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Iguerot Kodesh — lettres 7258 à 7277

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7258

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7258, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Nissan 5720,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux

besoins communautaires, aux comportements généreux,

issu d’une illustre famille, le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous êtes sûrement déjà rentré, de manière favorable, en Erets Israël, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Je vous adresse donc, au sein de tout Israël, mes vœux chaleureux pour que vous connaissiez l’élévation en mettant en pratique les propos de nos Sages, selon lesquels : “ Je n’ai été créé que pour le service de mon Créateur ” et en accomplissant ce qui nous est le plus précieux, à nous ‘Hassidim ‘Habad, la diffusion de la ‘Hassidout et de ses usages. En effet, notre Torah, Torah de vie, considère qu’un lien existe entre la spiritualité et la matérialité. Bien plus, elle considère que l’une et l’autre sont profondément imbriquées(2).

Bien entendu, ceci inclut également mes chaleureux remerciements pour l’aide que vous apportez à Kfar ‘Habad, au quartier ‘Habad de Jérusalem et aux autres institutions ‘Habad de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Nos Sages enseignent qu’une Mitsva en attire une autre et j’ai donc bon espoir qu’il en sera de même pour le nouveau Kfar ‘Habad(3), même s’il est une dépendance du précédent et qu’il sera pour vous le troisième Kfar ‘Habad et, pour moi, uniquement le second. Vous accomplirez tout cela dans la tranquillité, la joie et l’enthousiasme, en menant votre action d’une manière sans cesse accrue et avec une considérable réussite. Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, de même que pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Chnéor Zalman Shazar. Voir, à son sujet, la lettre n°7084. (2) En montrant que la seconde est le reflet de la première. (3) Kfar ‘Habad Beth.

Lettre n°7259

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7259, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Nissan 5720,

Brooklyn, New York,

A l’attention du professeur Yehouda Even Chmouel,

Je vous salue et vous bénis,

Il y a quelques jours, j’ai reçu la visite de madame ‘Hanna Sultsberger, à laquelle Dieu accordera longue vie et celle-ci m’a transmis vos salutations personnelles, de même que les trois premiers tomes du Guide des égarés(1), publiés par vos soins. Je vous remercie pour cette attention et pour votre cadeau. Sans doute m’enverrez-vous également les autres tomes, quand ils paraîtront. Je vous en remercie par avance. Plus généralement, j’aimerais recevoir, pour ma bibliothèque toutes vos autres publications, en échange de celles, parmi les nôtres, qui vous intéresseront. J’ai été particulièrement impressionné par l’effort que vous avez investi en la publication et le commentaire de ces ouvrages. De fait, j’ai maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, que le Rambam et ses livres, en particulier le Guide des égarés, ont eu une valeur spécifique pour les maîtres de ‘Habad, depuis l’auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, qui cite le Guide des égarés à maintes reprises.

Bien plus, le Tséma’h Tsédek enseignait le Guide des égarés au fils qu’il avait eu à un âge avancé, qui fut, par la suite, son successeur et auquel il vouait une affection particulière. Il lui en commentait le texte d’après les principes de la ‘Hassidout et de la Kabbala, comme en attestent quelques pages rédigées qui sont parvenues jusqu’à nous et qui ont été publiées dans les Rechimot du Tséma’h Tsédek sur le Guide des égarés. J’ai demandé que l’on vous adresse, par envoi séparé, le Séfer Ha ‘Hakira, du Tséma’h Tsédek, dans lequel figurent ces Rechimot. En outre, les principes des titres, selon le Rambam, sont commentés par plusieurs discours ‘hassidiques qui sont encore manuscrits(2). En outre, il y a, à ce propos, un discours, intitulé : “ Voici les comptes du Sanctuaire ”, imprimé dans le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, à la page 6c. A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction afin que vous ayez une fête cachère et joyeuse, une liberté véritable, de tous vos tracas, matériels et spirituels à la fois, de tout ce qui fait obstacle à un service de Dieu plein de joie et d’enthousiasme. Puis, vous prolongerez cette liberté tout au long de l’année, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais Le ”. Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Je formulerai une remarque, bien que celle-ci semble accessoire, en précisant, tout d’abord, que le nom du Rambam est particulièrement saint, aux yeux de toutes les composantes du peuple, au point que chaque détail le concernant a systématiquement été retenu selon la formulation qui lui est propre. De ce fait, l’inscription sur la jaquette, “ Rambam ” sans y faire figurer les deux apostrophes indiquant qu’il s’agit d’initiales(3), est “ dissonant ”(4). En une période normale, on aurait peut-être prêté peu d’importance à ce détail, mais, de nos jours, certains désirent malheureusement, établir des coupures entre les générations et effacer des siècles de l’histoire de notre peuple. En pareil cas, chaque détail, chaque fil reliant le présent au passé, en faisant une séquence ininterrompue, doit toujours être conservé, renforcé et souligné, même s’il s’agit uniquement d’apostrophes et de signes indiquant des initiales. Par ailleurs, pour passer d’un sujet à un autre, on peut constater qu’il faudrait dire, selon une traduction précise(5) : “ Guide des égarés ”(6), avec un article défini, comme le souligne à maintes reprises le traducteur Ibn Tiboun. Malgré cela, le peuple juif a pris l’habitude de dire : “ Guide d’égarés ”(7), sans article. J’ai observé, avec satisfaction, que vous en faites de même, y compris sur la jaquette et dans les titres intérieurs de votre édition.

Notes

(1) Du Rambam. (2) Et, ne sont donc pas publiés. (3) De Rabbi Moché Ben Maïmon. (4) En anglais dans le texte. (5) De l’arabe, langue dans laquelle fut rédigé le Guide des égarés. (6) Moré Ha Nevou’him. (7) Moré Nevou’him.

Lettre n°7260

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7260, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[11 Nissan 5760]

Vous(1) faites référence à ce qui est dit, dans le Torah Or, à la fin du discours ‘hassidique intitulé : “ Cantique des degrés ”, à propos de Nadav et Avihou. C’est précisément ce qui est expliqué par le Likouteï Torah du Ari Zal, à la Parchat Vaéra. A ce sujet, vous consulterez également, en particulier, le Chaar Ha Guilgoulim(2), à l’introduction n°14 et le Likouteï Torah, à la Parchat Vaykra.

Notes

(1) Cette lettre fut rédigée à l’attention du Rav Guerchon ‘Hen. La lettre n°7257, adressée à tous à l’occasion de Pessa’h, lui était jointe. (2) De Rabbi ‘Haïm Vital, faisant partie des écrits du Ari Zal.

Lettre n°7261

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7261, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille de Pessa’h 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

assume une mission sacrée, le Rav Chmouel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 9 Nissan. J’y ai pris connaissance avec plaisir de votre projet de réunir les élèves des écoles de votre région, à l’occasion du bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov. A cette occasion, vous pensez également à des chants et, bien entendu, vous vous assurerez que ceux-ci soient uniquement le fait des enfants et des hommes. S’agissant de la séparation(2), il serait bon, dans la mesure ou celle-ci est possible, de réunir en même temps les garçons et les filles. De la sorte, une telle séparation attirera l’attention(3). En revanche, s’il n’est pas possible de l’assurer ou même s’il y a un doute, à ce sujet, en particulier pour ce qui concerne les chants, il n’y aura pas le choix et il faudra bien envisager deux réunions différentes.

Vous me demandez ce qui doit y être distribué à titre de cadeau, pendant la réunion. Votre demande de fascicules contenant les prières de Min’ha et d’Arvit a été transmise au Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h. Peut-être serait-il bon également de traduire en Hébreu(4) la causerie(5) qui a été prononcée ici pour le Gan Israël(6). Celle-ci convient aux élèves de cet âge et l’on y trouve des propos de tous nos maîtres. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins. Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour vous-même et pour les vôtres, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, de même que pour donner de bonnes nouvelles,

N. B. : Du fait de son contenu, cette lettre vous est adressée en passant outre à la file d’attente.

Notes

(1) Le Rav C.‘Hefer, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, les lettres n°5891 et 7401. (2) Entre les garçons et les filles. (3) Et, l’on en apprendra ainsi la nécessité. (4) Afin de la distribuer lors de cette réunion. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°5633. (6) La colonie de vacances qui est organisée pour les enfants, aux Etats-Unis.

Lettre n°7262

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7262, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Nissan 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction, avec ce qui y était joint. En un moment propice, on mentionnera votre nom et celui des personnes que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Je suis surpris qu’en toutes vos lettres, vous ne disiez rien de vos actions sacrées, c’est-à-dire l’accomplissement de votre mission, celle de diffuser la Torah et ses Mitsvot en tout endroit où s’exerce votre influence. Car, au final, il est bien clair que la Torah et les Mitsvot sont effectivement le canal et les réceptacles permettant d’obtenir et de recevoir la bénédiction de Dieu. Un effort, consenti selon les voies naturelles, n’a pas d’autre but que de forger ces réceptacles recueillant ce qui est d’ores et déjà accordé là-haut, mais qu’il faut encore révéler ici-bas.

Bien plus, la confection de ces réceptacles est indispensable du fait de la situation actuelle et non pas uniquement pour eux-mêmes, comme l’établissent différents textes, en particulier le Kountrass Ou Mayan, se basant sur le verset : “ Et, l’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”. Ainsi, on peut tenir le raisonnement suivant : si, pour forger ce qui n’est qu’un réceptacle, on consent à d’immenses efforts, à une intense fatigue, en ne tenant aucun compte des barrières et des obstacles qui se dressent, combien plus doit-il en être ainsi pour ce qui est essentiel. Cette constatation est si évidente qu’à quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Je serai heureux d’avoir de bonnes nouvelles de tout cela et je précise que chaque Juif en a le moyen, dès lors qu’il en reçoit l’Injonction. A n’en pas douter, on peut s’en remettre aux explications qui ont été développées, en la matière, par le Baal Chem Tov et par les maîtres de ‘Habad. C’est à ce propos qu’il est dit : “ Les pas de l’homme sont préparés par Dieu et Il agrée sa voie ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place,

Le secrétaire,

Lettre n°7263

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7263, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Nissan 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav ‘Haïm(1) Ha Lévi,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la veille de Pessa’h, temps de notre liberté. Vous me faites part du succès de vos actions, en particulier dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, même si le manque se manifeste encore, en différents points. J’ai bon espoir que la réussite constatée jusqu’à maintenant éveillera en vous des forces supplémentaires, profondes et essentielles, afin de multiplier vos efforts, en la matière. On peut, en effet, tenir le raisonnement suivant : nos Sages disent que : “ tous les débuts sont difficiles ” mais, malgré cela, l’effort du début(2) vous a permis de connaître la réussite que Dieu vous a accordée. Combien plus doit-il donc en être ainsi, dans la situation actuelle. Bien entendu, il est particulièrement douloureux de constater que certains milieux vous importunent, comme vous l’écrivez, mais qui pourrait formuler un avis autorisé sur la manière dont est dirigé ce monde matériel, défini comme celui des forces du mal, d’après l’expression du Tanya, aux chapitres 6 et 33, de même que celle d’autres textes encore ?

De fait, nous observons les merveilles de Celui Qui possède la perfection et c’est précisément dans ce monde que la Torah a été donnée, justement ici-bas que le Saint béni soit-Il voulut que Lui soit bâtie une demeure, au sein des créatures inférieures. Vous consulterez, à ce propos, le chapitre 36 du Tanya. Néanmoins, il appartient à l’homme, dont l’âme est “ une parcelle de Divinité céleste véritable ”, qui a été créé à l’image et a la ressemblance de Dieu, de préparer et de parer cette demeure. C’est bien évident. Puisse Dieu faire que vous procédiez vous-même de la sorte, en toutes les actions menées pour diffuser le Judaïsme et ses Mitsvot, en étant véritablement libéré de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu, dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place,

Notes

(1) le Rav H.Binyamini, de Massouot Its’hak. (2) Des premières réalisations.

Lettre n°7264

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7264, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[18 Nissan 5720]

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me dites que l’on propose un parti à votre fils, que l’un et l’autre se sont déjà rencontrés et qu’ils se sont mis d’accord(1). Vous me précisez que votre autre fils(2) en a connaissance et qu’il leur a signifié son assentiment.

Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux, qu’ils bâtissent un foyer juif, un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot.

Notes

(1) Pour se marier. (2) Plus âgé que son frère, mais qui lui-même n’est pas encore marié.

Lettre n°7265

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7265, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Nissan 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, aux multiples

connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

S’agissant du poste rabbinique(2) qui s’est dernièrement libéré à Ramat Gan, avec le décès du grand Rav M.Axelrod(3), de même que de celui de Tel Aviv, dans la synagogue Na’halat Binyamin(4), j’ai bon espoir que vous vous servez de votre influence, avec tout l’empressement et la détermination possibles, afin que le successeur(5) soit, selon le sens même de cette expression, celui qui prend la place du défunt en tout ce qui concerne la ‘Hassidout et ce qui en découle.

Eu égard à la grande évidence et à l’immense importance de tout cela, il est certain qu’il n’est nullement nécessaire d’en dire plus. Mon intervention est donc uniquement l’application de l’enseignement de nos Sages selon lequel : “ on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”. J’aimerais recevoir des nouvelles de ce qui sera fait en la matière et de la réussite que l’on aura. Avec ma bénédiction pour donner ces bonnes nouvelles,

Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place,

Le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°7066. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°7282 et 7356. (3) Voir, à son sujet, la lettre n°7220. (4) L’héritage de Binyamin. (5) En Hébreu Memalé Makom, textuellement “ celui qui prend la place du précédent ”.

Lettre n°7266

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7266, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Nissan 5720,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Vous avez sûrement reçu, il y a quelques temps déjà, ma réponse à votre précédente lettre. Je passerai donc d’une idée à une autre, tout en restant dans le même contexte. Tout d’abord, je préciserai un certain point. On connaît les exigences et les enseignements de nos maîtres et chefs selon lesquels un Juif doit accomplir ce qui lui incombe dans la joie et l’enthousiasme. Non seulement il le doit mais, en outre, il le peut, pas uniquement par soumission, mais dès lors qu’il veut bien consentir à la réflexion nécessaire. Il peut alors l’expliquer à son âme animale, de sorte que son intellect l’admette et l’accepte. Or, à ma grande surprise, dans chacune de vos lettres, et malgré les accomplissements positifs que l’on observe, de l’une à l’autre, leur point commun reste systématiquement votre grand mécontentement, physique et moral, de vous trouver dans cette ville. Quel que soit le succès dont vous me faites part, en tout ce qui concerne le Judaïsme, vous ajoutez aussitôt que cela n’est pas ce qu’il faudrait, que cela peut et doit être autrement.

Bien entendu, la mission qui vous est confiée ne consiste pas seulement à transmettre le Judaïsme à votre ville. Il ne s’agit pas uniquement de rendre service à un Juif. L’objectif est, avant tout, le suivant : il faut faire ce qui est utile et positif pour la personne qui mène l’action, en ce qui la concerne personnellement. En tout ce qui est fait des hommes et peut-être en la matière également, votre décision aurait pu être différente ou bien être prise d’une autre façon. En conséquence, je voudrais vous souligner encore une fois ce qui devrait pourtant être bien évident. Le fait de vous trouver là et la mission qui vous est confiée en cet endroit n’ont pas pour but de vous imposer des contraintes. Et, il est encore plus clair qu’au bout d’un an d’essai ou plus, une telle coercition n’a plus aucun sens et de cela dépend le succès de votre entreprise.

Ce qui vient d’être dit se réfère à votre décision future. Vous devez considérer que vous êtes totalement libre, dans la décision que vous devrez prendre pour votre présence dans cette ville, avec votre mari, le Rav. Tout est comme si vous vous trouviez encore à Brooklyn et deviez vous rendre là-bas maintenant. Après la réflexion qui convient, vous me ferez connaître votre position, bien entendu, d’une manière explicite et l’on fera en sorte qu’une issue soit trouvée en fonction de votre décision. Que Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun et à chacune, vous conduise, vous-même et votre mari, le Rav, vers ce qui sera le bien en tout point, un bien visible et tangible, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place,

Le secrétaire,

Lettre n°7267

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7267, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Nissan 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 29 Adar, que je viens de recevoir. Dans celle-ci, vous me décrivez brièvement votre situation familiale et la manière dont vous gagnez actuellement votre vie. Bien entendu, il n’y a nullement lieu de penser qu’un décret a été émis à l’encontre d’un Juif, en fonction duquel celui-ci devrait gagner sa vie précisément en allant à l’encontre des enseignements de notre Torah, Torah de vie. Combien plus en est-il ainsi pour celui qui se trouve en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de laquelle il est dit : “ Les yeux de Dieu sont tournés vers elle, du début de l’année à la fin de l’année ”. Pour autant, qui sait ? Pour une raison uniquement connue du Créateur du monde, Qui le dirige, un Juif ou une Juive peuvent parfois être confrontés à une épreuve. S’ils décident fermement de la surmonter, le Saint béni soit-Il leur vient en aide, comme l’expliquent différents textes de nos Sages. Sûrement, pour ce qui vous concerne, les difficultés sont-elles bien moindres que dans un autre endroit. D’après votre adresse, vous résidez à Bneï Brak, ville qui est bien connue par la manière dont on y respecte le saint Chabbat ou, plus généralement, la Torah et les Mitsvot.

Il est dit que : “ le salut vient par les nombreux conseillers ” et vous prendrez donc conseil auprès de vos amis, après leur avoir exposé la situation, tout ce qui s’est passé jusqu’à maintenant. Ainsi, Dieu leur suggérera l’idée juste, qu’ils vous transmettront, d’autant que nous venons de vivre le temps de notre liberté, une liberté de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu. En outre, tout cela fait la preuve d’un manque de confiance en Dieu. Il serait donc bon de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer de leur validité, conformément à la Hala’ha. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka. Puisse Dieu faire que vous raffermissiez votre confiance en Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun et à chacune. Votre bonne décision, en la matière, suscitera la bénédiction de Dieu, en tous vos besoins. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°7268

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7268, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Nissan 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi, veille du Chabbat, dans laquelle vous me parlez de votre voyage de dimanche prochain. A n’en pas douter, vous emporterez vos Tefillin et chacun d’entre vous prendra, en outre, un Tehilim et un Tanya. Pendant le voyage, vous étudierez au moins quelques lignes de Tanya et vous lirez au moins quelques Psaumes. De la sorte, votre voyage se passera bien, dans la paix, en un moment bon et fructueux.

Bien entendu, tout cela s’ajoute à ce qui a d’ores et déjà été maintes fois expliqué, c’est-à-dire la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. De nos jours, c’est bien là la nécessité du moment et, en outre, un devoir personnel. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°7269

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7269, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Nissan 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Nissan, dans laquelle vous faites allusion aux fiançailles. Néanmoins, l’essentiel manque à ce que vous m’écrivez, selon les enseignements de notre Torah, Torah de vie. En effet, il est essentiel qu’elle soit : “ une femme qui craint Dieu (et qui) est digne d’éloge ”(1). Il serait donc nécessaire de préciser la situation de la jeune fille, pour ce qui concerne le Judaïsme et les Mitsvot, au quotidien, d’une manière concrète. En effet, le comportement du foyer et, pour une large part, celui du mari, en ces domaines, dépendent de la maîtresse de maison, c’est-à-dire de la femme. Bien entendu, on ne peut pas envisager des fiançailles et un mariage qui seraient également un acte d’éducation(2), dans le but de transformer cette femme et ses conceptions. Car, il y a bien là deux domaines différents que l’on ne doit pas confondre. En l’occurrence, votre lettre n’indique pas clairement si vous vous êtes engagé, en ce qui la concerne, ou bien si vous n’avez pas encore pris de décision finale. Votre lettre semble indiquer qu’en la matière, vous n’êtes pas pleinement objectif, ce qui n’est pas surprenant. Il serait donc bon de demander à vos amis qu’ils vérifient ce qui est dit au début de cette lettre, concernant la pratique de cette jeune fille. Vous en déduirez de quelle manière il convient d’avancer.

Puisse Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun et à chacune, vous guider sur la voie qui sera bonne pour vous, en tout cela. Bien entendu, tout accomplissement a besoin de l’aide et de la bénédiction de Dieu. Or, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(3), mais en proportion largement accrue. Il serait donc bon de profiter de la période que vous devez encore passer en cet endroit pour y diffuser le Judaïsme et tout ce qui le concerne, conformément à l’enseignement de nos Sages selon lequel “ l’acte est essentiel ”, ce qui fait allusion à la pratique effective des Mitsvot. En multipliant les bénédictions de Dieu pour ceux qui reçoivent votre influence, ceux dont vous rapprochez le cœur de notre Père Qui se trouve dans les cieux, vous multiplierez ces mêmes bénédictions pour ce qui vous concerne personnellement. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, si cela n’a pas été fait pendant les douze derniers mois. De même, chaque jour de semaine, avant de mettre ces Tefillin, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Or, la lettre du jeune homme ne précisait pas si cette jeune femme était pieuse. (2) En se disant que l’on conduira à la pratique une femme qui, pour l’heure, n’est pas religieuse. On verra, à ce propos, la lettre n°7122. (3) De la manière dont on agit envers Lui.

Lettre n°7270

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7270, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Sivan 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre. Si vous me transmettez le nom de votre mère, celui que l’on doit mentionner dans une prière, je vous citerai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en fonction du contenu de votre lettre. Vous faites référence à des pensées qui vous dérangent. Or, vous savez ce qu’il convient de faire, avant tout, en la matière. Vous devez faire vérifier vos Tefillin pour vous assurer de leur validité, conformément à la Hala’ha. En outre, ôtez de votre esprit toutes ces pensées, auxquelles vous faites allusion, ce qui ne veut pas dire que vous devez lutter contre elles. Bien au contraire, vous réorienterez vos pensées et vous les concentrerez dans un autre domaine, si possible celui de la Torah, car si un peu de lumière suffit pour repousser beaucoup d’obscurité, combien plus peut le faire beaucoup de lumière.

Vous me dites aussi que les explications que vous donnez, durant vos cours, ne sont pas suffisantes. Or, disent nos Sages : “ Qui est le sage ? Celui qui apprend de tous ”. Il serait donc bon que vous soyez présent, lorsque le professeur ou le recteur de la Yechiva se trouvant dans votre entourage délivre son enseignement. Vous observerez les explications que chacun donne et sa manière d’enseigner. Vous mentionnez également votre diction. Or, on peut attribuer ces manifestations à votre émotion. Si vous raffermissez votre confiance en Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun et à chacune, une évolution interviendra, en la matière. Il serait bon d’étudier la “ Porte de la confiance en Dieu ”, dans le ‘Hovat Ha Levavot. De même, vous lirez les Tehilim selon leur répartition mensuelle, chaque jour, après la prière du matin. Chaque jour également, avant cette prière du matin, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Vous me posez aussi les questions suivantes :

A) Pourquoi ne parle-t-on pas de la gestation de Abel, alors que les versets Béréchit 4, 1 et 2, font état de celle de Kaïn ? La raison en est la suivante. La gestation de Kaïn fut aussi celle de Abel, comme l’explique le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 22, au paragraphe 3.

B) Pourquoi Abel porte-t-il un tel nom, aucune explication n’étant donnée à ce propos, ce qui n’est pas le cas pour Kaïn ? Il faut préciser que Abel n’avait qu’un rôle accessoire, secondaire, par rapport à la gestation essentielle, celle de Kaïn. Mais, le verset a eu pitié de lui et n’a donc pas spécifié son manque d’importance. Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer que le verset dit : “ Et, elle ajouta… ”. Il n’y a donc bien là qu’un ajout, comme le souligne le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 61, au paragraphe 4.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°7271

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7271, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Nissan 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

assume une mission sacrée, le Rav Meïr ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me parlez de la Bar Mitsva de votre fils Chalom Douber, auquel Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. De manière générale, vous connaissez mon avis selon lequel, au jour de la Bar Mitsva, il convient d’organiser une célébration joyeuse, qui sera, bien entendue, liée à “ la lumière (qui) est la Torah ”, ce qui veut dire que le Bar Mitsva récitera un discours ‘hassidique, ou bien qu’un des présents pourra le faire également, comme la grande joie qui caractérise ce jour permet de l’établir, selon l’explication du Zohar ‘Hadach, à la Parchat Béréchit.

Vous comprendrez mon étonnement en constatant que vous ne me dites rien de la diffusion des sources(2). Puisse Dieu faire que ce manque ne soit pas dans l’action(3). Comme vous me le demandez, la présente vous est adressée en passant outre à la file d’attente. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour une bonne santé,

Notes

(1) Le Rav M.H. ‘Haykin, de Montréal. (2) De la ‘Hassidout. (3) Mais uniquement dans la manière d’en rendre compte.

Lettre n°7272

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7272, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Nissan 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

assume une mission sacrée, le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, lorsque deux fois fut dit le mot “ bon ”(2). Comme vous me le demandez, je vous adresse la présente en passant outre à la file d’attente. Différents textes définissent la satisfaction qui peut être procurée à l’âme des défunts. Il est bien clair que l’on ne doit pas entreprendre(3) ce qui aura pour effet de réduire l’éducation basée sur les valeurs sacrées de plusieurs Juifs et Juives. Bien au contraire, on doit multiplier les efforts, dans ce domaine, afin de multiplier cette satisfaction et l’élévation de ces âmes. Vous en déduirez qu’il en est de même pour votre mission sacrée, au sein de la sainte institution qui porte le nom de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Parmi les actions menées pour l’élévation des âmes, afin que l’on n’arrive pas à une telle situation, il faut inclure une étude publique de la Michna. Sa conclusion, tout au moins, sera publique, en y ajoutant une explication que tous les présents pourront comprendre, mieux encore une idée de ‘Hassidout qui sera accessible à tous. Après cela, vous pourrez sûrement dire un Kaddish de Rabbanan. Cette étude pourra avoir lieu avant la prière ou bien après celle-ci, pour ce qui vous concerne, afin de compléter le nombre de Kaddish(4).

En tout état de cause, il serait bon, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, de donner quelques pièces à la Tsédaka pour l’élévation de son âme. Vous en ferez de même, mais avec un montant inférieur, avant la prière de Min’ha. Bien entendu, vous adopterez ces pratiques sans en faire le vœu. Vous me dites que la prière d’Arvit est fixée alors qu’il fait encore grand jour. On trouve, dans les livres des Décisionnaires plusieurs raisons permettant d’autoriser une telle pratique, d’autant qu’à n’en pas douter, on relit sûrement le Chema Israël par la suite(5). En revanche, s’agissant du compte(6), vous parviendrez sûrement à le faire uniquement après la sortie des étoiles. En effet, ce compte peut être fait discrètement et, de la sorte, il y a lieu d’espérer que plusieurs membres du Mochav imiteront votre exemple. J’ouvrirai une parenthèse pour formuler une remarque, à ce sujet. Si le compte de la journée suivante a été établi alors qu’il faisait encore grand jour, on doit faire en sorte qu’il soit répété le lendemain, sans bénédiction, pendant la prière du matin. De fait, certains ont coutume de compter la nuit, puis de le faire encore une fois, le jour. Que Dieu obture les failles de Son peuple, Israël(7), qu’Il vous réjouisse, de même que votre frère, d’une joie et d’un bien véritables. Ainsi, vous me donnerez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction pour que vous me donniez ces bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav I.Gansburg, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°6992. (2) Lors du troisième jour de la création. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7292. (4) Devant être récités par celui qui est en deuil. (5) Après la tombée de la nuit. (6) De l’Omer. (7) Formule traditionnellement récitée devant celui qui est en deuil.

Lettre n°7273

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7273, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Nissan 5720,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, est empli d’empressement, le

Rav Yehouda Leïb(1) et son épouse, madame Heida Reïzel,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, que vous êtes bien arrivés au Maroc, afin d’y assumer votre mission, celle de chaque Juif et de chaque Juive, définie par la Michna : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Comme l’expliquent nos maîtres et chefs, celle-ci consiste à diffuser “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah(2), qui est l’enseignement de la ‘Hassidout, ses usages et ses pratiques.

Puisse Dieu faire que vous agissiez en ce sens, avec joie et enthousiasme. De la sorte, vous aurez l’empressement qui convient et vous connaîtrez la réussite, d’autant que le mérite de ce qui est possible vous vient en aide. Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Y.L. Raskin, de Casablanca, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°7289. (2) Sa dimension profonde.

Lettre n°7274

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7274, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de “ l’attribut de rigueur au sein de l’attribut de rigueur ”(1) et à celles qui l’ont suivie. Puisse Dieu faire que la situation soit conforme à l’explication donnée par différents textes de la ‘Hassidout, à propos de la Rigueur céleste, qui est, en fait, une bénédiction accrue. C’est précisément le sens du verset : “ Et, Dieu, Elokim(2), te donnera la rosée ”, lequel mentionne le Nom divin Elokim. De même, on parle également de “ pluies de rigueur ”(3).

Je vous adresse ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles, d’autant que nous approchons de la semaine(4) correspondant à l’Attribut de l’Harmonie, Tiféret. Bien que celle-ci soit la synthèse de la bonté et de la rigueur, c’est bien le côté droit(5) qui y est dominant. Et, plus encore, l’harmonie s’élève plus haut que la seule bonté. Avec ma bénédiction de réussite en votre diffusion du Judaïsme,

Notes

(1) Soit le neuvième jour de l’Omer, le 24 Nissan. (2) Nom divin qui correspond à l’Attribut de rigueur, mais qui est pourtant employé, dans ce verset, à propos d’un acte de bonté. (3) Pour souligner leur abondance. (4) La troisième de l’Omer. (5) Celui de la bonté.

Lettre n°7275

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7275, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre qui a été conclue après la fête de Pessa’h. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce que vous m’écrivez. Vous comprendrez mon étonnement et ma surprise, en constatant que vous ne me dites pas un mot de la campagne pour la Matsa Chemoura(2), ni même de la réunion qui a été convoquée sous votre direction et à votre initiative. Sans doute me préciserez-vous tout cela à la prochaine occasion. Puisse Dieu faire qu’il y ait de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, à la fois matériellement et spirituellement(3). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Cette année marque le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov, qui sera le premier jour de Chavouot. Sans doute vous efforcerez-vous d’obtenir la plus grande largesse et le plus immense développement dans tous les domaines et en toutes vos activités, en relation avec Lag Baomer, Hilloula de celui(4) qui introduisit le lien entre la dimension profonde de la Torah et sa partie révélée, qui en commença la révélation. Ceci sera, en outre, lié à la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, lorsque ses secrets, le Char céleste, apparurent à l’évidence, de sorte qu’il fut alors possible de les observer concrètement, ainsi qu’il est dit : “ Et, tout le peuple…(5) ”, comme l’explique le chapitre 36 du Tanya. Dieu vous accordera la réussite de mettre en pratique le Désir divin.

Notes

(1) Le Rav H.Z. Wilimovski, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°6863 et 7408. (2) Devant permettre au plus grand nombre d’en disposer pour le Séder de Pessa’h. (3) Une lettre similaire fut adressée à de nombreuses personnes. (4) Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. (5) Vit les voix.

Lettre n°7276

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7276, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre d’Issrou ‘Hag(1) de Pessa’h. A n’en pas douter, s’accomplira la promesse de nos Sages selon laquelle “ quand on prodigue le bien à quelqu’un, on le fait pour de longs jours et de bonnes années ”. Dès le début de votre lettre, vous m’annoncez de bonnes nouvelles, d’un bien tangible et vous en ferez donc de même, en ce qui concerne les autres domaines que vous évoquez, dans cette lettre et dans celle qui la précédait. Bien entendu, ce souhait inclut un ajout à la diffusion des sources(2) à l’extérieur et à la réussite que vous connaîtrez, en la matière. Vous m’écrivez qu’une question vous dérange, que, pour l’heure, vous ne lui avez pas apporté de réponse et que vous souffrez du doute. Cette question est la suivante : comment établir qu’il nous est demandé de mettre en pratique les Mitsvot également dans une situation de difficultés, d’efforts et même d’épreuves ? Je suis surpris que vous soyez dans le doute et que vous vous interrogiez à propos de ce qui est si évident. Je préciserai mon propos. Un tel doute est envisageable dans les deux situations suivantes :

A) Lorsque Celui Qui ordonne la Mitsva ne l’a pas fait d’une manière structurée, c’est-à-dire quand Il s’est limité à une formulation globale, sans en préciser les détails. En pareille situation, plusieurs doutes peuvent surgir, en tous les points qui n’ont pas été spécifiés.

B) Lorsque Celui Qui ordonne la Mitsva n’est pas en mesure d’évaluer chaque état possible dans lequel peut se trouver celui qui reçoit la Mitsva. En pareil cas, on ne sait pas si, dans l’état où l’on est, il est effectivement possible de mettre en pratique cette Injonction.

Or, le fondement de notre foi, de même que celui de toutes les autres, est bien le suivant. Celui Qui ordonne la Mitsva possède le bien le plus parfait, ce qui se reflète dans Ses Injonctions, lesquelles sont particulièrement précises. En outre, Il connaît l’avenir. Par la perfection de Sa Sagesse, Il a évalué toutes les situations possibles pouvant survenir, au présent et à l’avenir, proche ou même éloigné, à celui qui reçoit la Mitsva. Il est donc une certitude absolue que les deux conditions ci-dessus ne sont pas remplies. En conséquence, on peut trouver, dans la définition même de la Mitsva, la manière de la mettre en pratique et ce qui est exigé, en ce domaine. A ce propos, aucune limitation n’existe, sauf une : “ On vivra par elles ”(3), comme l’expliquent nos Sages dans différents textes, en particulier le traité Yoma 85b. Il en résulte que seul un danger de mort repousse la pratique de la Torah et rien d’autre. Il en est de même pour toutes les modalités pratiques de ces Mitsvot, par exemple la nécessité de les accomplir de la meilleure façon, ce qui s’étend jusqu’au tiers(4). Tout cela est clairement expliqué dans la Torah de Celui Qui ordonne la Mitsva. Il en résulte qu’aucun doute n’est concevable, en la matière, pas même le vôtre.

Nous venons de vivre la fête de Pessa’h, temps de notre liberté. Puisse donc Dieu faire que vous vous libéreriez de tout ce qui dresse un obstacle devant votre service de Dieu dans la joie et l’enthousiasme, de tout ce qui vous trouble. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protègera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le lendemain de la fête. (2) De la ‘Hassidout. (3) Par les Mitsvot. (4) De sa valeur courante, qui doit être ajouté pour une meilleure pratique.

Lettre n°7277

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7277, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Mena’hem Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre d’Issrou ‘Hag(2) de Pessa’h, m’annonçant une bonne nouvelle, à propos de la réunion ‘hassidique du repas du Machia’h(3), qui a eu lieu dans la synagogue ‘Habad, petit Sanctuaire de Bneï Brak. Puisse Dieu faire que ce petit Sanctuaire grandisse de plus en plus, jusqu’à ce que nous méritions la réalisation de la promesse selon laquelle le troisième Temple descendra(4) et se révélera ici-bas, très prochainement. J’ai lu, avec un intérêt particulier, ce que vous me dites de la Providence divine, telle que vous avez pu l’observer.

J’ai vu également ce que vous écrivez, concernant la demande de bénédiction(5). Il est clair que vous avez bien fait et je suis surpris que vous ayez un doute, à ce sujet, quelle que soit la période et, encore plus parce que cela s’est passé pendant le temps propice de notre liberté. Le sens de cette liberté a été précisé dans ma lettre, adressée à tous, à l’occasion de la fête de Pessa’h, cette année(6). Bien plus, il s’agissait, en l’occurrence, d’accomplir une Injonction(7). En pareil cas, celui qui accomplit la Mitsva, qui qu’il soit, reçoit la Lumière infinie de Dieu. Bien plus, une telle Lumière n’est pas occultée, elle est évidente, au point qu’il faille se lever en Sa Présence, comme l’explique le Tanya, au chapitre 36 et aussi le discours ‘hassidique qui a été prononcé pendant le Chabbat au cours duquel on a béni le mois de l’éclat(8).

Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous vous serviez de tout cela pour donner de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible. Ces nouvelles porteront à la fois sur vos réalisations communautaires et sur vos préoccupations personnelles. En un moment propice, je citerai tous ceux que vous mentionnez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav M.I. Melov, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°6851. (2) Le lendemain de la fête. (3) Au dernier jour de Pessa’h. (4) Du ciel, où il sera déjà bâti. (5) Le destinataire de la présente écrivait : “ A la veille du septième jour de Pessa’h, j’ai été envoyé avec mon ami, ancien élève de la Yechiva, le Rav Israël Tsvi Heber, afin de choisir l’endroit où reposera l’homme de bien, Rav Dov Gansburg, dans la ville sainte de Tsfat. Il restait quelques temps avant l’arrivée du cercueil et nous nous sommes donc rendus devant le tombeau du saint Ari Zal. J’ai alors demandé une bénédiction pour tous les ‘Hassidim, en Terre Sainte et dans le reste du monde ”. Concernant le décès du Rav Gansburg, voir la lettre n°7272. (6) Il s’agit de la lettre n°7257. (7) Celle d’enterrer le défunt. (8) Celui d’Iyar, soit le Chabbat Parchat Chemini, 26 Nissan.

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