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Iguerot Kodesh — lettres 7499 à 7518

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7499

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7499, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Kislev 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du saint Chabbat et, comme cela a été convenu, on contactera d’ici des amis se trouvant à Anvers, à propos de ce que vous écrivez(1). Bien entendu, lorsque la situation aura été clarifiée, on vous le fera savoir. Puisse Dieu faire que cette clarification soit positive et, selon l’expression de nos Sages, “ bonne pour les cieux et bonne pour les créatures ”, d’un bien qui porte des fruits, d’après la formulation du traité Kiddouchin 40a.

Tout est effet de la divine Providence, surtout d’après ce qui est rapporté par l’enseignement du Baal Chem Tov, se basant sur une évidence qui figure dans les propos de nos Sages et fut la preuve que tira l’Admour Hazaken(2) du traité ‘Houlin 63a : “ A propos du héron, il dit : Tes jugements… ”(3). En l’occurrence, votre lettre a été reçue quelques jours avant le 19 Kislev(4). J’ai donc l’obligation et le mérite de vous souligner et de vous rappeler ce qui se passa en ce jour et sa signification profonde pour toutes les générations. Selon les termes du maître(5), le Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, puisque vous m’avez dit avoir eu le mérite de le voir, à différentes reprises :

“ Ce jour est celui du début de Tes actions, révélant la lumière de la dimension profonde de notre sainte Torah. Celle-ci apparaît à l’évidence, en ce jour, dans sa globalité, pour l’ensemble de l’année. Nous devons, en ce jour, mettre notre cœur en éveil, en sorte que la lumière de notre esprit illumine celle de la dimension profonde de Sa Torah ”.

Si ces propos s’adressent à chacun, combien plus concernent-ils quelqu’un qui l’a entendu prononcer des paroles de la Torah, surtout si, en outre, son influence s’exerce sur plusieurs personnes. Le mérite de ce qui est public lui vient alors en aide et, de plus, celui-ci exige : “ De grâce, abreuve-moi ”(6). A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Avec mes respects et ma bénédiction,

N. B. : Je suis quelque peu mal à l’aise de vous écrire ces deux points dans la même lettre, mais j’ai bon espoir que vous ne me soupçonnerez pas d’émettre, de la sorte, une condition(7), ce qu’à Dieu ne plaise. Si l’on veut trouver une relation entre l’un et l’autre, celle-ci est uniquement l’emphase que la ‘Hassidout, en général et la ‘Hassidout ‘Habad, en particulier, font porter sur l’amour du prochain. Bien plus, la ‘Hassidout affirme que cet amour du prochain, “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” et l’amour de Dieu ne font qu’un. Vous consulterez la Michna, au chapitre 6 du traité Sanhédrin, qui dit : “ Lorsqu’un homme souffre, que dit la Présence divine ? Je souffre… ”. Vous verrez aussi le commentaire de Rachi sur le traité Chabbat 31a, qui précise : “ Ton ami : c’est le Saint béni soit-Il. Autre explication, il s’agit véritablement de ton ami ”(8).

Notes

(1) Un homme qui s’est assimilé parmi les non Juifs. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°7382. (3) Le héron ne chasse un poisson pour se nourrir qu’à l’issue d’un jugement prononcé par le Tribunal céleste, ainsi qu’il est dit : “ Tes jugements s’appliquent jusque dans l’abîme profonde ”. (4) Libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes et Roch Hachana de la ‘Hassidout. (5) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Rachab, tome 1, à la lettre n°110. (6) En l’occurrence de l’enseignement de la ‘Hassidout. (7) L’action pour sauver cet homme de l’assimilation sera menée à la condition que le destinataire de cette lettre diffuse la ‘Hassidout. (8) Le texte établit ainsi un parallèle entre Dieu et n’importe quel Juif.

Lettre n°7500

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7500, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Kislev 5721,

Brooklyn,

Au comité d’organisation de Kfar ‘Habad et à chacun

des invités, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je reproduis ici le texte du télégramme que le Rabbi Chlita a bien voulu vous adresser, ce jour :

“ Au comité d’organisation et à chacun des invités,

que Dieu vous accorde de longs jours et de bonne années,

Pour faire suite à ce qui vous a été dit ici, vous voudrez bien transmettre à l’association ‘Habad, aux jeunes de l’association ‘Habad, aux femmes et jeunes filles ‘Habad, de même qu’à tous les ‘Hassidim, mon espoir que l’on profitera, dans toute la mesure de ce qui est nécessaire, de ces jours propices(1), entre les libérations(2). On se motivera, avec enthousiasme et amour du prochain(3) et l’on motivera les autres, en tout endroit où l’on exerce son influence, afin de préparer ses forces intellectuelles et émotionnelles, de même que leurs vêtements(4), pour être en mesure de célébrer le Roch Hachana de la ‘Hassidout, de susciter un désir et une volonté intérieurs et profonds(5). Et, l’assurance a été donnée que l’on vient en aide à celui qui désire se purifier(6).

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, d’un bien véritable, qui sera(7) pour les cieux et pour les créatures(8),

Mena’hem Schneerson, ”

Avec mes respects et ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération(9),

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Fin de la causerie du 10 Kislev 5707 et causerie du 19 Kislev 5707, au chapitre 16 ”. (2) De l’Admour Haémtsahi, le 10 Kislev et de l’Admour Hazaken, le 19 Kislev. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Qui s’applique également à soi-même, selon l’enseignement du Baal Chem Tov affirmant, précisément : ‘Tu lui viendras en aide’ ”. (4) Les pensées, les paroles et les actions. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera la lettre bien connue du Rabbi Rachab, à ce propos ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le Likouteï Torah, dans le discours ‘hassidique intitulé : ‘Que Dieu soit avec moi pour ceux qui me viennent en aide’, à partir de son chapitre 5 ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Kiddouchin 40a ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ On verra le Tanya, au chapitre 32 ”. (9) De l’Admour Haémtsahi, le 10 Kislev, date de cette lettre.

Lettre n°7501

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7501, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Kislev 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me faites part de vos pensées, relatives à votre responsabilité pour ce qui concerne vos fiançailles. Votre lettre semble indiquer que votre appréhension est la suivante : votre crainte de Dieu pourra-t-elle satisfaire l’attente des parents de la jeune fille, au moins dans votre action concrète, dans votre manière de vous vêtir ?

S’il en est ainsi, tout dépend donc de vous. Si vous le désirez, vous y parviendrez et vous satisferez leur attente. Bien au contraire, c’est là une raison supplémentaire pour accepter ce parti et pour le faire au plus vite, puisque cela vous permettra de vous élever dans la sainteté et dans la crainte de Dieu. En effet, nos Sages nous ont fait savoir qu’une Mitsva en attire une autre. Il est donc pratiquement certain qu’à terme, cet ajout à la pratique juive sera encore accru. Or, il est dit que, si l’on parvient à mettre en pratique l’Injonction : “ Goûtez ”, il est une certitude que : “ vous verrez que l’Eternel est bon ”. Bien entendu, cela inclut les Injonctions de Dieu et les enseignements qu’Il délivre aux enfants d’Israël, peuple qui Lui est proche, dans Sa Torah et Ses Mitsvot.

Tout est effet de la divine Providence. J’ai donc l’obligation et le mérite de vous souligner la nécessité absolue, l’obligation personnelle, de fixer un temps pour étudier la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par l’enseignement de la ‘Hassidout. Si de tout temps et en tout lieu, ceci a été vital, combien plus est-ce le cas à notre époque, tout particulièrement en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, afin de vous assurer de leur conformité à la ‘Hala’ha. De même, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka.

Lettre n°7502

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7502, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Kislev 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham Sender(1), Cho’het et vérificateur,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce jour, avec ce qui y était joint, un commentaire sur une Paracha de la Torah. Tout est effet de la divine Providence et vous avez choisi d’expliquer la Paracha de laquelle nos Sages disent qu’elle est répétée deux fois et largement commentée(2). Vous consulterez également le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, Parchat Bera’ha, à la page 96d.

Puisse Dieu faire que l’étude commentée de la Torah et, plus généralement, la pratique des Mitsvot de la meilleure façon conduisent à la réalisation de ce qui est dit dans cette Paracha, comme l’expliquent les discours ‘hassidiques intitulés : “ La discussion des serviteurs des Patriarches est plus belle ”, en particulier ceux du Likouteï Torah, précédemment cité et du Or Ha Torah, l’ouvrage du Tséma’h Tsédek. Leur contenu profond, selon les termes du Likouteï Torah, est la révélation de l’Essence de la Sagesse de Dieu.

De fait, c’est bien là un des aspects du miracle de Kislev, mois en lequel nous sommes entrés maintenant, le miracle de l’huile(3), plus précisément de l’huile d’olive, qui fait allusion à la Sagesse, comme on le sait. Avec ma bénédiction pour redoubler d’ardeur en la Torah et en ses Mitsvot, pour de longs jours et de bonnes années, en bonne santé et dans la joie,

N. B. : En signe d’amitié, je formulerai ici quelques remarques(4). Sur l’ensemble de cette Paracha, vous consulterez la longue explication du Zohar, tome 1, à la page 181b, qui est commentée par les Biyoureï Ha Zohar, à la même référence. Au début du commentaire, vous expliquez le sens allusif du terme “ muselés ”(5) et vous consulterez, à ce sujet, l’affirmation de nos Sages, figurant dans le commentaire de Rachi sur la Paracha de la semaine, à propos de la pudeur des chameaux. Sur le fait qu’il y avait dix chameaux et un certain nombre d’hommes, vous consulterez les Tossafot, au traité Ketouvot 7b et le ‘Hizkouni, à cette même référence, dans le Torah Cheléma.

Notes

(1) Le Rav A.S. Nemtsov, de Long Beach. Voir, à son propos, la lettre n°5315. (2) L’épisode d’Eliézer, serviteur d’Avraham, chargé de trouver une épouse pour Its’hak, dans la Parchat ‘Hayé Sarah. (3) Celui de ‘Hanouka. (4) Sur l’explication de la Paracha. (5) Employé par Rachi, à propos des chameaux d’Avraham, dans son commentaire du verset ‘Hayé Sarah 24, 10.

Lettre n°7503

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7503, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Kislev 5721,

Brooklyn,

Au jeune ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre de ce jeudi, dans laquelle vous me demandez ce que vous devez étudier pendant les vingt quatre heures de la journée lumineuse du 19 Kislev, qui approche, le Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques. En fonction du contenu de cette journée, il est clair que cette étude doit porter sur l’enseignement de celui dont nous célébrons la joie et la libération, c’est-à-dire la ‘Hassidout ‘Habad. Il peut s’agir de ses livres, par exemple du Tanya, du Torah Or, du Likouteï Torah ou bien des commentaires qui leur ont été apportés dans les discours et causeries ‘hassidiques de nos maîtres et chefs, dont le mérite nous protégera.

Comme c’est le cas pour toutes les parties de notre Torah, Torah de vie, grande est l’étude qui conduit à l’action. Il convient donc de suivre les directives et les usages de la ‘Hassidout, en la matière. Il serait judicieux et bon, pendant ces vingt quatre heures, de vous efforcer de diffuser les sources(2) à l’extérieur. Le fait de bouger les lèvres est bien une action, mais celle-ci reste limitée et il ne faut donc pas s’en contenter. On doit rechercher une action importante, un service rendu à des Juifs. Or, rien ne résiste à la volonté(3). Puisse donc Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Notes

(1) Le Rav H.Wolkin, de Weekleaf. Voir, à son sujet, la lettre n°7321. (2) De la ‘Hassidout. (3) Celui qui le veut peut donc le faire.

Lettre n°7504

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7504, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Kislev 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 13 Kislev, avec ce qui y était joint et à votre demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En plus de ce que j’ai écrit dans ma lettre qui était adressée aux jeunes de l’association ‘Habad, déjà envoyée par ailleurs, et il est bien évident qu’elle vous concerne avant tout, je m’appuis sur l’affirmation de nos Sages selon

laquelle celui qui fait faire surpasse celui qui fait lui-même pour affirmer que vous méritez et mériterez beaucoup plus(1). Néanmoins, le canal, le réceptacle et la manière de recevoir la bénédiction de Dieu sont la joie et l’enthousiasme, comme l’établissent différents textes.

Vous me faites part de ce qui s’est passé lors de la lecture de la Torah et de votre rêve. Oubliez complètement tout cela car, bien au contraire, les paroles de la Torah réjouissent le cœur. L’objet de la Torah est la révélation ici-bas d’un bien visible et tangible. En la matière, on connaît les différents avis, énumérés par le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 288, au paragraphe 7, qui se conclut en affirmant qu’il n’y a nullement là(2) un signe du ciel. Vous réjouirez donc le cœur des autres(3). Je veux dire que vous prélèverez dix huit livres(4) pour la Tsédaka, pendant les jours qui nous séparent encore de la fin de Kislev, mois des miracles et de la délivrance. Ceci s’ajoute à la Tsédaka que vous donnerez pendant le jour propice du 19 Kislev, qui approche. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même qu’à l’occasion de la fête de la libération,

Notes

(1) De bénédictions, par le fait d’avoir conduit d’autres personnes à mettre en pratique les Mitsvot. (2) Dans un mauvais rêve. (3) En leur expliquant qu’il n’y a là aucun mauvais signe. (4) Israéliennes.

Lettre n°7505

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7505, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Kislev 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 9 Kislev. Nous sommes actuellement entre deux délivrances, celle de l’Admour Haémtsahi(1) et celle de son père, l’Admour Hazaken(2), qui sont également les nôtres, puisque “ le corps suit la tête ”, surtout quand il s’agit de quelqu’un qui est leur ‘Hassid, c’est-à-dire d’une personne qui étudie leur enseignement et en tire une leçon qui le guide, jusque dans son action concrète. Vous noterez, à ce propos, les précisions de mon beau-père, le Rabbi, selon lesquelles il est quatre types de relation entre un ‘Hassid et un Rabbi : A) celle du maître et du disciple, de celui qui donne et de celui qui reçoit, B) l’attachement, le lien, l’unification profonde par l’intermédiaire de la Torah et du service de Dieu, C) la relation entre un père et un fils, D) celle qui peut être faite entre le luminaire et la lumière. Tout ceci est précisé par la causerie de Sim’hat Torah 5694(3), au paragraphe 2, que vous consulterez.

Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous prenne la décision, au sein de tout Israël, d’intensifier son engagement pour la Torah et les Mitsvot, en général, pour la diffusion des sources(4), en particulier. Cette décision sera suivie d’un effet concret, pénétrée de lumière et de vitalité, dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le 10 Kislev. (2) Le 19 Kislev. (3) 1933. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7506

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7506, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Kislev 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une

mission sacrée(1), le Rav Avraham Ben Tsion(2),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez sur la bénédiction, parmi celles du matin, que les femmes doivent réciter(3) et sur son texte. Vous vérifierez tout cela auprès des femmes des ‘Hassidim, puissent-elles avoir longue vie, qui détiennent la tradition, en la matière.

Notes

(1) L’enseignement. (2) Le Rav A.B. T. Mayzlich, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°7146. (3) Il s’agit de la bénédiction : “ Qui ne m’a pas fait femme ”. On consultera, à ce sujet, le recueil Yagdil Torah, édition de New York, n°30 au paragraphe 68, n°33 au paragraphe 50, n°34 à la fin du paragraphe 6, n°35 à la fin du paragraphe 34 et n°36, à la fin du paragraphe 56. On verra aussi la lettre n°7387, dans les Iguerot Kodech du Rabbi.

Lettre n°7507

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7507, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Kislev 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je fais réponse à votre lettre du 5 Kislev, dans laquelle vous me décrivez le poste que l’on vous propose, ses avantages et ses inconvénients. Vous me demandez ce que j’en pense. Or, vous savez sans doute qu’il y avait des avis divergents, concernant cette institution, qui vient d’être créée(1). On s’est donc demandé si elle devait exister, mais, comme vous le notez, cette question est désormais tranchée(2).

B) C’est un fait, de façon naturelle, chaque institution nouvelle, avant d’avoir pris une forme définitive, suscite des opinions divergentes, quant à ses aspects spécifiques comme sur sa vocation générale(3).

C) A l’inverse, une telle institution est effectivement très utile et on le reconnaît d’ores et déjà, comme en témoigne la décision qui a été prise(4). En conséquence,

D) Si vous êtes indépendant et si vous désirez agir pour renforcer le Judaïsme, pour le diffuser, sans vous affecter des difficultés qui en résultent, celles-ci étant d’autant plus nombreuses qu’est important l’accomplissement du domaine de la sainteté dont il s’agit, comme le disent nos saints livres, si vous êtes animé de la détermination qui est nécessaire pour introduire un fait nouveau, pour le poursuivre et le conduire à son terme sans craindre les avis divergents, comme on l’a dit, pourvu que l’on obtienne le résultat, il est particulièrement judicieux que vous acceptiez cette proposition et que vous l’assumiez avec un enthousiasme qui sera à la mesure de l’importance et de la grandeur de l’enjeu.

E) A l’opposé, si vous recherchez une activité qui ne vous fatiguera pas, ou bien, pour l’exprimer de manière plus raffinée, si vous souhaitez disposer de temps libre afin de vous consacrer au domaine de la sainteté, à titre individuel, par exemple en étudiant la Torah pour vous-même, avec le calme de l’esprit et du corps, sans aucun trouble, en étant également libéré des discussions avec quelques véritables responsables communautaires, qui n’ont pas tous le même avis, il est bien évident que vous ne trouverez pas, dans ce poste, le moyen d’adopter un tel mode de vie.

Je ne connais pas votre personnalité, ni celle des personnes qui exercent une influence sur vous. Néanmoins, vous savez sûrement que, selon la voie des hommes de ‘Habad, un tel poste fait partie de ce qui est considéré comme un sort enviable, puisqu’il permet de mettre en pratique la Volonté du Créateur, Qui donne la Torah et ordonne la Mitsva. En outre, vous pouvez fonder votre attitude sur la Hala’ha, clairement établie, selon laquelle la Mitsva dont on ne peut confier la pratique à quelqu’un d’autre repousse…(5). Tout est effet de la divine Providence et, à cette occasion, j’ai donc le devoir et le mérite de vous souligner la nécessité de disposer d’un temps fixé pour l’étude de la partie profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Si cela a été indispensable à chaque époque et en tout lieu, combien plus est-ce le cas de nos jours, en particulier en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

N. B. :

Conformément à votre demande, la présente vous est adressée en passant outre à la file d’attente.

Notes

(1) Et au sein de laquelle un poste est proposé au destinataire de cette lettre. (2) Puisqu’elle a déjà été créée. (3) Une telle situation n’est donc pas surprenante. (4) Celle de la créer. (5) L’étude personnelle de la Torah.

Lettre n°7508

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7508, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Kislev 5721,

Brooklyn,

Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je reproduis ici le texte du télégramme que le Rabbi Chlita a bien voulu vous adresser, en ce jour, à l’occasion de la fête de la libération du 19 Kislev, qui approche :

“ A tous les participants à la réunion ‘hassidique

de la fête de la libération,

que Dieu vous accorde longs jours et bonnes années,

Je prends part à votre réunion ‘hassidique, à l’occasion de la fête en laquelle ‘Il a libéré notre âme dans la paix’, lorsque la lumière et la vitalité de notre âme nous a été accordée. Puisse Dieu faire que celle-ci révèle le désir et la volonté profonde et intérieure de chaque Juif, jusqu’à ce que ces éléments pénètrent l’existence quotidienne et l’action concrète, que se diffusent les sources à l’extérieur et que vienne le roi Machia’h, très prochainement.

Le’haïm, pour la vie et pour la bénédiction,

Mena’hem Schneerson, ”

Vous avez sûrement reçu ce télégramme en son temps et, à n’en pas douter, vous ferez savoir ici ce qui a été accompli, avec tout le détail nécessaire. Avec mes respects et ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération,

le secrétaire,

Lettre n°7509

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7509, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Kislev 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous m’écrivez ceci :

A) Quelle est la signification du mot Barou’h, béni, que l’on mentionne dans les bénédictions ? Je suis surpris par votre question, car cette explication figure dans différents textes, en particulier dans les commentaires du Tana’h. Vous consulterez également l’interprétation de la ‘Hassidout, que je vous indique ici-bas, en marge(1).

B) Quel est l’objectif de la voie ‘hassidique et de l’enseignement de la ‘Hassidout ? Je suis étonné, encore une fois, par cette interrogation, car tout cela est clairement expliqué, en particulier dans les fascicules et les livres qui ont été imprimés. Vous consulterez, en particulier, le Kountrass Ets ‘Haïm, du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

En fonction de la formulation de votre lettre, j’ai bon espoir que vous fixerez un temps pour l’action concrète(2), l’étude de la ‘Hassidout, puisque le fait de bouger les lèvres est effectivement considéré comme une action concrète. Cette étude sera quotidienne. En outre, elle sera accrue, pendant le Chabbat qui est saint pour Dieu. Car, rien ne résiste à la volonté(3). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, Chir Hachirim, à la fin de la page 28d ”. (2) Par rapport à la seconde question posée. (3) Celui qui en prend la décision peut donc s’y astreindre.

Lettre n°7510

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7510, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Kislev 5721,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Kislev(1). Comme le soulignent nos Sages, la paix qui doit régner entre un homme et son épouse est particulièrement importante. Vous devez donc l’obtenir, dans toute la mesure du possible, d’autant que d’elle dépend également le bonheur de votre fille et de vos petits-enfants.

Notre Torah nous enseigne et la ‘Hassidout, en particulier le souligne, surtout dans la causerie bien connue(2) de mon beau-père, le Rabbi, que l’homme est créé avec un œil droit(3) et un œil gauche(4). L’œil droit est celui de la générosité et il montre à un Juif la nécessité d’observer ce qui est beau et bon. Notre Torah, Torah de vie, ordonne qu’il en soit ainsi et il est donc certain que l’on dispose des forces, des possibilités de mettre en pratique cette Injonction. Et, rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Il s’agit de la causerie de Sim’hat Torah 5691-1930, figurant dans le Likouteï Dibbourim, tome 4, à la page 706b. Voir aussi la lettre n°2300. (3) Emanant du côté de la bonté. (4) Emanant du côté de la rigueur.

Lettre n°7511

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7511, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Kislev 5721,

Brooklyn,

Aux élèves(1) de l’école ‘Habad de Zargona(2),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 17 Kislev et Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de son contenu. Nous approchons des jours de ‘Hanouka et, selon le texte de la prière Al Ha Nissim(3), le Saint béni soit-Il a alors “ placé les impurs dans les mains des purs, les impies dans les mains des Justes, les méchants dans les mains de ceux qui se consacrent à Ta Torah ”.

Il en est donc de même pour chaque Juif et pour chaque Juive, en toute époque et en tout endroit. Si l’on fait preuve d’abnégation, conformément à l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, Dieu place le mauvais penchant, impur, impie et méchant, qui se trouve dans le cœur de l’homme, entre les mains du bon penchant, pur, juste, assoiffé de Torah et de Mitsvot. Dès lors, chacun peut allumer “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, en sa propre âme, en sa maison et en son entourage. Dieu fasse que ceci s’accomplisse en chacune de vous. Avec ma bénédiction pour un ‘Hanouka joyeux et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Ce terme est au féminin. (2) Appartenant au réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) Intercalée dans la Amida et la bénédiction après le repas pendant cette fête.

Lettre n°7512

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7512, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5712,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

A) Je fais réponse à votre lettre du 19 Kislev, dans laquelle vous me dites que vous avez fait la connaissance de quelqu’un et que vous envisagez de l’épouser. Vous me décrivez les aspects positifs de cette relation, ceux qui vont en sens contraire(1) et vous précisez qu’il semble y avoir une opposition de la part de la famille de ce jeune homme, mais vous ne me dites pas quelle forme elle prend et ce qui l’explique. Vous me demandez mon avis sur les raisons que vous invoquez. Concrètement, on peut vérifier que la relation familiale qui existe entre vous ne présente aucun risque, surtout en ces dernières générations, dès lors que le jeune homme et la jeune fille sont en bonne santé.

B) Vous me dites que, compte tenu de votre âge, vous devrez attendre une année environ(2), ou peut-être même plus, pour vous marier. Il est bien évident que ceci ne correspond pas à mon optique et n’est pas non plus celle de notre Torah, Torah de vie, en général, ni celle de nos frères, les Juifs séfarades, en particulier, puisque vous appartenez, l’un et l’autre, à cette communauté. Autre point, qui est essentiel, il n’est pas du tout judicieux de se connaître, d’être amis, d’avoir l’intention de se marier et, malgré cela, de devoir retarder ce mariage pendant de nombreux mois ou peut-être même plus que cela. Comme je l’ai dit, une telle situation n’est en aucune façon souhaitable et des jeunes qui craignent la Parole de Dieu ne peuvent faire connaissance et se rapprocher que dans la mesure où ils ont décidé, au préalable, qu’il est temps pour eux de se marier, concrètement. Il est bien clair que les enseignements de notre Torah, Torah de vie, permettent d’obtenir non seulement le bien dans le monde futur, après cent vingt ans, mais aussi celui de chaque Juif, dans ce bas monde, afin d’y avoir une existence heureuse, matériellement et spirituellement.

C) Vous me demandez comment faire en sorte que ce jeune homme aborde tout cela plus sérieusement. D’après ce que vous écrivez, il comprend que vous envisagez positivement cette relation. Or, il continue à vous rencontrer et cela veut sûrement dire qu’il la considère lui-même d’une façon sérieuse, même s’il n’est peut-être pas aussi déterminé que vous. Mais, tous ces points doivent encore être vérifiés auprès d’amis qui vous connaissent tous les deux, par exemple ceux que vous citez dans votre lettre.

D’après la formulation de votre lettre, il est sûrement inutile de vous expliquer longuement la nécessité d’avoir une vie conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie. J’ajouterai donc uniquement ceci. Quand on est désemparé et que l’on a besoin d’une bénédiction accrue, de la part de Dieu Qui donne la Torah et ordonne la Mitsva, on doit intensifier sa pratique juive, jusque dans l’existence quotidienne. En tout ce qui concerne le bien et la sainteté, en effet, une situation, aussi bonne qu’elle puisse être, peut toujours être améliorée, dès lors que l’on est attaché au Saint béni soit-Il, Qui est infini. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Les aspects négatifs, les inconvénients. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3536.

Lettre n°7513

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7513, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, que vous m’avez transmise par l’intermédiaire du ‘Hassid, Rav C.H. Kasselman(1). Vous évoquez la foi pure(2). Nos saints livres, en particulier ceux de la ‘Hassidout, expliquent que celle-ci est entière, chez chaque Juif et chaque Juive, chacun étant défini comme un fils d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov, une fille de Sarah, de Rivka, de Ra’hel et de Léa. Néanmoins, il peut arriver que le mauvais penchant assiège la pensée et abuse l’homme, en lui suggérant d’autres pensées, parfois même des pensées opposées. En la matière, il est efficace, comme l’explique le saint Tanya, d’irriter l’âme animale en lui disant : “ Tu es mauvaise, impie, corrompue, repoussante, dévoyée ”, comme le précisent le chapitre 29 du Tanya et d’autres textes encore, selon les indications figurant dans l’index qui est à la fin du Tanya.

Il est aussi une autre façon d’agir, plus favorable et il me semble vous avoir déjà écrit, à ce propos, c’est d’oublier tout cela. Lorsque le mauvais penchant fait des avances, on doit lui répondre que l’on n’a pas de temps à lui consacrer, que l’on doit étudier la Torah, accomplir une Mitsva ou bien prier. Simultanément, on prélèvera quelques pièces pour la Tsédaka, chaque matin de semaine avant la prière. En outre, on gardera les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Point essentiel, vous étudierez la Torah avec élan et ardeur, conformément au programme de la Yechiva. En effet, un peu de lumière suffit à repousser beaucoup d’obscurité(3). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, guide spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod.

(2) Le destinataire de cette lettre, élève de la Yechiva, s’interroge sur ses difficultés pour l’acquérir. (3) Et, combien plus peut donc le faire beaucoup de lumière.

Lettre n°7514

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7514, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Kislev 5721,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi(2), date de la bonne nouvelle et de la délivrance, celle de l’Admour Hazaken, mais aussi date de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, la fête du 19 Kislev. Vous m’interrogez sur l’expression : “ Celui qui apprend de son maître une seule lettre ”. De quelle étude s’agit-il ici ? A différentes références du Talmud, on trouve de telles questions et des réponses, par exemple au traité Chabbat 77a-b. S’agissant de la question, on peut citer aussi le traité Chabbat 104a, de même que le traité Kiddouchin 30a, qui dit : “ Rav Yossef demanda : ce Vav… ” ou encore le traité Baba Metsya 87a qui s’interroge sur “ un légume ” ou “ et un légume ”(3). Il y a beaucoup d’autres exemples encore.

Je suis surpris que vous ne me disiez rien des actions que vous avez menées pendant le mois de Tichri, lequel a une portée générale, s’étendant sur toute l’année, de même que pendant le mois de Kislev, afin de renforcer le Judaïsme, en général et de diffuser les sources(4), en particulier. Conformément à votre demande, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en fonction du contenu de votre lettre. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour un joyeux ‘Hanouka,

Notes

(1) Le Rav T.Freydin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°6833. (2) Le 19 Kislev. (3) La différence entre les deux formules, “ et ”, étant un simple Vav. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7515

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7515, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Kislev 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se

consacre aux besoins communautaires, aux multiples

connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me décrivez la succession des événements concernant le grand Rabbinat(2) et vous faites référence à ma lettre, à ce sujet(3). Les médias ont rapporté des informations contradictoires sur mes propos, de sorte que, selon les nouvelles que je reçois ici, ma position actuelle n’est pas claire, pour de nombreuses personnes. A mon sens, il serait donc judicieux de publier au moins un extrait de ma lettre, afin d’ôter les doutes. A ce sujet et pour faire suite à ce qui vient d’être dit, j’ai reçu, ces jours-ci, la visite de dirigeants du parti national religieux. Bien entendu, nous nous sommes également entretenus de ce sujet et j’ai clarifié ma position. A ma grande peine, il semble que nombre d’entre eux privilégient encore de douteux intérêts de parti, au détriment de l’honneur du grand rabbinat. J’ai donc saisi cette opportunité pour réitérer la position que j’avais prise dans ma lettre, en la développant et en lui ajoutant l’introduction suivante.

On peut réellement se demander s’ils obtiendront le gain qu’ils escomptent, en faveur de leur parti. En effet, ils ne font vraisemblablement pas une bonne évaluation de la situation politique et du rapport des forces, tels qu’on peut les observer de l’extérieur. Les derniers développements ont fait naître un risque, qui est de plus en plus fort. Si la date des élections est repoussée, se trouveront de plus en plus confortés l’avis et l’influence de ceux qui prônent une séparation entre la religion et l’état(4). Or, à mon sens, une telle situation irait à l’encontre des principes de notre foi, car rien de ce qui concerne les enfants d’Israël ne saurait être séparé de notre foi et de notre religion, a fortiori d’une manière officielle.

S’agissant du parti national religieux, il est clair qu’en pareil cas, celui-ci perdrait sa raison d’être. A ma surprise, je dois ajouter, même si, bien entendu, je ne le leur ai pas dit, qu’apparemment, ils n’ont pas conscience de ce risque non plus ! A ce propos, il me semble avoir déjà fait remarqué ce que j’avais clairement souligné, dans ma lettre précédente, bien que je n’apprécie pas les controverses de la presse, en la matière. Je disais, en effet, que ceci n’exclut pas la nécessité d’exprimer une position claire, sans pour autant intervenir dans cette controverse.

Un autre point a été mis en avant dans notre discussion. Il est vrai que différentes communautés n’acceptent pas l’autorité du grand rabbinat, mais ce qu’ils remettent en cause, c’est uniquement le bien-fondé de leur rôle central et leurs décisions hala’hiques. En revanche, il n’y a pas lieu de le calomnier et de l’humilier, ce qui aurait pour effet d’affaiblir la situation de tout ce qui concerne la religion, pour toutes les communautés à la fois. C’est bien évident. Avec mes respects, ma bénédiction pour un ‘Hanouka joyeux et pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Je viens de recevoir une lettre m’annonçant la participation des deux candidats(5) à la fois à la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, à Kfar ‘Habad. Vous me décrirez sûrement ce qui s’est passé, depuis votre dernière lettre. Je vous en remercie d’avance.

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, la lettre n°7476. (2) D’Erets Israël. (3) Il s’agit de la lettre n°7474. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°6881 et 7542. (5) Au poste de grand Rabbin d’Israël.

Lettre n°7516

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7516, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Première lumière de ‘Hanouka 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux bons comportements et aux multiples

connaissances, le Rav D.Ha Cohen(1) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 6 Kislev, puis le tiré à part de l’ouvrage “ La présentation de la morale du sacré ”(2). Je vous remercie beaucoup pour ce cadeau et pour avoir pensé à me l’envoyer. J’ai bon espoir qu’à l’avenir, vous continuerez à m’adresser ce que vous publiez et, a fortiori, ce que vous écrivez vous-même.

Nous sommes dans la période de ‘Hanouka et la Mitsva de ces jours est accomplie avec de l’huile, qui fait allusion aux secrets des secrets de la Torah, comme l’expliquent le Zohar et les livres de la Kabbala, à différentes références. Mais, en l’occurrence, sa lumière doit briller. Bien plus, elle doit le faire “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”. En outre, notre génération est celle du talon du Machia’h, la dernière du présent exil, dont l’obscurité est intense et profonde. Or, selon les termes du Zohar, tome 1, à la page 118a : “ quand on s’approchera du jour du Machia’h, il arrivera que les enfants du monde eux-mêmes découvrent les aspects cachés de la Sagesse ”.

S’agissant de l’étude de la Torah, nos Sages précisent, au traité Baba Metsya 84a, que l’on doit adopter l’organisation suivante : “ lorsque je pensais qu’un certain point m’était difficile(3)… De la sorte, l’explication était bien claire. Ne savais-je pas que son enseignement était exact(4) ? ”. Je me permets donc de formuler quelques remarques, en marge de la présente. Bien plus, je sais l’influence que vous exercez sur votre milieu et sur votre entourage. Si ces remarques sont exactes, elles reçoivent une importance particulière et il a déjà été dit que “ la paix règne à la fin ”(5). Je salue votre fils, le Rav Cohen(6) Chlita. Avec mes respects et ma bénédiction afin que chacun, au sein de tout Israël, ajoute et avance, comme l’indiquent ces jours(7), puisque la Hala’ha retient l’avis de Beth Hillel(8),

M. Schneerson,

N. B. : Remarque générale : En apparence, la morale de la Torah, qui est celle du sacré, a pour fondement et pour finalité l’action concrète, au sens large, ce qui inclut la pensée, la parole et l’action, ainsi qu’il est dit : “ craindre Dieu et garder Ses Mitsvot, c’est toute la finalité de l’homme ”. La révélation de l’inspiration sacrée et, plus encore, de la prophétie est, tout au plus, une rétribution de l’effort et de l’action. C’est pour cela que l’accomplissement de l’homme ne permet pas de l’obtenir. Selon les termes du Rambam, dans ses lois des fondements de la Torah, chapitre 7, au paragraphe 5 : “ Même si l’on s’efforce de l’obtenir, la Présence divine peut se révéler ou bien ne pas le faire ”. Et, l’on consultera ce que dit le Lé’hem Michné, à cette référence. A fortiori n’incombe-t-il pas à chacun d’être un prophète, ni même quelqu’un qui est animé de l’inspiration céleste. Vous consulterez également le Rambam, à la fin des lois de la Techouva, de même qu’à la fin des lois des rois, précisant pour quelle raison tous les enfants d’Israël souhaitent la période du Machia’h.

En plus de tout cela, différents textes font la preuve, à mon humble avis, de l’immense importance de ces notions, précisément à notre époque, en laquelle il est indispensable de souligner beaucoup plus clairement la nécessité de mettre en pratique les Mitsvot, d’une manière effective, au quotidien, car rien ne peut les remplacer, en quelque domaine que ce soit, même si, par ailleurs, “ Dieu demande le cœur ”(9). Bien entendu, tout cela ne contredit en rien l’affirmation du Rambam, à cette référence, particulièrement mise en exergue par l’enseignement de la ‘Hassidout, selon laquelle la finalité de l’homme est : “ Connais le Dieu de ton père et sers Le d’un cœur entier ”. Selon les termes de l’Admour Hazaken, dans le Kountrass A’haron du Tanya, à la page 156b, il s’agit d’une “ Mitsva fondamentale et élevée ”. Pour autant, il n’y a bien là qu’une seule des six cent treize Mitsvot. Or, un homme se doit de mettre en pratique toutes les six cent treize à la fois. C’est pour cela que l’on est tenu de toutes les étudier et de les appliquer, par sa pensée, par sa parole et par son action. Vous consulterez ces textes.

Début du tiré à part, à la page 367 : A propos de l’esprit de prophétie et de l’inspiration sacrée, il semble que ce fascicule ne détaille pas les différents niveaux, mais en fait une présentation globale. De fait, il convient d’en distinguer trois, la prophétie proprement dite, qui cessa à l’époque de ‘Haggay, Ze’harya et Mala’hi, l’inspiration divine et la voix céleste, qui présente, pour sa part, un caractère différent. Concrètement, lorsque l’on emploie les expressions prophétie et inspiration divine à propos de périodes ultérieures, on ne le fait qu’au sens figuré et l’on fait alors référence à la voix céleste, comme le précise la Porte de l’inspiration divine du Ari Zal, qui, en la matière, est le Décisionnaire en dernier instance.

Fin de la page 383(10) : Il est dit que le libre-arbitre, au sens propre, est accordé uniquement à Israël. A ce sujet, vous consulterez le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, Parchat Emor, à la page 38b.

Fin de la page 34(11) : Il est dit que le fondement de la prière est l’unification avec la Volonté globale et universelle, qui est le Désir divin. En apparence, on peut trouver un appui à ce raisonnement dans les propos de nos Sages, qui prônent une prière formulée au pluriel. Pour autant, il est plus exact de dire que la prière permet de s’inclure dans la Volonté et le Désir de Dieu, par un mouvement dirigé du bas vers le haut. C’est de cette façon qu’elle a le pouvoir d’exercer, par la suite, une influence sur le monde, se révélant du haut vers le bas, de même que sur la Volonté globale ou encore, selon l’expression de ce fascicule, d’accomplir une révolution.

Fin de la page 49(12) : Il est dit que l’inspiration divine, en Israël, n’est pas la marque d’un manque de perfection(13). En fonction de ce qui est exposé ci-dessus, on peut réellement s’interroger sur une telle affirmation. Néanmoins, peut-être fait-elle allusion à un manque entachant l’ensemble de la nation, mais non chacun, à titre individuel. En revanche, il n’en sera pas ainsi après la venue du Machia’h, lorsque s’accomplira la promesse selon laquelle : “ Je déverserai Mon esprit sur toute chair et ils prophétiseront ”. Des notes et des références, en la matière, figurent dans l’introduction du Rav Margolis au “ Responsa des cieux ”, de même que dans les articles de A. Y. Heschel, qui, d’ailleurs, vous cite et qui affirme, dans le recueil publié à l’occasion du jubilé de L. Guinsburg : “ Le Rambam avait la conviction d’avoir acquis la prophétie ”.

Notes

(1) Le Rav David Cohen, le “ Nazir ”. (2) Du Rav Avraham Its’hak Ha Cohen Kook, imprimé dans les fascicules n°47 et 48 de la revue Sinaï, puis dans la série : “ Lumières du sacré ”, tome 3. (3) Je posais une question et je recevais une réponse. (4) Le fait de poser une question ne revient donc pas à remettre un ouvrage en cause. (5) Les discussions entre les érudits de la Torah ne détériorent pas leurs bonnes relations. (6) Le Rav Chear Yachouv Cohen. (7) De ‘Hanouka. (8) Qui demande d’allumer les lumières de la fête en ordre croissant. (9) La ferveur, qui ne se substitue cependant pas à l’action concrète. (10) A la page 35 de l’ouvrage : “ Lumières du sacré ”. (11) A la page 50 de l’ouvrage : “ Lumières du sacré ”. (12) A la page 355 de l’ouvrage : “ Lumières du sacré ”. (13) Devant être compensée par la révélation de Dieu.

Lettre n°7517

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7517, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Première lumière de ‘Hanouka 5721,

Brooklyn, New York,

Aux participants à la réunion de ‘Hanouka des amis

et donateurs de la Yechiva A’heï Temimim, de Newark,

New Jersey, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec satisfaction que vous organisez la réunion ci-dessus à l’occasion de ‘Hanouka, en relation avec l’inauguration et l’ouverture du nouveau département de la Yechiva A’heï Temimim de Newark, New Jersey. Cette réunion se tient pendant les jours de ‘Hanouka, que nous célébrons afin de nous rappeler que la royauté grecque voulut faire en sorte que les Juifs oublient la Torah et les Mitsvot. A l’époque, l’abnégation dont ils firent preuve, leur étude, leur respect de la Torah et des Mitsvot leur conférèrent la victoire, de sorte que : “ Tu as placé les forts dans les mains des faibles, les nombreux dans les mains des peu nombreux ”(1). Or, il y a là un enseignement et une leçon pour notre époque, dans ce pays et pour ce qui concerne l’éducation des enfants, puisque l’on n’encourt aucune poursuite, ce qu’à Dieu ne plaise, quand on étudie la Torah et l’on pratique les Mitsvot.

Pour autant, dans la situation actuelle, les élèves de Yechivot qui étudient la Torah de Dieu et sont formés à mettre en pratique Ses Mitsvot, ne constituent pas la majorité des enfants juifs, ne forment pas les familles les plus nombreuses, d’une manière concrète. En conséquence, ‘Hanouka nous rappelle et nous demande que l’on agisse comme “ en ces jours-là, à cette époque-ci ”(2). En faisant don de sa personne pour le Judaïsme, pour la Torah et pour les Mitsvot, ceux qui sont peu nombreux finiront par attirer ceux qui sont nombreux et par obtenir la victoire absolue. Ils formeront une génération qui aura été éduquée dans l’esprit des valeurs sacrées et, de cette façon, ils causeront le salut de tout le peuple juif.

La Yechiva A’heï Temimim, avec ses différents départements, s’est fixée l’objectif ci-dessus et elle prône une telle éducation. J’ai donc bon espoir que la leçon de ‘Hanouka suscitera en chacun des participants un désir encore plus fort de s’engager pour renforcer la Yechiva et pour la développer. C’est de cette façon que tous recevront les bénédictions de Dieu, matérielles et spirituelles. Avec mes respects, en vous souhaitant la réussite et un joyeux ‘Hanouka,

M. Schneerson,

Notes

(1) Selon le texte du Al Ha Nissim, le paragraphe intercalé, à ‘Hanouka, dans la Amida et la bénédiction après le repas. (2) Selon le texte de la bénédiction récitée en allumant les lumières de ‘Hanouka.

Lettre n°7518

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7518, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Première lumière de ‘Hanouka 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, empli

d’empressement, aux multiples accomplissements,

le Rav H.Y. L.(1) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, à la veille des jours de ‘Hanouka, votre lettre de ce dimanche, dans lequel vous me dites que le dixième tome de votre livre Taharat Yom Tov(2) paraîtra prochainement. De fait, cette parution peut être mise en relation avec la présente période. En effet, l’enseignement du Baal Chem Tov souligne que chaque point, chaque détail est un effet de la divine Providence, de la protection que Dieu accorde à tous. Conformément au texte du Al Ha Nissim(3), “ Tu as placé ceux qui sont impurs dans les mains de ceux qui sont purs… Ils ont purifié Ton Sanctuaire et ils ont allumé des lumières ”. Ainsi, comme le dit le prophète, lors de la délivrance future, proche, véritable et complète, “ Je vous aspergerai d’eaux pures et vous serez purifiés… vous résiderez dans la sûreté… ”. De fait, les deux éléments sont liés, car “ la pureté conduit à… la ‘Hassidout et la ‘Hassidout à… l’inspiration divine… au prophète Elie ”, celui qui annoncera la délivrance.

Malgré mes nombreuses activités, j’accèderai à votre requête et je formulerai quelques remarques sur le Zéra Its’hak(4), que vous avez publié, de même que sur vos livres, en général. Puisse Dieu, Qui accorde le discernement à l’homme, nous prodiguer, au sein de tout Israël, la sagesse, l’entendement et la connaissance, afin d’étudier la partie révélée de Sa Torah et son enseignement profond, lequel, à notre époque, a été révélé par la ‘Hassidout. De fait, ces deux dimensions vont de pair, car la Torah est unique. Ainsi, on pourra étudier, enseigner, garder, mettre en pratique et accomplir avec amour ce qui nous est enjoint, dans la joie et l’enthousiasme. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en vos accomplissements destinés à développer la pureté dans une proportion sans cesse accrue, comme l’indiquent ces jours(5), puisque la Hala’ha retient l’avis de Beth Hillel(6),

N. B. : Je souhaite accéder à votre requête et je reproduis donc ici quelques remarques sur le Zéra Its’hak, que vous avez publié, de même que sur votre livre, Taharat Yom Tov, pour ce qui concerne les tomes que j’ai reçus dernièrement et que j’ai consultés rapidement, en fonction du temps dont je disposais.

Au début du Zéra Its’hak : Le traité Bera’hot, chapitre 1, à la Michna 1, dit : “ Si tu me demandes pourquoi le Pessa’h n’est pas enseigné, je répondrai que notre Michna est conforme à l’avis de Rabbi Eléazar Ben Azarya ”. C’est aussi ce que la Guemara précise plus loin, à la page 9a et l’on peut réellement se demander pourquoi cette référence n’est pas citée. De fait, le Yerouchalmi, dans ce passage, à la fin du premier paragraphe, envisage, selon certains avis, que la consommation du Pessa’h soit mentionné dans la Michna en même temps que la combustion des graisses et non avec les sacrifices qui sont consommés en un seul jour. Le Pessa’h et la combustion des graisses ont donc bien le même statut et, en la matière, les Sages ne limitent pas à la première moitié de la nuit, comme le souligne le Baal Ha ‘Harédim sur le Yerouchalmi. On peut se demander pourquoi il en est ainsi. Le traité Pessa’him 85a dit que ceux qui appartiennent au groupe constitué pour effectuer ce sacrifice possèdent l’empressement. Or, selon le Zéra Its’hak, il est évident que la limitation des Sages s’applique également au Pessa’h. Il faut en conclure qu’il adopte l’avis du Maré Panim sur le Yerouchalmi, à cette même référence. Et, il est question de la combustion des graisses uniquement parce que les femmes et les enfants consomment également ce sacrifice.

Sur le traité qui concerne cette période, Meguila, chapitre 3, à la Michna 3 : Le terme Adam, homme, employé par la Michna s’applique à Israël, car il est dit que : “ vous êtes appelés des hommes ”. Cela veut dire que, pour l’auteur de ce texte, le terme Adam, dans les commentaires des Sages également, exclut un non Juif. C’est aussi l’avis des Tossafot Yom Tov, au traité Bikkourim, chapitre 2, à la Michna 7, contredisant ce qu’ils affirment eux-mêmes au traité Avot, chapitre 3, à la Michna 14. Ce n’est pas non plus l’avis des Tossafot, au traité Baba Kama 9b, comme le constate le Sdeï ‘Hémed, principes, première partie, à la page 276. J’ai observé, en outre, que vous-même, dans vos notes, à la fin de cette page, vous soulevez ces mêmes questions. Je considère aussi que cette interprétation est surprenante, car le traité Yebamot 61a, de même que les Tossafot, à cette référence, précisent que, chaque fois que l’on cite aussi un animal, la mention du mot Adam inclut également un non Juif. Il en est donc de même ici et le principe selon lequel un non Juif n’est pas appelé Adam ne s’applique pas, en la matière. Dans le traité Meguila, Adam est mis en opposition à des terres, dans les traités Bikkourim et Baba Kama, à un animal et à un bœuf et dans le traité Avot, à Israël. On peut donc réellement s’interroger sur tout cela et l’on notera la longue analyse, à ce sujet, qui est faite par le Malbim, dans son commentaire de la Torah, au début de la Parchat Vaykra.

A la fin du livre, à la page 397 : Il est dix que cinq lettres sont doubles(7), selon l’affirmation du Zohar. On peut se demander quelle est la référence de cette affirmation. L’interrogation sur l’ordre du verset : “ L’Eternel règne, l’Eternel a régné. L’Eternel règnera pour l’éternité ” est difficile à comprendre, car il n’y a pas là un seul verset, mais bien trois. Le premier, “ l’Eternel règnera pour l’éternité ” figure dans la Torah, alors que les deux autres sont ultérieurs et se trouvent dans les Tehilim.

On peut expliquer simplement que cet ordre est fondé sur les propos du Zohar, tome 1, à la page 34a, qui constate : “ Il est écrit : l’Eternel règne, l’Eternel a régné, l’Eternel régnera pour l’éternité ”. C’est aussi ce que dit le Séfer Ha Bahir, aux paragraphes 111 et 127. De même, le Chaar Ha Kavanot, à cette référence, affirme aussi : “ L’Eternel règne… règnera pour l’éternité : voici ce que veut dire ce verset… ”. On trouve la même affirmation dans le Sidour de l’Admour Hazaken et dans d’autres textes encore. Le Emek Ha Méle’h, porte 6, au chapitre 72, précise : “ Ce verset correspond à Atsilout d’Atsilout… Rabbi Akiva dit : chaque jour, un ange se tient dans le ciel et proclame : l’Eternel règne… règnera pour l’éternité ”. En fait, c’est uniquement parce que ces versets sont récités à la suite l’un de l’autre dans la prière que ces textes les présentent comme un seul verset, bien que, dans le Tana’h, ils figurent à des références différentes et dans un autre ordre.

Et, l’on trouve également une affirmation similaire dans le commentaire de la Michna, du Rambam, à la fin du traité Zeva’him, qui dit : “ Jérusalem est définie comme l’héritage… Il dit, au début de ses propos… Puis, il dit… Il dit, enfin… ” et il présente les versets de la manière dont ils sont classés dans la prière Yehi ‘Hevod(8), c’est-à-dire de la manière précédemment citée : “ L’Eternel règne… règnera pour l’éternité ”. Pourtant, il s’agit bien là de trois versets différents et le dernier est présenté en premier, dans la Torah, comme c’est le cas en l’occurrence.

Les manuscrits disent que… c’est aussi ce qu’affirme le Emek Ha Méle’h : Vous consulterez, à ce sujet, le Emek Ha Méle’h, porte 1, au chapitre 56, de même que le Megalé Amoukot, au titre 62 et le Kehilat Yaakov, à la page de permutation des lettres(9).

Tout Israël a part au monde futur… Le Saint béni soit-Il lèguera à chaque Juste… : Il faut comprendre les propos de l’auteur de la façon suivante. La paix est indispensable pour obtenir la récompense du monde futur, comme l’explique le Chneï Lou’hot Ha Berit. Elle l’est tout autant pour recevoir les trois cent dix mondes(10). La condition fixée ici, “ à chaque Juste ”, permet d’établir qu’il en est bien ainsi, à la différence de la Michna, qui affirme : “ Tout Israël a part au monde futur ”(11).

Dans le livre Taharat Yom Tov, au tome 6 : Au début de votre ouvrage, à la page 11, de même qu’à la page 90, il est dit que “ ses fils ne participeront pas à son enterrement ”, sous peine d’une excommunication prononcée en sonnant du Chofar. Bien au contraire, ils resteront chez eux(12). Je suis surpris que, dans vos notes, vous n’expliquiez pas la Loi et l’usage, en la matière, dans quelques communautés ayant la crainte de Dieu. Il y a pourtant bien là une action concrète qui ne peut être remise en cause. Il est certain que l’honneur dû aux morts, de même que celui des vivants, veut que les enfants participent à cet enterrement. On peut même le retarder, bien que, sur le principe, il soit interdit de le faire, afin que les proches aient le temps d’arriver(13). Or, qui est plus proche qu’un fils, défini comme un membre de son père ? Vous consulterez le traité Baba Batra qui assimile l’un à l’autre. Il est donc clair que ceci fait partie de l’honneur dû au père, qui s’applique, de la même façon, après sa mort. Différents textes établissent que les enfants ont l’obligation d’enterrer leurs parents. Et, sur ce point, vous verrez aussi le Maavar Yabok, Imreï Noam, au chapitre 28.

A l’opposé, plusieurs Grands de la partie révélée de la Torah et de son enseignement caché, de même que différentes communautés, ont adopté l’usage, à cause de l’explication donnée par ce livre, d’annoncer que les enfants ne doivent pas participer à l’enterrement, sous peine, en particulier, d’excommunication. C’est le cas, pour les Sages de Terre Sainte et de Jérusalem, puissent-elles être restaurées et rebâties, de “ l’auteur du Choul’han Gavoa, du Or Ha ‘Haïm, du Admat Kodech, du Rav Israël Yaakov Algazi, de l’auteur du Chochanim Le David, de l’auteur du Bateï Kehouna, qui est un disciple du Péri ‘Hadach, du ‘Hida, du Maharit Algazi, du Sage de la Kabbala, Rav Chalom Charabi. Il en est de même pour les grands et les Rabbanim Ashkénazes qui ont vécu, pendant toute cette période à Jérusalem et en Erets Israël ”. La coutume de Jérusalem, en particulier, est la suivante : “ Avant de faire sortir de la maison, le corps d’un homme défunt, âgé de plus de treize ans, on annonce l’excommunication. Et, les fils disent le Kaddish dans la maison, avant le départ ”, selon le Guécher Ha ‘Haïm, tome 1, au chapitre 12. Le texte de l’excommunication rapporté par le testament du Sdeï ‘Hémed précise : “ Ils ne précéderont pas son cercueil et ne le suivront pas, ne marcheront pas à ses côtés ”. En outre, il est précisé que ceci fait allusion aux fils, aux filles, aux petits-enfants.

Il semble que l’usage couramment adopté par le grand nombre soit le suivant et peut-être en est-il ainsi afin de transiger entre les raisons précédemment citées et également parce que nombreux sont ceux qui contestent le principe de la récitation du Kaddish avant l’enterrement. Vous consulterez, à ce sujet, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 71, de même que les commentateurs du Choul’han Arou’h, Yoré Déa, à la fin du chapitre 376. En tout état de cause, l’usage veut que l’on modifie les termes de l’annonce, qui est faite de façon ordinaire, sans menacer d’excommunication, sans sonner du Chofar, vraisemblablement pour éviter que l’on trébuche(14). Les enfants et les autres quittent la maison avant le début de l’enterrement, ils attendent au cimetière et c’est là qu’ils disent le Kaddish, après l’enterrement.

J’ai vu un auteur qui écrit que : “ nous n’avons pas le droit ” de dire aux Juifs, “ de tels secrets de la Torah ” et “ il a pu arriver qu’un homme saint ou un Juste demande qu’il en soit ainsi et qu’une excommunication soit annoncée, mais ceci a été conservé, par la suite, uniquement par sa famille ”. En effet, “ il est dit clairement, dans la Torah : ‘Ses fils le portèrent dans le pays de Canaan’ ”.

Bien entendu, celui qui n’a pas connaissance de tous ces propos des Sages, de l’usage de nombreuses communautés et, avant tout, de celui de Jérusalem et de la Terre Sainte, n’est en aucune façon autorisé à émettre un avis, en la matière. Vous faites valoir que tout cela(15) est clairement exprimé dans la Torah. Mais, comme tous ceux qui veulent séparer les Juifs de la dimension profonde de la Torah, ce qu’à Dieu ne plaise et s’en prennent aux secrets de la Torah, vous trébuchez ici sur son enseignement révélé et sur la formulation de ce qui est clairement dit par la Torah, puisque Yaakov dit à Reouven : “ tu es ma force et le début de ma puissance ”. Les petits enfants eux-mêmes le savent, puisque Rachi en fait mention, dans son commentaire de la Torah. En l’occurrence, la raison n’est donc en aucune façon la nécessité de ne pas participer à cet enterrement.

Sur le sujet même et sur la constatation pouvant être faite, selon laquelle, dans les livres précédant ceux qui ont été mentionnés, il n’est nullement question d’annonce et d’excommunication, bien plus sur l’affirmation, émise par différents textes, de la participation effective des enfants à l’enterrement, on peut avancer que cette manière d’agir fait partie des lois, “ des décrets, des décisions et des usages ” des Grands d’Israël, introduits à la fois pour leur époque et pour toutes les générations suivantes. On peut penser qu’en la matière, “ il a trouvé une brèche et il l’a clôturée ”(16).

On a observé qu’après le mariage, les enfants, qui auraient dû étudier la Torah tant qu’ils n’ont pas l’obligation de gagner leur vie(17), ont voulu d’abord planter une vigne, puis construire une maison, sans se limiter à cinq plants de vigne et à une maison de quatre coudées carrées(18), pour se marier uniquement après cela. Or, en cette génération du talon du Machia’h, “ il se tient derrière notre mur, scrute… guette… ” et l’on retarde la délivrance du fait d’une telle faute ! C’est précisément pour cela que l’on a instauré cette annonce, afin “ de renforcer la foi et de rectifier le monde ”. Ces grands d’Israël se sont donc permis de demander une telle annonce à l’occasion de leur enterrement, afin que le peuple le sache et qu’il en fasse de même. Ceci peut être rapproché de l’explication qui est donnée par le traité Ketouvot 8b, mais cette analyse doit encore être approfondie.

A la fin de cet ouvrage, à la page 184 : Lors de la toilette mortuaire du Ari Zal, on introduisit son corps dans le bain rituel. Alors, “ il baissa la tête afin de s’y tremper lui-même ”. C’est ce que disent l’introduction du Naguid Ou Metsavé et le Chiv’heï Ha Ari. Les récits des premiers ‘Hassidim rapportent que, lors de la toilette mortuaire du Rav, le grand Maguid de Mézéritch, il revint à l’Admour Hazaken, par tirage au sort, de laver sa tête, précieuse comme l’or. Alors, selon les termes du Beth Rabbi, tome 1, à la page 10, dans la note 2 : “ On conduisit le Maguid au Mikwé, afin de l’y tremper. L’Admour Hazaken dit alors : ‘Nos Sages soulignent que les Justes, après leur mort, sont encore plus grands. Nous laisserons donc notre maître se tremper seul’. C’est ce qui se passa, on le laissa et il se trempa seul, trois fois ”.

Même référence, à la fin de la page 188, au chapitre 37 : L’expression : “ mon père, qui est mon maître et mon oncle ” fait allusion à l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h et à son frère, auteur du Chéérit Yehouda. A l’époque, l’Admour Hazaken avait sept ans, alors que son frère en avait trois.

Au début du tome 7, à la page 9 : Concernant les miettes du pain sur lequel on a récité la bénédiction Ha Motsi, “ Qui fait sortir le pain de la terre ”, vous consulterez le Zohar, tome 3, à la page 244a, qui dit : “ Quiconque traite avec mépris les miettes de pain… a fortiori en est-il ainsi pour celui qui traite avec mépris les miettes de l’esprit ”. Le même texte, à la page 272a, précise encore : “ le maître de maison achève la bénédiction, puis il coupe la quantité d’un œuf de ce pain… au-dessus de la quantité d’une olive, on reçoit les gouttes de semence… et les miettes. Jusqu’à la quantité d’une olive, elles sont pour le Juste ”.

Même référence, à la fin du livre, à la page 83 : Le Zohar, à la Parchat Noa’h dit que “ est appelé Juste celui qui ne commet pas cette faute ”. Une même affirmation figure dans différents textes et dans de nombreux livres. Or, j’en ai toujours été surpris, car tel ne semble pas être l’avis du Zohar, qui cite, à ce propos, le verset : “ Tout Ton peuple est constitué de Justes ” et il explique que tous les Juifs respectent effectivement cette alliance(19). Le Or Ha ‘Hama l’explique d’après l’affirmation de nos Sages, au traité Baba Batra 165a, selon laquelle “ il existe une petite minorité qui recherche les relations interdites ”. En revanche, tous sont semblables à notre père Yaakov par rapport à la faute dont il est question dans votre livre.

Certes, on pourrait expliquer qu’une distinction doit être faite entre le titre de Juste qui est accordé à un individu et celui qui est décerné à une communauté, comme le précise également le Or Ha ‘Haïm. Mai, en tout état de cause, aucune preuve ne peut être tirée de cette référence.

Même référence, à la fin des notes, à la page 192 : J’ai lu, avec effroi, ce que ce texte dit, à propos d’un Mikwé bâti au dessus d’un autre(20). Un tel réservoir a été instauré par le Rabbi Rachab, sainteté et gloire d’Israël, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celui-ci fit don de sa sainte vie dans le but de développer le Mikwé, comme le savent tous ceux qui se trouvaient alors dans le pays où nous étions auparavant(21). Et, les grands de sa génération, une génération avisée, ont, tout particulièrement, discuté de ce point avec lui.

Quiconque connaît bien le Mikwé comprendra la grande utilité d’un bassin construit au dessus d’un réservoir. Vous dites que ce dernier risque de s’emplir de boue, car aucun laps de temps n’est fixé pour sa vérification. Or, il en est de même quand ce réservoir est placé sur le côté. Je suis donc très surpris que vous ayez pu rédiger et publier une telle lettre. Bien plus, tout cela n’est pas encore suffisant et vous répétez encore une fois ce qui a été écrit, afin de chasser de la maison d’étude céleste des Justes qui s’y trouvent déjà depuis trois cents ans. Prendra-t-on la responsabilité de telles rumeurs ? Ce qui vient d’être devrait être suffisant pour percevoir ce qu’il en est.

Au début du tome 8 : Il est un autre moyen de réparer l’émission séminale en pure perte. Il s’agit du respect scrupuleux de la Mitsva des Tefillin. En effet, nos Sages disent, au traité Meguila 16b, que : “ l’honneur, c’est les Tefillin ”. Et, les notes de Rabbi ‘Haïm Vital sur le Zohar, tome 2, page 197b, précisent que : “ la goutte de semence est appelée ‘honneur’ ”. Le Meoreï Or, à la lettre Kouf, chapitre 46, ajoute : “ La goutte de semence se révèle et, quand elle se dirige vers l’élément féminin du domaine du mal, la Klipat Noga, l’honneur, Ikar, devient souillure, Kéri ”. Vous consulterez également le discours ‘hassidique du Tséma’h Tsédek intitulé : “ Il pria dans cet endroit ”, dans le Or Ha Torah, à la Parchat Vayétsé.

Même référence, à la page 93 : S’agissant des lois de la prière du voyage, nos Sages disent que certains éléments sont précieux et je vous communiquerai donc un comportement du Rabbi(22), père de mon beau-père, le Rabbi, en la matière. Lorsque celui-ci quittait sa maison, même s’il demeurait dans un certain endroit pendant plusieurs mois, il récitait tous les matins, après la prière, la bénédiction du voyage, sans mentionner le Nom de Dieu et Sa Royauté.

Même référence, à la fin du livre, à la page 192 : A propos d’une pointe de cheveu, vous consulterez l’affirmation de nos Sages, au traité Soukka 52a, selon laquelle : “ le mauvais penchant apparaît aux impies comme une pointe de cheveu ”. A propos des Justes, le traité Yebamot 121b affirme : le Saint béni soit-Il est sévère, comme pour une pointe de cheveu ”.

Au début du tome 9, à la page 19 : La nuit, il convient, en outre, de dormir avec un Talith Katan. Vous consulterez, à ce propos, les Pisskeï Dinim du Tséma’h Tsédek sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 11. C’est ainsi que l’on répare la vision des yeux. Et, vous observerez la formulation du Rambam, dans ses lois des opinions, chapitre 4, au paragraphe 19, qui dit : “ Le liquide séminale est la lumière des yeux. Celui qui multiplie les relations affaiblit donc ses yeux ”.

La vision conduit l’homme à penser et la pensée le conduit à…(23). Mais, comme le constatent les Tossafot au traité Bera’hot 41b, la Michna énonce une affirmation encore plus forte, au traité Zavim, chapitre 2, Michna 2. En effet, elle dit qu’il en est de même “ quand on voit, avant même de penser ”. On peut en déduire à quel point il convient de faire attention à ce que l’on voit. A ce sujet, vous consulterez le Kountrass Ha Avoda, du Rabbi Rachab, au chapitre 2.

A la même référence, à la fin, à la page 214 : Vous déduisez du miracle de ‘Hanouka que : “ à celui qui désire se purifier…(24) ”. Vous connaissez la précision de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, à ce sujet, selon l’explication du Likouteï Torah, Parchat Devarim, à la page 89d. Le texte, en effet, ne dit pas Litaher, se purifier, mais bien Letaher, qui veut dire, textuellement, purifier les autres, tout comme la Mitsva des lumières de ‘Hanouka est accomplie “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”, ou même à l’intérieur de la maison, si les membres de la famille sont encore réveillés. Si ce n’est pas le cas, notre Torah tranche que l’on ne dit pas de bénédiction pour soi-même, d’après les commentateurs du Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 672. Tout cela est bien évident.

Au début du tome 10, à la page 33 : L’un des moyens de réparer… est d’aimer la paix, de poursuivre la paix… ainsi qu’il est dit : ‘écarte-toi du mal et fais le bien’. Vous faites suite, de cette façon, à la conclusion du tome précédent et à la dernière notion qui y est évoquée(25), celle d’éclairer l’extérieur, de purifier les autres, à la porte. Vous consulterez la fin de l’ouvrage Zéra Its’hak, cité au début de ces notes. Combien plus en est-il ainsi selon l’explication que donne le Baal Chem Tov : “ écarte-toi du mal et fais le bien : fais en sorte que le mal devienne du bien ”.

A la même référence, à la fin du livre, selon les épreuves qui sont en ma possession, à la page 50 : C’est à propos du rapprochement de la fin des bénédictions du Chema et de la Amida qu’il est dit : “ J’ai fait ce qui est bon à Tes yeux ”, selon les termes du traité Bera’hot 10b. Une telle faute entache les dix Sefirot et il est ensuite nécessaire de réparer toutes les dix à la fois. Vous verrez, plus haut, ce qui est dit à propos du tome 9, citant les termes du Rambam. Le Zohar, tome 2, page 128b, rapporte aussi : “ J’ai fait ce qui est bon à Tes yeux en rapprochant les bénédictions du Chema de la Amida. A ce moment, le Juste reçoit le moyen de s’attacher à l’endroit nécessaire. Tous les membres de ce Juste s’unissent et, dès lors, il est qualifié de ‘bon’ ”.

Vous consulterez le discours ‘hassidique du Tséma’h Tsédek intitulé : “ L’ange libérateur ”, dans le Or Ha Torah, qui commente ce rapprochement des bénédictions du Chema et de la Amida. Et, le Zohar conclut : “ C’est ainsi que les âmes des hommes deviennent coupables. S’ils savaient l’intérêt et le mérite revenant, de la sorte, aux Justes, de même que le bienfait qu’ils reçoivent par leur intermédiaire, ils les suivraient, les poursuivraient, comme quelqu’un qui court après la vie ”.

Avant cela et en relation avec le début du livre : le Zohar dit : “ Celui qui a acquis un mérite doit poursuivre celui qui est coupable et lui faire acquérir… Quiconque s’unit au coupable et s’efforce de lui faire abandonner son mauvais chemin, perpétue le monde, là-haut comme ici-bas. C’est à propos d’un tel homme qu’il est dit : ‘Mon alliance a été avec lui, la vie et la paix… Sa descendance sera puissante sur la terre… Il illuminera l’obscurité par la lumière de ceux qui sont droits ”.

Notes

(1) Le Rav ‘Hananya Yom Tov Lippa Deutsch, Rabbi de Helmits, de New York. Voir, à son sujet, les lettres n°6937, 7596, 7668 et 7704. (2) “ La pureté de la fête ”, du prénom de l’auteur, Yom Tov. (3) Le paragraphe qui est intercalé dans la Amida et la bénédiction après le repas, pendant la fête de ‘Hanouka. (4) La descendance d’Its’hak. Il s’agit d’un commentaire de la Michna, du Rav Its’hak Hayot, publié à New York, en 5720 (1960). (5) De la fête de ‘Hanouka. (6) Selon lequel on allume les lumières de la fête en ordre croissant. (7) Ont une première forme dans un mot et une autre, à la fin de ce mot. (8) “ Que l’honneur de Dieu soit à l’éternité ”. C’est dans ce paragraphe de la prière qu’il est dit : “ L’Eternel règne. L’Eternel a régné. L’Eternel règnera pour l’éternité ”. (9) Le Aleph étant remplacé par un Lamed, le Beth par un Mêm et ainsi de suite. (10) Que le Saint béni soit-Il promet à chaque Juste, dans le monde futur. (11) Et, non uniquement les Justes. (12) Et, n’assisteront donc pas à l’enterrement de leur père. (13) Et, de participer à l’enterrement, ce que l’on fait effectivement pour l’honneur du défunt. (14) En passant outre à cette annonce. Le Rabbi place ici un point d’interrogation, montrant ainsi que, pour lui, cette explication n’est pas certaine. (15) Le fait que les enfants ne participent pas à l’enterrement de leurs parents. (16) Un manque a été constaté et une précaution a donc été prise, alors que celle-ci était inutile, au préalable. (17) Textuellement, “ tant qu’ils n’ont pas de moulin sur le cou ”. (18) Mais, en recherchant beaucoup plus grand, en voulant être riche. (19) Celle de notre père Avraham, la circoncision, en se préservant de toute immoralité. (20) Voir, à ce sujet, la lettre n°6462. (21) En Russie soviétique. (22) Rachab. Voir, à ce sujet, le Hayom, à la date du 19 Tamouz. (23) Une émission séminale en pure perte. (24) On vient en aide, comme ce fut le cas à l’époque de ‘Hanouka. (25) Celle de ‘Hanouka. Voir le paragraphe précédent.

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