Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°7338
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7338, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Sivan 5720,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Naftali(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 13 Sivan, avec ce qui y était joint. Faisant suite à ce qui accompagnait votre lettre, un courrier vous a été adressé, en passant outre à la file d’attente, afin d’empêcher toute publication déplacée. Selon la photocopie transmise, en effet, la lettre dont vous faites état provient des archives de Herson(2), ce qui veut dire qu’il ne s’agit pas d’un manuscrit original, mais bien d’une copie, comme l’explique une lettre de mon beau-père, le Rabbi, reproduite dans le Ha Tamim. Aucune autre preuve n’est nécessaire pour cela, puisqu’une importante majorité de ces lettres est rédigée de la même écriture. Si le manuscrit de l’Admour Hazaken que vous mentionnez dans votre lettre est, lui aussi, de la même écriture, il est certain qu’il émane de ces archives.
J’ai pris connaissance avec plaisir, dans votre courrier, de vos actes de diffusion(3). A n’en pas douter, vous prenez, en la matière, une part active et, de temps à autre, vous l’augmentez largement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. : Je suis surpris que vous ne me disiez rien des actions menées par votre épouse, en fonction des capacités qui lui ont été accordées.
Notes
(1) Le Rav N.Kraus, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°6633. (2) Dans lesquelles furent retrouvées les copies de nombreuses lettres du Baal Chem Tov et de ses disciples. Voir, à ce sujet, la lettre n°2648. (3) Des sources de la ‘Hassidout.
Lettre n°7339
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7339, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Sivan 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre de ce mercredi, sollicitant une bénédiction. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous m’en donniez de bonnes nouvelles.
Vous comprendrez mon étonnement et ma surprise en constatant que vous ne mentionnez rien, dans votre lettre, à propos des actions que vous menez pour diffuser le Judaïsme, en général et les sources(1), en particulier. Cette année marque, en effet, le bicentenaire du décès de notre maître le Baal Chem Tov et l’on connaît les termes de sa sainte épître, selon lesquels “ le maître(2) viendra ” lorsque ses sources se répandront à l’extérieur. Vous ne me parlez pas non plus de votre participation aux actions du Beth Loubavitch(3) et cela, également, est très surprenant, alors que la divine Providence vous a accordé le mérite d’une proximité considérable et profonde avec mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela également. Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Le roi Machia’h. (3) Vraisemblablement de Londres.
Lettre n°7340
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7340, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Sivan 5720,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Avraham ‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres et vos coupures de presse. Vous m’interrogez sur la poursuite de votre travail de traduction. Vous devez changer la manière de procéder que vous avez adoptée jusqu’à maintenant et faire en sorte que votre traduction ne soit plus littérale, comme je l’ai maintes fois écrit. Si c’est bien le cas, il est effectivement judicieux de traduire, en Hébreu tel qu’il est couramment parlé en Terre Sainte, les explications(2) qui ont été publiées par les jeunes de l’association ‘Habad. Vous en possédez sûrement la collection complète. L’avantage(3) est le suivant. Le contenu en est adapté et il a été plus ou moins corrigé. De même, il y a des notes et des références. Si la traduction est conforme à ce qui vient d’être dit et s’il est possible de la réaliser rapidement, il faut envisager une diffusion pour le prochain 18 Elloul, date de la naissance de notre maître, le Baal Chem Tov. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, les lettres n°5871 et 7404. (2) Edités par la suite dans les Likouteï Si’hot, tomes 1 à 4. (3) D’une telle publication
Lettre n°7341
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7341, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Sivan 5720,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Haïm Chalom(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 18 Sivan et, en un moment propice, votre demande de bénédiction sera lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me demandez si vous devez traduire le Tseïna Ou Reïna(2) dans la Langue sacrée. De façon générale, il s’agit effectivement d’une bonne initiative. Néanmoins, il faut rechercher si quelqu’un ne l’a pas déjà fait. Et, je ne fais pas allusion uniquement à cette traduction en Hébreu, mais aussi à la rédaction d’un ouvrage similaire(3).
Tout étant effet de la divine Providence, il me revient l’obligation et le mérite de vous souligner la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la partie profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. De tout temps et en tout lieu, cela a été indispensable, mais combien plus est-ce le cas en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, surtout à notre époque. En outre, cette année marque le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov. C’est donc une année favorable pour la diffusion des sources de la ‘Hassidout, jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur. Vous me parlez également d’un jeune homme qui viendra ici afin de se trouver dans un cadre ‘Habad, pour y travailler et pour y étudier. Or, un tel cadre n’existe pas ici, car, à la Yechiva Tom’heï Temimim, les études se prolongent tout au long de la journée. Plus généralement, la Yechiva ne reçoit pas de nouveaux élèves, à l’heure actuelle. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav H.C. Schwartz, de Jérusalem. (2) Commentaire de la Torah en Yiddish, à l’usage des femmes. (3) Un autre commentaire de la Torah destiné aux femmes.
Lettre n°7342
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7342, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Sivan 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, “ lorsque deux fois fut dit le mot ‘bon’(1) ”, dans laquelle vous m’interrogez sur la manière de protéger vos yeux(2). Il est bien évident que ce point ne peut pas être traité dans le cadre épistolaire et qu’il est même inutile de le faire, car tout cela est exposé par les ouvrages de ‘Hassidout de nos maîtres, en particulier par le Kountrass Ha Avoda du Rabbi Rachab. En outre, on trouve également des explications dans les livres de Moussar. Il en est de même, par ailleurs, pour ce qui concerne les autres sens(3). On peut le comprendre d’après l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ un aveugle est considéré comme un mort ”. Or, quand les yeux observent ce qui est interdit, ils vont à l’encontre de la finalité de leur création. Un tel homme est alors momentanément aveugle, ou même encore pire que cela. Et, point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident.
Bien que vous ne le précisiez pas clairement, j’ai bon espoir que vous fixez un temps pour l’étude de la ‘Hassidout. Le Kountrass Ets ‘Haïm, du Rabbi Rachab, en souligne la grande nécessité et l’on peut le vérifier, dans la pratique. Combien plus est-ce le cas pour un élève de Yechiva. Bien entendu, ce temps doit être fixé chaque jour et être plus conséquent pendant le Chabbat, qui est saint pour Dieu, comme l’expliquent les écrits du Ari Zal. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin. De même, chaque jour de semaine, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka, avant la prière du matin. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Lors de la création. (2) De ce qu’il convient de ne pas regarder. (3) Par exemple la protection de ce que l’on entend.
Lettre n°7343
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7343, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille du saint Chabbat de la Paracha(1) :
“ Et, vous vous souviendrez de toutes les
Mitsvot de Dieu et vous les ferez ” 5720,
Brooklyn, New York,
Aux élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch,
à l’occasion de la fête de conclusion(2), à Montréal,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance, avec plaisir, de votre fête de conclusion(3), même s’il est clair qu’une conclusion de la Torah doit être liée à son début et impliquer le passage vers un stade plus élevé(4). J’émets le vœu qu’il en soit bien ainsi pour tous les élèves prenant part à cette conclusion. Il est sans doute inutile d’en dire plus à des élèves de la Yechiva Loubavitch.
Cette fête de conclusion se déroulera sûrement sous l’influence du bicentenaire de la Hilloula de notre maître, le Baal Chem Tov, qui a été célébrée le premier jour de Chavouot, temps du don de notre Torah. Le Baal Chem Tov a demandé de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot précisément avec joie, de lier l’amour de Dieu à l’amour du prochain grâce à l’amour de la Torah et, comme c’est le cas pour tout ce qui appartient à la Torah, il a insufflé la force nécessaire pour y parvenir. On peut en déduire à quel point l’amour de la Torah doit être important, étant le point médian et le lien entre les deux autres amours. C’est donc de cette façon que l’on atteint le stade le plus haut du service de Dieu, dans la joie et dans l’enthousiasme.
Que Dieu accorde la réussite à vous tous et à chacun d’entre vous, afin que vous vous éleviez dans l’étude de la Torah et dans la pratique des Mitsvot, qui seront, comme on vient de le dire, pénétrées de la clarté et de la chaleur de la ‘Hassidout. Avec ma bénédiction de réussite, à la fois matérielle et spirituelle,
Notes
(1) La Parchat Chela’h. (2) De l’année scolaire. (3) En anglais dans le texte, “ graduation ”. (4) Et, non être une fin en soi.
Lettre n°7344
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7344, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Sivan 5720,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 14/6, dans laquelle vous me parlez de vos fils, qui ne suivent pas la voie de la Torah. De ce fait, vous avez commencé à jeûner et vous me demandez ce que j’en pense. Or, comme l’explique la ‘Hassidout, le jeûne peut être remplacé par le don de la Tsédaka. Il serait donc très judicieux de trouver des amis et des connaissances, qui parleront à vos fils de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot, non pas une seule fois, mais à maintes reprises et, d’emblée, d’une manière amicale, mais avec toute la détermination nécessaire. Ils prononceront des paroles émanant du cœur et, de la sorte, celles-ci pénétreront dans le cœur de ceux qui les écoutent.
Il serait bon de faire vérifier les Tefillin des hommes astreints à la pratique de cette Mitsva. Vous-même respecterez l’usage positif des femmes juives, qui consiste à prélever de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Si vous me transmettez les noms, dans la Langue sacrée, de ceux que vous citez, en précisant le nom de leur mère, qu’on a usage de rappeler dans la prière, ceux-ci seront mentionnés près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que tous obtiennent la satisfaction de leurs besoins. Mon secrétariat ne rédige pas en français. C’est la raison pour laquelle la présente est en Hébreu. Néanmoins, vous pouvez continuer à m’écrire en français, car je lis cette langue. Vous demanderez au Rav de votre communauté s’il est nécessaire de vous délier d’un vœu, concernant vos jeûnes.
Lettre n°7345
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7345, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Sivan 5720,
Brooklyn,
Au jeune homme, qui se consacre aux besoins
communautaires, le Rav Immanouël(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu le périodique dans lequel sont publiés plusieurs articles sur le Baal Chem Tov et sur différents points du Judaïsme. Bien entendu, j’ai été satisfait de ce que vous écrivez, à propos du Baal Chem Tov, de son enseignement et de ses conceptions. J’espère que l’intérêt sera mutuel, non seulement pour les lecteurs, mais aussi pour le rédacteur. C’est bien évident. Et, à n’en pas douter, vous m’enverrez la suite. Je vous en remercie d’avance. Conformément à la coutume des Juifs, je formulerai quelques remarques sur ce qui a déjà été édité, car on en retrouvera peut-être l’équivalent dans les prochains articles. En outre, il convient, à mon sens, de réfléchir à la publication de la suite sous la forme d’une brochure spécifique, avec, bien entendu, les améliorations et les corrections qui s’imposent lors du passage d’un périodique à un fascicule indépendant.
Ces remarques sont formulées à l’issue d’un examen rapide et j’en introduirai une première, ayant une portée générale. Vous citez de nombreux auteurs, dans les notes et, plus encore, dans le corps du texte. Pour certains d’entre eux, on peut réellement se demander s’il est justifié de les citer dans les références, même si tous ne les consultent pas. Combien plus une telle question se pose-t-elle à propos du corps du texte. Bien plus, s’agissant de ce que vous écrivez et de ce que vous citez, on peut choisir comme références des auteurs et des ouvrages sur lesquels il n’y a pas de contestation. Si vous relisez vos articles, vous comprendrez sûrement à qui je fais allusion. En pareil cas, quand on a un doute, on doit adopter une attitude rigoriste, car les lecteurs appartiennent à des cercles divers et variés(2).
B) Dans le second chapitre, à la fin du paragraphe qui fait référence au Zohar, la citation du Yerouchalmi, traité Sanhédrin, chapitre 1, au paragraphe 2 : “ Suffis-toi du fait que moi-même et ton Créateur, nous connaissons ta force ”, doit être corrigée.
C) Au chapitre 4, à propos des écoles, vous citez le témoignage figurant dans les mémoires de Chlomo Maïmon. Il est établi que celui-ci n’est pas crédible, en la matière, car la haine qu’il éprouve pour de telles pratiques lui ont fait dépasser la mesure, dans différents domaines.
D) Concernant ce qui est dit au chapitre 5, Adam Baal Chem et le Baal Chem Tov ne se sont jamais rencontrés, selon les lettres qui sont publiées dans le Ha Tamim. Ceci contredit votre affirmation selon laquelle ils étudièrent ensemble. De même, à la fin de ce chapitre, vous dites que l’on a conservé l’original du manuscrit adressé par le Baal Chem Tov à son beau-frère. Or, mon beau-père, le Rabbi, a déjà longuement expliqué, dans sa lettre, que les écrits des archives de Herson sont des copies et non des originaux(3).
E) Au début du paragraphe 26, qui est le dernier, la formulation n’est pas adaptée. En outre, il en est de même pour le contenu, car on ne peut pas dire que, depuis sa naissance, ou même dès l’âge de dix ans, le Baal Chem Tov ne voulait pas se révéler. Le Likouteï Dibbourim précise qu’il resta caché pendant vingt six ans, ce qui veut dire depuis sa naissance(4) jusqu’à ce qu’il atteigne cet âge. Par la suite, il étudia pendant dix ans et, enfin, il se révéla pendant vingt six ans(5). Néanmoins, tout ceci n’a d’autre but que d’encourager cette entreprise(6), car cette publication dans les périodiques est judicieuse et il est bon de la poursuivre. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav I.Schohat, de Toronto. Voir, à son sujet, la lettre n°7065. (2) Y compris parmi ceux qui interprèteront cette citation comme une preuve de la validité de ces ouvrages. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7338. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Cela ne veut pas dire que, délibérément, il se cacha depuis cet âge ”. (5) Le Baal Chem Tov vécut soixante deux ans. (6) La publication de ces articles.
Lettre n°7346
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7346, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Sivan 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi. Vous faites allusion à votre affection. Vous devez consulter un médecin spécialiste, en la matière. En effet, différents traitements, divers médicaments ont été mis au point, ces dernières années et, à n’en pas douter, certains vous conviennent. Or, la Torah a accordé au médecin l’autorisation de guérir.
Vous me demandez si vous devez changer votre prononciation, qui est celle de nos frères, les Juifs Sefardim. Vous ne me précisez pas la raison de ce changement subit. Vous citez simplement quelques textes, qui plaident pour une autre prononciation. Néanmoins, s’il n’y a pas de raison précise à ce changement, il convient d’appliquer, en la matière, le principe suivant : “ Ne changez pas l’usage de vos ancêtres ”. Il existe, de fait, de nombreuses coutumes différentes.
A cette occasion, il est de mon devoir et de mon mérite de vous souligner la nécessité absolue de fixer un temps pour l’étude de l’enseignement profond de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout, d’autant que nos frères, les Sefardim, ont, depuis toujours, accordé de l’importance à une telle étude. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, afin de vous assurer qu’elles sont valables, conformément à la Hala’ha. De même, vous observerez l’usage des anciens qui consiste à lire tous les jours, après la prière du matin, des Tehilim selon leur répartition mensuelle.
Lettre n°7347
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7347, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5720,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Sivan, avec ce qui y était joint. Me trouvant près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(2), j’ai mentionné votre nom, conformément à ce que vous m’écrivez. Vous faites allusion au Likouteï Torah, Parchat Bamidbar, à la page 15d, qui parle de quatre sens et non de cinq. Si l’on considère qu’il n’y a pas là une erreur d’imprimerie, il faut dire que cette affirmation se rapporte à la personnalité et aux traits de caractères(3), ce qui exclut le toucher(4), comme le montre le commentaire des mots étrangers dans le Guide des Egarés, fin du tome 1, à l’article “ sens ”. Vous verrez aussi le Raya Méhemna, dans le Zohar, tome 3, à la page 229b et ses commentaires.
Vous m’interrogez aussi sur le Likouteï Torah, Parchat Chela’h, à la page 49c. Ce texte affirme que la sagesse, ‘Ho’hma, dépasse le stade du crâne, alors que ce qu’elle reçoit de la Sagesse cachée, Mo’ha Stimaa, passe par ce crâne. Néanmoins, la trajectoire de la lumière, même si elle s’en imprègne, n’en est pas nécessairement modifiée, au même titre qu’un écran traversé par la lumière du soleil n’en est pas modifié. Avec ma bénédiction pour un bon Chabbat, un bon mois, à la veille d’un Chabbat qui est également Roch ‘Hodech,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, Rav de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°7136. (2) A l’occasion de la veille de Roch ‘Hodech, “ petit Yom Kippour ”. (3) Qui sont différents chez chacun. (4) Identique pour tous.
Lettre n°7348
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7348, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5720,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’annonçant une bonne nouvelle, le début de la construction. Puisse Dieu faire qu’il y ait là un bon début pour donner ensuite de bonnes nouvelles de tout ce qui concerne l’école que la divine Providence vous a accordé le mérite de diriger, en ajoutant et en éclairant.
Bien que vous ne le précisiez pas, j’ai bon espoir que l’on a parlé aux élèves du bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov et que les paroles prononcées étaient pénétrées de lumière et de chaleur ‘hassidiques, comme il convient à une école portant le nom de mon beau-père, le Rabbi. On demande qu’il en soit ainsi et il est donc certain que le moyen d’y parvenir a été pleinement accordé. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de vos réalisations communautaires et personnelles à la fois,
M. Schneerson,
Lettre n°7349
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7349, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5720,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Raphaël Na’hman Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Le Tanya, au chapitre 26, donne l’interprétation du Ari Zal sur le verset : “ Parce que…(2) ”. Vous m’interrogez à ce propos, mais vous ne me précisez pas quelle est votre difficulté. A ce sujet, vous consulterez, en particulier, la “ porte de l’inspiration sacrée ”, du Ari Zal, à la page 10b, le Chneï Lou’hot Ha Berit, dix discours, discours 3 et 4, à la page 49a, de même que le Torah Or et le Likouteï Torah, selon les références indiquées par l’index.
Notes
(1) Le Rav R.N. Kahn, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°6368. (2) “ Tu n’as pas servi l’Eternel ton Dieu, avec joie et enthousiasme, lorsque tu disposais en abondance de tout ”, soulignant l’importance de la joie dans le service de Dieu.
Lettre n°7350
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7350, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Sivan, dans laquelle vous me dites que votre espoir de retrouver l’ambiance à laquelle vous étiez habitué, dans le pays où vous vous trouviez auparavant(1), n’a pas été satisfait. Vous en avez donc éprouvé de la déception. J’ai bon espoir que vous ne laisserez pas le mauvais penchant vous convaincre, par cet argument, de ne pas éprouver l’amour(2) de la façon qui convient, d’autant que l’explication que l’on peut donner d’une telle situation est la suivante. Quand on se trouve dans une situation de danger(3), ce qu’à Dieu ne plaise, on doit, en permanence, éprouver un tel sentiment, d’une manière évidente et effective, dès lors qu’il faut le faire intervenir à chaque pas. En effet, si l’on y parvient pas, les conséquences se manifestent aussitôt, jusqu’à l’extrême. Il n’en est pas de même, en revanche, quand on se trouve dans une situation beaucoup plus favorable. Même si ce sentiment se dévoile, il apparaît alors en ce qui est beaucoup moins fondamental. Dès lors, les autres forces de l’âme, plus actives, l’occultent. Et, l’on peut vérifier qu’il en est bien ainsi dans une situation exceptionnelle, par exemple lors d’un mariage ou bien d’une réunion ‘hassidique à laquelle participent des personnes issues d’autres milieux. En pareil cas, la proximité avec de telles personnes se manifeste d’une manière beaucoup plus intense.
Vous évoquez l’enseignement dispensé aux septième et huitième classes(4) de l’école du réseau(5). Vous ne me précisez pas si vous devez passer des examens(6) ou bien si c’est uniquement la période qui n’est pas adaptée. En effet, l’année scolaire commence en Elloul et je vous avais conseillé de poursuivre vos études à la Yechiva jusqu’à Roch Hachana. Si c’est effectivement la seule difficulté, une solution peut être trouvée, car le fait d’enseigner dans une école laisse suffisamment de temps libre pour des études individuelles selon le programme de la Yechiva. De fait, les écoles du réseau sont, pour une large part, une préparation et une introduction à la Yechiva. Vous évoquez, en outre, la manière dont votre père gagne sa vie. J’ai bon espoir que sa situation s’améliorera très rapidement, puis qu’elle ira de mieux en mieux, ainsi qu’il est dit : “ peu à peu…(7) ”. Votre père sait sûrement qu’il doit prélever quelques pièces pour la Tsédaka, avant la prière du matin, chaque jour de semaine et, à n’en pas douter, il le fait effectivement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, d’un bien visible et tangible,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : J’ai bon espoir que vous participez aux action de diffusion des sources(8) à l’extérieur, dans le cadre de l’association des élèves des Yechivot et des jeunes de l’association ‘Habad. Bien plus, l’Admour Hazaken a enseigné, comme le rapporte le début du Siddour Torah Or, que celui qui accomplit un acte de Tsédaka obtient “ un cœur et un cerveau mille fois plus raffinés ”.
Notes
(1) En Russie soviétique. (2) A l’origine de la motivation. (3) Comme c’était le cas en Russie. (4) Equivalent à la fin de l’enseignement primaire et au début de l’enseignement secondaire. (5) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (6) Afin d’être autorisé à enseigner. (7) “ Je le renverrai ”, le mal. (8) De la ‘Hassidout.
Lettre n°7351
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7351, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Sivan. En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Tout comme vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’en donniez de bonnes nouvelles.
Vous me demandez aussi s’il est bon qu’une femme lise des Tehilim. Il est judicieux, en effet, qu’une fois par jour, elle prie Dieu, Créateur du monde, Qui le dirige. Quelle prière doit-elle choisir ? Vous consulterez, à ce propos, un Rav se trouvant en votre endroit, en fonction de votre situation et de vos connaissances. Bien entendu, l’essentiel est que votre comportement quotidien soit conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie et à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles des points que vous mentionnez dans votre lettre,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°7352
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7352, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Yaakov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Sivan. Vous m’interrogez sur les capsules(2) et je ne vous ai pas écrit, à ce propos, jusqu’à maintenant, car j’effectuais une vérification(3). Je viens d’obtenir une information, qui semble être la plus précise et qui est la suivante. Ces capsules sont différentes, d’un fabricant à l’autre. Certaines sont cachères et d’autres ne le sont pas. Il en résulte deux points :
A) En chaque endroit, la production locale en usage doit être vérifiée.
B) Dans la mesure où la capsule peut être cachère, il est toujours possible de présenter une requête légitime au fabricant, en lui demandant de fournir un produit qui soit acceptable pour tous.
Vous ne me dites rien des actions que vous menez pour diffuser les sources(4), en particulier à l’occasion du bicentenaire du décès de notre maître, le Baal Chem Tov et je n’en connais pas la raison. Une coupure de presse d’un périodique de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, est parvenue jusqu’à moi. Il est dit que les ‘Hassidim ne sont pas satisfaits de la célébration de ce bicentenaire. Cette question m’a été soumise et j’ai répondu que le critère à retenir, en la matière, est le suivant, conformément aux propos du Rabbi Rachab, qui sont rapportés par le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan : que résultera-t-il d’une telle action et, en l’occurrence, du fait de négliger ce bicentenaire ? A mon sens, il est bien clair qu’en le diffusant, on conduira certains Juifs à consulter les livres du Baal Chem Tov, de ses disciples, et des élèves de ses disciples et cela est important, d’autant que l’étude de leur enseignement peut conduire à l’action et à renforcer, de façon générale, tous les domaines du Judaïsme. A l’opposé, si l’on ne fait rien à cette occasion, je ne vois pas ce qui en résultera. Bien entendu, tout ceci s’ajoute au point le plus essentiel(5), que l’Admour Hazaken illustre par la parabole du précieux joyau de la couronne du Roi qui est dissout et déversé, parce qu’il existe la possibilité la plus faible qu’en pratiquant de la sorte, une goutte pénètre dans la bouche du prince mourant ou, a fortiori, seulement malade. C’est bien évident.
Nous approchons des jours de la fête de la libération(6) de mon beau-père, le Rabbi et puisse donc Dieu faire que soit libéré tout ce qui concerne les ‘Hassidim et la ‘Hassidout, en tous les domaines qui font obstacle et que se diffusent les sources du Baal Chem Tov, celles de la ‘Hassidout, jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur et révèlent la délivrance véritable et complète, très prochainement. Avec mes respects et ma bénédiction pour la fête de la libération et pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Le Rav Y.Landa, Rav de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°7097. (2) Médicamenteuses des gélules. (3) Le Rav Landa écrivait : “ Un chimiste animé par la crainte de Dieu m’écrit que le calcium traverse de nombreuses modifications, bien qu’il provient de graisses interdites ”. (4) De la ‘Hassidout. (5) La diffusion de la ‘Hassidout. (6) Les 12 et 13 Tamouz.
Lettre n°7353
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7353, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres du 2 Tamouz et à celles qui les précédaient. Après toutes les difficultés que vous mentionnez(1), j’espère que tout s’arrangera enfin, même s’il semble que, cette année encore, tout devra s’effectuer d’une façon miraculeuse, car les ‘Hassidim n’ont pas de temps à consacrer à cela(2), bien que, comme je l’ai souligné depuis bien longtemps, le recours aux voies de la nature est indispensable. Vous me demandez des instructions spécifiques qui vous seraient adressées d’ici. Or, il est nécessaire qu’une proposition me parvienne de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. En effet, des détails importants et des points plus spécifiques, d’un effet moindre, ne sont pas connus ici. Avant tout, la pratique a fait la preuve qu’une action menée sous la contrainte apporte des résultats qui sont à la mesure de cette contrainte(3).
Certes, il serait bon de formuler des propositions conjointes(4), adoptées à l’issue d’une discussion entre vous. Toutefois, s’il est absolument impossible d’y parvenir, vous demanderez à chacun de présenter une proposition personnelle. Bien entendu, vous-même m’en adresserez une au plus vite, comme vous me l’écrivez. Il est clair que la proposition à laquelle je fais allusion ne concerne pas uniquement vous-même et l’endroit où vous travaillez. Elle s’applique aussi à toutes les autres implantations du réseau(5). Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération(6) et pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Concernant une école ‘Habad de Terre Sainte. (2) Au renforcement de cette école. (3) De ce fait, une organisation ne peut pas être imposée et une proposition doit être formulée. (4) Emanant de tous les responsables à la fois. (5) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (6) Du précédent Rabbi, les 12 et 13 Tamouz.
Lettre n°7354
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7354, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, jeudi
de la Parchat(1) : “ Sur le puits ” 5720,
bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem
Tov, Brooklyn, New York,
A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,
groupement de…(2), que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Nous approchons de la fin de l’année scolaire, laquelle aura une incidence sur l’organisation et le comportement du foyer. Je veux espérer que vous aurez préparé, suffisamment tôt, un programme de travail pour l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, adapté à ce qui vient d’être dit, pour celles qui peuvent s’engager dans une telle action, comme pour les femmes et jeunes filles juives qui n’ont pas connaissance de tout cela, ou bien qui n’en ont qu’une connaissance imparfaite. En effet, la pratique fait la preuve qu’une action menée sur la base d’un programme établi est plus fructueuse, en son résultat comme en l’approfondissement de ce qu’il s’agit de réaliser.
Nous avons vécu le Roch ‘Hodech Tamouz et, dans quelques jours, ce sera la fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, les 12 et 13 Tamouz prochains. A n’en pas douter, ceci renforcera la chaleur et l’abnégation de l’action que vous menez. Le succès s’en trouvera accru d’autant, de même que les bénédictions de Dieu, en ce qui concerne vos membres et ceux qui composent leur famille, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années.
Un enseignement bien connu de notre maître le Baal Chem Tov(3), à propos du verset : “ Quand tu verras l’âne… ”, précise que : “ si tu observes les caractères de “ l’âne ”, de la matière, du corps, tu devras parvenir à la conclusion suivante : ‘tu lui viendras en aide’, afin de servir Dieu avec ce corps et tout ce qui le concerne ”. Dieu fasse qu’il en soit bien ainsi et, comme l’expliquent différents textes de la ‘Hassidout ‘Habad, depuis l’Admour Hazaken jusqu’à mon beau-père, le Rabbi, chef de notre génération, que l’on accomplisse tout cela avec joie et inspiration. Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit, dans l’attente de bonnes nouvelles, en la matière et avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
M. Schneerson,
Notes
(1) La Parchat Balak. (2) Une même lettre fut adressée à plusieurs groupements. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°7331 et 7335.
Lettre n°7355
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7355, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Parchat “ Sur le puits ”(1) 5720,
bicentenaire de la Hilloula du Baal
Chem Tov, Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(2). Nous revenons maintenant du Roch ‘Hodech, du Chabbat Roch ‘Hodech, incluant en lui à la fois l’élévation du Chabbat et celle du mois, comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé : “ Et, ce sera chaque Roch ‘Hodech et chaque Chabbat ” du Likouteï Torah, à la Parchat Bera’ha et du Or Ha Torah, à la Parchat Béréchit. Nous entrons, en l’occurrence, dans le mois de la délivrance(3), celui de Tamouz. Puisse donc Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles. Vous me direz que tous les accomplissements, communautaires et personnels à la fois, sont libérés de tout ce qui leur fait obstacle, des barrières et des limites.
Ceci introduira un renouvellement des forces, auquel fait allusion le Roch ‘Hodech, depuis celle du plaisir, qui correspond au Chabbat, jusqu’à celle de l’action concrète. Tout ceci se révèle essentiellement dans l’action concrète, par des actions liées à la diffusion du Judaïsme, en général et des sources(4), en particulier, surtout à l’occasion de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, qui approche. Or, il nous a été enseigné, dans la sainte épître de notre maître le Baal Chem Tov que l’on rapproche ainsi la délivrance véritable et complète, au sein de tout Israël, par notre juste Machia’h. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) La Parchat Balak. (2) Une même lettre fut adressée à de nombreuses personnes. (3) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques, les 12 et 13 Tamouz. (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°7356
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7356, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires,
à de multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Tamouz et j’en reprendrai les points dans l’ordre. Vous me posez une question sur l’application du principe selon lequel : “ le dixième sera sacré ”(2) en tout état de cause, y compris à l’intérieur de l’étable, à la condition que, par la suite, cet animal passe par la même porte que les autres. Il est alors établi, d’une manière rétroactive, qu’il en était d’emblée bien ainsi. Vous me demandez en quoi il importe qu’il sorte de l’étable et par où il le fait. On peut répondre sur la base de la logique ou bien en faisant référence à ce qui est écrit.
La logique est bien simple. La sortie par une autre porte est comparable à la constitution d’un domaine nouveau, lequel, bien plus, annule même le compte ayant auparavant été établi en bonne et due forme. S’il en est ainsi pour la sortie par la porte, on peut admettre que cela s’applique également à la mort de l’animal, qui le fait aussi disparaître du domaine dans lequel il se trouvait. Comment tel agneau pourrait-il être consacré parce qu’il y en a neuf autres, dans une étable différente ? En d’autres termes, la sortie par une autre porte en fait une nouvelle étable. En la matière, aucune distinction ne doit être faite entre le neuvième animal et le dixième. Il est dit que “ le dixième sera sacré ”, même s’il n’a pas quitté l’étable. De fait, on applique, en différents domaines, le principe selon lequel une clarification a valeur rétroactive, de cette manière ou bien à l’inverse.
Ce qui est écrit permet également d’établir qu’il en est bien ainsi, comme je le citais dans ma précédente lettre. Ainsi, Rachi, commentant le traité Be’horot 59b, qui parle de l’animal mort ou bien sorti par une autre porte, souligne : “ le dixième n’a pas été sanctifié ” lorsqu’il n’y avait pas dix animaux réunis.
Je suis très surpris par votre citation d’un livre que je ne possède pas selon lequel la formulation de ce commentaire de Rachi n’est pas précise, puisqu’en tout état de cause, le dixième animal est consacré. Or, Rachi dit clairement qu’il ne l’est pas. Peut-être l’auteur a-t-il vu un manuscrit et non le commentaire proprement dit. Il en est de même pour le commentaire de Rabbénou ‘Hananel sur le traité Baba Metsya 6b, qui dit : “ S’il y a dix animaux dans une étable et que le dixième a sauté, les neuf autres sont dégagés de toute obligation, parce que le compte a été effectué de la façon qui convient à la dîme, bien que le dixième ne soit pas sorti de l’étable ”.
J’ai été très satisfait par votre intervention pour le rabbinat de Ramat Gan(3). J’attends de bonnes nouvelles, en la matière. A mon avis, il y a là à la fois le bien de l’individu et celui de la communauté. Je suis surpris de constater que, dans les propos tenus publiquement, à l’occasion du bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov, je n’ai pas vu, pour l’heure, que l’on ait souligné ce qui, à mon sens, doit spécifiquement être mis en avant, le fait que le Baal Chem Tov ajouta de la lumière à la Torah et aux Mitsvot, qu’il n’en supprima pas le moindre aspect, ce qu’à Dieu ne plaise(4), même s’il rappela l’enseignement des Sages selon lequel : “ Dieu demande le cœur ”. Avec ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, de vos réalisations communautaires et personnelles, de même qu’avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération, celle de mon beau-père, le Rabbi(5), mais aussi notre propre libération,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°7066. (2) Voir la lettre n°7333. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°7265 et 7282. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°7052. (5) Les 12 et 13 Tamouz, des prisons soviétiques.
Lettre n°7357
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7357, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tamouz 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Nous sommes à proximité des 12 et 13 Tamouz, fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, chef de notre génération, qui fit don de lui-même afin de diffuser la Torah, en général et les sources(1), en particulier. A cette occasion, je ne peux m’empêcher de vous écrire les lignes suivantes. Vous êtes restés ici pendant un certain temps(2) et il est impossible que cela n’ait pas exercé une influence sur vous, que vous ne vous conformiez pas à la volonté et à l’espoir de nos maîtres. Je m’étais donc dit qu’à votre retour, après votre montée en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, vous commenceriez immédiatement, vous bondiriez, vous vous investiriez aussitôt pour le renforcement, le développement et l’approfondissement de tout ce qui concerne mon beau-père, le Rabbi, à Kfar ‘Habad et dans ses alentours, avec une chaleur et un enthousiasme véritables, d’autant que de telles actions, pour leur plus large part, ont réellement besoin d’être élargies, comme vous pouvez l’observer de vos propres yeux. Seules manquent les personnes se consacrant à cela.
A ma grande peine, je n’ai, pour l’heure, pas reçu de nouvelles, ni de cet enthousiasme, ni même d’actions menées dans l’esprit qui vient d’être défini. Or, il n’est pas de jour que l’on ne reçoive de lettres soulignant le manque de réalisations accomplies dans le cadre de Kfar ‘Habad, en général, des jeunes de l’association ‘Habad se trouvant sur place, en particulier, qu’il s’agisse, par exemple, de projets locaux ou de voyages et de visites. Bien plus, certaines de ces structures ont promis leur participation à ce qui serait fait. Or, pour l’instant, rien n’a été entrepris. En outre, si l’on tient compte du fait que la date du mariage de chacun d’entre vous approche, en un moment bon et fructueux, c’est bien maintenant qu’il faut saisir cette opportunité. C’est pourtant bien là le fondement sur lequel on peut bâtir un foyer juif, une maison ‘hassidique et, point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident.
Puisse Dieu faire qu’une solution soit trouvée dès réception de la présente. Comme l’indique l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 9 d’Iguéret Ha Techouva : “ celui qui avait l’habitude de lire une page(3) en lira deux(4) ”. Vous devez, en outre, conduire ceux qui se trouvent près de vous et dans votre entourage à réaliser ces actions fondamentales, qui sont précisément des moyens de construire. J’attends de vos bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction pour donner ces bonnes nouvelles et à l’occasion de la fête de la libération,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Cette lettre est adressée à des jeunes gens d’Erets Israël, ayant poursuivi leurs études, pendant quelques temps, dans la Yechiva se trouvant auprès du Rabbi. (3) Avant de commettre la faute et désire accéder à la Techouva. (4) Afin de parvenir à cette Techouva.
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