KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 7217 à 7236

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7217

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7217, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Adar 5720,

Brooklyn,

A l’attention du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint

Dieu, juge sa communauté, homme actif aux multiples

accomplissements, le Rav Chaoul Chlita Danan(1),

président du tribunal rabbinique de la communauté de

Rabat, que Dieu vous garde et vous protège,

Je vous salue et vous bénis,

Je reproduis ici le texte d’un télégramme que le Rabbi Chlita vous a adressé, ce jour, à propos de l’événement qui s’est malheureusement produit(2) :

“ Avec tous nos frères du Maroc, auxquels Dieu accordera longue vie, nous pleurons l’incendie envoyé par Dieu, le Créateur(3), à la sainte communauté d’Agadir. Nous prions pour cette communauté(4), afin que Dieu guérisse(5) les plaies de Son peuple, en tout endroit où il se trouve. Il restaurera ses ruines et, très prochainement, dans le calme et la largesse, on construira des communautés, des institutions de Torah et de Mitsvot, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle ‘Je la reconstruirai comme aux jours éternels’(6), avec la venue de notre juste Machia’h. En saluant nos frères qui souffrent, avec mes respects et ma bénédiction,

Mena’hem Schneerson – Loubavitch

J’ai demandé aux membres de notre communauté, se trouvant à proximité(7) d’ajouter, en relation avec ce qui s’est passé, une prière, jeudi prochain, à l’occasion du jeûne(8) et j’ai précisé qu’ils devaient également donner de la Tsédaka. ”

Sans doute avez-vous reçu ce télégramme en son temps. Avec mes respects et ma bénédiction,

Le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°1731. (2) Le tremblement de terre d’Agadir, au cours duquel de nombreux Juifs trouvèrent la mort. Voir, à ce sujet, les lettres n°7226, 7227 et 7232. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, début du chapitre 227 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Bera’hot 30a ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Amos 9, 11 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Amos 9, 11 ”. (7) Le Rabbi note en bas de page : “ Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 576, paragraphe 12 ”. (8) Il s’agit du jeûne d’Esther.

Lettre n°7218

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7218, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Adar 5720,

Brooklyn, New York,

Au comité pour le quartier ‘Habad de la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue largement et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir et joie, la pose prochaine de la première pierre du quartier ‘Habad qui sera construit dans la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Puisse Dieu faire que celle-ci se déroule en un moment bon et fructueux, que ce quartier soit bâti pour ‘Habad(1). Très prochainement, il sera achevé et entier, en tout ce qui le concerne, en un moment bon et fructueux. Puisse Dieu, Bâtisseur de Jérusalem, faire en sorte que chaque foyer de ce quartier soit une grande maison, comme le disent nos Sages(2), une maison dans laquelle grandit la Torah, une maison dans laquelle grandit la prière. Celui qui y résidera et s’en servira sera grand(3), car il possédera cette Torah qui commence et finit par un acte de bienfaisance.

Ces maisons seront fondées, construites et dirigées conformément à l’enseignement de la ‘Hassidout ‘Habad, qui est celui du Baal Chem Tov, dont nous célébrons, cette année, le bicentenaire du décès et de la Hilloula. En chacune de ces maisons et en tout ce quartier, s’accompliront les termes du verset : “ Je résiderai parmi eux ”, c’est-à-dire au sein de chacun. Comme l’explique l’Admour Hazaken(4), Dieu réside et s’investit en chacun, afin de le vivifier et de le préserver, avec tous les siens.

Puisse Dieu faire, selon l’enseignement de nos maîtres et chefs, que le quartier ‘Habad soit un endroit à partir duquel les sources(5) se répandront alentour et même à l’extérieur, en avançant, en se répandant, en allant de l’avant et en illuminant, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle Jérusalem se répandra(6) sur l’ensemble d’Erets Israël et Erets Israël sur l’ensemble du monde. Avec ma bénédiction de réussite en tout cela et en saluant les participants, auxquels Dieu accordera longue vie, à cette pose de la première pierre du quartier ‘Habad.

N. B. : Vous me demandez comment se déroule une pose de la première pierre. Il s’agit du début de la construction et divers textes de notre Torah, Torah de vie, y font allusion. Bien plus, elle est l’occasion d’actions de grâce et de louanges(7) à Dieu, Qui est bon et exerce en permanence Sa bonté envers Israël. Selon les termes du Zohar, tome 3, à la page 50a : “ Quand on s’apprête à construire, on doit dire, de sa bouche, qu’on le fait pour le service du Saint béni soit-Il. C’est ainsi que l’on obtient l’aide de Dieu, Qui accorde la sainteté et la paix ”. Nos Sages précisent que : “ tu suivras Ses voies(8), tout comme…(9) ” et : “ le Saint béni soit-Il consulta la Torah pour créer le monde ”. Il fit donc, en premier lieu, la pierre(10) de soutènement, sur lequel ce monde repose(11). Il est bien clair qu’avant de poser cette première pierre, il faudra donc prononcer des paroles de Torah et, comme on l’a dit, celles-ci traiteront sur l’idée de la maison, de la résidence. On en trouvera une large part dans les commentaires que donnent la ‘Hassidout ‘Habad à propos du verset(12) : “ Psaume, cantique d’inauguration de la maison ”.

Comme le précisent nos Sages, la pose de la première pierre rappelle aussi que le monde se maintient uniquement par le souffle de la bouche des enfants se consacrant à l’étude de la Torah. Il serait donc bon de faire intervenir des enfants qui étudient la Torah, selon les lois de l’étude de la Torah, par l’Admour Hazaken, chapitre 1, au paragraphe 3. De même, le verset(13) précise : “ Ainsi parle l’Eternel Dieu, Je place, en Sion, une pierre de fondation, une pierre sûre, une pierre d’angle précieuse et solidement fixée ”, même s’il reste possible, après cela, de lui ajouter du ciment, ce qui ne peut être fait que par l’intervention de l’homme. Cette réalité est conforme à la dimension spirituelle, selon laquelle le début et le fondement de toute construction est la force et l’impulsion qui émanent de Dieu.

J’ajoute qu’une rumeur m’est parvenue, selon laquelle certains, lors de la pose de la première pierre, rédigent un manuscrit. Quelques uns vont même jusqu’à l’écrire dans l’alphabet assyrien(14). Puis, ce parchemin est placé sur ou sous cette première pierre. Or, il est une réponse bien connue du Rambam(15) soulignant la sainteté de cet alphabet assyrien(16). Et, en tout état de cause, quelle que soit l’écriture que l’on adopte, il faut s’efforcer au plus haut point, en particulier dans notre génération, de ne pas introduire de pratiques nouvelles, si on ne leur trouve pas une référence dans notre Torah, Torah de vie. Selon la formulation de nos Sages, “ quiconque fait un ajout, en la matière, réduit la valeur et l’importance des coutumes juives ayant déjà été adoptées, lesquelles sont partie intégrante de la Torah ”.

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Michlé 24, 3-4 ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Meguila 27a. Commentateurs du Tana’h, à la fin de Mela’him ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Devarim 4, 1. Fin du premier chapitre du traité Sotta ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Chapitre 41 du Tanya ”. (5) De la ‘Hassidout. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Likouteï Torah, Parchat Masseï. Voir le Yalkout Chimeoni, Ichaya, au paragraphe 503 ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ezra 3, 11 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, lois des opinions, au chapitre 1. Zohar, tome 2, à la page 161a ”. (9) “ Il est miséricordieux, sois-le également ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 1, à la page 231a ”. (11) Et, qui se trouvait dans le Saint des Saints. (12) Tehilim 30, 1. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ichaya 28, 16 ”. (14) Celui du Séfer Torah. (15) Le Rabbi note, en bas de page : “ Imprimée dans le Yad Ha ‘Hazaka, édition Shulsinger, fin du tome 1, au chapitre 57 ”. On verra aussi, à ce propos, la lettre n°7116. (16) Qui ne peut donc pas être placé là où il sera recouvert de terre.

Lettre n°7219

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7219, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Adar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre de ce mardi, avec ce qui y était joint. En un moment propice, votre nom sera mentionné, encore une fois, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Pour répondre à votre question concernant le vin des quatre coupes(1), vous vous adresserez à votre médecin et il vous autorisera à recueillir le jus de raisins bouilli. Vous y ajouterez du sucre, qui sera bien entendu cacher pour Pessa’h, ou bien vous ne le ferez pas, selon le cas. En revanche, il est totalement exclu d’utiliser du jus d’orange pour les quatre coupes de Pessa’h.

S’agissant des médicaments auxquels vous devez avoir recours, vous demanderez au médecin de vous en donner la composition et vous l’enverrez au docteur Seligsohn(2), à l’adresse ci-dessous. J’espère qu’il trouvera un moyen de faire en sorte qu’ils soient cachers pour Pessa’h. Plus vite vous le ferez et plus il sera aisé de vous répondre. Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim, en bonne santé,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Du Séder de Pessa’h, pour celui qui est malade et ne doit pas prendre de vin. (2) De Brooklyn, qui fut lui-même le médecin du Rabbi.

Lettre n°7220

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7220, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Adar 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Guedalya(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 8 Adar(2). Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous-même et chacun des membres de votre famille, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, ne connaissiez plus la peine et la douleur. Vous ne rencontrerez que la bonté et le bienfait, tous les jours. Ceci inclut, bien évidemment, le fait de gagner votre vie de la manière qui convient, dans la tranquillité et l’honneur. Vous me donnerez de bonnes nouvelles de vous-même et de chacun des membres de votre famille, d’un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction pour vous-même et pour toute votre famille,

N. B. : Vous faites allusion à la prière suivant l’étude, qui figure dans plusieurs Sidourim. Je n’ai pas observé que les ‘Hassidim la disent. S’agissant du Ta’hanoun

pendant la prière de Min’ha, notre coutume, qui est largement diffusée, est de le dire, sauf, bien entendu, aux dates énumérées dans le Sidour de l’Admour Hazaken, juste avant la prière Ou Va Le Tsion, “ et un libérateur viendra à Sion ”. Comme je l’ai entendu une fois de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, notre coutume est de dire le Ta’hanoun également à la date anniversaire du décès et le Tséma’h Tsédek dit, à ce propos : “ Est-il un meilleur moment pour implorer Dieu ? ”. Or, il en est de même pour la prière de Min’ha, de laquelle nos Sages disent : “ Il faut toujours réciter scrupuleusement la prière de Min’ha, car c’est uniquement pendant celle-ci que le prophète Elie fut exaucé ”. S’agissant du nom qui a été rajouté(3), vous vérifierez tout cela auprès d’un Rav, tranchant la Hala’ha, de votre entourage(4). Les coutumes des douze mois et de la date du décès sont publiées dans le fascicule du 10-13 Chevat et dans celui du 2 Nissan.

Notes

(1) Le Rav G.Axelrod. (2) Faisant suite au décès du père du destinataire de la présente, le Rav Moché Axelrod. Voir, à ce sujet, la lettre n°7265. (3) Au défunt, du fait de sa maladie. (4) Pour déterminer s’il convient de le conserver, malgré le décès ou non.

Lettre n°7221

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7221, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Adar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 23 Chevat, dans laquelle vous me faites part de votre état moral, à l’heure actuelle. En outre, vous me décrivez brièvement votre passé. Selon l’explication de notre sainte Torah, développée par les ouvrages du Moussar et de la ‘Hassidout, on doit, en tout état de cause, conserver la joie et l’enthousiasme. La raison en est largement exposée et l’on peut le comprendre logiquement. En outre, le Rambam enseigne, dans son Yad Ha ‘Hazaka, à la fin des lois du Loulav, de quelle manière on doit mettre en pratique une Mitsva. Il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ” et il faut le faire avec enthousiasme, comme le soulignent aussi le Tour, Ora’h ‘Haïm et le Choul’han Arou’h, au chapitre 231. Or, s’il en est ainsi pour chacun, combien plus est-ce le cas quand on observe qu’en méditant à son comportement du passé, on affaiblit sa santé ou bien l’on a un mauvais moral, qualitativement. J’espère qu’à quelqu’un comme vous, il est inutile d’en dire plus.

Dieu fasse que, dès maintenant et à l’avenir, vous raffermissiez votre confiance en Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, Qui est l’Essence du bien et Qui a indiqué quel est le comportement qu’un Juif doit adopter pour connaître la tranquillité et la satisfaction, pour Le servir de cette façon, également dans la joie. Et, il est particulièrement important d’agir ainsi quand Dieu accorde le bonheur d’une vie familiale, puisque le moral de l’homme affecte celui de la femme et des enfants. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, d’autant que nous sommes dans les jours précédant Pourim, des jours de joie. Qu’il en soit donc ainsi pour vous. Vous renforcerez et vous maintiendrez votre comportement en l’état pour toute l’année. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°7222

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7222, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 9 Adar, dans laquelle vous me demandez par quoi commencer quand on désire acquérir un comportement profond.

De façon générale, quand on se pose de telles questions, on doit s’adresser à son guide spirituel, enseignant la ‘Hassidout(1) et l’interroger. Il vous guidera. Globalement, vous devez graver en votre esprit la méditation qui est définie par le Tanya, au début du chapitre 41, le fait que Dieu se trouve devant vous, qu’Il sonde les entrailles et le cœur(2) de même que l’idée expliquée par le Kountrass Ha Avoda(3), soulignant l’importance d’un effort profond et personnel.

Autre point, qui est essentiel, vous respecterez le programme d’étude de la Yechiva, partie révélée de la Torah et ‘Hassidout, de même que le temps de la prière. Vous en ferez de même pour la santé physique, qui permet d’ordonner son existence quotidienne. De fait, le service de Dieu est plus aisé, quand il est ordonné. Un service profond exige qu’il en soit ainsi. Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à un élève de la Yechiva. (2) Pour déterminer si on Le sert de la manière qui convient. (3) Du Rabbi Rachab.

Lettre n°7223

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7223, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar 5720,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

assume une mission sacrée, le Rav Saadya(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 8 Adar et puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de vos réalisations communautaires comme de ce qui vous concerne personnellement, ces deux dimensions étant liées.

Bien plus, nous sommes en Adar, mois de la réussite pour les enfants d’Israël et ce qu’ils réalisent, en un bien visible et tangible. Et, l’on sait, en effet, la qualité de Pourim, par rapport à ‘Hanouka, comme l’expliquent le Toureï Zahav sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 670, au paragraphe 3 et l’introduction du Chaareï Ora(2). Tout ceci se révèlera donc ici-bas, moralement et physiquement. Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim et pour donner de bonnes nouvelles de votre sainte mission, au sein de Ohaleï Yossef Its’hak(2),

Notes

(1) Le Rav S.Liberov, de Sefrou, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°5870. (2) De l’Admour Haémtsahi. (3) Le réseau des écoles Loubavitch au Maroc.

Lettre n°7224

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7224, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Adar 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 11 Adar, de même qu’à la demande de bénédiction qui m’est parvenue le jour de Pourim. J’ai reçu une bénédiction(2) et je vous en donnerai donc une également, qui s’accomplira conformément aux termes du verset : “ Ces jours sont commémorés et revécus, en chaque génération ”, ce qui veut dire, comme on le sait, que, s’ils sont commémorés de la manière qui convient, ils s’effectuent de nouveau. On aura donc “ la lumière, la joie, l’allégresse et l’honneur ”, selon l’interprétation de nos Sages, mais aussi, au sens littéral. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, dans la largesse matérielle,

Vous faites allusion à une fête de Bar Mitsva qui doit être célébrée pendant la fête de Pessa’h. Or, le Zohar ‘Hadach, Béréchit, souligne la grande importance de ce jour. Des réjouissances sont donc nécessaires, le jour même. Bien entendu, une autre fête pourra avoir lieu, les jours suivants, au moment et de la façon qui conviennent, à condition que l’on y prononce des paroles de Torah et de ‘Hassidout. Vous me parlez également du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken(3). L’impression en a été achevée ici et il sera sans doute disponible avant Pessa’h. On y trouve de nombreux ajouts. Le Séfer 5629(4) vous a été adressé, conformément à votre demande.

Notes

(1) Le Rav Y.Shmotkin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°7201. (2) Exprimée dans la lettre du Rav Shmotkin. (3) De la possibilité de s’en procurer un exemplaire. (4) 1869, un recueil de discours ‘hassidiques du Rabbi Maharach.

Lettre n°7225

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7225, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Adar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre et à ce qui y était joint(1). J’ai reçu une bénédiction et je vous en donnerai donc une également(2), qui s’accomplira conformément aux termes du verset : “ Ces jours sont commémorés et revécus, en chaque génération ”, ce qui veut dire, comme on le sait, que, s’ils sont commémorés de la manière qui convient, ils s’effectuent de nouveau. On aura donc “ la lumière, la joie, l’allégresse et l’honneur ”, selon l’interprétation de nos Sages et aussi, au sens littéral. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, avec une réussite considérable en votre mission sacrée, de sorte que : “ tu te répandras…(3) ”.

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre a été adressée à de nombreuses personnes. (2) Voir la lettre précédente. (3) A l’ouest et à l’est, au nord et au sud.

Lettre n°7226

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7226, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Chouchan Pourim(1) 5720,

Brooklyn, New York,

A monsieur Chalom Lewin(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 7 Adar et celles qui la précédaient. Bien entendu, j’ai lu avec un intérêt particulier ce que vous écrivez à propos de l’extension du réseau scolaire, surtout à l’âge où l’on n’est pas encore astreint à la scolarisation obligatoire. Bien entendu, il est douloureux de constater que les élèves sont si peu nombreux, au moins pour l’heure. Malheureusement, il semble que cette initiative n’a pas reçu l’écho qui convient. En effet, dans quelques semaines, se posera le problème de la période des grandes vacances d’été. Les jeunes et même les plus petits perdent alors de nombreuses heures et, d’après ce que l’on rapporte, seul un petit pourcentage fréquente les centres de vacances estivales.

J’ai lu avec un intérêt particulier votre information selon laquelle la confédération des enseignants organisera des réunions à la mémoire du Baal Chem Tov. On sait, en effet, que le premier travail du Baal Chem Tov, avant même sa révélation, consista à assurer le début de l’éducation d’enfants juifs, afin qu’ils récitent des bénédictions pour rendre grâce au Créateur du monde, Qui le dirige, afin qu’ils disent Barou’h Hou Ou Barou’h Chemo(3), Amen Yehé Chemé Rabba(3). Or, dans le domaine de l’éducation, une méthode est efficace dans la mesure où elle produit des fruits et des fruits de fruits, sous des conditions diverses et même variées. Et, de fait, on peut constater qu’en deux cents ans, la conception du Baal Chem Tov s’est répandue auprès de centaines de milliers de Juifs, appartenant à tous les milieux et à toutes les catégories. Il convient de noter, à ce propos, que certains commettent l’erreur de penser(5) que le Baal Chem Tov a adopté une attitude plus conciliante, concernant la pratique des Mitsvot. Pour beaucoup, cette erreur découle de la méconnaissance d’une décision hala’hique clairement tranchée par nos Sages selon laquelle : “ c’est la pratique qui est essentielle et non la théorie ” et aussi de ce qui est clairement souligné, à maintes reprises, dans l’enseignement du Baal Chem Tov, de ses disciples et des élèves de ses disciples.

A cette occasion, je voudrais vérifier, par votre intermédiaire, dans quelle mesure est fondée la surprenante nouvelle(6), parue ici dans la presse, selon laquelle on introduirait

dans le programme des écoles en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, une étude comparative des religions du monde. Même si l’on souligne, à cette occasion, la spécificité de la nôtre, cette initiative n’en est pas moins surprenante. Pourquoi, en effet, semer le trouble dans les esprits des élèves, en leur parlant de la foi chrétienne ou musulmane ? Bien plus, selon les termes de cette nouvelle, cette étude figurerait également au programme des écoles laïques. Dans une période normale, j’aurais dit que cette nouvelle est sans fondement, mais c’est précisément à propos de notre époque que s’applique, dans toute son exactitude, l’affirmation de nos Sages selon laquelle il ne faut rien écarter. Si vous disposez de détails à ce propos, je vous remercie de bien vouloir me les communiquer.

L’une des raisons de ma réponse tardive est le malheur d’Agadir(7). D’après les dernières informations parvenues de là-bas, quelques uns des élèves(8) ont pu être sauvés. Toutefois, une seule âme juive est, à elle seule, un monde entier et combien plus de nombreuses âmes. Puisse Dieu faire que nos frères, les enfants d’Israël, en tout endroit où ils se trouvent, ne connaissent plus la peine, qu’ils mobilisent toutes leurs forces et tous leurs moyens pour un bien et une clarté sans cesse accrus. Nous sommes au lendemain de Pourim, à propos duquel il est dit que : “ pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et honneur ”, au sens le plus simple, puisqu’un verset ne peut pas être départi de son sens simple, mais aussi selon la signification profonde qui est exposée par nos Sages : “ La lumière, c’est la Torah… ”. Dieu fasse qu’il en soit ainsi pour chacun d’entre nous, au sein de tout Israël. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Vous concluez votre lettre en formulant une affirmation que vous vous permettez d’avancer. Selon vous, chaque Juif croyant est tenu de prier pour qu’il aille bien et qu’il connaisse la réussite. J’ai bon espoir que vous ne me soupçonnez pas d’avoir eu l’idée contraire, d’autant que cette idée est soulignée par l’enseignement du Baal Chem Tov, la ‘Hassidout. De fait, quand la Torah dit : “ tu feras des reproches à ton prochain ”, elle précise, au préalable, dans le même verset : “ tu ne haïras pas ton frère en ton cœur ”, puis, tout de suite après cela, dans le verset suivant : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis l’Eternel ”. Je crois fermement et, à mon sens, la logique première elle-même permet de l’établir, que le bien-être et la réussite de chaque Juif dépendent de notre sainte Torah, qui est appelée Torah de vie, de la même étymologie que Horaa, enseignement, car elle montre comment vivre une vie véritable et digne de ce nom, comment pratiquer les Mitsvot desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Or, s’il en est ainsi pour chacun, combien plus est-ce le cas pour ceux qui exercent une influence sur un cercle, un milieu. Plus ce milieu et cette influence sont importants, plus sont accrus la nécessité et le caractère inéluctable du lien qui existe entre la paix et la réussite, d’une part, la Torah et ses Mitsvot, d’autre part.

Notes

(1) Le lendemain de la fête. (2) Voir, à son sujet, la lettre n°7110. (3) “ Qu’Il soit béni et que Son Nom soit béni ”, à l’énoncé du Nom de Dieu. (4) “ Que le grand Nom soit béni ”, en répondant au Kaddish. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°7052. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°7227. (7) Le tremblement de terre qui fit, dans cette ville, de nombreuses victimes juives. On verra, à ce propos, la lettre n°7217. (8) De la Yechiva Loubavitch de cette ville.

Lettre n°7227

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7227, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Chouchan Pourim 5720,

Brooklyn, New York,

A monsieur Its’hak Korn(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre m’annonçant une bonne nouvelle, le fait que la Yechiva de Kiryat Gat(2) entre dans une phase plus concrète. J’ai également reçu votre précédent courrier et vous voudrez bien m’excuser pour le retard de ma réponse, qui est dû à mes nombreuses occupations et aussi, dernièrement, au malheur d’Agadir(3). Les dernières nouvelles, en provenance de cette ville, font état du sauvetage de quelques élèves(4), que Dieu en soit loué. Néanmoins, une âme juive est, à elle seule, un monde entier et combien plus est-ce le cas quand il s’agit de nombreuses âmes. Puisse Dieu faire que nos frères, les enfants d’Israël, en tout endroit où ils se trouvent, ne connaissent plus la peine, se servent de leurs forces et de leurs moyens pour le bien, d’une manière sans cesse accrue et toujours plus lumineuse. Pour faire suite à ce vœu, j’ai bon espoir que le moment venu, tout ce qui concerne le bien se multipliera et connaîtra l’avancement également à Kiryat Gat. A n’en pas douter, vous ne manquerez pas de me le faire savoir. D’avance, je vous en remercie chaleureusement.

J’ai pris connaissance, avec un intérêt particulier, de l’ouverture du séminaire pour les enseignants pratiquants. Je suis convaincu, pour reprendre la formulation de la Meguila(5), que ceux-ci auront conscience de leur spécificité et que ce point sera mis en avant. Je souligne cette idée en relation avec une information étrange(6) qui a été diffusée par la presse ici même, selon laquelle on introduirait

dans le programme des écoles en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, une étude comparative des religions du monde, au pluriel. Même si l’on souligne, à cette occasion, la spécificité de la nôtre(7), cette initiative n’en est pas moins surprenante. Pourquoi, en effet, semer le trouble dans les esprits des élèves, en leur parlant des fois chrétienne et musulmane ? Bien plus, selon les termes de cette nouvelle, cette étude figurera également dans le programme des écoles laïques ? Dans une période normale, j’aurais dit que cette nouvelle est sans fondement, mais c’est précisément à propos de notre époque que s’applique, dans toute sa justesse, l’affirmation de nos Sages selon laquelle il ne faut rien écarter.

J’adopterai une conclusion positive en rappelant ce dont vous me faites part, dans la conclusion de votre lettre, vos impressions, concernant le 19 Kislev à Kfar ‘Habad, l’enthousiasme que vous avez ressenti à cette occasion. Puisse Dieu faire que cet enthousiasme et cette impression se poursuivent, en chacun des participants, tout au long de l’année, et surtout au cours de celle-ci, qui est particulière, puisqu’elle marque le bicentenaire de la Hilloula de notre maître, le Baal Chem Tov, fondateur de la ‘Hassidout, qui avait pour objectif de mettre en éveil l’essence de l’âme de chaque Juif, comme l’indique son saint nom, Israël(8). Nous sommes au lendemain de Pourim, à propos duquel il est dit: “ Pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et honneur ”, au sens le plus simple, puisqu’un verset ne peut pas être départi de son sens simple, mais aussi selon la signification profonde qui est exposée par nos Sages : “ La lumière, c’est la Torah… ”. Dieu fasse qu’il en soit ainsi pour chacun d’entre nous, au sein de tout Israël. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à son propos, la lettre n°7085. (2) Qui devait être fondée pour les Juifs originaires de Roumanie. (3) Le tremblement de terre qui fit, dans cette ville, de nombreuses victimes juives. On verra, à ce propos, la lettre n°7217. (4) De la Yechiva Loubavitch de cette ville. (5) “ Leur foi est différente de celle des autres peuples ”. (6) Voir la lettre précédente. (7) Le Rabbi répète ici le verset de la Meguila précédemment cité. (8) Qui est celui de chaque Juif.

Lettre n°7228

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7228, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Chouchan Pourim 5720,

Brooklyn, New York,

Aux participants à l’étude du Tanya,

à la Yechiva Bneï Akiva de Kfar Ha Roé,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre avec plaisir et, comme vous me le demandez, je mentionnerai vos noms près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que vous connaissiez la réussite dans l’étude, une étude qui conduira à l’action, la vôtre, tout d’abord, puis celle des autres. Nous sommes au lendemain de Pourim, à propos duquel il est dit que : “ Pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et honneur ”, au sens le plus simple, puisqu’un verset ne peut pas être départi de son sens simple, mais aussi selon la signification profonde qui est exposée par nos Sages : “ La lumière, c’est la Torah… ”. Dieu fasse donc que vous poursuiviez cette étude, au sein de l’étude de notre sainte Torah, Torah de vie, dans son ensemble.

Vous aurez donc la lumière, la joie, l’allégresse et l’honneur, au sens le plus littéral et selon tous les commentaires qui peuvent en être donnés, dans les domaines matériels et spirituels à la fois. Il en sera ainsi en allant toujours de l’avant, en brillant sans cesse d’une manière plus forte, par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde. En ces dernières générations, celle-ci a été révélée par l’enseignement de la ‘Hassidout. Bien plus, cette année est particulière, puisqu’elle marque le bicentenaire de la Hilloula de son fondateur, notre maître le Baal Chem Tov. Avec ma bénédiction pour une réussite considérable et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°7229

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7229, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Adar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Adar, dans laquelle vous me faites part de la controverse qui vous a opposé à telle personne. Il est clair que la distance s’instaurant entre deux Juifs est douloureuse, même si votre émotion est bien compréhensible, à la suite des propos curieux ayant été tenus. Il semble, cependant, que cet homme soit coutumier du fait, par l’environnement dans lequel il évolue. Or, le Tanya dit que : “ l’habitude devient une nature ”, ou, en tout état de cause, une seconde nature. Mais, au final, comme vous l’écrivez, il vous a présenté ses excuses et il désire se rapprocher de vous, désormais. Il faut donc adopter une attitude permettant qu’à terme, non seulement on retrouve la situation qui prévalait avant la dispute, mais, plus encore, qu’un ajout puisse être fait, comme l’explique Iguéret Ha Techouva, à la fin du chapitre 9.

Comment parvenir à cela ? Faut-il interrompre la relation ou bien intervenir d’une autre manière ? A ce propos, vous prendrez conseil auprès des ‘Hassidim qui connaissent cette personne et qui sauront déterminer l’intervention la plus efficace. Que Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, leur confère la réussite en cela, d’autant que nous nous trouvons dans le mois d’Adar, lorsque : “ pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et honneur ”. Et, l’on connaît les explications que donnent nos Sages, à ce propos. Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Lettre n°7230

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7230, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Adar 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Moché Pin’has(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre des jours de Pourim, avec les vœux de Mazal Tov, à l’occasion de la fondation et du développement d’une section d’étude pour toute la journée, au sein de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak de Melbourne. Comme votre part est heureuse ! Vous figurez parmi les premiers concepteurs de cette idée et vous avez observé le fruit de vos efforts, par sa concrétisation. Qui peut mesurer l’importance de cet accomplissement et ce à quoi il aboutira ? En pareil cas, l’assurance nous a été donnée que l’on ira de l’avant, d’une manière toujours plus lumineuse. Plus généralement, il en résulte des fruits et des fruits de fruits, jusqu’à l’extrémité du monde, comme cela est expliqué par ailleurs. C’est ainsi que l’on parviendra à la fin du voile(2).

J’espère que les ‘Hassidim, en général, ceux qui ont eu le mérite de prendre cette initiative, en particulier, multiplieront leur ardeur afin de renforcer, d’élargir et de développer cette section, avec encore plus d’ardeur. Car, le mérite de ce qui est public vous vient en aide. Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(3), mais dans une proportion largement accrue. Il fera donc que vous et votre épouse conceviez beaucoup de satisfaction véritable, une satisfaction juive et ‘hassidique, de tous vos enfants, auxquels Dieu accordera longue vie. Avec ma bénédiction de réussite en tout cela et pour en donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav M.P. Kantor, de Melbourne. (2) De la Divinité dans le monde. (3) De la manière dont on agit envers Lui.

Lettre n°7231

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7231, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Adar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 7 Adar. Vous connaissez le dicton de nos maîtres et chefs, selon lequel : “ tout comme il faut connaître ses défauts, on doit également avoir conscience de ses qualités ”. Bien plus, on sait que l’un des stratagèmes du mauvais penchant consiste à suggérer à l’homme un sentiment de découragement ou même encore pire que cela. Vous me dites que vous ne connaissez pas la réussite et, en conséquence, qu’importe ? Or, même si le mauvais penchant est expert en son art, le Saint béni soit-Il lui a conçu un antidote, en particulier la ‘Hassidout ‘Habad, qui expose ses stratagèmes, y compris celui qu’il adopte en l’occurrence. En effet, le mauvais penchant n’a pas d’autre objectif que d’imposer à l’homme une chute par rapport à son niveau. Car, chaque Juif possède une “ seconde âme ” qui est une “ parcelle de Divinité céleste véritable ” et celle-ci Lui est toujours fidèle, y compris lors de la faute. Il est donc certain qu’en un seul instant, vous avez la possibilité de vaincre les ruses du mauvais penchant. Cela est tout particulièrement vrai pour ceux qui ont eu le mérite d’être des élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim, fondée par nos maîtres et chefs et qui consacrent leur temps à l’éducation basée sur les valeurs sacrées, rapprochant le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux.

Mais, bien entendu, il est nécessaire de faire un pas dans cette direction. Il est vrai que “ tous les débuts sont difficiles ” mais, par la suite, peu à peu, tout devient plus facile et s’accomplit la promesse selon laquelle : “ Je le renverrai peu à peu ”. Oubliez donc complètement le raisonnement que vous m’exposez dans votre lettre, car il n’est pas juste. Redoublez d’élan et d’ardeur dans le travail que vous accomplissez, de même que dans votre dévouement et votre abnégation en tant qu’enseignant et éducateur. Vous me donnerez de bonnes nouvelles de tout cela. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka, sans en faire le vœu. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°7232

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7232, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Adar 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliézer(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce mercredi avec ce qui y était joint. De ce mois d’Adar, il est dit, à propos de chacun de ses jours, que l’on doit y multiplier sa joie, ce qui veut dire que les aspects d’Adar conduisant à la joie, le contenu de la Meguila, ont influencé l’ensemble des jours de ce mois. Puisse Dieu faire que tout ceci se révèle, au moins à l’heure actuelle, que “ les nations du monde se judaïsent ”(2). Combien plus en sera-t-il ainsi pour ceux qui sont désignés par le second Youd(3), comme cela a été expliqué lors de la réunion ‘hassidique de Pourim(4), en référence à l’enseignement du Baal Chem Tov et à celui du Tséma’h Tsédek que nous avons reçu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Entre parenthèses, on peut constater que l’explication donnée à propos de ces deux Youd figure également dans la partie révélée de la Torah. Selon la conception qui a toujours été la mienne, tout ce qui est dit dans sa partie révélée trouve son équivalent dans son enseignement caché et tout ce qui figure dans la partie cachée a son pendant dans l’enseignement révélé. En l’occurrence, nos Sages donnent effectivement la même interprétation, à propos du verset Vaïtser : “ Et, Il créa…(5) ”. Et, vous verrez, en outre, les notes du Tséma’h Tsédek(6), à partir de la page 81. Je vous remercie beaucoup pour votre encouragement, en général et, plus particulièrement, pour ce que vous m’avez joint, concernant la tragédie malheureusement survenue au Maroc(7). En entendant le tonnerre, on dit la bénédiction : “ Béni soit Celui Qui a réalisé la création originelle ”. On peut donc, en l’occurrence, adopter la même formulation, mais avec une explication nouvelle. Dieu fasse que tout cela se transforme en joie et en fête, par les deux préalables de la création que sont Israël et la Torah. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

L’expédition de la présente a été retardée et je viens de recevoir votre lettre du 28 Adar.

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°7136. (2) Comme ce fut le cas à l’époque de Pourim. (3) Dans la Meguila, le mot Yehoudim, les Juifs, est écrit avec deux Youd, le premier correspondant aux dix forces de l’âme divine et le second faisant allusion aux dix forces de l’âme animale. (4) Dont le texte est publié dans Si’hot Kodech 5720, à la page 208. Voir aussi la lettre n°7244. (5) L’homme, poussière de la terre. (6) Dans ses résumés et notes sur le Tanya. (7) Le tremblement de terre d’Agadir. Voir, à ce propos, la lettre n°7217.

Lettre n°7233

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7233, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Adar 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, issu

d’une illustre famille, le Rav Matityahou Yé’hezkel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 18 Adar. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément au contenu de votre lettre, de même que celui de votre épouse, afin qu’elle obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. C’est vous qui m’avez transmis cette requête et Dieu fasse donc que vous m’en donniez de bonnes nouvelles, d’autant que nous sommes à la fin et à la conclusion du mois d’Adar. Or, de l’ensemble de celui-ci, il a été dit(2) : “ Il a été transformé ” en joie et en fête. Et, que tout ce qui fait obstacle au service de Dieu se transforme donc en lumière, en joie, en allégresse et en honneur, y compris selon le sens simple de ce verset. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,

N. B. : Vous faites référence aux commentaires figurant dans un manuscrit qui se trouve chez votre frère, le Rav. Le discours ‘hassidique que vous reproduisez figure dans le Torah Or, du Tséma’h Tsédek, publié à Poltava. Il est intitulé : “ Quand un homme vendra sa fille ” et son auteur est “ notre grand maître ”, c’est-à-dire précisément le Tséma’h Tsédek. Néanmoins, vous précisez que ce manuscrit compte 323 pages. A n’en pas douter, il contient donc de nombreux autres discours ‘hassidiques. Si cela ne vous impose pas un grand dérangement, je serais intéressé par toutes les informations que vous pourriez me fournir, à ce sujet. Je vous remercie, par avance, pour tous les efforts que vous pourrez faire dans ce but.

Notes

(1) Le Rav M.Y. Guttman, de Jaffa. Voir, à son sujet, la lettre n°4186. (2) Dans la Meguila d’Esther.

Lettre n°7234

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7234, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Adar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 14 Adar, Pourim des villes sans muraille(1). Vous m’y décrivez brièvement ce qu’a été votre vie, votre travail actuel dans l’enseignement et à la direction de la “ jeunesse ouvrière religieuse ”(2). Vous souhaitez être beaucoup plus attaché à la Torah, mais la réalité est malheureusement emplie de pierres, qui constituent autant d’obstacles. Or, les livres de Moussar et, encore plus clairement, ceux de la ‘Hassidout, expliquent que : “ la marque sur le dos du chameau est à la mesure du fardeau ”(3), ce qui veut dire qu’en même temps que les épreuves, sont accordées les forces nécessaires pour les surmonter. Mais, notre génération possède un mérite particulier, comme on peut le vérifier concrètement et, lorsque l’on y prend la décision, avec la détermination qui convient, de suivre le droit chemin de notre sainte Torah, on peut vérifier que les difficultés sont bien moins importantes que ce que l’on imaginait, que les forces permettant de les surmonter sont bien plus grandes que ce que l’on escomptait.

Or, s’il en est ainsi pour chacun, combien plus est-ce le cas pour celui dont le public a besoin, pour quelqu’un qui exerce son influence sur un grand nombre de personnes. Tout ajout qu’il pratique, quel qu’il soit, est alors multiplié de nombreuses fois auprès de ses élèves, recevant son influence. Et, c’est de tout cela qu’il a été dit : “ rien ne résiste à la volonté ”. Bien plus, vous réfléchirez, de la manière qui convient, à la responsabilité et au mérite qui reposent sur votre épaule, en sachant que, si le sauvetage d’une âme juive est considéré comme la préservation du monde entier, combien plus en est-il ainsi pour de nombreuses âmes, en particulier parmi les jeunes. Car, chacun d’entre eux bâtira prochainement un foyer juif et le comportement que l’on y adoptera sera influencé par les études du jeune âge et en conformité avec elles. Nous sommes dans le mois d’Adar, duquel il est dit : “ Pour les Juifs, ce fut lumière, joie allégresse et honneur ”. Nos Sages expliquent : “ La lumière, c’est la Torah ” et puisse donc Dieu faire que cette Torah et la manière de l’étudier conduisent à l’action, à la lumière “ pour tous les enfants d’Israël, en leur demeure ”(4). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela.

Notes

(1) A l’époque de Yochoua. Les autres villes, par exemple Jérusalem, célébrent Pourim le lendemain,

15 Adar. (2) L’un des mouvements de jeunesse d’Erets Israël. (3) Le résultat est à la mesure de l’effort. (4) Comme ce fut le cas lors de la sortie d’Egypte.

Lettre n°7235

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7235, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Adar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je fais réponse à votre lettre de ce vendredi, dans laquelle vous m’interrogez sur la décision hala’hique du Tséma’h Tsédek relative à la barbe(1). Ceci est longuement expliqué dans ses responsa, partie Yoré Déa, au chapitre 93. Et, vous verrez également ses commentaires sur le Talmud, au chapitre 3 du traité Makot, ses Pisskeï Dinim sur Yoré Déa, aux chapitres 181 et 182, de même que les explications merveilleuses qu’il énonce, dans ses notes, à propos du verset (Tehilim 78, 38) : “ Il est miséricordieux et absout… ”(2), soulignant l’importance de l’enjeu dans les mondes spirituels.

B) Le conseil qui peut être donné, pour la paresse et les mauvaises pensées est exposé dans le saint Tanya. Il convient de méditer à plusieurs thèmes, favorables en la matière, comme le dit le début du chapitre 41. Vous verrez également sa décision hala’hique au début du Choul’han Arou’h, début du chapitre 1, à propos du verset : “ J’ai placé l’Eternel en permanence face à moi ”.

C) Vous faites allusion aux trois études, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, en prétendant que ceci soulève la haine, ce qu’à Dieu ne plaise(3). Or, il en est de même pour toutes les parties de notre Torah, comme le soulignent nos Sages en précisant l’allusion que l’on peut découvrir dans le nom du mont Sinaï, sur lequel la Torah fut donnée : alors, “ s’abattit la haine… ”(4). Vous consulterez ce texte. Bien entendu, il n’est nullement suffisant d’étudier seulement ces textes-là de ‘Hassidout et uniquement ce qui concerne ce sujet. Il faut, en outre, fixer des moments, au pluriel, pour l’étude de la partie profonde de la Torah laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. L’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital au Chaar Ha Hakdamot montre à quel point une lacune, en cette étude, fait obstacle à la délivrance et prolonge l’exil de la Présence divine, tout comme celui des enfants d’Israël. Différents textes précisent cette notion, en particulier dans les livres du Gaon de Vilna. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7111. (2) Qui est lié aux treize Attributs de miséricorde, correspondant eux-mêmes aux treize points de la barbe. (3) Peut-être parce que les initiales de ces trois études, ‘Hitat, évoquent le verset : “ Et, il y eut la crainte (‘Hitat) de Dieu sur la terre ”. (4) D’Israël sur toutes les nations. En effet, Sinea, la haine, est phonétiquement proche du mot Sinaï.

Lettre n°7236

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7236, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar 5720,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants de l’institution scolaire, basée sur les

valeurs sacrées “ Ohaleï Torah ”, à Brooklyn, New York,

et, à leur tête, au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Mi’haël(1), que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait savoir que votre dîner de fête(2) doit avoir lieu le 6 Nissan prochain et voici ma réponse. Puisse Dieu faire que les préparatifs et donc les conséquences de cette importante réalisation reçoivent une considérable réussite, permettent d’obtenir une aide effective afin de renforcer l’institution Ohaleï Torah et de la développer, à la fois quantitativement et qualitativement. J’ai déjà souligné le caractère propice de cette année, qui marque le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov et l’on sait que lui-même commença son œuvre, avant même sa révélation, dans le domaine de l’éducation.

Bien plus, le Baal Chem Tov se consacra à l’éducation des enfants les plus petits. Il leur enseigna Amen Yehé Chemé Rabba(3), Bare’hou(4), la Kedoucha(5), comme le relata, à maintes reprises, mon beau-père, le Rabbi, soulignant l’importance de dispenser une éducation basée sur les valeurs sacrées. Grand est le mérite de chacun de ceux qui participent à renforcer et à développer une institution éducative basée sur les valeurs sacrées, Ohaleï Torah se trouvant à Brooklyn. Sans doute redoubleront-ils d’ardeur, en la matière, car nos Sages tranchent que “ l’on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté ” et “ à quiconque ajoute(6), on ajoute(7) ” dans tous les domaines du bien, matériels et spirituels à la fois. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.Teitelbaum. Voir, à son sujet, les lettres n°680, 702 et 6485. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7243. (3) La réponse au Kaddish. (4) Avant les bénédictions du Chema Israël. (5) Pendant la Amida. (6) Un effort pour servir Dieu. (7) Des bénédictions et des forces spirituelles.

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam