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Iguerot Kodesh — lettres 7115 à 7134

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7115

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7115, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Kislev 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Kislev, dans laquelle vous me parlez de l’heure à laquelle vous vous couchez et de celle à laquelle vous vous levez. Vous me demandez si cette organisation est bonne ou bien s’il convient d’en changer. Le critère, en la matière, doit être celui qui est exposé dans les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, à propos d’un enseignant. Celui-ci ne doit pas rester réveillé, la nuit, s’il en résulte une impossibilité d’enseigner, le lendemain matin. Vous consulterez ces lois, chapitre 1, au paragraphe 12. Bien entendu, il en est de même pour l’étude personnelle. Le nombre d’heures de sommeil dont on a besoin n’est pas identique chez chacun. Tout dépend des caractéristiques physiques et des habitudes. En la matière, les mesures énoncées par nos Sages ne sont qu’une moyenne, s’appliquant à la majorité, critère que la Torah prend en compte.

Vous devez donc vérifier vous-même le nombre d’heures de sommeil dont vous avez besoin pour pouvoir étudier avec la tête claire, à votre lever. C’est en fonction de cela que vous déciderez quand vous coucher et quand vous lever. En tout état de cause, vous devez, bien entendu, respecter l’heure limite du Chema Israël du matin, en particulier pendant l’été. Sans doute intensifiez-vous, de temps à autre, le temps que vous consacrez à l’étude de la Torah, en général et à celle de la ‘Hassidout, en particulier. En effet, il nous est enjoint de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté et rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°7116

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7116, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Kislev 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yehouda Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 10 Kislev, date de la libération de l’Admour Haémtsahi, dont le mérite nous protégera. Vous m’écrivez qu’il vous semble, selon le début du courrier qui vous a été adressé, qu’il en existait au préalable une première version(2), mais que celle-ci a été corrigée par la suite. Ceci vous conduit à vous demander si une telle pratique est effectivement permise et vous discutez ce point. D’après ce que je me souviens, le Nom de Dieu n’était, d’emblée, pas écrit. Il n’y avait donc nullement là une instruction selon laquelle il fallait aller chercher ailleurs.

A ce propos, et d’autant que votre lettre a été écrite en un jour propice, comme je le disais, vous connaissez sûrement les propos du Ari Zal selon lesquels, quand ces jours sont “ commémorés ”, ils sont également “ revécus ”. Je voudrais donc vous souligner la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la ‘Hassidout chaque jour et, plus largement encore, pendant le saint Chabbat. Car si, en tout lieu et de tout temps il a dû en être ainsi, combien plus est-ce le cas à notre époque et en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Et, rien ne résiste à la Techouva. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Vous me demandez si une différence doit être faite entre ce qui est écrit à la main et ce qui est tapé à la machine. Vous semblez considérer que ce dernier cas est moins grave. Je pense, pour ma part, qu’il est, bien au contraire, plus grave. En effet, il est rédigé en lettres carrées(3), bien que celles-ci n’aient pas de Taguim(4), ce qui n’est pas le cas pour l’écriture. De fait, la plupart des derniers Décisionnaires considèrent qu’un livre imprimé est saint, comme le précise le Sdeï ‘Hémed, dans son coin du champ sur les principes, chapitre 4, paragraphe 38.

Notes

(1) Le Rav Y.L. Klapholts, de Jérusalem. (2) Il s’agit vraisemblablement d’un certain document, dont le destinataire de la présente s’est entretenu avec le Rabbi, lors d’une précédente correspondance. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°4044 et 7218. (4) Les fioritures se trouvant au-dessus des lettres dans le Séfer Torah.

Lettre n°7117

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7117, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Kislev 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos des poils de la barbe(1). A ce propos, vous expliquerez à votre épouse(2), à laquelle Dieu accordera longue vie, ce que dit, de la façon la plus tranchée, le Tséma’h Tsédek, Décisionnaire de la partie révélée de la Torah et de sa dimension profonde, dans ses Rechimot sur les Tehilim, parues à Brooklyn, en 5713(3) : “ C’est des treize éléments réparateurs de la barbe(4) qu’émane l’immense pitié de Dieu, de laquelle il est dit : ‘Il est miséricordieux’. Grâce à ces éléments de la barbe, la sévérité s’adoucit et tout devient agréable et doux ”.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7111. (2) Qui, vraisemblablement, s’opposait à ce que son mari porte la barbe. (3) 1953. (4) Dans la mesure où ils sont concernés.

Lettre n°7118

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7118, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[15 Kislev 5720]

Nous sommes(1) au jour de la pleine lune de ce mois de Kislev, le troisième selon le compte de la Techouva(2), correspondant au troisième de l’autre compte, celui des Justes, Sivan(3). Puisse donc Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles, d’une manière sans cesse accrue et toujours plus lumineuse, le point central en étant la diffusion des sources(4) à l’extérieur.

C’est en ce mois que nous célébrons le jour lumineux du 19 Kislev, Roch Hachana de la ‘Hassidout, selon l’expression du Rabbi Rachab, dans sa lettre bien connue, qui est imprimée dans le Hayom Yom, à la tête du 19 Kislev : “ Ce jour est le Roch Hachana de la ‘Hassidout que nous ont légués nos saints ancêtres, dont le mérite nous protégera. Celle-ci est l’enseignement du Baal Chem Tov ”.

Notes

(1) Une même lettre fut adressée à de nombreuses personnes. (2) Le troisième après Tichri, lorsque la Techouva est acceptée entre Roch Hachana et Yom Kippour. (3) Le troisième après Nissan, lorsque les enfants d’Israël, quittant l’Egypte, étaient tous considérés comme des Justes. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7119

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7119, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Kislev 5720,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Eliezer Yé’hyel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles, avec plaisir, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Zalman Yaffé. Votre demande de bénédiction sera lue, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que vous obteniez une complète guérison et la satisfaction de vos besoins matériels et spirituels. Puisse Dieu faire que vous ayez de bonnes nouvelles à me communiquer, d’autant que nous sommes dans les jours propices de ce mois de Kislev, date de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h(2) et période de ‘Hanouka, quand on dit : “ Et, pour les miracles… ”(3). De même, cette année est intrinsèquement propice, puisqu’elle marque le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov. Comme le disent nos livres, lors d’une Hilloula, la lumière de celui qui a quitté le monde se révèle d’une manière beaucoup plus forte.

Bien entendu, le souvenir et la mémoire, chez les Juifs, correspondent à ce que dit le verset : “ Ces jours sont commémorés et revécus ”, soulignant qu’il doit en résulter une action concrète, réalisée sous son influence. On sait que le Baal Chem Tov introduisit son œuvre en étant l’assistant d’un enseignant. Il conduisait, dans ses bras, les petits enfants à l’école. Il leur enseignait les bénédictions, le Chema Israël, Amen, Yehé Chemé Rabba. Simultanément, il révéla et enseigna les notions les plus profondes et les plus abstraites de la Torah et de sa dimension profonde, telles qu’elles doivent s’exprimer dans l’existence quotidienne, en se basant sur l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain. Dieu fasse que chacun d’entre nous introduise tout ce qui vient d’être dit dans sa vie de tous les jours, de la manière la plus intègre. De fait, c’est ainsi que l’on forge les canaux et les réceptacles révélant les bénédictions de Dieu dans la proportion la plus large, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav E.Y. Mandigorski. (2) Le 19 Kislev. (3) Dans la prière, afin de célébrer le miracle de ‘Hanouka.

Lettre n°7120

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7120, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Kislev 5720,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yé’hezkel Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, vos salutations par l’intermédiaire du distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Zalman Yaffé. J’ai eu également votre demande de bénédiction et, conformément à votre requête, je mentionnerai votre nom et celui de tous les membres de votre famille, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, d’après ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous m’en donniez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, en tous les domaines. Bien plus, nous sommes dans les jours propices du mois de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h et de la fête de ‘Hanouka, au cours de laquelle on allume des bougies en nombre croissant et avec une clarté sans cesse accrue. En outre, l’ensemble de cette année est propice, puisqu’elle marque le quatrième jubilé(2) de la Hilloula du Baal Chem Tov. Et, l’on sait que, lors du décès d’un homme, tout ce qu’il a accompli reçoit une plus grande élévation, avec encore plus de force et de vigueur.

Bien entendu, le souvenir doit être à l’origine d’une action concrète, dans l’existence quotidienne, en tout ce qui vient d’être mentionné, de sorte que ceci soit “ commémoré et revécu ”(3). Or, le début de l’œuvre sacrée du Baal Chem Tov, avant de se révéler, consista à être l’assistant d’un professeur. Il portait sur ses bras ces enfants purs, se consacrant à l’étude de la Torah, afin de leur enseigner l’alphabet ou les bénédictions du Chema, de leur donner une éducation basée sur les valeurs sacrées. Simultanément, il révéla aussi les lumières cachées de l’enseignement profond de la Torah, en diffusant les sources(4), y compris auprès de ceux qui se trouvaient encore à l’extérieur, afin de hâter les pas du roi Machia’h. Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre nous remplisse sa fonction et révèle tout cela, chaque jour de l’année, d’une manière concrète et avec la plus grande intégrité. C’est de cette façon que l’on forge également les canaux et les réceptacles permettant de recevoir les bénédictions de Dieu, en tous ses besoins, matériels et spirituels à la fois. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Y. Onsdorfer. Voir, à son sujet, la lettre n°803. (2) Le bicentenaire. (3) S’accomplisse de nouveau, comme la première fois. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7121

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7121, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Kislev 5720,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Binyamin(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 25 Mar’hechvan, dans laquelle vous me parlez de la diffusion des sources de ‘Habad à la radio, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h. J’ai bon espoir que vous et vos amis ne vous contenterez pas des acquis du passé, car, en tout ce qui concerne la Torah et la sainteté, il est une Injonction de connaître l’élévation. Il est donc toujours possible de faire mieux, de multiplier le saint et le bon, valeurs qui sont liées au Saint béni soit-Il Qui n’a pas de fin et pas de limite. Car, Il souhaite que l’homme et ses actions soient à Son image. Bien plus, cette année est propice pour cela, puisqu’elle marque le quatrième Jubilé(2) de la Hilloula du Baal Chem Tov. Alors, tout ce qu’il accomplit reçoit l’élévation avec encore plus de force et de vigueur. Or, c’est le Baal Chem Tov lui-même qui souligna l’importance de la diffusion, puisqu’il parle, dans sa sainte épître, de diffusion des sources(3), y compris auprès de ceux qui se trouvent encore à l’extérieur. De fait, est-il une plus large diffusion que les ondes de la radio, dépassant toutes les limites et toutes les barrières ? Heureux est donc le sort de chacun de ceux qui font ce qui est en leur pouvoir pour diffuser les sources et mettre en pratique la directive énoncée dans cette sainte épître, afin de révéler et de hâter la venue du roi Machia’h, très prochainement.

D’après ce que vous m’écrivez, vous avez été élève de la Yechiva Loubavitch de Varsovie. Or, l’objectif, la raison d’être profonde de telles Yechivot est bien la diffusion des sources, portant à la fois sur la partie révélée et la dimension cachée de la Torah. Il est donc certain que vous vous êtes pénétré de son esprit, de tout ce qui concerne la ‘Hassidout et ‘Habad, qui est l’enseignement du Baal Chem Tov. S’agissant de la matière, on retient le principe selon lequel rien n’est inutile et rien ne se décompose totalement. Le temps que vous avez passé dans les quatre coudées de la Yechiva Tom’heï Temimim et sous son influence est donc encore vivace et il exerce toujours son effet. Puisse Dieu accorder que vous en fassiez un plein usage, d’autant que le mérite de ce qui est public vous vient en aide. Avec mes respects et mes salutations à tous ceux qui collaborent avec vous dans cette action, avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, conformément à ce que vous m’écrivez. Vous envisagez l’enregistrement(4) des paroles d’encouragement, à l’occasion du 19 Kislev, Roch Hachana de la ‘Hassidout, qui approche, afin de les diffuser(5) à cette date ou bien à proximité de celle-ci. Il est clair que des paroles d’encouragement, en général et celles qui sont liées à ce jour propice, en particulier, ne peuvent pas être prononcées “ sur commande ”. Elles exigent un état d’esprit particulier, une motivation spécifique. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Bien que votre intention soit bonne, il m’est donc impossible d’accéder à votre requête. Du fait de mes nombreuses préoccupations, ma réponse a été retardée et vous voudrez bien m’en excuser.

Notes

(1) Le Rav B.Tsvyali, de Jérusalem. (2) Le bicentenaire. (3) De la ‘Hassidout. (4) Par le Rabbi, à des fins de diffusion. (5) A la radio.

Lettre n°7122

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7122, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Kislev 5720,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 3/12, dans laquelle vous me dites que vous avez rencontré un jeune homme ne résidant pas en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, où il se trouve en visite. Celui-ci est issu d’une famille non religieuse et lui-même ne l’est pas non plus. En outre, il compte rentrer dans son pays. Bien entendu, vous avez raison de dire qu’il n’y a pas lieu(1) de se fiancer à quelqu’un qui n’est pas pratiquant. En effet, le bonheur d’un foyer juif, son bonheur véritable, est concevable uniquement lorsque ce foyer est édifié sur la Torah et les Mitsvot, desquelles il est dit : “ L’acte est essentiel ” et non sur le sentiment du cœur, surtout lorsque le comportement va à l’encontre de cela(2).

Bien entendu, il est parfois nécessaire d’influencer quelqu’un pour qu’il devienne religieux, jusque dans son existence quotidienne, mais cela exige un intense effort et peut être obtenu uniquement dans la mesure où il s’agit d’une personne évoluant dans un contexte religieux. En outre, il est impossible de déterminer, d’emblée, ce que seront les conséquences d’un tel effort, avant de les observer concrètement. En effet, chaque homme subit, d’une manière identique, à la fois son propre effort et l’influence extérieure s’exerçant sur lui. Dans le cas auquel vous faites allusion, ces conditions, pour l’heure, ne sont pas remplies, d’autant que ce jeune homme souhaite retourner dans son pays. Il est difficile d’imaginer que vous seule pourrez le faire évoluer de la manière qui vient d’être décrite, c’est-à-dire lui faire adopter un comportement quotidien conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie et à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Puisse Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun et à chacune, vous guider vers ce qui sera bon pour vous, afin que vous vous installiez de la manière qui convient, de tous les points de vue. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres n°6778 et 7269. (2) Puisqu’il n’est nullement modifié par ce sentiment du cœur.

Lettre n°7123

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7123, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Kislev 5720,

Brooklyn,

Au comité des festivités de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je reproduis ici le texte du télégramme que le Rabbi Chlita a adressé aux participants de la réunion ‘hassidique, à l’occasion de la fête de la libération du 19 Kislev, qui approche, à Kfar ‘Habad :

“ A tous les participants à la réunion ‘hassidique en l’honneur de la fête de la libération, que Dieu vous accorde longue vie. En ce bicentenaire du décès du Baal Chem Tov et à la date de l’importante Hilloula du Maguid(1), en ces moments de la libération de l’Admour Hazaken et à l’occasion de cette fête au cours de laquelle ‘Il a libéré notre âme dans la paix’(2), puisse Dieu faire que soit proclamée l’annonce, par la forte voix qui ne s’affaiblit pas et que celle-ci exerce son effet, la diffusion des sources(3) d’une manière sans cesse accrue et toujours plus claire, jusqu’à l’extérieur, dans l’action concrète, au quotidien. Et, que le Dieu unique fasse venir le roi Machia’h, un berger unique, que tous se réunissent et constituent un peuple unique sur la terre, du fleuve de l’Egypte(4) jusqu’au grand fleuve(5). Le’haïm, pour la vie et pour la bénédiction,

Mena’hem Schneerson, ”

Vous avez sûrement reçu ce télégramme en son temps et vous ferez sûrement savoir ici(6) ce qui s’est passé, en la matière. Plus vos informations seront détaillées et mieux cela sera. Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Le secrétaire,

Notes

(1) De Mézéritch. (2) Selon les termes du Psaume 55, que l’Admour Hazaken lisait lorsqu’on vint lui annoncer sa libération. (3) De la ‘Hassidout. (4) Le Nil. (5) L’Euphrate. (6) Au Rabbi.

Lettre n°7124

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7124, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17(1) Kislev 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre

aux besoins communautaires, a des comportements vertueux

et de multiples activités, homme de qualité, issu d’une illustre

famille, le Rav Its’hak Meïr Ha Cohen(2),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais suite à mon courrier précédent et je m’adresse à vous à propos d’un point qui est d’actualité. Ces jours précèdent, en effet, le 19 Kislev qui est, selon les termes de l’Admour Hazaken, l’importante Hilloula de notre saint maître(3). C’est aussi le jour de sa propre libération et, comme le dit le Rabbi(4), père de mon beau-père, le Rabbi(5), “ la fête au cours de laquelle Il a libéré notre âme dans la paix, la lumière et la vitalité de notre esprit nous ont été accordés ”. Il convient donc de rappeler encore une fois la nécessité de diffuser les sources(6) à l’extérieur, selon l’expression du Baal Chem Tov, dans son épître bien connue.

A quiconque a eu le mérite de goûter à la ‘Hassidout, incombent cette obligation et ce mérite sacrés. Combien plus est-ce le cas pour ceux qui, par un effet de la divine Providence, peuvent influencer un large cercle. Pour ce qui les concerne, une telle nécessité est encore plus importante. Bien plus, en s’abstenant d’agir, dans ce domaine ou même, selon l’expression de nos Sages, en n’agissant pas comme on aurait dû le faire, on semble rejoindre les opposants et ceux qui désirent troubler une telle activité. Je connais votre enthousiasme et, si vous désirez en faire pleinement usage, j’ai bon espoir que vos réalisations, en la matière, connaîtront la réussite et permettront de diffuser les sources, jusqu’à l’extérieur. Puisse Dieu faire que s’accomplisse très prochainement la promesse exprimée dans la réponse du roi Machia’h, comme le rapporte la lettre bien connue du Baal Chem Tov : “ Le maître viendra ”. J’espère que vous ne m’en voudrez pas de vous écrire pour cela et, avant tout, que j’aurai de bonnes nouvelles, à ce propos. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix sept. (2) Le Rav I.M. Lewin, de Jérusalem. Voir, à ce sujet, la lettre n°7054. (3) Le Maguid de Mézéritch. (4) Rachab. (5) Rayats. (6) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7125

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7125, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Kislev 5720,

Brooklyn

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Kislev et je commence par le point le plus surprenant, qui est énoncé dans son paragraphe 4, à propos de la suite de votre action. Certes, je peux vous accorder quelques circonstances atténuantes, puisque vous introduisez ce paragraphe par les mots “ Des pensées fâcheuses… ”, ce qui veut bien dire que vous les repoussez d’emblée. Néanmoins, je suis surpris que vous puissiez même les envisager. Il est sûrement inutile de vous expliquer longuement ce qui est bien évident, la nécessité, le caractère fondamental de chaque institution éducative qui souhaite être fondée sur les valeurs sacrées. Bien plus, ce besoin est de plus en plus clairement ressenti. Simultanément, il est bien clair que vous devez vous efforcer, non seulement que cette école ne soit pas réduite, mais en outre, qu’elle s’agrandisse, tout d’abord quantitativement, puis, en conséquence, qualitativement, comme le veut l’usage des Juifs. En la matière, il faut mettre en pratique l’enseignement de nos Sages qui dit : “ Si tu fais des efforts, ceux-ci seront couronnés de succès ”, d’autant que l’on prend de plus en plus conscience de la nécessité de recevoir une éducation religieuse.

Ceci me conduit au premier paragraphe de votre lettre, qui fait référence à la manière dont vous vous exprimez. Ce point est lié à la réponse ci-dessus. Je veux dire que vous avez sûrement conservé une copie de vos précédents courriers adressés ici, dans lesquels vous évoquiez votre manière de vous exprimer et votre état d’esprit, comme si tout était perdu, ce qu’à Dieu ne plaise. Vous aviez alors également fait état de telles pensées. Or, vous venez de vous apercevoir que la situation est bien meilleure que ce que vous aviez pensé et Dieu fasse que votre confiance en Dieu s’en trouve raffermie, car cette amélioration en serait plus rapide et plus forte, mais il est inutile de se plaindre du passé. Il faut donc se concentrer sur l’avenir et sur le paragraphe 4 de votre lettre. Il serait bon que vous vous concertiez avec les ‘Hassidim ayant des contacts dans les administrations que vous citez. J’espère qu’avec des paroles agréables et des termes lumineux, sans aucune intimidation, vous expliquerez à votre épouse qu’elle doit abandonner ces pensées fâcheuses, selon l’expression que vous utilisez dans votre lettre, d’autant que ses actions ont été rappelées, quand on a prié pour la réussite de son traitement médical et pour sa guérison.

Jusqu’à ce jour, je n’ai pas voulu formuler la remarque suivante. Néanmoins, je crois que, maintenant, je ne peux me permettre de ne pas vous l’écrire. Dans votre précédent courrier, vous m’aviez écrit, comme s’il s’agissait d’un point accessoire, que votre fils est l’élève de telle école. Je ne sais quelles sont les conditions d’étude, dans cet endroit, mais selon le dicton bien connu, “ le bien peut toujours être amélioré ? ”. Or, il y a plusieurs écoles, pour les élèves de son âge, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, dans lesquelles on se consacre uniquement aux études sacrées, pénétrées de crainte de Dieu et, pour certaines, d’amour de Dieu, des écoles ‘hassidiques. Et, quiconque est actif dans le domaine éducatif doit, avant tout, fournir lui-même le bon exemple, montrer que l’on ne peut se contenter d’une éducation à moitié ou au tiers, surtout si l’on tient compte de l’influence de la rue et vous devez comprendre ce que je veux dire. C’est la différence entre celui qui est humide au point d’humecter les autres et celui qui est humide uniquement pour lui-même.

J’espère qu’au jour lumineux du 19 Kislev, vous participerez à une réunion ‘hassidique, dans le milieu qui convient, ce qui veut dire que le programme que vous me communiquez pour ce jour, sera suivi d’effet et, surtout, que l’effet en restera tout au long de l’année. Car, c’est le Roch Hachana de la ‘Hassidout, d’après la lettre du Rabbi Rachab, imprimée dans le Hayom Yom à la date du 19 Kislev. Et, il est bien question ici de la tête, Roch et non du début, car ce jour influence tout le reste de l’année, au même titre que la tête commande tous les membres du corps. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°7126

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7126, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5720,

Brooklyn,

Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée, le Rav Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 11 Kislev et je vous joins mon courrier adressé à la septième classe(2). Si une explication complémentaire s’avère nécessaire, vous saurez sûrement trouver les mots qui conviennent. J’ai pris connaissance, avec plaisir, de vos actions sacrées au sein de cette sainte institution(3). Je mentionnerai encore une fois votre nom auprès du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que la réussite soit conforme à la volonté de nos maîtres et que vous soyez(4) “ des lumières pour éclairer ”.

Certes, d’emblée et dans un premier temps, cette expression fut prononcée uniquement à propos des élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim. Néanmoins, il est dit que : “ celui qui enseigne la Torah au fils de son prochain est considéré par la Torah comme s’il l’avait enfanté ” et “ l’enfant hérite de son père ” les qualités qui lui permettent d’être cette bougie qui éclaire, comme le précise la Michna, au traité Edouyot, à la fin du chapitre 2. De ce fait, les élèves de cette Yechiva ont le pouvoir et la force d’insuffler leurs qualités à leurs disciples(5), à la condition que ceux-ci fassent un effort en ce sens, avec abnégation et dévouement, comme un père le ferait pour son fils. C’est bien évident. J’espère que vous avez profité du jour lumineux du 19 Kislev également dans ce domaine. Vous en ferez de même pour la période de ‘Hanouka, qui approche. Vous ferez un ajout à tout cela et vous connaîtrez le succès. Avec ma bénédiction de réussite en tous ces points et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav M.Friedman, de Kfar ‘Habad. (2) Qui équivaut au début de l’enseignement secondaire dans le système français. (3) Une école. (4) Les élèves de cette école. (5) En l’occurrence, un ancien élève de la Yechiva Tom’heï Temimim en ses élèves, au sein de cette école.

Lettre n°7127

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7127, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction et, en un moment propice, je mentionnerai le nom de cet homme et celui de son épouse auprès du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, conformément à ce qu’il m’écrit. Je suis surpris qu’il ne précise pas si l’on a essayé de le traiter par les injections qui conviennent, de même que par un exercice ou des mouvements des doigts et des pieds. En effet, même si ce qu’il écrit ne précise pas de quelle affection il s’agit, il semble que la circulation du sang soit altérée. En tout état de cause, il serait bon de le souligner au médecin traitant. En effet, quand on intervient par les voies naturelles, on forge le canal et le réceptacle pour la bénédiction surnaturelle. Or, chez un Juif, les dimensions matérielle et spirituelle vont de pair et nos Sages, interprétant l’expression(1) : “ et tous les biens qui étaient à leurs pieds ”, disent : “ Ceci fait allusion à la Tsédaka ”. Il serait donc judicieux de multiplier votre contribution à la Tsédaka, au sens le plus littéral, en particulier pour les institutions qui se consacrent à l’éducation, basée sur les valeurs sacrées, des enfants juifs, qui sont les “ pieds ” du grand organisme que constitue le peuple d’Israël. Or, un ajout à la vitalité spirituelle de l’homme renforce, bien évidemment, sa vitalité physique.

Tout est effet de la divine Providence et votre requête(2) me parvient pendant le mois de Kislev, au lendemain de la fête de libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la dimension profonde de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, de la date marquant la victoire de la ‘Hassidout. Il est donc de mon devoir, mais aussi de mon mérite, de vous souligner la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la ‘Hassidout, pendant au moins un moment chaque jour et, d’une manière accrue, pendant le Chabbat. Vous adopterez également l’usage consistant à lire des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque matin après la prière. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles concernant tout cela,

Notes

(1) Devarim 11, 6. (2) Pour la guérison complète de ces personnes.

Lettre n°7128

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7128, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez des précisions sur mon courrier de la fin de l’année passée. Il est bien clair que mon intention, par cette réponse, n’était pas uniquement de vous souligner globalement la nécessité de repousser le mal. Je parlais de poursuivre votre activité agricole, car vous me disiez ne pas avoir de métier. En outre, j’ai clairement exprimé mon avis selon lequel il serait judicieux de trouver un bon parti, matériellement et spirituellement. En effet, vous trouvant dans cette exploitation agricole, vous pourrez organiser votre travail en sorte que vous appreniez un métier. A n’en pas douter, la direction de cette exploitation cherche le bien de ceux qui y travaillent. Ceci résout, au moins dans un premier temps, la question du logement. Il en résulte que mes instructions, fixant votre comportement pour plusieurs années, restent valables seulement jusqu’à ce que vous ayez appris un métier et trouvé un parti, en un moment bon et fructueux. Par la suite, vous déciderez avec votre épouse comment et où se trouver ultérieurement.

B) Autre point, votre comportement et votre lettre semblent indiquer que vous n’avez pas été habitué, jusqu’à maintenant, à un travail fixe et méthodique, exercé au quotidien. Or, il y a là un point, un aspect particulièrement important pour mener la vie qui convient. Il est impératif de se dominer et de se consacrer à ce qu’il faut, plutôt qu’à ce que l’on désire, c’est-à-dire bien souvent à un point nouveau. Cela est bien évident.

C) Vous m’écrivez également que vous ne pouvez pas rechercher immédiatement un bon parti, car votre situation morale n’est pas à la mesure de ce qu’elle devrait être. J’espère que le simple fait d’entrer dans la vie, comme l’ordonne notre sainte Torah, Torah de vie, vous permettra de lutter plus facilement contre le mauvais penchant, de vous améliorer en tous les domaines que vous mentionnez. On a pu observer qu’il en était ainsi pour de nombreuses personnes, au cours des années passées et encore de nos jours.

D) Je vous ai écrit qu’il fallait se préparer à trouver un bon parti. Ce que je voulais dire était très simple. Du fait de nos nombreuses fautes, certains milieux se sont autorisés des comportements qui sont totalement négatifs, sous prétexte qu’ils avaient pour but de favoriser des mariages. Vous devez comprendre à quoi je fais allusion. Or, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, plusieurs unions sont scellées avec toute la pudeur nécessaire et ces couples sont heureux, matériellement et spirituellement. C’est bien à cela que je faisais allusion.

E) Vous me demandez comment diffuser l’enseignement et les usages de ‘Habad, alors que vous n’avez pas encore mis en pratique le Précepte : “ Pare-toi toi-même ”. La réponse à cette question est double. D’une part, il est impossible de priver votre entourage de cette connaissance de la Torah, sous prétexte que vous n’êtes pas ce que vous devriez être, car ces personnes n’en sont nullement responsables. En outre, si vous ne vous arrangez pas comme il faudrait le faire, si vous connaissez encore le manque, il est bien clair que vous ne devez pas ajouter à cela une déficience dans la diffusion de la ‘Hassidout. Celle-ci est à ce point importante que la Michna affirme, à ce propos : “ Il a acquis un mérite et l’a conféré au plus grand nombre ”, ce qui veut dire que le mérite de tous en dépend. On peut en déduire la situation se trouvant à l’autre extrémité, ce qu’à Dieu ne plaise, car pour mettre en pratique : “ Pare-toi toi-même ”, il faut d’abord rechercher et trouver toutes les façons et tous les moyens possibles de développer la réussite, en la matière. Quand vous saurez qu’une heure plus tard, il vous faudra exposer des idées importantes, face à un grand nombre de personnes, il est absolument certain que vous mènerez plus aisément cette guerre et que vous en rapprocherez l’issue victorieuse.

Nous approchons des jours de ‘Hanouka, desquels il est dit : “ Tu as transmis les impies dans les mains des Justes, les hérétiques dans les mains de ceux qui se consacrent à Ta Torah ”. Puisse donc Dieu en faire de même pour le combat personnel mené par chacun

d’entre nous, que l’impie soit également remis au Juste et les hérétiques à ceux qui se consacrent à la Torah, comme l’explique le saint Tanya. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles au plus vite, pour une fête de ‘Hanouka lumineuse et joyeuse,

Lettre n°7129

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7129, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Kislev 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je répondrai sur le dernier point figurant dans votre lettre, qui fait référence à votre fils. Vous me dites qu’il a pris et qu’il prend encore, chaque jour, des comprimés d’antibiotiques. Vous savez sûrement qu’aux Etats Unis, l’engouement pour de tels traitements a pratiquement disparu, que l’on évite, désormais, de les utiliser d’une manière “ exagérée ”. En outre, point qui est encore plus important, on a commencé à leur découvrir des effets secondaires indésirables. Bien entendu, il y a uniquement là une remarque de portée générale, destinée à vous souligner qu’il serait bon de vous adresser à votre médecin traitant, afin qu’il prenne ces éléments en compte, avec toute l’attention nécessaire et qu’il décide s’il est judicieux de continuer à prendre ces comprimés. Il serait bon de lui suggérer qu’il consulte ceux qui ont mené des recherches, en la matière, car, de façon générale, les médecins traitants n’ont que peu de temps à consacrer à la recherche. En outre, il est évident que les usines fabriquant ces comprimés ne sont pas satisfaites par de telles recherches.

Je suis particulièrement surpris que vous soyez dans le doute quant à la poursuite des études de votre fils et au cadre dans lequel elles doivent être menées, dans le proche avenir. En effet, la pratique a fait la preuve qu’en la matière, l’élément déterminant est la crainte de Dieu insufflée en cette éducation. Car, aussi bonne que celle-ci puisse être, la rue et d’autres situations ont pour effet de réduire cette crainte de Dieu. Or, du fait de nos nombreuses fautes, nul ne s’est manifesté pour se plaindre de la crainte de Dieu “ exagérée ” des écoles que vous mentionnez. Avec mes respects, ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour les multiplier, de temps à autre, comme l’enseignent ces jours de ‘Hanouka, puisque la Hala’ha retient l’avis de Beth Hillel selon lequel les lumières sont allumées en ordre croissant,

Lettre n°7130

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7130, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Kislev 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume

une mission sacrée, le Rav Israël Mena’hem(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 20 Kislev, conclusion du jour lumineux, celui de la bonne nouvelle(2) et de la délivrance, le 19 Kislev. Vous me décrivez brièvement votre participation à la réunion ‘hassidique de ce jour et puisse Dieu faire que la trace en soit conservée tout au long de l’année, grâce à “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même qu’au luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout.

Vous me parlez de l’état de santé de cette personne. Sans doute consulte-t-on un médecin spécialiste, en la matière et l’on se conforme à ses prescriptions. En effet, “ la Torah a autorisé le médecin à guérir ”. Le mérite des études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, qu’il a adoptées lui viendront donc en aide, afin qu’il puisse donner de bonnes nouvelles de tout cela. En effet, mon beau-père, le Rabbi, a précisé que celles-ci exerçaient un effet positif, en différents domaines.

Vous me demandez quel comportement vous devez adopter, en votre service de Dieu. Globalement, ceci est expliqué dans les livres et les discours de la ‘Hassidout. Plus précisément, plusieurs éléments interviennent, en la matière, les traits de caractère, le temps libre dont l’on dispose. Vous prendrez donc conseil auprès des ‘Hassidim de votre entourage. Il est dit, en effet, que “ le salut émane des nombreux conseillers ”.

Vous m’interrogez, en outre, sur l’affirmation de nos Sages, au traité Baba Kama 98b, selon laquelle, à Pessa’h, tous se tiennent prêts à détruire le ‘Hamets, bien que l’obligation en incombe uniquement à son propriétaire. Vous consulterez le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 443, au paragraphe 7, qui demande de brûler également le ‘Hamets dont on n’a pas la responsabilité, afin que son propriétaire ne transgresse pas l’interdiction de le posséder, car tous les Juifs partagent une responsabilité collective et n’agissent pas à titre personnel. Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, d’une manière sans cesse accrue, toujours plus lumineuse, comme l’indiquent ces jours de ‘Hanouka, pour lequel la Hala’ha adopte l’avis de Beth Hillel(3),

Vous m’interrogez aussi sur le sens de la valeur numérique. Vous consulterez, à ce sujet, les Tossafot Yom Tov, à la fin du troisième chapitre du traité Avot, qui dit : “ il s’agit d’un sens figuré intégrant toutes les formes de calcul ”. Le Arou’h Ha Chalem, à cet article, illustre ce principe de différents exemples. Vous me posez également une question sur le Yalkout Réouvéni, à la Parchat Bera’ha, qui cite le Séfer Ha Temouna, selon lequel Moché et Tsipora furent enterrés dans la grotte de Ma’hpéla, ce qui va à l’encontre de l’enseignement de différents Sages. Or, en de nombreux domaines, on trouve des Midrashim divergents. Il faut également citer un troisième Midrash, celui du Sifri, qui est mentionné également par le Yalkout Reouvéni. Selon lui, le pardon émane de la tombe de Moché et traverse celles des Patriarches.

Notes

(1) Le Rav I.M. Goldringer, de Newark. (2) De la libération de l’Admour Hazaken. (3) Selon lequel on allume les lumières de ‘Hanouka en ordre croissant.

Lettre n°7131

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7131, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Kislev 5720,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 15 Kislev, dans laquelle vous me décrivez votre sentiment sur le fait d’intégrer un cours accéléré pour les enseignants non diplômés. Me basant sur ce que j’ai entendu et sur ce que je sais de vous, la Providence divine vous a accordé une aptitude particulière pour l’éducation, pour assimiler les informations nécessaires, de la manière qui convient. Plus généralement, vous possédez toutes les qualités nécessaires pour connaître la réussite en tant qu’enseignante, éducatrice et monitrice. Bien entendu, chacun d’entre nous, au sein de toute l’humanité, n’est pas toujours d’humeur égale. Un homme connaît des hauts et des bas. Qui est plus grand pour nous que les Justes parfaits et véritables ? L’Admour Hazaken explique le sens de ce terme. Malgré cela, précise-t-il, on peut également leur appliquer les termes du verset : “ Le Juste trébuche sept fois et se relève ”. Néanmoins, une telle chute, celle du Juste, est à la mesure du niveau qui était auparavant le sien.

Ceci est à l’origine de votre capacité de concentration inégale, ce qui est donc parfaitement normal et il en est de même pour votre confiance en vous-même. En outre, s’ajoutent à tout cela les stratagèmes du mauvais penchant, souhaitant troubler l’homme dans son service du Créateur. L’une des phases essentielles de ce service est le calme de l’esprit et une confiance absolue, car “ tout ce que Dieu fait est pour le bien ”. Et, si l’on accorde des capacités à l’homme, on lui donne aussi, à n’en pas douter, la possibilité de les utiliser. De ce fait, l’un de ces stratagèmes du mauvais penchant consiste à convaincre l’homme que sa chute temporaire et normale n’en est pas une. Il en exagère l’importance, la rend plus grave aux yeux de cet homme. Cela signifie que vous devez oublier complètement les pensées qui vont à l’encontre de la confiance en Dieu, fondement de notre foi et de notre Torah, Torah de vie, que vous ne devez pas vous affecter s’il vous arrive de ne pas trouver en vous la force de vous concentrer autant que la veille ou l’avant-veille.

Autre point, qui est important également, vous devez avoir une amie proche, avec laquelle vous pourrez échanger en lui ouvrant votre cœur. Il est dit que : “ Si un homme a un tracas en son cœur, il en parlera ”, même si, comme je l’ai dit, ce tracas n’est qu’une illusion, émanant d’une incitation de votre mauvais penchant. Il est absolument certain que vous atteindrez votre objectif, que vous connaîtrez la réussite en votre mission sacrée, en tant qu’enseignante dans le domaine de ‘Habad. Et, Dieu fait en sorte que tout arrive en temps et en heure. Sans doute avez-vous participé aux activités du jour sacré et lumineux, le 19 Kislev qui est le Roch Hachana de l’enseignement de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses pratiques. J’espère que ceci vous a remonté le moral et que vous donnerez de bonnes nouvelles, en la matière. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°7132

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7132, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Kislev 5720,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 17 Kislev et j’espère que vos prochains courriers seront conformes à l’enseignement des jours de ‘Hanouka, au cours desquels il convient de multiplier les lumières et la clarté(1). L’idée profonde introduite de la sorte est celle du verset(2) : “ Car la bougie est une Mitsva et la Torah, une lumière ”. Qu’il en soit donc ainsi en toutes vos préoccupations personnelles, de même qu’en votre action destinée à renforcer, à diffuser le Judaïsme et, en particulier, la ‘Hassidout, d’une manière toujours plus grande et toujours plus lumineuse. Malgré toutes les difficultés, il est certain qu’il a été affirmé, à propos de cela également, que : “ rien ne résiste à la volonté ”. Certes, un effort est nécessaire pour cela, mais l’on a pu vérifier, ces dernières années, que la réussite allait bien au-delà de ce que l’on imaginait. Vous avez sûrement eu l’occasion de vous en apercevoir, dans votre activité, de même que votre mari, le Rav, dans la sienne. Il en est ainsi en tout endroit.

Comme nous l’avons entendu de mon beau-père, le Rabbi, un soldat s’en va en guerre avec une joyeuse marche de victoire(3). De la sorte, cette victoire s’en trouve accrue, plus proche. Il en est de même pour ce qui est dit ci-dessus. Si vous-même, avec tous ceux qui participent à cette action, êtes joyeux, confiant en la victoire de votre entreprise, celle-ci sera plus aisée, plus rapide et plus large. Il est donc essentiel de renforcer votre confiance en Dieu. Il est certain que la ‘Hassidout sera victorieuse, y compris dans votre ville. Heureux est donc votre sort, vous qui assumez cette mission, qui le faites dans la joie et l’enthousiasme, comme nos maîtres le demandent à chacun. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Que ces courriers soient toujours plus nombreux. (2) Michlé 23, 4. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6238.

Lettre n°7133

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7133, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה(1),

Cinquième lumière de ‘Hanouka(2),

5720, Brooklyn, New York,

Au rabbin S. D. Sassoon(3),

15 Sollershott East,

Letchworth, Herts,

Je vous salue et vous bénis,

Je saisis cette occasion pour vous exprimer ma gratitude pour les deux livres que vous avez publiés, à l’occasion de la Bar Mitsva de vos fils, Its’hak et David, le Mochav Zekénim et l’exégèse de Rabbi Avraham, fils du Rambam. De la sorte, leur assujettissement au joug des Mitsvot se trouve lié à la diffusion de l’enseignement des premiers Sages, comparés à des anges. Puisse donc Dieu faire que vos fils aient le mérite d’avancer en ses voies, de pratiquer et de diffuser la Torah et les Mitsvot, avec joie et satisfaction du cœur.

Je ne peux m’empêcher de saisir cette opportunité pour mentionner le fait que cette année marque le bicentenaire du Baal Chem Tov, qui a montré l’importance de propager la Torah et sa dimension profonde, jusque dans les cercles les plus larges, comme le dit Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, à propos de la “ diffusion des sources(4) à l’extérieur ”. Bien plus, il est souligné que tout ceci doit être accompli avec amour du prochain, vitalité et enthousiasme. Et, comme c’est le cas de toutes les commémorations célébrées par les Juifs, la signification de cette pratique est l’application pratique, l’inspiration durable que l’on tire des enseignements de celui dont nous célébrons l’anniversaire(5). Avec mes meilleurs vœux pour un ‘Hanouka d’inspiration et ma bénédiction,

N. B. : Comme j’ai l’habitude de le faire en pareil cas, en marque d’affection, j’ai rédigé quelques notes, bien que rapidement, en fonction

du temps dont je disposais.

Mochav Zekénim :

Au début, page 1 : La ligne commençant par Assé, “ fais ”, devrait sûrement dire Ve Assé, “ et fais ”. C’est, en particulier, la version du Midrash Béréchit Rabba, à la fin du chapitre 11. Et, l’explication figure dans le commentaire du Riva, à cette référence.

D’un sujet à l’autre : Dans le commentaire du Riva, cité à la page 56, il faut dire “ Yaakov ” à la place de “ Léa ”, conformément au commentaire du Riva qui est imprimé. Dans l’index, il est indiqué que l’on parle du Riva à la page 158. Or, je n’ai rien trouvé, à cette référence, le concernant. On peut aussi se demander pourquoi Rachi n’est pas cité dans l’index, alors qu’il apparaît de nombreuses fois dans ce livre, par exemple aux pages 222, 371 et 402 et parfois sous le nom Rach, aux pages 2, 62, 112 et 158. Mais, peut-être est-ce du fait de son importance.

Commentaire de Rabbi Avraham, fils du Rambam :

Au début, à la note 1 : C’est aussi la version des Pirkeï de Rabbi Eliézer, à la fin du chapitre 9.

A la note 9 : Vous consulterez le Midrash Béréchit Rabba, à la fin du chapitre 7.

Dans le texte : Concernant l’animal qui a une âme, vous consulterez le commentaire de Rachi sur le verset 20, 24 et vous verrez le Zohar ‘Hadach, Béréchit, Midrash Ha Néélam, au chapitre 4, de même que le Rambam, lois des fondements de la Torah, chapitre 4, aux paragraphes 8 et 9.

Notes

(1) Cette lettre est rédigée en anglais, alors que les notes, à partir du N. B., sont en Hébreu. (2) Soit le 29 Kislev. (3) Voir, à son sujet, la lettre n°3591. (4) De la ‘Hassidout. (5) Le Baal Chem Tov.

Lettre n°7134

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7134, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

30 Kislev 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav ‘Haïm Abba(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du quatrième jour de ‘Hanouka. Vous faites référence aux coutumes liées à la Bar Mitsva. En la matière, je n’ai pas reçu d’autres instructions que celles qui sont mentionnées dans le Hayom Yom(2). On commence donc à porter les Tefillin deux mois avant la Bar Mitsva, sans bénédiction pendant quelques semaines, puis, quand on s’habitue à les mettre, en la disant. Vous interrogerez des ‘Hassidim qui savent peut-être ce que l’on faisait, en la matière, dans le pays où nous nous trouvions auparavant(3). De même, il est bon que le Bar Mitsva récite le discours ‘hassidique intitulé : “ Il est dit dans le Midrash Tehilim ”. Il est facile de l’apprendre par cœur et votre fils le fera donc.

J’espère que vous avez pris part à la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev. Puisse Dieu faire que sa trace soit conservée tout au long de l’année. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav H.A. Weiss, de Hamilton. Voir, à son sujet, la lettre n°5675. (2) Le Rabbi note en bas de page : “ S’agissant de la bénédiction Chépetarani, ‘Il m’a dispensé’, vous le consulterez à la date du 12 Kislev ”. (3) En Russie.

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