Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°683
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°683, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5710,
Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me dites que l’on vous a proposé un parti et il semble, d’après vos propos, que vous n’avez pas encore pris de décision, dans un sens ou dans l’autre, bien que ce que vous me décrivez comme des défauts n’en sont pas, à mon avis.
Néanmoins, je suis surpris que vous écriviez: Il n’y aura pas de problème pour le Chabbat et la Cacherout. Cela est-il suffisant pour la fille d’un ancien élève de la Yechiva et pour un garçon qui est lui-même élève de la Yechiva?
En fait, il n’y a sans doute là qu’une expression de votre pessimisme. A mon avis, il serait donc bon de vous rencontrer encore une fois ou deux. Ainsi, vous pourrez déterminer si vous éprouvez de l’attirance pour elle ou non.
Vous avez sans doute un temps fixé pour étudier l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, en plus des études qui s’appliquent à tous de la même manière.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°684
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°684, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5710,
Au Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Y.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai demandé à votre fils, le ‘Hassid qui craint Dieu, élève de la Yechiva, le Rav David de rédiger ce qu’il se souvient de mon père(2). Dans notre discussion, il m’a indiqué que vous deviez avoir beaucoup plus de souvenir que lui. Je vous demanderais donc, lorsque vous en aurez le temps, de bien vouloir noter ce que vous vous rappelez, de la manière la plus précise possible, car le détail doit être encouragé, en la matière. Vous m’enverrez ces notes et je vous en remercie d’avance.
J’ai également entendu que vous avez pu faire venir du pays dans lequel vous résidiez auparavant(3) le Choffar de mon père. Le ‘Hassid, Rav Dov Ber Haskind(4), doit rentrer ici au début du mois d’Elloul. Je vous serais très reconnaissant de lui remettre ce Choffar. Bien évidemment, je prendrais en charge toutes les dépenses que ceci occasionnera, selon ce que vous m’indiquerez. De plus, je vous remercie beaucoup pour tout cela.
A cette occasion, je voudrais vous exprimer ma satisfaction et mon plaisir du comportement de Rav David. Que les bénédictions que mon beau-père, le Rabbi, a accordé et accorde encore, à lui et à vos autres enfants, s’accomplissent pleinement.
Avec ma bénédiction et en vous remerciant pour tout cela,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yaakov Yossef Raskin. (2) Dont la Hilloula est le 20 Av, veille de cette lettre. (3) La Russie. (4) En visite en Erets Israël, où se trouvait le Rav Raskin. Voir, à propos du voyage du Rav Haskind, la lettre n°687.
Lettre n°685
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°685, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5710,
Au Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav A.Pariz(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Mena’hem Av.
J’ai écrit la lettre de la veille de Roch ‘Hodech Tamouz(2) pour souligner le mérite et l’obligation de prendre part au financement de l’administration centrale du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, de Ma’hané Israël et des éditions Kehot, ce qui a été jusqu’ici le rôle personnel de mon beau-père, le Rabbi. Pour autant, je n’ai nullement écarté la possibilité de mener des actions éducatives ou de renforcement du Judaïsme dans l’endroit où vous vous trouvez.
Je suis donc surpris que vous vouliez cesser ce que vous avez fait jusqu’à maintenant et restituer les fonds aux donateurs. Je vous demanderais donc de ne pas prendre une position extrême, mais d’agir méthodiquement, afin de satisfaire ces deux besoins à la fois.
Je conclus en vous adressant ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Avraham Pariz. Voir, à son propos, la lettre n°615. (2) La lettre n°633.
Lettre n°686
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°686, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5710,
Au Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Y.,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Vaét’hanan, avec ce qu’elle contenait, le Maamad(1) pour la maison du Rabbi, dont vous trouverez le reçu ci-joint.
Comme vous le souhaitez, je lirai votre demande de bénédiction dans le bureau du Rabbi, où il reçoit et accorde ses bénédictions. Le moment venu, je la lirai également près du tombeau.
Notre chef, mon beau-père, le Rabbi, accordera sûrement sa bénédiction pour que tout se passe comme il convient et aisément(2). Le Saint béni soit-Il exaucera pleinement ses bénédictions matérielles et spirituelles. A n’en pas douter, vous me transmettrez de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Vous m’avez demandé, il y a quelques temps(3), comment l’on peut dire qu’il y a un nombre infini de mondes et je vous ai répondu que Dieu est infini, que rien n’est donc impossible pour Lui. Ceci vous conduit à vous interroger sur la preuve que tire le Dére’h Mitsvoté’ha du fait que le temps est créé pour établir qu’un grand nombre d’éléments limités peuvent donner naissance à l’infini. En effet, objectez-vous, pourquoi dire que le temps est créé au lieu de considérer que ce caractère lui vient de Dieu, qui est infini?
La réponse à cette question et à plusieurs autres est la suivante. Il est vrai que l’on pourrait voir en toute chose la révélation du caractère infini de Dieu, pour Lequel rien n’est impossible, prétendre qu’il n’y a pas de lois, de principes rationnels. Néanmoins, la Torah nous dit que le monde a été créé avec la rationalité et l’on peut vérifier que les lois de la Torah démontrent l’existence d’une logique.
Les exceptions à cette règle sont les éléments pour lesquels il nous est clairement signifié qu’ils n’obéissent pas à cette logique. Nos Sages, en différents endroits, nous disent qu’il existe une infinité de mondes. Il faut en conclure que le caractère infini de Dieu se révèle de cette manière.
Dans d’autres domaines, en revanche, il n’est pas dit que c’est le cas. Lorsque l’on veut démontrer logiquement que le temps a été créé, on peut donc avoir recours à la rationalité. En effet, si l’on fait référence à la foi, aucune preuve de la création du temps n’est nécessaire et s’il faut une preuve logique, celle-ci est bien fournie.
Tout ceci pourrait être développé, mais ce bref exposé vous suffira sans doute.
Je voudrais savoir ce que devient monsieur... Vous voudrez bien me renseigner, à ce propos.
M. S.
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°513, 520, 548, 557, 566, 575, 577, 598, 608, 653, 657, 662 et 679. (2) La bénédiction demandée était relative à un accouchement. (3) Voir la fin de la lettre n°598.
Lettre n°687
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°687, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav D.B.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 14 Mena’hem Av. J’ai bon espoir que l’installation de votre père, Chlita, de votre beau-frère, de votre soeur et de leur fils se passe bien.
Comme vous me l’avez demandé, j’ai mentionné, dans le bureau de mon beau-père, le Rabbi, le fait que votre voyage de retour est fixé au vendredi 5 Elloul(2). Il vous accordera sûrement sa bénédiction pour que ce voyage se déroule comme il convient.
J’ai reçu une lettre d’un négociant en livres de Jérusalem, Morde’haï David Blum, dont l’adresse est la suivante : Chouk Méa Chearim, Beth Harav Harlap. Il me dit posséder quelques manuscrits de ‘Hassidout qu’il souhaite vendre aux éditions Kehot. Vous voudrez bien, si vous vous trouvez à Jérusalem, vérifier s’il s’agit d’originaux ou de copie, si ces textes sont déjà imprimés ou non. Si leur prix est bas, vous pouvez les acheter de toute façon
Il serait bon que monsieur Blum ne sache pas que je vous ai envoyé car, si c’est le cas, il fera monter les prix. Je vous remercie de voir ce qui peut être fait, à ce propos.
Je conclus en vous accordant ma bénédiction pour un bon voyage, en saluant votre père, Chlita et les membres de votre famille,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Dov Ber Haskind, qui s’était rendu en Terre Sainte, pour y rencontrer son père, le Rav Daniel, de retour de Chine. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°684.
Lettre n°688
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°688, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, ...
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Mena’hem Av, concernant l’état de santé de votre épouse.
Je ne comprends pas votre affirmation selon laquelle, pour certaines raisons, elle ne peut pas avoir d’enfants, alors qu’au début de votre lettre, vous me dites qu’elle était enceinte en Elloul 5709. Si c’était alors possible, cela doit l’être encore maintenant.
Il me semble donc qu’elle doit s’abstenir des terribles choses auxquelles vous faites allusion. Elle consultera encore une fois un spécialiste, qui lui prescrira un moyen moins violent. Par tel médecin et tel traitement, tout s’arrangera et s’accomplira la bénédiction de mon beau-père, le Rabbi. Alors, Dieu réjouira votre coeur en vous donnant un enfant.
Vous me dites qu’à cause de tout cela, votre épouse est devenue nerveuse.
Il faut donc lui transmettre que Dieu dirige le monde de la meilleure façon. Il sait ce qu’est le bien et a écrit, dans la Torah, qu’un enfant est une bénédiction. Et, s’il arrive que, chez certains Juifs, cette bénédiction soit retardée, nous devons savoir que nous avons un grand Rabbi, mon beau-père, qui, au bout du compte, obtiendra la réalisation de ses bénédictions chez ceux qui lui sont attachés.
Néanmoins, il est nécessaire de raffermir cet attachement. A l’opposé, lorsque l’on met en doute la réalisation de sa bénédiction et lorsque, de ce fait, on devient nerveux, il y a là le symptôme d’un relâchement de sa confiance et de son attachement, ce qu’à Dieu ne plaise. Lorsqu’en plus, la santé s’en trouve affaiblie, il ne peut s’agir que d’une intervention du mauvais penchant.
Elle et vous-même devez donc vous renforcer dans votre confiance en Dieu et en le Moché, Son serviteur, de notre génération, mon beau-père, le Rabbi. C’est de cette manière que sa bénédiction s’accomplira au plus vite, que vous aurez un enfant et tout le bien.
Avant d’allumer les bougies, votre épouse donne sans doute de la Tsédaka pour le fonds de Rabbi Meïr Baal Haness. Sans en faire le voeu, vous lisez, chaque jour, le Psaume du Rabbi, actuellement le Psaume 71.
Lorsque votre épouse attendra un enfant, avec l’aide de Dieu, vous ne le direz à personne, dans un premier temps. En revanche, vous transmettrez immédiatement la nouvelle au Rabbi, près du tombeau.
Je conclus en vous accordant ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°689
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°689, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mena’hem Av 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav D.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat Na’hamou, m’annonçant que vous vous êtes installé et avez trouvé un poste convenable.
Je vous remercie de cette bonne nouvelle. Puisse Dieu faire que vous n’annonciez toujours que de bonnes nouvelles, de vous-même et de tout votre entourage.
Le Rambam, lois des opinions 6, 1, explique que, par nature, l’homme adopte les idées et les comportements de son entourage et de ses amis. C’est la raison pour laquelle il doit se lier aux Justes et se trouver auprès des Sages.
Il fait ainsi allusion à l’homme qui reçoit ce que les autres lui donne, ce qui est bien le cas dans un premier temps. Mais, par la suite, il doit donner à son tour, comme le demande mon beau-père, le Rabbi, dans la causerie qui se trouve dans le fascicule édité à l’occasion du 12 Tamouz 5710(2), au paragraphe 3: Vivez vous-même et apportez la vie aux autres.
Il nous est demandé d’accomplir tout cela et nous en possédons assurément les forces. En faisant preuve de détermination, chacun d’entre nous éclairera son entourage. Et il n’est de lumière que celle de la Torah et des Mitsvot, ainsi qu’il est dit: La Mitsva est une bougie et la Torah, une lumière.
En vous bénissant et en vous saluant,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav David Hilman. (2) Sefer Hamaamarim 5710, page 262.
Lettre n°690
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°690, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mena’hem Av 5710,
Au Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav...,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du vendredi, veille du Chabbat Vaét’hanan.
J’ai pris connaissance avec plaisir de l’état de santé de votre épouse, qui s’améliore. On respecte sûrement les prescriptions des médecins qui l’ont auscultée. Elle ira donc de mieux en mieux et vous m’annoncerez de bonnes nouvelles, la concernant.
Je suis surpris, en revanche, que vous ne disiez rien de votre étude de l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, à laquelle je faisais allusion dans ma précédente lettre. Or, il s’agit bien là du moyen, pour un ‘Hassid, de s’attacher à son maître, en l’occurrence à mon beau-père.
La ‘Hassidout explique l’importance des membres du corps, qui ne font pas que recevoir la vitalité, mais qui, en outre, l’attirent. De même, on attire ses bénédictions pour la satisfaction de tous les besoins, matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°691
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°691, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mena’hem Av 5710,
Au Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav D.M.(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre et j’ai appris, avec plaisir, que l’état de santé de votre épouse s’améliore. Puissiez-vous toujours n’annoncer que de bonnes nouvelles, Amen.
Vous m’interrogez sur la séquence de discours ‘hassidiques Maïm Rabim, de 5636(2):
A) Le chapitre 33 fait une différence entre la création nouvelle et le renouvellement de ce qui existait auparavant, d’après le Midrach Béréchit Rabba, 68, 4, qui dit: Que fait-Il depuis la création?.
Vous considérez que ce texte ne peut être interprété au sens littéral, que la création a duré six jours. Mais, votre question n’affaiblit nullement cette preuve, puisque ce Midrach introduit clairement une distinction entre la création, pendant ces six jours et celle qui est réalisée par la suite.
Brièvement, voici comment il faut comprendre ce Midrach. La question qui se pose ici est la suivante. Dieu, Qui transcende la création, s’y révèle au travers des dimensions du temps et de l’espace. Dès lors, en combien de temps créa-t-Il le monde? Le Midrach répond qu’Il le fit en six jours. Puis, le texte demande ce qu’Il fait depuis lors, c'est-à-dire de quelle manière Il révèle Sa Lumière au monde.
La raison pour laquelle Dieu est appelé Saint béni soit-Il est expliquée par le Likouteï Torah Tazrya 22c et d’autres textes.
B) Le chapitre 34 explique comment Dieu, Qui est infini, créa un monde fini. Il cite, à ce propos, l’image d’une source qui s’écoule en permanence et permet cependant d’emplir des récipients ayant des dimensions précises.
Vous faites remarquer que la lumière de Dieu modifie la création, lorsqu’elle la reçoit, alors que le récipient n’est pas changé par l’eau qu’il contient. Vous pensez donc que la seconde image, celle du grand érudit qui transmet sa sagesse à l’humble disciple, est plus appropriée.
A différentes reprises, par exemple dans le Biyoureï Zohar Vaychla’h, la ‘Hassidout cite cette première image, mais en parlant d’un fleuve et d’une manière un peu plus détaillée, en précisant que l’onde rince le récipient.
Le discours ‘hassidique de Roch Hachana 5706(3) définit trois issues possibles: 1. L’ustensile peut en être brisé. 2. Il peut se casser et ne plus pouvoir contenir, alors que cela est sa raison d’être. L’eau qui y pénétrera en ressortira donc. 3. L’eau peut aussi ne pas entrer dans l’ustensile, puisque l’onde est infinie.
En conséquence, le récipient qui reçoit l’eau est bien modifié par celle-ci. Néanmoins, la source s’écoule goutte à goutte et ces trois possibilités ne la concernent donc pas.
On peut aussi approfondir cette idée en se demandant la nécessité de citer ces deux images, qui assurément, ne sont pas données par hasard. Or, qu’apporte la seconde de plus que la première?
Très brièvement, l’explication est la suivante. A priori, l’infinité possède ce caractère parce que sa source n’est pas limitée, ni dans le don proprement dit, ni dans la nature de celui qui donne. Or, ce n’est pas le cas, pour deux raisons.
Et, c’est pour cela que sont énoncées ces deux images. La première présente une source, qui s’écoule en permanence, mais ce qu’elle donne est limité à des gouttes. La seconde est celle de l’érudit qui n’enseigne pas en permanence. Pour autant, le concept reçu par le disciple est bien infini, par rapport à ses possibilités. Celui-ci doit, en effet, attendre quarante ans pour percevoir pleinement l’enseignement de son maître. Passé ce délai et grâce aux progrès qu’il a fait entre temps, il comprendra toute la profondeur de la sagesse qui lui avait alors été transmise.
Pour ce qui fait l’objet de notre propos, il y a peut-être là ce qui distingue les planètes, qui sont immuables et n’enfantent pas et les espèces de la terre, qui sont mortelles, mais enfantent selon un processus continu.
Les planètes n’accordent pas leur influence en permanence, mais celle-ci possède bien un caractère infini, comme le dit le chapitre 33. Les espèces terrestres n’exercent qu’une influence limitée, mais celle-ci est permanente.
Tout ceci pourrait être développé, mais ce qui a été dit suffit au sage.
Vous consulterez également le Sefer Ha’hakira, du Tséma’h Tsédek, au début du premier tome.
Avec ma bénédiction de bonne santé physique et morale, pour vous-même et pour votre épouse,
Rav Mena‘hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav David Meïr Shulman. (2) 1876, du Rabbi Maharach. (3) 1945, du précédent Rabbi.
Lettre n°692
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°692, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mena’hem Av 5710,
Au Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav C.D. Halévi(2), émissaire des sages,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre expresse, qui n’était pas datée.
J’ai été très satisfait des actions positives que vous avez menées, dans les endroits où vos voyages vous ont conduit, telles que vous les décrivez dans votre lettre. Outre ce qui est accompli lorsque vous visitez une ville, beaucoup de résultats sont obtenus sans que vous n’en ayez connaissance, pour l’heure.
Combien d’aboutissements et de fruits donneront les graines plantées durant ces visites! En effet, la sainteté porte des fruits, qui en donnent à leur tour, jusqu’à la fin du monde, Olam, de la même étymologie que Elem, le voile. Car, comme le dit mon beau-père, le Rabbi, au premier paragraphe de la causerie prononcée le 12 Tamouz(2): La sainteté est infinie.
Lors de vos voyages, vous intervenez sans doute également pour ce qui concerne le Maamad(3). D’une part, cela fait partie de vos attributions. De plus, on peut constater, dans la pratique, que tout ce qui reçoit une formulation matérielle a un caractère durable. C’est la raison pour laquelle les prophètes faisaient parfois précéder leur prophétie d’une action concrète, comme le montrent différents passages des derniers prophètes.
Je suis surpris que, parmi les cours de Torah que vous avez pu recenser dans les synagogues, il y en ait si peu qui portent sur les lois les plus usuelles.
Pour ce qui est de votre question, mon beau-père, le Rabbi, vous a conseillé de ne pas vous mêler et c’est sans doute la meilleure attitude à adopter.
Vous me demandez si vous devez commencer maintenant votre visite des villes se trouvant sur votre chemin pour venir ici, puis de passer le mois de Tichri à New York et dans sa région.
A mon avis, il est très important, cette année, de faire usage de la fin d’Elloul et de Tichri pour renforcer votre position dans votre ville et à proximité de celle-ci. D’après les usages de ce pays, également, il s’agit d’une période d’éveil, d’effort, de réunions ‘hassidiques. Il serait bon que vous établissiez, à l’avance, un programme détaillé, vous permettant de tirer le meilleur parti de ce moment, de la manière la plus efficace.
Vous m’avez demandé, il y a quelques temps déjà, si vous deviez fonder, dans votre ville, une synagogue selon le rite du Ari Zal. Cette initiative est bonne, mais vos fonctions et votre travail font que vous ne pouvez pas vous contenter d’être en relation avec une seule synagogue. Vous devez, bien au contraire, étendre votre influence sur toute la ville et sa région.
Je recherche actuellement quelqu’un qui serait susceptible de se rendre dans votre ville, d’être le Rav de cette synagogue et qui y donnerait les cours. Bien évidemment, il aiderait à la fonder et serait placé sous votre autorité. Pour l’heure, je n’ai trouvé personne, mais je poursuis mes recherches.
Sans en faire le voeu, je mentionnerai votre nom près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, comme vous me l’avez demandé, pour que votre sainte mission soit couronnée de succès, ce qui sera le canal par lequel vous recevrez toutes les bénédictions, matérielles et spirituelles, satisfaisant tous vos besoins.
Je conclus en vous adressant ma bénédiction de réussite en tout ce qui vous concerne, pour la communauté et pour vous personnellement, de même que pour les membres de votre famille,
M.
Schneerson,
Vous vous êtes sans doute mis d’accord avec le Rav H.M. A. Hadakov, à propos des points évoqués lors de la réunion ‘hassidique.
Notes
(1) Le Rav Chmouel David Raitchik, de Californie. (2) Sefer Hamaamarim 5710, page 262. (3) Les fonds collectés par les ‘Hassidim et mis à la disposition du Rabbi, afin qu’il mène les actions qu’il entend.
Lettre n°693
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°693, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mena’hem Av 5710,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec un peu de retard, votre lettre du mois de Tamouz, qui était relativement détaillée. Je vous remercie de m’avoir prévenu de la fixation des cours dont vous me dressez la liste.
Comme vous me l’avez demandé, je vous joins le texte de la conclusion du traité Kiddouchin, qui a été appris publiquement(2). Si vous avez des remarques à formuler, vous voudrez bien me le faire savoir.
Vous me demandez si je possède des notes, rédigées par les premiers ‘Hassidim, sur le Tanya. Vous avez sans doute une copie de ce que possède le grand Rav et ‘Hassid, le Rav M.Axelrod(3) et, de même, ce qui a été dupliqué par le Rav A.Pariz(4).
J’ai entendu une mauvaise nouvelle, mais je ne sais pas si elle est vrai. Il semble que, dans votre village, pour une quelconque raison, on empêche le Rav... d’exercer ses fonctions, qui lui ont pourtant été confiées par mon beau-père, le Rabbi. Je ne souhaite pas aborder directement le problème posé. Néanmoins, le soucis de s’attacher à notre chef, à mon beau-père, le Rabbi, devrait susciter en chacun et en chacune d’entre nous le désir de ne rien modifier à tout ce qu’il nous a demandé, jusque dans le moindre détail.
Combien plus doit-il en être ainsi pour ce qui a une incidence public et qui fait l’objet d’une diffusion. Même s’il y a une raison, justifiant qu’il en soit ainsi, il est possible d’envisager une amende, par exemple, mais non de revenir sur une nomination faite pas mon beau-père, le Rabbi.
Bien évidemment, je n’écris tout cela que le cas échéant, puisque je ne connais pas les détails de ce qui s’est passé et ne désire pas les connaître. De plus, je ne me trouve pas sur place. Je m’en remets à vous pour que ceci soit réglé de la meilleure manière possible, pour toutes les parties concernées.
J’espère que vous me communiquerez encore, à l’avenir, de bonnes nouvelles de tout ce qui arrive et je conclus en vous accordant ma bénédiction et en saluant toute votre communauté,
Mena’hem Schneerson,
A propos du bain rituel, vous m’écrivez qu’un réservoir a été fait sur le côté du bassin pour permettre le passage de l’eau. Or, le Rabbi(5) considère que le bassin doit se trouver au dessus du réservoir, de sorte que l’eau de ce dernier s’élève vers le premier. C’est ce que dit le Rav Y.L. Landa(6). C’est la meilleure manière d’assurer le passage de l’eau, puisqu’en pareil cas, une correspondance entre les bassins est, bien sûr, inutile.
Même si l’eau du réservoir ne monte pas jusqu’au bassin, on peut verser l’eau courante de sorte qu’elle s’écoule directement dans le réservoir inférieur. Dès lors, à quoi sert le réservoir qui se trouve sur le côté ? Peut-être est-il une précaution, pour le cas où le réservoir inférieur serait hors d’usage.
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Garélik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir, à son propos, la lettre n°630. (2) Qui avait été prononcé par le Rabbi, le 20 Mena’hem Av, à l’occasion de la Hilloula de son père. (3) Le Rav Moché Axelrod. Voir, à son propos, la lettre n°410. (4) Le Rav Avraham Pariz. Voir, à son propos, la lettre n°615. (5) Rachab. (6) Le Rav Yaakov Landa, de Bneï Brak. Voir, à ce propos, la lettre n°539.
Lettre n°694
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°694, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mena’hem Av 5710,
Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chlomo ‘Haïm(1), émissaire des sages,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 16 Mena’hem Av et, comme vous le souhaitiez, je lirai les demandes de bénédiction et ce qui y était joint, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
Je vous remercie de m’avoir transmis une bonne nouvelle, celle de l’amélioration de l’état de santé de votre épouse(2). Pensez donc! Avant l’intervention chirurgicale, vous avez écrit plusieurs demandes de bénédiction pour que celle-ci se passe bien. Puis, lorsque le Saint béni soit-Il a exaucé les bénédictions du Juste, c'est-à-dire de mon beau-père, le Rabbi et que l’opération s’est bien passée, vous ne le lui avez pas annoncé! Et, maintenant, vous êtes de nouveau soucieux pour son état de santé et vous lui écrivez donc !
A mon avis, voici ce qu’il aurait fallu faire. Vous auriez d’abord dû remercier Dieu pour les bienfaits qu’Il vous a prodigués, de par le passé, prier pour qu’Il poursuive Ses bénédictions, être convaincu qu’Il le ferait et que son état irait en s’améliorant. La foi est particulièrement puissante et elle est capable de susciter toutes les bénédictions, en un bien visible et tangible.
Vous me dites comment vous enseignez la ‘Hassidout dans trois classes(3). J’ai déjà dit plusieurs fois que tous, et surtout les élèves, devaient, au moins cette année(4), étudier l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi. Dans nos institutions, cette étude doit figurer au programme de chaque classe(5).
Vous m’écrivez que le comité commun au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, à Ma’hané Israël et aux éditions Kehot(6) n’est pas encore opérationnel. Or, le but du service de Dieu est précisément de transformer en instruments de la Torah et des Mitsvot, tout ce qui, en l’état, n’est pas opérationnel, c'est-à-dire les objets permis. Les textes de la ‘Hassidout et les causeries l’expliquent.
Bien plus, c’est, en l’occurrence, l’un des moyens de se lier à notre chef, mon beau-père, le Rabbi. Il est, sans doute, inutile d’en dire plus pour quelqu’un comme vous.
Je vous propose de me faire connaître le nom des donateurs, qui s’engageront à une contribution mensuelle. Vous me donnerez leur nom et le nom de leur mère et m’indiquerez le montant de leur don. Tout ceci sera lu près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
A ce propos, vous me rapportez deux perles, dans votre lettre, un proverbe du Rabbi(7) et une sentence de mon beau-père, le Rabbi(8). Vous avez sûrement en mémoire de nombreuses paroles des maîtres de ‘Habad. J’ai déjà écrit plusieurs fois(9) à quel point mon beau-père, le Rabbi, souhaitait que ces explications et ces maximes soient conservées. Elles doivent donc être rédigées et transmises aux éditions Otsar ‘Ha’hassidim, qui dépendent de Kehot. On trouvera ensuite le moyen de les mettre à la disposition du plus grand nombre. Je suis surpris que vous ne participiez pas à la collection de ces perles.
Néanmoins, mon beau-père, le Rabbi affirme qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. J’ai donc bon espoir que vous commencerez à les rédiger maintenant, avec tout l’empressement nécessaire. Vous découvrirez tous les trésors enfouis dans votre mémoire.
Je conclus en vous donnant ma bénédiction et en saluant toute votre communauté,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, guide spirituelle des Yechivot en Terre Sainte. Voir, à son propos, la lettre n°425. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°624 et 637. (3) De la Yechiva, en Terre Sainte. (4) Qui suit son décès. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°753. (6) Voir, à ce propos, la lettre n°633. (7) Rachab qui, dans une entrevue qu’il accordait à un élève de la Yechiva, servant Dieu avec une immense amertume et une profonde soumission, lui dit : Cela suffit de repousser le mal. Il faut faire usage de ces forces pour le Nom de Dieu. (8) Qui dit au même élève : Selon Rabbi Chmouel Betsalel (guide spirituel de la Yechiva), la dimension profonde de l’Attribut d’analyse raisonnée, Bina, est comparable à un petit cheval qui se tient devant le noble pour recevoir du foin, sans le mériter par son effort et qui se régale en le mangeant. (9) Voir, à ce propos, la lettre n°373.
Lettre n°695
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°695, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mena’hem Av 5710,
Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos deux lettres de Roch ‘Hodech et du 8 Tamouz. Après avoir obtenu, du Rav B.G.(2), un compte rendu de la situation en Afrique du nord, il me semble bon que vous vous chargiez de nos institutions éducatives, qui se trouvent là-bas(3).
Il est encore difficile de déterminer précisément ce que sera votre rôle, dans cet endroit, puisque tout cela est nouveau. Néanmoins, il y a tout lieu d’espérer qu’il y aura fort à faire pour renforcer la Torah et le Judaïsme. Le succès sera donc considérable, par les forces qu’insuffle notre chef, mon beau-père, le Rabbi.
Grand est le mérite de ceux qui se trouveront dans le même wagon que lui. Je veux
dire que tout cela vous apportera également le bien, ainsi qu’à votre épouse. Vous vous installerez et connaîtrez une vie heureuse.
Je ne vous écris pas, comme vous le dites dans votre lettre, à titre individuel. Les élèves de la Yechiva, en particulier et tous ceux qui sont attachés à mon beau-père, le Rabbi, en général ne sont pas des personnes individuelles, mais bien des lumières, prêtes à éclairer leur entourage, des hommes vivaces, qui entendent transmettre leur vitalité, de manière effective, à une, deux, trois autres personnes. Et leurs fruits donneront des fruits, qui en porteront à leur tour, jusqu'à la fin du monde, Olam, de la même étymologie que Elem, le voile.
La récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même, en l’occurrence le fait d’assumer la mission que l’on reçoit, dans son existence. Bien plus, c’est aussi le réceptacle permettant de contenir et d’attirer les bénédictions, matérielles et spirituelles, du Juste, qui est présent dans ce monde plus que de son vivant. Celles-ci satisferont tous les besoins.
Pour revenir au détail de votre travail, votre épouse pourra sans doute y participer, le moment venu. Nous en reparlerons lorsque la date de votre voyage approchera. Néanmoins, les démarches administratives prennent un certain temps. Vous formulerez donc votre demande au plus vite. Il y a sans doute des moyens d’abréger le délai et le circuit permettant d’obtenir les autorisations. Vous vous renseignerez précisément sur tout cela.
En vous souhaitant la réussite dans votre vie privée et dans vos fonctions publiques,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo Matusof. Voir, à son propos, la lettre n°587. (2) Le Rav Binyamin Gorodetski, directeur du bureau européen d’aide aux réfugiés, à Paris et émissaire du Rabbi, pour l’Afrique du nord. (3) Le Rav Matusof se rendit effectivement au Maroc. Voir, à ce propos, les lettres n°559, 726 et 752.
Lettre n°696
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°696, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mena’hem Av 5710,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, ...
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, écrite à l’issue du Chabbat 15 Mena’hem Av. Je vous remercie de la bonne nouvelle que vous m’avez transmise, le fait que l’état de santé de l’enfant se soit amélioré. Vous m’annoncerez sans doute qu’il va de mieux en mieux, jusqu'à ce qu’il recouvre totalement la santé.
Il dort sûrement avec la tête couverte et on lui parle, en des termes qu’il peut comprendre, à son âge, de notre chef, mon beau-père, le Rabbi, du fait que le Juste, libéré de ce monde, s’y trouve encore plus clairement que de son vivant, y compris dans la dimension de l’action, qu’il accorde ses bénédictions à tous ceux qui sont attachés à lui, en particulier aux enfants, comme l’explique la ‘Hassidout, à propos du verset Israël est un jeune homme et Je l’aime(1).
Je vous remercie d’avoir convaincu de nombreux Juifs de lire le Psaume 71, celui de mon beau-père, le Rabbi(2). Le mérite de tous dépend de vous.
Dans l’attente des bonnes nouvelles que vous me donnerez très bientôt, je conclus en vous accordant ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) C’est précisément ce caractère de jeune homme, d’enfant, qui met en évidence l’amour de Dieu. (2) Celui qui correspond au nombre de ses années. Voir, à ce propos, la lettre n°644.
Lettre n°697
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°697, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mena’hem Av 5710,
Au ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Na’hamou. Je remercie Dieu en constatant que votre état de santé s’est amélioré. Vous irez sûrement de mieux en mieux, selon le principe qui est énoncé pour tout ce qui est lié à la sainteté(1).
De fait, la santé physique d’un Juif appartient bien au domaine de la sainteté, comme l’a maintes fois affirmé mon beau-père, le Rabbi, au nom de son père, le Rabbi Rachab(2), qui disait: Comme est précieux ce corps, pour lequel ont été données tant de Torah et de Mitsvot, lui permettant d’être meilleur et plus élevé.
C’est de cette manière que l’on peut définir la santé d’un Juif qui ne doit pas l’empêcher de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot, ce qu’à Dieu ne plaise.
Je vous remercie tout particulièrement de m’avoir appris que vous étudiez la ‘Hassidout de manière systématique, que vous participez aux réunions ‘hassidiques. Je vous suis également reconnaissant pour le compte rendu des études du Beth Sarah et du Beth Rivka, que vous m’avez transmis.
Il serait bon que les élèves de ces institutions, venant en Amérique, reçoivent l’adresse du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Néanmoins, il faut aussi s’assurer qu’elles restent en relation, si elles partent pour d’autres pays, afin de recevoir les encouragements dont elles ont besoin, pendant leur voyage et dans leurs nouvelles conditions de vie.
Conformément à votre souhait, je lirai votre demande de bénédiction près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Puisse ce voyage se faire en son temps, comme il convient et de manière fructueuse.
Je conclus en vous accordant ma bénédiction et en saluant toute votre communauté,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Qui implique un avancement en ordre croissant. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°605 et 646.
Lettre n°698
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°698, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mena’hem Av 5710,
Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav A.(1), émissaire des sages,
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sans doute reçu mes précédentes lettres et je suis surpris que vous n’y ayez pas répondu, en particulier pour ce qui concerne l’état de santé de ...
Je voudrais également vous souligner, à propos du comité pour le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h(2), qu’il serait bon de me faire connaître la liste des donateurs qui se sont engagés à une participation mensuelle pour cette institution, afin qu’elle soit lue près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, avant Roch Hachana.
Vous voudrez bien m’indiquer également l’état de santé du grand Rav Yochoua Merari.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je conclus en vous donnant ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Avraham Pariz, d’Erets Israël. Voir, à son propos, la lettre n°615. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°633.
Lettre n°699
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°699, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mena’hem Av 5710,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav B.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres du 10 et du 19 Tamouz avec ce qui y était joint, la lettre de mon beau-père, le Rabbi, du 1er Mar’hechvan 5699(2) et la liste des discours ‘hassidiques qui sont en votre possession. Je vous en remercie.
Je vous suis reconnaissant pour cela et vous demande de poursuivre, à l’avenir, de tels envois. Si vous possédez d’autres lettres dont le contenu délivre un enseignement, vous voudrez bien nous les adresser pour que nous puissions les reproduire. Ainsi, le plus grand nombre pourra en disposer et le mérite public en dépend.
Dans la liste que vous m’avez adressée, je ne dispose pas des discours ‘hassidiques suivants :
Si vous demandez ce que nous mangerons
5658(3), Comme les cieux nouveaux
Roch ‘Hodech Elloul 5681(4), Des juges et des policiers
Choftim 5681, Car la chose est proche de toi
Nitsavim 5681, Cantique des degrés, des profondeurs
Chabbat Techouva 5682(4), Comme l’aigle veille sur son nid
Haazinou 5682, Lorsqu’ils dirent d’abord
5684(5), Et Il dit : Va
5686(6), Il ne se souvint pas
Vayéchev 5688(7),
Vous avez sans doute fixé un temps pour apprendre l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, en plus de vos autres études.
Conformément à votre souhait, j’ai mentionné votre nom près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Le Juste accorde ses bénédictions et le Saint béni soit-Il les exauce pleinement.
Je conclus en vous bénissant de même que tous les membres de votre famille,
Mena’hem Schneerson,
Vous faites allusion à ce que dit la lettre précédemment citée, à propos des différentes catégories d’anges, Ofanim et Serafim, dans la source spirituelle est le système de Tohou. Vous consulterez, à ce propos, le discours intitulé Qui est comme Toi, prononcé à A’haron Chel Pessa’h 5688(8), qui est plus explicite, à ce sujet.
Notes
(1) Le Rav Barou’h Pariz. (2) 1938. (3) 1898, du Rabbi Rachab. (4) 1921, du précédent Rabbi. (5) 1924, du précédent Rabbi. (6) 1925-1926, du précédent Rabbi. (7) 1927-1928, du précédent Rabbi. (8) 1928, par le précédent Rabbi.
Lettre n°700
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°700, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mena’hem Av 5710,
Au grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du lundi de la Parchat Ekev, dans laquelle vous me posez la question suivante. Mon beau-père, le Rabbi, vous a écrit que il serait bon de vous efforcer de rejoindre les Etats Unis. Dieu vous viendra en aide. Vous ferez un bon voyage et votre installation sera fructueuse. Or, vous constatez que les démarches administratives n’avancent pas et que votre situation n’est pas sûre. Vous me demandez donc ce qu’il y a lieu de faire.
A mon avis, vous devez avoir la certitude que la promesse du Juste, mon beau-père, le Rabbi, se réalisera. Il est certain que Dieu vous viendra en aide, que vous ferez un bon voyage et parviendrez, avec succès, en votre endroit de destination. Il suffit que vous soyez convaincu, que vous ayez foi, que vous vous attachiez au Juste de la génération, notre chef, mon beau-père, le Rabbi.
Vous me demandez de quelle manière pratiquer un examen séminal(1). Le prélèvement est effectué dans le vagin, le plus rapidement possible après une relation conjugale et il est conduit, au plus vite, au laboratoire d’analyse.
La permission de pratiquer ainsi est basée sur les responsa Tséma’h Tsédek, Even Haézer, fin du chapitre 9, qui permet l’usage d’un tampon, pendant la relation et donc, a fortiori, ce qui vient d’être dit. Ceci contredit les avis plus rigoristes, cités par le Sdeï ‘Hémed, recueil de lois, à l’article mariage, chapitre 1 et Péat, à la même référence.
Vous interrogerez d’abord un médecin, qui vous indiquera comment prélever la semence pour que l’analyse puisse être pratiquée.
Vous me parlez de vos douleurs, mais celles-ci émanent sûrement de votre pessimisme(2). Le Torah Or, de l’Admour Hazaken, Parchat Toledot, commentaire du discours intitulé les eaux nombreuses, indique ce qu’il faut faire, en pareil cas. Il précise que ce pessimisme peut être transformé en ardeur à l’étude, à condition, bien sûr, que cela n’affaiblisse pas votre santé, ce qu’à Dieu ne plaise.
Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je lirai les demandes de bénédiction qui étaient jointes à votre lettre. Il est certain que le Juste bénit et Dieu exauce pleinement les bénédictions, matérielles et spirituelles, du Juste, qui se trouve dans ce monde plus que de son vivant.
Je conclus en vous donnant ma bénédiction et en attendant de vos bonnes nouvelles,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°666. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°672.
Lettre n°701
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°701, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mena’hem Av 5710,
A mon parent, le grand Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, le Rav Guerchon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Vaét’hanan. Je ne vois pas pourquoi vous vous excusez de m’écrire. Il est clair que je ne vous tenais nullement rigueur et, à tout moment, je suis heureux de recevoir des nouvelles des ‘Hassidim.
Lorsque les nouvelles sont bonnes, j’en conçois du plaisir et, s’il s’agit du contraire, ce qu’à Dieu ne plaise, le simple fait de correspondre apporte le réconfort et affaiblit la sensation de solitude et de découragement.
Différents textes établissent que, lorsque l’on ne peut venir en aide matériellement, il est important d’avoir au moins une bonne pensée, d’exprimer des souhaits chaleureux, de manière amicale. Et l’on sait à quel point il est important d’exprimer verbalement les qualités de l’autre, de minimiser ses défauts. Ceci a pour conséquence, immédiatement ou à terme, de lui apporter l’élévation.
Vous consulterez, à ce propos, le commentaire de la parabole énoncée par Rabbi Hillel de Paritch(2), qui figure dans Hatamim, au numéro 2 et dans le recueil de lettre, tome 1, page 20.
On sait que le Baal Chem Tov s’efforça de faire dire de bonnes paroles aux personnes simples, les unes envers les autres. C’est ainsi qu’il faisait taire l’accusateur.
Je lirai votre demande de bénédiction dans le bureau de mon beau-père, où il accorde ses bénédictions et ses entrevues.
Le Juste bénit et le Saint béni soit-Il exauce pleinement ses bénédictions, car il se trouve dans ce monde plus que de son vivant.
Vous m’interrogez sur le Likouteï Torah, Parchat Chela’h, au discours consacré aux libations, page 42b, qui dit : La femme Nidda et celle qui est atteinte d’écoulements sont purifiés par l’eau vive. Vous soulignez que ceci contredit la Hala’ha, selon laquelle de l’eau vive n’est pas nécessaire pour purifier ces femmes. Vous soulignez qu’une telle affirmation est tenue, quelque part, par Rachi, mais ne vous souvenez pas de la référence exacte.
Vous faites vraisemblablement allusion au commentaire de Rachi sur le traité Chabbat 65b et vous consulterez aussi les Tossafot, à la même référence. L’affirmation du Likouteï Torah est basée sur le Zohar, tome 3, page 97b, qui dit : Et vous compterez pour vous: Le verset précise pour vous, ce qui peut être comparé à cet autre verset, elle comptera sept jours pour elle. Là encore, il est bien dit: pour elle. Pourquoi cette attente ? Pour se purifier dans l’eau de ce fleuve qui va et vient, est constitué d’eau vive. Et la purification de la femme intervient pendant la nuit.
Or, le verset elle comptera pour elle fait allusion à la femme Nidda et le Zohar parle bien ici d’eaux vives. Que peut-on en déduire, dans ce cas ? Le Ramaz explique l’importance de l’eau vive et le niveau auquel elle correspond. Vous consulterez également les Tikouneï Zohar, pratiquement au début du Tikoun 19.
Je conclus en vous bénissant, en saluant toute votre communauté en général et tous les membres de votre famille en particulier,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Guerchon ‘Hen. (2) Illustrant la sentence selon laquelle ce que peut accomplir une réunion de ‘Hassidim, l’ange Mi’haël ne peut l’obtenir, il donne l’image d’un père qui éprouve du plaisir de l’amour et de l’affection de ses enfants.
Lettre n°702
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°702, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Elloul 5710,
Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav M.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Mena’hem Av, dans laquelle vous m’interrogez sur votre déménagement(2).
Il est clair que, depuis que vous avez reçu la réponse de mon beau-père, le Rabbi, les temps ont changé, de sorte que chacun peut, de nouveau, poser la question de son déménagement. Vous m’interrogez effectivement, à ce propos, dans votre lettre et le Rav Its’hak Meïr m’a également transmis votre question.
Ce dernier vous a sûrement communiqué mon avis. Si vous en avez la possibilité, essayez d’obtenir immédiatement votre visa pour venir aux Etats Unis. Puisse Dieu faire que tout se passe bien et facilement, que vous parveniez, de la meilleure manière, dans votre lieu de destination, car Dieu prépare les pas de l’homme.
Conformément à votre souhait, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Le Juste, qui se trouve dans ce monde plus que de son vivant, vous bénira sûrement et le Saint béni soit-Il exaucera pleinement ses bénédictions, matérielles et spirituelles.
Vous diffusez sans doute également les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur de la manière qui convient le mieux et je vous serais reconnaissant de me donner de bonnes nouvelles, dans ce domaine.
En vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année et en saluant toute votre communauté,
Mena’hem Schneerson,
Je viens de recevoir les fascicules que vous m’avez envoyés(3), le Maamar Kinyan ‘Haïm, le Maamar Zot Torat Habaït, l’enseignement moral de la ‘Hassidout ‘Habad.
Sans doute m’adresserez-vous également le reste. Je vous en remercie d’avance.
Notes
(1) Le Rav Mi’haël Teitelbaum. Voir, à son propos, la lettre n°680. (2) De la zone américaine de l’Allemagne vers les Etats Unis, alors que le précédent Rabbi lui demandait de ne pas venir dans ce pays. (3) Ceux qui ont été imprimés en Allemagne. Voir, à ce propos, la lettre n°680.
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