Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°703
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°703, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Elloul 5710,
Que les monts apportent paix et bénédiction
au grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, rendant
le jugement, vivace et aux nombreux accomplissements,
conduisant sa communauté dans la droiture, qui éclaire
et illumine, dont l’apparence est favorable, descendant
des Justes, Rabbi Meïr Chlita Abuhatsira, guide spirituel
de la communauté de Midlat(1),
J’espère que vous allez bien,
J’ai entendu parler, avec plaisir, par notre représentant, le grand Rav, homme aux multiples accomplissements, pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, se consacre très fidèlement aux besoins communautaires, qui sait renforcer la Torah et le Judaïsme, Rabbi Binyamin Gorodetski(2), de vous-même et de vos actions pour diffuser la Torah et le Judaïsme, dans votre communauté et autour de celle-ci, dans la région où s’exerce votre influence.
Conformément à votre demande, qui m’a été transmise par le Rav Gorodetski, j’ai mentionné votre nom et celui des membres de votre famille, pour que vous connaissiez tout le bien, lorsque je me trouvais près du tombeau du Juste, notre chef, mon beau-père, le Rabbi.
Ainsi, vous serez inscrits et scellés pour une bonne année, de sorte que soient satisfaits les besoins de chacun et de chacune d’entre vous. A n’en pas douter, le Juste vous bénira. Le Zohar, tome 3, page 71b, dit, en effet, qu’après avoir quitté ce monde, il s’y trouve plus que de son vivant. Et le Saint béni soit-Il exaucera pleinement les bénédictions, matérielles et spirituelles, du Juste.
Vous savez(3) que le chapitre 27 d’Igueret Hakodech, de l’auteur du Tanya, console doublement ceux qui sont brisés, souffrent et gémissent et vous consulterez également le Or Hatorah du Tséma’h Tsédek, à la Parchat Chemot, page 64, qui précise ce dernier terme. Le Juste distribue la vitalité à tous les vivants qui sont attachés à lui, à la mesure de cet attachement sincère et de l’amour véritable et pur qu’on lui voue.
Le Séfer Hahichtat’hout précise que ceux qui ne le connaissaient pas, de son vivant, mais ont étudié les livres qu’il nous a légués, qui reçoivent la clarté de son enseignement et se renforcent, grâce à lui, dans leur service de Dieu, ceux-là peuvent, à n’en pas douter, être considérés comme ses disciples. Ils ont foi en ce Juste et bénéficient de la lumière de sa Torah. Car, les feuilles existent grâce aux racines.
Mon beau-père, le Rabbi, explique, dans une lettre, que le grand désir de s’attacher avec le maître peut être satisfait uniquement quand on étudie les discours ‘hassidiques qu’il prononce et rédige. Voir son visage n’est pas suffisant.
Dans une seconde lettre, il précise que à celui qui demande comment s’attacher à moi, puisque je ne le connais pas personnellement, je dirais qu’il est possible d’y parvenir réellement grâce à l’étude de la Torah. Celui qui apprend mes discours ‘hassidiques, lit mes causeries, se lie à mes amis, les ‘Hassidim et les élèves de la Yechiva, dans leurs études et dans leurs réunions, accède à ma requête en lisant des Tehilim(4) et en respectant les temps d’étude, m’est effectivement attaché.
En étudiant l’enseignement et les causeries du Rabbi, en suivant le droit chemin qu’il nous a tracé, tel le visage qui se reflète dans l’eau, un esprit en suscitera un autre, qui se révélera pleinement. Car, dans ce monde de l’action, il est, aujourd’hui, encore plus présent que de son vivant et y assume toujours sa mission.
Mais, l’on s’attache encore plus clairement à lui en prenant part à sa sainte œuvre. J’ai bon espoir que vous nous apporterez votre concours, dans toute la mesure du possible, comme vous l’avez dit à notre représentant, le grand Rav, Rabbi Binyamin Gorodetski. Grâce à vous, le Saint Nom de Dieu sera grandi dans le monde, Amen, puisse-t-il en être ainsi.
Par colis séparé, je vous ai envoyé un Tanya et quelques fascicules de mon beau-père, le Rabbi. Vous voudrez bien me confirmer les avoir reçus.
Je conclus en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année, de bien vous porter, de voir votre Torah se développer. Vous aurez le mérite de conduire votre communauté, dans le calme, sur le chemin qui conduit vers la maison de Dieu, de manière paisible et dans la largesse.
J’attends de vos bonnes nouvelles et il n’est de bon que la Torah et les Mitsvot,
Mena’hem Schneerson,
Le grand Rav et ‘Hassid, Rabbi Binyamin Gorodetski, m’a rapporté que vous disposez de plusieurs livres de Kabballa, rédigés par votre père et votre grand-père. Ceux-ci contiennent, sans doute, le luminaire de notre sainte Torah, plus précieuse que des perles.
Je serais très intéressé de posséder ces livres dans notre bibliothèque. Si vous vouliez nous en faire cadeau, je vous exprime, par avance, ma reconnaissance.
Notes
(1) Au Maroc. Voir, à propos du Rav Abuhatsera, la lettre n°746. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°660. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°561. (4) L’étude quotidienne du ‘Houmach et du Tanya n’était pas encore instaurée lorsque fut écrite cette lettre du précédent Rabbi.
Lettre n°704
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°704, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[4 Elloul 5710(1)]
J’ai bien reçu, il y a quelques temps déjà, la vingtième lettre de vos mémoires(2), puis la vingt et unième et la vingt deuxième.
Vous continuerez sûrement à les rédiger, comme vous l’a demandé mon beau-père, le Rabbi.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Chnéor Zalman Duchman. Voir, à son propos, la lettre n°414. (2) Voir, à ce propos, la fin de la lettre n°614.
Lettre n°705
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°705, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Elloul 5710,
Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav...,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, m’annonçant qu’au second jour de Roch ‘Hodech Elloul, votre fils a eu cinq ans et qu’à cette occasion, il a été conduit, pour la première fois, au ‘Héder.
Comme vous me l’avez demandé, je le mentionnerai, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
Je vous adresse mes bénédictions pour que vous l’éduquiez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans l’opulence.
La Michna dit que l’on commence à étudier la Loi Ecrite, à cinq ans. Le Likouteï Torah, dans le commentaire du discours intitulé Lo Tachbit, affirme que la partie ésotérique de la Torah doit être rattachée à la Loi Ecrite. Vous consulterez également les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 2, fin du premier paragraphe.
Vous l’éduquerez donc à la Torah et à son luminaire, qui en est la dimension profonde, c'est-à-dire à l’enseignement de ‘Habad, qui nous a été légué par les maîtres de la ‘Hassidout, en particulier par notre maître, mon beau-père, le Rabbi.
Je conclus en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année, de même que les membres de votre famille,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°706
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°706, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Elloul 5710,
Le Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Its’hak Aharon(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre note avec les vingt Mezouzot(2), quinze pour le Maamad(3) et cinq pour le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Ces montants ont été transmis et je vous en remercie. Je suis, en revanche, surpris que votre lettre se résume à deux lignes et que vous ne m’indiquiez pas comment vous diffusez les sources de la ‘Hassidout, à l’extérieur et ce que celles-ci accomplissent, à l’intérieur.
Il est, bien sûr, inutile de vous dire l’importance du Maamad ou du financement d’une institution que mon beau-père, le Rabbi, a estimée de la plus haute importance, au point de rechercher lui-même les moyens de son fonctionnement. Je fais, bien sûr, allusion au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h(4).
La ‘Hassidout ‘Habad exige, néanmoins, que l’on se soumette à Dieu par toutes les forces de son âme, intellect, sentiments, comportement, pensées, paroles, actions. Le Tanya explique, en outre, que la Tsédaka est la Mitsva, par excellence, car elle apporte la vitalité de l’âme. Et, Igueret Hakodech, au chapitre 9, souligne qu’en la période du talon du Machia’h, il n’est d’autre moyen de se lier sincèrement à Dieu et de transformer l’obscurité en lumière que d’agir concrètement, ce qui inclut également la Tsédaka.
Mais, cela n’est pas suffisant pour s’acquitter de son obligation, comme le Tanya le dit lui-même, dans sa première partie. Car, les forces et les vêtements de l’âme
doivent s’investir pleinement dans la Torah et les Mitsvot.
Combien plus en est-il ainsi pour les anciens élèves de la Yechiva, qui sont maintenant des ‘Hassidim âgés. Ceux-là doivent servir d’exemple aux autres et, dans une certaine mesure, cumuler toutes les qualités, une profonde compréhension, une prière fervente, des réalisations concrètes.
Il m’est difficile de développer tout cela, ne connaissant pas votre caractère. Mon but est de venir en aide et non d’admonester. Néanmoins, j’ai bon espoir que ces quelques lignes seront suffisantes.
Vous n’avez sans doute besoin d’aucune précision et d’aucun éclaircissement à propos du nécessaire attachement au chef, mon beau-père, le Rabbi. Pour cela, il faut étudier son enseignement et s’engager sur les voies qu’il nous a enseignées(5).
Vous avez sûrement un temps fixé pour apprendre les textes de mon beau-père, le Rabbi, ses discours, ses causeries, ses lettres. Il serait bon que cette étude soit publique, de sorte que l’un vienne en aide à l’autre et le renforce.
Bien évidemment, ceci ne dispense pas des autres études qui s’imposent à chacun, en particulier celles qui sont quotidiennes, le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi, les Tehilim selon leur répartition mensuelle et le Tanya qui a été réparti selon un cycle annuel, par mon beau-père, le Rabbi.
Je vous souhaite d’être inscrit et scellé pour une bonne année, de même que tous les membres de votre famille. Et vous ferez usage de votre sens de l’action publique pour frayer le chemin de l’annonciateur(6), par la lumière de l’enseignement de ‘Habad.
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Goldin. Voir la lettre n°292. (2) Shekels. (3) Voir la lettre n°692. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°629. (5) Voir les lettres n°624 et 649. (6) Le Machia’h.
Lettre n°707
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°707, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Elloul 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav M.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Voici bien longtemps que je n’ai eu de vos nouvelles. J’espère que vous allez bien, de même que tous les vôtres.
Je vous joins une lettre que je viens de recevoir de notre ami, le grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, grand érudit, le Rav Chlomo Yossef Zevin(2), dont vous avez sûrement entendu parler. Il était l’un des grands responsables communautaires, en Russie et il en est un, à l’heure actuelle, en notre Terre Sainte. Il est, en outre, le rédacteur de l’Encyclopédie talmudique.
Il est sans doute inutile de vous souligner l’importance du contenu de la lettre ci-jointe. A n’en pas douter, vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir, dans ce domaine.
Je vous remercie d’avance de bien vouloir me préciser ce que sera votre intervention, en la matière. De même, je vous serais reconnaissant de bien vouloir me restituer la lettre jointe, lorsqu’elle vous aura servi.
Je conclus en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année, de même que tous les vôtres,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Morde’haï Bistritski. (2) Voir la lettre n°721.
Lettre n°708
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°708, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Elloul 5710,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, ...
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 1er Elloul, m’apprenant que la direction de la Yechiva vous demande d’étudier les lois de la Che’hita. Vous me demandez si vous devez poursuivre sur cette voie.
A mon avis, c’est une bonne chose. Vous devez vous parfaire dans la Che’hita de la volaille et dans celle du bétail. Bien évidemment, vous en apprendrez les lois et Dieu vous donnera la réussite
dans vos études.
Vous avez sûrement fixé un temps pour l’étude de l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, de ses discours, de ses causeries, de ses lettres. Il serait bon que cette étude soit publique, de sorte que l’un vienne en aide à l’autre et l’encourage.
Bien évidemment, cela ne vous dispense pas des études auxquelles chacun est tenu, en particulier celles qui sont quotidiennement, le fait de tous, le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi, les Tehilim selon leur répartition mensuelle, le Tanya qui a été réparti, selon un cycle annuel, par mon beau-père, le Rabbi.
C’est de toutes ces manières que l’on s’attache à notre chef, mon beau-père, le Rabbi.
En vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°709
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°709, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Elloul 5710,
Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.C. Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Mena’hem Av, m’apprenant que mon beau-père, le Rabbi, avait donné son accord pour que votre fils aîné, ‘Haïm, s’occupe, à temps partiel, du jardin d’enfants et vous me demandez s’il doit continuer à le faire.
En effet, vous regrettez qu’il lui faille interrompre ses études pour cela, qu’il se distingue, en cela, de tous ses amis, élèves de la Yechiva Loubavitch. Vous me dites que vous-même et votre fils regrettez cette situation. Car, votre fils a des capacités.
Vous me demandez donc si votre fils doit poursuivre son activité, comme il l’a fait jusqu'à maintenant, ou bien s’il peut se rendre aux Etats Unis, pour y étudier à la Yechiva.
A mon avis, au moins pendant l’année(2), jusqu’au 10 Chevat 5711, il serait bon que votre fils continue à s’occuper du jardin d’enfants, tout en ayant un temps fixé pour l’étude, comme le lui a demandé mon beau-père, le Rabbi. Il fixera, en outre, une étude de l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi.
Vous expliquerez à votre fils, et également à vous-même, qu’il n’y a pas lieu de regretter qu’il consacre une partie de son temps à un travail matériel et ne dispose que des quelques heures qui restent pour l’étude de la Torah.
Nos Sages disent, comme le cite le chapitre 22 d’Igueret Hakodech, qu’un homme ne peut savoir d’où il tirera sa subsistance et quand reviendra la royauté de David(3). L’Admour Hazaken en déduit que ces deux faits sont comparables. Et le Chneï Lou’hot Haberit explique que la Torah parle, au sens propre, de l’existence céleste et, au sens figuré, de l’existence matérielle.
En conséquence, lorsque nos Sages disent qu’un homme ne sait d’où il tirera sa subsistance, ils font aussi, et même essentiellement, allusion, à la récompense et à la subsistance morale. La comparaison est faite, également dans ce domaine, avec la date de la venue du Machia’h, que le cœur ne révèle pas à la bouche. L’explication de cette expression est la suivante.
Il s’agit ici du Cœur céleste et de la Bouche céleste. En d’autres termes, la Bouche céleste elle-même n’a pas connaissance de la date de la délivrance. Or, selon l’Admour Hazaken, il en est de même pour la récompense et la subsistance morale.
Que l’on médite donc. Pourquoi faut-il bâtir son propre raisonnement, se demander ce qui est moralement préférable pour soi-même? Or, nous pouvons nous estimer heureux du simple fait de savoir que la spiritualité existe, car il est clair que nous n’en percevons pas la nature. En l’occurrence, une instruction claire a été donnée par le chef de la génération, qui est le cœur de tout Israël, plus élevé que la bouche.
Bien plus, la ‘Hassidout explique que le Rabbi, chef de la génération, est l’intermédiaire entre la Quintessence de Dieu et le peuple d’Israël. Il a dit où l’on pouvait trouver sa subsistance morale. Cet endroit est donc assurément le meilleur pour l’âme et pour le bien être du corps. L’âme est elle-même en bonne santé lorsqu’elle met en pratique le Dessein et la Volonté de Dieu.
Ce qui vient d’être dit est, de façon générale, la réponse aux questions que se posent les ‘Hassidim, en Australie. Ceux-ci ne cessent de se plaindre de leur sort, qu’ils considèrent comme amer, parce qu’ils sont éloignés de tel endroit et de telles personnes. Il n’y a là qu’une intervention de leur mauvais penchant, destinée à troubler leur service de Dieu, à les empêcher de mener à bien la mission qui leur a été confiée par mon beau-père, le Rabbi, lequel possède une âme collective. La ‘Hassidout explique ce qu’est une règle transcendant les détails, y compris tels qu’ils sont partie intégrante de cette règle.
Vous connaissez la sentence du Rabbi Rachab(4) selon laquelle les élèves de la Yechiva sont des bougies, qui éclairent. On peut en déduire plusieurs enseignements. Voici deux d’entre eux: 1.
Une bougie, lorsqu’elle en allume une autre, ne perd rien de sa clarté. 2.
Une bougie qui éclaire s’acquitte simplement de la mission qui lui a été confiée, ce qui est la plus haute élévation à laquelle une créature limitée peut prétendre, accomplissant ainsi la Volonté de son Créateur. Elle peut, de la sorte, se lier à Lui. De fait, différents textes de ‘Hassidout montrent que Mitsva est de la même étymologie que Tsavta, le lien.
Je comprends parfaitement que l’on puisse se sentir seul en Australie, surtout lorsque l’on se souvient de l’endroit où l’on habitait tous ensemble, constituant une large communauté. Le soleil éclairait alors comme à midi et la lumière d’une bougie était donc insignifiante. Néanmoins, il faut conclure que cela n’était qu’une préparation pour intégrer les forces permettant d’éclairer l’obscurité et de faire de votre pays actuel un endroit lumineux, baigné de Torah et de son luminaire, c'est-à-dire de la ‘Hassidout, dont les sources doivent se répandre jusqu’aux extrémités de la terre.
Ainsi, nous avons la certitude que la royauté de David sera restaurée, comme l’explique longuement la causerie de Sim’hat Torah 5690(5). C’est là la récompense, spirituelle et matérielle, la plus considérable qui soit. Nous avons vu, en effet, que, selon l’Admour Hazaken, cette récompense est bien comparable au retour de la royauté de David.
Je conclus en vous donnant ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé, de même que les membres de votre famille et toute votre communauté, pour une bonne année. Vous voudriez bien communiquer le contenu de cette lettre à tous les ‘Hassidim qui se plaignent de la mission leur ayant été confiée par mon beau-père, le Rabbi. Je vous en remercie d’avance.
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Sérébrianski, d’Australie. Voir, la lettre n°623. (2) Du deuil. (3) La venue du Machia’h. (4) Voir la lettre n°445. (5) 1929, du précédent Rabbi.
Lettre n°710
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°710, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Elloul 5710,
Au grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav David Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos deux lettres, celle du lundi de la Parchat Reéh et celle du second jour de Roch ‘Hodech Elloul, avec ce qui y était joint. Il est dommage que vous poursuivez votre action pour vous introduire dans le centre rabbinique et que vous vous permettiez tout ce qui est de nature à vous en approcher. Je voudrais donc, encore une fois, vous mettre en garde, à ce propos, dans toute la mesure du possible. Vous donnerez sûrement de bonnes nouvelles du fruit de votre intervention, dans ce domaine.
Votre lettre m’a appris, avec plaisir, que votre situation est meilleure, au sein de votre synagogue(2). Vous profiterez sans doute du mois d’Elloul et surtout de Tichri pour asseoir votre rabbinat, en tenant des discours en conséquence.
Je vous remercie de m’avoir adressé des lettres de mon beau-père, le Rabbi, qui se trouvaient chez le ‘Hassid craignant Dieu, le Rav Moché Hacohen Shayevits. Après les avoir dupliquées, nous vous restituerons les originaux. Je vous adresserai une lettre de remerciement spécifique.
J’ai été heureux d’apprendre que monsieur Chmouel Kats se trouvait à la synagogue. Je vous remercie de collecter des fonds pour le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Nous lui adressons un reçu et une lettre dont vous trouverez une copie ci-jointe.
Vous avez bien fait d’accepter le principe de célébrer le mariage du fils de... Il reste encore quelques mois avant le mariage et vous trouverez donc le moyen de parler au fils, directement ou par des amis, et à la fiancée, des règles de la pureté familiale, ce qui a une incidence, matérielle et spirituelle, sur leur vie et sur la santé de leurs descendants, jusqu'à la fin des générations. Vous leur parlerez doucement, car les paroles des sages sont entendues dans le calme.
J’attends de vos bonnes nouvelles et je conclus en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année, de connaître la réussite dans votre mission sacrée, en tant que Rav et dirigeant de votre communauté, conformément à la nomination de mon beau-père, le Rabbi, pour laquelle vous devez être un digne réceptacle.
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav D.M. Liberman. (2) La synagogue Chaareï Tefila Bneï Reouven, de Chicago.
Lettre n°711
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°711, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Elloul 5710,
Au ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Mena’hem Av, par laquelle vous me faites part de votre décision de vous joindre, avec votre épouse, au groupe qui se rend en notre Terre Sainte. Vous dites que, si l’on vous propose d’enseigner les mathématiques, vous ne le refuserez pas et vous sollicitez ma bénédiction, à ce sujet.
Que Dieu fasse que vous soyez un réceptacle pour les bénédictions que vous accorde mon beau-père, le Rabbi, que votre voyage se passe bien et que vous parveniez à votre lieu de destination. Car, Dieu prépare les pas de l’homme et agrée sa voie.
Vous connaissez la sentence(1) de mon beau-père, le Rabbi, qu’il prononça devant quelqu’un qui se rendait en Terre Sainte: Vous ferez d’Erets Israël une Terre sainte. Nul ne sait de quelle manière nous devons transformer la matière du monde et nos Sages soulignent qu’un homme ne sait comment il assurera sa subsistance matérielle(2). Leur affirmation s’applique aussi à la subsistance spirituelle.
Néanmoins, le chemin sera particulièrement long pour transformer Erets Israël en Terre Sainte en y enseignant les mathématiques. La venue du Machia’h est très proche et celui-ci attend, en cette période prémessianique, que l’on transforme les dernières parcelles de sainteté qui se trouvent dans la matière.
Avec ma bénédiction, pour vous et votre épouse, pour que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année et parveniez bien là où vous vous rendez.
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir la lettre n°736. (2) Voir la lettre n°709.
Lettre n°712
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°712, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Elloul 5710,
A madame ...,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que les médecins vous préconisent une opération chirurgicale et vous sollicitez ma bénédiction.
Vous respectez sans doute la coutume juive selon laquelle, avant d’allumer les bougies, il convient de donner de la Tsédaka dans un tronc dédié à Rabbi Meïr Baal Haness.
Vous avez sûrement consulté des médecins spécialistes et ce diagnostic a été établi par au moins d’eux d’entre eux.
Si c’est effectivement le cas, Dieu fera que cette opération se passe bien, que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles et me dire que vous avez enfin eu un enfant.
Avec ma bénédiction pour une complète guérison et pour que vous soyez inscrite et scellée pour une bonne année,
Mena’hem Schneerson,
J’aurais voulu connaître la composition de votre famille et son activité.
Lettre n°713
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°713, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Elloul 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, ...
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Mena’hem Av, avec la demande de bénédiction qui y était jointe. Comme vous le souhaitez, je lirai cette dernière près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
Je suis surpris que vous n’ayez pas encore répondu à ma question. Je vous demandais si vous aviez fixé un temps pour étudier la Torah, en général et l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, en particulier.
Vous connaissez la sentence de mon beau-père, le Rabbi, qui évoque les problèmes des ‘Hassidim. Lorsque ceux-ci surviennent, ils se rappellent du Rabbi et de la ‘Hassidout, écrivent une lettre pour demander une bénédiction. Puis, quand tout va bien, l’un reste dans sa vigne et l’autre, sous son figuier.
Vous avez eu le mérite, de manière surnaturelle, de voir le saint visage de mon beau-père, le Rabbi. Je ne sais pas pourquoi il est à ce point nécessaire de vous convaincre de l’importance d’étudier son enseignement. Et, après que cette proposition vous a été formulée, vous réfléchissez encore pour savoir si vous devez l’accepter ou si d’autres activités sont plus importantes.
Il est bien évident que mon but n’est pas de faire preuve du contraire de la miséricorde, ce qu’à Dieu ne plaise. Mais, je suis particulièrement surpris de voir des personnes qui peuvent choisir d’être des ‘Hassidim des écoles polonaises, des ‘Hassidim des problèmes, des ‘Hassidim de leur épouse, ou encore d’être des ‘Hassidim de la manière la plus proche possible de celle qu’attendent de nous les maîtres de la ‘Hassidout ‘Habad.
Certains, en effet, ont goûté la lumière douce de cet enseignement, puis ils se sont mariés, sont devenus occupés, de sorte qu’ils peuvent maintenant se contenter d’une seule ligne de ‘Hassidout. On ne peut leur en demander plus.
Vous me donnerez sûrement de bonnes nouvelles. Nos Sages enseignent, au traité Kiddouchin, que le bien véritable ne l’est pas uniquement pour les créatures, mais l’est aussi pour Dieu. Il en est donc de même pour vous et il n’est de bien que la Torah et les Mitsvot, comme les explique le luminaire de la Torah, qui permet de réintégrer le bien, quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve.
Je conclus en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Mena’hem Schneerson,
Comment vont les membres de votre famille?
Lettre n°714
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°714, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Elloul 5710,
Au jeune homme, le ‘Hassid, Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous m’annoncez que vous avez aujourd’hui vingt deux ans, pour de longs jours et de bonnes années.
Puissiez-vous être un réceptacle digne et large pour susciter et recevoir les bénédictions, matérielles et spirituelles, de mon beau-père, le Rabbi.
Vous avez sûrement vu, dans le Hayom Yom, à la date du 11 Nissan, le comportement qu’il convient d’adopter, au jour de son anniversaire.
Il serait bon que vous étudiez, pendant ces vingt quatre heures, le discours ‘hassidique du 18 Elloul 5709 et la causerie de la même date, figurant dans le Séfer Hasi’hot.
En vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Mena‘hem Schneerson,
Lettre n°715
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°715, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Elloul 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, ...,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du vendredi, veille du Chabbat Parchat Reéh. J’y ai lu avec satisfaction que vous avez fixé un temps pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Vous vous y tiendrez fermement, car c’est ainsi que l’on forge de larges réceptacles pour susciter et recevoir toutes les bénédictions positives, matérielles et spirituelles.
Vous m’écrivez que votre jeune frère se trouve actuellement en Terre Sainte. Il serait bon de lui suggérer qu’il entre en contact avec les ‘Hassidim de Jérusalem et, en des termes qui sauront le convaincre, de lui montrer la grande importance, surtout en cette période du talon du Machia’h, d’étudier la ‘Hassidout, qui est l’arbre de vie. Le Zohar donne l’assurance que, de la sorte, on quittera l’exil dans la bonté et la miséricorde. Avec l’effort qui convient, vous pourrez sûrement obtenir cela de votre frère.
Je vous remercie de m’avoir annoncé une bonne nouvelle, le fait que mon proche parent... s’est fiancé avantageusement, en un moment bon et fructueux. Puisse Dieu faire que le mariage intervienne en son temps, que le couple bâtisse un foyer juif, basé sur la Torah et la Mitsva.
En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, comme vous me l’avez demandé, pour que vous trouviez un bon parti. Vous me donnerez sûrement de bonnes nouvelles, en la matière.
En vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°716
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°716, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Elloul 5710,
A l’élève de la Yechiva, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été peiné d’apprendre que vous n’êtes pas en bonne santé et l’on dit que, de temps à autre, vous êtes même découragé. J’en ai été très étonné car vous savez, et plusieurs textes de la ‘Hassidout l’établissent, qu’un ‘Hassid doit ressentir la vérité. De fait, il en est de même pour toutes les créatures. Mais, les ‘Hassidim, surtout ceux qui ont été élèves de la Yechiva, se distinguent en cela qu’ils doivent le ressentir et non uniquement le concevoir intellectuellement.
Chaque créature porte en elle deux éléments opposés. D’une part, considérant sa propre existence, elle doit savoir qu’elle n’est rien, mais, d’autre part, ayant été créée par l’Essence de Dieu et n’ayant pas d’autre existence que la Sienne, elle est également toute puissante.
Si de simples Juifs ou des ‘Hassidim ont des difficultés à ressentir qu’il en est ainsi, ceci doit, en revanche, être une évidence absolue pour d’anciens élèves de la Yechiva, attachés à leur chef, mon beau-père, le Rabbi. Chacun d’entre eux doit savoir et ressentir que le Juste qui quitte ce monde se trouve, dans tous les mondes à la fois, plus que de son vivant et l’Admour Hazaken précise: Y compris dans ce monde de l’action. En effet, il ne subit plus les limites de l’espace. Chacun doit donc ressentir que le Rabbi l’accompagne.
S’il est nécessaire de méditer à sa propre situation, il est un moment pour le faire(1) et, pendant le reste du temps, il faut penser au Rabbi, au fait qu’il accompagne toujours ceux qui sont liés à lui, dirige chacun de leurs pas.
Le simple fait de penser à cela, sans méditation approfondie, doit raffermir toutes les forces de l’âme, de sorte que l’on puisse les utiliser comme le désire mon beau-père, le Rabbi.
Et si l’on a d’autres pensées, s’opposant à celle-ci, on doit savoir qu’elles sont suggérées par le mauvais penchant, qui recherche différents moyens d’écarter l’homme de la Torah et du service de Dieu.
En conséquence, vous devez être ferme dans votre conviction que les bénédictions du Juste, mon beau-père, le Rabbi, se réaliseront. Celui-ci vous guide et vous conduit dans le droit chemin. Mais, vous ne devez pas vous décourager. Et vous lirez, chaque jour, le Psaume 71(2).
Il doit, avant tout, être une évidence pour vous que le Rabbi est avec vous. Vous pouvez donc vous en remettre à lui, être sûr que tout ira bien, car l’Essence de Dieu est la perfection du bien et le Rabbi est l’intermédiaire qui relie à Elle, accomplissant la Volonté de Dieu, qui est que tout aille bien, qu’au bout du compte, apparaisse le bien visible et tangible.
Avec ma bénédiction pour être inscrit et scellé pour une bonne année et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi mentionne, par ailleurs, le bilan de la journée, établi avant d’aller se coucher, celui de la semaine, établi le jeudi soir, celui du mois, établi à la veille de Roch ‘Hodech, celui de l’année, établi pendant le mois d’Elloul. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°644.
Lettre n°717
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°717, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Elloul 5710,
Aux Rabbanim, distingués ‘Hassidim, qui craignent Dieu,
le Rav I.N.(1), le Rav P.(2) et le Rav N.(3),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 25 Mena’hem Av, dans laquelle vous sollicitez mon avis.
Je pense que vous devez organiser une réunion ‘hassidique, tous ensemble, un soir de cette semaine ou de la semaine prochaine. Au préalable, vous étudierez, séparément ou ensemble, l’enseignement de ‘Hassidout de mon beau-père, le Rabbi et vous lirez son Psaume(4).
Vous pourrez ensuite aboutir à une décision à propos de la personne à laquelle vous faites allusion. Mon beau-père, le Rabbi, fera que cette décision soit la bonne, comme dans le récit bien connu du Tséma’h Tsédek et du Rav Aharon Bélinitser.
En vous souhaitant d’être inscrits et scellés pour une bonne année,
M. Schneerson,
Le présent courrier est envoyé à l’adresse qui figurait sur l’enveloppe.
Notes
(1) Le Rav Israël Noa’h Belinitski. (2) Le Rav Perets Motchkin. (3) Le Rav Nissan Nemanov, tous trois de Brunoy, France. (4) Correspondant au nombre de ses années, alors le 71.
Lettre n°718
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°718, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Elloul 5710,
Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous remercie de m’avoir fait savoir le temps qui a été fixé par le corps enseignant de la Yechiva pour étudier l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi(2). Je suis surpris qu’une telle étude ne soit pas prévue également pendant le Chabbat, qui accorde la bénédiction, spirituelle et matérielle, à tous les jours de la semaine.
En vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yossef Goldberg, recteur de la Yechiva de Brunoy, France. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°713.
Lettre n°719
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°719, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Elloul 5710,
Je vous salue et vous me bénis,
Vous me demandez pourquoi l’on me confie des demandes de bénédiction, afin de les lire près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. En fait, 1. vous devez poser cette question à ceux qui me les confient et non à moi-même, 2. il en était déjà ainsi du vivant de mon beau-père, le Rabbi, dans ce monde et l’on me confiait alors de telles lettres, 3. vous dites que je dispense, de cette manière, celui qui me confie la lettre d’accéder à la Techouva et de verser des larmes. Ceci n’est nullement mon intention et il m’arrive même de le signifier clairement à ceux qui me confient de telles missions. Souvent, j’accepte de lire la lettre à la condition que celui qui me la confie s’engage à une pratique de la Torah ou une Mitsva. Dieu merci, j’ai déjà vu le fruit de nombreuses personnes qui ont tenu parole et le font encore.
Dans toutes les lettres que vous m’écrivez, vous n’évoquez jamais le fait d’exercer une influence positive sur les autres, de les rapprocher de la ‘Hassidout et de les lier à notre chef, mon beau-père, le Rabbi. Ceci pourrait être comparé à un roi qui confie une mission à un serviteur, alors que celui-ci se consacre à toute autre chose. Il est clair que ce dernier n’a pas le temps et la concentration nécessaires pour mener à bien la mission que le roi lui confie.
Le Rabbi Rachab dit que les élèves de la Yechiva sont des bougies pour éclairer(1). C’est donc la mission spécifique que leur maîtres leur confie. Et, même d’après la partie révélée de la Torah, celui qui enseigne la Torah au fils de son ami est considéré comme s’il l’avait enfanté. Bien plus, lorsqu’il s’agit d’un ‘Hassid et de son Rabbi, on peut penser qu’il l’a véritablement enfanté. Or, le Rabbi dit que ses enfants doivent être des bougies pour éclairer.
Très simplement, cela signifie que l’endroit dans lequel vous vous trouvez doit devenir lumineux. C’est la mission confiée à votre âme, la raison pour laquelle elle est descendue, d’une cîme élevée vers une fosse profonde.
Il y a, dans votre ville, des milliers de Juifs qui n’ont jamais entendu parler de la ‘Hassidout ou du Rabbi. Ceux qui en ont entendu parler n’en possèdent pas la connaissance qu’ils devraient avoir. Or, près d’eux, se trouve un homme, qui fut parmi les premiers élèves de la Yechiva, qui a reçu de nombreux récits, des explications de la ‘Hassidout. Et celui-ci se dit qu’il n’a rien à voir avec eux! Certes, le Rabbi lui demande d’être une lumière pour éclairer, mais il pourra le faire une autre fois.
C’est maintenant le mois d’Elloul. Tout au long de l’année, je n’aime pas poser des questions. Combien plus n’est-il pas mon propos de développer tout cela en Elloul(2).
Néanmoins, si vous me le permettez, je voudrais vous proposer de fixer un temps pour étudier l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi(3). Et, plusieurs fois par semaine, vous l’enseignerez aux autres. Vous ferez l’effort qui convient pour rapprocher les autres de la Torah et des Mitsvot, en général et de la ‘Hassidout de mon beau-père, le Rabbi, en particulier.
Je suis certain que, si vous vous consacrez à cela, le Rabbi vous viendra en aide et vous mettrez sa volonté en pratique.
En vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°445. (2) Lorsqu’il s’agit de défendre et non d’accuser, afin que chacun se voit accorder une bonne et douce année. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°713.
Lettre n°720
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°720, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Elloul 5710,
Au ‘Hassid qui craint Dieu et s’acquitte fidèlement
de sa mission, le Rav Y.Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Elloul, avec ce qui y était joint. Je vous adresse, avec la présente, un reçu pour le chèque relatif à l’impression du fascicule édité à l’occasion de Roch Hachana. Une Mitsva en attire une autre et votre contribution à la Tsédaka ira donc en s’élargissant, selon vos possibilités actuelles et même au delà de celles-ci.
En effet, Dieu a deux manières d’agir. Il peut accorder des moyens et voir quelle partie en est prélevée pour la Tsédaka. Mais, Il peut aussi constater qu’un homme donne au delà de ses moyens. Dès, lors, Il ne reste pas en dette et accorde ensuite en fonction de ce qui a été donné pour la Tsédaka, le dixième ou, au delà, le cinquième.
Ainsi, la pratique démontre qu’au delà des possibilités de l’homme, pour chaque dollar qu’il donne, il en reçoit l’équivalent et bien plus. Différents livre permettent de l’établir.
J’ai lu, dans votre lettre, que vous ne souhaitiez pas retarder l’occasion de donner un peu de Tsédaka, en particulier pendant le mois d’Elloul. Considérant le montant porté sur votre chèque, j’ai donc été très surpris. Pourquoi donc avez-vous pitié de Dieu? Pourquoi ne l’avez-vous pas établi en sorte que Dieu vous accorde des gains largement supérieurs à ce que vous avez vous même escompté, lorsque vous avez rédigé ce chèque?
J’espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de ces propos et que vous vous souviendrez que le Rabbi vous souhaitait toujours d’être riche. L’un des moyens d’y parvenir est de prélever la dîme(2), de donner de la Tsédaka comme le Rabbi l’a voulu. Et si l’on accepte les choses telles qu’elles sont, Dieu en fera de même, comme l’explique Igueret Hakodech, au chapitre 13, qui dit que même celui qui prélève le cinquième pour la Tsédaka introduit ainsi la mesure et la limitation dans son service de Dieu.
En effet, celui qui est bon et sert Dieu dans la largesse ne pourra imposer une limite à sa générosité, dans la Tsédaka comme dans l’étude de la Torah. Et, ceci concerne spécifiquement un Cohen(3), homme de bonté. L’Admour Hazaken conclut(4) en affirmant que Dieu accorde à un tel homme Son immense bonté, qui transcende toutes les limites.
Je serais heureux d’avoir de bonnes nouvelles de ce qui se passe dans votre ville, en général et de ce que deviennent vos frères. J’espère que vous m’annoncerez que vos affaires prospèrent. Je suis également intéressé de savoir ce qu’il en est de votre jugement et de la proposition immobilière qui vous est faite.
Avec ma bénédiction pour être inscrit et scellé pour une bonne année et en attendant de vos bonnes nouvelles,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yaakov Kats, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°421. (2) Asser Teasser, prélever, tu prélèveras. Nos Sages donnent l’interprétation suivante de cette répétition: Asser Bichvil Chétitacher: prélève la dîme afin de devenir riche. (3) Le destinataire de cette lettre est un Cohen. (4) Ce passage d’Igueret Hakodech.
Lettre n°721
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°721, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Elloul 5710,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.Y. Zevin(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du jeudi 27 Mena’hem Av, avec la demande(2) concernant les fonds nécessaires pour réaliser un mariage. J’ai aussitôt contacté le ‘Hassid qui craint Dieu, monsieur M. Bistritski(3). Selon lui, il y a eu une erreur, à ce propos, car il n’a jamais eu a faire à des polonais. Néanmoins, il a entendu parler du Rav B.T. K., pense même l’avoir vu, une ou deux fois, en Belgique. Il a donc offert trente six dollars. Le chèque se trouve en ma possession.
Ne connaissant pas les détails de cette affaire, je n’ai pas encore mis ce chèque à l’encaissement. Vous voudrez bien me dire si je dois vous envoyer cet argent et, le cas échéant, de quelle manière, ou bien si je dois le restituer au donateur(4).
Il était inutile de vous excuser de me formuler cette requête. Soyez assuré, une fois pour toutes, que je me réjouis de rendre service à quelqu’un, qui qu’il soit, d’autant que, Dieu merci, j’ai pu faire aisément ce que vous m’avez demandé.
Vous trouverez ci-joint le fascicule du 18 Elloul, qui vient de paraître, auquel je joins la copie de la lettre qui l'accompagne.
En vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année, ce qui inclut, bien sûr, une bonne santé pour vous et votre épouse.
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chmouel Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°504. (2) De collecter de la Tsédaka auprès du Rav Bistritski. (3) Voir la lettre n°707. (4) Puisque celui-ci semble avoir été sollicité à la suite d’une confusion.
Lettre n°722
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°722, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Elloul 5710,
J’apporte, par la présente, ma participation, avec tous ceux qui accomplissent la Mitsva et prennent part à la collecte exceptionnelle, destinée à payer la dette de Beth Rivka.
J’ai bon espoir que chaque ‘Hassid en fera de même, car une institution de mon beau-père, le Rabbi, doit être chère, à ses yeux.
Ainsi, le Rabbi invoquera pour vous la miséricorde divine, de même que pour tous les membres de votre famille et vous serez bénis, en tous vos besoins, matériels et spirituels,
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