KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 7197 à 7216

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7197

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7197, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Chevat 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 Chevat. Vous comprendrez mon étonnement et ma surprise en constatant que vous ne me dites rien du jour de la Hilloula(1) et de la réunion ‘hassidique, à cette occasion. A n’en pas douter, quelque chose s’est passé en ce jour. Même si vous n’avez pas l’habitude d’écrire, en pareil cas, il n’est pas encore certain que vous ayez participé, car votre comportement n’est pas conforme à ce que nos maîtres attendaient des ‘Hassidim, comme ils l’expliquèrent eux-mêmes, depuis l’Admour Hazaken et jusqu’à mon beau-père, le Rabbi, dont nous célébrons la Hilloula.

S’agissant du contenu de votre lettre, vous faites allusion aux fiançailles(2). Or, il me semble vous avoir déjà signifié ma surprise devant votre hâte, dont la raison essentielle est l’âge de votre fille. Vous m’écrivez, en outre, que : “ elle est une excellente enseignante et, pour obtenir le diplôme qui convient, elle doit poursuivre ses études pendant quelques temps ”. Autre point, qui est essentiel, vous considérez qu’elle doit se fiancer maintenant et se marier dans deux ans ou un an et demi. Or, il n’y a nullement lieu de procéder de la sorte, car nos générations ne sont pas du tout comparables aux jours d’autant(3). Il n’y a donc pas lieu de perturber une jeune fille de son âge en lui parlant de fiançailles, suivis d’un mariage qui sera célébré plus tard. Bien entendu, il n’y a pas lieu d’envisager un mariage qui aura lieu dans quelques mois. Il semble que vous-même le sentiez bien. En conséquence, laissez-la donc se consacrer à ses études et à sa mission sacrée, celle de l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Que Dieu raffermisse sa réussite, en tout ce qui la concerne. Dans un an, ou même un peu plus, vous vous intéresserez à ces fiançailles. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Conformément à votre demande, je vous adresse la présente en passant outre à la file d’attente.

Notes

(1) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (2) De la fille du destinataire de cette lettre (3) C’est, en effet, de cette façon que se passaient les mariages, à l’époque du Talmud.

Lettre n°7198

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7198, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Chevat 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la quatrième lumière(1) que je viens de recevoir car, semble-t-il, celle-ci a été envoyée par courrier ordinaire. Vous me parlez d’un prisonnier qui ne veut pas présenter une demande de grâce, afin de ne pas donner l’impression qu’il est coupable d’une faute qu’il n’a pas commise. Il me semble qu’en pareil cas, la demande peut émaner de son épouse ou bien d’un autre membre de la famille, ce qui écarte tout risque de l’interpréter comme un aveu. En l’occurrence, la famille doit recevoir les moyens de sa subsistance, ce qui explique d’autant mieux l’écart d’une telle interprétation(2). En outre, il faut expliquer à ce prisonnier qu’en étant libre, il aura plus facilement et plus rapidement la possibilité de faire la preuve de son innocence.

J’ai reçu, en leur temps, vos salutations qui m’ont bien été transmises. Vous ne m’écrivez rien en ce qui vous concerne personnellement. J’espère que tout va bien et que vous allez bien. Votre mission est basée sur l’amour du prochain. Or, les Préceptes : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” et : “ Tu aimeras l’Eternel ton Dieu ” ne font qu’un, comme l’explique l’Admour Hazaken(3), se fondant sur la ‘Hassidout, qui est l’enseignement du Baal Chem Tov. Le mérite de cette mission vous protégera donc, en tout ce qui vient d’être dit et pour consentir un ajout, en bonne santé, dans la tranquillité de l’esprit et du corps. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) De ‘Hanouka. (2) Se présenter comme coupable ferait que, par la suite, il aurait des difficultés à retrouver du travail. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°6004 et 6633.

Lettre n°7199

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7199, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Chevat 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, aux multiples

connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du jeudi soir, avant-veille du Chabbat Chira(2), qui faisait suite à une interruption inhabituelle de vos correspondances et j’en étais déjà inquiet. Peut-être la raison en est-elle ce que vous mentionnez à la fin de votre lettre, le décès de votre frère, qui reposera en paix. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous ne m’annonciez que de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, toujours et tous les jours. Vous faites référence à la question du grand Rabbinat(3). Bien entendu, je suis d’accord avec votre décision, pour la raison que vous m’écrivez et pour bien d’autres encore. Je vous remercie pour les détails que vous me communiquez, à ce sujet.

Hier, quelques heures avant de recevoir votre lettre, j’ai reçu la visite d’un représentant de la “ claims conference ”(4) et du Rav Yochoua Hutner(5). Ils sont venus séparément, chacun n’ayant pas été prévenu de la visite de l’autre. Bien entendu, j’ai parlé, avec l’un et l’autre, de l’Encyclopédie talmudique. Ce représentant a expliqué que son institution a, encore une fois, changé de position. Elle apprécie cette œuvre et désire lui apporter sa contribution. Elle a émis le vœu que sa parution soit plus fréquente, comme si cela faisait obstacle à l’octroi de cette subvention. J’ai exposé cet argument au Rav Yochoua qui m’a répondu que ces deux éléments ne sont pas liés, car pour préparer les différents articles de l’Encyclopédie, il est très important de disposer d’une subvention plus large. En effet, plus l’équipe de rédaction sera nombreuse, plus l’édition sera prête rapidement. J’ai demandé pourquoi il devait en être ainsi, puisqu’il s’agissait uniquement d’une première version de ces articles. Vous-même m’écrivez que la cadence de parution des volumes est suffisamment rapide, compte tenu de vos possibilités. Il m’a répondu qu’il espérait pouvoir réduire les délais de corrections, d’amélioration du texte ou même de sa réécriture, lorsque les rédacteurs des articles s’habitueront à leur travail et s’investiront plus encore dans leur tâche. Il a ajouté que la première version de ces articles est prête jusqu’à la lettre Aïn et, si la subvention est suffisante, on peut espérer qu’en quatre ou cinq ans, soit la période de fonctionnement de cette “ conference ”, vous pourrez achever entièrement cette première édition.

Bien entendu, je ne sais pas ce qu’il en est réellement, mais je lui ai aussitôt répondu que, connaissant les conceptions des membres de la “ conference ”, cette nouvelle sera pour eux du meilleur effet. Il faut donc les informer de ces deux points, l’existence d’une première version jusqu’à la lettre Aïn, d’une part, ce qu’il faudra sûrement pouvoir justifier et, plus encore, l’existence d’un programme pour achever cette première version en trois ou quatre ans, d’autre part. Nous avons conclu qu’à l’approche du moment de formuler ces requêtes, vous me ferez part de la situation et peut-être même enverrez-vous ici une copie de la demande que vous présentez à la “ claims ”. Je vous serais reconnaissant si vous-même, de votre côté, me décriviez la situation actuelle. Vous me direz aussi, discrètement, si, parmi les membres de cette organisation se trouvant dans la ville sainte de Jérusalem, certains connaissent l’avancement en ce sens, de temps à autre, de sorte que votre travail en soit facilité et que les volumes paraissent plus fréquemment.

Vous m’interrogez sur le fait que : “ le dixième sera sacré ” en tout état de cause(6), ce qui veut dire que, quand neuf éléments sont réunis, le dixième est désigné par une révélation céleste. Il semble que vous souhaitiez comparer cette situation au fait que : “ Vous compterez cinquante jours ”, alors que concrètement, on n’en compte que quarante neuf(7). Néanmoins, on ne parle de révélation s’effectuant d’elle-même que pour le chiffre cinquante, correspondant à la Sefira de Bina, de l’analyse raisonnée, mais non pour le chiffre dix, lié à la Sefira de Mal’hout, de la royauté. Comme pour toute idée de l’enseignement profond de la Torah, on trouve, là aussi, une équivalence dans sa partie révélée. En effet, la sainteté du cinquantième jour provient totalement de ce niveau lui-même. Et, il est bien question ici de sainteté et non de temps, lequel s’écoule de lui-même. De ce point de vue, il n’y a donc pas de différence entre le cinquantième jour et tous les précédents. Il n’en est pas de même, en revanche, pour le prélèvement de la dîme, qui implique, tout au moins une action. Mais, en tout état de cause,

A) celle-ci n’émane pas de l’homme, mais bien de l’objet lui-même qui est ainsi consacré, ou bien(8)

B) celle-ci n’émane pas de l’homme, mais de l’animal, qui sort de l’étable et change ainsi l’endroit où il se trouve, ou encore s’écarte des autres du fait du compte établi par l’homme.

Selon les notions développées par la ‘Hassidout, on peut expliquer : “ le dixième sera sacré ” par le fait que le Séfer Yetsira mentionne uniquement trois éléments fondamentaux de la matière(9), mais non la terre(10), laquelle est incluse dans les trois précédents. Ainsi, si l’on fait bouillir de l’eau sur le feu, le vent les sépare et les rejoint à la fois, de sorte que l’action conjointe de ces trois éléments fait apparaître dans l’eau un peu de poussière, mais tout cela ne sera pas développé ici, d’autant que, pour l’heure, je n’ai pas trouvé de texte exposant clairement tout cela. Je conclus par la manière dont vous-même introduisez votre lettre. J’observe, en effet, que vous écrivez 5720, Tav, Chin, Kaf, avec un Kaf allongé. Or, il se trouve que j’ai déjà répondu, à ce sujet, à quelqu’un qui m’interrogeait(11). Puis, j’ai entendu dire qu’il y avait une controverse, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, à propos du Kaf allongé et du Kaf recourbé. Vous consulterez donc le Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la page 35c et les responsa Héchiv Moché, au paragraphe 1. Je vous joins une copie de la lettre que j’ai dernièrement écrite à quelqu’un. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, à la fois de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°7066. (2) Le Chabbat Parchat Bechala’h. (3) D’Erets Israël. Voir, à ce propos, la lettre n°6967. (4) Chargé du dédommagement des victimes de la barbarie nazie et, qui, au titre des réparations, finança également l’édition de l’Encyclopédie talmudique, du Rav Zevin. (5) Collaborateur du Rav Zevin pour la rédaction de l’Encyclopédie talmudique. (6) Voir, à ce sujet, les lettres n°7186, 7333 et 7356. (7) Jours de l’Omer, le cinquantième étant une révélation céleste. (8) Selon qu’il s’agit de la dîme des objets ou de celle des animaux. (9) Voir, à ce sujet, la lettre n°6903. (10) Généralement définie comme le quatrième, les trois premiers étant le feu, le vent et l’eau. (11) Voir la lettre n°7190.

Lettre n°7200

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7200, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Chevat 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 20 Chevat et à celle qui la précédait. Je reprends, dans l’ordre, les questions que vous m’avez posées(1) :

A) Il est dit que : “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” et ceci est : “ un grand principe de la Torah ”. Il en résulte qu’un Juif doit s’intéresser à ce qui advient à un autre Juif. Bien plus, selon les termes du verset : “ Chacun viendra en aide à son frère ”.

B) Ma manière de répondre aux questions qui me sont posées est la suivante. Il nous a été enjoint d’être clair, comme le soulignent nos Sages. Parfois, cela nécessite un développement, par exemple pour citer un exemple ou une conclusion que l’on peut conserver pour des domaines similaires ou encore pour la question posée proprement dite. Mais, tous les problèmes personnels et toutes les périodes ne sont pas identiques, de ce point de vue(2).

C) Vous avez rencontré, dans un certain milieu, des personnes d’une grande élévation et il vous semble qu’il n’ont pas leur pareil, dans un autre milieu. Je suis surpris par votre conclusion, car vous connaissez sûrement l’enseignement de nos Sages selon lequel il convient de considérer chacun d’une manière favorable. Vous connaissez également la sentence de nos Sages, qui dit : “ Qui est le sage ? Celui qui apprend de tout homme ”. Vous consulterez également l’enseignement du Baal Chem Tov, qui est imprimé dans les additifs des mémoires de mon beau-père, le Rabbi, à la page 344. Il est clair que de nombreux hommes ont des défauts, parfois même évidents. Pour autant, les termes de la Michna s’appliquent également à eux. Néanmoins, il faut tirer un enseignement de leurs qualités et non de leurs défauts, même apparents. Ceci exprime, globalement, ma position en la matière. Plus précisément, il est dit que : “ dans deux cents pièces, il y en a cent ”. Il en est ainsi, bien entendu, dans tous les domaines. Il en résulte que, lorsqu’un certain milieu apprend tout ce qui est étudié dans un autre milieu, mais, en outre, intègre à son programme une autre matière, qui renforce la crainte de Dieu, il est inconcevable, selon le bon sens immédiat, que cette étude supplémentaire remette en cause l’ensemble du programme. Bien plus, l’étude de notre sainte Torah conduit à l’action, ce qui veut dire que la situation ne peut pas être celle que vous décrivez. Vous avez seulement l’impression qu’il en est ainsi et la raison en est vraisemblablement celle qui est énoncée au début de ce paragraphe. Quand vous rencontrez un érudit, c’est-à-dire quelqu’un qui se consacre à la compréhension, vous recherchez en lui les qualités d’un homme qui prie avec ferveur, de la meilleure façon. De même, quand vous observez quelqu’un qui prie avec ferveur, vous vérifiez s’il se distingue par sa compréhension(3).

D) Vous me demandez si vous devez être l’ami de telle personne et correspondre avec elle. Or, vous lui trouvez de nombreuses qualités, desquelles vous pouvez tirer un enseignement. Il est donc bien évident qu’une telle correspondance est justifiée.

E) Vous citez le sentiment que l’on éprouve, pendant la prière, envers le mal dont on pense s’être libéré, un tel résultat émanant des Bienfaits célestes et cachés, comme l’explique, en particulier, une lettre de l’Admour Hazaken. Comme je le disais dans ma précédente lettre, différents textes définissent la prière et la requête d’être délivré du mal. De fait, tel est bien son objet essentiel, mais cela ne contredit pas l’explication que vous citez, selon laquelle un homme doit effectivement prier pour en être libéré. S’il en est ainsi, il faut l’accepter avec joie, comme un bienfait évident, puisque ce résultat a alors été obtenu. Il s’agit donc d’un bien émanant du monde caché. Mais, avant que l’on sache si l’on a été exaucé, cette possibilité demeure(4), pour une quelconque raison. Si l’on prie, on peut en annuler la cause et ne pas devoir recourir à la purification qui est définie par Iguéret Ha Kodech, au chapitre 22, dès lors que “ la souillure des filles de Tsion ” a disparu, grâce à cette prière et à cette requête. Vous consulterez ce texte d’Iguéret Ha Kodech selon lequel on ne peut fuir, trouver de l’aide ou faire intervenir un avocat. En revanche, il n’exclut nullement que le fils s’adresse directement à son Père. Bien au contraire, il souligne que cette démarche est essentielle. Selon le rituel bien connu de la prière, “ La faute que j’ai commise devant Toi, efface-la par Ton immense miséricorde, mais non par…(5) ”. C’est l’idée qui est développée ici.

F) Avez-vous le droit de porter un jugement sur votre prochain, d’affirmer qu’il prie avec ferveur ou qu’il ne le fait pas ? Il est clair que cela est permis dans la mesure où cela présente un intérêt pour soi-même ou pour l’autre. Vous consulterez, à ce sujet, l’enseignement du Baal Chem Tov sur l’affirmation de nos Sages, précédemment citée : “ Qui est le Sage ?...(6) ”.

G) Il est bien évident qu’une réflexion précise permet d’expliquer un concept à son âme animale et, bien au contraire, telle est la finalité véritable de la prière ou, plus globalement, le service de Dieu qui est attendu de l’homme. Celui-ci est assumé : “ de tout ton cœur ”, c’est-à-dire : “ par tes deux penchants ”(7). La Torah et les Mitsvot doivent être accomplies au moyen de ce qui se trouve ici-bas, car il est dit que : “ elle ne se trouve pas dans le ciel ”.

H) Un moyen de méditer à la signification des mots(8) ou bien de les ressentir est le suivant. Tout d’abord, il est clair que, si on lui consacre plus de temps, ce sentiment se développe. Par ailleurs, s’il est impossible de lui accorder plus de temps, on peut répartir une méditation en plusieurs étapes. On connaît, par exemple, le récit de mon père, le Rabbi(9) sur la manière dont priaient les ‘Hassidim appartenant à la première catégorie. Chaque jour, ils méditaient à une certaine partie de la prière, de la manière la plus profonde, puis, le lendemain, ils choisissaient un autre passage.

I) Vous dites que vous avez un doute sur la manière dont je considère telle personne, qui réunit…(10). Je suis surpris et même peiné que vous me soupçonniez de cela, alors que la Hala’ha est clairement tranchée par le Choul’han Arou’h selon laquelle “ la voix d’une femme…(11) ” et “ la mixité…(12) ”. J’en suis d’autant plus surpris que je l’ai écrit et souligné, à maintes reprises. Il y a là un point fondamental de la Torah de Dieu et de ses Mitsvot, en particulier de la ‘Hassidout, soulignant que l’on doit aimer les créatures et les rapprocher de la Torah, mais non rapprocher la Torah d’elles, ce qu’à Dieu ne plaise, en l’adaptant à ce qu’ils sont en mesure d’accepter. J’ai ajouté, en outre, qu’une décision hala’hique de la Torah est l’expression de la Volonté de Dieu. Différents textes de notre sainte Torah et, en particulier, de la ‘Hassidout, l’établissent clairement. Il est bien évident qu’un homme de chair et d’os ne peut pas faire commerce de la Volonté du Saint béni soit-Il.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Et, ce que vous déciderez pour le centre de vacances des enfants connaîtra la réussite, à la fois matérielle et spirituelle. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7141. (2) Certains s’y prêtent plus, d’autres moins. (3) Chez celui qui se distingue par son intellect, on recherche, avant tout, l’émotion et vice versa. (4) Le mal peut conserver sa force. (5) Des souffrances et des terribles maladies. (6) Celui qui reçoit l’enseignement de tous. (7) Le bon et le mauvais. (8) De la prière. (9) Voir, à ce sujet, les lettres n°6628 et 6654. (10) De très nombreuses personnes, à ses concerts. (11) Est considérée comme un état de nudité. (12) Des hommes et des femmes est rigoureusement interdite.

Lettre n°7201

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7201, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Chevat 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre de jeudi soir, veille du 20 Chevat. Je suis surpris que vous ne me disiez rien du jour de la Hilloula(2). A n’en pas douter, vous avez pris part à la réunion ‘hassidique, à cette occasion et vous avez pris de bonnes décisions, dont la trace se marquera à l’évidence, tout au long de l’année.

Vous me demandez comment organiser une Bar Mitsva dont la date est le 15 Nissan(3). En tout état de cause, il est bien clair qu’au jour du treizième anniversaire, une célébration joyeuse doit être fixée, surtout d’après ce qui est expliqué par le Zohar ‘Hadach, à la Parchat Béréchit, montrant la grande joie inhérente à un tel jour. S’agissant de la fête, à laquelle de nombreuses personnes pourraient participer, vous prendrez conseil sur place, car tout dépend des conditions, des personnes et du lieu.

En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. C’est vous qui m’avez transmis cette requête et puisse donc Dieu faire que vous m’en donniez de bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction pour transmettre ces bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Y.Shmotkin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°6927, 7224 et 7368. (2) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (3) Premier jour de la fête de Pessa’h.

Lettre n°7202

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7202, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[23 Chevat 5720]

J’ai pris connaissance, avec surprise, dans votre lettre, de votre longue analyse concernant le médecin. Cessez donc toutes ces recherches ! Consacrez plutôt ce temps à l’étude de la Torah, avec crainte de Dieu, à sa partie révélée et à la ‘Hassidout ! Ayez une attitude conforme au verset : “ Tu seras intègre envers l’Eternel ton Dieu ” !

Lettre n°7203

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7203, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Mardi 25 Chevat 5720,

Brooklyn, New York,

A l’association de bienfaisance “ Ceux qui

gardent le Chabbat ”, à Brooklyn, New York,

que Dieu vous accorde longue vie.

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, que votre association organise un repas de Melavé Malka, à l’issue du Chabbat Parchat “ Si tu prêtes de l’argent à Mon peuple ”(1), premier jour de Roch ‘Hodech Adar, afin de vous renforcer mutuellement en votre sainte mission, celle de la bienfaisance, Attribut du Créateur du monde, Qui le dirige. En effet, nos Sages nous enjoignent d’adopter les Attributs du Saint béni soit-Il. Ils précisent, en outre, dans le traité Sotta 14a, que vous consulterez : “ la Torah est introduite par un acte de bienfaisance, ainsi qu’il est dit : ‘Et, l’Eternel Dieu fit à l’homme et à son épouse des tuniques de cuir, dont Il les revêtit’ ”. Bien plus, les plus grands parmi les commentateurs considèrent que ce verset exprime “ l’amour du Saint béni soit-Il et Sa pitié envers Ses créatures. Bien qu’elles avaient fauté, Son amour ne s’en trouva pas réduit pour autant. Lui-même s’efforça de remédier à leur état et de leur prodiguer Ses bienfaits ”. Ces Sages soulignent, en outre, que cette interprétation doit être considérée comme le sens simple du verset, comme l’affirme le Be’hayé, commentant le verset Béréchit 3, 21.

On peut en déduire ce qu’il en est réellement et la raison pour laquelle nos maîtres, depuis le Baal Chem Tov, dont nous célébrons le bicentenaire de la Hilloula, ses disciples, l’Admour Hazaken en particulier et jusqu’au chef de notre génération, mon beau-père, le Rabbi, ont tous souligné l’importance de l’amour du prochain, envers chacun et chacune, y compris de simples créatures(2), comme l’explique le Tanya au chapitre 32. Puisse Dieu faire que chacun, au sein de tout Israël, s’acquitte de ce qui lui incombe, en tout ce qui concerne la bienfaisance, la Torah et le service de Dieu, afin d’écarter “ l’autre côté ”(3), celui du serpent originel et de le transformer.

En cela également, on suit les voies du Saint béni soit-Il, comme le précise le Targoum Yonathan Ben Ouzyel, à propos du verset précédemment cité : “ L’Eternel Dieu fit des vêtements précieux de la peau du serpent qu’Il avait renvoyé ”. Vous consulterez les notes du Tséma’h Tsédek, dans son Séfer Dére’h Emouna, à propos de ce verset. C’est de cette façon que peut s’accomplir l’Injonction figurant au début de la Paracha de la semaine qui commence par : “ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”, comme l’explique longuement la séquence de discours ‘hassidiques intitulée : “ Je suis venu dans mon jardin ”, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui fut éditée pour sa propre Hilloula. Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) La Parchat Michpatim. (2) Celles qui n’ont d’autre qualité que d’avoir été créées par Dieu. (3) Celui du mal.

Lettre n°7204

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7204, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Chevat 5720,

Brooklyn,

Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

assume une mission sacrée, le Rav Naftali(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu la lettre que vous avez commencé à écrire le 10 Chevat, date de la Hilloula(2) et qui, semble-t-il, a été expédiée quelques jours plus tard. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez encore de bonnes nouvelles, qui seront, comme le disent nos Sages, “ bonnes pour les cieux et bonnes pour les créatures ”, d’un bien qui fournit des fruits, de manière sans cesse accrue et toujours plus lumineuse. Il est certain que du 10 Chevat au jour de l’expédition de votre lettre, différents points se sont ajoutés et plus encore jusqu’à la réception de la lettre, d’autant que cette année est celle du bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov. Il en est de même pour les jours séparant la Hilloula du mois d’Adar, de Pourim et de la période suivante, qui ont été transformés en joie et en festivités, tout comme le fut ce qui a trait à “ l’autre côté ”(3), “ en ces jours-là, à cette époque-ci ”. Puisse Dieu faire que ceci se prolonge tout au long de l’année, dans tous les domaines du monde, en obtenant la révélation dans l’âme. On sait, en effet, que les trois dimensions de la création sont l’espace, le temps et l’âme, c’est bien évident. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Vous faites référence aux accompagnateurs(4) du côté de la mariée. S’il n’y a pas de coutume spécifique, dans votre famille, il serait bon qu’il s’agisse d’un couple marié, qui, avec la mère et son mari, entourera le marié(5). Il est bien connu et établi que, selon notre coutume, le marié, sous le dais nuptial, porte le Kitel(6). De ce fait, il ne le portera pas pour le premier Yom Kippour suivant son mariage et il commencera à le faire uniquement à partir de l’année suivante. De même, sous le dais nuptial et pendant la prière de Min’ha qui précède la cérémonie, au cours de laquelle on dit le Al ‘Heth(7), puis pour toutes les prières suivant le mariage, on porte une ceinture de prière. De même, vous connaissez l’usage qui consiste à dénouer tous les nœuds se trouvant dans les vêtements du marié, par exemple la cravate ou les lacets. En outre, le marié n’aura pas, dans sa poche, des objets en argent, en or ou des pierres précieuses, pendant la cérémonie du mariage.

Notes

(1) Le Rav N.Roth, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°7142. (2) Du précédent Rabbi. (3) Celui du mal. (4) Voir, à ce propos, le Séfer Ha Minhaguim ‘Habad, pages 75 et 76. (5) Sous le dais nuptial. (6) Un vêtement blanc que l’on porte d’ordinaire à Yom Kippour. (7) La confession des fautes, comme à Yom Kippour.

Lettre n°7205

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7205, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Chevat 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce lundi soir. Vous avez connaissance de la pratique juive selon laquelle, pour fixer la date et l’endroit d’un mariage, les deux parties doivent se concerter. Puisse Dieu faire que la décision que vous prendrez soit en un moment bon et fructueux, en un endroit judicieux et favorable. Lorsque vous aurez pris cette décision, vous envisagerez également les documents et les diplômes nécessaires, bien entendu en consultant les avocats qui gèrent ce dossier.

Il est clair que l’idée d’achever au moins la première partie du Yoré Déa et de recevoir l’ordination rabbinique, à ce propos, est tout à fait judicieuse. Mais, ceci n’est pas lié à la manière dont vous gagnerez votre vie.

De même, il est clair qu’il n’y a pas lieu de repousser cette étude jusqu’à après le mariage. Il faut, bien au contraire, s’y consacrer au plus vite. Ainsi, au bout d’un certain temps, vous serez en mesure de décider quand il faudra l’arrêter. Conformément à la décision hala’hique s’appliquant à un Cho’het, qui doit être respectée en tout état de cause, j’ai bon espoir que vous connaissez d’ores et déjà les lois de la Che’hita, lesquelles sont une partie importante du Choul’han Arou’h, Yoré Déa, tome 1. J’espère aussi que vous avez un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout, chaque jour et, d’une manière plus intense, pendant le Chabbat, qui est “ consacré à Dieu ”. Différents textes en établissent l’importance. S’agissant de votre logement, il est évident que vous devez préparer une demeure provisoire puis, par la suite, en choisir une qui sera définitive. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°7206

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7206, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[26 Chevat 5720]

Vous me décrivez brièvement les actions menées et les réunions ‘hassidiques, au sein des ‘Hassidim et de ‘Habad. Sans doute, poursuivrez-vous tout cela, comme vous le précisez à la conclusion de votre lettre. Puisse Dieu faire qu’en la matière, vous avanciez d’une étape vers l’autre, jusqu’à ce que se réalise : “ Et, tu te répandras… ”(1). Vous m’en donnerez de bonnes nouvelles de même, bien entendu, que de ce qui vous concerne personnellement, les deux domaines étant liés(2).

De fait, nous sommes à la veille de Roch ‘Hodech Adar. De l’ensemble de ce mois, il est dit : “ Il fut transformé en joie et en fête ”, y compris en tous les aspects malencontreux qu’il comporte. Et, ces jours, quand ils sont “ commémorés ”, sont également “ revécus ”, de la manière qui convient. C’est bien évident.

Notes

(1) “ A l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”. (2) L’avancement, dans les préoccupations communautaires, est conditionné par la participation aux activités communautaires.

Lettre n°7207

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7207, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Chevat 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 21 Chevat, dans laquelle vous me décrivez brièvement les actions menées par ‘Habad, les réunions ‘hassidiques et surtout le renforcement de l’étude de notre sainte Torah, Torah de vie. Un ajout en ce sens doit donc être effectué, d’après l’Injonction selon laquelle il faut connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. J’espère que, conformément à l’affirmation de nos Sages, cette étude conduira effectivement à l’action, à raffermira l’accomplissement concret, jusque dans l’existence quotidienne.

Puisse Dieu faire que la trace de ces réunions ‘hassidiques et des décisions prises, de l’émotion que l’on a éprouvée en ce moment propice, exerce son effet pendant les jours, les semaines, les mois qui suivent, afin d’avancer d’une étape vers l’autre, de sorte que “ tu te répandras ”(1). Vous influencerez également vos amis en leur parlant et, avant tout, en leur donnant un bon exemple. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Vous m’interrogez sur le sens de : “ Et, tu te répandras… ”(2). Or, vous êtes un élève de la Yechiva et il est donc clair que votre rôle essentiel est l’étude de la Torah. Néanmoins, nos Sages affirment que “ celui qui prétend ne posséder que la Torah… ”(3). Il est donc indispensable, au moins de temps à autre, d’assumer concrètement une telle mission, y compris d’une manière concrète. Et, “ rien ne résiste à la volonté ”.

Notes

(1) “ A l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”, conformément au slogan de l’année 5719-1959. (2) Sur la nécessité de prendre part à la diffusion des Mitsvot. (3) “ Ne possède pas même la Torah ”. Parallèlement à l’étude, une autre activité reste donc concevable.

Lettre n°7208

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7208, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Chevat 5720,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chaoul Issa’har(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 24 Tévet, date de la Hilloula de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah. Vous me parlez de la lecture de Vaye’hal(2), par exemple en un jour de jeûne. Je n’ai pas reçu d’instruction orale(3), à ce propos et, de ce que j’ai trouvé dans les responsa, les notes de nos maîtres et les commentaires des derniers Sages, j’ai tiré la conclusion et établi la pratique dans le recueil de coutumes qui est ajouté à la Rechima sur Meguilat E’ha(4). Vous consulterez ce texte et ses références. J’ajouterai ce qui a été porté à ma connaissance après cette publication : les responsa Tsafnat Paanéa’h, tome 2, au chapitre 31, les responsa Min’hat Its’hak, du Rav Weiss de Manchester, au chapitre 65. Mais, en tout état de cause, nous devons nous en tenir à la décision hala’hique du Tséma’h Tsédek, puisqu’en tout endroit, nous sommes “ dans l’endroit de Rav ”(5).

Je vous remercie de m’avoir adressé le livre Michméret Chalom, que vous avez édité. Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous diffusiez les usages des disciples du Baal Chem Tov et des disciples de ses disciples, au sein de la diffusion des sources(6), en général et comme le dit le Baal Chem Tov lui-même, dans sa sainte lettre, jusqu’à ce que celles-ci parviennent à l’extérieur. C’est de cette manière que l’on hâte la venue du roi Machia’h, comme l’explique cette lettre. Dernier point, qui suscite le plus grand intérêt, j’ai été satisfait de recevoir vos salutations par l’intermédiaire de votre fils, le Rav Avraham Yochoua. J’ai reçu également les salutations de nos frères, les enfants d’Israël qui se trouvent là-bas(7) et vous devez comprendre ce que je veux dire. Puisse donc Dieu faire que vous et votre épouse me communiquiez de bonnes nouvelles, d’un bien véritable, dans tous les domaines, y compris, bien évidemment, de la satisfaction que vous concevrez de vos enfants, une satisfaction juive et traditionnelle. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav C.I. Bick, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°6744. (2) Chemot 32, 11-14 et 34, 1. (3) Vraisemblablement du précédent Rabbi. (4) Voir aussi le Séfer Ha Minhaguim ‘Habad, à la page 45. Voir aussi, à ce sujet, la lettre n°6086. (5) Et, disent nos Sages, “ dans l’endroit de Rav, la Hala’ha est tranchée selon l’avis de Rav ”, en l’occurrence du Tséma’h Tsédek. (6) De la ‘Hassidout. (7) De l’autre côté du rideau de fer.

Lettre n°7209

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7209, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Chevat 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav ‘Haïm Yossef Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

Nous sommes à proximité du mois d’Adar, qui a un caractère fructueux pour les enfants d’Israël en tout ce qui les concerne. Puisse donc Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tous les points à propos desquels vous m’écrivez, concernant à la fois la santé du corps et celle de l’âme, comme l’explique également la ‘Hassidout et l’on connaît, à ce propos, l’explication du Baal Chem Tov, dont le bicentenaire est célébré cette année, à propos du verset : “ Quand tu verras…, tu lui viendras en aide ”, c’est-à-dire précisément au corps(2). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Vous m’interrogez sur la Michna, au début du chapitre 8 du traité Baba Kama. Comment comprendre le commentaire de Rachi selon lequel une évaluation est faite pour un serviteur juif, d’après les remarques formulées par le Maadaneï Yom Tov et les Tossafot Rabbi Akiva Eiger ? De fait, leur avis est le même que celui du Tiféret Yaakov sur la Michna, à cette référence. Voici ce que l’on peut dire de leur question :

A) le vendeur est lui-même libéré à l’occasion du jubilé,

B) l’avis de la Michna doit être identique à ce que dit le paragraphe : “ pour les Sages comme pour Rabbi Eliézer ”, selon lequel le vendeur lui-même n’est libéré qu’à la sixième année, comme le dit le traité Kiddouchin 14b. A mon humble avis, le commentaire de Rachi exclut l’interprétation selon laquelle une évaluation est faite pour le serviteur juif. En effet, tous les Juifs, en la matière, ne sont pas identiques. En effet, il est interdit de leur confier des travaux dégradants, puisqu’il est précisé : “ Il se sent bien avec toi ”. Du reste, c’est précisément pour cela que l’on parle ici de serviteur juif, comme le constate le Maadaneï Yom Tov qui s’interroge à ce sujet. En l’occurrence, on évalue ici la différence entre une vente progressive(3) et une vente immédiate. On soustrait ensuite la différence. C’est bien évident.

Notes

(1) Le Rav H.Y. C.

Greenwald, de Jérusalem. (2) Le Baal Chem Tov souligne que le corps ne doit pas être brisé par des jeûnes et des mortifications. Bien au contraire, il doit accompagner l’âme dans son service de Dieu. (3) En plusieurs étapes, à terme.

Lettre n°7210

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7210, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Chevat 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Chevat et à celle qui la précédait. Me trouvant hier(1) près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, auprès duquel je me rends avant chaque Roch ‘Hodech, j’ai mentionné les points à propos desquels vous m’avez écrit, de même que votre épouse. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, de tout ce que vous m’écrivez.

Bien plus(2), nous approchons du mois d’Adar, qui est fructueux pour les Juifs et pour tout ce qui les concerne, d’un bien visible et tangible. On connaît, en effet, la supériorité de Pourim par rapport à Pessa’h, comme l’expliquent le Toureï Zahav sur le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, chapitre 670, au paragraphe 6 et l’introduction du Chaareï Ora. Là encore, ceci se révélera ici-bas, d’une manière concrète, moralement et physiquement. Le mérite de votre activité pour l’éducation basée sur les valeurs sacrées, vous protégera, à n’en pas douter. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, dans la joie et l’enthousiasme, de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) A l’occasion du “ petit Yom Kippour ” en l’occurrence avancé au jeudi, la veille de Roch ‘Hodech étant un Chabbat. (2) Une même lettre fut adressée à de nombreuses personnes. Voir aussi la lettre n°7223.

Lettre n°7211

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7211, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Adar 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, m’informant de la date de votre anniversaire. Sans doute avez-vous adopté, à cette occasion, la coutume dernièrement prise par les ‘Hassidim, consistant à donner de la Tsédaka, au jour même de l’anniversaire, avant Cha’harit et Min’ha, ou bien la veille de cette date, si c’est un Chabbat ou une fête, à y fixer une étude supplémentaire de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, à être appelé à la Torah, le jour même de l’anniversaire ou bien le Chabbat qui le précède, à apprendre les trois études fixées pour ce jour, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya.

Dieu fasse que vous ayez une année de réussite dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Vous avez sûrement connaissance des trois études quotidiennes qui concernent chacun et portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous les adopterez, à l’avenir. Vous me demandez également un conseil à propos du temps que vous perdez. Vous apprendrez donc par cœur tout le premier paragraphe du Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 1. De temps à autre, vous le réviserez. De même, vous connaîtrez par cœur quelques chapitres de Michna et au moins un de Tanya. Vous consulterez votre guide spirituel pour le choix de ces chapitres.

Lettre n°7212

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7212, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar 5720,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

groupement de Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Vous préparez sûrement un programme détaillé qui vous permettra de profiter des jours de Pourim de la manière qui convient. Puisse Dieu faire que vous connaissiez une immense réussite, “ la lumière, la joie et l’allégresse et l’honneur ”, comme l’expliquent nos Sages. Un verset ne peut pas être départi de son sens simple et les actions menées pour la lumière, qui est la Torah, pour la joie qui est la fête seront réalisées dans la lumière, la joie, l’allégresse et l’honneur. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°7213

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7213, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar 5720,

Brooklyn,

Au comité des femmes ‘Habad, à Kfar ‘Habad,

Que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 19 Chevat. De façon générale, l’idée de publier un ouvrage sur les femmes ‘Habad de Terre Sainte est bonne. Bien entendu, celui-ci doit être rédigé dans la langue courante, parlée par la majeure partie des femmes et jeunes filles ‘Habad, en Terre Sainte. En effet, l’objectif de cette organisation est de rapprocher les femmes et jeunes filles juives issues de tous les milieux, d’une manière sans cesse accrue. Toutefois, il serait judicieux de prévoir également une rubrique en yiddish et une autre dans l’arabe parlé par les femmes et les jeunes filles de nos frères séfarades, venus du Maroc. Mais, il y a, en cela, une double condition. Le contenu de cet ouvrage doit être bien pensé et il ne sera en aucune façon rédigé à la hâte. Du reste, un recueil est déjà paru, ici, publié par les femmes et jeunes filles ‘Habad et vous en disposez sûrement. Ceci vous permettra, plus facilement, d’établir un programme, même si, bien évidemment, quelques aspects doivent être modifiés, par rapport à ce qui est publié ici, en fonction des conditions de la Terre Sainte.

Puisse Dieu vous accorder la réussite, en la matière, afin de développer l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad, en collaboration avec les autres institutions ‘Habad de Terre Sainte. Vous le ferez dans le calme, la joie et l’enthousiasme. La participation des femmes et jeunes filles juives a une grande valeur. Elle est particulièrement importante. Ceci apparaît également dans les jours de Pourim, qui approchent, puisque le miracle survint par l’intermédiaire de la reine Esther et de Morde’haï, le Juif, comme le relatent nos Sages. Avec ma bénédiction pour donner des nouvelles bonnes et détaillées de tout cela,

Lettre n°7214

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7214, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir, par les jeunes gens, distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu, élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, qu’ils ont visité l’école que vous dirigez, au jour même de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(2). Vous leur avez réservé un bon accueil et vous avez commenté, devant vos élèves et ceux qui reçoivent votre influence, le contenu de ce jour, lié à celui dont nous avons célébré la Hilloula(3). Par ailleurs, j’ai reçu la demande de bénédiction que vous avez signée. En un moment propice, celle-ci sera lue, près du saint tombeau de celui dont nous avons célébré la Hilloula.

Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous vous serviez des qualités que vous a accordées la divine Providence, afin de renforcer le Judaïsme et de le diffuser en tout endroit où s’exerce votre influence et, avant tout auprès de vos élèves, de ceux qui reçoivent votre influence. Vous le ferez avec une vitalité et un enthousiasme ‘hassidiques, de la manière qui convient à la compréhension des élèves, à leur âge, à leur perception de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses pratiques. De façon générale, nos Sages disent que : “ rien ne résiste à la volonté ”. Combien plus en est-il ainsi quand intervient le mérite de ce qui est public, de vos élèves et de ceux qui reçoivent votre influence. A notre époque, tel est le besoin du moment, insufflant l’ardeur à tout ce qui concerne un Juif ou une Juive, l’enthousiasme, le bien véritable et la lumière. Avec ma bénédiction pour une grande réussite, en tout cela et pour en donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav M.Salomon, de Re’hovot. (2) Le 10 Chevat. (3) Voir aussi la lettre suivante.

Lettre n°7215

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7215, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar 5720,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’organisation des élèves de

Yechivot, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 2 Adar, avec ce qui y était joint(1). Puisse Dieu faire que les dirigeants de votre organisation et tous ses membres connaissent la réussite en leur entreprise, la diffusion des sources(2) à l’extérieur, avec un succès immense et considérable. Nos maîtres et chefs, qui ont fait don d’eux-mêmes pour la diffusion de cet enseignement, invoqueront, à n’en pas douter, la miséricorde divine et ceci renforcera la bénédiction accordée par Dieu, en la matière, afin que vous réussissiez à la fois quantitativement et qualitativement.

Votre lettre a été rédigée pendant les jours propices du mois d’Adar, lorsque “ pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et honneur ”. Nos Sages expliquent que : “ la lumière, c’est la Torah… ”. Or, un verset ne peut être départi de son sens simple. Il en sera donc ainsi, dans la lumière, la joie, l’allégresse, l’honneur, au sens le plus littéral. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

N. B. : Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à M. M. Salomon(1). S’il a besoin d’une explication complémentaire, vous trouverez sûrement les mots qui conviennent pour la lui donner. Je vous joins aussi une reproduction de la causerie pour votre organisation.

Notes

(1) Voir la lettre précédente. (2) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7216

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7216, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Adar 5720,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Yehochoua(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous m’annoncez votre installation dans une nouvelle maison. Puisse Dieu faire qu’en changeant d’endroit, vous changiez également de Mazal, pour le bien et pour la bénédiction, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

Vous m’interrogez sur la Haggadah de Pessa’h, seconde édition parue à Kehot(2), selon laquelle les trois Matsot(3) correspondent aux réceptacles(4) et les six espèces(5), aux lumières. On peut le comprendre en fonction de ce qui est affirmé dans différents textes : les Attributs des sentiments et celui de la Royauté céleste sont eux-mêmes comparables aux lumières et aux réceptacles. En ces derniers, on distingue trois aspects, la profondeur, la partie médiane et la dimension superficielle.

Notes

(1) Le Rav Y.Albaum. Voir, à son sujet, la lettre 6041. (2) Dont le Rabbi est l’auteur. (3) Se trouvant sur le plateau du Séder. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3559. (5) Les deux herbes amères, le ‘Harrosset, l’os, l’œuf, le Karpas.

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam