Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6994
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6994, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Elloul 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Avraham Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Elloul. Vous m’interrogez sur le chapitre 7 du Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, selon lequel la connaissance du Créateur(2) est partie de Lui-même. Vous me demandez des précisions, à ce sujet, mais vous ne m’indiquez pas ce qui vous fait difficulté. Vous trouverez ces précisions dans plusieurs textes de la ‘Hassidout, en particulier le Torah Or, de l’auteur du Tanya, à la page 14d, à propos du verset : “ Je descendrai…(3) en fonction du cri…(4) ”. Rabbi Avraham Ibn Ezra évoque également ce sujet, comme vous le rappelez dans votre lettre. Vous verrez aussi le Séfer Ha Mitsvot du Tséma’h Tsédek, à la Mitsva de la foi en Dieu et à celle du serviteur juif.
En plus des trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, j’espère que vous avez un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout. Conformément à l’Injonction de la Torah, cette étude doit conduire à l’action. C’est une évidence. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav A.M. Greenberg, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°6168. (2) Des actes de Ses créatures. (3) “ Et, Je verrai si ”. (4) “ Ils ont mal agi ”. Dieu a-t-Il “ besoin ” de “ descendre ” ici-bas pour observer les actes des créatures ?
Lettre n°6995
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6995, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 3 Elloul. Vous me dites que vous manquez de spiritualité et vous me demandez de vous indiquer un chemin. Vous consulterez, à ce propos, le Maté Ephraïm, au chapitre 581 et en particulier l’enseignement du Maharil, selon lequel le mois d’Elloul se distingue par le fait, que, en tout domaine où il est possible de vérifier et de réparer, il est alors nécessaire de le faire. Différents textes de la ‘Hassidout, de nos maîtres, expliquent de quelle manière on peut réaliser cette réparation. Plusieurs ‘Hassidim âgés se trouve dans votre entourage et vous pourrez les consulter. Et, vous connaissez la décision hala’hique selon laquelle rien ne résiste à la volonté.
Vous me faites part de la naissance de votre fils, avec Mazal Tov. Puisse Dieu faire que vous le conduisiez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°6996
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6996, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Elloul 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav David Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 6 Elloul, dans laquelle vous me parlez d’un manuscrit de discours ‘hassidiques et vous me demandez ce que j’en pense(2). Si cela est possible, je vous demande instamment de le mettre à ma disposition, au moins pour quelques semaines. Bien entendu, je le restituerai si telle est la condition et s’il n’est pas possible de la modifier car peut-être est-il envisageable de l’échanger contre les parutions des éditions Kehot, dans le même domaine. En effet, il est difficile d’identifier ces discours uniquement d’après leur titre, car ils ont parfois été répétés deux ou trois fois, avec différents ajouts, des notes et des parenthèses dans le corps du texte.
Le discours ‘hassidique intitulé : “ Pourquoi appelle-t-on Yom Kippour ? ” et celui qui a été prononcé devant le Rav M.Meizlich ont déjà été publiés, à différentes reprises. Vous mentionnez également le discours intitulé “ Les eaux nombreuses ”, qui compte cent quatre vingt dix huit chapitres. L’auteur en est le Rabbi Maharach et il a déjà été publié aux Etats-Unis. J’ai demandé que l’on vous adresse le catalogue des éditions Kehot. Vous y trouverez également l’inventaire des discours ‘hassidiques publiés. J’attend de vos bonnes nouvelles, en la matière et je conclus avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav D.C. Shapiro, de Milwaukee. Voir, à son sujet, la lettre n°3133. (2) Concernant leur identification et leur éventuelle publication.
Lettre n°6997
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6997, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Elloul 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
assume une mission sacrée, le Rav Chlomo ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Elloul, avec ce qui y était joint, de même que celle qui la précédait. Vous me décrivez brièvement la situation de la sainte Yechiva, dont la divine Providence vous a accordé le mérite et le succès d’être le guide spirituel. Bien entendu, ce que j’écris moi-même, d’ici, à propos de l’éducation basée sur les valeurs sacrées ne justifie pas que l’on supprime des classes, ni même que l’on modifie l’apparence globale de cette institution, d’autant que seule une petite minorité est en mesure de recevoir l’éducation qui convient. Et, bien entendu, une petite partie de tout cela est autorisée par les administrations concernées.
De même, vous faites une différence entre ceux qui ont été envoyés d’ici dans les villes de province et la situation en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie(2). Or, vous devez leur expliquer cette différence(3) et non à moi. Car, le rôle essentiel d’un guide spirituel est d’indiquer aux élèves ce qu’attendent réellement nos maîtres de chacun. Mais, l’élément essentiel manquant à votre lettre est, en fait, le suivant. Je ne vois pas quel effort est fait pour ôter et déraciner une idée qui est acceptée par nombre de nos frères, les Sefardim, selon laquelle les enfants doivent, dès un âge relativement jeune, se consacrer à gagner leur vie. Et, cette habitude est devenue une seconde nature. Bien entendu, un immense effort et une large intervention sont nécessaires afin implanter en eux ce qui doit être naturel(4). C’est également là le rôle d’un guide spirituel, enseignant la ‘Hassidout.
Vous faites référence à un recueil de commentaires talmudiques des élèves(5), qui ne peuvent pas rédiger des explications nouvelles. Je ne sais pas sur quoi est fondée l’idée selon laquelle un tel recueil doit contenir des explications nouvelles. Vous avez sans doute vu celui qui a été publié ici. On y trouve des développements, mais non des explications nouvelles. Et, Dieu fasse qu’il en soit de même également pour la partie révélée de la Torah et non uniquement pour la ‘Hassidout. Vous dites qu’il suffit de leur expliquer le sens simple de ces textes, sans rien demander de plus. Si la situation est telle que vous la décrivez, vous comprendrez que j’en sois peiné, mais j’ai bon espoir que ce n’est pas le cas. Il faut donc exiger d’eux beaucoup plus que ce que vous écrivez, sans pour autant rechercher les explications nouvelles auxquelles vous faisiez allusion, car celles-ci ne procèdent pas d’une manière judicieuse d’étudier, y compris la partie révélée de la Torah, comme l’explique le Kountrass Ets ‘Haïm(6) et encore moins la ‘Hassidout. Il est bien dommage que l’on ne publie pas, depuis longtemps déjà, des développements sur les idées de la ‘Hassidout. Ceci aurait apporté une motivation particulière aux élèves et à ceux qui sont au-dessus d’eux. Avant tout, cela aurait conduit nombre d’entre eux à étudier la ‘Hassidout de la manière qui convient et non uniquement du fait de la nécessité imposée par le programme de la Yechiva.
Je vous adresse la présente en express, en particularité à cause de ce dernier point, car la publication d’un tel recueil, au plus vite, est une nécessité. Et, un guide spirituel doit se consacrer à tout cela, bien que l’acte soit essentiel. Puisse Dieu faire que l’on se serve, pour y parvenir, des jours d’Elloul, qui sont un temps propice. Comme le dit l’Admour Hazaken, les treize Attributs de miséricorde divine brillent alors. Dieu fasse donc que les élèves se passionnent pour l’étude de la partie révélée de la Torah et pour la ‘Hassidout, de la manière qui vient d’être décrite et avec tout l’approfondissement nécessaire. Si c’était le cas, il est certain que vous disposeriez de nombreux commentaires, pouvant être publiés dans ce recueil. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne nouvelle,
Notes
(1) Le Rav C.H. Kasselman, directeur de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°6894. (2) Aux Etats-Unis, des Yechivot ont été créées ou renforcées dans certaines villes, par l’envoi sur place d’élèves venus de New York. En Terre Sainte, par contre, un tel envoi n’est pas souhaitable. (3) Aux élèves de la Yechiva de Lod. (4) La nécessité de conduire leurs études à leur terme avant d’aller travailler. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°6943. (6) Du Rabbi Rachab, faisant une analyse ‘hassidique de l’étude de la Torah.
Lettre n°6998
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6998, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
La seconde question que vous me posez est relative au déménagement de cet homme, à la demande de son épouse. Vous avez raison de dire qu’il lui sera difficile de quitter un endroit dans lequel il réside depuis une cinquantaine d’années, d’autant qu’il y trouve les moyens de gagner sa vie et y possède ses affaires commerciales.
Toutefois, nous avons été mis en garde contre la souffrance imposée à l’épouse, selon le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, à la fin des lois de la tromperie. En effet, les femmes ont une nature douce. Il faut donc qu’il apaise l’esprit de son épouse dans d’autres domaines et qu’il ne se contente pas de la convaincre en avançant des arguments rationnels, en lui proposant uniquement une approche logique. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°6999
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6999, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 7 Elloul, dans laquelle vous me parlez de votre frère, qui participe aux réunions de ceux qui écartent et détournent(1), ce qu’à Dieu ne plaise. Je suis surpris que vous ne me parliez pas de son mariage. S’en est-on occupé et avec quels résultats ? De même, comment gagne-t-il sa vie de manière fixe ? Or, on peut se servir de ces deux points pour influencer ses propos et ses conceptions, dans différents domaines parmi ceux que vous citez. Selon ce qu’indique votre lettre, en effet, une discussion logique ne sera pas d’une grande utilité. Il est donc préférable de l’attirer vers le mode de vie qui lui convient. Dès lors, il cessera de rencontrer ceux qui le détournent. Bien au contraire, il évoluera dans un milieu s’opposant à eux ou, en tout cas, dans un autre milieu, qui ne se préoccupe pas de recherche philosophique. Il convient, avant tout, de lui trouver une activité convenable, car il est certain qu’il a besoin d’argent, pour couvrir ses différentes dépenses. Quand il verra qu’il gagne sa vie et qu’il a des moyens, on peut penser qu’il sera attiré. Mais, bien entendu, son salaire sera minime, afin qu’il n’ait pas un sentiment d’indépendance.
Il serait bon de faire vérifier les Mezouzot de votre appartement afin de vous assurer qu’elles sont toutes cachères, conformément à la Hala’ha. Vous ferez également vérifier les Tefillin de votre père, même s’il peut arriver qu’il ne les mette pas. Car, elles ne lui en appartiennent pas moins. Quand elles seront cachères, il est sûr qu’il trouvera le moyen de les porter, au moins pendant quelques instants. Or, grande est la force des Tefillin et, comme le soulignent nos Sages, au traité Mena’hot 44a, celles-ci attirent la vie, y compris dans sa dimension spirituelle, selon la précision du Tour, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 237.
En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Tout est effet de la divine Providence et il se trouve que vous vous êtes adressé à moi. Je soulignerai donc, à vous-même et au père de ce jeune homme, la nécessité de fixer un temps pour étudier la dimension profonde de la Torah qui, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. A son propos, Moché, le berger fidèle, a dit, selon le Zohar, tome 3, à la page 124b, que “ le côté du mal ne s’y trouve pas ”(2). Bien au contraire, c’est grâce à elle que s’accomplira la promesse selon laquelle : “ J’ôterai l’esprit d’impureté de la terre ”. Si cette nécessité a été effective à toutes les époques et dans tous les pays, combien plus l’est-elle à l’heure actuelle et dans ce pays. Tout comme vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’en donniez de bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Les missionnaires. (2) Le mal n’y a pas d’emprise.
Lettre n°7000
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7000, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Elloul 5719,
Brooklyn,
Vous me demandez(1) quels livres de mon beau-père, le Rabbi, vous devez acheter, en premier lieu, pour votre bibliothèque. Vous commencerez par le Likouteï Dibbourim, qui est paru récemment en quatre tomes. Ceux-ci vous seront envoyés d’ici, car je ne sais pas si l’on peut déjà se les procurer en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Puis, vous acquérrez la série de Séfer Ha Si’hot et les recueils de ses lettres.
Vous citez les propos du Rambam, à la fin du chapitre 9 des lois de la Techouva, selon lesquels, “ le monde se conduira comme d’ordinaire ”, en la période du Machia’h. On retrouve la même affirmation au début du chapitre 12 de ses lois des rois. Vous consulterez à ce propos le Séfer Avodat Ha Kodech de Rabbi Meïr Ben Gabay, tome 2, au chapitre 38. Une lecture rapide du Rambam suffit pour déterminer qu’il exprime très clairement son avis, à propos des événements qui se dérouleront avant la venue du Machia’h et de l’ordre de leur apparition. Tout ceci se passera bien avant le commencement de la délivrance. Voici ce qu’il dit, au chapitre 11 des lois des rois : “ Le roi Machia’h viendra et il rétablira la royauté de David comme auparavant. Il construira le Temple et rassemblera les exilés d’Israël. Celui qui n’attend pas sa venue nie la Torah ”. C’est uniquement après cela qu’il définit la nature de ce qu’il sera et l’ordre des événements : “ roi de la maison de David, versé dans la Torah et se consacrant aux Mitsvot comme David, il conduira tout Israël à la suivre(2). Il mènera les combats de Dieu et vaincra tous les peuples qui l’entourent ”.
Si vous rédigez en français ou en allemand, il serait bon de vous intéresser à la publication des articles que vous mentionnez dans votre lettre, par un périodique local, par exemple un mensuel. Je ne sais cependant pas ce qui convient le mieux à ses lecteurs. A ce propos, vous pouvez vous adresser au docteur Erman(3), qui se trouve sur place. Bien entendu, vous pouvez lui préciser que vous le contactez sur mon conseil. Je sais, en effet, qu’il a toujours été un ami de Loubavitch.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav David Helman, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°6980. (2) La Torah. (3) Le Rav Chlomo Erman. Voir, à son sujet, les lettres n°5874 et 6708.
Lettre n°7001
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7001, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Elloul. Dieu merci, vous allez mieux et ceci doit renforcer votre espoir et votre conviction que cette amélioration se poursuivra. Plus vous raffermirez votre confiance en Dieu et plus vite vous verrez la bénédiction. Vous me dites que vous avez des difficultés à vous concentrer sur l’étude. Peu à peu, ceci s’arrangera également. Mais, bien évidemment, il ne serait pas bon de l’interrompre totalement. Vous parviendrez sûrement à la maintenir pendant quelques petites heures. Et, de préférence, vous aurez un compagnon d’étude.
Si vous révisez votre étude et n’avez pas de compagnon, vous vous concentrerez sur le texte. Mieux encore, vous l’exprimerez par la parole et vous ne vous contenterez pas de la pensée. En outre, vous ne vous forcerez pas à étudier, d’emblée, pendant de longues heures. Vous avancerez progressivement. A n’en pas douter, si vous parlez de tout cela à la direction de la Yechiva, celle-ci vous viendra en aide. Vous maintenez sûrement la lecture des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour, après la prière du matin. Ceci s’ajoute à l’étude bien connue qui porte sur le ‘Houmach. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°7002
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7002, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Elloul 5719,
Brooklyn,,
Au jeune homme empli d’empressement, aux
multiples accomplissements, Its’hak Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 7 Elloul, dans laquelle vous me décrivez brièvement vos activités de ces dernières semaines. Puisse Dieu faire qu’en tous les domaines que vous décrivez, il y ait non seulement un renforcement, mais aussi un développement et un élargissement, quantitatif et qualitatif. Bien entendu, tout dépend de votre effort et de votre empressement. Vous connaissez, en effet, la décision du Tribunal céleste selon laquelle, grâce à l’abnégation dont l’Admour Hazaken fit preuve pour la ‘Hassidout(2), ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie, l’emporteraient en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bonnes actions. Bien plus, en Erets Israël, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, on peut observer la réussite que connaissent les actions de ‘Habad, en tout endroit où l’on s’y consacre de la manière qui convient, c’est-à-dire avec un esprit de sacrifice, d’une manière agréable et pacifique, mais avec la détermination qui convient. Bien entendu, ces propos s’adressent à tous vos amis, au sein de l’école dont vous me parlez, parmi toutes les personnes actives au sein des écoles du réseau(3) et, plus généralement, des institutions ‘Habad. Puisse Dieu faire qu’à la suite de la présente lettre, je reçoive bientôt des nouvelles détaillées et précises, en tous ces domaines.
S’agissant de votre lieu de travail, sans doute vous concerterez-vous tous ensemble et il est dit que : “ le salut provient des nombreux conseillers ”. Vous me dites que vous allez visiter l’endroit de votre nomination, ce qui, bien entendu, est très positif. En effet, qui sait ? Conformément aux enseignements de nos maîtres, il faut agir avec abnégation et il est certain que Dieu confèrera la réussite, que vous aurez “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”. On peut déduire d’une note du Tséma’h Tsédek qu’il s’agit bien, à proprement parler, de mille fois(4), comme l’explique le Likouteï Torah sur trois Parachyot. Ceci est également la réponse à la remarque, formulée à la fin de votre lettre, selon laquelle “ vous n’avez pas le temps ”(5). Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
M. Schneerson
Notes
(1) Le Rav I.T. Eisenbach, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°6547. (2) Lors de son emprisonnement dans les geôles tsaristes, qui se solda par la libération du 19 Kislev. (3) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (4) Ainsi, celui qui se consacre aux autres comprendra en une heure d’étude de la Torah ce qui aurait nécessité mille heures à celui qui ne se consacre pas aux autres. (5) De consacrer plus de temps aux autres.
Lettre n°7003
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7003, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Elloul, dans laquelle vous me demandez à qui vous devez vous adresser afin d’être guidé dans l’étude de la ‘Hassidout. Il me semble que, de temps à autre, des ‘Hassidim ‘Habad viennent visiter votre village et, vous-même, vous vous rendez souvent à Jérusalem ou bien à Tel Aviv, où résident de nombreux ‘Hassidim. Mais, je suis sûr qu’avec l’effort qui convient, vous comprendrez seul, si vous êtes motivé par votre étude. En effet, différents textes apportent des explications détaillées. Comme le constatent nos Sages, à propos de toutes les parties de la Torah, “ ses explications sont pauvres dans un endroit et riches dans un autre ”. C’est dans ce but qu’un index a été imprimé à la fin du Tanya, du Torah Or, du Dére’h Mitsvoté’ha et d’autres ouvrages encore. On peut, de cette façon, trouver une explication dans différents textes, l’un complétant l’autre.
S’agissant de l’étude proprement dite du Tanya, voici le conseil que je vous donne. Commencez par Iguéret Ha Techouva, puis vous apprendrez Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna. C’est ensuite seulement que vous en étudierez la première partie. De même, il serait bon de vous procurer un Kountrass Ou Mayan et un Dére’h Mitsvoté’ha, du Tséma’h Tsédek. La formulation de ces livres, en effet, convient mieux à celui qui est peu habitué aux ouvrages de la ‘Hassidout. Mais, comme je l’ai dit, il convient, avant tout, de mettre en pratique le conseil de nos Sages et d’étudier le texte pour lequel on éprouve de la motivation. Vous investirez votre effort, en cette étude, car nos Sages ont donné l’assurance que : “ quand on fait des efforts, ceux-ci sont couronnés de succès ”. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°7004
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7004, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 5 Elloul, dans laquelle vous me parlez de votre programme d’étude(1). J’en suis un peu surpris, car je vous avais dit que celui-ci doit porter sur un traité de la Guemara ayant une incidence concrète, si possible quotidienne. Ainsi sera résolue la question que vous me posez. Or, dans votre lettre, vous mentionnez un tout autre traité. Mais, il y a lieu de penser que l’explication est la suivante. Ce n’est pas vous qui choisissez ce sur quoi porte votre étude(2). Toutefois, vous ne me précisez pas non plus que vous avez fait une intervention(3) en ce sens. Or, une telle initiative doit être soutenue pour les mêmes raisons pédagogiques(4). Ainsi, un traité de l’ordre Moéd(5) porte sur des lois qu’il est nécessaire de connaître. Vous consulterez également les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, définissant un programme d’étude pour celui qui ne dispose que de peu de temps. Vous verrez aussi l’introduction des fils de l’Admour Hazaken au Choul’han Arou’h, qui traite également de l’organisation de l’étude. Plusieurs enseignements des Grands d’Israël s’appliquent en outre, en la matière. Il serait bon de vous concerter, sur ce point, avec les ‘Hassidim âgés, en leur précisant bien qu’il ne s’agit pas, en l’occurrence, d’une Yechiva, disposant de nombreuses heures d’études(6).
Vous faites référence à l’étude sous la contrainte(7). J’espère qu’en prévoyant, dans votre enseignement, les réponses aux questions posées par les élèves, cette contrainte disparaîtra en peu de temps et vous augmenterez tout cela, d’une manière de plus en plus large, surtout si vous illustrez votre propos avec des exemples et des récits se trouvant dans le Likouteï Dibbourim et dans les causeries. Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela et vous observerez le fruit de vos efforts. Vous aurez le mérite et le succès d’être “ humecté au point d’humecter les autres ”(8) en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Le mérite de ce qui est public vous vient en aide afin que votre action et votre effort, en la matière, soient couronnés de succès. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Pour l’enseignement à une classe, au sein d’une école. (2) Ce choix appartient à la direction de l’école. (3) Auprès de cette direction. (4) Le professeur enseignera d’une manière plus efficace une matière pour laquelle il est motivé. (5) Qui traite des fêtes. (6) Mais bien d’une école, dans laquelle le temps réservé aux études sacrées est limité. (7) Qui est perçue comme une contrainte par les élèves. (8) De faire en sorte que les élèves, à leur tour, transmettent.
Lettre n°7005
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7005, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 13 Elloul, dans laquelle vous me faites part de votre travail au sein du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Sans doute redoublerez-vous d’effort et d’ardeur dans votre travail au sein des écoles du réseau portant le nom de celui qui se trouve dans ce saint tombeau. Ceci forgera le canal et les réceptacles pour multiplier les bénédictions de Dieu, en vos besoins et en ceux des membres de votre famille. Vous le ferez sûrement dans la joie et l’enthousiasme, ce qui élargira les canaux, à tous les sens du terme(1). Vous savez, en effet, que la joie, brise les limites.
Vous faites allusion à la fatigue. Vous consulterez le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, au chapitre 46, paragraphe 6. Ce texte précise que, chaque jour, les forces de l’homme sont renouvelées. Et, les Gaonim ont jugé bon d’instaurer une bénédiction pour ce grand bienfait(2). Comme l’explique Iguéret Ha Techouva, au chapitre 11, le fait de prononcer une bénédiction apporte la preuve qu’il y a bien là la certitude la plus absolue. Combien plus en est-il ainsi quand cette bénédiction est répétée en permanence. Il est clair qu’alors, il n’y a pas le moindre doute. Je vous adresse ma bénédiction pour me donner prochainement de bonnes nouvelles de l’élargissement de vos activités, en la matière, dans cette école et dans toutes celles du réseau. Car, rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Matériellement et spirituellement. (2) Dans les bénédictions du matin : “ Béni sois-Tu, Eternel…, Qui donnes la force à celui qui est fatigué ”.
Lettre n°7006
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7006, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me demandez comment vous devez organiser vos études dans le proche avenir. Vous connaissez mon opinion, précise et fondée, en la matière, qui a toujours été la suivante. Chacun des jeunes gens de ce pays doit consacrer au moins quelques années à l’étude de notre sainte Torah, sans la mêler aux études profanes. Votre lettre semble indiquer que, jusqu’ici, vous avez toujours étudié l’un et l’autre. Mon avis est donc très clair. Vous organiserez vos études, à l’avenir, afin de consacrer votre temps à l’étude de la Torah, pendant au moins trois ou quatre ans, avec élan et ardeur, en excluant toute autre étude. Et, rien ne résiste à la volonté.
Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin. De même, chaque jour de semaine, après la prière du matin, vous lirez des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°7007
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7007, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 13 Elloul, avec la demande de bénédiction qui lui était jointe et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me relatez ce qui s’est passé pendant ces derniers mois. Enfin, vous me faites part de votre décision, qui a d’ores et déjà été mise en application, celle d’intégrer la Yechiva Tom’heï Temimim.
Il est clair que votre décision était très bonne et judicieuse. Vous savez quel est mon avis en ce domaine, depuis toujours et de la manière la plus ferme. Chaque Juif doit se préparer avant d’être confronté aux préoccupations de ce monde, en consacrant son temps uniquement à l’étude de notre Torah, Torah de vie, aux études sacrées qui ne seront mêlées à rien d’autre, pas même à une activité commerciale. Bien entendu, il n’en est pas de même pour ceux qui veulent se consacrer uniquement à l’étude, qui lui vouent toute leur vie, comme le dit le Rambam, à la fin de ses lois de la Chemitta et du jubilé. Une telle préparation est la base de toute la vie qui lui fait suite. En effet, le maintien d’un édifice dépend, avant tout, de la solidité de ses fondations, comme c’est le cas dans une construction matérielle. De fait, il n’y a pas lieu d’améliorer la qualité des murs et des meubles, si l’on n’est pas certain que les fondations ont une solidité suffisante. Les années que l’on consacre, dans le temps présent, à l’étude de la Torah, à l’exclusion de toute autre activité, ne comptent pas uniquement pour la vie du monde futur. Elles sont la juste préparation de la vie dans ce monde. C’est bien évident.
Puisse Dieu faire que votre décision, en la matière, soit suivie d’effet, dans la joie et l’enthousiasme. Vous connaîtrez le succès dans votre étude et dans votre pratique des Mitsvot, pendant ce temps. Ceci accroîtra votre succès tout au long de votre vie. Cela veut dire également qu’une préparation de quelques mois n’est nullement suffisante. S’il n’est pas possible d’y consacrer plusieurs années consécutives, peut-être est-il possible de le faire en plusieurs fois, de sorte qu’au final, le résultat soit le même. Et, “ à quiconque ajoute, on ajoute ”.
Vous faites allusion à l’argent de la Tsédaka et vous souhaitez faire un don anonyme. Il serait bon de transmettre cette somme à la Yechiva Tom’heï Temimim. Il est possible de le faire sans préciser à qui cet argent appartient. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, de connaître la réussite en tout cela, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°7008
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7008, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5719,
Brooklyn, New York,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous me parlez de votre moral(1). Il me semble avoir déjà écrit, à maintes reprises, qu’à mon avis et en fonction de ce que j’ai pu constater dans la pratique, chaque homme, sans la moindre exception, est, par nature sociable, même si tous ne le sont pas dans la même mesure. De ce fait, quand on s’efforce d’avoir un comportement qui va à l’encontre de cette nature, il est bien clair que l’on se crée des complications. Et, ceux qui, pour une raison quelconque, ont des difficultés de relation avec les autres n’ont pas d’autre solution que d’apprendre à nager, ce que l’on ne peut pas faire tant qu’on ne se jette pas à l’eau, même si l’on est au bord du fleuve. Il faut donc sauter dans l’eau ! C’est ainsi que vous apprendrez à nager et qu’au final, vous y parviendrez. Et, ces longues pensées que l’on peut avoir au bord du fleuve, comment apprendre à nager, de quelle manière faut-il le faire, tout cela n’est d’aucune utilité, tant que l’on n’est pas dans l’eau !
Vous m’excuserez de vous dire que telle est votre situation. Dans votre lettre, vous citez le pour et le contre, à propos d’une activité qui implique la présence de nombreuses personnes. Or, vous menez cette analyse en étant assise dans votre chambre, au sein de vos quatre coudées. Il est bien évident que mon but n’est pas de vous faire de la morale, mais bien d’intervenir encore une fois en espérant vous convaincre, cette fois-ci, de plonger dans une activité par laquelle, contre votre gré, au moins pendant les premiers jours, vous serez en relation avec des personnes extérieures à votre famille. J’ai bon espoir qu’en peu de temps, vous n’aurez plus besoin de cette contrainte et vous percevrez l’importance, le grand intérêt, y compris pour les autres, d’être en contact avec différentes personnes. Car, ce n’est pas pour rien que l’homme, par nature, a été créé avec une nature sociable.
Les propos de nos Sages sont merveilleux et ils délivrent un enseignement, concrètement applicable à l’existence quotidienne. Il disent, en la matière, que tout acte appartenant au domaine de la sainteté doit être effectué en présence de dix personnes. Un tel accomplissement n’est pas seulement public. Il est, en outre, réalisé de la manière la plus parfaite. Et, vous connaissez le dicton de la ‘Hassidout, cité au nom de plusieurs de ses maîtres, selon lequel il est plus désagréable d’être seul dans le Gan Eden que de se trouver en compagnie d’autres Juifs dans le …(2). Nous sommes à la fin d’Elloul, mois de la compassion et celle du Saint béni soit-Il est sans limite. Puisse donc Dieu faire que vous constatiez une nette évolution dans le sens du bien et vous m’en donnerez de bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction afin de donner ces bonnes nouvelles, d’être inscrite et scellée pour une bonne année,
Notes
(1) Qui n’est pas bon à l’idée de devoir se trouver en contact avec des personnes inconnues. (2) L’enfer !
Lettre n°7009
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7009, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Dans votre lettre, vous mentionnez l’Amérique et j’en suis très surpris, car je ne comprends pas l’attitude des ‘Hassidim qui résident ici. Il semble qu’ils cachent ce qui leur arrive dans ce pays, ce qui a pour effet d’induire les autres en erreur et de les conduire à des conclusions qui ne sont nullement souhaitables(1). Brièvement, de tous les ‘Hassidim qui sont venus dans ce pays, à l’exception de quelques uns, tous font de grands efforts, non seulement de façon matérielle, ce qui est bien évident, mais aussi spirituellement. Cela veut dire qu’ils n’ont en aucune façon une situation comparable à celle qu’ils connaissaient avant leur arrivée. Certes, il y a de nombreuses explications à cet état de fait, car nous sommes en Amérique et ils ont du eux-mêmes lutter âprement contre toutes ces explications, dans le pays où ils se trouvaient au préalable(2), avant d’arriver en Amérique.
S’ils m’écoutaient, quatre vingt dix neuf pour cent d’entre eux auraient fait leurs valises dès demain et quitté l’Amérique pour la France ou l’Angleterre, par exemple. De la sorte, la situation aurait ainsi pu s’améliorer dans ces pays, non seulement dans le domaine spirituel, mais aussi matériellement. Encore une fois, ceci n’est pas valable uniquement pour quelques personnes, que l’on pourrait considérer comme des bons à rien ou comme manquant d’énergie. Concrètement, pratiquement tous, à quelques exceptions près, n’écrivent peut-être pas clairement ce qui a été dit plus haut, mais cela ne reflète nullement leur situation concrète. Bien entendu, cela doit être un avertissement pour ceux qui recherchent un pays dans lequel ils peuvent s’installer.
Dieu accorde à chacun et à chacune Sa divine Providence. Il vous conduira sûrement dans un pays où vous pourrez vous installer, dans un endroit favorable, avec une mission positive, matérielle et spirituelle. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrite et scellée pour une bonne année,
Notes
(1) Selon lesquelles la vie, en Amérique, serait facile et exempte de tout effort. (2) En Russie soviétique.
Lettre n°7010
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7010, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Elloul 5719,
Brooklyn, New York,
A l’attention des membres du comité exécutif
de la commission provisoire de Bogota,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu en son temps votre lettre relative à la réunion ‘hassidique qui a été organisée avec nos délégués. Vous m’y demandez également d’envoyer, dans votre ville, un moniteur, dans le but de créer une Yechiva élémentaire et pour renforcer l’éducation basée sur les valeurs sacrées, au sein de votre communauté. Je vous prie de m’excuser pour le retard apporté à ma réponse. En effet, je voulais examiner les possibilités d’accéder à votre requête. Je n’ai malheureusement pas encore trouvé, pour différentes raisons, le moniteur qui pourrait vous convenir. J’ai donc décidé de ne plus retarder ma lettre, car vous disposez peut-être d’un autre moyen de trouver le moniteur dont vous avez besoin.
Par ailleurs, je dois également vous souligner la grande responsabilité qui incombe aux membres de votre communauté, en particulier à ses responsables, à tous ceux qui sont conscients des besoins vitaux des Juifs de votre ville et tout d’abord dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Dans l’intervalle, vous trouverez des membres de la communauté qui seront en mesure d’apporter une solution concrète à ce problème fondamental. Je veux dire qu’il faut organiser les études sacrées pour les enfants, les jeunes et les adultes, jusqu’à ce que vous trouviez le moniteur qui convient et qui assumera la responsabilité de l’éducation. Nos Sages soulignent que : “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie envers Ses créatures ”. Il demande une bonne éducation basée sur les valeurs sacrées et il est donc une certitude que vous pourrez, avec l’effort qui convient, la dispenser de la manière la plus parfaite.
En ces jours propices, alors que nous lisons, deux fois par jour, le Psaume 27, “ Recherchez Ma Face. Eternel, je rechercherai Ta Face ”, il est certain que celui qui recherche une proximité intense avec Dieu est assuré de pouvoir la trouver. Puisse Dieu faire que vous m’en donniez de bonnes nouvelles, comme je l’espère. Je vous adresse donc ma bénédiction afin que chacun d’entre vous, avec tous les membres de sa famille, de même que tous ceux qui appartiennent à la communauté, auxquels Dieu accordera longue vie, soient inscrits et scellés pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement.
Lettre n°7011
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7011, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Elloul 5719,
Brooklyn, New York,
A l’attention des membres de la communauté Adat Israël,
La Havane, Cuba, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 12 Mena’hem Av, dans laquelle vous me demandez de vous déléguer un moniteur, possédant un diplôme qui lui permettrait d’enseigner et d’avoir l’autorité nécessaire pour être un dirigeant. Ma réponse a été retardée car j’ai voulu évaluer les possibilités de trouver un candidat qui convient à votre requête. Pour l’heure je n’ai pas encore trouvé une telle personne, qui correspondrait plus ou moins aux besoins et aux attentes de votre communauté, dans différents domaines. J’ai donc décidé de ne plus retarder la présente. En effet, vous connaissez peut-être d’autres personnes qui peuvent vous soumettre une candidature acceptable.
Je dois ajouter que, s’il se passe encore un certain temps avant que vous ne trouviez le candidat qui convient, vous devez faire en sorte que les besoins fondamentaux de la communauté n’en souffrent pas. Je fais spécifiquement allusion à l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Nos Sages nous donnent l’assurance que Dieu n’exige qu’en fonction des moyens qu’Il accorde. Or, l’éducation basée sur les valeurs sacrées est l’un des besoins les plus élémentaires et les plus élevés. Il en est de même pour l’étude de la Torah, en général, y compris pour les adultes. La communauté a donc l’obligation sacrée de désigner, en son sein, quelques personnes qui assumeront ces fonctions, jusqu’à ce que l’on trouve le candidat adéquat et qu’il en assume la totale responsabilité. Comme je l’ai dit, dans la mesure où il y a là un besoin fondamental, vous trouverez sûrement un moyen de le satisfaire, en consentant l’effort qui sera nécessaire pour cela.
En ces jours du mois d’Elloul, celui de la compassion, alors que l’on approche de Roch Hachana, il faut espérer que votre communauté, en général et chacun de ses membres, en particulier, sera saisi par un éveil et par un renforcement spirituels, afin de raffermir les fondements de la bonne éducation, de diffuser la Torah et la pratique des Mitsvot, au sein de cette communauté. J’espère que vous pourrez très vite m’en donner de bonnes nouvelles. Vous me direz donc que vous vous êtes mis à l’ouvrage et que vous avez connu le succès. Je souhaite à vous tous, en général et à chacun, en particulier, d’être inscrits et scellés pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre n°7012
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7012, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, me demandant une bénédiction. En un moment propice, je mentionnerai votre nom, de même que tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en fonction de ce que vous écrivez dans votre lettre.
Vous envisagez de changer le nœud de vos Tefillin, afin qu’il soit conforme à la coutume ‘Habad. Il est bien clair que cela est judicieux. Vous souhaitez également adopter le rite ‘Habad(1). Cela est très positif. Comme cela est expliqué par ailleurs(2), on peut passer du rite ashkénaze au rite séfarade et de ce dernier au rite Ari Zal, celui qui est utilisé par les ‘Hassidim ‘Habad, mais non l’inverse. Si vous décidez d’effectuer ce changement de façon définitive, cette initiative sera judicieuse, comme je vous le disais, d’autant que, selon la tradition des ‘Hassidim, l’Admour Hazaken a établi le texte de la prière en prenant pour référence soixante Sidourim.
Vous êtes un élève de Yechiva et vous formulez une telle demande(3). Vos devez donc redoubler d’élan et d’ardeur à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot, de la meilleure façon. Outre l’importance intrinsèque de tout cela, vous multiplierez ainsi les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins et vous obtiendrez la satisfaction du souhait de votre cœur. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) De la prière. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6704. (3) Celle-ci doit donc être liée à l’activité principale de la Yechiva, l’étude de la Torah.
Lettre n°7013
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°7013, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 12 Mena’hem Av, avec ce qui y était joint. Vous me faites part de vos bonnes décisions d’intensifier tout ce qui concerne la Torah, la prière et les bonnes actions. Il est clair que tout ajout à la Torah et aux Mitsvot est particulièrement judicieux. Bien plus, nous avons reçu l’Injonction qu’il en soit ainsi, puisque nos Sages disent que l’on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté et : “ à quiconque ajoute, on ajoute ”. Pour autant, il n’est pas nécessaire d’attribuer systématiquement à chaque activité que l’on introduit un nouveau nom et de constituer, dans ce but, une nouvelle organisation. L’Injonction précédemment citée signifie uniquement que l’on doit inviter ceux qui sont attentifs à effectuer un ajout en ce sens, sans pour autant que soit donné un nom nouveau. Dans la mesure où cela n’est pas nécessaire, il n’y a pas lieu de le prévoir, au moins dans un premier temps, car ceci pourrait susciter une coupure entre les membres et donc réduire l’amitié entre eux, laquelle doit, bien au contraire, être renforcée.
Soyez donc bénis pour la mise en application de ces bonnes décisions, jusqu’à maintenant et sans doute en ferez-vous de même à l’avenir. Mais, pour l’heure, il n’est nul besoin d’un nom et d’un organisme spécifiques. Le moment viendra de se poser la question encore une fois, plus tard, lorsque les participants seront nombreux. Je vous adresse ma bénédiction afin de connaître l’élévation, d’une étape vers l’autre, dans les trois domaines précédemment cités, qui représentent l’ensemble de la Torah et des Mitsvot. Je vous souhaite également d’être inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
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