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Iguerot Kodesh — lettres 7074 à 7094

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°7074

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7074, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, le Rav Chmouel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 9 Mar’hechvan, concernant le Kaddish et l’anniversaire du décès d’un enfant, commémoré par son père. Selon votre lettre, les parents du père n’y prêtent, pour leur part, aucune attention. De même, il n’y a pas lieu d’envisager une concurrence avec les autres personnes endeuillées(2). Vous citez vous-même le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, au chapitre 376. Vous verrez aussi le Pit’heï Techouva, même chapitre, au paragraphe 3, énonçant la loi qui s’applique à quelqu’un qui est décédé alors qu’il avait moins de vingt ans. Ce sujet est précisé par le Sdeï ‘Hémed, recueil de lois, à l’article : “ deuil ”, paragraphes 151, 162 et 212. Vous verrez aussi le Choul’han Arou’h, chapitre 344, au paragraphe 4. Ces textes indiquent que la récitation du Kaddish et le respect de l’anniversaire du deuil sont utiles dès lors que l’enfant a passé l’âge de trente jours. Vous verrez ce que dit le Sifteï Cohen. Certains font une différence entre le Kaddish faisant suite à l’acceptation du jugement(3) et les autres, permettant l’élévation de l’âme. Peut-être ne faut-il pas le dire pour un enfant de moins de treize ans, qui n’est pas encore astreint à la pratique des Mitsvot. Une telle pratique a déjà été écartée, dans les références citées par le Sdeï ‘Hémed et par le Colbo sur le deuil du Rav Greenwald.

Il est vrai que le Yalkout Dat Va Din, du Rav David Assaf, paru à ‘Haïfa en 5705(4) rapporte une lettre du Rav T.P. Franck(5), selon laquelle, avant l’âge de treize ans, on ne dit pas le Kaddish et l’on ne marque pas la date du décès. Mais, cette affirmation n’est étayée par aucune référence et les livres précédemment cités affirment le contraire. Vous connaissez la question qui est posée, à ce sujet, comme le rapporte le Noda Bihouda, seconde édition, Yoré Déa, au chapitre 8, sur le traité Sanhédrin 104a. Mais, différents textes trouvent une réponse dans les Tossafot, au traité Sotta 10b, affirmant que la prière apporte le salut. A ce propos, on trouve une longue explication dans le testament du Rabbi Rachab, qui est imprimé dans le fascicule ‘Hano’h Le Naar, à la page 19, que vous consulterez attentivement. Ce texte dit aussi que le père a, en la matière(6), une préséance que n’ont pas les autres membres de la famille. C’est bien évident.

Pour passer d’un sujet à un autre(7), vous faites allusion, à la fin de votre lettre, à la fixation de la date anniversaire du décès, au jour de la mort ou bien à celui de l’enterrement(8). Il y a, à ce propos, un enseignement de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel on retient le jour de la mort, dès la première année, même si l’enterrement a été retardé, comme le rapporte le Hayom Yom, à la date du 13 Chevat. Puisse Dieu faire que s’accomplisse prochainement la promesse selon laquelle : “ Il fera revenir le cœur des pères vers les enfants et le cœur des enfants vers leur père ”. Alors, “ Il fera disparaître la mort pour l’éternité ” et “ ils se réveilleront et se réjouiront ceux qui reposent sous terre ”. Vous consulterez les allusions merveilleuses, rapportées à propos du verset : “ Il fera disparaître la mort pour l’éternité ” dans le Dan Yadin, tome 3, du Séfer Karnaïm, dont l’auteur est le Juste divin, versé dans la Kabbala, le Rav C.de Ostropola. Cet ouvrage établit une relation avec Yona, fils d’Amitaï, dont on sait qu’il puisa l’inspiration divine lors de la célébration de Sim’hat Beth Ha Choéva(9). Puisse Dieu faire que ceci s’accomplisse prochainement, lors de l’édification du troisième Temple, avec la venue de notre juste Machia’h. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav C.Yalow. Voir, à son sujet, les lettres n°6353 et 6387. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon la coutume en vigueur dans ce pays qui veut que tous disent le Kaddish ensemble ”. (3) Prononcé au moment de l’enterrement. (4) 1945. (5) Le Rav Tsvi Pessa’h Franck, qui fut par la suite le grand Rabbin de Tel Aviv. (6) Pour réciter le Kaddish. (7) En restant dans le même contexte. (8) Voir, à ce sujet, la lettre n°4667. (9) Les réjouissances qui étaient célébrées dans le Temple, quand on puisait l’eau des libations.

Lettre n°7075

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7075, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

empli d’empressement, le Rav Na’hman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 11 Mena’hem Av, avec ce qui y était joint. J’ai bon espoir que chacun des ‘Hassidim, les petits et les grands, redoubleront d’ardeur et de vigueur pour tout ce qui concerne les institutions Loubavitch de votre ville, en général et la présente situation financière, en particulier. Chacun consentira un effort, qui pourra être qualifié de “ fatigue ” et, de la sorte, s’accomplira la promesse selon laquelle : “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”. Il est indispensable qu’ils adoptent cette attitude, dans toute la mesure de ce qui convient et, selon l’expression de nos Sages, “ comme il faut le faire ”. Rien ne résiste à la volonté, surtout s’ils se disent que cela est leur bien véritable, y compris en ce qui les concerne personnellement, comme on peut le déduire de différents textes, en particulier des causeries de nos maîtres et chefs, dont le mérite nous protégera.

Bien plus, cette année est celle du bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov, qui introduisit sa mission sacrée en se consacrant à l’éducation des petits enfants juifs, basée sur les valeurs sacrées(2). Or, quand on commémore ces jours, ces événements s’effectuent à nouveau et l’on connaît la réussite. Bien entendu, vous pouvez communiquer le contenu de la présente à tous les ‘Hassidim ou bien leur montrer cette lettre. Avec ma bénédiction pour une grande réussite, en cette mission et pour donner très prochainement de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav N.Sudak, délégué par le Rabbi pour diriger le Beth Loubavitch de Londres, selon la lettre n°6974. Voir, à son propos, les lettres n°4567 et 7278. (2) Ce qui est l’activité du Beth Loubavitch de Londres.

Lettre n°7076

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7076, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 8 Mar’hechvan. Vous me posez les questions suivantes :

A) S’agissant du traitement interne, celui-ci est, en effet, positif, car un homme est tenu de faire tout ce qui est en son pouvoir, selon les voies naturelles et la Torah a autorisé le médecin à guérir. Il convient, toutefois, de trouver un médecin spécialiste, dans ce domaine, lequel, en outre, possédera une grande expérience en la matière. De la sorte, il sera plus aisé de fixer le traitement qui vous convient.

B) Vous avez deux frères plus âgés(1) que vous et vous avez raison de dire que le mariage d’une sœur ne fait pas obstacle(2). Malgré cela, il serait bon d’évoquer cette question avec un Rav, tranchant la Hala’ha, dans votre entourage. Celui-ci prendra une décision en la matière, avec le pouvoir que lui confère son ordination rabbinique. De la sorte, tel sera l’avis de la Torah.

C) Pour ce qui est du mariage, plus généralement, l’une des solutions(3) est que vous preniez la résolution, avec la fermeté qui convient, de diriger votre foyer, quand vous serez mariée, sur la base de la Torah et des Mitsvot, en respectant les principes et les lois de la pureté familiale, le Chabbat, l’alimentation cachère. Dieu sonde les cœurs et Il verra que votre décision est sincère et ferme, que vous la mettrez effectivement en pratique. Il vous permettra donc de trouver le parti qui vous convient, matériellement et spirituellement à la fois. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Qui ne sont pas encore mariés. (2) Puisqu’il est admis qu’elle se marie plus jeune que son frère. (3) Pour trouver le parti qui convient.

Lettre n°7077

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7077, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Tamouz 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos télégrammes, que j’ai bien reçus. Je vous ai adressé, ce jour, le télégramme suivant : “ J’ai reçu vos télégrammes et j’attends la suite de vos bonnes nouvelles. A n’en pas douter, vous respectez les prescriptions du médecin, concernant, en particulier, le repos, avec une ferme confiance en Dieu et avec enthousiasme, avec ma bénédiction ”, suivi de ma signature. Comme je l’ai dit, vous ne manquerez pas de me donner de bonnes nouvelles de votre état de santé, de même que de tout ce qui vous concerne, en un bien visible et tangible, conformément au rituel de la prière que nous formulons et obtenons de Celui Qui est le Maître des bénédictions : “ Qui est bon pour nous… ”. Mon télégramme fait référence au repos et ceci doit être interprété au sens le plus littéral. D’ordinaire, c’est effectivement le repos véritable, le repos physique et le repos profond de tous les tracas, qui s’avère le plus déterminant et le plus efficace, dans de telles situations. Certes, il devrait en être ainsi pour chacun, au sein de tout Israël. En effet, le Baal Chem Tov explique que la Providence divine s’applique jusque dans le moindre détail et la confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige, permet d’écarter tout soucis et fait la preuve que celui-ci n’a pas lieu d’être. Bien plus, il y a bien là un fondement de notre foi. C’est une évidence.

Vous avez sûrement obtenu des nouvelles par les invités de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, qui étaient ici en Tichri, le septième mois, rassasié de tout le bien. Puisse Dieu faire que toujours et tous les jours, chacun n’annonce que le bien matériel et spirituel, le bien véritable, le bien pour les cieux et le bien pour les créatures, un bien qui porte ses fruits. L’idée centrale de tout cela est la nécessité de développer et d’élargir les actions. C’est de cette façon que l’on met en pratique l’Injonction : “ Tes sources se répandront à l’extérieur ” et, très prochainement, nous assisterons à l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ le maître viendra ”, le roi Machia’h. En effet, cette année est le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov, qui est à l’origine de ces sources. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Ce qui vient d’être dit n’exclut pas le soucis relatif à la Torah et aux Mitsvot. En effet, le saint Tanya explique que ce soucis a des moments particuliers. En outre, il est dit, également à propos de ces moments : “ La joie est implantée en mon cœur, de l’autre côté ”. C’est bien évident.

Lettre n°7078

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7078, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une

mission sacrée, le Rav Avraham Morde’haï Chmouel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 15 Mar’hechvan, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre diffusion des sources(2). Puisse Dieu faire que ces actions se multiplient largement, parmi toutes les autres réalisations destinées à diffuser le Judaïsme traditionnel. En outre, ceci accroîtra largement la satisfaction de vos besoins matériels. De fait, la révélation céleste, ici-bas, au sein de la matière, est bien plus large qu’en sa source spirituelle. Et, vous connaissez l’image qui est donnée, à ce propos. En sacrifiant un oiseau sur l’autel, on obtient l’élévation des mondes spirituels et l’on révèle une large bénédiction, en tout ce qui concerne l’homme.

Bien plus, cette année est le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov, un temps et un moment propices pour diffuser ces sources, jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav A.M. C. Lieder, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°6971. (2) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7079

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7079, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez votre état de santé et la situation de votre famille. Si vous me communiquez les noms juifs, avec celui de la mère, je les mentionnerai tous près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Vous me demandez comment vous en êtes arrivé là, par rapport à ce que vous étiez avant de parvenir en Erets Israël. De façon générale, notre sainte Torah qualifie Erets Israël de “ Terre Sainte ” et, selon les termes du verset, “ les yeux de Dieu sont toujours tournés vers elle, du début de l’année à la fin de l’année ”. De ce fait, quand on parvient en Terre Sainte, on doit renforcer son engagement pour la Torah et les Mitsvot.

Du reste, quand on s’installe dans un pays, on doit, pour pouvoir le faire, obtenir un visa de ses autorités. Puis, quand on s’y trouve, il faut adopter les comportements locaux, même s’ils diffèrent de ceux que l’on avait auparavant. Il en est donc de même, en proportion beaucoup plus large quand on parvient en Erets Israël, qui est le palais du Roi suprême, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. Dieu est miséricordieux et magnanime, Il est l’Essence du bien, Il ne demande pas ce qui dépasse les forces de l’homme et Il suscite différentes opportunités pour que l’on puisse mettre en pratique Sa requête. Si, pour différentes raisons, il n’en a pas été ainsi pour vous, jusqu’à maintenant, il faut prendre la ferme résolution d’agir en ce sens et Dieu accordera Son aide pour que cette décision soit suivie d’effet. Quelle qu’ait donc été votre situation jusqu’à maintenant, j’ai donc bon espoir que vous prendrez ces bonnes résolutions et que vous renforcerez votre pratique de la Torah et des Mitsvot. De fait, aussi bonne que soit la situation, en la matière, il est toujours possible de l’améliorer. De la sorte, Dieu mettra en pratique ce qu’Il écrit dans Sa Torah : “ Si vous marchez dans Mes Décrets… ”, Il accordera la bénédiction et la réussite, en tous les besoins.

D’après ce que l’on m’écrit, votre fils est l’élève d’une école orthodoxe. J’espère, en conséquence, que vous continuerez à agir dans cet esprit, que tous vos enfants recevront une bonne éducation. Ceci sera un bon début pour tout ce qui vient d’être écrit. Et, rien ne résiste à la volonté. Je vous joins un chèque, émis sur l’une des caisses de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous ajouterez ce montant à votre propre argent, ce qui vous apportera le succès en tous vos besoins. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°7080

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7080, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 15 Mar’hechvan, dans laquelle vous m’écrivez que l’on vous a demandé de prononcer une conférence devant un groupe, comme vous l’aviez déjà fait, il y a deux ans. Je ne comprends pas que vous soyez dans le doute, en la matière. Une fois déjà, vous avez donné une conférence, en présence de nombreuses personnes. Pourquoi ne le referiez-vous pas maintenant, surtout devant un cercle plus restreint ? A n’en pas douter, vous pourrez saisir cette opportunité pour exposer la conception de notre sainte Torah, Torah de vie, sur la finalité de l’homme et le moyen de servir son Créateur. Vous me dites que l’on pourrait vous poser différentes questions. Vous préparerez donc des questions, pour y répondre sur place, dans la mesure du possible. Si ce n’est pas le cas, il vous sera toujours possible de dire qu’elle ne porte pas, à proprement parler, sur le contenu de votre conférence et que vous y apporterez donc une réponse à un autre moment, lors d’une seconde réunion ou bien par écrit. Vous ne me précisez pas le thème de cette conférence et sans doute possédez-vous encore les notes de la première. Il serait donc bon que vous les envoyiez ici, ce qui permettra d’appréhender plus clairement la situation.

Vous me demandez une ligne conductrice pour cette conférence. Vous possédez sûrement plusieurs discours ‘hassidiques, de même que le Tanya, avec un index des concepts qu’il développe. De même, des index du Torah Or et du Likouteï Torah viennent de paraître. Tout ceci vous permettra de trouver ce que vous recherchez plus spécifiquement. En un moment propice, je mentionnerai le nom de votre fils près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Il est sûrement inutile de vous souligner que vous devez redoubler d’ardeur dans la diffusion des sources(1), en général et, bien entendu, profiter également de cette occasion(2) pour cela, d’autant que, semble-t-il, participeront à cette réunion des personnes exerçant leur influence sur certains milieux. Bien plus, cette année est le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov, un temps et un moment propices pour diffuser les sources jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) De la ‘Hassidout. (2) De cette conférence.

Lettre n°7081

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7081, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, ayant de bons comportements,

le Rav ‘Haïm Chaoul(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me faites part de l’aide dont vous avez besoin pour diriger la Yechiva A’heï Temimim(2). J’ai déjà dit plusieurs fois, de manière directe ou bien par une allusion transparente, que vous ne devez abandonner aucune partie de votre privilège, celui de diriger cette sainte Yechiva(3). Cela est bien évident. Néanmoins, vous devez faire en sorte que les aspects techniques soient pris en charge par d’autres, bien entendu sous votre supervision globale ou, tout au moins, régulière.

Il en est de même pour la surveillance des classes. Vous ferez en sorte que le détail, de manière concrète, soit réglé par d’autres, qui vous en rendront compte. A n’en pas douter, ceci renforcera votre motivation, votre intérêt et votre bonne santé, au sens le plus littéral. Vous pourrez consacrer toute votre énergie au développement de la Yechiva, car rien ne résiste à la volonté.

Notes

(1) Le Rav H.C. Brook, de Richon Le Tsion. Voir, à son sujet, les lettres n°6393 et 7291. (2) De Richon Le Tsion. (3) Et, donc en assumer pleinement la responsabilité.

Lettre n°7082

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7082, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 14 Mar’hechvan, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce que vous avez vécu. Vous concluez en me décrivant les difficultés que vous rencontrez maintenant pour gagner votre vie et également pour trouver un parti(1). D’après ce que vous écrivez, on vous fait différentes propositions pour être Cho’het ou surveillant rituel. Compte tenu du fait que ces fonctions sont actuellement très recherchées, aux Etats-Unis, surtout pour celui qui est également Mohel(2) et lecteur de la Torah, il convient effectivement d’adopter l’une de ces propositions, aux Etats-Unis. Bien entendu, il ne faut faire aucune concession sur ce qui figure dans le Choul’han Arou’h, mais d’après les informations qui me parviennent, on peut l’obtenir, si l’on fait preuve de la fermeté nécessaire. Bien plus, comme vous le savez, quand on recherche un parti dans un autre pays, on peut constater que le fait de gagner sa vie en Amérique est un élément important.

Je saisis cette opportunité, puisque tout est effet de la divine Providence, y compris le fait que vous vous adressez à moi, pour vous souligner l’importance de fixer un temps pour l’étude de l’enseignement profond de la Torah lequel, à notre époque, a été révélé par la ‘Hassidout, comme l’expliquent différents textes, en particulier le Kountrass Ets ‘Haïm du Rabbi Rachab, surtout en cette génération du talon du Machia’h, comme on peut l’établir en fonction de tous les indices énoncés dans le traité Sotta. Il y a bien là une obligation, pour tous ceux qui ont été élèves de Yechiva, y compris d’une autre que Tom’heï Temimim. Il s’agit d’un devoir personnel pour chacun, afin d’ajouter le plus de lumière possible. En effet, on assiste à la réalisation de l’affirmation selon laquelle : “ il n’est pas de jour dont la malédiction ne soit pas plus importante…(3) ” et la pénombre est de plus en plus prégnante, au point de faire passer l’obscurité pour de la lumière et l’amertume pour de la douceur. Il est, en conséquence, nécessaire de multiplier la lumière et le luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde. Rien ne résiste à la volonté, d’autant que vous avez beaucoup de connaissances et d’amis, y compris parmi les élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim, que vous avez rencontrés sur le chemin de vos pérégrinations. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Vous précisez, dans votre lettre, que quelques uns de vos enfants(4) se trouvent à Chicago. Or, certains des Rabbanim de cette ville sont des ‘Hassidim ‘Habad. Il serait bon que vous vous adressiez à eux si vous pensez que vos enfants éprouvent un besoin, dans le domaine du Judaïsme. Ils pourront sûrement intervenir, en la matière.

Notes

(1) Il s’agit ici d’un remariage. (2) Celui qui pratique la circoncision. (3) Que celle de la veille. (4) Du premier mariage.

Lettre n°7083

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7083, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux

multiples accomplissements, le Rav Yaakov Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous m’interrogez sur ce que dit le saint Tanya, au chapitre 12 : “ L’homme moyen est celui qui n’a jamais été réellement dominé par le mal, qui n’a jamais commis une faute de sa vie et qui n’en commettra pas ”. Vous me demandez si la Techouva inspirée par l’amour de Dieu est efficace, en la matière(2) et permet d’être considéré comme si l’on n’avait jamais commis de faute. Sur la question proprement dite, le traité Yoma 86a stipule que la Techouva inspirée par l’amour de Dieu déracine rétroactivement la faute. Pour ce qui est de l’explication donnée par le Tanya, on peut effectivement se poser la question, car le texte précise : “ Il n’a jamais été appelé ‘impie’, tout au long de sa vie, pas même un seul instant ”. C’est ce que dit le chapitre 1 et “ si par la suite, il accède à la Techouva, il est appelé Juste parfait ”. Aussi, même si la formulation ne l’établit pas d’une manière évidente, j’interprète ainsi le début du chapitre 12 du Tanya : l’homme moyen est celui qui n’a rien de commun avec la faute, n’en a pas commis dans le passé et n’en fera pas, à l’avenir. Peut-être, de par le passé, n’en a-t-il pas été ainsi, mais, entre temps, un changement est intervenu, grâce à l’effort fourni et aux actions accomplies. Ce qui vient d’être dit permettra de comprendre également ce que dit le Tanya, au début du chapitre 14 : “ Chacun peut être un homme moyen, en tout temps et à tout moment ”, ce qui veut dire que l’impie avéré lui-même peut y parvenir, puisque rien ne résiste à la Techouva. Celle-ci peut donc être accomplie de telle façon que tout ce qui est dit au chapitre 12 ne s’applique pas.

Bien que vous n’en disiez rien, j’ai bon espoir que vous profiterez du contenu et des possibilités qu’apporte, en particulier le mois de Tichri qui, en outre, est appelé le septième mois, rassasié de tout le bien, comme le dit le Midrash Rabba, à cette référence, à propos de ce verset. Et, puisse Dieu faire également, compte tenu de la portée générale de ce mois, pour tout l’année, que se révèle la bénédiction en tout ce qui vous concerne, à la fois à titre personnel et pour ce qui est de la communauté, ce qui inclut la diffusion des sources(3), jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur. Alors, “ le maître viendra ”, le roi Machia’h. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.I. Homenick, de Oak Park. Voir, à son sujet, la lettre n°6767. (2) Si elle efface effectivement le passé. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°7085

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7085, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn, New York,

A monsieur Its’hak Korn(1),

Je vous salue et vous bénis,

La période électorale est passée et sans doute également son Issrou ‘Hag(2). Je me permets donc de revenir sur le contenu de notre discussion, lorsque vous étiez ici et essentiellement sur deux points, la ville de Kiryat Gat et la Yechiva ‘Habad(3) qui s’y trouve. J’espère qu’en tant que président des immigrants originaires de Roumanie(4), vous intervenez, en la matière, dans toute la mesure du possible, de même que pour venir en aide à Kfar ‘Habad Beth(5). J’ai écrit, plus longuement, à ce sujet, à notre ami monsieur Chazar(6). Je n’en dirai donc pas plus ici. En effet, j’ai bon espoir que vous conservez encore à l’esprit le contenu de notre discussion.

Je saisis cette occasion pour vous préciser que cette année est le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov, ce qui fait revenir à l’esprit les souvenirs que l’on se transmet de génération en génération, que l’on évoque et qui s’éveillent, en particulier quand revient cet anniversaire. Pour tout ce qui concerne les Juifs, le slogan que rapportent nos Sages dans la Michna est : “ l’acte est essentiel ”. La finalité de ces souvenirs est donc de susciter des actions menées dans leur esprit. Et, l’on sait que l’une des premières actions menées par le Baal Chem Tov, avant même sa révélation, fut l’effort pour soutenir l’installation juive, non seulement spirituelle mais aussi matérielle, dans les villages et les auberges, à la croisée des chemins. Il y a là un enseignement pour chacun d’entre nous et il est sûrement inutile d’en dire plus. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

J’ai eu connaissance, par la presse, du séminaire pour les enseignants religieux. L’information semblait indiquer que l’union des Mochavim en était partie prenante. J’aimerais avoir des précisions, à ce sujet. Je vous en remercie d’avance.

Notes

(1) Voir, à son sujet, les lettres n°6773 et 7227. (2) Le bilan qui lui fait suite, comme Issrou ‘Hag fait suite à la fête. (3) De cette ville. Voir, à ce sujet, la lettre n°6729. (4) Nombre d’entre eux habitaient alors dans cette ville. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°6018, adressée au même destinataire. (6) Il s’agit de la lettre n°7084.

Lettre n°7086

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7086, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Mar ‘Hechvan 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yé’hezkel Issa’har(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, à propos de l’agrandissement du poulailler. De façon générale, il est judicieux de développer votre exploitation agricole et il n’y a pas lieu d’être effrayé, s’il faut, pour cela, emprunter de l’argent. Néanmoins, faut-il l’investir dans le poulailler ou dans un autre domaine ? Il faut interroger, à ce propos, ceux qui pourront évaluer ce qu’il en résultera pour vos chances de gagner votre vie, dans le poulailler ou bien dans une autre possibilité offerte par l’exploitation agricole.

Vous me demandez si, de façon générale, il est judicieux de chercher à mieux gagner sa vie. Il a déjà été répondu, à ce sujet, que l’on prélève, pour la Tsédaka, le dixième de ses gains et qu’il est même préférable de lui en consacrer le cinquième. Selon Iguéret Ha Techouva et Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, on peut même y contribuer pour plus que cela(2). Il en résulte que, si les institutions ont besoin d’une contribution accrue, la Tsédaka et donc les gains doivent être plus abondants et plus larges. En outre, les ‘Hassidim doivent avoir une vie large, y compris au sens matériel, car ceci leur apportera l’opulence spirituelle, c’est une évidence. Le mérite de votre travail à Kfar ‘Habad et pour Kfar ‘Habad, là où Dieu a ordonné la bénédiction, de même que pour les jeunes de l’association ‘Habad vous protégera et vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.I. Springer, de Kfar ‘Habad. (2) Car, la Tsédaka n’est pas moins qu’un traitement médical, pour lequel aucune limite n’est imposée.

Lettre n°7087

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7087, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

A monsieur ‘Hano’h Héni’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce dimanche, avec les salutations que l’on vous a demandé de transmettre depuis notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h. Je vous en remercie beaucoup, de même que pour m’avoir relaté un effet de la divine Providence, au cours d’un simple jour de semaine, à l’occasion d’un événement très prosaïque, pour reprendre votre expression. Tout ceci fait la preuve que le monde a un Maître, Qui dirige toute chose, y compris ce qui semble être le fait du hasard, tout à fait ordinaire. Il en résulte que les événements les plus courants, parce qu’ils sont dirigés par Dieu, ne peuvent pas être uniquement une manifestation banale. S’ils sont utilisés de la manière qui convient, ils peuvent recevoir une immense importance. Je ne sais pas si celui que vous avez rencontré(2) vous a donné des précisions sur sa personne. D’après ce que vous m’écrivez, il semble que ce soit l’un de ceux dont on connaît différents aspects de la vie et qui rencontre la divine Providence à chaque pas, comme on peut le constater avec ses yeux de chair.

Je souligne également que la personne à laquelle vous faites allusion a pris la décision de se rendre dans un petit village, afin de diriger les enfants juifs, de leur enseigner le Judaïsme, même s’il lui a fallu, pour cela, renoncer à de nombreux aspects de son confort et même de ce qui est une nécessité. Puisse Dieu faire que cet exemple exerce son effet sur les Juifs, en tout endroit où ils se trouvent, afin qu’ils en fassent de même, qu’ils offrent aux enfants l’opportunité de connaître le Judaïsme, selon les enseignements de notre sainte Torah, Torah de vie. En effet, on ne peut connaître les voies de Dieu et il est possible que cet événement soit une indication qui vous est donnée par la divine Providence, celle de mener une telle action auprès de vos amis et de vos connaissances. Quand on agit de la sorte, on sait que les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur. On s’aperçoit alors que les difficultés sont bien moindres que ce que l’on pensait, que les résultats dépassent largement ce que l’on escomptait. Je voudrais vous remercier encore une fois pour vos salutations et j’attends de vos bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) M. H. H. Derman, de Brooklyn. (2) Qui a fait l’objet de cette manifestation de la divine Providence.

Lettre n°7088

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7088, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 22 Mar’hechvan et à celles qui la précédaient. Je vous remercie beaucoup de la bonne nouvelle que vous m’annoncez, celle de l’installation de nos frères séfarades. Puisse Dieu faire qu’il y ait là un bon début pour instaurer une proximité véritable, qui ira croissant, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle : “ Je ferai d’eux un peuple unique… et David, Mon serviteur, sera leur roi ”, lors de la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.

Pour passer à un autre sujet, je vous rappelle l’importance de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev et la nécessité d’en profiter, de même que des jours qui la précéderont et des jours qui la suivront, pour diffuser les sources(2). J’ai déjà écrit, à ce propos, au comité du Kfar, qui a évoqué cette question dans une lettre qu’il m’a adressée et j’ai souligné la nécessité d’une action, en la matière, de la part des jeunes de l’association ‘Habad, mais je réitère ici cette nécessité, de même que dans les jours précédant cette date et, par la suite, à ‘Hanouka. Cette longue période permettra de contacter un grand nombre d’implantations juives. Compte tenu de cette importance, j’ai écrit au comité que je lancerai une collecte spécifique, laquelle couvrira la moitié du coût de la réunion ‘hassidique de Kfar ‘Habad, de même que la moitié du coût de la campagne qui sera lancée par les jeunes de l’association ‘Habad. Cette diffusion des sources sera liée au bicentenaire(3) et, en cette année, au Roch Hachana de la ‘Hassidout(4) que nous ont léguée nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera et “ c’est bien là l’enseignement du Baal Chem Tov ”, selon l’expression de la sainte épître du Rabbi Rachab, que vous consulterez.

Puisse Dieu faire, comme je l’ai dit, que ceci hâte l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ Il a libéré notre âme dans la paix ”, comme l’explique cette épître. Et, la libération personnelle conduira à la délivrance collective, comme le précise Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, dans la lettre introduite par : “ Israël sera libéré uniquement par la Tsédaka ” et se concluant par : “ L’Eternel éclairera Sa face pour nous à jamais, Amen, qu’il en soit ainsi ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Bien entendu, vous avez le droit et le privilège de diffuser tout ce qui vient d’être dit, de la manière qui convient.

Notes

(1) Le Rav I.Leibov, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°6792, 6970, 7292, 7317 et 7414. (2) De la ‘Hassidout. (3) De la Hilloula du Baal Chem Tov. (4) Le 19 Kislev.

Lettre n°7089

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7089, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

A monsieur Acher Zelig(1),

Je vous salue et vous bénis,

On m’a transmis votre question relative au texte de la prière. De façon générale, les versets qui y sont mentionnés y apparaissent, bien évidemment, tels qu’ils sont dans la Torah. Néanmoins, il peut parfois en exister plusieurs versions, ou encore peut-il y avoir une faute d’imprimerie dans un livre de la Torah, ce qui explique la modification constatée dans le Siddour. Ainsi, dans le verset Jérémie 17, 7(2), le mot Mivta’ho doit être ponctué d’un Pata’h, comme c’est le cas dans la plupart des éditions imprimées de la Torah. Toutefois, certaines ont un Kamats et quelques Siddourim reprennent donc cette formulation.

Toute chose est effet de la divine Providence et, en l’occurrence, c’est à moi que vous vous adressez, à ce propos. A cette occasion, je voudrais donc vous souligner la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la partie profonde de la Torah laquelle, en notre génération, a été révélée par la ‘Hassidout. Si de tout temps et en tout lieu, cela a été indispensable, combien plus est-ce le cas à notre époque et dans ce pays. Il convient, en particulier, que vous gardiez la pratique consistant à dire des Tehilim selon leur répartition mensuelle, chaque jour, après la prière du matin. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) M. A. Z. Rottenberg, de Brooklyn. (2) “ Béni soit l’homme qui s’en remet à Dieu. L’Eternel sera son espoir (Mivta’ho) ”.

Lettre n°7090

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7090, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech ‘Hechvan, dont l’acheminement a été retardé, plus qu’à l’accoutumée. Vous comprendrez mon grand étonnement et ma surprise, en constatant que vous ne faites aucune mention des actions que vous menez dans le domaine de la sainteté, en général et de celles du mois de Tichri, en particulier, destinées à diffuser le Judaïsme et les sources(1). Si cette obligation incombe globalement à tous les ‘Hassidim, combien plus en est-il ainsi pour ceux qui ont observé les bienfaits de Dieu, y compris quand tout va bien et, a fortiori, quand on attend de Dieu une bénédiction accrue. Et, si quelqu’un pense qu’ayant adopté un certain comportement depuis quelques années déjà, il peut continuer à le faire, il doit savoir que, bien au contraire, il y a là un motif justifiant que l’on exige beaucoup plus de soi-même. Comme l’explique Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 9 : “ Celui qui avait l’habitude d’étudier une page(2) en étudiera deux ”. Il est sûrement inutile d’en dire plus, tant cela est évident. Puisse donc Dieu m’accorder le mérite de recevoir de bonnes nouvelles de tout cela, d’une manière sans cesse accrue, avec toujours plus de lumière, de sorte que : “ tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”. Quand on adopte, en la matière, le comportement voulu par Dieu, Lui-même accomplit les termes de la Michna selon laquelle : “ Tu supprimeras ta volonté devant la Sienne afin…(3) ”. C’est bien évident.

S’agissant de la question relative aux montants que vous adressez à votre mère, il est clair que vous devez maintenir et renforcer cette pratique. Je suis surpris que vous puissiez avoir un doute, à ce sujet. Vous me demandez aussi si vous pouvez utiliser, pour l’intégralité de cette somme ou au moins pour une partie, une caisse de Tsédaka et surtout la dîme. Vous devez, à ce sujet, interroger un Rav qui tranche la Hala’ha. Vous lui communiquerez tous les détails, à ce propos et il vous indiquera ce qu’est l’avis de la Torah, en la matière. Nous nous approchons du mois de Kislev, celui des miracles et de la délivrance. Il en sera donc de même pour tout ce qui vous concerne. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Pour répondre à votre question : A) Vous prélèverez, pour la Tsédaka, environ quinze pour cent de vos gains, après déduction de vos frais commerciaux. B) Il est particulièrement judicieux de louer un endroit plus large, pour votre commerce. Néanmoins, il faut d’abord se demander pourquoi le loyer est si bon marché. C) L’achat de laine à laquelle vous faites allusion est une bonne initiative. Tout ceci connaîtra la réussite.

Notes

(1) De la ‘Hassidout. (2) Avant de commettre la faute en étudiera deux après celle-ci. (3) qu’Il supprime Sa Volonté devant la tienne.

Lettre n°7091

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7091, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 11 Mar’hechvan, dans laquelle vous me décrivez ce qui vous est arrivé. Vous me dites que, pour l’heure, vous n’êtes pas encore fiancée. S’agissant des événements malencontreux qui sont survenus, de par le passé, vous connaissez l’enseignement de notre Torah, Torah de vie selon lequel un homme peut corriger et améliorer son comportement à l’avenir. Et, le regret sincère du passé doit être accompagné par une bonne décision, pour l’avenir. En outre, s’agissant du mariage, deux autres points doivent être pris en compte :

A) Vous devez adopter la résolution, avec la détermination qui convient, de mener votre foyer, après votre mariage, de la manière qui sied à une femme juive, descendante de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa. Vous respecterez donc la pureté familiale, le Chabbat, la Cacherout et vous mettrez concrètement ces Préceptes en pratique. De la sorte, Dieu vous permettra de trouver le parti qui vous convient, à la fois matériellement et spirituellement.

B) Il faut admettre la vérité telle qu’elle est, comprendre que la perfection n’existe pas dans ce monde. Il n’y a donc pas lieu de rechercher minutieusement les défauts de ceux qui vous sont présentés. Bien plus, vous devez vous dire que celle qui recherche n’est pas parfaite non plus. Si l’on observe les Juifs avec bienveillance, si l’on prend en compte l’essentiel, les bons sentiments, le comportement droit, qui est celui de la Torah et des Mitsvot, on n’accordera qu’un rôle secondaire à ce qui est accessoire et on ne lui prêtera pas une valeur démesurée. Si l’essentiel est présent, il y a donc lieu de signifier son accord. Après tout cela, il serait bon, chaque jour de semaine, le matin, que vous préleviez quelques pièces pour la Tsédaka, jusqu’à votre mariage. Et, vous vous marierez en un moment bon et fructueux. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°7092

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7092, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

S’agissant du mariage de votre belle-sœur et de votre sœur(1), vous me demandez ce que je voulais dire en affirmant que vous pouvez intervenir “ de manière indirecte ”. Ma proposition était très simple. Il s’agit de lui proposer un parti par l’intermédiaire de ses amis et de ses connaissances, plutôt que par ses parents. En effet, la pratique concrète fait la preuve que, de la sorte, la réussite s’en trouve accrue. Même si l’on soupçonne une intervention des parents, on ferme les yeux et a fortiori en est-il ainsi quand on fait en sorte que ce risque soit écarté.

Vous m’indiquez les raisons de votre manque de réussite, dans le domaine de ‘Habad, en votre ville. Comme vous le savez, Dieu accorde Son pardon à celui qui est dans une situation de force majeure. Pour autant, Il ne le considère pas comme s’il avait réellement agi. Or, au final, il faut bien diffuser les sources(2) à l’extérieur et ceci ne peut pas être remplacé par des explications et par des prétextes. Si l’on aborde la question de cette manière, en se disant que l’on n’a pas le choix et que l’on se doit de diffuser les sources, on trouve plusieurs moyens d’y parvenir, comme la pratique en a fait la preuve aux nombreuses personnes qui ont été dans ce cas. Et, je dis bien plusieurs moyens, c’est-à-dire bien plus qu’une seule intervention

possible. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, à la fois générales et plus spécifiques,

Je viens de recevoir votre télégramme, sollicitant une bénédiction et il a été lu, en ce jour(3) près du tombeau(4). Sans doute me communiquerez-vous des précisions, à ce sujet.

Notes

(1) S’adressant à un couple, le Rabbi fait ici allusion à la belle-sœur du mari et à la sœur de l’épouse. (2) De la ‘Hassidout. (3) Veille de Roch ‘Hodech, “ petit Yom Kippour ”. (4) Du précédent Rabbi.

Lettre n°7093

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7093, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 24 ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez l’état d’esprit et les domaines qui ne sont pas satisfaisants, dans la ville où vous vous trouvez. Vous avez donc eu l’idée d’aller poursuivre vos études dans une autre ville. Je suis surpris que vous puissiez avoir une telle idée. En effet, vous avez été éduquée dans une famille ‘hassidique et vous avez évolué dans un environnement ‘hassidique. Vous avez sans doute entendu quelques récits de nos maîtres, relatifs à tout cela et vous connaissez leur biographie, qui délivre également un enseignement, puisque nous sommes enjoints de suivre la voie de nos maîtres. Or, ceux-ci firent don d’eux-mêmes, témoignant de la plus grande abnégation pour améliorer la situation des Juifs et des Juives, y compris les plus éloignés, matériellement ou spirituellement. Il y a donc là un grand principe pour chacun et chacune d’entre nous, au sein de tout Israël.

Pour ce qui vous concerne, si, comme vous l’écrivez, votre situation morale n’est pas satisfaisante, l’une des raisons étant, selon vous, la présence de certaines élèves issues de familles qui ne respectent pas parfaitement la Torah et les Mitsvot, il est bien clair qu’une diminution du nombre des élèves de foyers orthodoxes aggravera la situation de la ville. A l’inverse, plus le nombre de ces élèves orthodoxes grandira et plus cette situation s’améliorera, surtout si chacune d’entre elles devient une force active, au même titre que les élèves de la Yechiva sont qualifiés de “ bougies pour éclairer ”. Il résulte de tout cela, que vous devez oublier complètement l’hypothèse d’un départ du séminaire. Bien au contraire, c’est vous qui avez ressenti ce manque et il vous appartient donc d’organiser en ce sens les élèves sur lesquelles vous exercez votre influence. De même, vous exercerez une influence directe chaque fois qu’il est impossible de le faire directement, pour qu’intervienne cette évolution positive. Et, le mérite de ce qui est public vous viendra en aide. Il est bien clair que vous avez l’autorisation et le mérite de diffuser ces propos auprès des élèves qui pourront les accepter. Ensemble, vous agirez dans cette direction et il est certain que Dieu vous accordera la réussite, d’autant que ce séminaire est fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles concernant tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°7094

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7094, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar’hechvan 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, aux multiples

connaissances, le Rav C.Y(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat Parchat Le’h Le’ha, me rapportant la manière dont on été interprétés mes propos, dans ma précédente lettre(2). Vous dites vous-même que vous avez du mal à les justifier d’après la Hala’ha. Vous précisez ce qu’on leur répond : on leur donne ce qui leur revient de droit. Il est clair que ceci ne veut rien dire, d’après la Torah, ni d’après la ‘Hala’ha, ni dans l’action concrète, sauf si l’on veut se voiler la réalité et les actions dont il est ici question. En effet, tout cela ne leur appartient nullement et point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est pénible et effroyable.

Vous me dites que, concrètement, pour vous également, l’interdiction de la coalition, à laquelle je faisais allusion, constitue un fait nouveau. Cette idée nouvelle n’est pourtant pas la mienne. Elle est clairement exprimée par le Choul’han Arou’h et elle fait partie de la Hala’ha, concrètement applicable. Le fait nouveau que j’ai introduit est le suivant. Je n’ai trouvé aucune référence, parmi les Décisionnaires, à l’argument selon lequel cette situation est un fait établi, depuis plusieurs années déjà, ce que j’ai entendu également à propos des bateaux israéliens(3). Bien au contraire Il semble que ce soit le moyen de justifier toute la situation, comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé : “ Et, les mille neuf cents ”(4) dont je ne sais pas, pour l’heure, qui l’a prononcé ou rédigé, bien que, semble-t-il, on y trouve également des explications de l’Admour Hazaken(5). Il y est expliqué, en effet, que nos générations se trouvent en état d’évanouissement profond. C’est la raison pour laquelle on murmura leur nom, dans l’oreille des Juifs(6) en faisant venir le Baal Chem Tov, dont le nom était Israël. Néanmoins, cet évanouissement présente également un aspect positif, car si l’on avait conscience de ce qui se passe, on ne pourrait en supporter la douleur, c’est bien évident.

Nous approchons du mois de Kislev, celui des miracles et de la délivrance, précisément liés à l’huile qui ne se mélange à aucun autre liquide, dont la lumière est sans cesse accrue(7), que l’on refuse de comparer aux bœufs de Soukkot(8), bien qu’ils soient liés aux nations du monde et les protégeaient, dans le Temple. Ainsi, nous mériterons enfin l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ Ils seront pour toi et pour nul autre que toi ”(9). Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi au plus vite, avant même le début de ce mois(10). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Vous faites remarquer qu’à la fin du chapitre 9 d’Iguéret Ha Kodech, il faudrait dire : “ et s’attacher à Dieu ”, plutôt que : “ et s’attacher à Lui ”. Néanmoins, ceci ne permettrait pas de comprendre la suite, “ à elle ”, faisant référence à la Soukka de David, ou bien “ à lui ”, s’appliquant à David lui-même. En outre, il est question, avant cela, du service de Dieu ou de la Soukka de David, mais non de s’attacher à Dieu. Les premières éditions de Iguéret Ha Kodech portaient déjà la version parvenue jusqu’à nous, mais non la seconde. Il semble que “ à elle ” fasse bien référence à la Soukka de David, c’est-à-dire, à l’Attribut de Royauté, Mal’hout et à la Présence divine. De fait, différents textes disent que l’on doit : “ s’attacher à la Présence divine ” et, sur l’ensemble de ce sujet, vous consulterez le Likouteï Torah, Parchat ‘Houkat, à la page 63d et Parchat Reéh, à la page 20b.

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°7066. (2) Il s’agit de la lettre n°7066, relative à l’interdiction de faire partie de la coalition gouvernementale. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7040. (4) Qui est imprimé dans le Séfer Ha Maamarim de l’Admour Hazaken, Béréchit Chemot,

à la page 419 et dans le Migdal Oz, à la page 484. Le présent extrait se trouve à la page 358 du Migdal Oz. Il appartient au discours ‘hassidique intitulé : “ Afin de comprendre la question ”. (5) Voir ce Séfer Ha Maamarim, à la page 504, dans les notes et le Migdal Oz, à la page 483, concernant ce discours, de même que le Migdal Oz, à la page 356, à propos du discours : “ Afin de comprendre la question ”. Il semble que, dans le manuscrit dont disposait le Rabbi, les deux discours étaient présentés conjointement. C’est pour cela qu’il précise : “ on y trouve également des explications de l’Admour Hazaken ”. (6) Ce qui est une pratique favorable pour qu’une personne évanouie reprenne conscience. (7) Puisque les lumières de ‘Hanouka sont allumées en ordre croissant. (8) Qui sont sacrifiés en ordre décroissant et Beth Chamaï, dont la Hala’ha ne retient pas l’avis, en déduit que les lumières de ‘Hanouka sont également allumées en ordre décroissant. (9) Le sacrifice unique de Chemini Atséret fait allusion au peuple d’Israël, alors que les soixante dix bœufs correspondent aux soixante dix nations. (10) De Kislev.

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