Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°7054
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7054, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Issrou ‘Hag Ha Soukkot 5720,
Brooklyn, New York,
A l’attention du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
a de bons comportements, est un responsable communautaire
aux multiples accomplissements, un homme de qualité, issu
d’une illustre famille, le Rav Its’hak Meïr Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre en son temps, en plus du télégramme relatif au front commun entre Agoudat Israël et Poaleï Agoudat Israël(2). Je vous remercie d’avoir pensé à me l’adresser. Du fait de la sainteté de la fête, je n’ai pas pu vous en accuser réception jusqu’à maintenant et vous voudrez bien m’en excuser.
Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, mène à bien la mission qui lui est confiée, dans la tranquillité de l’esprit et la joie du cœur, afin de renforcer la gloire de la Tradition d’Israël et de diffuser le Judaïsme parmi des cercles de plus en plus larges. Ainsi, chaque Juif et chaque Juive se pénétrera de l’esprit de la Torah, de la pratique effective des Mitsvot, au quotidien. Bien évidemment, ceci intègre également la lumière et le luminaire de la dimension profonde qui ont été révélés par le Baal Chem Tov, par ses disciples et par les disciples de ses disciples, jusqu’à ce que ses sources(3) se diffusent à l’extérieur et que s’accomplisse la promesse faite au Baal Chem Tov, quand il eut une élévation de l’âme, selon laquelle, de cette façon, viendra le maître, le roi Machia’h, avec la délivrance véritable et complète. Avec ma considération, mes respects et ma bénédiction,
S’agissant des élections, j’ai communiqué mon avis et mes instructions, comme lors des précédentes, celles de 5715(4), dans un télégramme qui a été adressé à la direction de l’association ‘Habad en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. A n’en pas douter, ma position a déjà fait l’objet d’une diffusion.
Notes
(1) Le Rav I.M. Lewin. Voir à son sujet, les lettres n°5280 et 7124. Une lettre similaire fut adressée au Rav Binyamin Mintz. L’un et l’autre étaient des dirigeants d’Agoudat Israël et de Poaleï Agoudat Israël. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7025. (3) Celles de la ‘Hassidout. (4) 1955.
Lettre n°7055
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7055, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tichri 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, je viens de recevoir votre lettre du 28 Elloul qui, semble-t-il, a été acheminée par courrier ordinaire. Vous faites référence à votre emploi du temps. Il est clair que celui-ci doit être rectifié. Je veux dire, très simplement, que vous devez commencer à intensifier votre étude de la Torah, d’une manière concrète. Nos Sages affirment et tranchent que celui qui met en pratique la Torah dans la pauvreté, y compris dans la dimension du temps, l’accomplira, au final, dans la richesse, également dans le temps. Et, l’on peut faire la même déduction de ce qu’ils disent dans la Michna, affirmant qu’un homme se soumettant au joug de la Torah est dégagé de celui de l’autorité civile et des contingences du monde. Et, il est bien question ici de “ joug ” de la Torah, terme qui ne s’applique pas à l’homme disposant de beaucoup de temps et très motivé. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
J’espère que vous gardez les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, de même que le temps d’étude de la ‘Hassidout dont vous faites mention, en plus de cette étude pendant le saint Chabbat. Bien plus, les écrits du Ari Zal affirment qu’en ce jour, l’étude de la dimension profonde de la Torah est indispensable et, à notre époque, celle-ci a été révélée par la ‘Hassidout. Vous me faites part de l’état de votre femme et puisse donc Dieu faire que sa grossesse se passe bien et soit aisée, qu’elle ait un enfant en bonne santé, en son temps et facilement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : J’espère, bien que vous ne me le précisiez pas, que votre épouse se sert de ses capacités pour diffuser le Judaïsme traditionnel et tout ce qui le concerne, en particulier dans le domaine de l’éducation, à la mesure de ses moyens. En effet, le passé a montré que la divine Providence lui a accordé des qualités particulières, en la matière.
Lettre n°7056
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7056, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27(1) Tichri 5720,
Brooklyn,
A monsieur Pin’has(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce mardi. Le nom a une valeur intrinsèque et, en l’occurrence, vous êtes un descendant de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah. J’ai donc bon espoir que votre origine apparaît à l’évidence dans votre action concrète. En effet, en plus du comportement que l’on attend de chaque Juif, envers sa foi et sa Torah, les membres de la famille du Rav(3) doivent, bien évidemment, se renforcer et adopter l’attitude la plus rigoriste. Le mérite de vos ancêtres vous vient en aide, afin que vous puissiez accomplir tout cela. Et, rien ne résiste à la volonté. J’aimerais savoir si vous conservez, de vos parents, ou si vous avez entendu de vos proches, quelques souvenirs de l’ancien temps, rédigés par eux ou bien retranscrits par d’autres personnes. Je vous remercie de me donner cette précision. Avec mes respects et ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Vous me demandez quelle est votre origine, au sein de la famille Schneersohn. Il serait bon de vérifier sur place, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, celle de votre père, qu’il repose en paix, en fonction de ce qui est cité dans le Séfer Toledot Michpa’hat Ha Rav Mi Lyadi(4) de M. S. Slonim. En effet, cet ouvrage mentionne le nom de ‘Haïm, fils de Pin’has, décédé à Jérusalem en 5665(5), lui-même le fils du Rav Na’houm Yossef et de Sarah Rivka, fille du Rav et ‘Hassid Moché, fils de l’Admour Hazaken.
Notes
(1) Le Rabbi écrit Za’h, pur, terme dont la valeur numérique est 27. (2) M. P. Schneersohn, de Kfar Ata. (3) De l’Admour Hazaken. (4) Le livre de la généalogie du Rav de Lyadi. (5) 1905.
Lettre n°7057
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7057, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27(1) Tichri 5720,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 17 Elloul. Ma réponse a été retardée du fait des nombreuses activités des jours propices de ce mois. J’ai été satisfait d’y constater la mention du lien solide qui vous unit à Loubavitch, ce qui a éveillé en vous des souvenirs du temps passé, de même que de votre père et de son attachement profond à Loubavitch. Or, nos Sages disent que : “ le Saint béni soit-Il n’a rien créé d’inutile ”. A n’en pas douter, ces souvenirs feront donc leur effet, conformément au principe de notre peuple, selon lequel : “ l’acte est essentiel ”.
Vous m’écrivez que votre travail n’est pas agréable, qu’il peut, tout au plus, transformer l’action, mais non l’homme(2). Or, précisément à ce propos, la ‘Hassidout souligne l’effet particulier de l’action sur l’homme. De fait, celle-ci a parfois un impact plus profond qu’une parole ou qu’une pensée. C’est pour cela que la Torah insiste sur la pratique effective des Mitsvot. C’est uniquement quand elle est acquise que l’on peut faire intervenir la foi, ainsi qu’il est dit : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”. Certes, on sait à quel point a été condamnée une pratique machinale des Mitsvot, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 21, qui se conclut en citant le grand maître, médecin à la fois de l’âme et du corps, le Rambam, dans son commentaire de la Michna, au traité Avot, selon lequel la purification de l’âme dépend du nombre des actions. Bien plus, les Juifs sont appelés : “ une terre de convoitise ” et un dicton du Baal Chem Tov(3) illustre cette notion. Une observation extérieure ne permet pas d’évaluer les trésors qui sont cachés dans les profondeurs. Or, il en est ainsi pour chaque Juif et chaque Juive. Cette idée est également détaillée dans ma lettre qui a été adressée à tous, à l’occasion de ce Roch Hachana(4). Je vous en joins une copie et j’espère qu’elle vous intéressera. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rabbi écrit Za’h, pur, terme dont la valeur numérique est 27. (2) Il permet d’obtenir un résultat, mais celui qui le réalise n’en reçoit rien. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3196 et 6499. (4) Il s’agit de la lettre n°7014.
Lettre n°7058
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7058, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tichri 5720,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
bons comportements et aux multiples accomplissements,
le Rav Yossef Elyahou(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre et, comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Et, puisque vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’en donniez également de bonnes nouvelles. Le mérite de vos actions pour soutenir la Torah, encore plus que votre étude personnelle, vous protégera, à n’en pas douter, de même que les membres de votre famille, en la matière.
Comme le souligne l’Admour Hazaken(2), auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, dans son discours ‘hassidique intitulé : “ Elle(3) est un arbre de vie pour ceux qui la détiennent ”, prononcé à Sim’hat Torah
5540(4), cette expression s’applique à ceux qui étudient la Torah et en ont une approche intellectuelle, alors que : “ ceux qui la soutiennent sont heureux ”(5) fait référence à ceux qui servent Dieu en se consacrant à la Torah et sont véritablement heureux. Le Zohar, tome 3, à la page 53b, précise : “ Ne lis pas : Meouchar, heureux, mais Mérocho, à sa tête ”, c’est-à-dire à la dimension profonde de l’En Sof, qu’une telle forme du service de Dieu permet de révéler ici-bas, selon la qualité du pied qui soutient la tête. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.E. Henkin, de New York. Voir, à son sujet, la lettre n°4946. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6566. (3) La Torah. (4) 1779. (5) Conclusion du même verset.
Lettre n°7059
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7059, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
30 Tichri 5720,
premier jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan
Brooklyn, New York,
Aux membres du département féminin des écoles Beth Rivka,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai eu connaissance avec plaisir de la réunion annuelle de vos différents groupements, ceux de Crown Heights, de East New York, de Brownsville et de West Side, qui se tient aujourd’hui et les jours suivants de ce mois. Il est particulièrement positif, tout de suite après Tichri, mois empli de fêtes, en ce premier mois “ profane ” de l’année, celui de Mar’hechvan, que les femmes renouvellent leur engagement pour les écoles Beth Rivka, sans perdre de temps. Ceci me donne également l’espoir que cette action importante et sainte sera pleinement menée à bien sous l’influence et l’ascendant du mois de Tichri, le premier mois, celui qui marque toute l’année de son sceau. Bien plus, les jours particuliers de Tichri délivrent des enseignements spécifiques aux femmes et aux mères juives. On sait que nos Sages ont instauré la lecture de la Torah et la Haftara, faisant en sorte que le passage de la Torah ou des prophètes reflète le contenu des jours sacrés et des enseignements qu’ils délivrent pour l’existence quotidienne.
Durant les premiers jours de l’année, ceux de Roch Hachana, on lit le passage de la Torah qui décrit la naissance du premier enfant juif, qui fut juif depuis son premier instant, qui eut des parents juifs, de même que l’abnégation dont fit preuve ces parents pour éduquer l’enfant. Tel est également le contenu de la Haftara du premier jour de Roch Hachana, qui présente une autre mère juive, ‘Hanna et la naissance d’un autre enfant juif, Chmouel. ‘Hanna fit elle-même don de sa propre personne et elle confia son enfant unique afin qu’il puisse recevoir une éducation divine. De même, dans la Haftara du second jour de Roch Hachana, nous demandons à Dieu de libérer les Juifs de l’exil et il est alors précisé que la miséricorde divine est obtenue parce que : “ Ra’hel pleure pour ses enfants ”. Etant leur mère, elle s’apitoie sur leur sort.
L’enseignement, qui en résulte et qui doit être à la base de toute l’année, est le suivant. Il faut savoir qu’un enfant juif, dès sa naissance, appartient à Dieu. Les parents juifs, en général et les mères, en particulier, doivent faire preuve de la plus haute abnégation afin de donner une bonne éducation à leurs enfants. Car, cette bonne éducation, basée sur les valeurs sacrées, sera à l’origine de la délivrance complète, qui interviendra très bientôt et de nos jours, Amen. Telle est la mission confiée aux femmes, aux groupes venant en aide aux écoles Beth Rivka. C’est là le mérite le plus grand, apportant le bonheur véritable à chacun en particulier, avec les membres de sa famille, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction de réussite en votre action,
Lettre n°7060
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7060, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
30 Tichri 5720,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad, à
Kfar ‘Habad, que Dieu vous accorde longue vie(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 24 Tichri, rédigée par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Avraham Morde’haï Chmouel Lieder(2). Sans doute complèterez-vous les points manquants dans ce courrier. Lui-même le fera, ou bien un autre membre des jeunes de l’association ‘Habad, dont c’est la fonction.
Puisse Dieu faire que vos actions aillent croissant. Du reste, la lettre a été rédigée et la réponse a été envoyée pendant les jours favorables de Tichri, le septième mois(3). Et, de fait, celui-ci est, dans son intégralité, le septième mois. Il n’en est pas ainsi uniquement pour les fêtes qu’il comporte. Nos Sages expliquent qu’il est “ rassasié(4) de tout le bien ” et l’on connaît les propos de nos maîtres et chefs, selon lesquels ce mois a une portée générale, concernant toute l’année et se révélant en chaque jour qui la constitue. Qu’il en soit donc ainsi pour les activités des jeunes de l’association ‘Habad, celles qui ont une portée globale et celles qui sont plus spécifiques. La bénédiction et le bien de ce mois se révéleront en tous les jours qui viennent, dans la joie et dans l’enthousiasme. Ainsi, on multipliera les accomplissements positifs et l’on engagera son prochain à en faire de même. Je suis surpris que vous puissiez même envisager des billets payants pour assister aux réunions ‘hassidiques, même pour un prix minimal et surtout à Kfar ‘Habad. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour connaître la réussite en votre mission sacrée,
Notes
(1) Une lettre similaire fut adressée à plusieurs autres organisations ‘Habad. (2) Voir, à son sujet, la lettre n°7078. (3) Après Nissan, celui de la sortie d’Egypte. (4) Chevii, septième, est de la même étymologie que Moussba, rassasié.
Lettre n°7061
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7061, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Je fais réponse à votre lettre du 27(2) Tichri(3). De fait, aucune question ne se pose et je suis surpris que vous me parliez de vos études, dans cette discipline, mais que vous ne me disiez rien de ce qui est l’étude essentielle de chaque Juif et de chaque Juive, celle de notre sainte Torah, Torah de vie, ce qui veut dire, au sens le plus littéral, qu’elle délivre un enseignement pour la vie, pour l’existence quotidienne, puisqu’elle permet de savoir ce que l’on doit faire et ce qui est interdit.
Bien plus, vous vous trouvez dans une contrée que les nations du monde elles-mêmes appellent : “ Terre Sainte ” et que le verset qualifie ainsi : “ un pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. La pratique scrupuleuse des Mitsvot doit donc, en cet endroit, être encore plus forte. A n’en pas douter, vous me préciserez tout cela, à la prochaine occasion. Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans l’étude et pour un comportement conforme à celui d’une jeune fille juive, qui est définie comme la descendante de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une jeune fille. (2) Le Rabbi écrit Za’h, pur, terme dont la valeur numérique est 27. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°6877.
Lettre n°7062
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7062, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 28 Tichri, avec ce qui y était joint. Vous comprendrez que je sois surpris et étonné en constatant votre découragement, alors que la divine Providence vous a accordé le mérite et la réussite d’exercer une mission sacrée, au sein des jeunes de l’association ‘Habad, sa dimension profonde étant la diffusion des sources(1) à l’extérieur. Et, vous connaissez la décision de notre Torah selon laquelle : “ celui qui accepte….(2) ” Puisse Dieu faire que vous me donniez prochainement de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, en tous les domaines que vous mentionnez.
Nous sommes au lendemain du septième mois(3) et ce qualificatif s’applique bien à l’ensemble de ce mois. Nos Sages soulignent qu’il est “ rassasié(4) de tout le bien ”, qu’il a une portée générale, qu’il se prolonge tout au long de l’année, à condition que l’on mette en pratique la Torah et les Mitsvot, qui sont le canal et les réceptacles permettant de révéler et d’intégrer les bénédictions et les influences accordées par Dieu. C’est bien évident. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Le joug de la Royauté divine n’est plus soumis aux contingences du monde. (3) Celui de Tichri, septième après Nissan, le mois de la sortie d’Egypte. (4) Chevii, septième, est de la même étymologie que Moussba, rassasié.
Lettre n°7063
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7063, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
Au Rav et ‘Hassid, le Juste, issu d’une illustre famille,
Rabbi Chalom Yé’hezkel Shraga(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez des références sur les propos du Maguid de Mézéritch. Conformément à votre demande, vous a été envoyé un index des livres de ‘Hassidout qui ont été publiés. Vous m’interrogez sur les paroles du Maguid de Mézéritch, rapportées par un livre de l’Admour Haémtsahi. Même si l’on ne peut pas tirer de preuve du fait que l’on n’ait pas trouvé une certaine assertion(2), on sait, néanmoins, que, de façon générale, celui-ci ne cite pas le nom des ouvrages et des auteurs qu’il rapporte dans ses livres(3), à la différence de la pratique du Tséma’h Tsédek et même de celle de l’Admour Hazaken(4). S’agissant des livres du Tséma’h Tsédek, un tel index n’a pas encore été établi. Celui qui veut trouver cette assertion n’a donc pas d’autre solution que de consulter ses livres, page par page.
Vous envisagez la publication des lettres que je vous ai adressées. Si cela a un intérêt, suscite la crainte de Dieu, la pratique de la Torah et des Mitsvot, il est clair que vous pouvez le faire. Je vous adresse mes respects et émets le vœu que chacun d’entre nous fasse tout ce qui est en son pouvoir pour diffuser les sources du Baal Chem Tov, jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur. Ainsi, nous mériterons la venue du maître, du roi Machia’h, très bientôt. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Y. S. Rubin Halbershtam, de Brooklyn, Rabbi de Tchéchinov. Voir, à son sujet, la lettre n°5966. (2) Nul ne pouvant se targuer de tout connaître. (3) Aussi, même s’il a cité le Maguid de Mézéritch, il ne l’a pas fait en son nom. (4) Qui donnent effectivement ces précisions.
Lettre n°7064
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7064, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
Aux jeunes femmes ‘Habad, groupement de Montréal,
que Dieu vous accorde longue vie(1),
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Mar’hechvan, rédigée par la Rabbanit, madame Feigelshtock, dans laquelle vous me transmettez votre programme pour les prochaines semaines et, avant tout, pour votre convention. Il est dit que : “ le salut provient des nombreux conseillers ”. Il serait donc judicieux que tout cela soit discuté et arrêté lors d’une réunion élargie des femmes et jeunes filles ‘Habad, celles qui ont connaissance des points essentiels, s’agissant d’une telle convention. A n’en pas douter, vous établirez un programme, qui permettra de la préparer en sorte qu’elle se déroule d’une manière positive.
Puisse Dieu faire que les décisions soient prises en un moment bon et favorable, de la meilleure façon afin de développer l’action, de la plus haute importance, qui est menée par les femmes et les jeunes filles ‘Habad, à la fois quantitativement et qualitativement. Le mérite de ce qui est public vous vient en aide. Quand on réalise une telle action avec la préparation qui convient, on s’aperçoit que l’on dispose de beaucoup plus de forces que ce que l’on imaginait, que les obstacles sont bien moins importants que ce que l’on pensait, comme l’explique la lettre que j’ai adressée à tous, à l’occasion de ce Roch Hachana(2). Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de ce qui vient d’être dit et de bien commencer la nouvelle année, en menant votre action dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Regroupant les femmes ‘Habad les plus jeunes. (2) Il s’agit de la lettre n°7014.
Lettre n°7065
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7065, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
Au jeune Yaakov Immanouel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre de Roch ‘Hodech ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez vos activités dans le domaine de l’éducation et, plus généralement, en tout ce qui concerne la spiritualité. Bien entendu, j’ai, avant tout, été satisfait de prendre connaissance des cours que vous donnez à un groupe de jeunes, qui s’élargit de plus en plus, ce qui, à n’en pas douter, est également vrai dans la dimension qualitative. Bien entendu, il est très compliqué de le constater de ses yeux de chair. J’ai bon espoir, même si vous ne le précisez pas, qu’en commentant les treize Principes(2), vous saisissez toute opportunité pour lier chaque idée à l’action concrète, bien plus à l’existence quotidienne. De fait, la Michna tranche que “ l’acte est essentiel ”. Et, il ne s’agit pas là d’un aspect indépendant mais bien de la base de tout l’édifice. Vous consulterez également Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 21. Bien entendu, l’expression ci-dessus, “ vous saisissez toute opportunité ”, inclut aussi le fait de créer vous-même cette opportunité. Plus généralement, le simple fait de rencontrer ce groupe justifie la demande de lui enseigner les lois nécessaires au quotidien. C’est bien évident.
Ce qui vient d’être dit concerne également la synagogue dans laquelle vous vous trouvez encore, après y avoir passé les fêtes du mois de Tichri. En la matière, s’applique l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”. Quant à ceux qui vous écoutent, même si certains d’entre eux mettent en pratique les termes de l’affirmation : “ Je dors en exil ”, il est clair que la fin de ce verset a raison de dire, pour ce qui les concerne : “ mais mon cœur est en éveil ” pour le Saint béni soit-Il, pour Sa Torah et Ses Mitsvot. Puisse donc Dieu faire que vous renforciez tout cela, selon le besoin du moment et le slogan de l’an passé : “ Et, tu te répandras… ”(3). A ceci s’ajoute le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov et, lorsque ses sources se répandront à l’extérieur, le maître, le roi Machia’h, viendra(4). Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.I. Shochat, de Toronto. Voir, à son sujet, les lettres n°4657, 7345 et 7382. (2) De la foi, selon le Rambam, durant ces cours. (3) A l’ouest et à l’est, au nord et au sud. (4) Conformément à la promesse faite par le Machia’h lui-même au Baal Chem Tov, lorsqu’il connut une élévation de l’âme, pendant la fête de Roch Hachana.
Lettre n°7066
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7066, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, aux multiples
connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Mon opinion est très claire(2). La participation à la coalition gouvernementale et, plus encore, le fait d’accepter un poste ministériel, ce qui aura pour effet de commettre des fautes, d’une manière concrète, sont totalement interdits par le Choul’han Arou’h. Concrètement, ces fautes sont commises pratiquement dans tous les ministères, peut-être même dans l’ensemble d’entre eux et avant tout au ministère des cultes, au pluriel, dans lequel on trouve, à proprement parler, des pratiques idolâtres. Ceci est encore plus grave quand cette manière d’agir porte le sceau d’un homme qui met les Tefillin. Il faut malheureusement tenir compte également de cela.
La question que l’on posera est bien évidente. C’est précisément de ce ministère que dépendent les subventions pour de nombreuses pratiques juives. Pour autant, il est clair que l’on ne peut faire commerce de Mitsvot et de fautes. Bien plus, l’une des trois religions(3), qui est même la première, est, à proprement parler, idolâtre. Il n’y a jamais eu pareille chose depuis la suppression(4) par les membres de la grande Assemblée. Bien plus, tout cela est fait au nom de l’ensemble du peuple juif ! Je vous écris tout cela dans un but bien précis. Vous le suspectez et, en cela, vous avez bien raison. Peut-être avez-vous le moyen d’empêcher cet état de fait et, du reste, la Terre Sainte a l’habitude d’assister à des miracles. Si c’est le cas, soyez béni et le mérite de ce qui est public vous vient en aide. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°6925, 7094, 7199, 7265, 7282, 7329, 7333, 7356, 7399 et 7422. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7094. (3) Gérées par ce ministère. (4) De ces pratiques idolâtres.
Lettre n°7067
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7067, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche, dans laquelle vous me parlez du billet que vous avez rédigé, au soir de Hochaana Rabba. Bien entendu, j’ai eu plaisir, par la suite, à lire votre lettre, écrite le premier jour de la Parchat Le’h Le’ha, “ Va-t-en, pour toi, de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père vers le pays que Je te montrerai ”. Vous connaissez l’enseignement et le dicton de l’Admour Hazaken selon lequel : “ On doit vivre avec le temps ”, c’est-à-dire avec la Sidra de la semaine. Or, vous connaissez le commentaire que fait la ‘Hassidout de ce verset.
Puisse Dieu faire que votre décision soit suivie d’effet, que vous appreniez à la fois la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, avec entrain et ardeur, avec un enthousiasme ‘hassidique et que vous pratiquiez les Mitsvot de la meilleure façon. Dieu vous accordera le succès de mettre en pratique également la seconde explication de l’expression : “ que Je te montrerai ”, selon laquelle on montre et l’on révèle les forces profondes que l’on possède. Et, celles-ci font leur effet, au quotidien. Vous comprenez ce que sont la détermination et les forces profondes. Différents textes définissent ces notions. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°7068
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7068, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me décrivez, avec peine, la relation que telle ou telle autre personne entretiennent avec les préoccupations religieuses, alors que la réalité aurait dû être à l’opposé de celle-ci. Il semble qu’il y ait là un des points qui n’a pas changé depuis de nombreuses années et même depuis la génération précédant la nôtre et encore celle qui la précédait, comme le montrent les récits des responsables communautaires de l’époque.
Bien entendu, il n’y a là qu’une demie consolation ou peut-être même encore moins que cela. Pour autant, déjà dans le passé, nous avons emporté la victoire. Il ne fait donc pas de doute que ce sera encore une fois le cas, maintenant. Toutefois, il est regrettable de devoir mobiliser des forces pour lutter contre le mal, alors que l’on aurait pu les investir, avec toute l’ardeur nécessaire, dans l’accomplissement du Précepte : “ Fais le bien ”. Avec ma bénédiction pour une grande réussite en votre mission sacrée, en bonne santé, avec joie et enthousiasme,
Lettre n°7069
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7069, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais suite à ma précédente lettre que vous avez sûrement déjà reçue et à votre courrier du 4 Tichri :
A) Il est bon que les terrains auxquels vous faites allusion, se trouvant de l’autre côté du chemin de fer, appartiennent au comité du Kfar et reçoivent l’usage que vous précisez ou bien qu’ils soient remis aux marocains, si les terrains qu’on leur a attribués sont au même endroit.
B) Vous envisagez la plantation d’un verger au milieu du Kfar. Bien entendu, il faut s’interroger, à ce sujet, se demander s’il y a lieu de le faire, pour les raisons que vous écrivez. Vous prendrez conseil, à ce sujet, avec les administrations concernées. Vous vérifierez également si l’on en trouve l’équivalent dans les implantations et les villages de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, ayant une situation comparable à la vôtre.
C) J’ai obtenu une nouvelle réjouissante. Les arbres de Kfar ‘Habad, en provenance de Calabre, ont déjà produit plusieurs centaines d’Ethroguim, bien que, cette année, ils n’ont pas été utilisés, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ On ne permet pour le service de Dieu que… ”(1). De même, un Ethrog ne doit pas être Orla(2), comme le rappelle le Tanya, au chapitre 37. Je suis surpris que le Kfar ne m’ait pas transmis cette nouvelle réjouissante. De même, on m’a dit que ces arbres ne sont pas suffisamment protégés des vents par des barrières ou par d’autres arbres, de la manière qui convient. Ceux qui se consacrent à cette activité s’intéresseront donc à cela, pendant qu’il en est encore temps.
D) Vous envisagez les possibilités et le programme du développement de Kfar ‘Habad et, plus généralement, des institutions ‘Habad. Comme votre lettre l’indique également, une motivation véritable manque encore, pour le Kfar, pour les institutions qui existent d’ores et déjà et pour les domaines privés. On peut donc craindre, si l’on introduit plusieurs créations nouvelles, que la situation se détériore encore plus.
E) Quant au moyen de tirer partie des différents terrains se trouvant au Kfar, pour le Mikwé qui sera enfin construit et deviendra un centre ‘Habad, puisse Dieu faire que ce soit le cas très prochainement, il faudra, à cet effet, consulter des experts en aménagement des villages et des implantations, de même que les ‘Hassidim âgés qui se trouvent en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. En effet, ceci concerne tous les ‘Hassidim d’Erets Israël et il est dit, précisément, que : “ le salut provient des nombreux conseillers ”.
F) Suffisamment tôt, vous établirez sûrement un programme pour profiter des jours de Kislev, mois de la délivrance(3). Il semble que, malgré les demandes, les appels insistants à l’empressement formulés ici pour qu’un programme soit arrêté bien à l’avance, la campagne des quatre espèces(4), cette année, a été improvisée dans les derniers instants, par différents aspects. La conséquence de cette attitude se marque également dans les résultats(5). De fait, on peut constater que la brochure sur les quatre espèces et celle sur Sim’hat Torah ont également été bâclées. C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour connaître la réussite en votre mission sacrée,
Bien entendu, le bâtiment destiné à l’insémination artificielle ne peut pas se trouver au milieu d’un village ou d’une implantation. De même, il doit être le plus éloigné possible des écoles. Je suis surpris que vous soyez dans le doute, à ce sujet.
Notes
(1) Ce que l’on pourrait consommer. (2) La production des trois premières années d’un arbre. (3) De l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, le 19 Kislev. (4) Permettant à chacun de mettre en pratique les Mitsvot de la fête de Soukkot. (5) Qui sont faibles.
Lettre n°7070
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7070, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre de l’issue du Chabbat, avec la demande de bénédiction. L’une et l’autre seront lues près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que le contenu de votre prochaine lettre soit réjouissant, y compris pour ce qui est de votre état de santé. Bien plus, nous venons de vivre le mois de Tichri, le septième(2), qui est rassasié(3) de tout le bien et qui a une portée générale pour toute l’année. Que la bénédiction et la réussite se marquent donc en tous les domaines, communautaires et personnels à la fois, tout au long de l’année. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme,
M. Schneerson,
Vous me dites que les médecins vous prescrivent de manger souvent, ce qui vous empêche de prolonger votre prière, puisque, jusqu’à maintenant, vous avez eu l’usage de ne pas manger avant celle-ci, conformément à l’enseignement reçu. Néanmoins, ce que vous consommez, en l’occurrence, répond à un objectif de santé et empêche la formation d’une sécrétion aigre dans vos intestins. Il ne s’agit donc pas de calmer votre faim, ni même de renforcer votre corps. Une telle pratique est clairement permise, selon le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 89, au paragraphe 5. Vous verrez aussi les propos du Péri ‘Hadach, cités par le Ma’hatsit Ha Shekel, à la même référence. Et, vous consulterez le principe établi qui est énoncé par le Yoré Déa, au début du chapitre 117. Il est à peu près certain que l’enseignement donné(4) ne s’applique pas, en la matière. Afin de prendre une précaution supplémentaire, vous supprimerez votre pratique précédente en présence de trois personnes(5). Vous me faites également part du montant que l’on vous a donné et vous avez déjà indiqué au donateur que vous ne l’acceptez pas. Toutefois, il l’a déjà donné et vous le répartirez donc, conformément à l’affirmation des Sages, au traité Baba Batra 133b, de la façon suivante, un tiers pour le Beth Loubavitch de Londres, un tiers pour la caisse de visite aux malades du Ma’hané Israël qui se trouve ici et le dernier tiers pour vos propres besoins. Vous l’utiliserez dans la joie.
Notes
(1) Le Rav I.Dubov, de Manchester. Voir, à son sujet, les lettres n°6564 et 7298. (2) Le septième après Nissan, le mois de la sortie d’Egypte. (3) Chevii, septième, est de la même étymologie que Moussba, rassasié. (4) Selon lequel on ne doit pas manger avant la prière. (5) Conformément à la procédure d’annulation des vœux.
Lettre n°7071
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7071, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
A l’attention des participants à la réunion ‘hassidique du
Melavé Malka, le repas de David le roi oint, à l’issue du
Chabbat Parchat Béréchit, “ Au commencement, Dieu a créé
le ciel et la terre ”, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre concernant cette réunion ‘hassidique, à laquelle était jointe votre bonne décision, celle d’étudier la Torah en public. Bien plus, conformément au dicton de mon beau-père, le Rabbi(1), dont le mérite nous protégera, à propos du Chabbat Béréchit : “ C’est de la manière dont on a commencé que tout continue ”(2). Ceci confère l’espoir et la conviction que vous adopterez effectivement ce bon comportement tout au long de l’année qui vient, avec la joie et l’enthousiasme qui conviennent. Comme le dit le Apeï Ravreveï, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 300, la qualité de ce repas(3) est qu’il profite à l’os de Louz, par lequel l’homme revivra(4). Puisse donc Dieu faire que la vitalité et l’enthousiasme se renouvellent en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, y compris dans l’existence quotidienne.
Bien plus, nous sommes dans le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov et l’un des points fondamentaux de son enseignement est la nécessité de servir Dieu avec joie, entrain et enthousiasme. Nos maîtres et chefs rapportent que le Baal Chem Tov : “ aimait la lumière ”, y compris au sens le plus littéral. Selon un récit bien connu, lui et ses disciples allumaient un grand nombre de bougies, à l’issue du Chabbat. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et aussi, bien évidemment, du renforcement et du développement de la sainte institution, le Talmud
Torah Beth Yossef Yechiva Loubavitch, dans votre ville(5),
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°2310, 4761 et 6963. (2) Le comportement de Chabbat Béréchit conditionne celui de toute l’année. (3) Le Melavé Malka, pris à l’issue du Chabbat. (4) Une vertèbre indestructible, à partir de laquelle sera rebâti le corps, lors de la résurrection des morts. (5) Toronto. Voir la lettre suivante.
Lettre n°7072
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7072, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
Aux dirigeants du Talmud Torah Beth Yossef(1), Yechiva
Loubavitch
de Toronto, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre compte-rendu n°39, à l’issue duquel vous me demandez des instructions concernant le Mikwé. Il est clair que celui-ci est particulièrement important. Or, il se trouve dans le bâtiment du Talmud Torah Yechiva Loubavitch et il est connu sous le nom de “ Mikwé Loubavitch ”. Il faut donc s’efforcer de le réparer dans toute la mesure de ce qui est nécessaire, comme le dit le compte-rendu. Bien plus, il doit se développer, être fréquenté par un bien plus grand nombre de femmes. En l’occurrence, la période du début est passée, depuis longtemps déjà et il est uniquement dit que : “ le début est difficile ”(2), d’autant qu’en l’occurrence, le mérite de ce qui est public vous vient en aide.
Il convient de noter et de préciser à quel point nos maîtres et chefs, dont le mérite nous protégera, ont marqué leur intérêt, en la matière. De fait, il y a là un point merveilleux. En effet, ceux de nos maîtres qui, pour différentes raisons, se sont refusés à trancher la Hala’ha, au point, quand la nécessité l’imposait, de dicter à un Rav la réponse qu’il devait donner, n’en ont pas moins fait une exception, pour ce qui concerne le Mikwé. Ils ont manifesté, à son sujet, une attention particulière, ont envoyé des responsa, des instructions détaillées. Selon les dimensions analytique, allusive et ésotérique de la Torah, un rapport existe effectivement entre ces deux points(3). Du reste, une éducation basée sur les valeurs sacrées, pour être fructueuse, requiert un élément essentiel, la naissance d’un enfant dans la pureté et la sainteté(4). C’est bien évident. Puisse Dieu faire que vous donniez de bonnes nouvelles de vos préoccupations communautaires et personnelles. En effet, nous venons de vivre Tichri, le septième mois(5), qui est rassasié(6) de tout le bien et qui a une portée générale pour toute l’année. Vous conserverez donc le bien, la bénédiction et la réussite, en tout ce qui concerne cette année. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Voir la lettre précédente. (2) Mais non par la suite. (3) Une Yechiva et un Mikwé. (4) Le respect des lois et des usages de la pureté familiale. (5) Le septième après Nissan, le mois de la sortie d’Egypte. (6) Chevii, septième, est de la même étymologie que Moussba, rassasié.
Lettre n°7073
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7073, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Mar’hechvan 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous restitue, avec la présente, les lettres que vous m’avez transmises afin que je les lise. S’agissant de l’analyse figurant dans ces lettres, je vous joins une coupure de presse émanant d’un journal qui paraît à Denver. Il semble qu’il s’agisse de personnes recherchant des voies nouvelles. Si ces voies ouvrent l’accès vers les pratiques anciennes, on peut effectivement les examiner et se demander si elles sont judicieuses, bien que, disent nos Sages, “ tous les chemins sont réputés…(1) ”. A l’opposé, si l’on recherche précisément des “ pratiques ” nouvelles et, d’après ce qui est dit, il semble que ce soit bien le cas, si l’on veut, selon une autre formulation, créer une religion nouvelle, on peut d’emblée se poser une question, sur tout cela. Car, au final, il s’agit bien de mettre en pratique la décision de la Michna selon laquelle : “ l’acte est essentiel ”, l’acte couramment accepté, bien entendu. Il est dit aussi que la proclamation : “ nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ” fut un préalable nécessaire à la réception de la Torah. Il n’en fut pas ainsi uniquement à l’époque. C’est encore le cas chaque jour, mais cela est désormais beaucoup plus facile, après des millénaires d’épreuves, qui ont démontré le caractère immuable de la Torah et des Mitsvot.
Or, la Torah et les Mitsvot ne peuvent en aucune façon faire l’objet d’un commerce. On ne peut pas, sur le principe, renoncer à certaines Mitsvot pour en préserver d’autres. Concrètement, on doit s’efforcer de mettre en pratique la disposition la plus légère de nos Sages. Bien plus, l’homme le plus insignifiant et l’impie avéré doivent eux-mêmes le faire. Mais, il n’en résulte nullement, cela ne veut pas dire que l’on peut adopter une conception nouvelle et faire commerce de la religion. A n’en pas douter, il est totalement inutile d’en dire plus. Puisse donc Dieu faire que l’on ne tienne aucun compte de la réaction qui pourrait être celle de la personne avec laquelle vous êtes en contact(2), quand on lui transmettra tout cela. En effet, il ne s’agit pas, en l’occurrence, de mes paroles ni des vôtres, mais bien d’une décision de notre sainte Torah, Torah de vie, au sens le plus littéral. Vous pouvez également citer, comme référence le Rambam, en plus des ouvrages d’histoire juive, traitant des mouvements d’idées qui se sont faits jour ou qui ont falsifié la foi d’Israël et sa Torah. Bien entendu, vous pouvez également me citer. Vous direz que telle est ma conception, selon ce que vous savez, que je vous l’ai écrit dans l’une de mes lettres. Mais, encore une fois, tel est l’avis unanime des tous premiers Sages comme des plus récents. Je viens de recevoir également votre lettre du 7 Mar’hechvan, avec ce qu’elle contenait. Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela.
Notes
(1) Dangereux. (2) Que l’on n’ose pas lui dire la vérité, de peur qu’elle ne puisse l’accepter.
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