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Iguerot Kodesh — lettres 7459 à 7478

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7459

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7459, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi. On connaît l’enseignement de nos maîtres et chefs(1), dont le mérite nous protégera, selon lequel, au même titre que l’on doit savoir ses défauts, on doit aussi avoir conscience de ses qualités. Et, il y a, en particulier, le dicton bien connu(2) de mon beau-père, le Rabbi, que de nombreux Grands d’Israël emploient couramment, eux aussi, condamnant la médisance également à propos de sa propre personne. Ceci s’applique à chacun de vous, car tous possèdent une âme divine, qui est “ une parcelle de Divinité céleste véritable ”(3). Et, “ même au moment de la faute, celle-ci lui reste fidèle ”, comme le précise le saint Tanya, selon l’index qui figure à la fin de cet ouvrage, dans l’édition Kehot, à l’article “ joie ”. Ce texte établit que tout cela ne contredit pas la Techouva. Il y est dit aussi quelle est la réflexion qui suscite cette joie véritable, ce qui est également accessible à chacun.

Autre point, qui est essentiel également, on peut vérifier concrètement que l’un des stratagèmes du mauvais penchant consiste à susciter chez un Juif un sentiment de découragement, ce qu’à Dieu ne plaise. Puis, il avance son argument, en affirmant qu’il n’y a pas d’espoir, ce qu’à Dieu ne plaise, qu’il n’y a donc pas lieu de se priver des plaisirs de ce monde grossier et de ses vanités. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin. Chaque matin de semaine, avant la prière, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka. Puis, après la prière, chaque jour, y compris le Chabbat et les fêtes, vous lirez les Tehilim selon leur répartition mensuelle. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Vous dites que l’on “ s’accapare la Torah et les Mitsvot ”(4). Vous consulterez, à ce sujet, les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, chapitre 4, au paragraphe 3(5).

N. B. : Comme vous me le demandez, cette lettre vous est adressée en express, en passant outre à la file d’attente.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°7231 et 7359. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6835. (3) Selon l’expression du second chapitre du Tanya. (4) Lors des campagnes de diffusion des Mitsvot. (5) Affirmant l’importance des Mitsvot, qui sont la finalité de la sagesse.

Lettre n°7460

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7460, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche. L’interdiction des prières mixtes et d’un microphone(1), même si on le prépare à la veille du Chabbat, est établie par différents textes. Elle est même une évidence et je suis surpris que vous m’interrogiez, à ce sujet.

Bien que vous n’en parliez pas, j’ai bon espoir que vous avez un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout, en plus de celle de la partie révélée de la Torah. La nécessité en est établie, à différentes références. Puisse Dieu faire que vous poursuiviez en ce sens et que vous intensifiez votre action, conformément à l’Injonction selon laquelle on connaît l’avancement dans le domaine de la sainteté. Vous le ferez dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Bien entendu, j’ai pris connaissance, moi aussi, des différents articles qui ont été publiés(2) et qui recherchent une position plus indulgente, concernant ce microphone. Le lecteur peut vérifier que leur auteur n’a pas une connaissance suffisante de la structure et du fonctionnement d’un microphone, ou peut-être manque-t-il de connaissances hala’hiques ou encore a-t-il des lacunes dans les deux domaines à la fois(3).

Notes

(1) Pendant le Chabbat. Voir, à ce propos, les lettres n°6495 et 5793. (2) A propos de l’emploi d’un microphone pendant le Chabbat. (3) L’électricité et la Hala’ha.

Lettre n°7461

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7461, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples connaissances, le Rav Reouven(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, vos salutations, par l’intermédiaire du distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements et aux bons comportements, le Rav Moché Yerouslavski, de même que votre livre, qui est une étude des noms et des surnoms, dans le Talmud, avec le tiré à part(2) sur les élèves de Rabbi Yehouda le prince. Que votre force se multiplie dans la Torah et que vous renforciez tout cela, selon les moyens que Dieu vous a accordés afin de mettre en évidence ce qui est caché. Par ailleurs, vous consulterez aussi le Tanya de l’Admour Hazaken, Kountrass A’haron, à la page 159b.

Je ne peux m’empêcher d’exprimer ma surprise, après vous avoir présenté mes excuses pour ce qui va suivre. En effet, nombre de vos livres semblent établir que vous avez toujours appartenu à la communauté des ‘Hassidim et, de fait, comment en serait-il autrement ? J’avais donc bon espoir que vous consacreriez votre temps et vos connaissances à l’enseignement de la ‘Hassidout, à ses Grands, à ses concepts et à ses usages, surtout pendant l’année qui vient de s’écouler, celle du bicentenaire de la Hilloula de notre maître, le Baal Chem Tov(3). Or, j’ai recherché, je me suis enquis, mais, pour l’heure, je n’ai rien constaté de tout cela. Il semble pourtant que vous soyez un écrivain rapide(4). Bien entendu, je ne veux pas vous faire de la morale, ce qu’à Dieu ne plaise et tel n’est nullement mon but. Je fais plutôt référence au futur. Ce qui concerne la Torah est d’actualité à tout moment et j’espère donc que vous multiplierez tout cela, très prochainement, non seulement pour votre propre plaisir, mais aussi, conformément à votre habitude, afin qu’il y ait une large diffusion, en la matière, surtout d’après les propos du Ari Zal, cités par différents textes, en particulier Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 26, selon lesquels il est une obligation et une Mitsva, à notre époque, de “ révéler cette sagesse ”. Pour quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav R.Margolis, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°2949. (2) Extrait de ce même livre. (3) Voir les nombreuses lettres de l’année 5720, à ce sujet. (4) Un tel ouvrage aurait donc dû déjà paraître.

Lettre n°7462

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7462, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Vous m’écrivez que vous avez prié, toute votre vie, avec une prononciation séfarade. Vous me demandez si vous devez changer et adopter désormais la prononciation ashkénaze(1). En effet, vous avez entendu que cette dernière possède une qualité spécifique.

Je n’ai pas connaissance de cette affirmation et je ne vois pas pourquoi vous changeriez la prononciation à laquelle vous avez été habitué toute votre vie, comme vous l’écrivez. Même si le rite ‘Habad est le meilleur, ceci ne concerne pas la prononciation(2).

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°2969, 7346 et 7677. (2) Mais uniquement le texte de la prière.

Lettre n°7463

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7463, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Tichri. En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Vous me demandez : “ D’où viendra mon aide ? ”. Le même verset(1) donne la réponse à cette question et nos Sages l’expliquent : “ Mon aide viendra de Dieu, Qui fait le ciel et la terre ”. Par la suite(2), il est dit(3) que : “ l’homme devint très, très puissant ”, comme le précisent nos Sages à propos du verset(4) : “ Et, tu te répandras ”.

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de vos actions pendant le temps de notre joie(5). En effet, ces jours ont une portée générale, pour toute l’année et ils sont essentiels, pour ce qui concerne le mois de Tichri, comme l’établissent différents textes. C’est bien évident. Sans doute me donnerez-vous cette précision à la prochaine occasion. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Tehilim 121, 1-2. (2) Après avoir reçu l’aide de Dieu. (3) Béréchit 30, 43, à propos de Yaakov. (4) Béréchit 28, 14. (5) La fête de Soukkot.

Lettre n°7464

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7464, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que vous vous efforcerez, dans toute la mesure du possible, de ne pas rester dans le centre de vacances. Ce n’est pas ce qu’enseignent nos maîtres et chefs, même dans le cas où aucun effort n’aurait été nécessaire pour cela. Il est bien clair qu’un Juif qui a reçu le mérite de dispenser une éducation basée sur les valeurs sacrées dans l’endroit où vous vous trouvez détient ainsi la Mitsva qu’il doit respecter plus scrupuleusement. Comment peut-il affirmer qu’il s’efforcera de ne pas y participer ?

Même si vous trouvez une personne de plus, par rapport à l’année dernière, qui vous aidera et s’en occupera, le travail restera important et large. Il est difficile d’évaluer d’emblée dans quelle mesure cette personne nouvelle, au moins dans la fonction qui lui sera confiée, s’y habituera et s’y accoutumera. Or, il n’y a nullement lieu d’entrer dans le doute, puisqu’il s’agit, en l’occurrence, d’une activité qui, certes, a lieu une fois par an, mais dont l’influence s’exerce tout au long de l’année. C’est bien évident. Vous avez sûrement reçu ma réponse à votre précédente lettre. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé,

Lettre n°7465

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7465, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume

une mission sacrée, le Rav Israël Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du saint Chabbat Parchat Le’h Le’ha, avec ce qui y était joint. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Soyez béni d’une année bonne et fructueuse. Vous et votre épouse éduquerez tous vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, avec un ajout à tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, chacun selon sa situation, en particulier en la Mitsva qui est plus spécifiquement la vôtre, A’heï Temimim(2) de Pittsburgh. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela.

Vous m’interrogez sur l’existence de la lumière au sein du luminaire. Vous consulterez, à ce propos, le Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, au chapitre 3. Par ailleurs, vous vous demandez comment être le serviteur du Roi suprême. En effet, comment faire totalement abstraction de son ego ? C’est pourtant ce que disent, encore plus clairement, les avis considérant que la contraction de Lumière qui est à l’origine de la création doit être interprétée au sens littéral. On explique, à ce propos, que Dieu est Tout Puissant et que rien ne Lui est impossible.

Notes

(1) Le Rav I.M. Altein, de Pittsburgh. Voir, à son sujet, la lettre n°6454. (2) La Yechiva de cette ville, dont le Rav Altein est le directeur.

Lettre n°7466

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7466, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du saint Chabbat, Issrou ‘Hag de Soukkot. Puisse Dieu faire qu’en entrant dans cette nouvelle année, vous me donniez de bonnes nouvelles de son contenu, d’une manière sans cesse accrue. Et, nos Sages nous font savoir qu’une Mitsva en attire une autre.

Je viens de recevoir la lettre de votre épouse. Dans le calme de l’esprit, celle-ci se conformera à l’avis des médecins spécialistes, s’agissant du traitement médical et de l’opération. Ainsi, elle aura une prompte et complète guérison. De façon générale, le mois de Kislev est beaucoup plus fructueux que celui qui le précède et que celui qui le suit.

Lettre n°7467

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7467, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez que vous pourriez vous trouver dans un meilleur endroit(1). Cela est très surprenant, car le verset affirme clairement que : “ C’est Dieu Qui prépare les pas de l’homme et Il agrée Sa voie ”. Vous consulterez ce que dit le Hayom Yom, à ce propos(2). Au sens simple, la divine Providence vous a accordé le mérite d’assumer une mission sacrée, celle de séparer le grain de l’ivraie, ce qui est encore plus important que de siéger dans la Maison d’étude céleste, selon le traité Baba Metsya 85a et est-il un meilleur endroit que celui-là ? Or, vous montrez que vous n’en êtes pas satisfait, ce qu’à Dieu ne plaise !

Notes

(1) Le destinataire de la présente se plaignait des difficultés auxquelles il est confronté dans l’endroit où une mission lui a été confiée par le Rabbi. (2) A la date du 10 Tamouz.

Lettre n°7468

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7468, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche et, du fait de son contenu, je vous adresse la présente en passant outre à la file d’attente. Vous me décrivez les rapports entre un mari et une femme, conformément à la décision de nos Sages, l’instauration de la paix entre un homme et son épouse fait partie des pratiques dont l’homme consomme les fruits…(1). Il est clair que tout effort pouvant être fait en la matière est justifié, c’est bien évident. Il est tout aussi évident qu’en pareil domaine, il est impossible d’émettre des règles intangibles, car tout dépend des traits de caractère de l’homme et de la femme, de l’entourage au sein duquel ils évoluent et vivent. Mais, en tout état de cause, il est certain que l’on peut déterminer, pour chacun, l’approche qui convient, l’influence que l’on peut exercer, en méditant, en recherchant la voie qui convient à telle personne, par étapes successives, d’une manière agréable mais avec la détermination qui convient et des paroles émanant du cœur. Et, il n’est pas du tout difficile de tenir des propos chaleureux, dès lors que ceux qui écoutent sont concernés, au même titre que leurs enfants et les générations futures.

Le point commun et l’aspect efficace de chaque événement comparable à celui-ci doivent être rapprochés de ce qui est dit, dans les Avot de Rabbi Nathan, au chapitre 12, à propos du comportement d’Aharon, qui “ aime la paix(2) ”. Puisse Dieu accorder la réussite à votre action, afin que vous renforciez un foyer juif, qui sera également basé sur la Torah et les Mitsvot, jusque dans l’action quotidienne. Vous ne dites rien du mois de Tichri, celui qui est rassasié de tout le bien. J’espère que l’on en a profité de la manière qui convient. En effet, il a une portée générale, pour toute l’année. Il faut donc conserver la motivation et l’enthousiasme des jours de fête pendant toute cette année. Si l’on attend cela de chacun, combien plus est-ce le cas pour quelqu’un à qui la divine Providence a confié le mérite et la réussite de diriger une communauté juive sur la voie qui conduit vers le Sanctuaire de Dieu. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles à la fois de vos préoccupations personnelles et de vos réalisations communautaires,

Si les activités de ce couple le permettent, on peut penser qu’en voyageant ensemble, pendant quelques semaines, par exemple dans un lieu de vacances, pour une “ seconde lune de miel ”, on pourra remédier à cette situation,

Notes

(1) Dans ce monde, alors que le capital en est conservé pour le monde futur. (2) Et, recherche la paix.

Lettre n°7469

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7469, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples

accomplissements et aux bons comportements,

le Rav Chlomo, qui est appelé docteur Erhman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 4 Mar’hechvan, dans laquelle vous me dites que vous avez eu soixante quinze ans, pour de longs jours et de bonnes années. Puisse Dieu faire que, dans la joie et l’enthousiasme, vous poursuiviez vos actions destinées à renforcer le Judaïsme et à le diffuser, ce qui inclut également votre aide à la diffusion des sources de la ‘Hassidout, les moyens de soutenir les institutions de la ‘Hassidout en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, y compris à Paris et d’une manière sans cesse accrue, en avançant et en éclairant.

Conformément à la coutume des premiers Sages, que nous avons entendue de mon beau-père, le Rabbi, il convient de lire le Psaume correspondant au nombre de ses années. Ainsi, dès la Bar Mitsva, on dit le Psaume 14 puis, chaque année, on commence le Psaume suivant. Puisse donc Dieu faire que, de vos jours et des nôtres, s’accomplisse la promesse énoncée par le Psaume que vous avez commencé ou que vous commencerez à dire(2) : “ Dieu est connu en Yehouda. Son Nom est grand en Israël ”, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h. Comme le verset le dit ensuite, “ Son Sanctuaire sera à Jérusalem et Sa Résidence à Sion ”. Avec mes respects, ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, à la fois de ce qui vous concerne personnellement et de vos accomplissements communautaires,

Notes

(1) De Zurich. Voir, à son sujet, la lettre n°6708. (2) En l’occurrence, le Psaume 76.

Lettre n°7470

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7470, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 ‘Hechvan 5721,

Brooklyn,

A madame Kenya(1),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre de lundi soir, me décrivant brièvement l’action des femmes ‘Habad, dans le passé et ce que vous envisagez de faire, à l’avenir. Que Dieu vous accorde une réussite sans cesse accrue, au sens le plus littéral, afin d’attirer et d’intégrer le plus grand nombre de femmes, parmi vos membres. Vous devez vous dire que chaque membre représente un foyer, une famille. Chaque initiative, chaque effort sont donc justifiés, surtout si l’on se dit que cet accomplissement sera beaucoup plus aisé que ce qu’on imagine.

Selon l’explication bien connue du Baal Chem Tov, tout est effet de la divine Providence. Or, votre lettre m’est parvenue et j’y réponds à la veille du 20 ‘Hechvan, date de la naissance du Rabbi Rachab, le père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Cette année marque, en effet, le centenaire de cette naissance, comme l’explique la ‘Hassidout(2), à propos du début de la Sidra de cette semaine : “ Et, la vie de Sarah fut cent ans… ”. Que les enseignements de celui dont nous célébrons l’anniversaire soient donc lumineux et qu’ils apportent la chaleur et la clarté également à votre action, visée ci-dessus. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et de ce qui vous concerne personnellement,

Notes

(1) Madame K. Deren, de Pittsburgh. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°7471.

Lettre n°7471

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7471, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid, qui se consacre aux besoins

communautaire, le Rav Moché(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu vos salutations par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, le Rav Tsvi Shusterman. Comme vous le lui avez demandé, il m’a interrogé sur la responsabilité de la synagogue. J’ai déjà exprimé mon avis(2), selon lequel vous devez continuer à l’assumer. Comme vous le savez, l’aspect essentiel et profond de cette responsabilité concerne l’ordre des prières et des enseignements de la Torah qui y sont donnés. Il s’agit, en l’occurrence, d’une synagogue ‘hassidique et ces cours doivent donc également porter sur la ‘Hassidout. Vous vérifierez que l’officiant conduise la prière de la manière qui convient, en particulier pendant le Chabbat et les fêtes. De même, après la prière, il convient de lire les Tehilim selon leur répartition mensuelle, conformément à la pratique instaurée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En outre, les cours de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout seront fixés à l’heure qui convient. C’est de cette façon que vous assumerez vos fonctions. Dieu sait ce qui est réellement accompli et peu importe donc le titre, la dénomination. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.

Comme l’explique le Baal Chem Tov, tout est effet de la divine Providence. En l’occurrence, votre question m’est parvenue et ma réponse vous est adressée à la veille du 20 ‘Hechvan(3), date de la naissance du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Cette année marque le centenaire de sa naissance et l’on peut en comprendre la signification d’après ce que la ‘Hassidout explique, concernant le début de notre Paracha : “ Et, la vie de Sarah fut de cent ans ”. Vous consulterez le Zohar, à cette référence et l’explication du Or Ha Torah, du Tséma’h Tsédek. Vous verrez aussi le Chneï Lou’hot Ha Berit, au début de la Parchat Toledot. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav M.Shayevitch, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°7385. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°1487 et 4214. (3) Voir la lettre précédente.

Lettre n°7472

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7472, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 ‘Hechvan 5721,

centenaire de la naissance

du Rabbi Rachab,

Brooklyn, New York,

A l’assemblée de Yechouroun, ceux qui

chérissent et révèrent la Torah et les Mitsvot,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

En ce jour, celui de la rédaction de la présente, est célébré le centenaire depuis la naissance du Rabbi Rachab, fondateur, il y a soixante quatre ans, de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch. Puis, il y a soixante ans, soit au début de la quatrième année de la Yechiva, à Loubavitch, le Rabbi Rachab, lors du repas de Sim’hat Torah, annonça(1) : “ Je suis convaincu, on distingue ‘certain’ de ‘convaincu’ et je pense que chacun fait la différence, je suis donc convaincu que les élèves de Tom’heï Temimim, où qu’ils se trouveront, et ils seront effectivement aux quatre coins de la terre, accompliront l’objectif du Saint béni soit-Il, avec la plus grande abnégation, celui de posséder une Demeure ici-bas. Pour bâtir ce Sanctuaire de Dieu dans ce monde, il faut répandre la clarté divine de la Torah et des Mitsvot, introduire la sainteté dans l’existence quotidienne, pour soi-même et autour de soi ”.

Nul n’a de doute que les mots sacrés du fondateur des Yechivot Loubavitch se sont pleinement accomplis. Les élèves, les Temimim, ont assumé et assument encore leur mission avec la plus grande abnégation, malgré les événements malencontreux, les persécutions, les épreuves que les Juifs, en général et les élèves, les Temimim, en particulier, ont subi, en ces années perturbées et troublées. Dans toutes les parties du monde, ils ont su insuffler la vitalité, le Judaïsme, l’éducation basée sur les valeurs sacrées. En tout endroit, ils ont su construire la Demeure de Dieu. De fait, à l’heure actuelle, alors que la situation instable qui s’est instaurée dans le monde suscite une immense crainte, du fait des moyens considérables que les peuples déchirés et opposés sont capables de mobiliser, à l’heure actuelle beaucoup plus qu’auparavant, il est vital de bâtir cette demeure de Dieu, du Roi Qui possède la paix, Qui dirige véritablement le monde, le Maître de la paix, en diffusant la Torah et les Mitsvot qui apportent la paix, grâce aux élèves, les Temimim, car les érudits de la Torah multiplient la paix dans le monde.

Tous ceux qui prennent part au soutien et au développement du centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch, tout au long de l’année, surtout à l’occasion de sa célébration annuelle(2), acquièrent un mérite immuable et suscitent les canaux, les réceptacles véhiculant les bénédictions de Dieu, en particulier celle d’une paix véritable, elle-même réceptacle de toutes les bénédictions, matérielles et spirituelles, pour soi-même et pour tous les membres de sa famille. Avec mes respects et ma bénédiction,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Voir le Likouteï Dibbourim, tome 4, à la page 1568. (2) Au profit de ces Yechivot.

Lettre n°7473

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7473, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 ‘Hechvan 5721,

centenaire de la naissance du Rabbi Rachab

Brooklyn, New York,

A tous ceux qui prennent part à la célébration annuelle de

Beth Rivka, à Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris que votre dîner de célébration aura lieu le mardi 3 Kislev prochain. En réponse, j’adresse mes salutations et ma bénédiction à tous les participants et aux amis de Beth Rivka, à Montréal. Dieu fasse que l’événement soit très fructueux, dans tous les domaines, afin de renforcer et de développer les accomplissements des écoles Beth Rivka, dans toute la mesure de ce qui est souhaitable. En ce jour, alors que cette lettre est écrite, nous célébrons le centenaire de la naissance du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. C’est lui qui jeta les bases de ce réseau scolaire largement développé qui, par la suite, fut considérablement agrandi par mon beau-père, le Rabbi et qui vivifia l’éducation basée sur les valeurs sacrées, en différentes parties du monde, jusqu’à ce jour.

Il est inutile de souligner que les écoles Beth Rivka, en divers points du globe, y compris à Montréal, ont un rôle fondamental dans l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Mon beau-père, le Rabbi, fondateur des écoles Beth Rivka, a toujours souligné le caractère primordial de l’éducation des filles, celles qui sont appelées à fonder un foyer juif. Comme on le sait, il délivra l’enseignement suivant : “ Tout ce qui est sacré pour le peuple d’Avraham, le fondement du foyer juif, la naissance et l’éducation d’enfants juifs, la Cacherout de la nourriture, la pureté et la sainteté élevées du Chabbat, tout cela, Dieu l’a transmis et confié aux femmes juives, afin qu’elles le respectent et l’accomplissent ”, comme le rapporte le Hayom Yom, à la date du 26 Adar Chéni 5703.

L’objectif de Beth Rivka est d’éduquer les filles juives dans cet esprit. Bien évidemment, ceux et celles qui prendront part au soutien et au développement de Beth Rivka, à Montréal, sont associés à ces réalisations. A n’en pas douter, ceci révélera la bénédiction de Dieu dans leur foyer et ils concevront de la satisfaction de leurs enfants, seront en bonne santé, auront la prospérité et tout le bien. Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

Lettre n°7474

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7474, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 ‘Hechvan 5721,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Nissan(1) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

1. Je fais réponse à votre lettre du 13 ‘Hechvan, dans laquelle vous m’interrogez sur ma conception du rabbinat central de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie(2). En effet, une opinion a été publiée, en mon nom, dans un périodique. Je préciserai tout d’abord que cette publication a été faite à mon insu et donc contre ma volonté. En effet, il n’y a pas lieu de faire participer tout le peuple à une telle discussion, des jeunes aux vieux, avec les enfants et les femmes, encore moins d’en rechercher la parution dans les périodiques destinés aux oisifs, ce qui est, en tout état de cause, une honte pour l’honneur du rabbinat et pour l’honneur de la Torah. Quand j’exprime mon avis, sur un tel sujet, je le fais là où cela peut avoir une incidence concrète. C’est, du reste, une des raisons pour lesquelles j’ai évité de m’exprimer, en la matière. En effet, la date des élections est encore éloignée et je me suis dit que différentes évolutions pouvaient encore intervenir, jusqu’à ces élections.

Cette personne(3) m’avait rendu visite quelques jours avant la date officielle des élections. Au cours de notre discussion, il m’avait demandé ce que je pensais du rabbinat central. Cet homme entretient des relations avec ceux dont l’avis est déterminant, en la matière. J’ai donc pensé qu’il était de mon devoir de lui exprimer clairement ma position, puisqu’il était concerné. En rédigeant tout cela maintenant, je dois tout d’abord préciser un autre point. Tout ce qui suit est dit sur la base de la situation actuelle. Je veux dire que ma manière de considérer le rabbinat central en tant qu’institution est fondée sur l’opinion des Grands d’Israël de la génération précédente. Car, celle-ci est systématiquement négative. En effet, tous les responsables communautaires de Russie savent que les Rabbanim et les dirigeants véritables se sont opposés à la création d’une telle institution, dans ce pays et autour de lui. Ils s’y sont opposés de toutes leurs forces, allant jusqu’à se battre contre le gouvernement tsariste, bien entendu en fonction des moyens dont ils disposaient alors, jusqu’à ce que le projet a été supprimé.

Et, les raisons en sont bien connues. Or, s’il y avait alors un doute sur ce qu’ils craignaient, de loin ou de près, les années d’existence du rabbinat central, en Terre Sainte, ont fait la preuve qu’ils avaient eu tout à fait raison et même encore plus que cela. Néanmoins, du fait de nos nombreuses fautes, en fonction de la situation actuelle, la suppression de ce rabbinat central, même si elle est positive, n’est, pour l’heure, pas possible. Les hommes de gauche ne l’accepteront pas, pas plus que ceux qui se trouvent à leur droite, bien que tous aient pu constater, ces dernières années, le tort qui a été causé à la religion et à tout ce qui la concerne par cette institution. Vous devez comprendre ce que je veux dire, même si ceux qui ont assumé cette fonction avaient une bonne intention et auraient peut-être même accompli de bonnes actions, s’ils avaient pu agir comme ils le désiraient. Néanmoins, leurs possibilités et leurs moyens étaient de plus en plus restreints et, entre nous, ils n’ont pas toujours résisté à l’épreuve. Toutefois, nos Sages disent : “ Ne juge pas ton prochain…(4) ”.

Comme je l’ai dit, il n’est pas possible de supprimer cette institution. Il faut donc, tout au moins, réduire le tort qui est causé à notre religion, à l’honneur de la Torah et à ce qui la concerne. Chaque jour de retard que prennent les élections est utilisé par différents organes pour abaisser encore plus la situation des religieux, l’honneur de la Torah et de ceux qui la soutiennent. Il est difficile de croire que des Juifs, en Terre Sainte, puissent avoir de telles réactions, dans leurs lettres et dans leurs discussions, du fait de tout ce qui se passe autour de ces élections pour le rabbinat central.

2. Il est clair qu’il ne suffit pas de fixer les élections au plus vite. Il faut, en outre, qu’il y ait un candidat et que celui-ci ait des chances d’être élu. Sur la base de tout ce qui vient d’être dit, j’ai donc clairement exprimé mon avis à cette personne, en trois points, qui dépendent l’un de l’autre :

A) Il est nécessaire que ces élections soient fixées au plus vite. Quiconque agit pour les retarder prend la responsabilité d’une humiliation supplémentaire de la religion et de ce qui la concerne, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de même que dans le reste du monde, comme l’expérience des derniers mois a permis de l’établir.

B) En fonction de la situation actuelle, le candidat qui a le plus de chances d’être élu est le Rav Goren Chlita(5). Ceux qui mènent des négociations à propos d’autres personnes savent parfaitement que certains candidats, parmi ceux qu’ils envisagent, n’accèderont pas à cette fonction. Les uns n’y sont pas aptes et les autres n’ont aucune chance d’être élus. Ces négociations poursuivent uniquement des objectifs accessoires, lesquels doivent, bien évidemment, être écartés devant l’offense de la Torah, comme je l’ai dit.

C) Il est indispensable que le Rav Nissim(6) conserve ses fonctions actuelles. On n’a jamais vu que des Juifs non pratiquants ou même de simples chefs de famille, qui font pourtant partie de la commission électorale, démettent un Rav de ses fonctions. Bien sûr, je sais que cette fonction lui avait, d’emblée, été confiée pour un temps limité. Mais, cela ne remet pas en cause l’honneur dû à la Torah et à un Rav, de même que la valeur d’un fait établi. Pour quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.

J’ai dit plus haut qu’à mon sens, ces points sont liés, car ils reposent sur un même fondement, le respect de la religion, dans la situation actuelle, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. En contredisant l’un d’eux, on cause une humiliation supplémentaire, de la manière la plus douloureuse. Comme je l’ai dit au début de ma lettre, ces propos s’adressent également à ceux qui peuvent exercer une influence sur ce processus, pour les raisons que j’évoquais plus haut. Discuter toutes ces idées dans le cadre d’un journal est un moyen de rabaisser la situation du rabbinat, en tout endroit et particulièrement en notre Terre Sainte. Il n’en est pas de même, en revanche quand il s’agit d’exprimer une position, au moment et dans le lieu qui conviennent. Tout cela est bien évident. J’ai également le devoir agréable de vous exprimer ma satisfaction, concernant votre article sur le Baal Chem Tov. Sans doute en préparez-vous d’autres. Avec

mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav N.Telushkin, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°6774. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°7476, 7515, 7545, 7558 et 7626. (3) L’auteur de l’article. (4) “ Avant de te trouver à sa place ”. (5) Qui fut, par la suite, le grand Rabbin ashkénaze d’Israël. (6) Le grand Rabbin séfarade d’Israël.

Lettre n°7475

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7475, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 ‘Hechvan 5721,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux

besoins communautaires, a des comportements généreux,

est issu d’une illustre famille, le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous avez sûrement reçu mes précédents courriers, de même que les salutations spécifiques que j’ai demandé aux invités, qui auront une longue vie, venus passer le septième mois ici(2), de vous transmettre. En outre, je vous joins un rapport qui a été présenté ici au docteur Schwartz, à propos de ce qui concerne ‘Habad en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Celui-ci se passe de toute explication complémentaire.

Pour faire suite à notre discussion sur la question du rabbinat central(3), lors de votre visite ici, je vous adresse, ci-joint, une copie de ma lettre au Rav Nissan Telushkin(4). Bien entendu, le retard pris par le second Kfar(5) est douloureux, même si j’ai bon espoir que vous fassiez, en tout état de cause, ce qui est en votre pouvoir afin d’activer les choses et de réaliser ce projet, le plus largement et de la façon qui convient. Je ne peux cependant pas m’empêcher de saisir cette occasion pour vous le souligner, vous le demander, réitérer cette demande encore une fois et encore une autre. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Chnéor Zalman Shazar. Voir, à son sujet, les lettres n°7084, 7567 et 7660. (2) Les fêtes du mois de Tichri. (3) Voir la lettre précédente et la lettre suivante. (4) Il s’agit de la lettre n°7474. (5) Le nouveau Kfar ‘Habad qui devait alors être construit.

Lettre n°7476

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7476, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 ‘Hechvan 5721,

Brooklyn, New York,

Au Rav, grand érudit, distingué ‘Hassid

qui craint Dieu et se consacre aux besoins

communautaires, le Rav C.Y.(1) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous joins une copie de ma lettre au Rav Nissan Telushkin(2), de même que celle de ma lettre à monsieur Shazar(3). Je vous demande, encore une fois, de contacter ce dernier, à propos du rapport qui lui a été adressé sur les points suivants :

A) le second Kfar ‘Habad,

B) la fondation d’une école professionnelle d’encadrement, dans le cadre des écoles professionnelles de Kfar ‘Habad,

C) le bâtiment pour le séminaire de jeunes filles de Kfar ‘Habad,

D) le bâtiment pour la Yechiva Torat Emet de Jérusalem,

E) le bâtiment pour la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion,

F) la subvention exceptionnelle pour les écoles du réseau(4). Puisse Dieu faire que vous soyez un émissaire positif pour annoncer de bonnes nouvelles de chaque paragraphe de ce rapport. Il semble que l’influence de monsieur Shazar et son domaine d’action soient, plus spécifiquement, les paragraphes A) et F).

A cette occasion, je voudrais vous préciser que l’on m’a interrogé sur le principe selon lequel : “ Quand un décret est adopté pour une certaine raison, il est supprimé lorsque cette raison disparaît ”. Bien entendu, j’ai aussitôt consulté l’Encyclopédie talmudique et, à ma surprise, je n’y ai rien trouvé, à ce sujet, au moins à l’article “ décret ”. Il est inutile de préciser que mes remarques sur l’Encyclopédie talmudique, quand je vous écris, n’ont pas pour but de critiquer, ce qu’à Dieu ne plaise, c’est bien évident. J’espère uniquement qu’elles s’ajouteront aux autres remarques que vous devez sûrement recevoir, émanant de sources diverses et que, de temps à autre, vous publierez un fascicule ou des feuillets de complément des tomes déjà parus. Il est clair qu’il n’y a pas lieu d’attendre une réédition pour le faire. Je vous joins une lettre dans laquelle on m’interroge sur le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken et, en marge, mes remarques, à ce propos(5). Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, les lettres n°7066, 7488, 7515, 7558 et 7658. (2) Il s’agit de la lettre n°7474. (3) Il s’agit de la lettre n°7475. (4) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (5) Il s’agit de la lettre n°7242.

Lettre n°7477

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7477, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 ‘Hechvan 5721,

Brooklyn, New York,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires, empli

d’empressement, le Rav Yaakov Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion joyeuse de la célébration, à l’issue du prochain Chabbat, du treizième anniversaire depuis que la fonction de Rabbin vous a été confiée au sein de votre communauté, la synagogue et maison d’étude Rav Meïr Sim’ha Ha Cohen, je vous adresse mes félicitations et ma bénédiction, ainsi qu’au président, aux responsables et à tous les membres.

Comme vous le savez(2), les événements de la semaine sont liés à la Paracha qui est alors lue. En l’occurrence, cette célébration intervient au début de la semaine correspondant à la Parchat Toledot. On peut donc découvrir un enseignement dans son premier verset, “ Its’hak, fils d’Avraham, Avraham enfanta Its’hak ”.

Cette répétition figure dans la sainte Torah, dont le but est de délivrer une leçon, s’appliquant à l’existence quotidienne. En l’occurrence, elle souligne(3) la relation étroite qui existe entre les générations juives, les parents et les enfants.

Très souvent, nous entendons des personnes se féliciter de leurs illustres parents et grands-parents. Il s’agit là uniquement de la manifestation de “ Its’hak, fils d’Avraham ”. Mais, il faut, en outre, que “ Avraham enfante Its’hak ”, que le père et le grand-père soient sincèrement fiers de leurs enfants et petits-enfants, qu’ils conçoivent d’eux beaucoup de satisfaction. Les enfants ne doivent pas se contenter du mérite de leurs parents. Il faut que ces derniers, à leur tour, aient le mérite de leurs enfants.

Tel est précisément le but d’une synagogue et maison d’étude. Celle-ci doit non seulement être un lieu saint, dans lequel on prie et l’on étudie la Torah, mais aussi irradier cette sainteté, en reliant la synagogue aux foyers de ses membres, des plus jeunes aux plus âgés.

C’est également là le rôle du Rav et du guide spirituel de la communauté. Cette dernière, avec tous ceux qui la constituent, jeunes et vieux, enfants et femmes, se trouvant à la synagogue ou dans leur foyer, doit être pénétrée de la clarté de la Torah et des Mitsvot, s’unir à elle et se développer, jusqu’à devenir une communauté importante, accomplissant pleinement les termes du verset “ Its’hak, fils d’Avraham, Avraham enfanta Its’hak ”. Un tel résultat peut être obtenu par la collaboration du Rav, des dirigeants et des membres de la communauté.

Que Dieu vous bénisse tous, que le succès que vous avez connu pendant les années passées atteigne des proportions nouvelles et se développe, pour de longs jours et de bonnes années, matériellement et spirituellement à la fois. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Y. Hecht, de New York. Voir, à son sujet, la lettre n°242. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Chneï Lou’hot Ha Berit, au début de la Parchat Vayéchev et le Kountrass Bikour Chicago, à la page 7 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Béréchit Rabba, à propos de ce verset ”.

Lettre n°7478

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7478, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mar’hechvan 5721,

centième anniversaire de la naissance

du Rabbi Rachab,

Brooklyn, New York,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mi’haël Yehouda Aryé Leïb(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre, m’annonçant que vous êtes bien rentré en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, que vous y avez effectivement transmis mes salutations. Après ce début, chacun des invités, auxquels Dieu accordera longue vie, poursuivra sûrement tout cela, en ajoutant, en avançant, en éclairant, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ l’invité accorde une bénédiction ”. Vous devez suivre le droit chemin(2) que nous a enseigné mon beau-père, le Rabbi, afin que nous suivions ses voies pour l’éternité, intégrer cette route(3), ce niveau qui englobe les dix huit bénédictions de la prière(4).

Nous avons eu le mérite de recevoir de nos Sages un enseignement pour tout ce qui concerne la vie et ses événements. Nos maîtres et chefs ont clairement expliqué tout cela dans la ‘Hassidout ‘Habad, d’une manière rationnelle et logique. En ce sens, l’œuvre(5) de notre grand maître, qui répandit la ‘Hassidout, fut merveilleuse, organisée de la manière la plus harmonieuse. Lui-même envoyait des émissaires cachés, qui enseignaient les voies de la ‘Hassidout, les présentaient, en rapprochaient les personnes. Il déléguait ses disciples jusque dans les contrées les plus éloignées. Il est sûrement inutile d’expliquer longuement que les actes des Justes, leurs enseignements, sont immuables et exercent leur effet. Notre maître invoque une immense miséricorde pour que les actes de ses enfants, ses propres actes, produisent de bons fruits, d’un bien véritable, bon pour les cieux et bon pour les créatures, un bien qui produit des fruits(6). C’est aussi le canal et le réceptacle permettant d’obtenir les bénédictions de Dieu en ce qui vous concerne personnellement, à la fois matériellement et spirituellement. Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, je conclus en vous donnant ma bénédiction.

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.Y. A. L. Cohen. Voir, à son sujet, la lettre n°7385. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Iguéret Ha Kodech, au chapitre 27 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 3, à la page 244b ”. (4) La Amida. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Causerie du 19 Kislev 5693, au paragraphe 22 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Kiddouchin 40a ”.

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