Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°7378
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7378, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 5 Tamouz , avec ce qui y était joint, un projet et un programme pour l’édification d’un centre de la ‘Hassidout. De façon générale, il est clair que toute union entre ceux qui craignent la Parole de Dieu est particulièrement judicieuse, surtout quand elle a pour but de diffuser les sources du Baal Chem Tov, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout. Aucun développement, aucune explication ne sont nécessaires, à ce sujet. Pour autant, de la manière dont j’observe la situation, l’édification d’un tel centre de la ‘Hassidout, pour qu’elle soit fructueuse, doit être préparée, de différents points de vue. Tout d’abord, ceux qui sont concernés par ce projet, qui font des efforts en ce sens, doivent agir avec encore plus d’empressement, chacun en son domaine, d’une manière sans cesse accrue. Outre l’intérêt et la nécessité d’une telle démarche, l’action elle-même montrera à chacun d’entre eux que celle-ci est positive, qu’il n’est pas d’autre moyen d’édifier un tel centre. En effet, à ma grande douleur et pour différentes raisons qui ne seront pas exposées ici, tous n’ont pas conscience de l’intérêt que présente un tel projet. Certains s’y opposeront même et vous devez comprendre ce que je veux dire.
Comme je l’ai dit, je considère que ce projet nécessite encore une préparation méthodique, pendant un temps relativement important. Je n’entre donc pas dans les détails et les aspects spécifiques de ce centre que vous décrivez, car ils n’ont pas encore d’incidence concrète. Pour autant, quelques points du programme doivent être complètement modifiés. Certains ne peuvent être acceptés, mais, comme je l’ai dit, le moment n’est pas encore venu d’envisager tout cela. Conformément à ce que vous m’écrivez et à l’esprit de votre lettre, j’ai bon espoir que vous avez un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout, chaque jour et, d’une manière plus importante, pendant le Chabbat qui est saint pour Dieu. En outre, en tout endroit où s’étend votre influence, vous agissez en ce sens, car, au final, c’est bien l’action qui est essentielle, y compris dans le domaine de la ‘Hassidout, qui est une partie de notre Torah. Or, pour savoir ce qu’il convient de faire, on doit étudier et “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”. Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre n°7379
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7379, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Aux membres du comité général de Kfar ‘Habad et à ceux
du comité moral, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres, à votre compte-rendu du 22 Tamouz et à vos questions :
A) En plus des édifices personnels, ceux des Marocains, ceux à usage professionnel et les bâtiments d’habitation de Kfar ‘Habad, que le comité général doit construire au plus vite et achever, il est bien entendu que l’empressement auquel je faisais allusion concerne aussi les édifices bâtis par la Yechiva Tom’heï Temimim et le Beth Tikva. Je n’en ai pas fait mention, dans mon précédent courrier(1), parce que le chantier en est suivi par les directions de ces institutions, mais il est clair que le comité du Kfar doit leur venir en aide, si leur intervention est sollicitée. Bien entendu, on ne remettra pas en cause le caractère prioritaire de ces constructions. Il est clair que la mobilisation des fonds et tout ce qui s’y rattache, concernant la Yechiva Tom’heï Temimim et le Beth Tikva, incombe aux dirigeants de ces institutions. En effet, ils ont obtenu une autorisation depuis quelques temps déjà, bien avant le comité de Kfar ‘Habad. Il est donc inutile d’en dire plus, tant cela est évident.
B) Vous m’écrivez qu’en la matière, vous manquez de moyens, ce qui fait obstacle à la construction. Après avoir fait une enquête ici, je suis surpris par cette information, car il semble que le contraire soit vrai. Sans doute me préciserez-vous quelle est l’origine de cette rumeur.
C) Vous m’interrogez sur la compétence du comité moral. Je suis surpris que vous soyez dans le doute, dans ce domaine. En effet, comme son nom l’indique, celui-ci doit se préoccuper de la situation morale de Kfar ‘Habad, la transformer, l’améliorer, la développer. Pour ma douleur, on ne m’a pas écrit, depuis bien longtemps, pour me dire ce qui est accompli, en la matière. Mais, le fait de ne pas m’écrire et peut-être même l’absence d’action ne changent rien à la mission qui est confiée à ce comité.
D) Vous me parlez aussi d’une démission(2). Il est clair que ce n’est pas une solution, que cela ne change rien, qu’il n’y a là qu’une fuite du lieu de l’action, qu’un recul par rapport à la mission confiée. De fait, on peut envisager une démission dans les deux cas suivants, après que la mission ait été pleinement menée à bien, au point que le comité soit devenu inutile, ou bien, à l’autre extrême, après qu’un effort particulièrement important ait été investi, en la matière, que le Choul’han Arou’h reconnaît comme tel, mais que, malgré cela, aucun résultat tangible n’ait été obtenu. Etant sur place, vous constatez sûrement que ces deux conditions n’ont pas encore été réalisées. Dès lors, à quoi bon démissionner ?
E) S’agissant du comité critique et des détails de fonctionnement du comité général, je vous ai déjà maintes fois écrit qu’en la matière, il faut observer le comportement d’implantations et de villages comparables, en Terre Sainte. De façon générale, on doit adopter le dicton de mon beau-père, le Rabbi, chef de notre génération : “ apprécie la critique ”. Un comité critique est donc souhaitable. Pour autant, je dois ajouter aussitôt qu’en observant les résultats obtenus jusqu’à maintenant par le comité général, on peut constater que celui-ci a connu la réussite, bien au-delà de ceux qui l’ont précédé. Malgré cela, seul le Saint béni soit-Il est parfait et un comité critique a donc bien sa place.
En ce mois de Mena’hem Av(3), au cours duquel, comme son nom l’indique, notre Père Qui se trouve dans les cieux console chacun de Ses enfants, ainsi qu’il est dit : “ Mon fils aîné, Israël ” et “ Vous êtes des enfants pour l’Eternel votre Dieu ”, du fait des événements survenus pendant ces jours et ces semaines(4), puisse Dieu faire que vous observiez tout cela de vos yeux de chair, en un bien visible et tangible. L’édification remplacera la destruction et l’accomplissement du Précepte : “ Et, tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ” prendra la place de cette période, entre les oppressions(5). Il en sera ainsi, très prochainement, par notre juste Machia’h (6). Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et, avant tout, pour accroître votre empressement en tout cela et dans l’attente de vos bonnes nouvelles, à ce sujet,
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°7375. (2) De ce comité moral, ne trouvant pas son utilité. (3) Qui signifie : “ le Père consolateur ”. (4) La destruction du Temple. (5) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av. (6) Voir les lettres n°7373 et 7374.
Lettre n°7380
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7380, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 7/10. De façon générale, il est judicieux de recruter un acheteur digne de confiance, dont vous profiterez des compétences de la meilleure façon. Ceci sera bon pour votre affaire et bon pour vous-même. Bien
plus, ce qui est bon pour votre affaire est également bon d’après la Torah. En effet, le profit en sera utilisé d’une manière positive, conformément à l’enseignement de notre maître, le Baal Chem Tov, commentant le verset : “ Quant tu verras l’âne…(1), tu lui viendras en aide ”(2).
Il faut donc servir Dieu avec son corps et tout ce qui le concerne, non seulement par la partie(3) qui est directement remise à la Tsédaka et qui, selon l’expression de l’Admour Hazaken, au chapitre 34 du Tanya, “ apporte l’élévation aux quatre parties ”(4), mais aussi par ces quatre parties proprement dites, conformément à la décision hala’hique de la Torah, “ en toutes tes voies, reconnais-Le ”, qui est longuement expliquée par le Tour, Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231. Vous verrez aussi ce que dit le Tanya, à cette référence : “ En outre, pendant l’étude de la Torah et la prière, tout reçoit l’élévation vers Dieu ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) “ de ton ennemi ployer sous son fardeau et voudras te détourner ”. (2) Selon lequel le corps et les domaines matériels doivent également participer au service de Dieu. (3) Des profits commerciaux. (4) Aux quatre autres cinquièmes, un cinquième étant remis à la Tsédaka.
Lettre n°7381
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7381, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 12 Tamouz, date de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et de notre propre libération. Vous m’y répétez quelques points et quelques prétextes, expliquant que vous n’augmentiez pas votre étude de la ‘Hassidout et votre doute pour établir que cela vous concerne effectivement. En pareil cas, vous déterminerez vous-même l’origine de ces doutes en observant ce qui en résulte, un ajout à la Torah et aux Mitsvot ou bien le contraire. Vous consulterez aussi le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan, qui précise quel est le critère à retenir, en la matière.
Vous me demandez si l’étude de la ‘Hassidout vous concerne. Or, il est un proverbe bien connu de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, selon lequel la ‘Hassidout est l’héritage de tout le peuple d’Israël. Tout n’est donc qu’une question de temps. Vous m’interrogez également sur l’explication selon laquelle la mission qui incombe à une certaine personne peut être déterminée en fonction de l’opposition et des difficultés qu’elle affronte en voulant la mener à bien. Vous me demandez ce qu’il en est quand on ressent une opposition envers l’ensemble des Mitsvot. En fait, celle-ci n’est jamais identique pour toutes les Mitsvot à la fois. La pratique concrète permet d’établir qu’il en est bien ainsi.
“ La finalité de toute chose est de craindre Dieu et de garder Ses Mitsvot, car telle est la finalité de l’homme ”. Le renforcement de l’étude de notre sainte Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout, l’accomplissement des Mitsvot de la meilleure façon, d’une manière sans cesse accrue, renforcent la lumière et suppriment d’emblée différentes questions, qui correspondent à l’obscurité. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°7382
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7382, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Au jeune homme, le Rav Yaakov Immanouël(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce lundi et celle qui la précédait, de même que la suite des coupures de presse(2). Je fais suite à mes remarques sur les articles précédents. Le sixième article fait référence à la prophétie et vous dites que chacun peut être prophète, à condition d’être préparé à cela. Ce n’est pas ce que dit le Lé’hem Michné, au début du chapitre 7 des lois des fondements de la Torah. En fait, une préparation est effectivement nécessaire, mais tout dépend de la Volonté de Dieu. Vous verrez, en particulier, ce que dit le paragraphe 5. Plus généralement, cette digression est sans rapport avec le sujet et il est dit que : “ celui qui fait un ajout…(3) ”, surtout quand il s’agit d’un concept aussi délicat, qui suscitera nécessairement des questions. Le septième article dit que Rabbi Guerchon de Kitov(4) était le grand rabbin de Brody. Il s’agissait, en fait, du Rav Y.Y. Horowitz, alors que Rabbi Guerchon était responsable de deux des quatre tribunaux rabbiniques de cette ville, comme l’explique longuement l’ouvrage : “ Rabbi Guerchon de Kitov ”, du professeur Heschel, HUCA 23.
Dans le huitième article, vous faites référence à la divine Providence. Vous consulterez, à ce propos, le Yohel Or sur les Tehilim 37, 7, rapportant la preuve que l’Admour Hazaken tire de la partie révélée de la Torah, du traité ‘Houlin 61. J’ai fait remarquer par ailleurs(5) qu’il convient de repousser les preuves émanant d’autres citations de nos Sages que ce passage du traité ‘Houlin. Vous consulterez, à ce propos, le Kehilat Yaakov, à l’article : “ Providence ”. Le neuvième article présente une lettre du Baal Chem Tov, adressée à son disciple, l’auteur du Toledot Yaakov Yossef. Il me semble qu’il s’agit de l’unique lettre dont nous possédons l’original du manuscrit. Sa reproduction est imprimée dans le Ha Tamim. Vous citez, dans ce même article, l’histoire bien connue du cri du coq(6). Celle-ci doit être rectifiée en fonction de ce qui est rapporté par le Kountrass Torat Ha ‘Hassidout. A la fin du dixième article, vous faites référence à un membre du corps qui se détache et qui est amputé. Il serait bon de consulter, à ce propos, la Michna du traité Sanhédrin, chapitre 6, à la Michna 5.
Dans le onzième article, vous employez des termes acerbes à l’encontre des opposants à la ‘Hassidout. Or, il faut tenir compte du fait que ce qui est imprimé peut parvenir à chacun. Sans se demander si ces termes sont appropriés ou non, il n’est pas judicieux, en tout état de cause, qu’ils soient imprimés. Il en est de même pour le long exposé sur les excommunications, qui n’est pas justifié non plus. Pourquoi mentionner et rappeler ce qui a déjà été oublié ? Comme le souligne mon beau-père, le Rabbi, ceux qui sont à l’origine de cela se trouvent maintenant dans le monde de la Vérité et ils regrettent amèrement ce qu’ils ont fait. Dans le même article, vous citez l’expression : “ un mot vaut un Séla ”. Le terme valoir peut être rendu, en anglais par “ worth ”, alors que le mot Kal, facile, correspond plutôt à “ easy ”. Dans le même article, vous citez des références au commentaire du Baal Chem Tov sur l’expression : “ Dieu recherche celui qui est poursuivi ”. Vous allez les chercher très loin(7), alors que tel est l’avis de la majeure partie des commentateurs de la Torah sur ce verset et du Targoum.
Dans le douzième article, vous citez ce que dit le Kouzari à propos des gestes qui accompagnent la prière, mais vous ne mentionnez pas d’autres sources, vraisemblablement parce que cette pratique y est définie comme une caractéristique des enfants d’Israël, spécifiquement décrite par le Kouzari, alors que, pour les autres ouvrages, on peut considérer qu’elle est vraie uniquement pour certaines personnes. Vous citez également le fait que “ celui qui souffle le fait du profond de lui-même ” et vous dites que cette affirmation figure dans différents ouvrages. Je notais, pour ma part, que je n’en ai pas trouvé la référence. Je voulais dire que je ne l’ai pas trouvée au sein du Zohar, livre que l’Admour Hazaken mentionne dans le saint Tanya. Dans les treizième et quatorzième articles, un élément manque totalement, la nécessité de diffuser les sources(8) de sorte qu’on les comprenne, comme le précise le saint Zohar. Vous consulterez aussi la note 19 de la causerie que vous trouverez ci-joint(9).
A la fin du quatorzième article, vous parlez de la pentecôte ! Or, pourquoi ne pas utiliser le terme Chavouot, comme le fait le traité Kiddouchin 70a ? Vous me demandez si l’on peut dire que Rabbi Adam Baal Chem(10) est Rabbi Adam Louants Baal Chem. Il n’en est pas question dans les Rechimot et dans Likouteï Dibbourim. Il y a donc lieu de penser que ce n’est pas le cas. Il y a quelques temps, j’ai écrit à une certaine personne à propos du comportement de certaines personnes et de quelques administrations, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, qui ont atteint un exil profond, c’est-à-dire un sentiment d’infériorité face aux non Juifs. Chaque fois que l’on en a le choix, on préfère donc
citer un non Juif, plutôt qu’un Juif. Or, il semble qu’il en soit de même, dans ce que vous écrivez, concernant ceux qui sont religieux et ceux qui ne le sont pas(11). Or, cette manière de procéder a une influence sur les lecteurs, qui privilégieront l’ouvrage d’un auteur appartenant à tel camp plutôt qu’à tel autre. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav Y.I. Schohat, de Toronto. Voir, à son sujet, la lettre n°7065. (2) Relatives au Baal Chem Tov. Voir, à ce sujet, la lettre n°7345. (3) Est comme s’il ôtait quelque chose. (4) Le beau-frère du Baal Chem Tov. (5) Voir le Likouteï Si’hot, tome 7, page 64, à la note 41. (6) Lancé par un villageois ignorant qui, de la sorte, annula un Décret céleste prononcé à l’encontre d’une communauté juive. (7) Textuellement : “ Vous allez chercher votre pain au loin ”. (8) De la ‘Hassidout. (9) Celle-ci figure dans le Likouteï Si’hot, tome 6, page 287, à la note 18. (10) Voir, à son sujet, la lettre n°4952. (11) Les seconds sont cités plutôt que les premiers.
Lettre n°7383
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7383, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Au jeune ‘Haïm Zoussya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur l’affirmation suivante de nos Sages : “ Si l’on y ajoutait du miel…(2). Et, pourquoi…(3) ? Parce que…(4) ”. Vous en trouverez l’explication dans le Torat Cohanim sur ce verset, qui est cité par les Tossafot, au traité Kritout 6a.
Notes
(1) Le Rav H.Z. Fischman, de Providence. (2) Au sacrifice des encens, on le disqualifierait. (3) N’y mêle-t-on pas de miel ? (4) La Torah dit : “ Tout levain et tout miel, vous n’en ferez pas une offrande pour l’Eternel ”.
Lettre n°7384
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7384, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[3 Mena’hem Av 5720]
J’ai reçu, avec beaucoup de retard, votre lettre, dans laquelle vous me faites part de vos impressions, pendant la fête de Pessa’h et lors de la réunion ‘hassidique. Puisse Dieu faire que cette influence soit conservée tout au long de l’année, dans les pensées, les paroles et les actions de l’existence quotidienne, comme c’est systématiquement le cas pour une réunion ‘hassidique.
Vous vous demandez si vous recevrez une réponse à votre lettre, si l’on vous manifestera de la proximité, du bon vouloir. Je suis très surpris par ce doute et par cette question. La nature innée que possède chaque Juif, comme la définit le saint Tanya à la fin du premier chapitre et au chapitre 12 d’Iguéret Ha Kodech établit qu’il en est ainsi à la fois par l’âme divine et par l’âme animale(1). Combien plus est-ce le cas d’après la ‘Hassidout, depuis son fondateur, notre maître, le Baal Chem Tov, dont nous célébrons, cette année, le bicentenaire de la Hilloula.
Puisse Dieu faire que s’accomplissent les termes du verset : “ Comme le visage se reflète dans l’eau…(2) ”. Et, l’attachement auquel vous faites allusion est obtenu d’une manière clairement établie, en étudiant les mêmes passages de notre Torah, Torah de vie. C’est de cette façon que les Juifs s’unissent ensemble et avec le Saint béni soit-Il. Selon les propos du saint Zohar, “ Israël, la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un ”, par la Torah et avec la Torah. J’ai bon espoir que vous augmentiez votre étude de la ‘Hassidout, en plus de celle de la partie révélée de la Torah. En outre, vous appliquez, en cela, l’enseignement de nos Sages selon lequel “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”.
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°6702. (2) Le cœur de l’homme se reflète en celui de son prochain.
Lettre n°7385
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7385, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Mi’haël Yehouda Aryé Leïb(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 22 Tamouz et, en un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Vous me dites que votre fils Aharon s’est inscrit pour obtenir un logement à Kfar ‘Habad et j’en suis satisfait. Sans doute a-t-il reçu ma lettre, à ce sujet. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles, d’un bien véritable, qui est, comme le disent nos Sages, “ bon pour les cieux et bon pour la santé(2) ”, un bien qui donne des fruits, en tous les domaines auxquels vous faites allusion.
Nous sommes dans les jours qui commémorent la destruction du Temple. Or, la finalité d’une commémoration est de déterminer pourquoi il en a été ainsi, en l’occurrence “ du fait de nos fautes ”. Concrètement, la destruction disparaît grâce à la construction. Néanmoins, comme l’explique la ‘Hassidout, on ajoute actuellement des lumières dans le monde d’Atsilout, que l’on reconstruit. Puis, très prochainement, avec la venue de notre juste Machia’h, ceci se révèlera également en notre monde inférieur. La ‘Hassidout énonce, à ce sujet, une image(3), celle de plusieurs forces se trouvant dans un même endroit. Et, il en est de même en tous les mondes, depuis celui d’Atsilout jusqu’à Assya. C’est bien évident. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Y. A. L. Cohen. Voir, à son sujet, les lettres n°5756 et 6579. (2) Bryout, santé, paraphrasant la phrase : “ bon pour les cieux et bon pour les créature, Bryot ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ En
particulier dans le commentaire du discours intitulé : ‘Je me réjouirai’, dans le Likouteï Torah ”.
Lettre n°7386
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7386, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Au jeune Avraham Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Tamouz, dans laquelle vous m’interrogez sur le chapitre 29 du Tanya, selon lequel il peut exister une Techouva qui n’est pas encore acceptée, alors que, selon le chapitre 11 d’Iguéret Ha Techouva, “ il n’y a pas de doute, pas l’ombre d’un doute au monde que Dieu, béni soit-Il, multiplie le pardon ”. En fait, il n’y a là aucune contradiction. En effet, la conclusion d’Iguéret Ha Techouva est qu’une condition préalable doit être satisfaite, avant de demander : “ Pardonne-nous ”(2). On doit dire, tout d’abord(2) : “ Permets-nous de revenir vers Toi, par une Techouva intègre ” et ceci dépend de l’homme. Je veux dire que celui-ci, à ce moment précis, doit prendre la décision de ne plus “ revenir à sa folie…(3) ”. C’est uniquement dans cette mesure que sa Techouva est entière. Or, il n’y a pas de doute qu’il en sera bien ainsi et “ Dieu, béni soit-Il, multiplie le pardon ”.
D’après la formulation de votre lettre, je veux espérer que vous avez un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout et que celui-ci est plus important pendant le saint Chabbat, conformément aux écrits du Ari Zal. En outre, cette année est le bicentenaire de la Hilloula de notre maître, le Baal Chem Tov, une année propice pour la diffusion de ses sources, qui sont l’enseignement de la ‘Hassidout, jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav A.M. Greenberg, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°6995. (2) Dans la Amida. (3) “ De se révolter contre la Parole du Roi ”.
Lettre n°7387
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7387, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chmouel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de prendre connaissance de votre article, publié dans le Pardès, sur le Min’hat Eléazar, à propos de la bénédiction Hamapil(2). Vous consulterez, à ce propos, le Echel Avraham, du Rabbi de Butchatch, Ora’h ‘Haïm, chapitres 231 et 239, qui développe une longue explication, à ce sujet. Celle-ci est brièvement citée dans le Or’hot ‘Haïm Hé ‘Hadach, au chapitre 239.
Sur le même sujet, les derniers Sages, sur le Ora’h ‘Haïm, au chapitre 239, en particulier le Péri Megadim, disent que cette bénédiction Hamapil a un temps précis et l’on peut réellement s’interroger sur cette affirmation, car, si l’en est ainsi, la même affirmation doit être formulée également à propos de toutes les bénédictions du matin et vous consulterez le traité Bera’hot 60b. Selon les premiers Sages, celles-ci doivent toutes être récitées ensemble. Or, les femmes récitent aussi les bénédictions du matin(3). Et, sur l’une d’elles, on sait la discussion qui existe, à propos de : “ Il ne m’a pas fait…(4) ”.
Notes
(1) Le Rav C.Yalow, de Syracuse. Voir, à son sujet, la lettre n°7074. (2) “ Qui fait tomber le sommeil sur mes yeux ”, concluant la lecture du Chema Israël du coucher. (3) Bien qu’elles soient dispensées de toutes les Injonctions ayant un temps précis. (4) “ Femme ”. Voir, à ce sujet, le recueil Yagdil Torah, paru à New York, numéro 30, au chapitre 68.
Lettre n°7388
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7388, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 2 Mena’hem Av. Vous m’interrogez sur la date de votre installation dans votre nouveau logement. Selon un enseignement bien connu de nos Sages, il serait bon, dans la mesure du possible, de ne pas le faire pendant ce mois, mais d’attendre Elloul, le mois de la miséricorde. Notre coutume est d’introduire, tout d’abord, dans la maison, un Sidour, un ‘Houmach, un Tehilim et un Tanya. En outre, il est un usage, qui est, me semble-t-il, répandu en tout endroit, d’y introduire également du pain et du sel.
S’agissant de la fixation des Mezouzot, vous devez, au préalable, vous enquérir de la pratique en vigueur dans notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. En dehors d’Erets Israël(2), notre coutume(3) est la suivante. Les Mezouzot sont placées dès l’entrée dans la maison, sans bénédiction. Puis, le trentième jour, on détache une Mezouza, que l’on fait vérifier ou bien que l’on
remplace par une meilleure et on la fixe en prononçant une bénédiction, avec l’idée que celle-ci s’applique également à toutes les autres Mezouzot.
Vous faites référence à la récitation publique des bénédictions du matin. Comme vous le savez, notre coutume est de les dire à la maison(4). Combien plus doit-il en être ainsi à notre époque, alors qu’un certain temps s’écoule entre le lever et l’arrivée à la synagogue. Or, entre temps, il est impossible de prononcer des paroles de la Torah.
En un moment propice, votre nom sera mentionné devant le saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. J’espère que vous multiplierez les bonnes nouvelles, concernant votre état de santé et également la diffusion du Judaïsme, en particulier des sources(5). Bien plus, cette année marque le bicentenaire de la Hilloula de notre maître, le Baal Chem Tov. Elle est donc propice pour que l’on y propage ses sources, qui sont l’enseignement de la ‘Hassidout, jusqu’à ce que celles-ci parviennent à l’extérieur. Vous le ferez avec joie et enthousiasme. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav M.Heizler, de Tel Aviv. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, chapitre 286, au paragraphe 22 ”. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°5716. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°6774. (5) De la ‘Hassidout.
Lettre n°7389
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7389, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Tamouz, qui vient de me parvenir, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qu’a été votre vie. Vous concluez en me disant qu’au final, vous avancez sur la voie royale, celle du Roi du monde, conformément à l’enseignement de notre Torah, Torah de vie et à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Dernièrement, on vous a proposé un parti et vous me dites de quelle manière vos parents considèrent cette proposition, car la jeune fille appartient à la communauté de nos frères, les Juifs séfarades, originaires du Maroc. Vous me demandez ce que j’en pense. D’après ce que vous écrivez, celle-ci craint Dieu et elle a le comportement d’une fille juive, qui est une descendante de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa. C’est à ce propos qu’il est dit : “ La femme qui craint Dieu est digne d’éloge ” et vous vous intéresserez donc à cette proposition. Vous la conclurez en un moment bon et fructueux. Il est bien clair que toute réserve, en la matière, n’a pas lieu d’être, qu’aucune barrière ne doit être dressée entre les Ashkenazim et les Sefardim, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien plus, ces toutes dernières années, les unions entre eux ont été très nombreuses. Des foyers ont été bâtis, basés sur la Torah et les Mitsvot, qui sont heureux, matériellement et spirituellement.
En toute chose, la bénédiction et l’aide de Dieu sont nécessaires, en particulier dans un domaine aussi fondamental. Vous redoublerez donc d’élan et d’ardeur dans l’étude de la Torah. Vous fixerez, en outre, un temps pour l’étude de sa dimension profonde, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Bien plus, cette année marque le bicentenaire de la Hilloula de notre maître, le Baal Chem Tov. Elle est donc propice pour diffuser ses sources, l’enseignement de la ‘Hassidout. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin. De même, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°7390
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7390, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Mena’hem Av, dans laquelle vous me décrivez brièvement les actions qui ont été menées dans le domaine de ‘Habad, de même que votre état de santé.
Puisse Dieu faire que votre décision non seulement de poursuivre l’action, dans toute la mesure du possible, mais aussi de l’intensifier, vous protège afin de maintenir votre santé, d’obtenir une guérison prompte et complète, émanant de Celui Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles, Qui donne la Torah et ordonne la Mitsva, “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, lequel, à notre époque, a été révélé par la ‘Hassidout. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Lettre n°7391
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7391, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
A monsieur Tsvi, qui est appelé docteur Harkavi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je n’ai pas eu de vos nouvelles depuis bien longtemps. Même si la Hala’ha demande de présumer qu’un émissaire s’acquitte de la mission qui lui est confiée, même si chaque Juif assume celle qu’il reçoit, selon les termes de la Michna : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”, par l’intermédiaire de la Torah et des Mitsvot, par leur diffusion, je n’en serais pas moins satisfait si vous me confirmiez clairement qu’il en est bien ainsi, surtout en cette période, les bonnes nouvelles n’étant pas la majorité de celles que je reçois.
Pour passer d’un point à un autre tout en restant dans le même contexte, j’ai recherché des informations sur vos actions pour la diffusion des sources(2) à l’extérieur, d’autant que vous m’avez adressé ce qui a été clairement imprimé dans les périodiques de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, c’est-à-dire le fait qu’après votre visite ici, vous êtes devenu un ‘Hassid ou, tout au moins, quelqu’un qui s’engage en ce sens. De fait, les oppositions du passé n’ont plus lieu d’être, à l’heure actuelle et les sources sont le bien de chaque Juif, comme en attestent les écrits polémiques qui ont été publiés pendant les premiers jours de la ‘Hassidout. En effet, ceux-ci font état des raisons de leur opposition et de leurs craintes. Deux siècles plus tard, la pratique concrète a fait la preuve que de telles craintes étaient sans fondement. Or, la suppression de sa raison entraîne l’annulation d’un décret. Vous disposez d’une plume et de temps(3). En plus des autres actions que vous menez, vous pouvez donc prendre une part importante à cette diffusion, par l’intermédiaire des périodiques. Puisse Dieu faire que j’ai de bonnes nouvelles, en la matière et que, de temps à autre, celles-ci soient augmentées. Je vous joins une coupure de presse et, à n’en pas douter, vous avez déjà reçu mon envoi. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour écarter l’argument selon lequel le temps de tout cela est passé, il faut préciser, tout d’abord, que l’étude de la Torah et sa diffusion concernent l’ensemble de ses parties, qu’elles ne sont pas une Injonction ayant un temps précis. En outre, le 18 Elloul est la date de la naissance du Baal Chem Tov, de même que celle de sa révélation, selon une tradition de la famille de mon beau-père, le Rabbi, transmise d’une génération à l’autre depuis l’Admour Hazaken, qui s’entretint personnellement avec les disciples du Baal Chem Tov et avec les membres de leur famille.
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°6618. (2) De la ‘Hassidout. (3) En Hébreu, Et avec un Teth et Et avec un Tav.
Lettre n°7392
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7392, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez à propos de l’organisation de votre mariage. De façon générale, je n’apprécie pas du tout le gaspillage financier que constitue la location d’une salle et d’autres éléments encore, des dépenses qui sont sans utilité, y compris au sens matériel. Certes, nos Sages soulignent l’importance de réjouir les mariés et ils soulignent que l’obligation en incombe à chacun. Néanmoins, on peut vérifier concrètement que la joie est encore plus grande quand le mariage ne se déroule pas dans une salle reconnue comme telle, dont la location a coûté une fortune. Plus celui-ci est simple et mieux c’est. Bien entendu, chacun doit s’organiser d’une manière satisfaisante et avec le plein accord des deux parties, ce qui inclut, bien évidemment, l’avis et la volonté des femmes, comme l’indique aussi le discours ‘hassidique intitulé : “ Comment danse-t-on devant la mariée ? ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°7393
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7393, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres, dans lesquelles vous m’indiquez les changements que vous souhaitez. De façon générale, on ne pratique pas de la sorte et il n’y a donc nullement lieu de le faire. Un nouveau comité ne peut pas modifier tout ce qui a été décidé par son prédécesseur. Si c’était le cas, on ne pourrait pas travailler d’une manière méthodique et se développer selon un ordre établi. On ne peut fonctionner de cette façon en aucun endroit, même si l’on a les meilleures raisons de le faire.
Vous en déduirez mon avis sur le contenu de votre lettre. Il est hors de question de fomenter des révolutions et des troubles. Servez-vous donc de votre temps et de votre ardeur pour renforcer le Kfar et pour le développer, quantitativement et qualitativement. Ne recherchez pas systématiquement la révolution, surtout en la matière, car cela est totalement inutile. A l’avenir, envisagez toutes les propositions, quand elles se présentent et décidez en fonction des éléments dont vous disposez. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour connaître la réussite, en la matière,
Lettre n°7394
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7394, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, la première depuis que vous êtes parti d’ici ! Vous comprendrez que j’en sois profondément étonné et surpris. Vous m’interrogez sur votre installation. Il est clair que, d’ici, on ne peut donner que des orientations générales, qui sont, en l’occurrence, les suivantes. Vous devez rester dans le domaine de ‘Habad, au sein des institutions ‘Habad, ou bien à Kfar ‘Habad, là où vous vous servirez de vos capacités. Quelle institution choisir ? Ceci doit être décidé sur place. Vous consulterez donc des amis, car un homme n’est pas objectif, pour ce qui le concerne et il n’observe pas toujours la situation aussi clairement qu’elle l’est réellement. Dieu accorde à chacun Sa Providence. Il vous guidera donc vers ce qui est réellement bon pour vous, à la fois matériellement et spirituellement.
Vous évoquez la date de votre mariage. Bien entendu, les deux parties doivent se concerter, à ce propos. Vous connaissez l’avis qui a toujours été le mien, en ce domaine. Il n’est pas bon de trop retarder cette date et il est préférable qu’il soit célébré au plus tôt. Puisse Dieu faire que votre décision soit en un moment bon et fructueux, avec Mazal Tov, Mazal Tov. Vous envisagez de réserver un logement à Kfar ‘Habad. Je suis surpris que vous m’interrogiez, à ce sujet. Il est clair que cela est positif.
Lettre n°7395
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7395, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 19 Tamouz, dans laquelle vous évoquez le voyage de votre mari(1), le Rav. De façon générale, il est difficile de recevoir uniquement les arguments d’une seule partie. Il y a plusieurs Rabbanim, parmi les ‘Hassidim, avec lesquels vous pouvez vous entretenir de tout cela(2).
Ce qui est clair, néanmoins, est le point suivant. Un voyage comme celui que vous décrivez permettra au moins à un membre de la famille de se rendre auprès du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, d’y demander la satisfaction de ses besoins et de le faire pour l’ensemble de la famille, y compris l’épouse et les enfants. En d’autres termes, tout cela est pour leur bien, matériel et spirituel. J’espère que tout va bien, concernant le point pour lequel vous m’aviez écrit auparavant. Dieu fasse que ce bien soit encore meilleur et que vous m’annonciez de bonnes nouvelles.
Notes
(1) Chez le Rabbi, désiré par le mari, mais auquel l’épouse s’oppose. (2) Afin qu’un Rav les départage.
Lettre n°7396
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7396, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez à propos de votre logement et de vos meubles. J’espère que vous gardez gravé en votre esprit et en votre cœur le principe et l’appel qui figurent dans les paroles de nos Sages, rapportées par les Tikouneï Zohar, Tikoun n°6, à la page 22b.
Lettre n°7397
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7397, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Tou Be Av(1) 5720,
Brooklyn, New York,
A monsieur Avraham(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais suite à la conversation que nous avons eue lorsque vous étiez ici(3). Bien entendu, j’ai été satisfait et ravi d’observer que vous aidez le second Kfar ‘Habad comme vous l’avez fait, jusqu’à maintenant pour le premier. J’espère que non seulement vous continuerez à le faire, mais, en outre, que vous intensifierez cette aide, en fonction du besoin du moment, qui est plus important. Or, tous les hommes, en particulier nos frères, les Juifs desquels il est dit : “ Vous êtes appelés des hommes ”, doivent s’élever, d’une étape vers l’autre et selon les termes du verset : “ Ils avancent d’une prouesse vers l’autre ”. De fait, une injonction de notre Torah, Torah de vie, fait la preuve, non seulement qu’un tel accomplissement est possible, mais que l’on est soutenu, que l’on reçoit des forces pour y parvenir.
Ma lettre a été retardée jusqu’à maintenant car j’ai pensé que, bientôt, partirait d’ici quelqu’un qui apporterait son concours pour le renforcement du second Kfar ‘Habad. Néanmoins, pour des raisons indépendantes de ma volonté, une telle opportunité ne s’est pas encore présentée. Je n’ai donc pas voulu retenir cette lettre plus longtemps et je suis certain que, même si quelqu’un n’est pas spécifiquement délégué d’ici pour cela, il sera possible de commencer à renforcer le Kfar et son édification. Bien entendu, la première occasion d’une personne qui se rendra sur place ne tardera pas à se présenter. Comme nous en avons parlé, lors de notre discussion, il y a quelques temps, l’emplacement du second Kfar ‘Habad a été délimité. Selon ce que l’on m’a écrit, cet endroit a déjà été visité par des représentants des différentes administrations et par ceux des ‘Hassidim. Il est relativement proche du Kfar ‘Habad actuel et, pour différentes raisons que nous avons évoquées, lors de notre entretien, le second Kfar ‘Habad doit, à mon avis, être séparé du premier, sans en être trop éloigné, afin que l’aide de l’un puisse aisément être apporté à l’autre, en cas de besoin.
Je suis pratiquement certain que, dans un proche avenir, s’ajoutera à ceux qui se trouvent déjà en Terre Sainte et souhaitent s’installer dans le nouveau Kfar ‘Habad, un noyau d’immigrants issus d’autres pays, composé d’au moins dix couples. Après avoir passé les douleurs de l’enfantement, il est sûr que d’autres personnes encore, beaucoup plus nombreuses, s’y ajouteront. Bien entendu, les informations que donneront les premiers habitants dynamiseront et multiplieront le nombre de ceux qui désirent s’y installer. Comme je le disais au début de la présente, sachant la relation que vous entretenez avec le premier Kfar ‘Habad et celle de nos amis avec les différentes administrations, en commençant par l’ami de la famille du Rabbi, issu d’une illustre famille, monsieur Shazar, auquel Dieu accordera de longs jours et de bonnes années(4), j’ai bon espoir que la réalisation du second Kfar ‘Habad avancera à grands pas et à un rythme soutenu.
Je conclurai en formulant l’espoir qu’avant même la conclusion de cette année, une année propice, celle du bicentenaire de la Hilloula de notre maître, le Baal Chem Tov, on puisse d’ores et déjà observer concrètement le début du second Kfar ou même une étape encore plus avancée de son édification et, comme on l’a dit lors de notre conversation, une subvention d’un certain montant devra satisfaire les besoins publics de ce second Kfar ‘Habad. Peut-être une partie de cette subvention sera-t-elle suffisante pour couvrir les besoins nécessaires, mais nos Sages disent que l’on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité et j’espère que ceci suscitera une ardeur accrue et activera les réalisations, en la matière. La période entre les oppressions(5), commémorant la destruction du Temple, est désormais passée. Comme pour tout ce qui est célébré et revécu, chaque année, par les Juifs, il ne s’agit pas, en la matière, uniquement d’un souvenir, mais bien d’une action concrète. En l’occurrence, il convient de supprimer les causes qui ont été à l’origine de cette destruction, de multiplier les constructions, d’élargir les frontières et les limites, de sorte que : “ tu te répandras, à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le 15 Av. (2) M. A. Hertsfeld. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7328. (4) Voir, à son propos, la lettre suivante. (5) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av.
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