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Iguerot Kodesh — lettres 7298 à 7317

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7298

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7298, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Iyar 5720,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Iyar, contenant une demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera :

A) Vous m’interrogez sur la fin du premier chapitre du Tanya : “ Tous les Juifs possèdent aussi, par nature, des qualités, comme la pitié ou les bonnes actions, découlant d’elle(2) ”. Vous me demandez pourquoi n’est pas mentionnée la retenue(3). La raison en est la suivante : il ne s’agit pas d’une qualité naturelle, innée. Bien au contraire, les Juifs sont “ effrontés parmi les nations ”. C’est donc uniquement dans un second temps(4) qu’ils parviennent à acquérir cette retenue, comme l’expliquent les traités Nedarim 20a et Beïtsa 25b.

B) Avant cela, le texte dit : “ Pendant que l’on commet des fautes, on est appelé un impie accompli. Si, par la suite, on accède à la Techouva, on est appelé un Juste parfait ”. Vous me demandez comment s’appelle celui qui n’a pas encore accédé à la Techouva(5). La Hala’ha le précise dans la partie révélée de la Torah, à propos de celui que l’on ne croit pas, quand il porte témoignage. Et, la ‘Hassidout précise que la faute suscite une tache, que celle-ci subsiste tant que l’on n’est pas parvenu à la Techouva. Tel est donc le nom qu’il porte.

Vous me dites que votre petit-fils, Chnéor Zalman, est parvenu à l’âge de la pratique des Mitsvot. Puisse Dieu faire que, de cet âge de treize ans et de l’astreinte à la pratique des Mitsvot, il grandisse, accède, à quinze ans, à la Guemara, comme le tranche la Michna, dans le traité Avot, au chapitre 5. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en bonne santé,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav I.Dubov, de Manchester. Voir, à son sujet, la lettre n°7070. (2) De l’âme animale. (3) Puisqu’il s’agit des trois qualités par lesquelles les Juifs se distinguent. Voir, à ce sujet, la lettre n°1793. (4) Ils ne la possèdent pas d’emblée. (5) Mais, n’est plus au moment de la faute.

Lettre n°7299

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7299, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 10 Iyar, dans laquelle vous évoquez votre bégaiement. Vous avez été suivi par plusieurs médecins, mais, pour l’heure, rien n’a changé. Or, les spécialistes, en la matière, ont conçu un traitement efficace, au moins pour une large part. Vous rechercherez donc l’un de ces spécialistes et vous le consulterez. Néanmoins, comme le soulignent nos Sages, le canal permettant de recevoir les bénédictions de Dieu est la pratique de la Torah et des Mitsvot. Il est donc bien évident qu’il vous appartient de redoubler d’élan et d’ardeur dans l’étude de la Torah, dans la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. C’est de cette façon que l’on multiplie les bénédictions de Dieu, en tous ses besoins.

Il convient de noter également que, bien souvent, le bégaiement résulte d’un manque de confiance en soi(1), d’une crainte des hommes. Aussi, si vous gravez en votre esprit(2), en permanence, le fait que : “ j’ai placé Dieu sans cesse face à moi ”, si vous vous dites que Dieu est l’Essence du bien, qu’Il souhaite prodiguer Ses bienfaits à Ses créatures, qu’Il accorde Sa Providence à chacun, comme l’explique, en particulier, la ‘Hassidout, vous verrez que ces manifestations indésirables, ce manque de confiance, cette crainte des hommes se réduiront et s’affaibliront, comme il est écrit : “ Dieu est avec moi, je n’ai pas peur ”. En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, pour vous assurer qu’elles sont cachères, conformément à la Hala’ha. De même, vous prélèverez, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, quelques pièces pour la Tsédaka.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7173. (2) Dans le but de lutter contre ce manque de confiance en soi.

Lettre n°7300

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7300, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du lundi de la Parchat Emor. En un moment propice, on mentionnera encore une fois ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Vous me demandez si vous devez avoir recours à la manière forte(1). Or, vous connaissez l’enseignement du grand maître(2), dans ses lois des opinions, selon lequel on doit opter pour la voie médiane. Un problème se pose, néanmoins. Les médecins, en particulier aux Etats-Unis, conseillent d’accéder à tous les désirs des enfants. Pourtant, ils ont commencé à se demander, dernièrement, si cette conception était la bonne. Il est nécessaire, en la matière, de consulter les médecins et il faut donc tenir compte de leur avis. Cependant, vous leur exposerez, au préalable, le point suivant : la voie en or est la médiane, surtout quand on observe des manifestations négatives. Après cela, vous vous conformerez à leur prescription, sans toutefois y apporter la plus grande ardeur.

Nous nous trouvons dans les jours qui séparent la fête de Pessa’h de celle de Chavouot. Cette période est propice à la santé physique et morale à la fois. La situation s’améliorera donc, en tous les domaines que vous mentionnez, d’un bien visible et tangible, un bien véritable, bon pour les cieux et bon pour la santé(3), d’un bien qui fait des fruits, selon l’expression du traité Kiddouchin 40a. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Dans l’éducation des enfants. (2) Le Rambam. (3) Bryout, terme qui peut être rapproché de Bryot, les créatures, l’expression courante étant : “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”.

Lettre n°7301

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7301, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Lag Baomer 5720,

Brooklyn, New York,

A l’association des femmes de Brownsville et East

New York, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

Votre célébration annuelle aura lieu ce mardi, deux jours après Lag Baomer. Elle se passera sûrement sous l’influence de ce jour lumineux, celui de Lag Baomer. Cette date nous rappelle deux moments importants, liés à elle et en relation l’un avec l’autre. Lag Baomer souligne l’immense importance d’étudier et de diffuser la Torah, avec amour du prochain et abnégation, comme à l’époque du grand Sage de la Michna, Rabbi Akiva et de ses disciples.

C’est aussi à Lag Baomer qu’un des plus grands élèves de Rabbi Akiva, le Sage de la Michna, d’une grande sainteté, Rabbi Chimeon Ben Yo’haï parvint au terme de la mission qui lui était confiée ici-bas. Il fut, tout d’abord, chargé de révéler la lumière profonde et les secrets de la Torah, par son saint ouvrage, le Zohar. Par l’intermédiaire de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, Dieu ouvrit un canal nouveau, permettant une profonde compréhension divine, la foi et la confiance en Dieu, afin de vivifier et de renforcer le peuple juif pendant l’âpre période de l’exil.

Dans quelques jours, ce sera le premier jour de Chavouot, temps du don de notre Torah et cette date marquera le bicentenaire de la fin de la mission confiée à l’âme du saint Baal Chem Tov en ce monde, celle de diffuser la clarté de la Torah et des Mitsvot, grâce à la ‘Hassidout, de sorte qu’elle parvienne à chacun. Les sources célestes introduites par Rabbi Chimeon Ben Yo’haï furent réservées à une élite. Puis, le Baal Chem Tov les ouvrit largement pour tous, réalisant ainsi un bienfait encore plus large pour le peuple élu, durant la période critique de l’exil. Il est inutile de souligner que ce moment est particulièrement propice pour chaque accomplissement destiné à diffuser la Torah et les Mitsvot, avec crainte de Dieu, amour du prochain et abnégation. Tel est précisément l’objectif des institutions Loubavitch et de tous ceux qui leur sont liés.

Vous-mêmes, mères et femmes juives, qui êtes attachées aux institutions Loubavitch, vous avez une responsabilité particulière qui est aussi un grand mérite. Vous devez apporter votre contribution pour que le dessein et la mission de Dieu soient menés à bien. Dieu fasse que votre action soit fructueuse, d’une manière sans cesse accrue, en bonne santé, en étant libérées de tout tracas et ennui, dans la joie et l’enthousiasme, matériellement et spirituellement à la fois. Avec ma bénédiction de réussite,

Lettre n°7302

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7302, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Lag Baomer 5720,

Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï,

Brooklyn, New York,

Au respectable Rav, érudit bien connu, aux multiples

connaissances, qui met la Torah en ordre et la discute,

distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux bons sentiments,

aux comportements généreux, aux multiples qualités,

le Rav Its’hak Ra’hamim(1) Chlita,

Richon Le Tsion et grand Rabbin(2),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion(3) du bicentenaire de la Hilloula de notre maître, le Baal Chem Tov, qui sera le premier jour de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, bien que certains font l’erreur de penser qu’il s’agit de son second jour, je m’adresse à vous afin de formuler la proposition suivante, même si celle-ci est sans doute inutile, car je suis convaincu que vous y avez vous-même pensé. Il serait bon de demander aux Rabbanim Chlita de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, qu’ils consacrent leurs discours, en ce jour propice ou bien à proximité de cette date, à la personnalité et à l’enseignement de celui dont nous célébrons la Hilloula. Cet enseignement s’appuie sur la colonne en or qu’est l’amour de Dieu, l’amour de la Torah, l’amour d’Israël, ces trois sentiments n’en faisant qu’un. Il est bon, en effet, qu’une commémoration se fasse en son temps. Avec tous mes respects et ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde,

A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement l’amour profond qu’éprouvent, depuis toujours, nos frères, les Juifs séfarades, pour l’enseignement

profond de la Torah. Or, la ‘Hassidout en est partie intégrante. Elle est l’âme de la Torah. Bien évidemment, ma proposition s’adresse à la fois aux Ashkenazim et aux Sefardim. En effet, selon le dicton de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, disciple du disciple du Baal Chem Tov, la ‘Hassidout est l’héritage de l’ensemble du peuple.

Notes

(1) Le Rav I.R. Nissim, grand Rabbin séfarade d’Israël. Voir, à son sujet, les lettres n°4555 et 4583. (2) Séfarade d’Erets Israël. (3) Une lettre similaire fut adressée au Rav Toledano, de Meknès, Maroc.

Lettre n°7303

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7303, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Iyar 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid et Rav qui craint Dieu, aux

multiples accomplissements, le Rav Israël Zussman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez sur le Zohar, tome 3, à la page 51a, qui dit que Gué’hazi aura part au monde futur(2). Le Nitsoutseï Zohar, à cette référence, le confirme effectivement, se basant sur les propos de ceux qui commentent ces événements, comme le rapporte le traité Sanhédrin 104b.

Notes

(1) Le Rav I.Z. Dvurts, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°6464. (2) Malgré la faute.

Lettre n°7304

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7304, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me faites part de votre situation particulière et je mentionnerai encore une fois votre nom près du saint tombeau de mon beau-père(1), le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Lorsque le Rav et ‘Hassid était ici, il me semble lui avoir dit, en évoquant votre cas, que je ne vois qu’une unique raison à ce retard(2). C’est votre désir d’activer les choses depuis que vous avez commencé à m’écrire, à ce propos. Certes, c’est seulement d’un objet trouvé qu’il est dit qu’on le découvre toujours par surprise. Pour autant, il en est de même pour la manière de gagner sa vie. Un grand effort ne fait rien avancer, bien au contraire. Il est parfois expliqué, à ce propos, qu’il est nécessaire d’emprunter les voies de la nature afin de gagner sa vie, au même titre que pour satisfaire tous les besoins de l’homme, ainsi qu’il est dit : “ en tout ce que tu feras ”, précisément(3).

Pour autant, quand on forge de tels vêtements au-delà de toute mesure, non seulement une telle prolongation n’est d’aucune utilité, mais, bien plus, elle entrave un avancement rapide. Certes, vous avez raison d’écrire que vous soulignez ce problème depuis plusieurs années déjà. Je dois, cependant, constater que, d’emblée, vous avez introduit votre effort, en la matière et vous avez voulu brusquer les choses. Mais, en tout état de cause, on ne peut percevoir l’homme au moment de son malheur. En outre, et ceci est essentiel également, le mérite de ce qui est public vous vient en aide et, avant tout, celui de vos importantes actions menées dans les domaines de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. J’ai bon espoir que la fermeté de votre confiance en Dieu élargira et hâtera la bénédiction que vous recevrez.

Puisse Dieu faire qu’il en soit très prochainement ainsi, au sens le plus littéral, en un bien visible et tangible. Nous venons de vivre le jour lumineux de Lag Baomer, Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, dont le comportement était basé sur le verset : “ Des étrangers viendront et feront paître votre troupeau ”(4), comme l’explique le traité Bera’hot 35b. Dieu fasse donc qu’il en soit de même pour ce qui vous concerne, ce qui veut dire que vous gagnerez votre vie dans la largesse véritable, que vous consacrerez la plus large part de votre temps, de votre énergie, de vos capacités aux domaines de mon beau-père, le Rabbi. Avec ma bénédiction pour donner de véritables bonnes nouvelles, avec une joie véritable et très prochainement,

Notes

(1) Ceci ayant déjà été fait à l’issue de la lettre n°7166. (2) Pour gagner sa vie. (3) L’action de l’homme étant nécessaire. (4) De sorte qu’il pouvait se consacrer à l’étude de la Torah.

Lettre n°7305

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7305, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre de Pessa’h Chéni. J’ai bon espoir que, malgré le dicton de mon beau-père, le Rabbi, relatif à l’enseignement de ce jour, reproduit dans le Hayom Yom, “ il n’est jamais trop tard ”, vous n’en serez pas moins vigilant, de façon régulière, à propos de ce que vous m’écrivez, afin d’obtenir un résultat concret et de la manière qui convient, conformément à l’exigence de nos maîtres. De la sorte, il y aura, dans les deux endroits à la fois, un bastion de ‘Hassidout ou même encore plus que cela, un lieu à partir duquel se révélera la ‘Hassidout, plutôt qu’un bastion protégeant uniquement celui qui s’y trouve. Et, il y a également là un moyen de mettre en pratique la requête(1) : “ tes sources se diffuseront à l’extérieur ”, selon la supériorité de l’eau vive par rapport à celle qui est recueillie dans un bassin.

En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous m’en donniez de bonnes nouvelles, d’autant que nous sommes au lendemain du jour lumineux de Lag Baomer, Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. Or, on rapporte, au nom de l’Admour Hazaken, que pour les âmes les plus élevées, comme celle de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, la destruction du Temple ne s’est jamais produite, comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé : “ Voici les noms ”, dont l’auteur est le Juste, Rav et ‘Hassid, Rabbi Hillel de Paritch, dans son Péla’h Ha Rimon, Chemot, à la page 7. Or, son objectif(2) était de révéler la dimension profonde d’une manière évidente. Cela est bien clair. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Formulée par le Machia’h au Baal Chem Tov qui lui demandait quand il viendrait. (2) Celui de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï.

Lettre n°7306

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7306, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19(1) Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de Hod de Nétsa’h, “ l’Attribut de splendeur de l’Attribut de la victoire ”(2). En un moment propice, on vous mentionnera près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tous les points mentionnés dans votre lettre. Vous ne me dites rien de l’état de santé de cette femme et ceci indique, je l’espère, qu’il est meilleur. Vous faites également allusion au poste qui vous est proposé en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, son avantage étant la possibilité de rapprocher certaines personnes de la ‘Hassidout. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer que la situation, en la matière, est fondamentalement différente, en Erets Israël, de ce qu’elle est ici.

Dans ce pays, il est admis que le fait d’accepter une fonction, au sein d’une certaine institution, ne peut pas être interprété comme un blanc-seing accordé à cette institution. En revanche, il n’en est pas de même en Terre Sainte, tout d’abord du fait des partis politiques et, en outre, parce le contraire de la fraternité qui régnait lors de la destruction du Temple et en fut la cause, il y a dix neuf siècles, s’y manifeste encore(3), semble-t-il. En conséquence, toute chose peut y être déformée et exagérée. Autre point, qui est essentiel également, conformément à la réponse que j’ai faite à différentes personnes, en la matière : dans un cas où l’on ne s’installe pas dans un pays nouveau, lorsqu’il s’avère qu’un comportement doit être changé, amélioré, on ne peut s’opposer, d’une manière plus ou moins justifiée, à la revendication d’un tel changement que du fait du blocage qui est imposé par le levain faisant monter la pâte(4), ou en arguant de ce qui semble infranchissable(5). A ceci s’ajoute l’impureté de la terre des nations et le caractère minoritaire d’Israël au sein de ces peuples. Il n’en est pas de même, en revanche, quand on déménage de son plein gré, surtout pour se rendre dans le Sanctuaire du Roi suprême, le Saint béni soit-Il. En cet endroit, la logique n’acceptera pas toutes ces justifications, qui resteront lettres mortes. La première question qui se pose est alors la suivante : qui vous a demandé de venir, sans la préparation qui convient, dans le “ pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ” et qui ne supporte pas ce qui va à l’encontre de la Sagesse et de la Volonté de Dieu ?

Il conviendrait de développer cette idée, mais j’ai bon espoir que vous-même pourrez le faire largement. Vous m’écrivez que je suis occupé et absorbé par la politique orthodoxe et que je n’observe pas clairement la situation dans les autres domaines, que je ne mesure pas les grandes opportunités qui se présentent, afin d’agir pour Dieu et pour Sa Torah. Tout d’abord, je n’accepte pas l’expression : “ politique orthodoxe ”, car ceux qui l’emploient font allusion au respect et au développement de la Torah et des Mitsvot, jusque dans le comportement quotidien. Or, chacun d’entre nous doit s’investir, en la matière, dans toute la mesure du possible, jusqu’à s’identifier à une telle mission, s’y engager pleinement. Car, notre vision du monde est celle-ci et uniquement celle-ci. Elle est à la base de l’unité, fondement de la foi des enfants d’Israël, ainsi qu’il est dit : “ en toutes tes voies, connais-Le ”. En mangeant, en buvant, on peut s’attacher fortement et fermement à Dieu, sans détourner son esprit de Lui, comme l’établissent différents textes et vous consulterez, à ce sujet, le Tanya, à la fin du chapitre 3.

Vous déduirez de ce qui vient d’être dit qu’une telle conception n’empêche nullement d’observer la situation dans d’autres domaines. Bien au contraire, c’est là le prisme à travers lequel on peut considérer la réalité telle qu’elle est réellement, c’est-à-dire telle qu’elle apparaît à Celui Qui possède l’Existence véritable, au Créateur. C’est ce que ne voient pas les yeux de chair, corrompus par différents éléments et peut-être également par les intérêts personnels. Mais, nous n’avons pas encore eu le mérite de nous identifier à l’optique qui est qualifiée de “ politique orthodoxe ”. Pour reprendre les termes du Tanya, on peut dire que l’on “ n’est pas intègre ”. Bien entendu, je ne fais pas allusion ici au “ Juste qui n’est pas intègre ”, mais bien à celui qui “ n’est pas intègre ” à un stade largement inférieur à celui du Juste imparfait, c’est-à-dire à l’homme qui n’a pas atteint la plénitude et la perfection. Malgré ce manque et cette insuffisance, il reste clair que la situation actuelle, de même que la différence qui peut être faite entre l’action menée en Erets Israël et à l’extérieur de celle-ci, est bien conforme à ce qui vient d’être dit, que la réalité est peut-être même encore plus nette et tranchée.

J’ajouterai ceci. Je suis surpris de constater que vous ne voyez pas, semble-t-il, que la majorité numérique et structurelle de nos frères, les enfants d’Israël, se trouvent en dehors de la Terre Sainte. En outre, l’action menée ici ne subit pas les obstacles et les tracas que l’on rencontre là-bas, où tout est bloqué par les chaînes de fer des organisations et des différents partis. Sans doute admettrez-vous que l’on n’a pas la même relation avec quelqu’un qui se présente comme un invité, surtout s’il vient des Etats-Unis, et avec celui qui occupe une fonction au sein d’une organisation locale, au sein de laquelle il est “ l’esclave des esclaves ”. Cela est bien évident et il est donc inutile d’en dire plus. Par ailleurs, la question

que vous posez à la fin de votre lettre n’est pas très claire. Si vous faites allusion au mouvement “ conservative ”(6), je préciserai, tout d’abord, qu’il convient d’éprouver la plus grande pitié pour les Juifs que l’on a abusé ou qui se sont trompés eux-mêmes en y adhérant. Il en est de même pour ceux qui les dirigent afin de gagner leur vie, dans le but de recevoir un bon salaire, bien que ceux-là aient conscience de la responsabilité qui est la leur et de la punition qu’ils encourent. Il n’en est pas de même, en revanche, pour le mouvement proprement dit et pour ses institutions(7). La Hala’ha établit clairement ce qu’il en est, dans la Michna, la Guemara et le Yad Ha ‘Hazaka, lois de la Techouva, chapitre 3, au paragraphe 8. Cela ne peut nullement être comparé au fait de travailler pour l’institut Hillel(8), dont la position officielle et l’objectif ne sont pas la négation du caractère céleste de la Torah.

Nous sommes à la veille du jour lumineux de Lag Baomer, qui établit un lien entre la dimension profonde de la Torah et son aspect révélé, qui le met en évidence. La ‘Hassidout explique le fait nouveau qui est introduit par Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. Puisse donc Dieu faire que chacun s’en trouve changé, au sein de tout Israël. Car, la partie intérieure de l’âme, liée à la dimension profonde de la Torah, reste fidèle à Dieu, y compris au moment de la faute et même chez les hommes les plus simples. Que tout ceci apparaisse donc clairement, de la manière qui est définie par le Tanya, à la fin du chapitre 19, afin de renvoyer et de repousser l’autre côté et les forces du mal, de sorte que celles-ci n’aient aucune emprise, pas même sur les vêtements de l’âme que sont les pensées, les paroles et les actions. Certes, un homme est, par nature, attiré par ce qui est nouveau. Mais, vous serez en mesure d’agir en fonction de ce qui vient d’être dit et nos Sages précisent(9) que : “ c’est le plus simple qui doit être privilégié ”, c’est-à-dire un respect affirmé de la Torah et des Mitsvot. Comme je l’ai dit, ce principe doit apparaître clairement dans les vêtements de l’âme que sont les pensées, les paroles et les actions, jusqu’à donner un bon exemple, d’une manière évidente, sans que soient nécessaires une réflexion et un approfondissement préalables pour celui dont le Judaïsme, la “ politique orthodoxe ”, est le métier. Et, rien ne résiste à la volonté. Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela. Bien entendu, je fais allusion à vos lettres sincères et j’en exclus les mises en gardes, les remarques qui vous ont peut-être empêché de me faire part des pensées de votre cœur. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) A l’origine, cette lettre était datée du 17 Iyar. C’est pour cela qu’il est question, par la suite, de “ la veille du jour lumineux de Lag Baomer ”, correspondant à cette date. Par la suite, il y eut une rectification et c’est la date du 19 Iyar qui fut retenue. (2) Dans le compte de l’Omer, soit le 11 Iyar. (3) Textuellement “ danse encore ”. Voir, à ce sujet, la lettre n°2059. (4) Le mauvais penchant. (5) Ce mauvais penchant transformant la manière de concevoir la réalité. L’amélioration qui est nécessaire semble alors considérable et insurmontable. (6) L’une des branches du Judaïsme réformé américain. (7) Celui-ci n’a pas lieu d’être et la pitié, en la matière, est donc déplacée. (8) Actif auprès des étudiants, aux Etats-Unis. (9) A propos de la forme d’un Chofar.

Lettre n°7307

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7307, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 5/6, dans laquelle vous me parlez de votre fils. Vous me dites qu’il doit poursuivre ses études afin d’obtenir un diplôme de fin d’études secondaires, comme si c’était le seul moyen pour lui de gagner sa vie, à l’avenir. J’en suis surpris, car vous vous trouvez dans un endroit qui est la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Vous devez donc savoir que des milliers de jeunes gens de l’âge de votre fils, puisse Dieu les multiplier, se trouvent dans les Yechivot d’Erets Israël, y étudient notre Torah qui est également appelée Torah de vie, ce qui inclut à la fois la vie de ce monde et celle du monde futur. Ils l’apprennent avec élan et ardeur, avec une confiance morale, la joie et l’enthousiasme. Mon étonnement est d’autant plus grand que vous avez sûrement connaissance de ce qui a été diffusé par plusieurs périodiques de Terre Sainte, à propos de l’état d’esprit et du comportement des jeunes de ce pays. Or, la protection la plus efficace contre les vents indésirables qui soufflent dans la rue est précisément assurée par ces Yechivot, au point que, parmi les milliers de jeunes délinquants, on ne trouve pas un seul élève de Yechiva étudiant la Torah toute la journée. De fait, l’obligation première de parents envers leurs enfants est bien de leur permettre d’affronter la vie avec force, sans déchirure morale, sans luttes et sans conflits intérieurs. Dernièrement, la pédagogie a essayé plusieurs façons d’y parvenir, mais, comme je l’ai dit, les statistiques les plus sèches, diffusées en tout endroit, y compris dans les autres pays, ont établi, sans la moindre ambiguïté, les conséquences de telle tentatives. Cela est bien évident.

En d’autres termes, si votre fils n’était pas attiré par les études qu’il a choisies, il serait de votre devoir de l’influencer pour qu’il les accepte, au moins pendant quelques temps, pendant quelques années. Or, par un effet de la bonté du Dieu tout puissant, votre fils est animé de bons sentiments, d’appréciables qualités. De ce fait, il a, de lui-même, fait le choix de ce qui est bon, positif, saint. Il adopte donc cette position, de même que les études qui en résultent. Vous devriez remercier Dieu de vous avoir accordé une telle bénédiction, renforcer et encourager votre fils en sa décision, d’une manière sans cesse accrue. Car, il est absolument certain que Celui Duquel il est dit que : “ Il nourrit le monde entier par Sa bonté, Sa grâce, Son bienfait et Sa miséricorde ”, Qui subvient aux besoins de deux milliards et demi d’hommes, lui permettra, à lui aussi, de gagner sa vie, le moment venu. Que votre fils étudie donc la Torah du Créateur du monde, Qui le dirige. Qu’il le fasse avec enthousiasme et chaleur et ceci multipliera les bénédictions de Dieu, ainsi qu’il est dit : “ Si vous marchez dans Mes Décrets ”, et nos Sages expliquent : “ en faisant porter vos efforts sur la Torah ”, dès lors, “ Je donnerai vos pluies ”, de même que toutes les bénédictions énumérées dans la Paracha. Avec ma bénédiction pour concevoir de votre fils une satisfaction juive, une satisfaction véritable, en bonne santé et avec inspiration,

Lettre n°7308

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7308, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Iyar 5720,

Brooklyn,

A l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad,

à Kfar ‘Habad, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 16 Iyar, dans laquelle vous me faites part de l’étude des lois de la pureté familiale, à laquelle vos membres participent. Puisse Dieu faire que celle-ci se passe en un moment bon et fructueux. Heureux est le sort de toutes celles qui font des efforts en ce sens, qui apportent leur concours, car c’est bien là un des fondements de notre sainte Torah, Torah de vie, comme différents textes l’expliquent longuement. On peut le déduire également de l’enseignement de nos Sages selon lequel cette Mitsva fut confiée aux femmes juives, qui réparent ainsi la première faute, source de toutes celles qui sont commises dans le monde et de tout ce qui n’est pas bon, ici-bas.

Puisse Dieu faire que votre action serve d’exemple, que d’autres femmes l’imitent en différents endroits. Elles le feront dans le calme, la joie et l’enthousiasme et ceci sera le canal, le réceptacle pour multiplier les bénédictions de Dieu, en tous leurs besoins, en général, en ce qui les concerne profondément, avec leur mari, en particulier, c’est-à-dire en la possibilité d’éduquer tous leurs enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°7309

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7309, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du jour lumineux de Lag Baomer :

A) En un moment propice, on mentionnera le nom de votre mère, puisse-t-elle avoir longue vie, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que son traitement médical soit fructueux. Tout comme vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’en donniez de bonnes nouvelles. Bien évidemment, plus votre mère renforcera sa confiance en Dieu, Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles, plus la réussite sera grande et rapide.

B) Vous me dites également dans quel pays on vous propose de vous rendre. Or, la réponse vous appartient. Je veux dire que si vous prenez la décision, avec la fermeté qui convient, d’y diffuser le Judaïsme traditionnel et tout ce qui le concerne, en ayant pour objectif et pour but essentiel de le mettre en pratique, sans s’affecter des difficultés qui surgissent quand on veut agir pour notre Torah, Torah de vie et pour ses Mitsvot, ce sera effectivement une proposition bonne et judicieuse. En effet, disent nos Sages, la mission de l’homme et la finalité de sa création sont le service de son Créateur, comme le souligne la Michna, à la fin du traité Kiddouchin. Et, le “ grand principe de la Torah ” est : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Quand il s’agit de sa propre personne, on souhaite, on désire figurer parmi ceux desquels il est dit : “ Et, vous, vous êtes attachés à l’Eternel votre Dieu, tous vivants aujourd’hui ”. Il faut donc s’efforcer qu’il en soit de même pour son prochain. Et, l’on connaît le dicton, l’enseignement de notre maître, le Baal Chem Tov, selon lequel la Mitsva d’aimer son prochain comme soi-même s’applique de la même manière envers un Juif ou une Juive que l’on n’a jamais vu. C’est bien évident.

C) Cette année possède un caractère propice, puisqu’elle marque le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov. L’une des idées fondamentales de son enseignement est la suivante : l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour d’Israël ne font qu’un. On doit donc redoubler d’effort et d’ardeur en un tel accomplissement. Or, l’une des expressions essentielles de l’amour de Dieu est l’amour de Son fils unique, c’est-à-dire d’Israël. A l’autre extrême, l’une des expressions fondamentales de l’amour d’Israël consiste à rapprocher le cœur des Juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux, de Sa Torah et de Ses Mitsvot. Nous avons reçu une telle injonction et il est donc certain que Celui Qui crée leur cœur ensemble, Qui comprend toutes leurs actions, accorde les possibilités et les forces nécessaires pour assumer pleinement cette mission. Néanmoins, par Sa bonté et par Son bienfait, Dieu voulut que chacun en prenne la décision par son libre choix. Conformément à votre demande, la présente vous est adressée en passant outre à la file d’attente. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Lettre n°7310

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7310, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[22 Iyar 5720]

Je fais réponse à votre lettre du jour lumineux de Lag Baomer. En un moment propice, on mentionnera encore une fois le nom de votre épouse près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que le souhait de votre cœur soit positivement exaucé(1). Il est bien évident que votre travail au sein d’une école du réseau(2) portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, auprès du saint tombeau duquel votre nom sera mentionné, est le canal et les réceptacles permettant de multiplier les bénédictions de Dieu, en tout vos besoins et particulièrement en celui-ci. En effet, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(3), mais en proportion largement accrue. Il fera donc que : “ Vous l’enseignerez à vos enfants : ceci fait allusion aux élèves ” devienne : “ Vous l’enseignerez à vos enfants ”, au sens littéral.

Néanmoins, et ceci est également une évidence, l’activité pédagogique est une mission divine, comme le soulignent nos Sages et elle doit donc être assumée avec abnégation, élan, ardeur et constance, sans tenir compte des tracas causés par le mauvais penchant, tracas intérieurs ou tracas extérieurs. Et, s’il en est ainsi en tout endroit, combien plus est-ce le cas en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie en notre génération, celle du talon du Machia’h. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles à la fois de vos accomplissements communautaires et de ce qui vous concerne personnellement.

Notes

(1) Celui d’avoir des enfants. (2) Le réseau des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) De la manière dont on agit envers Lui.

Lettre n°7311

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7311, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille du saint Chabbat qui

bénit le mois de Sivan 5720,

Brooklyn, New York,

Aux responsables et aux amis des écoles Beth Rivka,

en général, à ceux qui prennent part au dix huitième

banquet annuel des écoles Beth Rivka, en particulier,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Cette année, le banquet annuel du Beth Rivka a lieu au lendemain du Chabbat qui bénit le mois de Sivan, celui de la réception de la Torah et quelques jours avant le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov, qui sera le premier jour de Chavouot, temps du don de notre Torah. Ces deux moments, le don de la Torah et le décès du Baal Chem Tov, revêtent une signification particulière pour les écoles Beth Rivka, de même que pour leurs responsables, hommes ou femmes et leurs amis, si l’on tient compte du fait que la Torah, en général et la ‘Hassidout, en particulier, accordent un rôle particulièrement important à la femme juive.

Lors du don de la Torah, Dieu ordonna à Moché, notre maître, de s’adresser d’abord aux femmes et, seulement après cela, aux hommes, ainsi qu’il est dit : “ C’est ainsi que tu parleras à la maison de Yaakov ”, c’est-à-dire aux femmes, “ et, tu diras aux enfants d’Israël ”, aux hommes. La femme et la mère juive, en tant que maîtresse de maison, a l’immense responsabilité et le grand mérite de raffermir et d’assurer les fondements de la Torah et des Mitsvot, au sein du foyer juif. De même, la femme et la mère juive occupent un rôle particulier dans le dévoilement et la révélation de la ‘Hassidout et du mode de vie ‘hassidique, comme le savent tous ceux qui sont familiers de la vie et de l’œuvre des fondateurs de la ‘Hassidout générale et de la ‘Hassidout ‘Habad. Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler l’histoire de Ra’hel, grand-mère de l’Admour Hazaken, le fondateur de ‘Habad, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, comme la relate le second tome des mémoires de mon beau-père, le Rabbi, fondateur des écoles Beth Rivka, ouvrage qui vient de paraître à l’occasion de ce bicentenaire.

La conception de ‘Habad et la garantie de la pérennité d’Israël impliquent que les filles juives reçoivent une profonde éducation juive et ‘hassidique. Or, les écoles Beth Rivka sont les institutions qui peuvent l’assurer. Tous ceux qui apportent leur concours dans le but de renforcer et de développer les écoles Beth Rivka prennent donc une large part à la diffusion des sources de la Torah et des Mitsvot, illuminées par la clarté profonde et la chaleur de la ‘Hassidout. Et, c’est ainsi que l’on se prépare à la délivrance complète et véritable, par notre juste Machia’h. Chaque nouvel effort dans cette direction ouvre des sources nouvelles, véhiculant les bénédictions de Dieu en tous les besoins, matériels et spirituels à la fois. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, de même que pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,

M. Schneerson,

Lettre n°7312

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7312, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Iyar 5720,

Brooklyn, New York,

A toutes les participantes à l’organisation des femmes et

jeunes filles ‘Habad, en général, à celles qui prennent part

à leur cinquième convention annuelle, en particulier,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

A l’occasion de la convention annuelle de l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad et par son intermédiaire, j’adresse ma bénédiction à chacune d’entre vous, avec une profonde prière pour la réussite de votre action, en tous les points de votre programme et surtout pour les accomplissements futurs de la présente convention. Nous avons prononcé hier la bénédiction du mois de Sivan, dont le point central est la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah. Dieu nous a donné une Torah intègre et nos Sages, de sainte mémoire, soulignent que : “ tout ce qui est révélé par les érudits, en chaque génération, fut déjà donné sur le mont Sinaï ”, par l’intermédiaire de Moché notre maître. Bien entendu, ceci s’applique à toutes les parties de notre sainte Torah, dévoilées d’une génération à l’autre, en particulier à sa dimension profonde, sa lumière intérieure, qui a été révélée à une élite par Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, dont la Hilloula est à Lag Baomer et qui, par la suite, a été largement diffusée parmi les Juifs, depuis l’époque du Baal Chem Tov, dont la Hilloula est le premier jour de Chavouot, temps du don de notre Torah.

Cette année marque le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov. Cette date survient, en outre, au même jour de la semaine, un mercredi, jour lumineux de la création au cours duquel les luminaires commencèrent à éclairer dans les cieux. L’Admour Hazaken, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, dit, à propos de ce jour : “ les luminaires furent suspendus ” et “ les luminaires furent ôtés ”, ce qui veut dire que la sainte âme du Baal Chem Tov acheva alors sa mission et qu’elle retourna chez son Créateur. Simultanément, sa clarté commença à se répandre plus fortement et plus largement, par l’intermédiaire de ses disciples et des disciples de ses disciples. Chaque année, à cette date, s’ouvrent des dimensions nouvelles de sa luminosité, émanant des sources les plus profondes de son âme divine.

La révélation de la Torah, globalement, celle de la ‘Hassidout générale et de la ‘Hassidout ‘Habad, plus spécifiquement, sont particulièrement liées à la femme juive, comme l’a maintes fois souligné mon beau-père, le Rabbi, oralement et par écrit. Celui-ci définit le rôle particulièrement important que reçoivent les femmes juives, en général, les femmes et jeunes filles ‘Habad, en particulier, au sein de la vie juive : “ Tout ce qui est saint et précieux pour le divin peuple d’Israël, ce qui est à la base du foyer juif, de l’éducation des enfants, de la Cacherout et de la sainteté de la maison, de celle du Chabbat, tout cela a été transmis et confié à la femme juive. A propos de celle qui accomplit sa mission, dans les réalisations de la vie et dans le contexte familial, de celle qui dirige la maison, qui éduque ses enfants selon la Torah, la Torah dit : ‘la sagesse des femmes bâtit la maison’. Et, chacune d’entre elles peut le faire ”.

Les femmes et jeunes filles ‘Habad reçoivent la mission spécifique de se tenir au premier rang de chaque accomplissement qui est destiné à renforcer le Judaïsme, en général et le comportement de la maison, en particulier. Chacune d’entre vous bâtira donc son foyer et aidera à raffermir les maisons de ses voisins juifs, sur les fondements éternels de la Torah et des Mitsvot, pénétrées de la clarté et de la chaleur de la ‘Hassidout. C’est de cette façon que l’on peut dresser toute la maison d’Israël et l’apprêter à la venue de notre juste Machia’h, conformément à la lettre bien connue du Baal Chem Tov. Quand s’accomplira la promesse selon laquelle : “ tes sources se diffuseront à l’extérieur ”, les enseignements, les usages et les pratiques du Baal Chem Tov, ce sera la délivrance complète, par notre juste Machia’h.

*

*

*

Que Dieu bénisse votre action, que vous accomplirez avec une grande réussite, dans tous les domaines. Qu’Il accorde le bonheur à chacune d’entre vous, avec les membres de sa famille, y compris en ce qui vous concerne personnellement, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction pour une considérable réussite et pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°7313

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7313, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mardi soir, dans laquelle vous me relatez ce qui vous est arrivé, votre manque d’enthousiasme, vos pensées tristes. Vous me demandez ce que j’en pense. Or, tout ce qui concerne notre Torah, Torah de vie, est un enseignement pour la vie et de cette formulation positive, on peut déduire…(1). En l’occurrence, le saint Zohar, tome 3, à la page 152a, appelle la dimension profonde de la Torah : “ âme de la Torah ”. Il en résulte que, quand l’âme manque d’enthousiasme, le corps éprouve le même sentiment. En effet, ses deux cent quarante huit membres et ses trois cent soixante cinq nerfs correspondent aux deux cent quarante huit Injonctions et aux trois cent soixante cinq Interdits, de même qu’à l’étude de leurs lois. Simultanément, il est clair que l’âme ne peut trouver sa vitalité en toute chose(2). Ainsi, pendant le sommeil, cette vitalité est suffisante pour la digestion, mais elle ne l’est pas, en revanche, pour la compréhension, pour éprouver un sentiment profond, si ce n’est pour des illusions et des rêves, en particulier ceux dont il est question dans le saint Zohar et qui sont définis par le Tanya, au chapitre 29.

En fonction de ce qui vient d’être dit, vous comprendrez quelle est la solution qu’il convient d’apporter à une telle situation : il faut renforcer la vitalité de l’âme et, pour cela, fixer un temps pour l’étude de la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Vous aurez donc une telle étude chaque jour et celle-ci sera plus importante pendant le Chabbat qui est saint pour Dieu, comme l’expliquent les écrits du Ari Zal, faisant référence à l’étude de l’enseignement profond de la Torah pendant le jour du Chabbat. Puisse Dieu faire que cette fixation soit non seulement dans le temps, mais aussi et surtout dans l’âme, selon le dicton de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie profonde de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah. Et, rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et, selon les termes du maître, mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, afin qu’elles soient cachères, conformément à la Hala’ha. De même, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka.

Notes

(1) Une formulation négative : “ Ce qui ne concerne pas la Torah n’est pas un enseignement pour la vie ”. (2) Mais seulement en ce qui peut la lui apporter.

Lettre n°7314

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7314, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Iyar 5720,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Guerchon Mendel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 21 Iyar, avec la demande de bénédiction qui lui était jointe. En outre, j’ai bien reçu votre télégramme. En un moment propice, cette demande de bénédiction sera lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, à ce sujet, de même qu’à propos de l’ajout que vous ferez, de la manière la plus large, à vos accomplissements sacrés. Vous consulterez, en la matière, le traité Sanhédrin 21a. Et, rien ne résiste à la volonté.

Vous agirez dans le monde, en l’occurrence dans votre ville, dans l’âme, auprès de ceux qui ont eu le mérite d’être des étudiants de la Yechiva Tom’heï Temimim, dans l’année(2), en ces jours propices, à l’occasion du bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov et de la fête de Chavouot, date de cette Hilloula, qui survient le même jour de la semaine(3), un mercredi, lorsque furent suspendus et ôtés les luminaires, selon l’expression de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah. Puisse Dieu faire que vous conduisiez tout votre entourage vers un service de Dieu conforme à ce qui vient d’être défini, à la façon de : “ tu te répandras ”(4). Et, c’est à ce propos qu’il a été dit que rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde, de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav G.M. Garelik, de Milan. Voir, à son sujet, les lettres n°6614 et 7396. (2) Conformément aux trois dimensions du monde, espace, temps et âme. (3) Que le décès. (4) A l’ouest et à l’est, au nord et au sud.

Lettre n°7315

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7315, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Iyar 5720,

Brooklyn,

Au jeune Morde’haï Yossef Eléazar(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 21 Iyar, m’annonçant une bonne nouvelle, puisque vous me dites que vous avez commencé à enseigner des discours ‘hassidiques, pendant le Chabbat, dans les synagogues de Jaffa. Puisse Dieu faire que vous poursuiviez tout cela avec une détermination et une ardeur accrues car, en tout ce qui concerne la Torah, les Mitsvot et la sainteté, il nous a été demandé de connaître l’élévation, en ce qui est sacré. Cette Injonction est permanente, ce qui veut dire que l’action doit elle-même s’accroître en permanence.

Combien plus en est-il ainsi pour ce qui concerne la dimension profonde de la Torah. Comme le précise le saint Zohar, celle-ci est appelée “ âme de la Torah ”. Or, tout apport à l’âme, par nature infinie, comme l’explique le Tanya au chapitre 51, se manifeste en tous ses deux cent quarante huit membres et ses trois cent soixante cinq nerfs. Et, vous comprendrez ce qui en résulte pour la Torah elle-même(2). De cette constatation découle un enseignement tranché, qui est le suivant. Chaque effort, chaque investissement est justifié, en la matière. En effet, ces jours sont propices, d’autant que nous nous rapprochons du temps du don de notre Torah, le premier jour de la fête de Chavouot, qui est aussi le bicentenaire de la Hilloula de notre maître, le Baal Chem Tov. Cette année, ce jour est un mercredi et, comme le dit l’Admour Hazaken, c’est alors que les luminaires furent suspendus et ôtés. C’est bien clair. Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde, de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.Y. E. Goldschmidt, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°7245. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°7313.

Lettre n°7316

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7316, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 21 Iyar et, en un moment propice, je mentionnerai ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et dont le nom est porté par le réseau(1), avec tout ce qu’il recouvre. A n’en pas douter, celui-ci invoquera ainsi encore plus largement la grande miséricorde de Dieu, afin de connaître la réussite jusque dans le moindre détail. Bien que vous soyez malheureusement dans les douze mois(2), j’ai bon espoir que vous effectuerez votre travail avec le calme de l’esprit, l’inspiration et une forte confiance. Ainsi, Dieu vous accordera la réussite de diffuser le Judaïsme et ce qui y a trait, son point central étant l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Et, votre épouse en fera de même, pour ce qui la concerne.

Bien plus, il convient de servir Dieu non seulement avec inspiration, mais aussi avec joie. Il faut en déduire que cela n’est nullement contradictoire(3), que la joie brise effectivement les limites. Je veux dire que, même s’il est nécessaire de prévoir, d’avoir un programme établi d’emblée, comme je l’ai maintes fois écrit, il n’en reste pas moins que, par la suite, quand on passe à l’action, on le fait avec élan et ardeur, de manière organisée. Dès lors, on reçoit, d’en haut, une bénédiction accrue et la synthèse finale sera positive. Elle le sera même bien au-delà de ce que l’on escomptait, dans les domaines spirituels et matériels, d’autant que ce qui vient d’être dit est à la fois matériel et spirituel. Je vous joins deux lettres, adressées à tous, datant de ces dernières semaines. A n’en pas douter, vous vous en servirez pour ce qui vous concerne. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le réseau des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte, dans lequel travaillait le destinataire de cette lettre. (2) Du deuil. (3) Avec le deuil.

Lettre n°7317

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7317, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Iyar 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 23 Iyar, avec ce qui y était joint. J’ai bon espoir que la brochure à laquelle vous faites allusion a été corrigée de la manière qui convient, comme je l’ai maintes fois précisé. Vous faites allusion à la campagne pour la Matsa Chemoura. Ce que je disais, à ce propos, dans ma précédente lettre(2), peut être déduit de l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ Ce que le riche…(3) ”. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit de Matsa Chemoura. En effet, vous avez sûrement connaissance du récit de mon beau-père, le Rabbi, qui observa un changement de nature, chez plusieurs élèves, quand ceux-ci se consacrèrent à la confection de la Matsa Chemoura(4).

En tout état de cause, ce que je disais, à ce propos, dans ma lettre, ne concerne pas le passé, mais est bien une invitation à un empressement accru, pour le présent, pour le futur proche et même pour le futur éloigné. De fait, tout cela est bien clair pour quiconque agit, en tout ce qui concerne notre Torah et ses Mitsvot, “ dont la mesure est plus longue que la terre et qui est plus large que la mer ”, car “ Ta Mitsva est très large ”. Il faut donc multiplier de telles activités, sans aucune commune mesure(5), comme on peut le déduire de ce qui vient d’être dit. En effet, aussi large que puisse être une mesure, celle-ci reste incomparable à ce qui est “ très large ”(6). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,

Notes

(1) Le Rav I.Leibov, de Kfar ‘Habad, directeur des activités des jeunes de l’association ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°7088. (2) Il s’agit de la lettre n°7292. (3) Donne au pauvre est inférieur à ce que le pauvre donne au riche. (4) Voir, à ce sujet, le Likouteï Dibbourim, tome 1, à la page 123a. (5) Avec ce qui a été fait jusqu’à maintenant. (6) Au point de dépasser toute mesure.

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