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Iguerot Kodesh — lettres 7439 à 7458

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7439

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7439, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

jours de Seli’hot 5720,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre en son temps, une présentation de Kfar ‘Habad. Vous m’excuserez de ne pas y avoir répondu jusqu’à maintenant, l’une des raisons essentielles à cela étant mon désir d’effectuer une recherche détaillée, à ce propos. En la matière, une discussion de vive voix constitue la recherche la plus précise et je savais que l’un des dirigeants du Kfar devait se trouver ici. J’ai, de ce fait, attendu pour vous répondre. Je constate avec plaisir que, depuis que vous avez rédigé cette lettre et selon les informations que j’ai obtenues de ces dirigeants, quelques améliorations sont intervenues, concernant ce que vous m’écrivez. Vous vous trouvez sur place et vous le savez donc sûrement, peut-être même avec encore plus de détails. Je dois, néanmoins, réagir sur certains points que vous abordez, pour des raisons évidentes. Je préciserai d’abord qu’à n’en pas douter, si vous aviez rédigé cette présentation sur la base d’une visite que vous aviez alors effectué vous-même, vous auriez eu un œil bienveillant, car je sais l’amitié et la relation positive que vous entretenez avec le Kfar et ce qui le concerne. En différents points, votre lettre aurait donc été rédigée différemment d’un compte-rendu basé sur l’observation de quelqu’un d’autre. Je voudrais souligner, en particulier, les deux points suivants :

A) Vous savez sûrement, peut-être même mieux que moi, qu’en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, la manière de considérer l’agriculture a évolué(1). On tend à réduire sa valeur et un mouvement se dessine même pour adopter une autre organisation. Cette évolution a dernièrement été exprimée, de la manière la plus claire, par les annonces et par les discours du ministre, monsieur Dayan. Elle est non seulement clairement affirmée, mais aussi formulée d’une manière acerbe, de sorte que, selon l’expression de nos Sages, “ l’assiette est entièrement retournée ”(2). Or, si, à notre époque, les hautes administrations envisagent clairement tout cela, cela veut bien dire que cette évolution s’est produite il y a quelques temps déjà. C’est bien évident.

B) Je dois réagir encore plus fortement à votre affirmation selon laquelle, dans tel autre Kfar, la situation est meilleure, bien qu’il ait été fondé à la même époque. On est, en effet, parvenu à le constituer et à le renforcer. Brièvement, la réponse à cela est la suivante. Recherchez combien de personnes ont abandonné ce Kfar que vous décrivez comme bien constitué et fort, depuis combien de temps ses habitants s’y trouvent, qui y est parvenu récemment. Puis, comparez ces données avec le nombre de familles qui ont abandonné Kfar ‘Habad au cours des douze années de son existence. A ma connaissance, pendant cette période, une seule famille en est partie et il me semble que c’est l’unique endroit de Terre Sainte où il en est ainsi. On peut donc réellement se demander quel est le Kfar qui a connu la plus grande réussite et le plus sérieux renforcement. Pour des raisons bien évidentes, je ne souhaite pas en dire plus, d’autant que je suis personnellement concerné.

Je conclurai la présente comme je l’avais introduite. J’ai bon espoir que vous vous rendrez vous-même, très bientôt, à Kfar ‘Habad. Conformément à vos traits de caractère et à votre amitié, vous observerez la situation, jusque dans le moindre détail, d’un œil bienveillant. Je serais satisfait d’obtenir votre compte-rendu, à l’issue de cette visite. A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je souhaite à vous-même et aux vôtres, d’être inscrits et scellés pour une bonne et douce année, en vos accomplissements communautaires et en vos réalisations personnelles, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Cette présentation reprochait sans doute à Kfar ‘Habad de s’être écartée de la vocation agricole qui, dans un premier temps, était la sienne. (2) La tendance est inversée.

Lettre n°7440

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7440, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

jours de Seli’hot 5720,

Brooklyn, New York,

A monsieur Its’hak Korn(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 16 Elloul et celle qui la précédait. Sans doute avez-vous vous-même reçu mon courrier en son temps. Vous évoquez l’action d’un comité public. Je ne vous ai pas répondu sur ce point, car c’est bien ainsi que l’action a été engagée. L’idée en a été la suivante. Quand on a la certitude de pouvoir s’en remettre à une certaine personne, il est parfois préférable d’agir par sa propre initiative plutôt qu’en étant incité à le faire par quelqu’un d’autre, surtout quand on est convaincu de faire ce qui est droit et bon.

J’ai appris, avec plaisir, que la première pierre(2) a été posée et j’ai reçu les photographies. Là encore, vous avez apporté votre participation. J’espère que ce sera un bon début, qu’il y aura une suite positive, un avancement, toujours plus lumineux. De fait, toutes les actions de l’homme sont des commencements, car notre Torah est immuable, notre peuple est éternel et nos valeurs traditionnelles sont impérissables. Tout ce que l’on peut accomplir, tout résultat obtenu reste donc limité, sans aucune commune mesure avec l’infini. Bien entendu, mon but n’est pas de faire un discours, mais de m’accorder des circonstances atténuantes, justifiant que je répète sans cesse la même chose. En effet, je vois ici ce qui concerne toutes les générations. Toute amélioration, tout perfectionnement d’une école basée sur les valeurs sacrées, en général, d’une Yechiva en particulier, a donc des effets grandioses, des fruits et des fruits de fruits.

A l’occasion de la nouvelle année qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous souhaite, ainsi qu’à tous les vôtres, une bonne et douce année, en vos accomplissements communautaires et en vos réalisations personnelles. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement, de même qu’avec mes respects,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°7085. (2) Des nouvelles institutions de Kfar ‘Habad, la Yechiva Loubavitch et les écoles professionnelles.

Lettre n°7441

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7441, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

jours de Seli’hot 5720,

bicentenaire de la Hilloula du Baal

Chem Tov, Brooklyn, New York,

Aux fils et filles d’Israël, en tout endroit,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue grandement et vous bénis,

Les jours de Seli’hot concluent l’année et les dix jours de Techouva l’introduisent. Les uns et les autres soulignent la grande importance de la Techouva, qui achèvent et commencent une année. Comme on le sait, la Techouva comporte deux aspects(1), un profond regret du passé, d’une part un ferme engagement pour l’avenir, d’autre part. La finalité de la Techouva est le retour vers la situation précédente, “ afin d’être agréé devant Dieu, accepté et chéri devant Lui comme avant la faute ”(2). Cela veut dire, tout d’abord, que la Techouva doit être accomplie de telle façon qu’elle ne laisse pas de trace de ce qui s’est passé, non seulement dans l’action, dans le comportement, mais aussi dans la parole et dans la pensée.

Par ailleurs, et tel est précisément l’aspect nouveau que présente la Techouva, celle-ci supprime toutes les taches du passé, bien que celui-ci n’appartienne plus au champ d’action de l’homme. En effet, Dieu n’est nullement soumis au temps. Il est, a été et sera(3) au même instant. Il accorde donc une force particulière, une propriété spécifique à la Techouva, qui devient elle-même le “ maître ” du passé, qui le transforme, ne fait pas que le neutraliser, mais le rectifie, l’inscrit dans le bien. Selon les termes de nos Sages, “ les fautes intentionnellement commises se transforment en bienfaits ”.

*

*

*

Ce pouvoir de la Techouva, qui rend l’homme maître de son passé, est possible, d’une part, comme on l’a dit, parce que celle-ci prend sa source à une dimension transcendant le temps. Mais, d’autre part, un Juif doit se servir de ce pouvoir pour en pénétrer son existence, jusqu’à atteindre la partie de son âme qui est plus haute que le temps et ses manifestations, la dimension profonde et l’essence de l’âme divine, qui Lui reste toujours fidèle(4), étant une “ parcelle de Divinité véritable ”.

C’est sur la base de ce lien entre un Juif et son Créateur que l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, formula l’affirmation suivante : “ Un Juif ne veut pas et ne peut pas se séparer de la Divinité ”. De même, Dieu dit : “ Je vous aime, Parole de l’Eternel ”, sans que rien ne puisse modifier cette situation(5).

*

*

*

Tout comme la Techouva pénètre l’homme totalement, depuis l’essence de son âme jusqu’à son comportement concret, au quotidien, elle conduit également l’homme, “ mesure pour mesure ”(6), vers les stades les plus hauts et les plus profonds. Un tel homme est alors attaché à la Présence divine, aimé, agréable, proche, ami(7). Il est inscrit et scellé pour une bonne et douce année, reçoit enfants, santé, prospérité matérielle, en tous ses besoins, au quotidien. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, lois de la Techouva, chapitre 2, au paragraphe 2. Iguéret Ha Techouva de l’Admour Hazaken, au chapitre 1. Néanmoins, le regret du passé doit être non seulement par la pensée, mais aussi par la parole, par la confession. Et, l’on consultera, à ce sujet, la Mitsva de la confession et de la Techouva, dans le Séfer Ha Mitsvot du Tséma’h Tsédek, de même que le Min’hat ‘Hinou’h, à la Mitsva n°364. S’agissant de l’avenir, la Mitsva de la Techouva n’est qu’un abandon de la faute. C’est ainsi qu’il faut lire, en particulier, le Rambam, à la même référence, début du chapitre 1 et le Chaareï Techouva, de Rabbénou Yona, au chapitre 19. C’est aussi ce qu’indique, entre autres, le ‘Hochen Michpat, à la fin du chapitre 34. On consultera, en outre, le traité Kiddouchin 49b. Mais l’on peut encore s’interroger, à ce propos ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Iguéret Ha Techouva, au chapitre 2. Voir aussi le Rambam, lois de la Techouva, chapitre 7, au paragraphe 4 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 3, à la page 257b. Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 5. Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, au chapitre 7 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tanya, à la fin du chapitre 24. Voir aussi le Rambam, lois du divorce, fin du chapitre 2 ”. (5) Le Rabbi note en bas de page : “ Mala’hi 1, 2, selon l’interprétation qui en donnée par nos Sages, dans le Midrash Vaykra Rabba, au début du chapitre 7 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ On verra l’enseignement du Baal Chem Tov, à propos du verset : ‘L’Eternel est ton ombre’, dans les causeries de mon beau-père, le Rabbi, reproduites dans le To’hen Inyanim, à la Parchat Haazinou ”, dont le texte figure également dans le Likouteï Si’hot, tome 2, à la page 421. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, lois de la Techouva, chapitre 7, aux paragraphes 6 et 7. Voir le traité Bera’hot 34b ”.

Lettre n°7442

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7442, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[fin 5720]

Quand doit-on ôter les Tefillin(1) ? Il est clair qu’il est préférable de le faire de la manière qui est décrite dans le Hayom Yom(2).

Vous me demandez aussi(3) comment compléter les trois mots du Chema Israël introduits par l’officiant, Hachem Eloké’hem Emet(4). Pour l’heure, je n’ai pas reçu d’instruction tranchée, à ce propos, mais, à mon sens, il est clair que :

A) l’officiant acquitte toute la communauté de son obligation,

B) celui qui n’a pas encore terminé la lecture du Chema n’en appartient pas moins à cette communauté. Ces trois mots lui sont donc ajoutés, quand il lit à son tour le Chema Israël.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Chalom Rivkin et elle fut rédigée à même son courrier, portant la date du mercredi de la Parchat Nitsavim 5720. Voir, à son sujet, la lettre n°7032. (2) A la date du 19 Mena’hem Av. (3) Celui qui prie avec la communauté, mais ne termine pas le Chema Israël en même temps que l’officiant, s’acquitte-t-il néanmoins de son obligation par les trois mots qui sont prononcés par cet officiant ? (4) “ L’Eternel votre Dieu est Vérité ”.

Lettre n°7443

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7443, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[fin 5720]

Vous m’écrivez la raison pour laquelle vous avez interrompu votre étude du Tanya. Il est clair que cela est particulièrement surprenant. En effet, de toutes les parties de la Torah, il est dit : “ Celui qui prétend ne pas avoir fait d’effort et avoir néanmoins connu la réussite, ne le crois pas ”. Quoi de surprenant qu’il en soit de même pour cette étude ? Vous m’écrivez que vous n’y avez rien compris. Il y a là une large exagération. En fait, comme c’est le cas chez de nombreuses personnes, vous avez sûrement abordé cette étude selon un ordre inversé. Pour ce qui vous concerne, en effet, il convient d’apprendre d’abord Iguéret Ha Techouva, puis la seconde partie du Tanya et enfin la première. C’est, tout au moins, ce que vous ferez à l’avenir. Plus précisément, après Iguéret Ha Techouva, vous apprendrez le Kountrass Ou Mayan. Avec l’effort qui convient, vous le comprendrez, même si vous l’étudiez seul. Vous pourrez vous en procurer le texte à Lod, ou bien auprès des jeunes de l’association ‘Habad. Bien évidemment, quand on étudie un texte pour la première fois, on n’en analyse pas chaque mot. Dans un premier temps, on considère l’idée dans sa globalité. C’est seulement par la suite qu’on en mène une analyse plus fine, comme on le fait pour la Guemara. Puisse Dieu faire que vous pratiquiez de la sorte. Et, Dieu vous accordera la réussite.

Lettre n°7444

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7444, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[fin 5720]

Il est, bien entendu, impossible de trouver quelqu’un qui se rendra là-bas. Il faut donc s’adresser verbalement à ceux qui sont aptes à le faire et il ne suffit pas de leur parler une seule fois. De même, il ne faut pas le faire uniquement pour s’acquitter de son obligation, comme c’est, du reste, le cas pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. On doit aussi décider qui parlera et saura convaincre, influencer ceux qui font encore obstacle en la matière. Il est évident que le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h apportera son aide et parlera également. Mais, la parole essentielle doit émaner de quelqu’un de votre endroit, qui donnera des détails et s’exprimera avec chaleur. Par la suite, le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h ajoutera quelques mots et renforcera sa position. Les deux couples que vous mentionnez sont, l’un et l’autre, aptes à cela.

S’agissant de ce que je dois envoyer, selon ce que l’on vous a dit, je n’ai pas l’habitude de prendre l’initiative d’aborder une telle question, si ce n’est avec ceux dont j’atteste de l’attachement et dans des situations exceptionnelles. Si c’est réellement là le seul obstacle, il est certain que vous prendrez l’initiative de la parole et que vous m’interrogerez, à ce sujet. C’est alors que je vous communiquerai mon avis.

Lettre n°7445

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7445, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[année 5720]

Selon ce qu’écrit le Rambam(1), à la fin des lois du Loulav, il doit en être ainsi tout au long du jour et, comme le tranche le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231 : “ en toutes tes voies, reconnais-Le ”. La nécessité d’adopter une telle attitude est expliquée, en particulier, dans le Tanya, à partir du chapitre 26.

*

*

*

Cela est très très (Méod Méod) judicieux(2). Et, le Likouteï Torah, à la Parchat Chela’h explique le sens de cette répétition, Méod Méod.

*

*

*

A la page 38c(3), il est dit que l’aspect le plus haut de la prière doit se révéler jusqu’au point le plus bas, c’est-à-dire dans l’action, dans le fait de manger, de boire, “ en toutes tes voies ”.

Notes

(1) La question posée était la suivante : “ Comment puis-je me convaincre d’être joyeux ? ”. (2) La question posée était la suivante : “ Faut-il changer le rite de la prière pour adopter celui du Ari Zal ? ”. (3) La question posée était la suivante : “ J’ai étudié le Likouteï Torah, à la Parchat Chela’h, mais, pour l’heure, je n’ai pas compris le sens des propos du Rabbi Chlita et je ne vois pas le rapport avec le rite de la prière ”.

Lettre n°7446

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7446, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille de Roch Hachana 5721,

Brooklyn, New York,

A monsieur Yossef Dekel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de recevoir vos salutations, par l’intermédiaire de monsieur Landau. J’ai bien reçu également les deux tomes de votre livre Yzkor ou Guevileï Ech(2). Je vous remercie pour cette attention et, si vous publiez d’autres ouvrages, j’espère que vous les enverrez à la bibliothèque qui se trouve ici, d’autant que celle-ci sert le plus grand nombre. Mais, Dieu fasse que le contenu de vos prochains livres soit lié à des événements joyeux, qu’il y ait beaucoup de bien et de joie, comme le promet le verset Ichaya 12, 1 : “ Je Te rends grâce, Eternel, car Tu m’as réprimandé. Quand Ta colère s’apaisera, Tu me consoleras ”, ce qui veut bien dire que cette consolation sera telle que l’on pourra louer Dieu de tout son cœur, y compris en constatant que : “ Tu m’as réprimandé ”.

A cette occasion, il est sûrement inutile de vous rappeler que le souvenir doit systématiquement influencer l’action concrète, qui est essentielle. La finalité d’un tel souvenir est donc de perpétuer les valeurs de notre peuple, dont l’éternité est liée à notre Torah éternelle et à ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Celles-ci furent données par Dieu et il est dit : “ Tu es le Même et Tes années n’ont pas de fin ”. Il est aussi le Créateur de l’homme, Qui le fit, le Créateur du monde, jusque dans le moindre de ses aspects. Il est donc le Seul à connaître les voies et les comportements de l’homme, à titre individuel et en tant que communauté. Lui seul peut assurer l’existence de l’homme, les conditions de vie qui lui conviennent. Les Juifs assument une responsabilité collective. Chacun doit donc se servir de ses capacités et de ses moyens afin de renforcer et de perpétuer notre peuple, les enfants d’Israël, en diffusant les valeurs immuables de notre Torah éternelle, dans les cercles les plus larges, d’une manière sans cesse accrue. Combien plus grands sont le mérite, la responsabilité et le devoir de ceux qui exercent une influence sur les milieux les plus étendus, par la parole, par les écrits et surtout par des publications. L’assurance nous a été donnée que l’on vient en aide à celui qui désire se purifier.

Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout cela, dans la joie et l’enthousiasme. A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, j’adresse mes vœux, à vous-même et aux vôtres, pour que vous ayez une bonne et douce année. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°7170. (2) “ Prière des morts et parchemins de feu ”, traitant de la Shoa.

Lettre n°7447

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7447, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille de Roch Hachana 5721,

Brooklyn, New York,

A monsieur Avraham Krinitsi, maire de Ramat Gan,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles, avec plaisir, par monsieur Yoël Fraenkel, qui m’a également apporté vos livres, “ par la force de l’action ”(1) et “ avec les dix doigts ”(2). A l’avenir, si vous réalisez d’autres publications, sans doute les adresserez-vous également à la bibliothèque se trouvant ici. Je vous en remercie d’avance.

Il est établi qu’un Juif recherche et trouve, en toute chose, une allusion et une relation. En l’occurrence, vous avez sûrement appelé votre livre : “ par la force de l’action ” sous l’influence de l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ l’acte est essentiel ”, en en empruntant les termes. Ceci réfute différentes conceptions selon lesquelles le peuple juif peut se perpétuer sur la base du slogan : “ Dieu demande le cœur ”(3). Bien plus, le Sage dit que : “ le cœur est le roi des membres ”. Concrètement, il n’en est pas ainsi et tout doit, avant tout, recevoir une application concrète, ce qui fait la preuve, est l’indice que l’on est profondément concerné. Il y a là une idée originale et, de fait, tout le livre de Kohélet semble être une analyse philosophique réfutant, à première vue, le monde de l’accomplissement et l’action concrète. Malgré cela, la conclusion finale en est : “ On craindra Dieu et l’on gardera Ses Mitsvot, car c’est là le propre de l’homme ”.

Or, s’il en est ainsi pour chacun, combien plus est-ce le cas pour celui que la divine Providence a placé à la tête d’une ville en Israël, depuis des décennies. Il est clair que vous avez le mérite et également le devoir de vous servir de votre influence, dans l’action et d’une manière concrète, afin que celle-ci soit une ville d’Israël digne de ce nom, ce qui veut dire, non seulement qu’elle existe en un certain point géographique, mais aussi que sa nature et son existence sont celles d’Israël, terme qui est défini par le Zohar de la façon suivante : “ Israël, la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un ”.

Pour passer d’une idée à une autre, tout en restant dans le même contexte, j’ai l’obligation agréable de vous exprimer ma reconnaissance, par la présente, pour la nomination du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, a de bons comportements, est issu d’une bonne famille, le Rav Axelrod(4), qui remplacera son père, dans votre ville. En effet, c’est vous qui avez fait pencher la décision en sa faveur. A n’en pas douter, il assumera sa mission fidèlement, celle d’un Rav, enseignant la Loi en Israël, conformément à la Torah d’Israël donnée par le Dieu d’Israël.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, j’exprime à vous-même et aux vôtres mes vœux afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le titre d’origine est en Hébreu. (2) Le titre d’origine est en Yiddish. (3) De sorte que l’on peut se passer de l’action. (4) Le Rav Guedalya Axelrod, qui succéda à son père, le Rav Moché Axelrod. Voir, à ce sujet, la lettre n°7265.

Lettre n°7448

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7448, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tichri 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du premier jour des Seli’hot(1), dans laquelle vous me faites part de votre désir d’accéder à la Techouva. Vous me demandez comment y parvenir concrètement, alors que différents événements y font obstacle.

Vous devez méditer précisément à ce qu’écrit l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, au début du chapitre 41 de son saint Tanya. Il serait bon que vous appreniez ce texte par cœur, depuis le début de ce chapitre jusqu’à la page suivante, à l’expression “ du Roi ”. Comme on le sait, nos Sages affirment : “ Puisse Dieu faire que vous Le craigniez comme vous craignez les hommes ” et vous consulterez le Tanya, à la page 57a. Vous réfléchirez également au contenu de ces jours, que vous découvrirez, en particulier, dans Iguéret Ha Techouva, de l’Admour Hazaken. J’espère que vous prendrez la décision, avec la détermination qui convient, de revenir vers l’Eternel notre Dieu, au sein de tout Israël. Bien plus, en cette période, est obtenue la bénédiction pour toute l’année et, à celui qui désire se purifier, on vient en aide encore plus clairement. Je vous joins ma lettre adressée à tous, à l’occasion de Roch Hachana(2), qui traite du même sujet, bien qu’elle n’aborde pas précisément cet aspect.

En un moment propice, votre nom sera mentionné près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins. Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le 26 Elloul. (2) Il s’agit de la lettre n°7441.

Lettre n°7449

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7449, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tichri 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je reproduis ici le texte du télégramme téléphoné que le Rabbi Chlita a bien voulu vous transmettre, à l’occasion du repas de Mitsva, organisé au profit du Mikwé :

“ Je fais réponse à votre invitation : ‘Je suis l’ami de ceux qui gardent Tes Préceptes’, qui agissent pour construire un Mikwé à la campagne(2) et qui prennent part au repas de Mitsva, à l’occasion de sa conclusion. Ceci est d’actualité en ces jours, comme le tranche la Michna, dans le chapitre qui traite de Yom Kippour : ‘Vous êtes heureux, fils d’Israël(3)… et vous serez purifiés’. Il est bien précisé ici : ‘Vous êtes heureux’, ce qui fait allusion à la Techouva inspirée par l’amour, comme le précise la Paracha de la semaine : ‘Tu es heureux, Israël… tes ennemis s’écarteront devant toi’, de sorte que les fautes intentionnellement commises se transformeront en bienfaits.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse prochainement la fin de cette prophétie : ‘Vous vous installerez sur la terre que J’ai donnée à vos ancêtres’, avec la venue de notre juste Machia’h. Avec mes respects et ma bénédiction, afin d’être définitivement scellés pour une bonne année,

Mena’hem Schneerson,

Vous trouverez ci-joint un chèque, ma participation symbolique à cette réalisation. ”

Sans doute, ferez-vous savoir ce qui a été réalisé, en la matière. Je vous en remercie d’avance. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellé pour une bonne année,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav Y.Shputs. (2) Dans un lieu de vacances. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le discours ‘hassidique intitulé : ‘Rabbi Akiva dit’, de 5667 ”.

Lettre n°7450

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7450, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tichri 5721,

Brooklyn,

Aux membres de l’association des Cho’hatim(1) de

Tel Aviv Jaffa, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos salutations avec plaisir, par l’intermédiaire d’un de vos membres, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux bons comportements et aux multiples accomplissements, le Rav M.M. Raskin, de même que votre lettre de la veille du Chabbat de la Paracha : “ Vous vous trouvez tous en ce jour ”(2). En un moment propice, je mentionnerai vos noms près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, confortement à ce que vous m’écrivez.

Nous vivons les jours à propos desquels nos Sages formulent l’affirmation suivante. Le pouvoir que reçoit un individu, en cette période, est identique à celui de la communauté, pendant tout le reste de l’année, selon le traité Roch Hachana 18a. Combien plus en est-il ainsi quand il s’agit, en ce moment propice, d’une communauté, d’une association. Il est dit que : “ Dieu est puissant et Il ne se détourne pas(3) ”, comme le constate le traité Bera’hot 8a et l’on verra l’explication du Maharcha, à cette référence. Il accepte donc les prières et les requêtes, au sein de toutes les prières d’Israël, afin d’être définitivement scellé pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement.

Ceci s’applique également à votre mission sacrée, conformément à l’enseignement de nos Sages(4) selon lequel : “ la Che’hita est un moyen d’attirer ici-bas ”, ce qui a une double signification(5), selon le traité ‘Houlin 30b et comme l’expliquent les Tossafot. Cette affirmation a également une portée spirituelle et souligne que l’on doit préparer l’animal se trouvant dans la personnalité humaine, jusqu’à ce qu’il soit apte à intégrer la chair et le sang de l’homme, comme l’explique l’Admour Hazaken, dans le Tanya. Et, il est dit que : “ vous êtes définis comme des hommes ”, à l’image de l’Homme céleste, pour Le servir “ de tout ton cœur ”, c’est-à-dire : “ de tes deux penchants ”, l’homme et l’animal, l’âme divine et l’âme animale à la fois. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellés pour une bonne année,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7643. (2) La veille du Chabbat Parchat Nitsavim, soit le vendredi 23 Elloul. (3) De la prière publique. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5511. (5) Matériellement, pour la direction du couteau et spirituellement, pour obtenir la révélation au sein de la matière.

Lettre n°7451

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7451, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[6 Tichri 5721]

Selon les enseignements bien connus de nos Sages, à propos de celui qui a causé du tort à son prochain, en particulier d’après ce qui est expliqué par Iguéret Ha Kodech, au chapitre 25, ceux qui ont été diffamés doivent, eux aussi, s’engager à mieux accomplir une Mitsva de Dieu et, bien entendu, déraciner toute rancœur de leur cœur, ce qu’à Dieu ne plaise. Comme le dit la Paracha de cette semaine, quand les tribus d’Israël sont ensemble, on peut réunir les têtes du peuple. Dès lors, on fait en sorte que “ il y a un Roi en Yechouroun ”, comme l’explique le Likouteï Torah, montrant la grande élévation des Juifs quand ils atteignent le niveau de Yechouroun.

Lettre n°7452

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7452, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tichri 5721,

Brooklyn,

A l’attention des membres et des dirigeants de la synagogue

et maison d’étude ‘Habad de Méa Chéarim, dans la ville

sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie

par notre juste Machia’h, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, les salutations des membres de la synagogue et de la maison d’étude, par l’intermédiaire des invités(1), auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. Dieu fasse que, toujours et tous les jours, les Juifs s’annoncent les uns aux autres uniquement le bien, un bien véritable qui sera, comme l’expliquent nos Sages, “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”, un “ bien qui donne des fruits ”, selon l’expression du traité Kiddouchin 40a.

En tout ce qui concerne le domaine de la sainteté, une situation, aussi bonne qu’elle puisse être, peut toujours être améliorée, dès lors que l’on est attaché au Saint béni soit-Il, Qui est infini. J’ai bon espoir que vous vous renforcerez non seulement en la prière, mais aussi en l’étude publique de la Torah, celle de sa partie révélée et de la ‘Hassidout, chaque jour. Pendant le Chabbat, l’étude de la ‘Hassidout sera accrue, comme on peut le déduire de ce que disent les écrits du Ari Zal. Nos Sages tranchent que le nom a un impact et c’est donc à juste titre que votre maison d’étude et synagogue doit porter celui de ‘Habad, “ pour la gloire, le renom et la louange ”, comme l’explique le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, à la Parchat Tavo, à la fin du discours ‘hassidique intitulé : “ En ce jour, l’Eternel ton Dieu t’ordonne… de tout ton cœur et de toute ton âme ”.

Puisse Dieu faire que vous soyez un exemple et que vous exerciez une influence sur toutes les synagogues et les maisons d’étude, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle toutes les synagogues et toutes les maisons d’étude de Babel seront implantées en Erets Israël, avec la venue de notre juste Machia’h. Avec mes respects et ma bénédiction pour une joyeuse fête(2),

Notes

(1) Venus passer le mois de Tichri auprès du Rabbi. (2) De Soukkot.

Lettre n°7453

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7453, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[13 Tichri 5721]

Je fais réponse à votre lettre de la veille du jour sacré(1). En un moment propice, on mentionnera encore une fois votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Les instructions(2) de nos maîtres et chefs, leurs propos sont immuables et ils ont dit que : “ si l’on pense que tout est bien, tout ira effectivement bien ”. Vous pourrez donc me donner de bonnes nouvelles à propos du contenu de votre lettre et de la Mitsva que vous devez accomplir avec un scrupule accru(3), la diffusion de la Torah de Dieu, en tout endroit où s’exerce votre influence. Pour cela, il est nécessaire d’avoir un corps en bonne santé et intègre, ce qui “ fait partie des voies de Dieu ”(4). Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et avec ma bénédiction pour une joyeuse fête(5),

Je viens de recevoir votre seconde lettre, m’annonçant de bonnes nouvelles, en la matière. Nos Sages tranchent, dans le traité Baba Batra 12b, que : “ quand on fait du bien à quelqu’un, c’est pour de longs jours et de bonnes années ”.

Notes

(1) Yom Kippour. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°7100. (3) Celle qui apporte l’élévation à toutes les autres. (4) Selon les termes du Rambam. (5) De Soukkot.

Lettre n°7454

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7454, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tichri 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se

consacre aux besoins communautaires, rend le jugement,

conduit sa communauté dans la droiture, le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 27 Elloul, dans laquelle vous faites référence à l’étude publique de la Torah, des propos de la Aggada et du Moussar(2). On connaît les paroles de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, dans sa sainte épître, rapportée au chapitre 23 de la quatrième partie du Tanya, selon lesquelles la majeure partie des secrets de la Torah se trouve dans la Aggada énoncée par le Eïn Yaakov. En outre, celles-ci expient les fautes de l’homme, comme l’établissent les écrits du Ari Zal.

Puisse Dieu faire que vous développiez largement tout cela, dans la joie et l’enthousiasme, conformément à l’enseignement du grand maître, le Rambam, dans son Yad Ha ‘Hazaka, à la conclusion des lois du Loulav. En un moment propice, votre nom sera mentionné près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en fonction de ce que vous m’écrivez. Le mérite de cette action vous viendra en aide afin que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction pour donner ces bonnes nouvelles,

Du fait de la sainteté de la fête(3), le Rabbi n’a pas signé la présente et je(4) le fais donc à sa place. Comme vous l’avez demandé, un exemplaire du saint Tanya et d’autres livres vous ont été adressés, par envoi séparé.

Notes

(1) Le Rav C.Assayag, Rav de Debdou, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°5456. (2) Des cours que le Rav Assayag donne à sa communauté. (3) Cette lettre est datée de ‘Hol Ha Moéd Soukkot. (4) Le secrétaire du Rabbi.

Lettre n°7455

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7455, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tichri 5721,

Brooklyn,

Au grand Rav,

distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliézer(1) Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du saint Chabbat Béréchit. Je préciserai, tout d’abord qu’il n’y a pas lieu de demander pardon, c’est bien évident, puisque votre lettre contient des paroles de la Torah, en particulier de points qui concernent l’action concrète. Vous avez raison de constater, à la fin de votre lettre, que ce point concerne le plus grand nombre, puisque tous peuvent l’observer. S’agissant du contenu de la question ou de la remarque formulée, le comportement auquel vous faites allusion, je n’ai pas constaté, chez ‘Habad, que l’on ne touche pas du tout aux Péot de la tête(2), bien au contraire. On peut en donner différentes raisons, peut-être également celle que vous citez dans votre lettre, la nécessité de ne pas mélanger les lumières appartenant à deux catégories(3) que comptent les treize éléments de réparation de la barbe sacrée(4). En tout état de cause, il est dit clairement que le Ari Zal les coupait et les raccourcissait avec des ciseaux, selon le Chaar Ha Mitsvot et le Taameï Ha Mitsvot, à la Parchat Kedochim.

En fonction de tout cela, on peut appliquer ici l’enseignement suivant de nos Sages, un enseignement tranché, énoncé dans le traité qui vient d’être d’actualité, Soukka 32b : “ Rav A’ha, fils de Rava, s’efforçait de prendre des branches(5) portant deux feuilles d’un côté et la troisième de l’autre(6), car c’est ce qui émanait de la bouche de Rav Kahana(7) ” et vous consulterez ce que dit le commentaire de Rachi, à cette référence. On peut donc penser qu’il doit en être de même, ou bien plus encore, pour ce qui fait l’objet de notre propos, puisqu’il y a, en l’occurrence, non seulement la parole du maître, mais aussi son action importante(8). Avec mes respects et ma bénédiction,

En fonction de tout ce qui vient d’être dit, il est clair que la question qui se pose, et qui est même très forte, porte, bien au contraire, sur ceux qui ne les coupent pas du tout, ce qui va à l’encontre de l’action importante réalisée par le Ari Zal, qui est encore vivant. Vous consulterez également le Darkeï Techouva sur le Yoré Déa, au chapitre 181, sur les lois. Le Darkeï ‘Haïm Ve Chalom, au chapitre 880, demande de ne pas placer les Péot derrière les oreilles. Certes, l’auteur de ce recueil cite le Zohar ‘Hadach et l’on peut s’interroger, à ce sujet car, au sens simple, celui-ci fait allusion aux poils qui poussent derrière les oreilles. Par ailleurs, je viens de recevoir votre lettre et votre carte postale faisant suite à celle à laquelle je fais réponse ici. Je vous en remercie.

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, Rav de Philadelphie. Voir, à son sujet, les lettres n°7136, 7584 et 7715. (2) De ne pas les couper. (3) Celle des Péot et celle de la barbe. (4) Qui correspondent aux treize Attributs de Miséricorde divine. (5) De myrte, pour les quatre espèces de Soukkot. (6) Plutôt que celles ayant trois feuilles qui poussent au même point de la tige. (7) Il en résulte que l’on doit mettre en pratique l’enseignement du maître, même si celui-ci n’est pas l’avis majoritaire de la Hala’ha. (8) Puisque le Ari Zal lui-même se coupait les Péot.

Lettre n°7456

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7456, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tichri 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Chmouel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre et ce qui y était joint(2). On connaît le commentaire ‘hassidique et la précision, à propos de l’enseignement suivant de nos Sages, au traité Bera’hot 6a : “ Si un homme a eu l’intention de faire une Mitsva et, pour une raison indépendante de sa volonté, n’a pu le faire, la Torah le considère comme s’il l’avait mise en pratique ”. Une telle situation présente même un avantage.

En effet, quand on accomplit une Mitsva, on peut parfois rechercher la satisfaction d’un intérêt personnel. A l’opposé, si l’on est “ considéré par la Torah comme l’ayant faite ”, il est clair que ce qui est accompli atteint la plus haute perfection. C’est bien évident. Le mérite de la Tsédaka vous protégera, de même que votre épouse, afin que vous obteniez la satisfaction du souhait de votre cœur(3) en tout ce que vous écrivez. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.Liubashitski. Voir, à son sujet, la lettre n°6527. (2) Vraisemblablement un don à la Tsédaka. (3) Vraisemblablement celui d’avoir un enfant.

Lettre n°7457

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7457, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tichri 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Conformément(1) à l’annonce qui était jadis faite, à Loubavitch, à l’issue de Sim’hat Torah, l’organisation que l’on adopte maintenant est exprimée par le verset : “ Et, Yaakov avança sur son chemin ”(2). Il est à peu près certain que cette annonce faisait également allusion à la fin de ce même verset : “ Et, des anges le rencontrèrent ”, comme l’expliquent nos Sages, dans le Midrash Tan’houma, à la fin de la Parchat Michpatim et le Zohar, tome 3, à la page 298a, que vous consulterez.

De fait, le Midrash Tan’houma, par rapport au Zohar(3), est considéré comme l’enseignement révélé de la Torah. Bien plus, celui-ci est, en outre, lié au Midrash Yelamedénou, qui, comme son nom l’indique(4), enseigne les Hala’hot. Or, selon ce Midrash Tan’houma, c’est bien d’anges qu’il s’agit ici, alors que le Zohar, enseignement profond de la Torah, parle du Saint béni soit-Il Lui-même. Vous consulterez soigneusement tout cela. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en général et plus spécifiquement,

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à de nombreuses personnes. (2) Ce qui veut dire que l’on retrouve ses activités profanes, après avoir intégré les forces spirituelles du mois de Tichri. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, Parchat Vaykra, à la page 5d et les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, au début du second chapitre ”. (4) Lequel signifie : “ Qu’il nous enseigne ”.

Lettre n°7458

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7458, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Mar’hechvan 5721,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du saint Chabbat Parchat Noa’h, avec ce qui y était joint. Bien entendu, vous-même et votre épouse ne devez pas quitter l’endroit où vous vous trouvez actuellement, puisque vous y gagnez votre vie, au sens littéral et dans le domaine spirituel. Dieu merci et avec Son aide, vous et vos enfants avez réussi à diffuser le Judaïsme et les sources(1) autour de vous, dans votre ville, mais vous n’êtes encore qu’au milieu de cette action. En conséquence, dans la joie et l’enthousiasme, vous poursuivrez tout cela, en particulier par l’intermédiaire de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad. Comme on l’explique à propos du don de la Torah, il fut dit, tout d’abord, “ voici ce que tu diras à la maison de Yaakov ”, c’est-à-dire aux femmes et, seulement après cela, “ tu parleras aux enfants d’Israël ”, aux hommes. C’est grâce à cela que la Torah se perpétue et Dieu vous accordera la réussite d’en donner de bonnes nouvelles.

Nous venons de vivre le mois de Tichri, qui a une portée générale, concernant toute l’année. Il s’agit donc de poursuivre son contenu et ses actions tout au long de l’année. Bien plus, sa conclusion est la joie de la Mitsva, le “ temps de notre joie ”(2), en général et la joie de la Torah, à Sim’hat Torah, en particulier. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Comme on le sait, on a l’habitude de ne pas retarder la date d’un mariage, après qu’elle ait été fixée, surtout quand il n’y a aucune raison de le faire. Si ce mariage implique des dépenses importantes, il serait bon d’envisager qu’il ait lieu dans l’endroit où vous résidez. Cela présentera différents avantages.

Notes

(1) De la ‘Hassidout. (2) La fête de Soukkot. (3) Voir les Iguerot Kodech de l’Admour Hazaken, à la lettre n°89, le Bitaon ‘Habad n°38-39, note 4 et, plus bas, la lettre n°7496.

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