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Iguerot Kodesh — lettres 7278 à 7297

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7278

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7278, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Nissan 5720,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux

multiples accomplissements, le Rav Na’hman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Nissan. En un moment propice, on citera tous ceux que vous mentionnez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, à propos de tout ce que vous écrivez. Puisse Dieu faire que les réunions ‘hassidiques dont vous parlez exercent leur effet tout au long de l’année, ainsi qu’il est dit : “ Une femme qui ensemence et donne naissance à un garçon ”, car un effort consenti ici-bas peut avoir un caractère stable(2), comme l’explique le Likouteï Torah, au début de la Parchat Vaykra. Ainsi, s’accomplira l’Injonction suivante de Moché notre maître : “ Vous ôterez le mauvais penchant de votre cœur, vous serez tous ensemble et vous agirez ainsi. Alors, l’honneur de Dieu se révélera à vous ”, selon les termes du Sifra sur le verset Chemini

9, 6. Ceci se passera dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela(3),

N. B. : Si l’on médite, même sommairement, à ce passage du Sifra, le plus rigoriste des ouvrages hala’hiques, comme le soulignent les Tossafot, au traité Bera’hot 18b. Il faut bien admettre que cette partie hala’hique de la Torah représente le mieux sa dimension profonde. J’ai bien reçu votre lettre du 18 Nissan qui, semble-t-il, a été expédiée par courrier ordinaire. De même, je viens de recevoir également votre courrier de la veille du Roch ‘Hodech de l’éclat.

Notes

(1) Le Rav N.Sudak, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°7075. (2) S’il est effectué à l’initiative des hommes, il révèle la Lumière de façon définitive. (3) Une même lettre fut adressée à plusieurs personnes.

Lettre n°7279

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7279, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה

29 Nissan 5720,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Ben Tsion(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 25 Nissan et, me trouvant, ce jour(2), près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai mentionné le nom de votre épouse, à laquelle Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, afin que celle-ci obtienne une guérison prompte et complète. J’ai également cité le vôtre, en fonction de ce que vous m’écrivez.

Nous sommes à la fin et à la conclusion du mois de Nissan, celui de la délivrance, à la veille de Roch ‘Hodech Iyar, mois de l’éclat. Il en sera donc ainsi à la fois en vos réalisations communautaires et en vos préoccupations personnelles. Vous m’en donnerez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, dans le calme, la joie et l’enthousiasme. Est-il quoi que ce soit que Dieu ne puisse faire ? Néanmoins, comme le soulignent nos Sages, puisse Dieu faire que cela s’accomplisse dans la bonté et la miséricorde, dans la pitié infinie et le bienfait révélé. En effet, cette année marque le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov et la quatre vingtième année depuis la naissance de mon beau-père, le Rabbi, ici-bas. Il est inutile de préciser à quel point ces jours, ces semaines, ces mois, cette année sont propices, pour peu que l’on s’en serve pleinement. Conformément au dicton de mon beau-père, le Rabbi(4), on en profitera, non pas pour obtenir de l’orge perlé dans la soupe, mais bien pour enfiler un collier de perles sur la gorge(3)

Notes

(1) Le Rav B.Chem Tov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°5304. (2) A l’occasion de la veille de Roch ‘Hodech et du “ petit Yom Kippour ”. (3) En recherchant d’emblée l’accomplissement le plus élevé. (4) Voir, en particulier, à ce sujet, la lettre n°6975.

Lettre n°7280

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7280, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Nissan 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements et aux immenses

connaissances, le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, de même que votre livre, le Kitsour Darkeï Techouva(2) et je vous en remercie beaucoup. Vous y avez investi beaucoup d’efforts et, bien évidemment, de la sagesse est requise pour cela. Puisse donc Dieu faire qu’encore pendant de nombreuses années, vous investissiez vos efforts dans la Torah, en son corps et en son âme(3), selon l’expression du Zohar, tome 3, à la page 152a. Votre introduction fait allusion à cette idée et vous avez les moyens de faire rééditer les écrits du Ari Zal, le “ lion vivant ”. De façon générale, en ces dernières générations, nos maîtres et nos sages ont souligné la nécessité d’étudier la partie profonde de la Torah. A notre époque, en particulier, après la révélation du luminaire du Baal Chem Tov, qui est apparu à travers la ‘Hassidout, lui apportant les explications les plus larges, cette nécessité est devenue “ très ” importante. Et, vous trouverez l’explication et la répétition du mot Méod, “ très ”, dans le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, à la Parchat Chela’h, pages 56a et 56c.

Dans la mesure où il s’agit d’une nécessité, il est certain que les possibilités et les moyens de l’étudier, de la comprendre, d’en avoir une approche intellectuelle ont été accordés. Différents textes commentent, à ce propos, la formulation du saint Zohar : “ goûter et comprendre ”. Bien plus, une sainte lettre du Baal Chem Tov dit que, lorsque ses sources se répandront, viendrait le maître, le roi Machia’h. Or, cette année marque le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav I.Amsel, de Brooklyn. (2) Brève présentation des voies de la Techouva. (3) En sa partie révélée et en sa dimension cachée.

Lettre n°7281

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7281, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Nissan 5720(1)]

Vous m’interrogez sur l’impact de la pensée, y compris à distance. Vous consulterez, à ce sujet, le Likouteï Dibbourim(2), Chemini Atséret 5693(3). S’agissant de personnes proches, on peut effectivement avancer qu’une même conclusion est également adoptée par la science.

Notes

(1) Cette lettre est une réponse à la question suivante, posée le jeudi 3 Nissan : “ Y a-t-il un fondement, dans les livres saints, les comptes-rendus de recherche et les ouvrages scientifiques, permettant d’affirmer que la pensée de l’homme peut agir sur celle de son prochain, surtout si les deux personnes sont proches, amies et familières par l’esprit ? J’ai pu moi-même vérifier, à différentes reprises, qu’il en était bien ainsi ”. (2) Du précédent Rabbi. (3) 1932.

Lettre n°7282

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7282, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

premier jour de Roch ‘Hodech Iyar 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

aux multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption inhabituelle de votre part, jusqu’à maintenant, j’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat et j’attends la suite de vos bonnes nouvelles concernant ces fonctions rabbiniques(2). J’ai également écrit, à ce propos, au ‘Hassid, Rav C.D. Zyslin(3) et à mon proche parent, le ‘Hassid Rav A.Z. Slonim(4). Votre lettre semble indiquer que le poste rabbinique de la synagogue ‘Habad de Tel Aviv est uniquement une question interne. Bien entendu, mon but n’est pas de me plaindre du passé, mais surtout d’évoquer l’avenir proche. Il est particulièrement important de faire en sorte que ce poste rabbinique ait un statut officiel, ce qui permettra à celui qui en est titulaire d’exercer une influence à l’extérieur de cette synagogue, comme je l’ai dit. Pour passer d’un détail à un autre en restant dans le même contexte, j’aimerai avoir votre avis, quant au candidat qui serait en mesure d’être le Rav de la synagogue ‘Habad de Tel Aviv.

Dans l’ordre, votre lettre évoque ensuite la manière d’écrire 5720(5) et vous cherchez à tirer une preuve du fait que, dans certains calendriers, un Kaf, en milieu de mot, est écrit comme s’il était final. Vous en déduisez qu’il doit, a fortiori, en être ainsi lorsque cette lettre se trouve bien à la fin du mot. A mon avis, on ne peut pas tenir un tel raisonnement. En effet, quand on écrit un Kaf final au début ou au milieu d’initiales, il ne peut pas s’agir, à proprement parler, d’une lettre finale. Mais, peut-être votre propos était-il simplement d’écarter un Noun final, dont la forme pourrait évoquer le Kaf final. Vous dites aussi que, dans certains discours et lettres de nos maîtres, il est fait mention de l’année 5720 avec un Kaf final. Il me semble avoir répondu à une question qui m’était posée, à ce sujet, de la ville sainte de Jérusalem, dont vous avez reçu une copie, que l’on ne peut tirer aucune preuve de références isolées. Bien plus, les Juifs ont l’habitude d’avoir recours à des figures de style et à des tournures allusives. C’est ainsi qu’à différentes références, on mentionne la séquence de discours ‘hassidiques intitulée : “ Sonnez du Chofar ” de 5650(6) avec un Noun final, alors que, dans plusieurs écrits et lettres, on parle de l’année Rénat(7). Or, il s’agit de la manière courante d’écrire ces termes, au quotidien. A mon sens, ceci écarte les preuves que vous mentionnez dans votre lettre.

Vous évoquez également les coutumes relatives à la manière de soulever un Séfer Torah(8). Or, il semble que celle-ci(9) ait déjà été instaurée, un certain nombre de fois, dans votre synagogue, parce que l’on procède de la sorte, dans la synagogue où a prié mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Peut-être avez-vous raison de dire qu’une coutume ne doit pas être modifiée, d’autant que les ‘Hassidim âgés pratiquaient déjà ainsi, dans les générations passées, avant leur arrivée en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Néanmoins, la question qui se pose actuellement est la suivante. Faut-il remettre en cause l’attachement d’une personne à nos maîtres, même si ce sentiment va au-delà de la mesure ? Cette question peut être liée au récit suivant de nos Sages, rapporté par le traité Soukka 32b : “ Il agissait de la meilleure façon(10)… puisque c’est ce qu’il(11) avait exprimé par sa bouche ”. Or, le maître qui a donné cet enseignement ne prenait pas nécessairement lui-même une “ branche avec deux et un ”. Il avait seulement indiqué qu’il était loisible de le faire. Malgré cela, son disciple “ agissait de la meilleure façon ” en se conformant à son avis et, de la sorte, il mettait en avant son attachement à lui. Combien plus en est-il ainsi pour ce qui fait l’objet de notre propos, puisqu’il s’agit, en l’occurrence, d’une action concrète. Bien plus, celui qui constate le changement(12) sera conduit à poser une question et on lui apportera alors une réponse, on lui dira que tel est l’usage de nos maîtres, comme le rapportent nos Sages à propos de ‘Hevron(13). Je le disais auparavant, le point essentiel, en la matière, est le suivant. Le retour à la pratique préalable affaiblirait la position selon laquelle on doit s’efforcer d’adopter les coutumes en vigueur dans la synagogue de mon beau-père, le Rabbi. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°7066. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7265. (3) Le Rav Chaoul Dov Ber Zyslin, de Tel Aviv. (4) Le Rav Azryel Zelig Slonim, de Jérusalem, arrière-petit-fils de la Rabbanit Menou’ha Ra’hel, fille de l’Admour Haémtsahi. (5) Tav, Chin, Kaf avec un Kaf de milieu de lettre ou bien final. Voir, à ce sujet, la lettre n°7190. (6) Soit Tav, Reïch, Noun. (7) Soit Reïch, Noun, Teth. (8) Après sa lecture. (9) La pratique sur laquelle le Rav Zevin s’interroge. (10) En adoptant la position de son maître, bien que celle-ci n’ait pas été partagée par les autres Sages, en l’occurrence le choix, pour la fête de Soukkot, d’une branche de myrte de laquelle émanent, à chaque point de la tige, une feuille allant dans un sens et deux, dans l’autre sens. (11) Son maître, ici Rav Kahana. (12) Dans la manière de soulever le Séfer Torah. (13) Où reposent les Patriarches. De ce fait, le nom de cette ville était mentionné avant d’effectuer le sacrifice perpétuel du matin.

Lettre n°7283

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7283, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Iyar 5720,

Brooklyn, New York,

bicentenaire de la Hilloula de

notre maître le Baal Chem Tov,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav ‘Hananya Yossef(1),

Gabay de la synagogue Beth Yossef ‘Habad, dans la ville

sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie

par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 29 Nissan, mois de la délivrance, veille du Roch ‘Hodech de l’éclat(2), dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle, la conclusion de l’étude du Talmud, publiquement enseigné dans votre synagogue, qui aura lieu la semaine prochaine. Puisse Dieu faire que cette conclusion soit emplie de joie et d’enthousiasme, de lumière et d’éclat. Il en sera de même lorsque vous recommencerez cette étude, selon la formulation de la prière, “ pour apprendre et pour enseigner, pour garder et pour faire, pour accomplir… ”.

Et, que s’accomplisse en chacun la conclusion de cette prière, “ que la Torah ne quitte pas ma bouche, celle de ma descendance et celle de la descendance de ma descendance, pour l’éternité ”. De vos jours et des nôtres, s’accomplira la promesse inscrite à la conclusion de cette prière, de même qu’à celle du Talmud : “ Dieu confèrera la puissance à Son peuple. Dieu bénira Son peuple par la paix ”, lors de la venue de notre juste Machia’h(3). A l’époque, il n’y aura pas(4) de jalousie et de rivalité. Tous les Juifs seront de grands Sages, connaissant les éléments cachés. Nos maîtres ont déjà expliqué(5) que l’on peut atteindre un tel objectif en fonction de nos actions et de nos accomplissements pendant le temps de l’exil. Malgré l’obscurité intense et profonde de la nuit de cet exil, on lira donc le Chema Israël(6) du soir, jusqu’au lever du jour, au matin de la délivrance(7) véritable et complète, très bientôt et de nos jours. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav H.Y. Halpern. Voir, à son sujet, la lettre n°3276. (2) Iyar, mois de l’éclat. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire de Rachi sur le verset Tehilim 29, 11 et le Tanya, au chapitre 36 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, à la conclusion du Yad Ha ‘Hazaka ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tanya, au début du chapitre 37 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ce qui veut dire : ‘Accepte, sache et crois’. De cette reconnaissance et de cette foi dépendent, en particulier, toutes les Mitsvot de la Torah, selon la formulation résumée du ‘Hinou’h, à la Mitsva n°417 ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le début du Talmud Yerouchalmi : ‘Rabbi ‘Hanina Rabba dit à Rabbi Chimeon Ben ‘Halafta…’ et sa conclusion : ‘Quand je me trouve dans l’obscurité, Dieu est ma Lumière ”.

Lettre n°7284

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7284, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Iyar. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous comprendrez mon effroi, s’ajoutant à ma surprise et à mon immense étonnement en considérant la conclusion de votre courrier, dans laquelle vous me dites que vous avez démissionné(1), mais que vous poursuivez, néanmoins, votre enseignement à trois jeunes gens et à une quatrième personne, plus âgée. Il est incroyable que vous vous serviez de toutes vos capacités de cette façon, alors que le service de Dieu doit être à la mesure de ce qu’il peut être. En effet, disent nos Sages, “ le Saint béni soit-Il ne fit rien d’inutile dans Son monde ”. Il est donc bien clair que, si vous ne faites pas un plein usage des forces dont vous disposez, vous remettez en cause la création et son organisation dans son ensemble. Combien plus en est-il ainsi si l’on admet la définition que donne le Baal Chem Tov de la divine Providence, selon laquelle chaque aspect spécifique contribue au Dessein global. De ce fait, si cet aspect n’est pas à la mesure de ce qu’il doit être, ce qu’à Dieu ne plaise, c’est bien l’ensemble des forces qui sont remises en cause.

Il est difficile d’en dire plus, tant cela est effrayant, surtout pour quelqu’un qui, pendant un certain temps, a exercé son influence sur les autres dans le but de les conduire à l’étude et à la pratique de la ‘Hassidout, dont le fondement est la joie et l’enthousiasme, sentiments qui génèrent le plus grand empressement. Au lieu de cela, vous exercez votre “ générosité ” envers vous-même et envers les autres, ce qui vous conduit à délivrer votre enseignement à… trois jeunes gens et une quatrième personne plus âgée. Bien entendu, vous m’écrirez que vous pouvez vous justifier par le fait qu’un tel n’a pas eu un bon comportement, mais cela ne vous dispense en rien de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot, même si cet homme ne fait pas ce qu’il faut. De façon générale, les explications que l’on peut donner ne manquent pas, y compris quand la difficulté elle-même subsiste. Puisse donc Dieu faire qu’à réception de la présente, vous poursuiviez votre action auprès de votre entourage et, avant tout, au sein de la Yechiva, ainsi qu’il est dit : “ Et, tu te répandras(2) ”, au sens littéral et selon l’explication qui peut être donnée de cette expression, sans mettre en avant des prétextes. Tout d’abord, le Précepte : “ Et, tu te répandras ” s’applique, chaque jour, d’une manière accrue. En outre, il permet de compléter ce qui a manqué au passé, comme l’explique Iguéret Ha Techouva, à la fin du chapitre 9 : “ Si l’on avait l’habitude…(3) ”. Et, rien ne résiste à la volonté, y compris en la matière. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) D’une fonction de guide spirituel de la Yechiva. (2) A l’ouest et à l’est, au nord et au sud. (3) D’étudier un chapitre, on en étudiera deux.

Lettre n°7285

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7285, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Iyar, dans laquelle vous envisagez plusieurs possibilités, concernant votre action dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, pour la prochaine année scolaire. Vous mentionnez également le contenu de la causerie du 10 Chevat, Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon laquelle on ne doit pas nécessairement rechercher des accomplissements grandioses. Toutefois, en matière d’éducation, un autre point s’ajoute à cela et a même un rôle essentiel. En effet, il est bien souvent très difficile d’imaginer ce que sera le futur et les possibilités de chaque élève. Ainsi, il est très possible que ceux qui, à première vue, semblent ne pas avoir de moyens révèlent, par la suite, des capacités ou bien une force de constance, d’ardeur qui leur permette de connaître la réussite, dans leur étude et dans leur comportement, bien au-delà de ceux qui ont des capacités moyennes. Et, ce sont eux qui feront la fierté de leur école, de leurs enseignants et de leurs professeurs.

A toute époque, on a pu observer concrètement, l’immense effet de la persévérance, y compris quand les moyens sont limités. On a pu constater, en pareil cas, la révélation d’immenses capacités, que l’on ne soupçonnait pas, d’emblée. C’est en particulier le cas dans l’école où vous avez travaillé jusqu’à maintenant. Selon votre description, on peut lui appliquer les termes suivants de nos Sages : “ Prenez garde aux fils des pauvres, car c’est d’eux qu’émanera la Torah ”. Or, au sein de cette école, vous assumez une responsabilité spécifique et vous en tirez sans doute une inclination particulière, car il est naturel qu’un homme ait pitié de l’action de ses mains. Vous déduirez mon avis de ce qui vient d’être dit. Vous poursuivrez donc votre action avec un grand espoir, une confiance en l’école dans laquelle vous avez exercé jusqu’à maintenant. A n’en pas douter, votre abnégation pour votre travail sera le canal et le réceptacle qui vous apporteront une réussite accrue en ce que vous accomplissez, multiplieront les bénédictions, y compris en ce qui vous concerne personnellement, de même que pour les membres de votre famille. Ces derniers, comme vous me le demandez seront mentionnés, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, dont votre école porte le nom et qui est dirigée selon son esprit. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Conformément à votre demande, la présente vous est adressée en passant outre à la file d’attente.

Lettre n°7286

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7286, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 29 Nissan et, en un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément au contenu de votre lettre.

Vous faites référence au lait surveillé. Dans la mesure où il est possible de le faire bouillir, cela est meilleur et plus sain que le processus de la pasteurisation(1). Bien plus, vous connaissez le récit que nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi(2), soulignant la grande importance de consommer précisément du lait surveillé. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce que vous écrivez,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Qui n’implique pas de le faire bouillir complètement. (2) Voir le Séfer Ha Maamarim Yiddish, à la page 57.

Lettre n°7287

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7287, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos d’une coupe de cheveux. Selon ce que nous avons entendu, à différentes reprises de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, notre coutume est de ne pas effectuer cette première coupe de cheveux tant que l’enfant n’a pas atteint l’âge de trois ans. Du reste, il a été permis de fixer une telle coupe pendant ‘Hol Ha Moéd, si l’enfant a alors trois ans. Vous consulterez, à ce sujet, le Choul’han Arou’h, partie Ora’h ‘Haïm, au chapitre 531, dans le Chaareï Techouva. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de ce que vous faites pour diffuser les sources.

Lettre n°7288

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7288, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Iyar 5720,

Brooklyn,

Au jeune Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Iyar :

A) Faut-il dire le Ta’hanoun, dans le Chema Israël avant le coucher, à l’issue du Chabbat ? La réponse à cette question peut être déduite des Seli’hot, que l’on récite à l’issue du Chabbat, précisément durant la seconde partie de la nuit. Tout dépend donc si l’on récite le Chema Israël dans la première ou dans la seconde moitié de la nuit.

B) Vous faites aussi référence aux trois mots qui sont répétés dans le Chema Israël(2). Les différents avis, à ce sujet, sont cités par le Choul’han Arou’h et par les derniers Sages. Je suis surpris que vous posiez une telle question d’un autre continent. Concrètement, vous interrogerez donc les ‘Hassidim âgés et vous observerez la pratique concrète.

J’ai pris connaissance avec plaisir, dans votre lettre, des actions que vous menez dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad. Sans doute convaincrez-vous vos amis d’en faire de même. Puisse Dieu faire que, de cette façon également, vous multipliez les bénédictions de Dieu, grâce à votre ardeur et votre constance à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, de même que par votre pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Le Rav M.Mintsberg, de Jérusalem. (2) Les trois derniers, ce qui permet d’atteindre le compte de deux cent quarante huit mots, correspondant aux deux cent quarante huit Injonctions de la Torah.

Lettre n°7289

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7289, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Iyar 5720,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, assume

une mission sacrée, le Rav Yehouda Leïb(1)

et son épouse, madame Heida Reïzel,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce dimanche, me décrivant brièvement votre arrivée, en un bon moment, à Casa et le début de votre action sacrée, au sein de la sainte école fondée et dirigée par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Sans doute le ferez-vous avec une joie et un enthousiasme véritables, car le renforcement et le développement de ces institutions est la volonté du chef d’Israël, mon beau-père, le Rabbi, son désir véritable. Heureux est le sort de chacun de ceux à qui la divine Providence a accordé le moyen de prendre part à tout cela.

J’ai pris connaissance, avec un plaisir particulier, dans votre lettre, des actions menées par votre épouse, de son intervention pour l’éducation des filles juives et pour le séminaire. Une réflexion sommaire suffit pour observer en tout cela la divine Providence, l’enchaînement des événements, la présence d’une autre monitrice. Tout cela est bien évident. Puisse Dieu faire que l’on applique, en la matière, les termes du verset : “ Et, tu te répandras… ”(2). Car, c’est bien de cette façon que l’on connaît la réussite. C’est, en outre, le canal et le réceptacle pour obtenir tout ce dont vous avez besoin, y compris à titre personnel. J’attends de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction de réussite, pour chacun d’entre vous, en votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Y.L. Raskin, de Casablanca, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°7273. (2) A l’ouest et à l’est, au nord et au sud.

Lettre n°7290

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7290, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[8 Iyar 5720]

J’ai bien reçu votre lettre du jour au cours duquel deux fois fut dit le mot “ bon ”(1). Vous ne me dites rien de votre état de santé et c’est sans doute le signe que tout va bien, de même que pour votre épouse.

Pendant la période de l’Omer, on effectue un ajout(2), chaque jour, par rapport à la veille. C’est pour cela que l’on n’emploie pas les nombres ordinaux, “ second jour ”(3). Il en sera donc de même en ce qui concerne la santé et tous les domaines du bien. Ceci inclut, bien évidemment, la diffusion des sources(4) à l’extérieur. Et, cette année, qui marque le bicentenaire de la Hilloula de notre maître, le Baal Chem Tov, est propice pour la diffusion de ces sources, qui sont la ‘Hassidout.

Notes

(1) Lors de la création, le mardi. (2) Dans le compte de l’Omer. (3) Mais que l’on dit : “ deux jours de l’Omer ”. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7291

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7291, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Iyar 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux

multiples accomplissements, le Rav ‘Haïm Chaoul(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 6 Iyar, dans laquelle vous envisagez une visite ici, en Tichri prochain. Cette proposition est judicieuse, s’il n’en résulte aucun manque, ce qu’à Dieu ne plaise, pour la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion, dont la divine Providence vous a accordé le mérite et la réussite d’être le fondateur et le directeur. En effet, vous avez le mérite d’être l’un des disciples de mon beau-père, le Rabbi et de son père, le Rabbi(2), chefs d’Israël. Vous pourrez donc vous rendre près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Bien entendu, il faudra vérifier les détails, concernant ce voyage et la manière de le réaliser.

A n’en pas douter, le mérite de votre action au sein de cette institution, que vous intensifierez sûrement, d’après l’Injonction selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté, vous protégera, de même que votre épouse, en tous vos besoins et vous obtiendrez la satisfaction des souhaits de votre cœur. La précision suivante peut sembler inutile. Néanmoins, “ on confère l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”. En l’occurrence, vous profiterez de Lag Baomer et de la fête de Chavouot, qui approchent, en conformité avec leur contenu, qui est la diffusion des sources(3) à l’extérieur. Bien plus, cette année marque le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov. Elle est donc propice pour la diffusion de ses sources, qui sont la ‘Hassidout. Puisse Dieu faire qu’une telle action soit menée de la manière qui convient, avec une grande et considérable réussite. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav H.C. Brook, de Richon Le Tsion. Voir, à son sujet, la lettre n°7081. (2) Rachab. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7292

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7292, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Iyar 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

A la suite de la lettre qui m’a été adressée au nom des jeunes de l’association ‘Habad(2), j’ai bien reçu votre courrier du 2 Iyar, date de la naissance du Rabbi Maharach, de même que les précédents. Il me semble vous avoir déjà écrit que je lancerai une collecte spécifique afin de participer aux dépenses des réunions ‘hassidiques qui ont eu lieu, jusqu’à concurrence du tiers de leur coût. Il en sera de même pour Lag Baomer et pour les publications que vous mentionnez dans votre lettre du 2 Iyar. Vous faites référence à telle personne et à sa participation à l’action des jeunes de l’association ‘Habad. Il me semble vous avoir déjà écrit que, s’agissant de ces personnes, il est difficile de donner des directives d’ici, car cela dépend de différents critères.

Pour ce qui vous concerne, vous me dites que votre travail, dans le cadre des Peïlim, vous conduit à faire des voyages, ce qui vous empêche parfois de diriger l’office et de dire le Kaddish(3). J’ai déjà écrit à maintes reprises qu’en pareil cas, il est bien évident que la satisfaction et l’élévation de l’âme(4) ne peut pas résulter d’un manquement à la Torah et aux Mitsvot. Or, l’éducation basée sur les valeurs sacrées(5) en est un domaine fondamental et le mérite de ce qui est public en dépend, bien au-delà de la lecture du Kaddish. Il n’y a donc pas lieu de réduire votre mission sacrée, liée à l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Bien au contraire, il convient de la renforcer. Pour qu’il n’y ait pas de manque, dans la mesure du possible, vous direz le Kaddish lorsque cela vous sera possible et, en outre, vous paierez quelqu’un pour le réciter. De la sorte, votre mission sacrée ne sera pas remise en cause. Puisse Dieu faire qu’en la matière également s’applique le principe selon lequel : “ une Mitsva en attire une autre ”.

D’après ce que je lis entre les lignes et les nouvelles que je reçois de manière indirecte, il semble que la campagne de distribution de Matsa Chemoura a été, cette année, très réduite, par rapport aux années précédentes. J’en suis surpris car, logiquement, l’inverse aurait dû être vrai. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles,

Du montant qui sera obtenu grâce à la collecte spécifique, vous voudrez bien transmettre cent quatre vingt livres au Rav Israël Has, de Raanana, afin de couvrir ses dépenses liées à des actions menées pour l’éducation basée sur les valeurs sacrées.

Notes

(1) Le Rav I.Leibov, de Kfar ‘Habad. (2) Dont le Rav Leibov est le directeur. (3) Le Rav Leibov était alors en deuil. (4) Du défunt. (5) Qui est le domaine d’action des Peïlim.

Lettre n°7293

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7293, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Iyar 5720,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’école de formation d’enseignantes

Beth Rivka et à ceux de l’école Beth Rivka,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je fais réponse à votre lettre du 8 Iyar, dans laquelle vous évoquez le programme de vacances de ce prochain été. Pour différentes raisons, vous souhaitez modifier l’organisation que vous avez adoptée jusqu’à maintenant. Comme vous le dites à la fin de votre lettre, il faut prendre conseil à ce sujet, jusque dans le moindre détail, selon les conditions de l’endroit, c’est-à-dire celles des familles des élèves, de leurs parents. Bien entendu, on tiendra compte également de l’organisation qui a été retenue en France et dans les autres écoles, basées sur les valeurs sacrées, qui appartiennent à la même catégorie. L’idée générale, en la matière, même s’il n’est pas toujours possible de la révéler, est la suivante. Plus les vacances, supprimant les études sacrées, sont courtes, mieux c’est. Tout cela est bien évident.

B) Quand les élèves sont dispensées d’études séculaires, elles comprennent mieux, plus largement et plus profondément, celles de la Torah, dès lors qu’il n’est plus nécessaire de s’investir dans un autre domaine.

C) En la matière, il est aussi un autre point. C’est de cette façon que l’élève apprend à faire la différence entre le sacré et le profane, entre la lumière et l’obscurité. En effet, il est ainsi bien clair qu’une étude est limitée à certaines périodes alors que l’autre, qui est essentielle, la surpasse. Comme je l’ai dit, il n’y a là que des considérations d’ordre général. Concrètement, il faudra, certes, en tenir compte, mais l’on agira aussi en fonction des conditions, comme on l’a dit. Je vous adresse ma bénédiction pour une réussite considérable en votre sainte mission, l’éducation des filles juives basée sur les valeurs sacrées, chacune d’entre elles étant appelée fille de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa.

Lettre n°7294

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7294, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

dimanche de la Paracha : “ Dis…

et tu diras… ”(1), “ afin de mettre les

adultes en garde à propos des enfants ”,

5720, Brooklyn, New York,

A ceux qui prennent part au dîner d’honneur

annuel de la Yechiva Loubavitch de Newark,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’adresse mes salutations et ma bénédiction à vos chers invités et participants, auxquels Dieu accordera de bons jours et de longues années, à l’occasion du dîner annuel de la Yechiva Loubavitch de Newark. J’espère que cette célébration répondra à toutes les attentes et qu’elle permettra de collecter l’aide nécessaire, morale et financière à la fois, grâce à une mobilisation spécifique de tous les amis de la Yechiva.

Cette année a une vertu particulière pour les institutions dispensant une éducation basée sur les valeurs sacrées, à la fois sur la partie révélée de la Torah et sur la ‘Hassidout. C’est, en effet, le bicentenaire de la Hilloula du saint Baal Chem Tov, le premier jour de Chavouot, temps du don de notre Torah. Celui-ci fut le fondateur de la ‘Hassidout générale, le “ grand-père ” moral de l’Admour Hazaken(2), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad. Que leur mérite nous protège.

La première occupation du Baal Chem Tov, avant même sa révélation consista à être l’aide d’un enseignant. Il apprenait aux petits enfants les saintes lettres de l’alphabet, les bénédictions et les prières, leur faisait dire Amen Yehé Chemé Rabba(3), Bare’hou(4) et la Kedoucha(5). Mais, il forma aussi des disciples, d’immenses érudits de la Torah et de la ‘Hassidout, afin d’illuminer l’exil obscur et les générations de la période du talon du Machia’h.

La Yechiva Loubavitch de Newark, au même titre que toutes les autres institutions Loubavitch de Torah, basées sur les valeurs sacrées, que Dieu les multiplie, est partie intégrante de la chaîne en or qui a été introduite, de cette façon, par le Baal Chem Tov. On peut ainsi cumuler les deux points fondamentaux de son enseignement, l’éducation basée sur les valeurs sacrées, depuis le plus jeune âge et l’accession à une érudition véritable, montrant que : “ l’Eternel est grand et considérablement loué ”, propageant la clarté de la Torah et des Mitsvot, basées sur l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour d’Israël.

Pour accomplir tout cela, il faut : “ mettre les adultes en garde à propos des enfants ”. Les parents, responsables communautaires et amis de la Yechiva doivent lui accorder, de même qu’à ses élèves, les moyens de grandir, de se développer, à la mesure de ce qui convient. Les élèves seront des “ bougies pour éclairer ”, illuminant leur entourage. Avec ma bénédiction de réussite, matérielle et spirituelle, de même qu’avec mes respects,

M. Schneerson,

Notes

(1) La Parchat Emor. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7098. (3) Lors de la récitation du Kaddish. (4) Avant la lecture du Chema Israël et ses bénédictions. (5) Dans la répétition de la prière par l’officiant.

Lettre n°7295

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7295, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 6 Iyar et il me semble vous avoir déjà écrit que ce long silence, entre vos courriers, est surprenant. Sans doute rectifierez-vous tout cela à l’avenir.

J’y ai lu, avec plaisir, la brève description des actions que vous avez menées pendant ces dernières semaines, ces derniers mois. Puisse Dieu faire que leur effet, la motivation qui en résulte, les paroles, les actes se manifestent tout au long de l’année, d’une manière sans cesse accrue, en avançant, en ajoutant et en éclairant. Bien entendu, il est particulièrement utile que ces actions soient organisées, prévues à l’avance, en fonction d’un programme détaillé, comme nous l’avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi.

Lettre n°7296

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7296, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du saint Chabbat, dans laquelle vous évoquez la manière dont vous gagnerez votre vie et le lieu d’habitation que vous choisirez après votre mariage, en un moment bon et fructueux. Comme nous l’avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, les élèves de la Yechiva doivent poser ces questions à ceux qui dirigent l’institution au sein de laquelle ils poursuivent leurs études. Ils les interrogeront non seulement dans le domaine moral, mais aussi pour ce qui leur semble être concret mais qui, en réalité, est plus spirituel que matériel.

Que Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, vous guide vers ce qui sera bon pour vous, dans ce domaine, d’un bien véritable. Et, il n’est de bien que la Torah. Bien que vous ne le précisiez pas, j’espère que vous redoublez d’élan et d’ardeur à l’étude de notre sainte Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout, de même qu’à la pratique de ses Mitsvot de la meilleure façon, car celles-ci sont le canal et les réceptacles permettant de recevoir les bénédictions de Dieu, en tous les besoins de l’homme. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°7297

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7297, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Iyar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche, dans laquelle vous m’interrogez sur ce que dit le testament de Rabbi Yehouda le ‘Hassid, à propos des prénoms d’une femme et de sa belle-mère(1). Il faut retenir, en la matière, ce que l’on vous a rapporté au nom du Tséma’h Tsédek, c’est-à-dire le fait que si l’une d’elles a deux prénoms(2), “ il n’y a absolument rien à craindre ”, selon son expression. Vous consulterez les responsa du Tséma’h Tsédek, partie Even Ha Ezer, chapitre 143 et ses Pisskeï Dinim, partie Yoré Déa, au chapitre 116.

B) Bien entendu, il est nécessaire, en pareil cas, que le second prénom ne soit pas oublié(3). Car, si c’était le cas, les prénoms seraient effectivement identiques. Le Tour et le Choul’han Arou’h, au chapitre 129, de même que leurs commentaires, définissent ce qu’il convient de faire pour qu’un prénom ne soit pas oublié(4).

A cette occasion, j’ai le devoir et le mérite de vous souligner la nécessité de fixer un temps pour étudier la dimension profonde de la Torah. A notre époque, celle-ci a été révélée par la ‘Hassidout. Si, en tout lieu et de tout temps, cela a été une nécessité, combien plus est-ce le cas à notre époque et en ces contrées, d’autant que vous allez vous marier et bâtir un édifice éternel. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Ayant le même nom. Voir, à ce sujet, les lettres n°5442 et 6104. (2) Le second étant spécifique à l’une des deux. (3) Qu’il soit couramment en usage. (4) A quelle fréquence on doit l’utiliser.

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