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Iguerot Kodesh — lettres 7559 à 7578

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7559

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7559, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Chevat 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 9 Tévet qui, vraisemblablement, a été expédiée par courrier ordinaire. Bien entendu, j’ai lu avec plaisir, dans l’article qui lui était joint, vos souvenirs d’antan. Conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”, vous soulignerez sûrement à ceux qui se trouvent dans votre entourage la leçon que l’on peut tirer de ces témoignages. En effet, selon notre Torah, Torah de vie, le but du souvenir est d’en tirer une motivation accrue, en la matière et, en l’occurrence, pour les domaines que vous mentionnez, ceux pour lesquels vous avez fait don de votre personne(2). C’est bien évident. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, en la matière également.

Bien plus, nous nous approchons du jour propice de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, qui sera le 10 Chevat prochain. Vous envisagez la publication de vos articles, présentant ces témoignages. Il me semble vous avoir déjà écrit qu’ici, cela est compliqué et difficile. En outre, aucune plate-forme n’existe pour les publier dans la Langue sacrée. En revanche, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, on a commencé dernièrement la publication de plusieurs témoignages sur ‘Habad et ce qui le concerne(3). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav D.Helman. Voir, à son sujet, la lette n°6980. (2) En Russie soviétique. (3) Dans le cadre de l’organe des jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte, le Bitaon ‘Habad.

Lettre n°7560

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7560, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Chevat 5721,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

En un moment propice, on mentionnera ton nom et celui de ton ami près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que tu m’écris. J’ai bon espoir que tu as fixé un temps pour l’étude de la ‘Hassidout, chaque jour et, d’une manière accrue, pendant le Chabbat. Bien évidemment, ceci s’ajoute à l’étude de la partie révélée de la Torah.

Puisse Dieu faire que ceci soit conforme à l’enseignement de nos Sages, selon lequel “ l’étude conduit à l’action ”. De même, tu gardes sûrement les trois études bien connues, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Il serait bon de faire vérifier tes Tefillin. De même, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, tu donneras quelques cents à la Tsédaka.

A) Tu me poses la question suivante : “ Parfois, on est motivé pour le Judaïsme sans se préparer pour cela. D’où provient un tel sentiment ? Et, faut-il le craindre ? ”. Le Baal Chem Tov explique qu’il provient d’une voix céleste qui retentit chaque jour, comme cela est précisé par ailleurs. Pour que ce sentiment soit durable, l’homme doit aussitôt le lier avec une action concrète, comme cela est établi par ailleurs.

B) Comment discerner les comportements(1) ? Le critère, en la matière, est exposé dans le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan(2).

C) S’agissant du comportement que l’on doit adopter pendant la prière(3), on connaît l’instruction qui a été donnée, concernant également ce à quoi l’on doit penser quand on prie, ce qui en est un aspect essentiel. On doit commencer la prière en même temps que la communauté. Par la suite, on peut la prolonger afin d’en augmenter la ferveur.

D) Tu m’interroges également sur les précautions qui sont nécessaires pour la parole. En la matière, on doit adopter le comportement qui est défini par le Rambam, dans le premier chapitre de ses lois des opinions(4).

Notes

(1) Afin de déterminer lequel est bon et lequel est mauvais. (2) Il s’agit de l’apport positif pour le service de Dieu. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°6583 et 7616. (4) La recherche de la voie médiane.

Lettre n°7561

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7561, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Chevat 5721,

Brooklyn,

Aux membres du comité de diffusion du livre

Ech Kodech(1), que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, à laquelle était joint le livre Ech Kodech, que la divine Providence vous a accordé le mérite d’éditer. De façon générale, nos Sages ont souligné l’importance de publier des paroles de la Torah. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit des propos des Grands d’Israël, qui ont guidé des milliers de personnes et qui sont morts pour sanctifier le Nom de Dieu. L’importance de tout cela est expliquée par la ‘Hassidout(2), laquelle cite, à ce propos, la preuve tranchée que constituent la requête et la prière de notre maître, l’Auteur(3). En effet, celui-ci souhaita, lui aussi, mourir pour sanctifier le Nom de Dieu. Mais, une certaine raison fit que cette requête ne soit pas satisfaite et ceci fut alors considéré comme une punition, bien que, par la suite, il eut le mérite de rédiger le Choul’han Arou’h et de devenir ainsi le guide d’Israël, jusqu’à la fin des générations.

Nos Sages disent que : “ grande est l’étude qui conduit à l’action ” et puisse donc Dieu faire que les propos de ce livre enflamment les cœurs de ceux qui le lisent et l’étudient, pour l’amour et la crainte de Dieu. En outre, l’amour est à l’origine des deux cent quarante huit Injonctions et la crainte des trois cent soixante cinq Interdits, comme l’explique l’Admour Hazaken, au début du chapitre 4 de son saint Tanya. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Vous m’interrogez sur la diffusion de cet ouvrage aux Etats-Unis. A mon sens, il convient, tout d’abord, de s’adresser à l’association des maîtres de la ‘Hassidout se trouvant ici, aux Etats-Unis et dont vous trouverez l’adresse ci-dessous.

Notes

(1) Le feu sacré. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 21, à la page 176. (3) Du Choul’han Arou’h, Rabbi Yossef Caro, le Beth Yossef.

Lettre n°7562

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7562, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

à l’issue du saint Chabbat

Parchat Bechala’h 5721,

Brooklyn,

Au banquet annuel des auxiliaires féminines de

Brownsville et de East New York des Yechivot

Tom’heï Temimim Loubavitch,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai été satisfait d’apprendre que votre célébration annuelle aura lieu le mardi 14 Chevat, date qui approche pour le bien. J’espère que les dirigeantes, les membres et toutes les participantes feront tout ce qui est en leur pouvoir afin d’en assurer le succès financier et moral. A n’en pas douter, nous nous trouvons tous encore sous l’influence de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(1), dont le mérite nous protégera. Il est le fondateur et le dirigeant des Yechivot Loubavitch, pour lesquelles il fit don de lui-même, d’une manière concrète. De fait, c’est précisément pour cela que l’on célèbre une Hilloula et qu’on la commémore. Chacun et chacune de ceux qui ont l’immense mérite d’être attaché au Rabbi et à son œuvre sacré doivent s’employer à renforcer et à développer tous les domaines d’action de celui dont nous célébrons la Hilloula, avec des forces renouvelées, avec détermination et abnégation.

La Sidra que nous avons lue, ce Chabbat, le Chabbat Chira(2), souligne, en particulier, l’importance des femmes juives, telle qu’elle s’exprima lors du passage de la mer Rouge, par l’intermédiaire de Miryam, la prophétesse et de toutes les autres femmes, qui poursuivirent, avec une immense joie et un grand enthousiasme, ce que Moché, notre maître, avait commencé. De ce fait, la Haftara de ce Chabbat présente le Cantique de Miryam la prophétesse plutôt que celui du roi David, qui est lu le septième jour de Pessa’h, lorsque revient la même Paracha, comme l’explique longuement une causerie de celui dont nous célébrons la Hilloula(3). Le Cantique de Miryam la prophétesse et celui de Dévora la prophétesse sont non seulement des chants de louange à Dieu, émanant de femmes juives, mais aussi des chants de louanges des femmes juives, émanant de Dieu.

Les propos et les bénédictions des Justes sont immuables et leur effet est à jamais. Que ces bénédictions de celui dont nous célébrons la Hilloula protègent donc chacun et chacune d’entre vous, avec les membres de votre famille, afin que vous connaissiez la réussite en tous vos accomplissements, matériels et spirituels à la fois. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le 10 Chevat, soit le vendredi, veille de la rédaction de cette lettre. (2) Celui du Cantique du passage de la mer Rouge. (3) Celle de A’haron Chel Pessa’h 5698 (1938), dans le Séfer Ha Si’hot 5698, à la page 277.

Lettre n°7563

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7563, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Chevat 5721,

Brooklyn,

Aux membres de l’association pour le troisième repas(1),

sous la direction des élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim

de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu connaissance, avec plaisir, du cinquième anniversaire de votre activité sacrée, qui se déroule au moment de “ la Volonté de toutes les volontés ”(3), pendant le saint Chabbat qui insuffle la bénédiction à tous les jours de la semaine. Bien plus, comme vous me l’écrivez, on prononce alors des propos de crainte de Dieu, de notre Torah et de ses Mitsvot.

Puisse Dieu faire qu’en la matière, vous connaissiez l’élévation dans le domaine de la sainteté, quantitativement et qualitativement, conformément aux propos de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, énoncés à propos de la génération du talon du Machia’h. En effet, il explique, au chapitre 11(4) du discours ‘hassidique de la Hilloula, que l’on ouvre, là-haut, les précieux trésors, l’immense richesse accumulée au fil des générations. Ceux-ci, par l’intermédiaire des officiers, sont ensuite transmis aux simples soldats. Vous les utiliserez donc pleinement, parmi tout ce qui constitue la Torah et les Mitsvot. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Du Chabbat. (2) Une même lettre fut adressée à plusieurs organisations. Voir aussi la lettre suivante. (3) Dans l’après-midi du Chabbat, après la prière de Min’ha. (4) Correspondant à cette année 5721, la onzième après le décès du précédent Rabbi.

Lettre n°7564

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7564, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Chevat 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille de la Hilloula(1), avec la demande de bénédiction qui y était jointe. Celle-ci a été lue, en un moment propice, au jour même de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, près de son saint tombeau. Je vous remercie de la bonne nouvelle que vous m’annoncez, la réussite de la fête qui a eu lieu le 24 Tévet, date de la Hilloula de l’Admour Hazaken. Comme vous me l’écrivez vous-même, puisse Dieu faire que cela motive chacun des ‘Hassidim de votre ville, le conduise à multiplier les actions destinées à renforcer cette sainte institution et à la développer. Car, rien ne résiste à la volonté, surtout d’après ce qu’explique mon beau-père, le Rabbi, dans la séquence de discours ‘hassidiques du jour de sa Hilloula. Le chapitre 11(2) de ces discours explique, en effet, que l’on ouvre, là-haut, les précieux trésors, l’immense richesse et qu’on la dilapide, par l’intermédiaire des officiers, pour les simples soldats. Vous consulterez ce texte.

Vous me demandez également s’il est bon que votre fils lise(3), en public, ce qu’il a déjà appris. Il me semble vous avoir déjà précisé, dans ma précédente lettre(4), pour quelle raison j’étais surpris par une telle pratique. Il n’y a donc pas lieu de revenir sur ce qui est déjà fait. En conséquence, vous vous servirez des efforts consentis et du temps consacré pour qu’il lise en public, à la satisfaction de ceux qui tirent plaisir d’un tel usage.

J’espère qu’une réunion ‘hassidique a bien eu lieu, au jour de la Hilloula(1). Puisse Dieu faire que son résultat concret soit conforme à ce qu’écrit(5) mon beau-père, le Rabbi, à propos de la Hilloula de son père, le Rabbi Rachab, célébrée le 2 Nissan. Cette explication est rapportée par le fascicule n°3, à la page 36. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (2) Correspondant à cette année 5721, la onzième après le décès du précédent Rabbi. Voir la lettre précédente. (3) La Torah, au jour de sa Bar Mitsva. (4) Il s’agit de la lettre n°7549. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°7558.

Lettre n°7565

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7565, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Chevat 5721,

Brooklyn,

Aux distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu,

le Rav Yossef Yehouda(1) et le Rav Naftali(2),

Je vous salue et vous bénis,

A) Je fais réponse à votre lettre du 9 Chevat, dans laquelle vous me demandez s’il est envisageable de modifier la prononciation des mots afin d’appliquer les règles des accents toniques et des lettres muettes(3). Globalement, je ne comprends pas quelles sont vos craintes. En effet, ces principes ne sont jamais appliqués au chant. Parfois, des règles plus importantes que celles-là sont également mises de côté et il arrive même qu’on lui ajoute des syllabes. Si, précisément en ce domaine, il s’avère que “ la loi doit faire recourber la montagne ”(4), un tel changement est effectivement envisageable, mais, encore une fois, les meilleurs chants ne respectent pas systématiquement les règles grammaticales.

B) Ces chants peuvent-ils être travaillés pour une chorale à deux voix, ce qui sera plus facilement accepté par les enseignants ? Cette question est surprenante également, car le contraire semble plus logique. En effet, un chant à deux voix ne peut pas être chanté à une seule, lorsque le temps ne permet pas de préparer un second chanteur, ou bien si l’on n’en trouve pas un. En tout état de cause, il semble que vous désiriez satisfaire la volonté et le désir de chacun. Là encore, il n’y a pas de règle. Dès lors que le chant n’est pas modifié, on peut le travailler de la manière qui convient.

C) Vous me demandez s’il faut mentionner le nom de celui qui fait les arrangements. Bien entendu,

tout dépend de l’usage local et de la réaction du public, même si j’ai bon espoir que, sur ce second point(5), il n’y a pas de risque, puisque vous m’écrivez que celui qui fait les arrangements est un homme droit. Sans doute a-t-il donc commencé à s’engager sur le droit chemin, celui de notre Torah, Torah de vie, de la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Si c’est le cas, il est certain que la mention de son nom, sur cette brochure lui ajoutera de la force et du courage afin d’être le vainqueur dans le combat qu’il mène contre le mauvais penchant. En effet, le Saint béni soit-Il lui vient en aide.

Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de toutes vos actions destinées à diffuser les sources(6) à l’extérieur. Nous venons, en effet, de vivre le jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(7), chef d’Israël.

N. B. : Conformément à votre demande, la présente vous est adressée en passant outre à la file d’attente.

Notes

(1) Le Rav Y.Y. Marton. Voir, à son sujet, les lettres n°6511 et 6577. (2) Le Rav N.Kraus. Voir, à son sujet, la lettre n°7338. (3) Dans un livre de chants ‘hassidiques, préparés par les deux destinataires de cette lettre et qui était alors soumis au ministère israélien de l’éducation. (4) Si un refus est fermement signifié. (5) Sur la réaction du public. (6) De la ‘Hassidout. (7) Le 10 Chevat.

Lettre n°7566

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7566, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Chevat 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux bons comportements et aux multiples

accomplissements, le Rav Eliézer Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre m’annonçant une bonne nouvelle, votre installation dans la maison qui a été acquise, une maison de prière et d’étude. Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux, à la fois matériellement et spirituellement. Comme le souligne le proverbe(2) que nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, “ Dieu accorde aux Juifs des biens matériels et ils en font de la spiritualité ”. C’est également l’idée de la Paracha de cette semaine, celle du don de la Torah(3), qui est la Sagesse et la Volonté du Saint béni soit-Il et qui a été donnée précisément à ceux qui sont descendus en Egypte, qui possèdent un mauvais penchant. De fait, c’est précisément grâce à cet argument que : “ Tu es monté là-haut, tu as fait des captifs ”(4).

Dieu fasse que ces deux aspects soient réunis, d’une part la maison d’étude, laquelle conduit à l’action, à la pratique des Mitsvot, d’autre part la synagogue, la prière permettant de formuler les besoins de l’homme et d’obtenir qu’ils soient satisfaits par “ Celui Qui nourrit et sustente chacun, par Sa bonté, Sa grâce, Son bienfait et Sa miséricorde ”(5). Ceci inclut, bien entendu, les besoins matériels, en un bien visible et tangible. Nos Sages précisent, en outre, que le bien véritable est “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”, spirituel et matériel. C’est aussi un “ bien qui produit des fruits ”, qui exerce une action auprès des autres, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav E.Z. Portugal, Rabbi de Skolin. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°3331. (3) La Parchat Yethro. (4) Moché a vaincu les anges qui demandaient à Dieu : “ Conserve Ta splendeur dans les cieux ”. (5) Selon le texte de la bénédiction après le repas.

Lettre n°7567

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7567, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Chevat 5721,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux

besoins communautaires, a des comportements généreux,

est issu d’une illustre famille, le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

En relation avec la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(2), il est un passage bien connu d’Iguéret Ha Kodech(3) affirmant que : “ le Juste qui quitte ce monde se trouve, dans tous les mondes, plus que de son vivant ”. En outre, il est dit aussi que “ les érudits de la Torah connaissent l’élévation, d’une étape vers l’autre ”. L’âme de celui dont nous célébrons la Hilloula s’élève elle-même, de niveau en niveau. Il en résulte que tout ce qui le concerne doit également connaître l’élévation. Il est expliqué, par ailleurs, que Israël est “ une nation unique sur la terre ”, rendant unique tout ce qui constitue cette terre, le matériel et le spirituel, le quantitatif et le qualitatif. Cela veut bien dire que cette élévation doit elle-même être à la fois quantitative et qualitative. Ce principe s’applique, tout d’abord, aux actions menées envers les enfants, au sens littéral, par le nombre de leurs années, puis par les réalisations positives envers ceux qui qualitativement sont, eux aussi, des enfants. A ce propos, je vous joins le compte-rendu des propos qui ont été tenus au début de la réunion ‘hassidique du jour de la Hilloula(4), dans lesquels je développe cette idée.

Le Rav Gorodetski m’a indiqué que vous étiez en vacances à Tibériade. Puisse donc Dieu faire que vous en profitiez pleinement. Pour chaque homme actif et pour vous en particulier, les vacances sont uniquement la préparation à l’activité accrue qui lui fera suite. C’est bien de cette façon qu’elles sont fructueuses. Elles doivent permettre de prendre des forces afin de redoubler d’ardeur par la suite. Comme l’explique le chapitre 11 de la séquence de discours ‘hassidiques de la Hilloula, en cette onzième année(5), on “ dilapide toutes les richesses et les trésors, un précieux butin accumulé et réuni au fil des années, pendant des générations ” dans le but d’atteindre son objectif. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, en bonne santé et dans la joie,

Notes

(1) Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°7475. (2) Célébrée le 10 Chevat. (3) Au chapitre 27. (4) Publiés dans le Likouteï Si’hot, tome 2, à la page 521. (5) Correspondant à cette année 5721, la onzième depuis le décès du précédent Rabbi.

Lettre n°7568

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7568, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Tou Bi Chevat 5721,

nouvel an des arbres,

Brooklyn, New York,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,

groupement de(1), que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

La Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, est passée depuis quelques jours et des explications ont déjà été données, à son sujet, lors de la réunion ‘hassidique qui a eu lieu à l’issue du saint Chabbat Parchat Chira. Vous en trouverez ci-joint des extraits(2). Mais, je voudrais, en outre, par la présente, souligner le mérite particulier et, simultanément, la grande responsabilité qui incombent aux femmes juives, en général, aux femmes et jeunes filles ‘Habad, en particulier. Celles-ci doivent mettre en pratique, dans leur existence, ce qui est expliqué par cette causerie, montrant l’abnégation dont on doit faire preuve pour l’éducation des enfants juifs, basée sur les valeurs sacrées.

On peut vérifier dans la pratique que l’éducation, surtout pendant les toutes premières années, dépend, pour une large part, ou même totalement, de la femme. Plus généralement, les trois qualités qui sont les caractéristiques du peuple juif, la pitié, la pudeur et la bienfaisance, s’expriment beaucoup plus fortement chez les femmes. Or, la pitié et la bienfaisance sont particulièrement importantes, pour l’éducation des enfants.

Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout cela en bonne santé et avec un bon moral, en étant pénétrées d’enthousiasme et de clarté ‘hassidiques. Et, que Dieu vous accorde la réussite, en la matière. A n’en pas douter, Il vous prodiguera ainsi Ses bénédictions en proportion accrue, y compris en les besoins personnels de chacune et des membres de sa famille, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs groupements. (2) Voir la lettre précédente.

Lettre n°7569

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7569, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Chevat 5721,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

Vous me demandez comment éviter les expressions malencontreuses que l’on peut entendre dans votre classe. Il faut leur(2) expliquer que chaque Juif et chaque Juive est aimé de Dieu, bien plus que des parents aiment leur fils unique, qu’ils ont eu à un âge avancé, selon l’expression du Baal Chem Tov(3). Bien plus, il est dit de Dieu : “ Celui Qui implante l’oreille n’entendrait-Il pas ? Celui Qui crée l’œil ne verrait-Il pas ? ”. Quand on dit du bien du fils de Dieu, Lui-même le voit, observe, écoute ce qui est rapporté, le contenu de cette parole et la manière de l’exprimer. Il est donc bien clair que l’on doit s’efforcer de ne pas offenser le Roi, Roi suprême, le Saint béni soit-Il. On peut établir qu’il en est bien ainsi grâce au raisonnement a fortiori suivant. Quelqu’un se permettrait-il de parler de cette façon du fils d’un roi en chair et en os, en sa présence ?(4)

Vous pourrez sûrement développer cette explication et l’appuyer. En outre, il serait encore plus efficace d’accrocher, dans la classe, une sentence dont la signification sera globalement la suivante : “ Réfléchis bien à ce que tu dis, car un Œil te voit et une Oreille t’écoute ”.

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme, en l’occurrence une enseignante. (2) Aux élèves. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°7167, 7739 et 7743. (4) Combien plus ne peut-on le faire quand il s’agit du fils de Dieu.

Lettre n°7570

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7570, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 15 Chevat, dans laquelle vous me faites part de votre état d’esprit. Vous concluez en parlant de votre visite chez le médecin et de l’avis qu’il a formulé. Bien entendu, je suis d’accord avec ce médecin, me fondant sur l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, en la matière. Et, l’on connaît également les précisions qu’apportent nos Sages, sur ce sujet, de même que l’exemple qu’ils ont eux-mêmes donné. On peut, en effet, constater, dans de nombreux cas, identiques au vôtre, qu’en se fiançant, puis en se mariant peu de temps après, on peut avoir une vie organisée et méthodique. De fait, ces personnes elles-mêmes ont été surprises, par la suite, d’avoir eu, au préalable, des doutes et des hésitations, pendant la période des fiançailles. Du reste, il a déjà été maintes fois souligné que la vie de l’homme ne peut pas recevoir une formulation mathématique précise, que l’on peut exprimer noir sur blanc, jusque dans le moindre détail, puis établir un programme en conséquence. Bien au contraire, c’est, en général, ce qui est le plus simple qui doit être préféré.

Que Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, fasse qu’au moins à l’avenir, vous soyez sûr de vous, vous ayez confiance en cette Providence, vous sachiez que tout ceci est bien conçu pour vous. De la sorte, vous parviendrez au moins à affaiblir votre mauvais moral et vous vous intéresserez aux partis que l’on vous propose, de la manière qui convient. Dieu vous accordera le succès. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

N. B. : J’ai bon espoir que vous avez pris part à la réunion ‘hassidique, au jour propice de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi. Puisse Dieu faire que vous conserviez son contenu tout au long de l’année, car ceci multiplie les bénédictions de Dieu, au sens le plus littéral.

Lettre n°7571

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7571, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux

besoins communautaires, aux multiples accomplissements,

le Rav Chear Yachouv Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos deux livres et je vous en remercie. Je vous adresse spécifiquement la présente, car il semble qu’en la matière également se soit réalisée la sentence de nos Sages selon laquelle : “ tout dépend du Mazal, y compris le Séfer Torah se trouvant dans l’arche sainte ” et, en l’occurrence, ce livre imprimé. Je fais allusion au Yessod Ve Chorech Ha Avoda(2). Cet ouvrage a, certes, été édité avec des caractères lumineux, mais “ le panier n’a pas d’anse ” et celle-ci lui fait cruellement défaut. Notre génération a pris l’habitude qu’on lui apporte tout déjà prêt, immédiatement intégrable, sans effort de sa part et, a fortiori, sans effort important.

Or, ce livre compte près de cinq cents pages, mais il est totalement dépourvu d’index, il n’a pas même un simple sommaire, indiquant uniquement le début de chaque partie, de chaque chapitre. A mon sens, s’il s’agit de le mettre à la disposition du plus grand nombre, comme cela est précisé dans l’avant-propos, un index général et, si possible, détaillé, est indispensable. En la matière, plus l’on est précis et mieux c’est.

Bien entendu, nos Sages disent qu’il est inutile de se plaindre du passé. Je ne vous aurais donc pas écrit tout cela si je n’avais pas vu le moyen de réparer ce qui a été fait, au moins pour une large part. Il suffit, pour cela, d’imprimer un feuillet de quelques pages, présentant cet index et de le joindre aux livres qui seront envoyés. C’est une évidence. Je vous joins un extrait d’une causerie prononcée au jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(3). J’espère qu’il vous intéressera. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°7545. (2) “ Le fondement et la source du service de Dieu ”. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7567.

Lettre n°7572

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7572, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5721,

Je vous salue et vous bénis(1),

J’ai bien reçu votre lettre, m’annonçant une bonne nouvelle, à propos des résultats des examens(2), puisque les réponses données ont été justes et claires. Je vous remercie beaucoup pour la satisfaction et le plaisir que m’a causé cette nouvelle. Selon l’Attribut de Dieu, Qui agit “ mesure pour mesure ”(3), mais en proportion largement accrue, vous recevrez vous-même de bonnes nouvelles, qui vous procureront une réelle satisfaction, en tout ce qui vous concerne.

De fait, ceci est lié à la Paracha de cette semaine et à son début, qui dit : “ Voici les Jugements que tu placeras devant eux ”. Il faut donc expliquer, jusqu’à ce que les élèves saisissent cette notion, “ la profondeur de la Hala’ha, avec sa raison précise, en leur apportant des explications qui leur permettront de comprendre leur étude et d’en éprouver de la satisfaction ”, selon les termes de l’Admour Hazaken, dans ses lois de l’étude de la Torah, à la fin du chapitre 3.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse également, en ces élèves et en tous ceux qui reçoivent cet enseignement, cette autre explication de l’Admour Hazaken, énoncée dans son Torah Or, commentant ce verset : “ devant eux : à l’intérieur de leur personnalité ”.

Ce qui vient d’être dit permettra, en outre, de répondre à un autre question. Il est bien clair que tout enseignement de notre Torah doit être clairement expliqué. Cette Injonction est, en fait, surtout nécessaire pour les Décrets, qui transcendent la logique, mais non pour les Jugements, qui procèdent d’une démarche rationnelle.

En effet, il est aisé de trouver une explication logique à ces Jugements, permettant d’en avoir une perception satisfaisante. Cela est moins facile, en revanche, quand il s’agit des Décrets, desquels il est dit : “ J’ai émis un Décret, pris une Disposition, tu n’as pas le droit de les remettre en cause ”.

L’explication profonde de tout cela, basée sur l’enseignement caché de la Torah qui, de nos jours, a été révélé par la ‘Hassidout, soulignant que ces Préceptes doivent être intériorisés par la profondeur de l’âme, permet d’établir clairement que les Commandements logiques, que l’on comprend parfaitement, ne mettent pas réellement en éveil la profondeur de l’âme, ne s’attachent pas à elle. Les Décrets et les Dispositions transcendant la logique, en revanche, y parviennent. En conséquence, la Torah souligne que les Jugements appellent aussi, de la part de l’homme, une intériorisation, par la dimension la plus profonde de l’âme.

Ce qui vient d’être dit nous permettra de répondre à une autre question. Le premier des Jugements dont il est question dans cette Paracha porte sur l’achat d’un esclave juif, vendu par le tribunal afin de rembourser ce qu’il a volé. Il y a là, en apparence, une idée difficile à comprendre. Pourquoi envisager, d’emblée, une situation aussi négative, celle d’un homme qui a transgressé un Interdit de la Torah et qui ne dispose pas des moyens de restituer l’objet de son larcin, avant même d’avoir établi le principe de la restitution par le voleur ? Bien plus, ces dispositions ne sont-elles pas valables uniquement à l’époque où le Jubilé est en vigueur ?

On peut avancer une explication en fonction de ce qui a été dit auparavant, sur la nécessité d’intégrer profondément en son esprit ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, qui exige beaucoup d’efforts moraux et physiques. Car, si l’on craint les autres hommes, on ne craint pas nécessairement Dieu. C’est la raison pour laquelle Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï dit : “ Puisse Dieu faire qu’on Le craigne comme on craint les autres hommes ”. On consultera, à ce sujet, le Tanya, au chapitre 41.

Parfois, un homme est saisi d’un esprit de folie qui le conduit à mal agir. Dès lors, il dupe Dieu et il Le “ vole ”, bien qu’il ait toujours la crainte des autres hommes. De ce point de vue, l’homme qui vole au grand jour et ne craint même pas les hommes est effectivement inférieur à celui qui commet son larcin en cachette, car ce dernier conserve, tout au moins, de la crainte envers les autres hommes. C’est ce qu’explique Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï, au traité Baba Kama 79b.

C’est donc une telle démarche, dans l’ordre défini par les versets, qu’il convient d’adopter, après le don de la Torah. Il faut, tout d’abord, s’écarter du mal. Ainsi, le tribunal, représentant les chefs du peuple d’Israël, comme le dit le Tanya, au début du chapitre 42, viendra en aide pour que le voleur soit esclave pendant six ans, qui font allusion aux six jours de la semaine et aux six millénaires de la création. Puis, il sera libre, le septième jour, qui sera ainsi le Chabbat, jour du repos éternel, comme l’explique le Torah Or, à la référence précédemment citée. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Cette lettre a été adressée au Rav Avraham Yaakov Teitelbaum, au Rav Morde’haï Mentlik et aux Rav Israël Its’hak Piekarski, les trois recteurs de la Yechiva centrale Tom’heï Temimim Loubavitch. (2) Des élèves de la Yechiva. (3) De la manière dont on agit envers Lui.

Lettre n°7573

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7573, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, le Rav Acher(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du nouvel an des arbres(2). En un moment propice, le nom de ce jeune homme sera mentionné, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles, à son sujet. Vous m’interrogez également, au nom d’un donateur, désirant inscrire dans son testament qu’après cent vingt ans, ses biens seront légués à une institution se trouvant en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, au sein de laquelle on construira un lieu de Torah qui portera son nom et celui des membres de sa famille. Cet homme s’interroge sur le nom précis qu’il convient de donner à cette institution, de même que sur sa traduction anglaise.

Concrètement, la date de transmission de ce legs n’est pas claire et puisse Dieu faire qu’ils(3) aient de longs jours et de bonnes années. Il est donc bien compliqué de choisir le nom de cette institution, a fortiori un nom “ précis ”, selon votre expression. Autre point, il y aura une difficulté sur le transfert de son héritage là-bas, si l’institution est déclarée comme se trouvant en Terre Sainte. Il est donc bien plus simple et plus agréable, de la déclarer comme ayant son siège en dehors d’Erets Israël, avec une branche, un département et un domaine d’action en Terre Sainte. Si une telle formulation est acceptée et si cet homme veut pratiquer ainsi, elle pourra être déclarée, par exemple, au nom du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, en spécifiant, bien entendu, les conditions énoncés ci-dessus.

Il y a aussi une autre manière de faire. Il peut établir la déclaration au nom de la branche australienne du Merkaz, si celle-ci possède, là-bas, un statut officiel. Et, cette branche représentera le Merkaz d’ici. On peut aussi le faire par l’intermédiaire de la Yechiva ou du Beth Rivka, mais, en ce cas, les moyens d’action seront plus limités. En effet, il est clair que la Yechiva ne peut pas construire une école de filles, ni le Beth Rivka une école de garçons, alors que le Merkaz cumule bien les deux projets à la fois dans son programme.

Si, pour une quelconque raison, cet homme tient à inscrire, dans son testament, le nom d’une institution de Terre Sainte, il choisira le comité spirituel de Kfar ‘Habad, placé sous l’autorité de son Rav. Je précise bien “ spirituel ”, afin qu’il soit impossible d’utiliser ce don pour rembourser les dettes du Kfar, s’il y en a à cette date. Il peut choisir également la direction du Beth Rivka de Kfar ‘Habad. Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

N. B. : S’agissant de votre voyage(4), j’ai déjà dit(5) que je n’appréciais pas du tout la traversée du méridien de changement de date pendant la période de l’Omer. D’un point de vue hala’hique, je considère, d’une manière très claire, que la fête de Chavouot doit être célébrée uniquement en fonction de son compte des jours et qu’en la matière, chacun tient le sien propre. En conséquence, celui qui traverse ce méridien ne doit en aucune façon se baser sur la date de Chavouot qui est retenue par les personnes se trouvant dans l’endroit où il parvient. Il le célébrera au cinquantième jour de son propre compte, c’est-à-dire avec un jour de différence, par rapport aux Juifs de l’endroit, à condition, bien entendu, qu’il ne traverse pas le méridien une autre fois, en sens inverse, pendant l’Omer. Comme je l’ai dit, mon avis est bien clair, en la matière. Néanmoins, il y a là une pratique surprenante(6), d’autant qu’à mon sens, une telle distinction est bien introduite par la Torah(7). C’est pour cela que, dans toute la mesure du possible, on doit éviter de se trouver confronté à une telle situation.

Notes

(1) Le Rav A.Abramson, de Sydney, Australie. Voir, à son propos, la lettre n°7543. (2) Le 15 Chevat. (3) Ce donateur et les membres de sa famille. (4) Pour rendre visite au Rabbi. (5) Voir la lettre n°7543. (6) Le fait de ne pas célébrer Chavouot en même temps que le reste de la communauté. (7) Elle-même et non par les Sages.

Lettre n°7574

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7574, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[21 Chevat 5721]

Vous m’interrogez, pour le compte d’une certaine personne, sur l’achat de parts. Il convient, au préalable, de se demander si l’on ne transgresse pas, de la sorte, l’interdiction de l’usure, puisque, d’après ce que vous m’indiquez dans votre lettre, cette société ne compte que des Juifs. De fait, nos Sages affirment que “ l’usure entraîne avec elle le capital ”.

Lettre n°7575

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7575, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Chevat 5721,

Brooklyn,

A l’attention de monsieur Mena’hem Begin(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’introduirai mon propos d’une manière positive. Mon cœur a été particulièrement satisfait, quand j’ai appris que le problème du Erouv(2) trouvait une solution, dans le Mochav Bar Guyora. Rien n’est plus important que le respect du Chabbat par le plus grand nombre. Tout d’abord, nos Sages disent que celui-ci est considéré comme l’ensemble des Mitsvot. En outre, de nos jours, en cet exil intense et profond, une valeur particulière doit être accordée à la promesse de nos Sages selon laquelle “ si les Juifs respectent un Chabbat de la manière qui convient, ils seront aussitôt libérés ”. La divine Providence m’a accordé le mérite de participer à cette réalisation. Je veux donc le faire également par ce que je possède. En conséquence, je me permets de joindre à la présente un chèque personnel, qui constitue ma participation symbolique aux frais de mise en place de ce Erouv. Je ne sais pas à qui l’adresser et je vous remercie donc de bien vouloir le transmettre à qui de droit.

Pour passer d’un remerciement à un autre, je vous sais gré également de m’avoir adressé vos deux livres, que j’ai bien reçus pour ma bibliothèque. Je ne vous avais pas encore confirmé les avoir reçus, car j’espérais que nous pourrions nous rencontrer une seconde fois. En tout état de cause, je vous remercie et je vous félicite.

Comme vous le savez sûrement, nous avons l’habitude d’organiser une réunion ‘hassidique, pour la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, notre chef. A cette occasion, sont prononcées des paroles d’encouragement, en relation avec l’œuvre accomplie par celui dont nous célébrons la Hilloula. Des propos introductifs qui ont été dits cette année, pendant la réunion ‘hassidique tenue à l’occasion de cette Hilloula du 10 Chevat, a été publié un extrait(3), que je joins à la présente. J’espère qu’il vous intéressera. J’avoue sans honte que j’ai aussi une autre motivation, en vous adressant cet extrait. En effet, son contenu fait suite à notre échange, lors de notre entrevue, à propos de l’immense importance, à notre époque, de mener une action auprès de la jeunesse et des jeunes. Je souligne qu’il en est ainsi précisément à notre époque, non seulement parce qu’il y a là une nécessité absolue, mais aussi parce que notre génération est prête, qu’elle offre de multiples moyens d’action, là où d’intenses efforts, se prolongeant pendant de nombreuses années, étaient au préalable nécessaires.

Il est vrai qu’une telle action requiert de l’empressement et de l’abnégation. Il faut mettre de côté les autres considérations et les conclusions de la logique froide. Or, les jeunes possèdent précisément ces deux qualités. Bien plus, quand on les oriente vers le droit chemin, en leur assignant un objectif positif, on est soi-même porté et entraîné par leur ardeur et par leur mouvement. On atteint ainsi le sommet en réalisant ce que l’on n’aurait jamais pu accomplir par ses forces propres, parce que l’on a un âge mûr ou même qu’on l’a dépassé. Il est merveilleux de constater comment nos Sages exprimèrent tout cela en un proverbe court, relatant la sortie d’Egypte, la délivrance du premier exil par l’intermédiaire de Moché, notre maître et des anciens. Lorsque fut nécessaire le premier miracle, au début de la période de la délivrance et que la mer Rouge se fendit, les enfants et les jeunes qui avaient grandi en Egypte furent les premiers à reconnaître Dieu, avant même leurs parents et avant les anciens d’Israël, ainsi qu’il est dit : “ Il est mon Dieu et je veux Le rendre gracieux, le Dieu de mon père et je veux Le grandir ”. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°7724. (2) Permettant de transporter des objets nécessaires à l’extérieur, pendant le Chabbat. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7567.

Lettre n°7576

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7576, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Chevat 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(1) du 20 Chevat. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de ce que vous m’écrivez, conformément au début et au fondement de ces Sidrot, affirmant : “ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”. Et, nos Sages constatent : “ Il n’est pas dit ‘en lui’, mais ‘parmi eux’, c’est-à-dire au sein de chacun. Conformément au principe selon lequel “ un verset ne peut pas être départi de son sens simple ”, il est clair que cette constatation est également liée à : “ Ils Me feront un Sanctuaire ”, ce qui veut dire que Dieu réside effectivement dans ce Sanctuaire. Toutefois, Il se trouve essentiellement “ parmi eux ”. Ainsi, on fait un Sanctuaire et la Présence divine y réside uniquement pour que s’accomplissent les termes du verset : “ Je résiderai parmi eux ”.

C’est aussi ce que l’on peut déduire de la séquence de discours ‘hassidiques de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël(2) : “ Je suis venu dans Mon jardin : dans le lieu de Mon plaisir ”. Vous consulterez ce texte. Puisse Dieu accorder la santé et la richesse en tous les domaines, en ce qui est accompli dans le monde, “ Ils Me feront un Sanctuaire ” et en ce qui est réalisé en soi-même, “ Je résiderai parmi eux ”. En effet, nos Sages nous enseignent que le Sanctuaire est un lieu de richesse, comme l’indiquent le traité Tamid 29a et le commentaire de Rachi, à cette même référence. Tout ce qui y était fait était empreint de richesse et d’apparat. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Une même lettre a été adressée à plusieurs personnes. (2) Célébrée le 10 Chevat.

Lettre n°7577

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7577, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

à la veille du Chabbat(1)

“ Si tu prêtes de l’argent ” 5721,

Aux dirigeants de l’association de bienfaisance

Chomreï Chabbat(2) dans la ville de Brooklyn,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir votre lettre de ce mardi, lorsque deux fois fut dit le mot “ bon ”(3). Vous me dressez un bref compte-rendu des actions que vous avez menées au cours de cette année(4) et vous m’informez que votre réunion annuelle aura lieu à l’issue du prochain Chabbat, qui bénit le mois d’Adar. Puisse Dieu faire que cette réunion soit fructueuse, qu’elle permette le développement de vos activités, le renforcement du calme, de la joie et de l’enthousiasme.

De fait, la bienfaisance s’adresse “ aux riches comme…(5). Bien plus, le chapitre 15 de la séquence de discours ‘hassidiques éditée pour la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, souligne qu’en cette génération du talon du Machia’h, on dilapide “ tous les trésors cachés, la fabuleuse richesse qui a été rassemblée et accumulée pendant de nombreuses années, d’une génération à l’autre, et on les transmet aux officiers, pour les soldats ”(6).

Comme l’établissent différents textes, la matérialité est une émanation de la spiritualité. En l’occurrence, des trésors qui viennent d’être décrits découleront également des trésors matériels, très prochainement, avec la venue de notre juste Machia’h, quand on utilisera pleinement les trésors moraux, de la manière qui est expliquée dans cette séquence.

Dès lors s’accomplira pleinement la mise en garde et la promesse selon lesquelles : “ En ton sein, il n’y aura pas de pauvre ”, car “ Israël accomplira la Volonté de Dieu ”, comme l’expliquent le commentaire de Rachi, basé sur le Sifri, à propos du verset Reéh 15, 4, le traité Sanhédrin 64b, le Raya Méhemna, dans le Zohar, tome 3, à la page 125a et le Avodat Ha Kodech, tome 2, au chapitre 38. Avec ma bénédiction de réussite,

M. Schneerson,

N. B. : Vous trouverez ci-joint mon chèque, qui est ma participation à votre mission sacrée.

Notes

(1) Michpatim. (2) Ceux qui gardent le Chabbat. (3) Lors de la création. (4) Il s’agit de la caisse d’entraide. (5) Aux pauvres. (6) Afin que ceux-ci obtiennent la victoire finale.

Lettre n°7578

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7578, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Chevat 5721,

Brooklyn,

Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

assume une mission sacrée(1), le Rav Its’hak(2),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 22 Chevat, dans laquelle vous me faites part de ce que vous avez entendu, qui est basé sur des versets et sur des allusions(3). De façon générale, il n’y a pas lieu d’entrer dans de tels calculs, concernant uniquement ceux qui ont reçu une tradition, en la matière, mais non les autres. En effet, tous ont foi en la venue du Machia’h et il est dit que : “ J’attendrai chaque jour sa venue ”. Pour autant, chacun est tenu de faire tout ce qui est en son pouvoir dans le but de hâter et de précipiter la venue de notre juste Machia’h. Cela est possible, en particulier, grâce à la diffusion des sources(4) à l’extérieur. Car, on connaît la sainte épître du Baal Chem Tov, auquel le roi Machia’h répondit(5) : “ Lorsque tes sources se répandront à l’extérieur ”.

En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Je suis surpris que vous ne disiez rien de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, célébrée le 10 Chevat, mais j’ai bon espoir qu’une réunion ‘hassidique a bien eu lieu, à cette date et qu’elle aura des conséquences, comme l’explique la lettre de celui dont nous commémorons la Hilloula, à propos de celle de son père, le Rabbi Rachab(6). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Celle de l’enseignement basé sur les valeurs sacrés. (2) Le Rav I.Yadgar, de Taana’h. Voir, à son sujet, la lettre n°6691. (3) Vraisemblablement une prédiction de la venue du Machia’h. (4) De la ‘Hassidout. (5) Quand il lui demanda : “ Quand viendras-tu ? ”. (6) Voir, à ce propos, la lettre n°7558.

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