Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°7358
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7358, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Eliézer Lippa(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, dans lequel vous me parlez d’un recueil sur le Talmud qui serait constitué à partir des livres de la ‘Hassidout, à la manière du Chita Mekoubétset(2). Il est clair qu’il s’agit, globalement, d’une bonne initiative. Pour autant, je n’ai pas les moyens, pour l’heure, de la mettre à l’ordre du jour des actions devant être menées par les éditions Kehot, dans le proche avenir. Celles-ci sont, en effet, appelées à travailler sur des manuscrits et à préparer leur publication, ces travaux ayant déjà été entamés ou, tout au moins, des engagement ayant été pris, les concernant.
A ce propos, les ouvrages fondamentaux de la ‘Hassidout ‘Habad, le Tanya, le Torah Or et le Likouteï Torah, possèdent des index, qui ont déjà été publiés. De fait, ceci constitue une part importante de la préparation d’un tel recueil, s’agissant de la ‘Hassidout ‘Habad. Nos Sages enseignent que : “ tout dépend du Mazal, y compris le Séfer Torah se trouvant dans l’arche ”. Il est donc certain qu’au final, une telle réalisation verra le jour. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de rappeler ce que sont les 12 et 13 Tamouz, fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi. J’espère que vous participerez physiquement à la réunion ‘hassidique, organisée en ces jours. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé et à l’occasion de la fête de la libération,
Notes
(1) Le Rav E.L. Lavi. Voir, à son sujet, la lettre n°7043. (2) Recueil de commentaires du Talmud basé sur la partie révélée de la Torah.
Lettre n°7359
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7359, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais suite à mon précédent courrier et je réponds à vos questions. Il est bien évident que vous m’avez écrit en vous plaçant à l’extrémité opposée, en affichant votre découragement et votre déception, concernant tout ce que vous avez accompli jusqu’à maintenant. Or, cela n’est pas justifié, car vous connaissez le dicton suivant de mon beau-père, le Rabbi : “ Tout comme on doit connaître ses défauts, on doit aussi avoir conscience de ses qualités ”. Or, on peut observer concrètement le tort immense qui résulte du fait d’écouter les avances du mauvais penchant, en la matière, celles-ci étant destinées à faire tomber l’homme de son niveau véritable. Et, l’on peut vérifier concrètement qu’il en est bien ainsi. Pour autant, ne pas répondre à ses avances ne signifie pas non plus aller à l’autre extrême et se dire que l’on peut tout se permettre, que l’on est effectivement chargé d’aboutir à l’issue finale, même s’il est certain que l’on apporte, de cette manière, l’élévation à celui qui doit la recevoir, dans toute la mesure de ce qui est nécessaire et même si celui qui apporte cette élévation n’en souffre pas, pas plus que son entourage. Comme le disait ma précédente lettre, plusieurs actions sont interprétées par ceux qui les observent comme un blanc-seing qui est accordé. Bien plus, on tient même le raisonnement suivant : telle personne apporte sa garantie à un tel comportement et il est donc certain que, dans notre milieu, nous pouvons l’adopter d’emblée, bien plus qu’il est l’attitude la plus élevée.
Tout ceci sera encore plus clair à la lumière d’un dicton de mon beau-père, le Rabbi, relatif à un enseignement de nos Sages sur la manière d’agir du “ malin ”. Ce dernier réclame, tout d’abord, une action à laquelle on peut consentir, car il est habile en son art et il se présente à chacun avec le vêtement qui convient, en multipliant ses actions. A quelqu’un qui met toute son énergie à apporter l’élévation aux autres, en particulier ceux qui sont perdus et repoussés, il présentera un raisonnement, dur comme le fer, Barzel, terme qui a la même valeur numérique que Amalek, selon lequel le salut le plus important résultera d’une action dans tel domaine, qu’en la matière, il n’y a pas le moindre doute, Safek, terme qui lui aussi a la même valeur numérique que Amalek, bien plus que nul autre ne peut le faire, que, dans tout autre éventualité, il n’y a pas d’espoir d’apporter l’élévation à ces parcelles de sainteté, ce qu’à Dieu ne plaise. De telles actions sont donc si importantes qu’elles servent à corrompre. Elles ont pour effet de cacher et d’occulter ce que l’on peut observer par ses sens.
Nous sommes à la veille des jours de la libération, les 12 et 13 Tamouz. Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre nous soit libéré de tout ce qui lui fait obstacle. Et, de fait, le plus grand obstacle ne provient pas de ce qui est interdit à l’évidence, mais bien de ce qui l’est peut-être et du doute sur le doute. C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et à l’occasion de la fête de la libération,
Lettre n°7360
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7360, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Aux dirigeants des écoles professionnelles,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je reproduis ici le texte du télégramme que le Rabbi Chlita vous a adressé aujourd’hui :
“ Que la pose de la première pierre à l’occasion de la fête de la libération soit en un moment fructueux. Que les donateurs et les responsables communautaires connaissent la réussite et qu’ils aient prochainement le mérite de prendre part à la fin de la construction, selon un plan élargi et dans la joie. Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson, ”
Sans doute avez-vous reçu ce télégramme en son temps. Nous attendons de bonnes nouvelles. Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
le secrétaire,
Lettre n°7361
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7361, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Aux membres du comité municipal de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je reproduis ici le texte du télégramme que le Rabbi Chlita vous a adressé, en relation avec la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, qui approche :
“ Les réunions ‘hassidiques des jours de la libération de mon beau-père, le Rabbi et de notre propre libération seront joyeuses et fructueuses. En particulier, tous les édifices seront bâtis avec empressement et achevés au plus tôt. Ceux-ci seront des constructions, au sens littéral, mais aussi dans leur portée morale, car ces deux dimensions vont de pair. Selon l’enseignement du Baal Chem Tov, ‘tu lui viendras en aide’ et, dans la largesse, ses sources se répandront à l’extérieur. Très prochainement, Dieu redressera la barrière de la veuve, avec la venue du roi Machia’h. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Mena’hem Schneerson, ”
Sans doute avez-vous reçu ce télégramme en son temps. Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
le secrétaire,
Lettre n°7362
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7362, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, aux multiples
accomplissements, le Rav Acher(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 8 Tamouz, dans laquelle vous me décrivez brièvement vos activités sacrées, les cours que vous donnez et l’éducation basée sur les valeurs sacrées que vous dispensez. Bien que vous ne le précisiez pas, j’ai bon espoir que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir afin de diffuser également les lois qui sont nécessaires au quotidien, dans tous les milieux et à tous les âges. En effet, on peut constater d’immenses lacunes, en la matière, non pas seulement pour les coutumes, pour les avis plus rigoristes, pour les meilleures façons d’accomplir la Mitsva, mais aussi pour la Mitsva proprement dite, non seulement une disposition de nos Sages, mais aussi…(2), de la manière la plus effroyable. Or, si, à l’époque de l’Admour Hazaken, on a souligné l’importance d’étudier ces lois, comme le précise l’introduction de son Choul’han Arou’h, combien plus doit-il en être ainsi pour nous, à cette époque et en ces contrées. C’est bien évident. Et, en son endroit, il est encore plus aisé d’adopter un autre comportement. On connaît, en effet, l’image du labourage et de la plantation d’une terre vierge, qui ne demande pas le travail et l’effort nécessaires pour arracher les mauvaises herbes.
Nous avons vécu les jours de la libération des 12 et 13 Tamouz. Or, celui dont nous célébrons la libération et la joie fit don de lui-même, en pareille situation, bien que, de manière naturelle, il n’y avait aucune issue possible, aucune chance de connaître la réussite en ce combat contre un pouvoir aussi puissant. Malgré cela, on fit, on agit et, au final, on en observa les meilleurs fruits. A l’heure actuelle, on observe encore les fruits de ses fruits. Combien plus est-ce le cas quand on se trouve dans une contrée de liberté, en une période qui fait de tout cela une nécessité. Puisse Dieu faire que vous vous serviez pleinement de toutes les opportunités, de toutes les forces qui vous ont été accordées. Vous agirez avec joie et enthousiasme et ceci accroîtra votre succès, d’une manière concrète. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav A.Abramson, de Sidney, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°2310. (2) Pour les dispositions de la Torah.
Lettre n°7363
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7363, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 9 Tamouz et celle qui la précédait. Vous me faites part de l’amélioration de votre état de santé. Puisse Dieu faire que vous alliez de mieux en mieux, jusqu’à recouvrer votre force, au sens littéral et selon le sens qui est prêté à cette expression, comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé : “ Maskil d’Etan l’Ezra’hi ”, de l’Admour Hazaken, imprimé dans le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout. Vous-même, vous vous en servirez uniquement pour ce qui est sain et bon, d’un bien véritable, bon pour les cieux et bon pour les créatures, d’un bien qui donne des fruits.
Vous évoquez votre participation, dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad. Il est clair que celle-ci doit être organisée de façon à ne pas remettre en cause votre bonne santé. Vous en parlerez, en particulier, avec le médecin que vous connaissez. De la sorte, cette participation raffermira, bien au contraire, votre santé physique. En effet, les Juifs sont “ un peuple unique sur la terre ” et l’on sait l’explication qui est donnée, à ce propos. Ce sont eux, en effet, qui révèlent l’Unité absolue dans le monde. On connaît aussi l’explication que donne le Baal Chem Tov du verset : “ Tu lui viendras en aide ”, selon laquelle on doit faire participer le corps et tout ce qui le concerne au service de Dieu.
Sans doute me ferez-vous savoir comment se sont déroulés les jours de la libération, avec tous les détails nécessaires. Puisse Dieu faire que la motivation se poursuive pendant tous les jours qui suivent, conformément à la volonté et au dessein de celui dont nous célébrons la joie. En effet, “ le corps suit la tête ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme,
M. Schneerson,
Lettre n°7364
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7364, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva de Kichinev, à Kiryat Gat,
branche de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de
Lod, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 9 Tamouz, avec le compte-rendu de la réunion concernant la Yechiva. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite en votre mission sacrée, le renforcement de la Yechiva, son élargissement et son développement, quantitatif et qualitatif, conformément à la volonté de nos chefs et maîtres, dont le mérite nous protégera, celle de lier et d’unir la partie révélée de la Torah et l’enseignement de la ‘Hassidout, pénétrés de lumière et de vitalité ‘hassidiques.
Vous formerez des élèves dignes de ce nom, des érudits de la Torah, comme l’explique le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, à la Parchat Bamidbar, page 24a. Ceux-ci connaîtront le renom, la gloire et le prestige parmi tous les enfants d’Israël. De vos jours et des nôtres, les élèves, les dirigeants, les responsables et tous ceux qui apportent leur concours auront le mérite d’accueillir notre juste Machia’h et de dire : “ Voyez les pousses que nous avons cultivées ”. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, de même que pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Lettre n°7365
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7365, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tamouz 5720,
Brooklyn, New York,
Je te salue et te bénis,
J’ai bien reçu ta lettre, dans laquelle tu me décris l’impression et l’influence qu’ont suscité ta participation à la réunion ‘hassidique ayant eu lieu ici(1). J’espère que cette influence durera de nombreux jours et qu’elle éveillera en toi un élan et une ardeur accrus pour l’étude de notre sainte Torah, Torah de vie et pour la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”.
Nous sommes actuellement “ entre les oppressions ”(2). En ces jours, nous nous rappelons de la destruction de la Maison de notre splendeur, de l’exil de notre peuple. Tu sais sans doute quelle était la raison de cet exil et de cette destruction. Comme nous le disons dans la prière, “ c’est du fait de nos fautes que nous avons été renvoyés de notre terre ”, ce qui veut dire que la finalité de ces jours est de réparer, de supprimer les causes qui ont conduit à la destruction. Le moyen d’y parvenir est l’Injonction : “ Ecarte-toi du mal et fais le bien ”, au quotidien. En outre, tu influenceras tes amis en ce sens et l’on sait ce que disent nos Sages à propos d’une motivation réelle : “ Rien ne résiste à la volonté ”. Avec ma bénédiction de réussite dans l’étude de la Torah avec élan et ardeur(3), de même que pour accomplir les Mitsvot de la meilleure façon, avec joie et enthousiasme, ce qui, à n’en pas douter, procurera une satisfaction large et véritable à tes parents, auxquels Dieu accordera longue vie,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Une même lettre fut adressée à de nombreuses personnes. (2) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av. (3) Cette lettre est adressée à un élève de la Yechiva.
Lettre n°7366
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7366, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez(1) la lecture des quatre premiers Psaumes(2). C’est ce que disent, en particulier, l’abrégé du Choul’han Arou’h, au chapitre 151, basé sur le Yessod Yossef et le Ketsé Ha Maté sur le Maté Ephraïm, à la fin du chapitre 583. Néanmoins, nous ne lisons pas de Tehilim pendant la première moitié de la nuit(3), à l’exception de Roch Hachana et de Yom Kippour. Pour ce qui nous concerne(4), il faut donc encore s’interroger sur tout cela(5), mais on ne le fera pas ici.
Notes
(1) La question posée portait sur la manière de se préserver de l’émission séminale en pure perte. (2) Après la lecture du Chema Israël du coucher. (3) C’est-à-dire à l’heure où l’on va se coucher, d’ordinaire. (4) Pour ce qui est de la coutume ‘Habad. (5) Sur la nécessité de lire ces quatre Psaumes.
Lettre n°7367
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7367, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous faites allusion à l’étude de la dimension profonde de la Torah(1). Il est bien évident que l’on y est astreint et que le mérite en incombe également avant le mariage. Il est tout aussi clair que la ‘Hassidout doit être étudiée précisément dans les ouvrages des auteurs(2) qui reçurent la tradition directement transmise depuis notre maître, le Baal Chem Tov, lequel révéla son enseignement. S’agissant de la Kabbala, Rabbi ‘Haïm Vital dit, dans son introduction au Chaar Ha Hakdamot, que l’on doit retenir l’enseignement du Ari Zal et de ses disciples. En ce sens, une telle étude se distingue effectivement de celle de la partie révélée de la Torah. A ce propos, vous consulterez, en particulier, le Zohar, tome 1, à la page 5a.
Notes
(1) Et à la manière de l’étudier. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4825.
Lettre n°7368
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7368, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous parlez de la lecture, deux fois, de chaque verset, avec le Targoum(2) et de l’étude de la ‘Hassidout(3). Cette étude peut effectivement se prolonger et, plus généralement, elle n’a pas de limite. Par ailleurs, la lecture, deux fois, de chaque verset, avec le Targoum, a un temps bien précis. Il me semble donc que l’on étudie la ‘Hassidout après cette lecture. Bien entendu, ceci concerne une étude individuelle, mais non celle qui regroupe plusieurs personnes. On peut déduire tout cela du Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 431.
Notes
(1) Le Rav Y.Shmotkin, de Tel Aviv. Voir, à son propos, la lettre n°7201. (2) Pour chaque Sidra, à la veille du Chabbat de sa lecture. (3) Comment répartir son temps entre les deux ?
Lettre n°7369
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7369, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[23 Tamouz 5720]
Vous consulterez la décision hala’hique du Tséma’h Tsédek, énoncée dans ses responsa, Even Ha Ezer, au chapitre 143, et Yoré Déa, au chapitre 116, selon laquelle il n’y a absolument rien à craindre dans le cas où le marié et son beau-père portent le même nom.
Lettre n°7370
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7370, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Tamouz, qui vient de me parvenir. Vous faites allusion à un jeune homme et, selon ce que vous écrivez, celui-ci doit être plus sociable. Cela sera un bon début pour qu’il retrouve la vigueur qu’il avait auparavant. Certes, comme le disent nos Sages, tous les débuts sont difficiles. Il ne lui sera donc pas aisé d’entretenir, à nouveau, des relations avec d’autres personnes. Mais, il doit se contraindre à le faire. A n’en pas douter, ses amis lui viendront en aide pour qu’il y parvienne. Toutefois, on ne peut exiger d’un homme qu’en fonction des forces dont il dispose. En la matière, il est bien clair qu’on ne peut pas attendre de lui qu’il se transforme, d’une extrême à l’autre, qu’il entretienne des relations avec d’autres personnes pendant plusieurs heures par jour. Il doit le faire peu à peu et s’adresser d’abord aux milieux avec lesquels il aura un contact plus aisé. Pour autant, l’objectif, la finalité est d’élargir ses interventions, jusqu’à ce que celles-ci lui deviennent familières, sans qu’un effort particulier ne lui soit nécessaire pour prendre la parole ou pour se rendre auprès de ces personnes. De même, il serait bon qu’il délivre un enseignement à un certain groupe. Comme je l’ai dit, il s’agira d’un enseignement simple qui ne lui imposera pas un effort, qui ne lui imposera pas la moindre concentration, si ce n’est minimale.
Simultanément, et ceci est essentiel, il doit avoir une forte conscience, puisque telle est la réalité, que sa situation actuelle peut s’arranger pleinement. Il doit, cependant, avancer pas à pas, en retenant l’idée essentielle, la nécessité de servir Dieu avec joie et enthousiasme. Une telle manière de servir Dieu s’applique “ en toutes tes voies ”, quand on mange, quand on boit, comme l’expliquent le Tour et Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231. Comme je l’ai dit, il y a tout lieu de penser qu’il s’apercevra lui-même à quel point tout cela est proche de lui. Vous-même m’avez posé cette question et, à n’en pas douter, vous ne cesserez pas de le suivre. Au final, il vous sera reconnaissant pour cet effort, même si, d’emblée, il semble ne pas en être satisfait. Vous ne mentionnez pas votre participation à la fête de la libération, mais, à n’en pas douter, celle-ci a été effective. A la prochaine occasion, vous me donnerez tous les détails nécessaires, à ce propos. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour connaître le succès en votre mission sacrée,
Lettre n°7371
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7371, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
entre les oppressions(1) 5720,
que ces jours soient transformés en joie,
Brooklyn, New York,
Au Rav Moché, que l’on appelle docteur Munk(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre à propos du séminaire(3) de Kfar ‘Habad. Ma réponse a été retardée, car tous les éléments n’étaient pas parfaitement clairs. Or, comme le dit la Michna, “ si tu as négligé…, beaucoup de points de négligence… ”. La clarification a pris beaucoup plus de temps que ce que je pensais. Néanmoins, je viens d’apprendre qu’en différents domaines, tout a été arrangé. J’ai bon espoir qu’il en sera de même également pour les autres domaines. Avant tout, un point a été obtenu grâce à votre intervention, puisqu’un directeur spécifique a été nommé, monsieur Chmouel ‘Hefer. J’espère que vous le connaissez personnellement. Pour ma part, je le connais par ses lettres et il y a toutes les chances pour qu’avec l’aide de Dieu, il connaisse la réussite dans sa mission sacrée, l’éducation basée sur les valeurs saintes, dans ce séminaire, en avançant sans cesse et en ajoutant de la lumière.
Je passerai d’un domaine à un autre tout en restant dans le même contexte. Une intervention personnelle auprès de vous, en la matière, est sûrement inutile, mais nos Sages nous disent que l’on conseille l’empressement à ceux qui le possèdent déjà, par nature et les érudits de la Torah doivent être renforcés. Je ne peux donc m’empêcher d’exprimer encore une fois mon souhait fervent de vous voir continuer à apporter votre aide au séminaire, dans toute la mesure du possible, et même au-delà de cela. Selon le dicton que mon beau-père, le Rabbi, répétait couramment(4), quand un Juif décide de donner de la Tsédaka, au sens littéral ou bien dans la dimension spirituelle, même si sa décision dépasse ses moyens, on lui ouvre, là-haut, un canal, une source particulière, afin que sa bonne résolution puisse être suivie d’effet. Je conclus la présente comme je la commençais en vous demandant de m’excuser pour le retard qui lui est apporté. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
A cette occasion, je n’ai pas le droit de ne pas mentionner le moment propice que nous vivons actuellement, en ce bicentenaire de la Hilloula de notre maître, le Baal Chem Tov, fondateur de la ‘Hassidout générale. Je ne sais pas de quelle manière vous considérez cet événement. Il semble que l’éducation reçue à Francfort(5) ne prenait pas en compte cet élément d’une manière permanente. De fait, cela est un peu surprenant, car le Baal Haflaa(6), président du tribunal rabbinique de Francfort, était un des grands disciples du Maguid(7), successeur du Baal Chem Tov. En tout état de cause, j’ai bon espoir qu’à notre époque, il n’y a plus d’opposition. En effet, la pratique a fait la preuve et chacun reconnaît que la ‘Hassidout et ses usages renforcent l’amour de Dieu, la crainte de Dieu, qui sont le fondement de la pratique des deux cent quarante huit Injonctions et des trois cent soixante cinq Interdits, comme l’explique le Tanya, au chapitre 4. Vous consulterez également le Rambam, dans ses lois des fondements de la Torah, qui l’établit clairement, au début du second chapitre. S’agissant de l’opposition qui se manifesta à l’époque du Baal Chem Tov et du décret qui fut alors promulgué(8), la raison en a été révélée(9). Vous consulterez, à ce sujet, le traité Avoda Zara 35a(10). Tout cela est bien évident(11). J’espère que, dans votre entourage et là où s’étend votre influence, vous diffusez ce qui concerne cette Torah. Le mérite de ce qui est public vous vient en aide.
Notes
(1) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av. (2) Voir, à son sujet, la lettre n°6929. (3) De jeunes filles. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°4970. (5) Celle du destinataire de cette lettre. (6) Voir, à son sujet, la lettre n°7402. (7) De Mézéritch. (8) De s’écarter des ‘Hassidim. (9) Et, l’on a pu vérifier que les craintes n’étaient pas fondées. (10) Selon lequel, lorsqu’un décret est promulgué, la raison n’en est pas donnée afin qu’il ne soit pas remis en cause. Il en résulte que, si cette raison est effectivement précisée, le décret peut, par la suite, être abrogé, dans la mesure où celle-ci n’est plus vérifiée. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez le Pit’heï Techouva, Even Ha Ezer, à la fin du chapitre 145 ”.
Lettre n°7372
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7372, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 17 Tamouz, qui sera bientôt transformé en allégresse et en joie. Vous faites allusion à votre fils et à la manière dont il s’installera, à l’avenir. Lors de notre discussion, bien que celle-ci ait été brève, dans le temps, j’ai clairement exprimé mon avis, en la matière. Pour l’heure, il n’y a pas lieu de l’éloigner de la maison. Il est clair que vous ne pourrez pas le surveiller dans un autre endroit, comme vous le faites à la maison. Pour autant, il ne faut pas non plus le choyer. En outre, et ceci est essentiel, il faut raffermir son empressement. En plus de ses études, vous devez donc lui trouver une activité qu’il dirigera, par exemple auprès d’un groupe d’enfants plus jeunes que lui. Il leur enseignera les études sacrées, par exemple et l’on peut observer qu’une réussite, en la matière, apporte la motivation et l’autonomie. Si ses parents surveillent tout cela, en se trouvant à proximité, il est certain que, de temps à autre, on pourra renforcer son rôle, afin qu’il progresse.
En tout ce qui concerne le bien et la sainteté, la situation, aussi bonne qu’elle puisse être, peut toujours être améliorée, dès lors que l’on est attaché au Saint béni soit-Il, Qui est infini. Il est donc clair que tout ajout à la Torah et aux Mitsvot renforce la bénédiction de Dieu, en tous les besoins d’un homme et des membres de sa famille. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°7373
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7373, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, avec ce qui y était joint(2) et je vous adresse un reçu. Me trouvant, à la veille du Roch ‘Hodech Mena’hem(3), près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai mentionné votre nom, conformément à ce que vous m’écrivez. C’est aujourd’hui Roch ‘Hodech Mena’hem Av et, comme son nom l’indique(4), notre Père Qui se trouve dans les cieux console alors chacun de Ses fils, ainsi qu’il est dit : “ Mon fils aîné, Israël ” et “ Vous êtes des enfants pour l’Eternel votre Dieu ”, du fait des événements survenus pendant ces jours et ces semaines(5). Puisse Dieu faire que vous observiez tout cela de vos yeux de chair, en un bien visible et tangible. L’édification remplacera la destruction
et l’accomplissement du Précepte : “ Et, tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ” prendra la place de cette période, entre les oppressions(6). Il en sera ainsi, très prochainement, par notre juste Machia’h.
Vous m’interrogez sur le Likouteï Torah, Parchat Pin’has, à la page 77c, ligne commençant par : “ par la lumière ”. Vous dites qu’il faut remplacer “ Lumière de l’En Sof ” par “ En Sof ”. On peut, de fait, en dire de même pour la ligne suivante. Mais, dans différents textes, l’En Sof est appelé Lumière de l’En Sof. Vous consulterez, en particulier, le Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la page 8a. En effet, l’En Sof ne désigne pas, à proprement parler, l’Essence de Dieu, Laquelle n’a pas non plus de début(7), comme le fait remarquer le Rav Mena’hem Azarya de Fano, cité et expliqué par le Likouteï Torah, Parchat Pekoudeï, à la page 7b. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, Rav de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°7136. (2) Une participation à la Tsédaka. (3) A l’occasion du “ petit Yom Kippour ”. (4) Qui signifie, textuellement, “ le Père consolateur ”. (5) La destruction du Temple. (6) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av. (7) Alors que En Sof signifie “ Qui n’a pas de fin ”.
Lettre n°7374
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7374, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Mena’hem Av 5720,
bicentenaire de la Hilloula de notre maître,
le Baal Chem Tov,
Brooklyn, New York,
Au comité de Kfar ‘Habad en Terre Sainte, puisse-t-elle
être restaurée et rebâtie, fondé et dirigé par mon
beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
En ce Roch ‘Hodech Mena’hem Av(1), au cours duquel, comme son nom l’indique, notre Père Qui se trouve dans les cieux console chaque Juif et chaque Juive, ainsi qu’il est dit : “ Mon fils aîné, Israël ” et “ Vous êtes des enfants pour l’Eternel votre Dieu ”, du fait des événements survenus pendant ces jours et ces semaines(2), puisse Dieu faire que vous observiez tout cela de vos yeux de chair, en un bien visible et tangible. L’édification remplacera la destruction
et l’accomplissement du Précepte : “ Et, tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ” prendra la place de cette période, entre les oppressions(3). Il en sera ainsi, très prochainement, par notre juste Machia’h (4).
Pour faire suite à ce qui a été dit, il a été possible, avec l’aide de Dieu, d’obtenir la promesse suivante. Si tous les bâtiments de Kfar ‘Habad, tous ceux qui sont destinés aux Marocains, tous ceux qui sont réservés aux activités professionnelles, dont le nombre sera au moins six et j’ai bon espoir qu’avec l’effort qui convient et l’intervention de nos amis, auxquels Dieu accordera longue vie, il y en aura plus que cela, tous les bâtiments d’habitation de Kfar ‘Habad, qui seront au moins quarante, sont achevés avant la veille de Roch Hachana qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien ou, en tout état de cause, pas plus tard qu’au temps de notre joie, à la prochaine fête de Soukkot, puisque ces jours sont liés à l’année passée, ainsi qu’il est dit : “ à l’issue de sept ans ”(5), un don sera fait à la caisse du comité de Kfar ‘Habad, dont le montant sera, au minimum, de cinq mille livres israéliennes.
Puisse Dieu faire que la Volonté de Dieu s’accomplisse par votre intermédiaire. Vous renforcerez et vous développerez tout ce qui concerne Kfar ‘Habad, quantitativement et qualitativement, y compris les édifices mentionnés ci-dessus, par la quantité et par la qualité, à la fois matériellement et spirituellement. Vous accomplirez tout cela avec un empressement extraordinaire, comme le dit l’Admour Hazaken dans Iguéret Ha Kodech et vous connaîtrez la réussite. Cet accomplissement permettra d’élargir et d’agrandir le canal et les réceptacles par l’intermédiaire desquels on reçoit les bénédictions du Créateur du monde, Qui le dirige, en tout ce qui concerne Kfar ‘Habad et ses résidents, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle “ Celui qui console Sion et rebâtit Jérusalem nous libérera ”, lors de la délivrance véritable et complète. Avec ma bénédiction de réussite en ce qui vient d’être dit et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Cette lettre vous est envoyée en express, du fait de son contenu. Sans doute me répondrez-vous par retour.
Notes
(1) Qui signifie, textuellement, “ Père consolateur ”. (2) La destruction du Temple (3) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av. (4) Voir la lettre précédente. (5) Le rassemblement du Hakhel a lieu pendant la fête de Soukkot qui suit la Chemitta, mais le verset le rattache, néanmoins, à cette septième année.
Lettre n°7375
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7375, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Moché(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre question, posée par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Tsvi Shusterman, concernant votre état de santé et l’avis du médecin. De façon générale, il faut se conformer à l’opinion de deux médecins, spécialistes en ce domaine. En l’occurrence, vous m’écrivez que tous deux sont du même avis et considèrent que vous devez suivre ce traitement. Quand faudra-t-il le suivre ? Dans la mesure du possible, vous le repousserez après le neuvième jour(2). Et, tout retard est pour le bien. Néanmoins, si le médecin insiste pour qu’il soit effectué avant cela, vous le ferez avant Chabbat ‘Hazon(3).
Dieu, Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles, prononcera Sa Parole et vous guérira, par l’intermédiaire de tel médecin et de tel traitement. Et, vous me donnerez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible. Je vous adresse une copie de ma lettre adressée à tous à l’occasion du dernier Chavouot(4). Celle-ci est d’actualité tout au long de l’année et elle explique que le bien visible et tangible va de pair avec le bien véritable. Et, chaque ajout à l’étude de la Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout, renforce la bénédiction de Dieu en ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Shayevitch, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°6616. (2) Le jeûne du 9 Av. (3) En l’occurrence, le 9 Av. (4) Il s’agit de la lettre n°7327.
Lettre n°7376
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7376, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Matot Masseï :
A) Vous avez entendu une rumeur(1) au nom de… Nous ne prenons pas de responsabilité, concernant de telles rumeurs, avant qu’elles aient été vérifiées dans les écrits de ceux à qui elles sont attribuées. En l’occurrence, une idée proche de celle que vous écrivez est effectivement mentionnée par le saint Tanya, dans la partie Iguéret Ha Kodech, au chapitre 9. Ce texte rappelle l’affirmation suivante de nos Sages : “ l’étude de la Torah est l’équivalent des bonnes actions ” et précise qu’il en fut ainsi uniquement à leur époque. Il en donne la raison et celle-ci est bien évidente. Ceci ne contredit nullement la Michna qui est citée dans ce même passage d’Iguéret Ha Kodech. En effet, une Mitsva dont on ne peut pas confier la pratique à quelqu’un d’autre repousse l’étude de la Torah, selon le traité Moéd Katan 9a. Et, d’après ce qui est expliqué dans Iguéret Ha Kodech, il en est bien ainsi, à l’heure actuelle.
B) Vous m’interrogez sur ce que dit le Méïri, commentant le traité Kiddouchin 30. Celui-ci décrit, en effet, l’influence que l’étude de la Torah exerce sur l’homme qui commet la faute, puisqu’il est dit : “ Et, Dieu dit à l’impie… ”(2). La réponse à cette question peut être déduite d’une décision de l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Arou’h, lois de l’étude de la Torah, chapitre 4, au paragraphe 3, dans le Kountrass A’haron(3).
C) Vous m’interrogez sur le cantique que l’on chante à l’issue du Chabbat, “ heureux est celui qui a vu son visage ”, celui du prophète Elie. Vous me demandez comment on peut savoir s’il s’agit bien du prophète Elie. De manière plaisante, on sait que l’on ne pose pas de question à propos d’un rêve. L’explication est, en fait, la suivante : “ Les paroles de vérité sont reconnaissables ”. Il est évident qu’en observant un visage, on peut avoir la conviction qu’il s’agit effectivement de telle personne. A ce sujet, vous consulterez, en particulier, le traité Sanhédrin 102b, le Midrash Vaykra Rabba, chapitre 26, au paragraphe 7, qui fait référence au prophète Elie. On peut citer également le verset Mela’him 2, 1, 1 : “ Le portier… dit : c’est Elie le Tichbi ”.
D) Est-il permis d’échanger des Tefillin ashkénazes contre des Tefillin séfarades ? A ce propos, vous consulterez un consulterez un Rav tranchant la Hala’ha. Vous lui indiquerez la raison pour laquelle vous souhaitez ce changement et il vous expliquera ce qu’il y a lieu de faire. J’espère que vous avez un temps fixé pour l’étude de la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout et que vous augmentez ce temps régulièrement, car nous avons reçu l’Injonction de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Selon laquelle, vraisemblablement, l’étude de la Torah devrait être privilégiée par rapport aux bonnes actions. (2) “ Pourquoi commentes-tu Mes Décrets alors que ta bouche déteste Mon alliance ? ”. Il semble donc que Dieu demande à l’impie de ne pas étudier la Torah. (3) Qui dit : “ Au final, cette étude le conduira à l’action, car le luminaire qu’elle contient le ramènera au bien. A terme, il l’étudiera et la mettra en pratique pour son nom ”.
Lettre n°7377
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7377, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mena’hem Av 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 26 Tamouz. En un moment propice, votre nom sera mentionné près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. On vous soupçonne de ce que vous n’avez pas fait et la solution est donc de s’éloigner de tout cela, dans toute la mesure du possible, y compris d’un endroit en lequel il y a le moindre doute que puisse se trouver quelqu’un qui soit lié à ce qui s’est passé.
Vous faites référence à vos fiançailles. Il faut agir, en la matière, selon les voies naturelles et de manière pudique. Vous devez aussi raffermir votre confiance en Dieu, Qui constitue des couples, accorde Sa providence à chacun et le guide vers ce qui est bon pour lui. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin. Chaque jour de semaine, avant de les mettre, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
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