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Iguerot Kodesh — lettres 6973 à 6993

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6973

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6973, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 12 Mena’hem Av. En un moment propice, je mentionnerai encore une fois votre nom et celui des personnes que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, d’un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Je suis très surpris que vous n’ayez pu prendre part à la réunion ‘hassidique de la fête de la libération, parce que… En effet, si celui qui n’a aucune difficulté a le devoir d’y participer, combien plus doit le faire celui qui affronte une telle difficulté, car sa participation peut faire disparaître cette difficulté et révéler les bénédictions de Dieu en tous les besoins. C’est une évidence.

Lettre n°6974

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6974, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Aux membres du comité de développement

du Beth Loubavitch de Londres(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Compte tenu des différentes activités du Beth Loubavitch, qui se renforceront et se développeront sûrement, avec l’aide de Dieu, en même temps que d’autres se feront jour, il me semble que cette institution devrait y avoir un directeur exécutif, qui s’y consacrera spécifiquement, avec l’abnégation nécessaire pour que son action soit couronnée de succès. Or, ces jours-ci, se rend à Londres un jeune ‘Hassid qui craint Dieu, qui a de bons comportements et a cumulé de multiples réalisations, Na’hman Sudak. Il a occupé des fonctions similaires et il a eu de bons résultats. En fonction de ce dont je me suis entretenu avec lui, il serait bon pour différentes raisons, qu’il se serve de ses capacités et de son expérience, pour renforcer et développer les valeurs juives, pour diffuser les sources(2), en particulier, à Londres et dans sa région.

A mon sens, le comité de développement du Beth Loubavitch devrait envisager sa candidature pour l’importante fonction visée ci-dessus. Ne sachant pas précisément quels sont les moyens les plus adaptés, parmi ceux que possède le Beth Loubavitch et ne souhaitant pas alourdir le budget de cette institution, au moins dans un premier temps, je pense qu’il faudrait mettre à l’ordre du jour, en plus de son activité au sein du Beth Loubavitch, la possibilité qu’il donne un cours, en général, ou bien qu’il enseigne à une classe. J’espère aussi que, quand la situation s’améliorera, de la manière qui convient, son épouse, madame Pradel, pourra diriger les activités pédagogiques du Beth Loubavitch, d’autant qu’elle possède une grande expérience, en la matière, laquelle, selon les informations dont je dispose, a été fructueuse.

Nous sommes au lendemain du 15 Av et, selon l’expression de nos Sages, “ il n’y avait pas de fête, pour Israël, comme le 15 Av ”, à l’époque du Temple. Or, dans leur dimension morale, les dispositions de la Torah et des Mitsvot(3) s’appliquent encore à l’heure actuelle, de la façon dont elles se révélaient dans le Temple. Je vous adresse donc ma bénédiction afin qu’il en soit de même pour les activités du Beth Loubavitch. La finalité de cette maison est, en effet, de diffuser : “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, en sorte que cette fête(4) soit joyeuse, car la joie brise toutes les limites et la clarté sera ainsi de plus en plus grande. Avec mes respects, ma bénédiction de réussite à la fois en vos accomplissements communautaires et en vos réalisations personnelles, de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°6775. (2) De la ‘Hassidout. (3) Que l’on pratiquait dans le Temple. (4) Le 15 Av.

Lettre n°6975

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6975, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Chmouel Betsalel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 13 Mena’hem Av, dont l’introduction était positive, puisqu’elle évoquait la réunion ‘hassidique des 12 et 13 Tamouz. Avant tout, vous me dites que l’on constate une évolution positive, puisque les participants étaient plus nombreux et les activités en ont été accrues. Puisse Dieu faire que cette évolution se confirme et qu’elle se renforce, en fonction des besoins, des nécessités du moment et, avant tout, de la bénédiction et de la réussite que l’on accorde d’en haut. On doit s’écarter de l’erreur commise dans le monde, Olam, de la même étymologie que Elem, le voile, susceptible d’occulter ce que l’on peut voir de ses yeux de chair, selon laquelle les propos tenus dernièrement à propos de Oufaratsta(2) n’ont pas réellement d’incidence pratique. Bien au contraire, il convient que ceux-ci soient effectivement suivis d’effet, d’une manière concrète.

Dieu fasse que l’on forge les réceptacles nécessaires pour obtenir cela, non pas avec quelques cents, mais bien avec des milliers de livres(3). On sait que, selon l’expression du Midrash, il existe des verres réducteurs et d’autres qui sont grossissants. Ainsi, une même personne, confrontée à la même situation, avec tout ce qui la concerne, s’observera, à travers les uns et les autres, d’une manière diamétralement opposée. Et, vous connaissez l’image que cite, à ce propos, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon laquelle, quand on demande des perles à Dieu, Qui accède à cette requête, l’un demandera de l’orge perlé et l’obtiendra, alors que l’autre voudra un collier de perles que l’on porte sur le cou et le recevra(4). C’est bien évident.

En outre, il en est ainsi non seulement dans les domaines spirituels, mais aussi matériellement, car ces deux dimensions sont liées. Vous m’annoncez une bonne nouvelle, la Bar Mitsva de votre fils ‘Haïm Immanouel. Puisse Dieu faire que, de l’astreinte des Mitsvot, à treize ans, il accède à l’étude de la Guemara, à quinze ans, selon les étapes définies par la Michna. Vous et votre épouse concevrez de lui et de vos autres enfants beaucoup de satisfaction véritable, une satisfaction juive et ‘hassidique. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav C.B. Althuiz, de Melbourne. Voir, à son sujet, la lettre n°4911. (2) “ Et, tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”, selon le slogan choisi par le Rabbi pour cette année. Voir, à ce sujet, la lettre n°6541. (3) De livres australiennes, c’est-à-dire dans de très larges proportions. (4) Le mot Perl, en yiddish, signifie à la fois orge perlé et perle.

Lettre n°6976

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6976, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de Roch ‘Hodech Mena’hem Av, avec ce qui y était joint. Je suis surpris de constater que, dernièrement, les ‘Hassidim s’emploient à raccourcir leurs lettres. Il semble que, pendant l’année de Oufaratsta(1), on ait décidé d’écrire d’une façon contraire à ce principe. Dieu fasse qu’en les quarante jours de cette année qui nous séparent encore de Roch Hachana(2), s’accomplisse ce que dit l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 9 d’Iguéret Ha Techouva : “ Si l’on avait l’habitude de lire une page(3)… ”, afin de compléter ce qu’il aurait fallu faire cette année, une année intègre, avec un mois supplémentaire(4), une année de Chabbat pour Dieu(5), une année de Oufaratsta. En effet, Dieu “ accomplit la volonté de ceux qui Le craignent ”, mais il faut le vouloir réellement !

Pour faire suite à ce que vous écrivez dans votre lettre, puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles et que vous m’annonciez un changement profond, en fonction de ce qui vient d’être dit. Vous consacrant aux besoins communautaires, vous me donnerez également de bonnes nouvelles de cela. Ainsi, il en sera de même pour vos préoccupations personnelles. Vous serez en bonne santé et vous vous installerez prochainement, en trouvant un bon parti, matériellement et spirituellement, très prochainement. Avec ma bénédiction pour donner ces bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) “ Et, tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”, selon le slogan choisi par le Rabbi pour cette année. Voir, à ce sujet, la lettre n°6541. (2) A partir du 20 Av, date de cette lettre. (3) On en lira deux. (4) Un second Adar. (5) De Chemitta.

Lettre n°6977

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6977, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Au jeune homme, assumant une mission sacrée,

Yossef Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 2 Mena’hem(2), dans laquelle vous me décrivez, d’une manière particulièrement concise, votre activité de ces derniers mois. Vous me dites que vous ne parvenez pas à maintenir un contact avec ceux qui vous avez rencontrés et influencés. J’espère que vous surmonterez ce défaut ou, plus exactement, que vous mettrez en éveil des forces cachées qui vous permettront de le faire, afin que vous puissiez maintenir cette relation. En effet, le premier contact est comme un labourage ou, tout au plus, comme une plantation. L’objectif et la finalité en sont, bien sûr, la production agricole, les fruits. Et, “ que sont les fruits ? Ce sont les Mitsvot ”, dont le fondement est la crainte de Dieu, ainsi qu’il est dit : “ Crains Dieu et respecte Ses Mitsvot, car c’est là le propre de l’homme ”. Or, si, dans tous les domaines, il est dit que rien ne résiste à la volonté, combien plus est-ce le cas lorsque l’on a déjà observé des fruits, le résultat de son effet. En effet, un homme éprouve de la compassion pour ce qu’il accomplit de ses propres mains. Bien plus, il souhaite que cela croisse et se développe.

Vous envisagez l’organisation d’une chorale ‘Habad, qui connaîtrait les chants ‘Habad. Cela est particulièrement judicieux. Vous savez ce que raconta mon beau-père, le Rabbi à propos d’une telle chorale qui fonctionnait à la Yechiva Tom’heï Temimim, à Loubavitch. Ses paroles se trouvent dans l’index du Séfer Ha Nigounim, au tome 1. Il est particulièrement souhaitable que l’on s’occupe de cela maintenant, afin que cette chorale soit bien organisée pour le mois de Tichri(3) et peut-être même pour le 18 Elloul, si une réunion ‘hassidique est organisée en ce jour lumineux de la révélation des deux grands luminaires(4). Bien entendu, vous avez l’autorisation et le mérite de transmettre tout cela aux ‘Hassidim qui pourront aider ou seront susceptibles de le faire. Nos Sages disent(5) : “ Honore l’Eternel par ta gorge ”(6) ou, tout au moins, par un effort(7). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Y. Y. Marton, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°6511. (2) Av. (3) Pour les réunions ‘hassidiques organisées pendant ce mois. (4) Le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°6527. (6) En chantant. (7) Pour aider ceux qui chantent.

Lettre n°6978

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6978, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,

en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée

et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, accompagnée du compte-rendu, dans laquelle vous parlez des impôts(1) et de la situation financière très difficile. Vous proposez que la banque accorde aux membres endettés(2) des prêts à relativement long terme, afin qu’ils puissent s’acquitter de leur dette envers le comité du Kfar. Sans doute avez-vous vérifié, au préalable, que les conditions de cette banque soient acceptables et qu’il s’agisse bien de celle dans laquelle ont été déposés les fonds pour l’électricité(3). Si c’est effectivement le cas, et compte tenu de la situation financière sévère, si, en outre, chacun des habitants de Kfar ‘Habad veut prendre part au renforcement et au développement du village, ce qui inclut, bien évidemment, la nécessité de payer ses impôts et de s’acquitter de ses dettes, cette proposition est judicieuse, jusqu’à un montant global de six mille livres, en prenant pour garantie les fonds pour l’électricité. Mais, les conditions de cette proposition devront être scrupuleusement respectées, ce qui veut dire qu’il ne s’agit pas d’un prêt accordé par la banque et reçu par vous(4) et qu’en outre, les fonds pour l’électricité ne sont qu’une garantie(5).

Bien entendu, tout cela sera bien organisé et efficace. Le comité ou son représentant s’adjoindra donc tous ceux à qui il suffira de montrer la présente(6). Officiellement, ces fonds seront destinés à l’électricité. On dressera une liste de ceux qui contracteront un prêt pour s’acquitter de leur dette. On notera également les conditions et les modalités de remboursement. Et, pour changer de sujet, tout en restant dans le même contexte, bien que je ne sache rien de ces impôts, ni de leur clé de répartition, je participerai également à leur recouvrement, sans en faire le vœu. A cet effet, vous trouverez ci-joint mon chèque pour l’année de la Chemitta 5719, une année intègre, ayant un mois supplémentaire.

Puisse Dieu faire qu’en échange de ces impôts, que tous paieront avec joie et enthousiasme, vous accédiez à la prospérité matérielle et à la largesse d’esprit, actuellement et à l’avenir. Chacun et chacune des habitants de Kfar ‘Habad, mettra en pratique, au sein de tout Israël, les termes du verset(7) : “ Il a incliné son épaule pour porter. Il s’est fait le servant du tribu(8) ”, comme l’explique le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 99, au paragraphe 10. Conformément à la signification profonde de ce tribut, cette action suscitera une immense élévation en la Lumière infinie de Dieu, comme l’explique la ‘Hassidout, dans les Rechimot du Tséma’h Tsédek sur E’ha 1, 1. Vous consulterez également le Zohar, tome 1, à la page 242b. Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans tous les domaines, communautaires et personnels à la fois, les uns dépendant des autres et leur venant en aide, afin de donner de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, de connaître la réussite et une véritable largesse, matérielle et spirituelle. Pour le jour lumineux du 18 Elloul(9), qui approche, vous enverrez ici une liste de tous ceux qui ont payé leurs dettes et leurs impôts, de même que de ceux qui ne les ont payés que partiellement, en en précisant la raison.

Notes

(1) Locaux payés par les habitants du Kfar. (2) N’ayant pas payé leurs impôts. (3) Du Kfar. Voir, à ce sujet, les lettres n°5688 et 5744. (4) Mais, bien par les habitants du Kfar, à titre personnel. (5) Et, ne seront donc pas engagés. (6) Pour qu’ils apportent leur participation à l’organisation de cette action, demandée par le Rabbi. (7) Vaye’hi 49, 15. (8) Mass, qui signifie également impôt. (9) Date de la naissance du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken.

Lettre n°6979

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6979, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 13 Mena’hem Av, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qui vous est arrivé jusqu’à votre arrivée en Terre Sainte, de même que ce que vous envisagez maintenant de faire pour vous installer et pour poursuivre vos études. Vous me demandez ce que j’en pense. Mon opinion, en la matière, est parfaitement claire. Vous devez poursuivre vos études sacrées, encore pendant une période significative. Vous êtes en Terre Sainte et il n’y a donc pas lieu d’engager des dépenses pour retourner en France, afin d’y chercher un endroit où vous poursuivrez vos études. A n’en pas douter, vous rencontrerez également des difficultés là-bas, alors qu’il vous est possible de poursuivre vos études dans l’endroit où vous vous trouvez et dans lequel il vous semble possible de connaître la réussite.

Vous dites que, dans la mesure où vous devrez vous installer à l’avenir, il vous faut vous hâter de faire des préparatifs en ce sens et interrompre vos études à la Yechiva. Or, le contraire est vrai, car Dieu, Qui donne la Torah et ordonne les Mitsvot, nourrit chacun et Il accorde Sa Providence à tous. En l’occurrence, Il dit que la préparation nécessaire à la vie d’homme juif, est une étude de notre Torah, Torah de vie, pendant une période conséquente. Il ne s’agit nullement là de temps perdu, ce qu’à Dieu ne plaise, bien au contraire. Et, vous connaissez l’image qui est énoncée à ce sujet. Si l’on veut bâtir un bon édifice, agréable en tout point, il est nécessaire, avant tout, que les fondations soient fortes. Si elles sont branlantes, la beauté de l’édifice ne sera d’aucune utilité. Et, il en est de même pour le fondement de la vie des Juifs, c’est-à-dire pour les années et le temps qu’ils consacrent à la Torah et à ce qui la concerne. Si vous voulez être heureux pendant les décennies qui vont suivre, vous devez raffermir les fondations et, pour cela, intensifier largement votre étude de la Torah, votre pratique de tout ce qui la concerne. Vous vous trouvez à Kfar Ha Roé et il serait donc bon de vous rendre chez le Rav M.T. Nerya Chlita, qui vous expliquera ce qui vous paraître difficile à comprendre. Vous pourrez lui montrer la présente et il vous en développera le contenu, vous la commentera, si cela s’avère nécessaire. Avec ma bénédiction de réussite en tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Mon secrétariat ne rédige pas en français. C’est la raison pour laquelle ma réponse est rédigée dans la Langue sacrée. Mais, à l’avenir, vous pouvez continuer à m’écrire en français, car je lis cette langue.

Lettre n°6981

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6981, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce mardi, lorsque “ deux fois fut dit le mot bon ”(1). Comme vous me le demandez, je mentionnerai encore une fois le nom de votre fils, auquel Dieu accordera longue vie, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en fonction de ce que vous m’écrivez. Il me semble vous avoir déjà indiqué, de par le passé, que vos origines vous viennent en aide afin de conserver la santé du corps et de l’âme à la fois. Et, vous connaissez l’explication du Baal Chem Tov, à propos du verset : “ Quand tu verras un âne…, tu lui viendras en aide ”(2), qui est publiée dans le Hayom Yom, à la date du 28 Chevat 5703.

Pour passer d’un sujet à l’autre, je reviens au début de votre lettre, au bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov. Il est, bien sûr, très judicieux de souligner, à cette occasion, et même de la manière la plus forte, la nécessité de diffuser les sources de son enseignement, de celui de ses disciples et des disciples de ses disciples, puisque tous ne forment qu’une seule et même entité. Vous connaissez la sainte épître du Baal Chem Tov rapportant qu’il demanda(3) : “ Quand viendrez-vous ? ”. La réponse qu’il reçut fut la suivante : “ Lorsque tes sources se diffuseront à l’extérieur ”. Et, chacun de ces mots est précis. Les sources doivent, en effet, parvenir jusqu’à l’extérieur. Et, elles doivent, en outre, être diffusées. On ne doit pas y apporter des commentaires et des explications, mais véritablement transmettre les sources proprement dites, en se démarquant de ceux qui commettent l’erreur de penser qu’on ne peut diffuser les sources qu’en en exprimant les notions dans la terminologie des sciences profanes, en leur donnant une apparence naturelle, en écartant le miracle et même la possibilité qu’il se produise, en niant la relation entre la Torah et la pratique concrète des Mitsvot qu’elle prône.

L’intellect de l’âme animale comprend lui-même que l’on peut faire des compromis de différentes façons. A fortiori peut-on mentir. Il n’existe, en revanche, qu’une seule vérité, même si on peut la saisir et l’atteindre de plusieurs manières, la voie de ‘Habad(4), celle de l’intellect, la voie de ‘Hagat(5), celle des sentiments du cœur, la voie de Nehi(6), celle de l’action concrète, du pied, de tous les membres. Au final, il est nécessaire que la Torah et les Mitsvot investissent toutes les forces de l’âme, ses membres moraux et ses membres physiques, depuis ‘Habad jusqu’à Nehi, du cou jusqu’à la plante du pied, y compris les forces du plaisir et de la volonté, même si l’avancement dans le domaine de la sainteté et du bien est, selon l’Injonction de notre Torah : “ peu à peu…(7) ”.

Conformément à ce que vous m’écrivez, j’espère que vous vous servirez de votre influence pour ce qui vient d’être dit et de la façon qui vient d’être dite, afin d’orienter les autres vers la vérité. Car, la ‘Hassidout est un enseignement à part entière et non une simple étude ou des exposés philosophiques abstraits. Elle règle le comportement, y compris pendant les jours de la semaine. Certes, les personnalités sont différentes. Avec certains, il faut introduire son propos en parlant du pied. Avec d’autres, il faut faire référence aux sentiments, alors que, dans d’autres cas, l’intellect prime. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Lors de la création. (2) Selon laquelle il faut élever le corps vers le service de Dieu et non le briser. (3) Au Machia’h. (4) Les Attributs de l’intellect. (5) Les Attributs de l’émotion. (6) Les Attributs de l’action. (7) “ Je le renverrai ”, le mal.

Lettre n°6982

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6982, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Barou’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 19 Mena’hem Av, avec ce qui y était joint, de bonnes nouvelles à propos des ‘Hassidim se trouvant là-bas(2). Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous me donniez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, de vous-même, des membres de votre famille, des ‘Hassidim, au sein de tout Israël. Et, il en sera ainsi d’une manière accrue. Ceci, bien sûr, inclut avant tout et surtout un ajout à votre mission sacrée de diffuser les sources(3) de cette façon(4), jusqu’à l’extérieur. C’est bien évident.

A propos de la ‘Hassidout, vous connaissez la décision du Tribunal céleste selon laquelle, du fait de l’abnégation dont fit preuve l’Admour Hazaken(5), en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie auraient le dessus. Combien plus en est-il ainsi pour une telle diffusion parmi les érudits de la Torah. On sait, en effet, les efforts que fit l’Admour Hazaken envers eux, dès qu’il prit la direction des ‘Hassidim et même encore avant cela, comme le relate mon beau-père, le Rabbi dont le mérite nous protégera. Dans l’attente de bonnes nouvelles, concernant tout ce qui vient d’être dit,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav H.B. Duchman, qui avait quitté l’Union soviétique l’année précédente. Voir, à son sujet, la lettre n°6734. (2) En Russie. (3) De la ‘Hassidout. (4) Qui a été exposée dans la lettre n°6734. (5) Lors de son emprisonnement dans les geôles tsaristes, lequel se solda par la libération du 19 Kislev.

Lettre n°6983

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6983, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à la lettre qui a été rédigée par votre gendre, le distingué ‘Hassid, craignant Dieu, empli d’empressement et qui faisait suite à vos précédents courriers :

A) Il est, bien entendu, particulièrement important, de maintenir les usages positifs que vous avez gardés jusqu’à maintenant, c’est-à-dire le troisième repas du Chabbat, les cantiques, chantés à cette occasion, la prière d’Arvit à l’issue du Chabbat, le repas du Melavé Malka, la lecture des Tehilim, le Chir Ha Maalot et la prière quotidienne, pour de longs jours et de bonnes années. Vous le ferez avec une tranquillité véritable.

B) Il est bon que vous restiez à Detroit jusqu’après les fêtes de Tichri. J’espère que vos enfants se trouvant sur place s’arrangeront pour que vous passiez tous les fêtes ensemble, de la manière qui convient.

C) De façon générale, il est judicieux d’allumer une lumière perpétuelle pendant la première année du deuil. Il est encore plus important d’apprendre, chaque jour, des passages de la Michna pour le mérite de l’âme. Chaque jour de semaine, le matin, avant la prière, vous donnerez dix huit cents à la Tsédaka, dans ce but. Bien entendu, vous adopterez ces deux pratiques sans en faire le vœu.

D) Vous me demandez que faire d’autre, en la matière. Il serait bon d’éditer un fascicule de discours ‘hassidiques, qui sera étudié en différents endroits. On y mentionnera le nom du défunt et celui de son père. Ceux qui l’étudieront éprouveront ainsi de la reconnaissance pour celui qui a permis cette publication et ceci suscitera l’élévation de son âme. Dans la mesure du possible, il serait préférable de faire publier deux fascicules de discours ‘hassidiques, l’un qui sera financé par vous et l’autre, par vos enfants.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom et tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Je vous joins les reçus des institutions Loubavitch auxquelles a été transmise la Tsédaka qui accompagnait votre lettre.

Lettre n°6984

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6984, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu avec plaisir et satisfaction votre lettre du 22 Mena’hem Av, dans laquelle vous me parlez brièvement de la sainte Yechiva de Kiryat Gat, une branche de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, de même que de l’avancement, dans leurs études, des élèves auxquels Dieu accordera longue vie. Vous me dites aussi que vous allez commencer à prier dans le bâtiment de la Yechiva. Vous comprenez bien l’importance de tout cela, en fonction de ce que disent nos Sages, à propos du verset : “ Dieu aime les portes(2) de Tsion, de tous les Sanctuaires de Yaakov ”. Puisse donc Dieu faire que vous m’en donniez de bonnes nouvelles, en ajoutant et en éclairant, conformément au besoin et à la nécessité du moment. A n’en pas douter, Celui Qui donne les parties révélée et profonde de la Torah multipliera Sa bénédiction et Sa réussite pour tous ceux qui s’emploient à renforcer et à développer cette sainte Yechiva, afin qu’ils puissent le faire d’une manière accrue, dans le calme, la joie et l’enthousiasme.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. A n’en pas douter, celui qui se trouve dans ce tombeau invoquera une grande miséricorde, en la matière. Telle fut, en effet, sa mission sacrée quand il vivait ici-bas, puisqu’il fonda des Yechivot, emplies de crainte de Dieu, dispensant une éducation basée sur les valeurs sacrées, en tout endroit qu’il pouvait atteindre. Nous approchons d’Elloul, le mois de la compassion et le Likouteï Torah explique que les treize Attributs de Miséricorde divine brillent alors. Dieu fasse que ceci se révèle en un bien visible et tangible, en vos accomplissements communautaires et en vos préoccupations personnelles. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.Jakobovitch, de Kiryat Gat. (2) Chéarim, que l’on peut lire aussi Chiyourim, les études.

Lettre n°6985

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6985, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Chlomo Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat, qui faisait suite à une longue interruption. Vous évoquez le renforcement de ce qui concerne ‘Habad, à Chicago. Je suis surpris que vous ayez un doute et que vous posiez une question, à ce sujet, alors que vous connaissez ma conception, s’appliquant en tout lieu et à tout moment, selon laquelle sont nécessaires non seulement un renforcement, mais aussi Oufaratsta(2). C’est également ce que nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi(3), qui expliqua : “ A notre époque, un Juif peut être comparé à l’homme qui escalade une montagne très abrupte et ne peut donc pas rester à la même place. Ou bien il s’élève ou, si ce n’est pas le cas…(4) ”. S’il en était ainsi à l’époque, combien plus est-ce le cas, de nos jours et en ce pays, alors que différents milieux connaissent un éveil, par leur propre initiative. Or, pour notre grande peine, il est de notoriété publique que ceux qui devraient être au premier rang(5) se plaignent, gémissent, s’emplissent des doutes que l’on a déjà connu à l’époque de la Haskala : “ Ne risque-t-on pas d’outrepasser la mesure en rapportant la vérité sans concession, pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot ? ”. Pourtant, si l’on attend une telle action de tous les Juifs pratiquants, combien plus est-ce le cas pour ceux qui ont reçu l’éducation de nos maîtres et, en particulier, celle du chef de notre génération, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Bien entendu, j’ai maintes fois tenu ce discours à des dirigeants d’organismes rabbiniques. J’ai aussitôt senti que l’idée leur plaisait pour en faire un discours ou même pour la répartir afin de l’exprimer en plusieurs discours, ce qui leur éviterait le soucis et le tracas de se demander de quoi ils parleraient, le Chabbat suivant(6). Et, les choses en sont là. Puisse donc Dieu faire que ce soir soit suivi par un matin, le matin de l’Unique du monde, comme l’expliquent nos Sages, commentant le verset : “ Et, ce fut…(7), un jour ”, comme lors de la création du monde. Et, que ceci se révèle ici-bas, comme l’expliquent nos Sages, dans le traité Pessa’him 50a. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée comme en tout ce qui vient d’être dit et pour donner de bonnes nouvelles également de ce qui vous concerne personnellement,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Hecht, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°7479. (2) “ Et, tu te répandras, à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”, selon le slogan choisi par le Rabbi pour cette année. Voir, à ce sujet, la lettre n°6541. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6771. (4) Il connaît la chute. (5) De cette action de diffusion des valeurs juives. (6) Dans le discours qu’ils font devant leur communauté. (7) “ soir, et ce fut matin ”, d’abord le soir, puis le matin.

Lettre n°6986

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6986, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliézer Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 26 Mena’hem(2). Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en fonction de ce que vous m’écrivez.

Nous(3) approchons d’Elloul, mois de la compassion et moment propice. Comme l’explique le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken(4), les treize Attributs de miséricorde divine éclairent alors(5). Vous me donnerez donc de bonnes nouvelles de vos accomplissements communautaires et de vos préoccupations personnelles, en un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Vous faites allusion à l’inversion des versets dans la prière Ve Iten Le’ha(6). Vous consulterez, à ce sujet, le Chaar Ha Collel, à cette référence(7) et le commentaire du Kéli Yakar sur la Torah, également à cette référence.

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, Rav de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°6582. (2) Av. (3) Ce paragraphe est inséré dans des lettres adressées à de nombreuses personnes, avec l’indication des références ci-dessous. L’une d’elle fut envoyée au Rav David Nathan Lesser, qui faisait régulièrement parvenir des fils de Tsitsit au Rabbi. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ En particulier, à la Parchat Reéh, à la page 32a ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Le Saint béni soit-Il s’enveloppa alors d’un Talith portant des Tsitsits, comme un officiant, selon le traité Roch Hachana 17 (Tov) a. Et, vous consulterez ce que dit le Maharcha, à cette référence, à propos de la création du monde ”. (6) Qui est récitée à l’issue du Chabbat. (7) Béréchit 27, 28.

Lettre n°6987

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6987, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 26 Mena’hem Av, avec ce qui y était joint. Vous mentionnez la parole de nos Sages selon laquelle le Machia’h sera Moché, notre maître. Cette affirmation est effectivement énoncée par différents textes. Quelques uns sont cités ci-dessous(2). Et, vous comprenez bien la forte question qui est ainsi soulevée. En effet, nos Sages répètent souvent que le Machia’h est un descendant de David. De fait, ils l’appellent : “ Machia’h, fils de David ” ou même simplement : “ fils de David ”. Mais, l’explication est, en fait, la suivante. L’aspect essentiel de la personnalité humaine, surtout celle d’un Juif et plus encore celle d’un Juste, est la présence de l’âme de Moché, qui est sa manifestation fondamentale, c’est-à-dire Moché lui-même. A propos de ces Justes, en particulier, l’Admour Hazaken dit, dans Iguéret Ha Kodech, au commentaire du chapitre 27, que : “ la vie du Juste n’est pas physique. Elle est spiritualité, foi, crainte et amour ”. Vous consulterez ce texte. Bien plus, l’Admour Hazaken précise, à ce propos : “ comme cela est bien connu ”.

En la matière, on peut également citer l’exemple suivant. Le corps est défini comme le vêtement de l’âme. Or, pour un homme, peu importe où se trouvent ses vêtements dès lors que lui-même est bien présent. Bien entendu, cette image n’est pas une illustration parfaite, car le corps s’unifie à l’âme(3) et, pour mettre en pratique une Mitsva, l’âme doit avoir recours à ce corps. C’est bien là ce qui les relie. Pour autant, cette parabole permet, malgré tout, de comprendre ce qui a été dit au préalable.

Nous approchons d’Elloul, le mois de la compassion(4). Le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken explique que les treize Attributs de miséricorde divine brillent alors. Grâce à eux, “ Il supporte la faute, le péché, la transgression et les rince ”. Ce dévoilement fait donc disparaître nos fautes, desquelles il est dit : “ C’est à cause de nos fautes que nous avons été exilés de notre Terre ”. Ainsi, sera hâtée la venue du premier libérateur qui sera le dernier, de Moché notre maître qui sera notre juste Machia’h, très bientôt et véritablement de nos jours. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Y.Kats, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°6666. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Fin du Zohar ‘Hadach, dans les Tikounim, à la page 110d. Zohar, Parchat Béréchit, à la page 25b. Likouteï Torah du Ari Zal, Parchat Vaye’hi, à propos du verset : ‘Quand viendra Shilo’. Séfer Ha Likoutim, à la même référence ”. (3) Alors que l’homme n’a rien de commun avec ses vêtements. (4) Voir la lettre précédente.

Lettre n°6988

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6988, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5719,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

groupement du centre de vacances Gan Israël et

groupement des après-midi récréatives du Chabbat et du

centre aéré, à Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 26 Mena’hem Av, m’informant très brièvement de la fin des cessions(1). Bien entendu, je suis très étonné et surpris que vous ne me disiez pas comment celles-ci se sont passées. Puisse Dieu faire que vous complétiez tout cela, à la prochaine occasion. On me transmet les nouvelles qui ne procurent pas de satisfaction. On le fait par nécessité, mais, en tout état de cause, on les transmet. Combien plus doit-on donc le faire pour ce qui cause de la satisfaction. Vous savez que l’Admour Hazaken se plaignait déjà d’une telle attitude, mais vous l’adoptez néanmoins.

Puisse Dieu faire que chacun poursuive son action, même après la conclusion de ces cessions. En effet, il y a la matière et de larges possibilités pour une diffusion des sources(2), qui est le point profond de ces actions. Vous le ferez dans la joie et l’enthousiasme.

Nous approchons d’Elloul(3), mois de la compassion et temps propice. Le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken explique que les treize Attributs de miséricorde divine brillent alors. Vous me donnerez donc de bonnes nouvelles, en un bien visible et tangible, à la fois de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Dans les centres de vacances cités en en-tête. (2) De la ‘Hassidout. (3) Voir la lettre n°6986.

Lettre n°6989

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6989, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5719,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chnéor ‘Haïm(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez s’il y a lieu d’investir votre empressement dans la construction du nouveau Mikwé. Je suis surpris que vous puissiez avoir un doute, en la matière, alors que vous savez la valeur et l’importance d’un tel accomplissement. Comme je l’ai maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, nos maîtres ont tout fait pour que l’on apporte, en la matière, toutes les améliorations possibles. Et, bien entendu, je ne fais pas allusion aux améliorations, au sens de la Hala’ha, qui ne sont qu’une évidence, mais bien aux améliorations extérieures, celles qui attirent le cœur de l’homme. Bien plus, il ne s’agit pas là d’une simple déduction(2). Mon beau-père, le Rabbi, a clairement signifié que c’est effectivement ce qu’il voulait dire.

La pureté conduit à…(3) la venue du prophète Elie, annonciateur de celle de notre juste Machia’h. Puisse donc Dieu faire que cette réalisation hâte la libération de tout ce qui fait obstacle à la diffusion du Judaïsme traditionnel, de la manière qui convient. Chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, fera tout ce qui est en son pouvoir, en la matière, avec un effort véritable, qui sera assurément couronné de succès, conformément à la promesse de nos Sages qui disent, à ce propos : “ Tu trouveras ” et la signification de ce mot a été expliquée, lors d’une réunion ‘hassidique. En effet, les résultats seront sans aucune commune mesure avec l’effort investi, au point qu’on pourra les considérer comme un “ objet trouvé ”. C’est bien évident. J’ai lu avec plaisir, à la fin de votre lettre, que vous êtes pleinement dévoué aux institutions ‘Habad de votre ville. Sans doute renforcerez-vous largement cet engagement, à la mesure de l’importance et de la valeur de l’enjeu. Puisse Dieu faire que l’on puisse appliquer également à l’effort que vous ferez, en la matière, les termes de nos Sages : “ tu as fait des efforts et tu as trouvé ”, selon l’interprétation précédemment énoncée. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même qu’afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année, d’une manière générale et plus spécifiquement,

Notes

(1) Le Rav C.H. Gutnik, de Melbourne. Voir, à son sujet, la lettre n°4954. (2) Que le Rabbi aurait faite des propos du précédent Rabbi. (3) La sainteté et la sainteté à.

Lettre n°6990

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6990, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Elloul 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Eliézer Lippa(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 21 Mena’hem Av, avec ce qui y était joint. Vous me faites part également de vos rencontres avec les représentants des ‘Hassidim et de ce qui en a résulté. Dans le domaine de la sainteté, un ajout est systématiquement nécessaire. A quelqu’un comme vous, il est donc sûrement inutile d’expliquer longuement que ce principe s’applique également à vos discussions. De fait, une requête de notre Torah, Torah de vie, est également une force qui est accordée pour la mettre en pratique. Différents textes soulignent que les Injonctions de la Torah sont énoncées de telle façon qu’elles peuvent également être interprétées comme des assurances données. Et, s’il en est toujours ainsi, combien plus est-ce le cas dans les domaines communautaires puisque l’on dispose alors du mérite de ce qui est public.

On confère un mérite à des jours par nature propices, des jours favorables comme ceux d’antan, ceux du mois d’Elloul. L’assurance nous a été donnée que : “ Je suis à mon Bien Aimé et mon Bien Aimé est à moi, Qui fait paître Son troupeau parmi les roses ”. L’expression “ Je suis à mon Bien Aimé ” signifie que l’homme prend l’initiative de l’effort envers Dieu. Dès lors, se réalise : “ mon Bien Aimé est à moi ”, en particulier “ parmi les roses ”, c’est-à-dire pour ceux qui étudient(2) les Hala’hot, en particulier dans les Yechivot. C’est une évidence. Je vous adresse ma bénédiction de bonne santé et d’ajout, dans la joie et l’enthousiasme, à tout ce qui vient d’être dit, de même qu’à vos autres actions sacrées. Vous m’en donnerez de bonnes nouvelles, en un bien visible et tangible. Et, vous serez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav E.L. Lavi. Voir, à son sujet, la lettre n°6731. (2) Chochanim, les roses, peut également se lire Chéchonim, ceux qui étudient.

Lettre n°6991

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6991, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Elloul 5719,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre en son temps et je vous en remercie. Compte tenu de la responsabilité qui incombe à tous, celle de venir en aide aux fils et filles d’Israël, matériellement et spirituellement, chacun selon sa situation, ainsi qu’il est dit : “ Heureux celui qui comprend le pauvre ” et lui apporte une aide basée sur les valeurs sacrées, il est réjouissant de constater qu’il existe effectivement des affaires florissantes(2), se souciant des besoins des enfants juifs qui ne peuvent s’intégrer aux institutions scolaires ordinaires.

Je suis profondément convaincu que vous-même et vos amis, vos associés en cette mission sacrée, consentirez tous les efforts nécessaires pour assumer la responsabilité qui vous incombe, celle d’assurer l’éducation des enfants qui vous sont confiés et qui reçoivent ainsi votre influence, dans l’esprit de la Torah et des Mitsvot, basées sur les valeurs sacrées. Que Dieu vous confère la réussite en cette mission d’une grande importance. De la sorte, vous mériterez la bénédiction de Dieu en vos besoins personnels, matériels et spirituels. Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne et douce année,

Notes

(1) Le Rav I.Mayzes. (2) Le destinataire de la présente s’occupe vraisemblablement d’éducation spéciale et faisait part au Rabbi des financements qu’il avait obtenus, en la matière.

Lettre n°6992

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6992, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Elloul 5719,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

assume une mission sacrée, le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Elloul, mois de la compassion, dans laquelle vous me faites part des préparatifs pour la nouvelle année scolaire. J’attends que vous me donniez de bonnes nouvelles de son commencement effectif, qui sera à la manière de Oufaratsta(2). Conformément à l’enseignement de nos maîtres(3), jusqu’à mon beau-père, le Rabbi, qui était très proche, dans différents domaines, y compris par son apparence physique, du Rabbi Maharach, auteur du dicton suivant : “ On pense généralement que, si l’on ne peut pas passer sous un obstacle, on doit passer au-dessus de lui. Je considère, pour ma part, qu’il faut d’emblée passé au-dessus ”.

Il en sera ainsi, tout au long de l’année, dans cette école, avec ce qui la concerne, au sein du réseau(4) et de toutes les institutions ‘Habad, en notre Terre Sainte. A n’en pas douter, ceci forgera un canal et des réceptacles supplémentaires afin de connaître la réussite en vos accomplissements communautaires et en vos préoccupations personnelles. Et, votre épouse m’écrira sûrement à propos de ses propres activités, de ses réalisations communautaires et personnelles, précisément dans la joie et l’enthousiasme, en bonne santé. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav I.Gansburg, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°6317. (2) “ Et, tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”, selon le dicton choisi par le Rabbi pour cette année. Voir, à ce sujet, la lettre n°6541. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6011. (4) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.

Lettre n°6993

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6993, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Elloul 5719,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

et assume une mission sacrée, le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Elloul, avec la demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. J’y ai appris, avec plaisir, que vous pensez organiser une réunion ‘hassidique, au jour où furent suspendus les deux luminaires(2), le 18 Elloul.

Puisse Dieu faire que chacun assume sa mission, afin de satisfaire leur sainte volonté, de diffuser les sources(3) à l’extérieur et que ceci commence immédiatement. En effet, on confère un mérite à des jours propices, en l’occurrence ceux du mois d’Elloul, selon la parabole énoncée par l’Admour Hazaken(4), dans le Likouteï Torah, Parchat Reéh, à la page 32b, que vous consulterez. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

M. Schneerson,

Vous faites allusion aux Sages de la Michna et de la Guemara. Vous consulterez, à ce sujet, les Biyoureï Ha Zohar, à la Parchat Vaychla’h.

Notes

(1) Le Rav I.Dubov, de Manchester. Voir, à son sujet, la lettre n°6564. (2) Le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken. (3) De la ‘Hassidout. (4) Qui dit que, pendant le mois d’Elloul, le Roi se trouve dans le champ. Quiconque le désire peut s’adresser à Lui. Il montre un visage souriant et Il accède à toutes les requêtes qui lui sont présentées.

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