’élève et de sa famille, les grands principes de la foi, les treize articles du Ani Maamin(4), la Paracha de la semaine ou bien le ‘Houmach dans l’ordre, la signification des mots de la prière, des chapitres choisis des Prophètes et des Ecrits saints, ce qui inclut, bien entendu, la Meguilat Esther, le livre de Ruth, E’ha, une sélection de la Michna, des extraits du Eïn Yaakov et de la Guemara. L’étude du Moussar et de la ‘Hassidout peut être incluse dans l’une de ces catégories, par exemple celles des grands principes de la foi ou bien le commentaire de la prière. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Rubel, de Buenos Aires. (2) Il s’agit de la lettre n°7598. (3) A Pourim. (4) Codifiés par le Rambam.
Lettre n°7607
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7607, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Adar 5721,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Azryel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 22 Adar, avec ce qui y était joint. Je vous remercie de m’avoir décrit, bien que vous soyez concis là où il aurait fallu détailler, ce qui s’est passé pendant les quelques mois au cours desquels je n’ai reçu aucune lettre de votre part, mais je reste encore surpris que vous n’ayez pas écrit et, quand vous le faites, que vous résumiez à ce point. Bien entendu, votre projet de distribuer une lettre motivante pour la fête de Pessa’h est positif. Même si vous ne le précisez pas, vous y joindrez, à n’en pas douter, un bref acte de vente du ‘Hamets que vous pourrez joindre à l’acte général. Celui-ci peut également être un pouvoir qui vous sera confié, concernant tous les endroits dans lesquels il y a du ‘Hamets, de même que la vaisselle ‘Hamets(2).
En cette fin du mois d’Adar, alors que nous approchons de Nissan, mois de la délivrance, vous me donnerez de bonnes nouvelles, d’un bien véritable, comme le définissent nos Sages, “ bon pour les cieux et bons pour les créatures ”, “ un bien qui porte des fruits ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav A.Haïkin, De Copenhague. Voir, à son sujet, les lettres n°6460 et 7750. (2) Afin de les vendre pour la durée de la fête.
Lettre n°7608
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7608, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Adar 5721,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux bons
comportements, responsable communautaire aux multiples
accomplissements, homme de qualité, issu d’une illustre
famille, le Rav Its’hak Meïr Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre du 11 Adar et je vous en remercie. Entre temps, vous avez sûrement reçu mon second télégramme, répondant à la question que vous posiez dans le vôtre. Vous serez sûrement satisfait d’apprendre que l’appel pour l’envoi de mets aux amis et les dons aux pauvres(2) a reçu un écho favorable, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ l’acte est essentiel ”. Je peux dire que plusieurs milliers de jeunes ont vraisemblablement mis en pratique ces Mitsvot pour la première fois de leur vie, grâce à cette invitation. Il est merveilleux de constater à quel point le cœur d’Israël est en éveil. Il suffit, en effet, qu’un tel appel soit lancé pour que l’on adopte un comportement positif. Et, ceci constitue un encouragement accru pour tous ceux qui exercent une influence sur le plus grand nombre. Il n’y a pas là “ une voix appelant dans le désert ”, ce qu’à Dieu ne plaise, bien que parfois ou même souvent, on n’en observe pas les conséquences immédiatement, ni même par la suite. Néanmoins, comme le constate mon beau-père, le Rabbi, “ il est certain qu’un effort n’est jamais vain ”. Il est bien évident qu’il est désormais plus aisé d’encourager à la pratique effective de ces Mitsvot, plutôt que de celles qui soulèvent des difficultés. Mais, il est certain qu’une Mitsva en attire une autre. L’âme de celui qui les pratique se prépare donc à accomplir plus facilement encore beaucoup d’autres Mitsvot.
A quelqu’un comme vous, qui vous trouvez sur place, il est certainement inutile de souligner que tout cela vient en son temps, compte tenu de la situation actuelle en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, du manque d’unité à gauche, dans des proportions effroyables, soulignant encore une fois à quel point sont exacts les termes du verset : “ Ne parlez pas d’un lien… ”(3). En effet, il est absolument certain qu’un tel lien ne se maintient pas. Comme sont agréables les propos de l’Admour Hazaken, au chapitre 32 du saint Tanya ! J’ai bon espoir que vous ne me cacherez pas les bonnes nouvelles et que vous me direz la suite que tout cela a reçu, de même que la situation du Judaïsme, en général, auprès de vous et dans votre entourage. Pour passer d’une idée à une autre tout en restant dans le même contexte, j’ai reçu, ces jours-ci, des photographies de S. Paolo, montrant votre participation à la réunion ‘hassidique du jour de la bonne nouvelle(4), le 19 Kislev, dans l’école Ohaleï Yossef Its’hak de cette ville. Il semble que, pour une certaine raison, la diffusion de cette nouvelle ait été retardée jusqu’à maintenant(5). Or, on obtient ainsi cette nouvelle bonne et réjouissante en ces jours joyeux du mois d’Adar, au cours duquel on multiplie sa joie. Avec mes respects, ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, “ bonnes pour les cieux et bonnes pour les créatures ”, “ d’un bien qui porte des fruits ”, dans la joie et l’enthousiasme,
Notes
(1) Le Rav I.M. Lewin. Voir, à son sujet, la lettre n°7598. (2) Le jour de Pourim. Voir la lettre n°7598. (3) “ Pour tout ce que ce peuple appelle un lien ”. Ichaya 8, 12. (4) Celle de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (5) Cette participation n’était pas connue.
Lettre n°7609
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7609, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Adar 5721,
Brooklyn, New York,
A tous les participants à la réunion des jeunes de l’association
‘Habad du Mid West, de la veille de Roch ‘Hodech Nissan au
2 Nissan, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Deux notions fondamentales(1) de l’enseignement du Baal Chem Tov, largement définies par la ‘Hassidout ‘Habad sont, d’une part, le fait que chaque détail, chaque événement de la vie d’un homme est un effet de la divine Providence, d’autre part, la possibilité de tirer de toute chose une leçon pour le service de Dieu. Combien plus en est-il ainsi pour un événement aussi important qu’une réunion des jeunes de l’association ‘Habad du Mid West, survenant lors de la Hilloula du Rabbi Rachab(2), père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, de même que la veille et le jour même de Roch ‘Hodech. Je voudrais donc rappeler à tous ses participants les mots sacrés de celui dont nous célébrons la Hilloula. En effet, les propos des chefs d’Israël, en particulier quand ils sont prononcés publiquement, puis sont ensuite publiés, exercent un effet immuable, ont un impact et une influence. En l’occurrence, il dit :
“ Tous les peuples du monde doivent savoir ceci(3). Seuls nos corps sont soumis à l’exil et à l’assujettissement aux nations. Nos âmes, en revanche, n’ont pas été conduites en exil, elles ne sont pas victimes de cet assujettissement. Nous devons affirmer clairement, aux yeux de tous, que, pour ce qui concerne notre religion, la Torah, les Mitsvot et les coutumes juives, nous autres Juifs, n’avons de conseil à recevoir de personne ”.
Celui-ci dont nous célébrons la Hilloula mit lui-même en pratique cette conception de la vie et il l’appliqua au quotidien, sous le régime tsariste, qui était connu pour ses mesures hostiles et sa persécution des Juifs, tout comme pendant les années du régime communiste, avec ses options anti-religieuses, en général et anti-juives, en particulier. Tel est aussi le contenu profond de Nissan, le mois de la délivrance(4). Par le fait que les enfants d’Israël, pendant l’exil d’Egypte, premier exil qui introduisit tous les suivants(5), n’adoptèrent pas les usages de ce pays, mais, bien au contraire, s’y distinguèrent(6), surent préserver leur autonomie, leur différence et leur caractère spécifique, ils obtinrent la délivrance et quittèrent l’Egypte.
Combien plus, lorsque l’on se trouve dans un pays de calme et de liberté religieuse, notre objectif et également notre mérite doivent-ils être de renforcer et de développer le Judaïsme véritable, la Torah, les Mitsvot et les coutumes juives, d’illuminer et de vivifier, conformément aux enseignements de la ‘Hassidout ‘Habad. Tout cela ne dépend que de notre volonté, car “ tu peux ” dès lors que “ tu veux ”(7).
Puisse Dieu faire que cette réunion atteigne son objectif, d’une manière concrète et entière, conformément à la finalité profonde et à l’Injonction qui a été clairement énoncée par nos saints maîtres et chefs. Leur mérite et celui du plus grand nombre protégera sûrement chacun, afin d’obtenir une réussite considérable en ses accomplissements communautaires et donc également en ses réalisations personnelles, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Hayom Yom,
à la date du 28 ‘Hechvan 5704 et du 9 Iyar 5703 ”. (2) Le 2 Nissan. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Kountrass Maamarim, fascicule n°14, de 5691, à Riga ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Midrash Rabba, Parchat Bo, chapitre 15, au paragraphe 11 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 16, au paragraphe 4 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon la Haggadah et l’on verra le commentaire Zeba’h Pessa’h, le Me’hilta, à la Parchat Bo sur le verset 12, 6, le Léka’h Tov, sur le verset Chemot 6, 6. On consultera également, en particulier, le verset Tsefanya 1, 8, le Yalkout, à la Parchat Balak, au paragraphe 768, le Rambam, lois de l’idolâtrie, chapitre 11, au paragraphe 1, le Séfer Mitsvot Gadol, Interdit n°50, les responsa Tséma’h Tsédek, Yoré Déa, au chapitre 91 et dans le chapitre des additifs ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Et, l’on connaît, à ce propos, le récit du Baal Chem Tov et de ses disciples ”.
Lettre n°7611
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7611, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Adar 5721,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, que vous atteignez l’âge de la pratique des Mitsvot(1). A cette occasion, je vous adresse mes souhaits chaleureux pour que vous acceptiez le joug de la Torah et de ses Mitsvot, avec joie et enthousiasme. Certes, il s’agit, en l’occurrence, de se soumettre(2), à l’image de la soumission totale qui fut atteinte par l’ensemble de notre peuple, les enfants d’Israël, en acceptant la Torah et les Mitsvot, sur le mont Sinaï, après avoir proclamé : “ nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”. Pour autant, une telle soumission peut aussi être agréable, car “ il n’est de bon que la Torah ” et ses Mitsvot, ainsi qu’il est dit : “ Car, Je vous ai donné une bonne acquisition, n’abandonnez pas Ma Torah ”. Car, c’est bien l’étude de la Torah qui conduit à l’action, à la pratique des Mitsvot, au quotidien.
Conformément aux termes du verset : “ Vous marcherez dans Mes Décrets et vous garderez Mes Mitsvot… Je donnerai… ” toutes les bénédictions énoncées dans cette Paracha, puisse Dieu faire que vous adoptiez un tel comportement, dans toute la mesure de ce qui est nécessaire. Ainsi, Dieu accomplira Sa Promesse et vous serez bénis en tous vos besoins, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction de réussite dans votre étude de la Torah et votre pratique des Mitsvot,
Notes
(1) La Bar Mitsva. (2) Puisque l’on doit recevoir le joug.
Lettre n°7612
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7612, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar 5721,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Hillel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 19 Adar. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, d’un bien véritable, conformément à l’enseignement de nos Sages, “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”, “ un bien qui porte des fruits ”(2), selon l’expression du traité Kiddouchin 40a, avec une joie véritable, la joie de la Torah et de ses Mitsvot, selon les termes du grand Maître, le Rambam, dans son Yad Ha ‘Hazaka, à la fin des lois du Loulav, que vous consulterez. Et, nous rapprocherons une délivrance de l’autre, celle de Pourim de celle de Pessa’h, temps de notre liberté, qui approche. Puis, de la délivrance à l’issue de laquelle “ nous sommes restés les serviteurs de A’hachvéroch ”(3), nous accéderons à la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, en un temps que nous percevons nous-mêmes comme proche.
La décision hala’hique du Tséma’h Tsédek à laquelle vous faites allusion se trouve dans le Chaareï Déa, au chapitre 61. En outre, le Tséma’h Tsédek y est également cité, au chapitre 62, dans la partie Ora’h ‘Haïm et au chapitre 91. Peut-on dire que la source du Rambam, affirmant au début du chapitre 15 des lois des unions interdites que celui qui a été conçu par une femme Nidda est entaché d’un défaut, est le traité Kalla, comme le précise le Gaon de Vilna, commentant le Choul’han Arou’h, Even Ha Ezer, chapitre 4, au paragraphe 13 ? On peut réellement s’interroger sur une telle affirmation, car ce texte semble, en réalité, la contredire, puisqu’il est énoncé selon l’avis de Rabbi Akiva, considérant comme Mamzer celui qui a été conçu par la femme Nidda. Or, il est dit que la grandeur de Rabbi Akiva se marqua dans la contradiction qu’il apporta à ceux qui ne partageaient pas son avis. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav H.Medalyé, de Leeds. Voir, à son sujet, la lettre n°7163. (2) Voir la lettre n°7607. (3) Celle de Pourim, qui fut donc imparfaite.
Lettre n°7613
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7613, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Adar 5721]
Il est surprenant de constater que, malgré toutes les explications qui sont données, quand il s’agit d’agir concrètement, chacun se dit que l’on faisait allusion à quelqu’un d’autre, mais nullement à lui-même. En l’occurrence, on a cité, à différentes reprises, le dicton suivant de nos maîtres et chefs, qui est également un enseignement : “ si tu penses que tout ira bien, tout ira effectivement bien ”. Cela veut bien dire que la pensée est efficace(1) !
Or, à l’opposé de tout cela, vous “ découvrez ” des pensées allant en sens opposé, alors que nous nous trouvons en Adar, mois en lequel il nous est commandé de multiplier notre joie. En conséquence, vous êtes triste et vous consulterez ce que dit le Tanya, à ce propos. Je conclurai donc avec une parole royale(2) : “ Si tu penses que tout ira bien, tout ira effectivement bien ”, d’un bien visible et tangible.
Notes
(1) Qu’une bonne pensée peut modifier une situation. (2) Emanant de nos maîtres.
Lettre n°7614
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7614, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Nissan 5721,
Hilloula(1) du Rabbi Rachab,
centenaire de sa naissance(2),
A chacun et à chacune des habitants de Kfar ‘Habad, fondé
et dirigé par mon beau-père, le Rabbi dont le mérite nous
protégera, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue largement et vous bénis,
A l’occasion de la fête des Matsot(3), temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, j’exprime, par la présente, ma bénédiction à chacun et à chacune d’entre vous, une bénédiction afin d’être libéré de tout ce qui fait obstacle à un service de Dieu joyeux et enthousiaste, pour une fête cachère et joyeuse.
La joie brise les barrières(4) et l’on adoptera donc, pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, une attitude dépassant ses limites et sa nature. De la sorte, Dieu en fera de même là-haut et Il supprimera pour l’homme les limitations du monde, afin que celui-ci soit béni d’enfants, de santé et de prospérité. Tout cela sera accordé avec largesse(5).
Conformément au dicton(6) de mon beau-père, le Rabbi, la fête de Pessa’h se poursuit et elle illumine tous les jours, elle éclaire en permanence. Puisse donc Dieu faire qu’il en soit ainsi dans tous les domaines à la fois, spécifiques et généraux, pendant tous les jours de l’année, jusqu’à ce que vienne le “ briseur de barrière ”, notre juste Machia’h(7), qui nous libérera, lors de la délivrance véritable et complète. Alors, s’accomplira la promesse selon laquelle : “ Tu te répandras, à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, de même que pour un été en bonne santé et joyeux,
J’ai envoyé de la Matsa Chemoura et j’ai demandé au comité général de Kfar ‘Habad, à son comité spirituel et au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu le Rav C.Z. Chlita(8), que celle-ci soit distribuée à ses habitants, de même qu’à quelques uns des responsables communautaires de ‘Habad, auxquels Dieu accordera longue vie, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Et, puisse Dieu faire que cette Matsa exerce pleinement son effet(9), celui de “ l’aliment de la foi ” et de “ l’aliment de la guérison ”(10).
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le Zohar, tome 1, pages 221b et 224a ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le ‘Hano’h Le Naar, à la page 8, il est né le 20 (Kaf) ‘Hechvan 5621 (Kaf Aleph), ce qui fait bien deux Kaf, qui font allusion à la “ Couronne supérieure ”. On verra le Zohar, tome 1, au début de la Parchat ‘Hayé Sarah ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le commentaire des Ze’hirot du Juste, Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev, dans la partie relative au souvenir de la sortie d’Egypte ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon la longue d’explication de la séquence de discours ‘hassidiques intitulée : “ Tu réjouiras ”, de 5657 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la fin du ‘Hano’h Le Naar, d’après les Tossafot, au traité Chabbat 156a, comme l’explique la séquence de discours ‘hassidiques intitulée : “ Les eaux nombreuses ”, au chapitre 174 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon les causeries de la fête de Pessa’h 5703 ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Mi’ha 2, 13, d’après Aggadat Béréchit, à la fin du chapitre 63. On verra aussi le Midrash Béréchit Rabba, à la fin du chapitre 85 ”. (8) Le Rav Chnéor Zalman Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la séquence de discours ‘hassidiques intitulée Ve Ka’ha, de 5637, au chapitre 60 ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, à ce propos, l’explication de l’Admour Hazaken, dans le Hayom Yom, de 5703, à la date du 15 Nissan ”.
Lettre n°7615
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7615, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Nissan 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 28 Adar. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Tout comme vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce qui figure dans votre lettre, en particulier des actions menées pour la diffusion des sources(1), ce qui n’est nullement lié à l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ un prisonnier ne se libère pas lui-même ”(2). En effet, il ne s’agit nullement d’une prison, ce qu’à Dieu ne plaise. C’était déjà le cas dans le pays où nous nous trouvions au préalable(3), où une telle situation n’existait pas(4). A fortiori est-ce le cas en ces contrées. Bien plus, on peut vérifier, dans la pratique que l’action la plus simple qui est menée, dans le cadre d’une telle diffusion est, à l’heure actuelle, particulièrement fructueuse, de sorte que tout ne dépend réellement que de la volonté.
Ce qui est dit ici n’a pas pour but de vous faire de la morale, ce qu’à Dieu ne plaise, mais bien d’exprimer ma douleur en constatant que les ‘Hassidim, en particulier ceux qui sont protégés par leur ascendance(5), ne se servent nullement des immenses possibilités qui leur on été accordées, en la matière. Bien plus, ceci augmente la joie, l’enthousiasme et donc la santé physique, au sens le plus littéral. C’est bien évident. En ce mois de Nissan, alors que nous nous approchons de la fête de Pessa’h, temps de notre liberté, vous connaîtrez, pour tout ce que vous m’écrivez dans votre lettre, la libération de toutes les entraves et vous m’annoncerez de bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Nul ne peut prendre la décision de se libérer de cette diffusion, car elle s’impose à tous. Celui qui la réalise agit donc sous la contrainte. (3) En Russie soviétique, malgré les persécutions inhérentes à la période. (4) Personne ne subissait la contrainte et l’on diffusait la ‘Hassidout de son plein gré. (5) Issus d’illustres familles.
Lettre n°7616
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7616, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Nissan 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Nissan, me décrivant votre état d’esprit et les pensées qui vous troublent. Il serait bon que vous consultiez la condamnation de la tristesse qui est formulée par le saint Tanya de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah. Vous en trouverez la référence en consultant l’index qui figure dans l’édition Kehot. Autre point, qui est essentiel, vous méditerez à la Providence divine, au fait que Dieu protège chacun, qu’Il est l’Essence du bien. Or, “ il est dans la nature de celui qui est bon de faire le bien ”. La conséquence et la conclusion immédiate, selon les termes du chantre d’Israël(1), sont bien : “ l’Eternel est mon Berger, je ne manquerai de rien, je n’aurai pas peur ”.
De façon générale, il n’est pas bon de perdre votre temps en méditant à votre état d’esprit. Il est préférable d’étudier la Loi écrite et la Loi orale, sans vous fatiguer, jusqu’à ce que votre état s’améliore complètement. Vous m’énumérez les avantages, pour vous, de prier seul(2). Voici ce qu’il convient de faire, en pareil cas. On commence sa prière avec la communauté, puis on la prolonge et on l’achève seul. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin et les Mezouzot de votre appartement, afin de vous assurer de leur conformité à la Hala’ha. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka. Il serait bon également que vous gardiez les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, dans la joie et l’enthousiasme, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le roi David, dans ses Tehilim. (2) A la synagogue, mais indépendamment de l’office public.
Lettre n°7617
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7617, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Nissan 5721,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous sollicitez ma bénédiction. En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. S’agissant de ce jeune homme, vous trouverez sûrement quelques amis, qui pourront lui parler, à plusieurs reprises, avec des propos émanant du cœur, afin qu’il abandonne cette mauvaise voie. Au final, l’assurance nous a été donnée que le cœur d’Israël est en éveil. Mais, comme je l’ai dit, il ne faut pas s’affecter si, la première fois, il n’écoute pas. Il faut lui parler encore et encore. Il serait bon également qu’un de ses amis prélève de la Tsédaka pour son mérite, afin qu’il renonce à ses pensées. Puisque vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’en donniez de bonnes nouvelles.
J’ai bon espoir que vous-même, qui m’écrivez, avez un temps fixé pour l’étude de l’enseignement profond de la Torah, lequel, en notre génération, a été révélé par la ‘Hassidout. Vous l’étudierez donc chaque jour et, plus largement, le Chabbat, qui est saint pour Dieu. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°7618
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7618, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[7 Nissan 5721]
Vous connaissez sûrement l’instruction de mon beau-père, le Rabbi, selon laquelle : “ jusqu’au cinquième mois(1), on ne fait pas connaître son état(2) ”. Bien entendu, il s’agit de ne pas le diffuser. En revanche, on peut le confier aux plus proches, dès lors qu’il n’y a pas de diffusion.
Notes
(1) De la grossesse. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3665.
Lettre n°7619
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7619, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[7 Nissan 5721]
Je suis très surpris et un peu peiné que vous ne me disiez rien, dans votre lettre, des actions que vous menez afin de diffuser les sources(1) à l’extérieur. Je précise “ un peu ”, car j’espère que vous entreprenez, effectivement, de telles actions. Mais, concrètement, ne pas le faire savoir a un effet négatif(2), comme on peut le vérifier dans la pratique. Dieu fasse qu’en la matière également vous m’annonciez de bonnes nouvelles. Toutefois, en pareil cas, le bien véritable, d’après le Choul’han Arou’h, n’est pas uniquement l’action. Il convient, en outre, que celle-ci soit à la mesure de ce que l’on attend.
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) On réduit plus facilement son activité quand on n’a pas de comptes à rendre.
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