Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6932
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6932, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait part des fiançailles de votre fille Berourya, en un moment bon et fructueux et voici ma réponse. Puisse Dieu faire que celles-ci soient célébrées en un moment bon et fructueux, qu’ils bâtissent un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont illuminées par le luminaire de la Torah(2). Vous-même et votre épouse, la Rabbanit, concevrez d’eux beaucoup de satisfaction véritable. Avec mes respects et ma bénédiction de Mazal Tov et pour donner de bonnes nouvelles,
Vous citez le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, lois de la tromperie, aux chapitres 28 et 29, selon lequel les paroles qui font de la peine ne sont pas considérées comme de la médisance. Et, vous faites remarquer que tel n’est pas l’avis du Rambam, dans ses lois des opinions, chapitre 7, au paragraphe 5, qui dit : “ Celui qui prononce des paroles qui, quand elles sont entendues, causent…(3) ”. Il faut préciser que, dans les références qu’il mentionne, l’Admour Hazaken renvoie lui-même à ce texte du Rambam. A mon sens, l’explication est celle-ci. Ce chapitre du Choul’han Arou’h traite des lois de la tromperie. La médisance et la malédiction n’y apparaissent donc que d’une manière accessoire, surtout pour préciser que l’une et l’autre n’excluent pas la tromperie. En revanche, il ne s’agit pas ici d’aborder directement le thème de la médisance, comme le montre la formulation de ce texte. C’est pour cela que cette notion n’y est mentionnée que de manière concise, en rappelant uniquement ce qui est tranché, en la matière. Par contre, dans le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 156, à partir du paragraphe 10, ces lois sont traitées, à proprement parler. L’analyse y est donc plus développée et les propos du Rambam, précédemment cités, sont rappelés in extenso. A cette référence, vous consulterez, en particulier, la fin du paragraphe 11, qui dit : “ En revanche, une parole dont on peut penser…(4) n’est pas…(5) ”.
Notes
(1) Le Rav I.Hutner, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°4925. (2) Son enseignement profond. (3) “ de la peine, physiquement, financièrement, font souffrir ou effrayent s’est rendu coupable de médisance ”. (4) “ qu’elle n’a pour but de médire, par exemple : ‘Où y a-t-il de la lumière dans la maison de cet homme qui possède de la viande ?’ ” (5) “ de la médisance, si elle est prononcée en présence de la personne concernée ”.
Lettre n°6933
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6933, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Depuis quelques temps(1), je m’interroge sur la situation à laquelle Dieu a confronté notre peuple, les enfants d’Israël. En effet, j’observe la situation déplorable, en matière de respect des lois et des usages de la pureté familiale. Vous-même citez, à ce propos, le Kessef Michné, qui dit : “ même s’il s’agit d’un Juif normal…(2) ”. Et, cette situation est particulièrement difficile aux Etats-Unis. Comme on peut l’observer, la divine Providence a conduit dans ce pays la majorité numérique et structurelle des Juifs, de sorte que la Torah se diffuse à partir d’ici. Bien entendu, on ne peut nullement se consoler en pensant à l’enseignement de nos Sages selon lequel : “ en la période du talon du Machia’h(3), l’effronterie sera grande ”(4). Or, selon un avis, l’enfant qui a été conçu alors que sa mère était Nidda est effectivement effronté, comme le rapporte le Kalla Rabati, au début du second chapitre.
Néanmoins, j’ai également pensé à une Hala’ha qui est acceptée par tous les avis, selon laquelle une femme Nidda se trempant dans un bain rituel ne doit pas nécessairement avoir l’intention de le faire(5). Or, précisément aux Etats Unis, les bains dans les fleuves et dans les mers sont des pratiques très répandues, non seulement en été, mais aussi, bien souvent, en hiver. En outre, elles peuvent se dérouler également dans de grandes accumulations d’eau, bien au-delà des quarante Séa(6) et, bien souvent, cette eau provient d’un fleuve ou d’une source(7). Naturellement, tout ceci ne doit pas être diffusé(8), non seulement auprès des ignorants, mais aussi de ceux qui appartiennent à une catégorie plus élevée. Mais, pour autant, il ne faut pas non plus écarter(9) des familles craignant la Parole de Dieu, des jeunes gens et des jeunes filles, pour lesquels on sait clairement que la pureté dans le Mikwé n’a pas été respectée(10). Combien plus en est-il ainsi quand il ne s’agit que d’une présomption. C’est bien évident.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2992. (2) Celui-ci n’en portera pas moins la trace du fait que ses parents n’ont pas respecté la pureté familiale, lors de sa conception. (3) Juste avant sa venue. (4) Cette situation déplorable serait donc inéluctable, pour que le Machia’h puisse venir. (5) Ainsi, quand une femme se trempe dans un Mikwé dans le seul but de se rafraîchir, par exemple, son immersion rituelle est valable, si elle est pratiquée à un moment où elle est nécessaire. (6) La quantité minimale d’eau que doit contenir un Mikwé. (7) On peut donc penser que ces bains sont effectivement considérés comme des immersions rituelles, pour les femmes qui les pratiquent, bien que telle ne soit pas leur intention. (8) De peur qu’il en résulte un affaiblissement de la fréquentation du Mikwé. (9) Pour les mariages. (10) Lors de leur conception.
Lettre n°6934
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6934, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre feuillet, auquel était joint le don de votre cœur pur, une partie de vos biens et des cadeaux qui vous ont été offerts à l’occasion de votre mariage. Et, vous consulterez, à ce propos, l’expression du Zohar, tome 1, à la page 149a. Puisse Dieu faire que ce don, effectué alors que vous venez tout juste de bâtir votre foyer éternel, vous apporte la largesse et la grandeur dans les bénédictions de Dieu, de même que la réussite en cet édifice, qui sera une maison fidèle.
Vous consulterez le discours ‘hassidique de l’Admour Hazaken, intitulé : “ Chant, cantique pour l’inauguration de la maison ”, dans le Likouteï Torah, Parchat Bera’ha, à la page 98d, de même que le Tanya, à la fin du chapitre 34. Avec largesse d’esprit, vous me donnerez de bonnes nouvelles de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles, en un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°6935
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6935, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tamouz 5719,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants de l’institution Loubavitch, en Angleterre(1),
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 7 Tamouz, écrite par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, est empli d’empressement, le Rav Chlomo Perrin(2), de même que la clé de l’édifice du Beth Loubavitch, que les émissaires m’ont transmis. En un moment propice, je mentionnerai vos noms près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que Dieu accède à votre requête, conformément à ce que vous m’écrivez, pour que vos actions soient couronnées de succès et pour que vous diffusiez les sources de la ‘Hassidout.
Dieu fasse que le Beth Loubavitch devienne un centre à partir duquel se répandront et se diffuseront toutes les valeurs du Judaïsme, de la Torah, des Mitsvot, pénétrées de chaleur, d’enthousiasme, d’ardeur et de lumière. Tels sont les accomplissements fondamentaux du comportement juif, au quotidien. En effet, il est dit, de chaque aspect spécifique de la vie juive : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”, comme le tranche la Hala’ha, dans le Tour et Choul’han Arou’h, partie Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231. En méditant à “ toutes tes voies ” en lesquelles Dieu se trouve, on parvient à “ Le reconnaître ” et à s’approcher de Lui. Un Juif doit en concevoir de l’enthousiasme et ressentir une lumière véritable, en la dimension profonde de son âme.
Que Dieu accorde également la bénédiction et la réussite pour ce qui concerne personnellement chacun et chacune des personnes prenant part à ce qui vient d’être dit. Ainsi, dans la tranquillité et la satisfaction, avec largesse d’esprit, vous ferez tout ce qui vient d’être dit en connaissant l’élévation dans le domaine de la sainteté, en ajoutant et en éclairant, jusqu’à ce que s’accomplisse l’Injonction divine : “ Et, tu te répandras, à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”(3). Avec mes respects, ma bénédiction pour un succès considérable afin que le Beth Loubavitch atteigne son objectif dans tous les domaines, avec joie, enthousiasme et largesse d’esprit,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°6775. (2) Voir, à son sujet, la lettre n°6922. (3) Selon le slogan choisi par le Rabbi pour cette année.
Lettre n°6936
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6936, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 13 Tamouz, jour de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, avec ce qui y était joint. Je vous communique ici les remarques qui ont été formulées par le Rabbi Chlita, à propos de cette lettre et de ce qui y était joint :
A) Vous comprenez les propos du Midrash Tan’houma, à la Parchat Bamidbar, de la façon suivante. Celui qui passe outre aux propos du prophète, en chaque génération(2) n’est pas puni de flagellation(3). Or, cette manière d’expier la faute fut seulement accordée à la génération du désert, condamnée à mort par le Tribunal céleste(4). Si l’on considère que le Midrash Tan’houma formule ici un raisonnement qui lui est propre et introduit ainsi une idée nouvelle, que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, la question qui a été posée disparaît d’emblée(5). Mais, en fait, il n’y a pas lieu de rechercher des idées nouvelles et, en l’occurrence, le Midrash Tan’houma doit être interprété selon son sens simple. Ce texte considère, en effet, que les hommes, appartenant à la génération du désert, qui avaient été condamnés à mort recevaient leur expiation quand ils subissaient la flagellation. Mais, à mon sens, il serait surprenant que le Midrash Tan’houma énonce une idée à ce point nouvelle, en condamnant à la flagellation ceux qui passent outre aux paroles du prophète. En effet, ceci irait à l’encontre d’un principe logique, selon lequel un Interdit qui est dérivé d’une Injonction doit lui-même être considéré comme une Injonction.
B) Vous faites référence à l’entrée d’un chien dans une synagogue(6). Or, on ne peut tirer de preuves d’une hypothèse qui est simplement envisagée par le Sifri. On ne peut pas en déduire une interdiction tranchée, car on ne peut pas adopter une telle conclusion uniquement sur la base de l’analyse menée par ce texte, même si l’on admet que cette interdiction est clairement énoncée par le Kéli Yakar. Bien plus, comme cela est noté sur l’exemplaire des responsa que vous m’avez adressé, aucune preuve ne peut, de manière concrète, être tirée du Kéli Yakar, qui constate simplement : “ cela n’est pas judicieux ”(7), une formule qui est courante chez les commentateurs, y compris quand ils veulent justifier les Interdits.
C) Autre objection, et je suis surpris que, pour l’heure, personne ne l’ait soulevée, ce que disent le Kéli Yakar et le ‘Hinou’h, à propos du chien, est écarté par le traité Yoma 21b, rappelant qu’à l’époque du second Temple, le feu, sous l’autel, se tassait pour prendre la forme d’un chien(8) ou bien d’un lion(9), ce qui veut bien dire qu’il n’est pas interdit de faire entrer un chien dans une synagogue. On aurait pu expliquer tout cela, bien que ce soit difficile à admettre, en avançant que le feu n’avait pas la forme d’un chien, ni celle d’un lion dans le premier Temple. En fait, cette image ne ferait que décrire le feu et c’est de cette façon que se réalisèrent, dans le premier Temple, les termes du verset : “ Il se courbe, comme un lionceau et comme une lionne. Qui le redresserait ? ”. Le feu était donc fixe et il ne sautait pas, ce qui n’est pas le cas pour un chien(10). Mais, cette explication n’est pas la bonne. En réalité, le feu avait véritablement la forme d’un lion ou d’un chien, comme le précisent Rachi à cette référence, le Zohar, tome 3, à la page 211a et les Tikouneï Zohar, au Tikoun n°21, page 62b, qui disent : “ On vit la forme d’un lion et d’un chien ”.
D) Il est dit, à la fin des responsa, que l’on n’est pas tenu de se rendre à la synagogue(11). Vous consulterez, à ce sujet, le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, aux chapitre 90, 69 et suivants. Différents textes demandent effectivement de s’y rendre et ils précisent même que l’on doit courir pour le faire(12). Vous citez, d’après ce que rapporte le Maharil, le Maguen Avraham, chapitre 415, au paragraphe 2. En effet, lui-même est dans le doute, sur cette question, mais il conclut par une certitude(13). En revanche, le Otserot Ha ‘Haïm Hé ‘Hadach, à cette référence, les responsa ‘Havot Yaïr, au paragraphe 12, les responsa du Rav M.Ziskind, à la fin du chapitre 1, rejettent les propos du Maguen Avraham. Mais, je ne dispose pas de ces ouvrages(14).
En la matière, un autre point doit également être mentionné, selon la Hala’ha tranchée par le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 85. En effet, il est très triste de constater que tous se réunissent à l’intérieur(15) lorsque l’on reste soi-même à l’extérieur(16). Mais, le Choul’han Arou’h ne parle, à ce propos, que de deux semaines par mois(17) et il précise qu’il n’en est pas toujours ainsi(18). Il n’en est pas de même, en revanche, pour un aveugle(19). Mais, bien entendu, quelqu’un peut l’aider à venir à la synagogue. Toutefois, on se demande ici, s’il y a lieu de le faire venir(20), du fait de la peine qu’il éprouve(21) ou bien précisément à cause de l’importance de prier à la synagogue. En pareil cas, il faut chercher effectivement un moyen de faciliter sa venue. C’est bien évident.
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Vous me confirmerez sûrement la réception de la présente. Je vous en remercie. Avec mes respects et ma bénédiction,
Le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav I.Fried, secrétaire du Rav Mena’hem Mendel Kosher, auquel le Rabbi avait adressé la lettre n°6903, dont le contenu est lié à celle-ci. (2) Et, non uniquement en celle où ils ont été prononcés. (3) A propos de la lettre n°6903, le Rav Kosher notait : “ à propos de la page 98, seconde colonne : Vous vous interrogiez sur le fait que celui qui passe outre aux propos du prophète n’est pas puni de flagellation et vous envisagiez qu’il en soit ainsi pour celui qui entend ces propos directement du prophète. Vous avez effectivement trouvé la bonne explication, car c’est bien ce que dit ce livre, en sa seconde édition, à la page 23d. Je renvoyais, pour ma part, au Torah Cheléma, tome 19, qui sera bientôt publié, à la page 364, dans lequel il est précisé que celui qui passe outre aux paroles du prophète n’est pas puni de flagellation et il est ajouté, à la fin : ‘Ce Midrash ne s’applique qu’à cette période’. Pour les générations ultérieures, en effet, il n’y a pas de flagellation, dans ce cas. A l’époque, en revanche, ce moyen leur avait été accordé afin d’expier une faute condamnée à mort par le Tribunal céleste ”. (4) Mais à laquelle on permit de recevoir la flagellation à la place de cette condamnation. (5) Puisque le Midrash Tan’houma n’aurait pas le même avis que tous les autres textes. (6) Le Rav Kosher notait : “ Vous vous interrogez sur le Torah Cheléma, tome 17, au paragraphe 543 et tome 15, à propos de l’interdiction de faire entrer un chien à la synagogue. Je vous joins une copie de ce que j’ai écrit, à ce propos, au Rav Moché Feinstein, alors que je formulais des remarques sur son livre. Vous avancez que le chien n’est pas moins qu’un âne. A mon sens, il est effectivement bien moins que lui, comme le montre le verset suivant de la Torah : ‘Tu ne conduiras pas la rétribution de la prostituée et le prix du chien dans la maison de l’Eternel ton Dieu’. Le Sifri, à la Parchat Tetsé, chapitre 281, dit : ‘Je pourrai penser qu’il serait condamnable même s’il lui fait traverser l’esplanade du Temple. Or, le verset dit : ‘car, c’est une abomination’, précisément dans le cas où l’on en fait un sacrifice’. Ce verset fait bien référence au prix de ce chien, c’est-à-dire à la contrepartie que l’on donne en échange. Et, combien plus en est-il ainsi pour le chien lui-même. On peut faire la même déduction des propos du Kéli Yakar, commentant le verset Devarim 23, 19, qui dit : ‘En effet, les chiens sont effrontés et ils ont, en public, un mauvais comportement’. Il n’est donc pas bon de les conduire dans un lieu saint. (7) Mais non : “ Cela est interdit ”. (8) Dans le second Temple. (9) Dans le premier Temple. (10) Selon cette interprétation, le feu n’avait pas réellement la forme d’un chien et il n’y avait là qu’une image. (11) Qu’il n’y a pas d’obligation de le faire et que l’on peut prier ailleurs. (12) Afin de manifester son empressement. (13) Une nécessité de se rendre à la synagogue. (14) Et, le Rabbi ne peut donc pas analyser leur argumentation. (15) De la synagogue. (16) De la synagogue, pour une certaine raison qui empêche de s’y rendre. De ce point de vue, la nécessité d’aller à la synagogue peut être justifiée également par le fait qu’un homme ne doit pas se placer dans une situation qui provoquerait sa tristesse. (17) Il ne s’agit donc pas d’une raison permanente, mais seulement d’un empêchement limité dans le temps. (18) Qu’il n’y a pas là une situation définitive. (19) Qui, du fait de sa cécité, est empêché en permanence de prendre part à ce qui est fait à la synagogue. (20) Même si quelqu’un peut l’accompagner, faut-il le faire ? (21) De ne pas pouvoir s’y rendre.
Lettre n°6937
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6937, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples accomplissements, ayant de bons comportements,
empli d’empressement, le Rav ‘Hananya Yom Tov Lippa(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du jour de la libération, le 13 Tamouz, délivrance de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, qui marqua le salut et la victoire de la Torah et de ses Mitsvot, dans leur ensemble, comme permet de l’établir le récit de l’emprisonnement et de la libération. C’est bien évident. Vous me dites que l’on vous a interrogé à propos de vos interventions, en différents endroits, pour qu’y existe un bon Mikwé, y compris là où la pratique de la Torah et des Mitsvot doit encore être améliorée d’une façon radicale ou même encore plus que cela(2). Vous me demandez ce que j’en pense.
Soyez donc fort et redoublez d’ardeur afin de renforcer et diffuser la pureté en Israël, en tout endroit que vous pourrez atteindre. S’agissant de votre question, le critère qu’il convient de retenir est le suivant, comme mon beau-père, le Rabbi, l’entendit lui-même de son père(3), dont le mérite nous protégera, selon une réponse que lui fit son propre père, le Rabbi Maharach, dont le mérite nous protégera, lors d’une entrevue qu’il lui accorda. Celle-ci est imprimée dans le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan(4). Néanmoins, il faut constater que la diffusion qui a été faite autour de votre participation, en la matière, ne concernait pas la conformité du Mikwé. Pour autant, si quelqu’un veut se tromper, qu’il le fasse et qu’il en tire une conclusion qui ne convient pas, même si c’est le contraire de ce qu’il faudrait faire. A mon sens, il est, de ce fait, préférable d’éviter une telle diffusion, au plus haut point. C’est ce que je fais moi-même, dans de telles situations, en fonction de ce que j’ai observé. Il faut tout faire pour sauver un Juif, qui qu’il soit, y compris s’il appartient à une catégorie aussi inférieure que celle qui est citée au traité Sanhédrin 44a(5). Ce que dit Rachi, à cette référence, est, du reste, merveilleux : de tels hommes conservent pleinement leur sainteté. Et, Rabbénou ‘Hananel précise : “ La Torah les appelle Israël ”(6). Il faut donc les préserver de la transgression, y compris quand elle porte sur l’Injonction la plus légère de nos Sages et, combien plus, sur les fondements de la Loi et de ce qui concerne toutes les générations. La demande et la nécessité, en la matière, sont immenses, comme on peut le déduire de l’interdiction qui est prononcée par la Torah du transfert d’héritage(7), même du mauvais vers le bon, car le mauvais pourra avoir de bons enfants. C’est bien évident.
Vous m’interrogez sur le fait de passer la nuit dans un hôtel(8). Nous avons observé que nos maîtres l’ont fait sans aucune crainte. Cela était connu de tous. En effet, de nombreuses personnes pénètrent, à tout moment, dans ces hôtels. Et, vous consulterez, à ce propos, le traité Soukka 32b, qui dit : “ il s’efforçait de faire ainsi, car tel était l’enseignement émanant de la bouche de Rav Kahana ”(9). Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, de même que pour donner de bonnes nouvelles,
Ce que vous dites sur le fait de passer la nuit à l’hôtel s’applique également à la représentation des visages humains au moyen d’une photographie, puisque nos maîtres en ont utilisé.
Notes
(1) Le Rav H.Y. T. L. Deutsch, de Cleveland, Rabbi de Helmits. Voir, à son sujet, la lettre n°6253. (2) Le Mikwé est-il prioritaire, en pareil cas ? (3) Le Rabbi Rachab. (4) En résulte-t-il ou non un renforcement de la pratique de la Torah et des Mitsvot ? (5) Ceux qui contreviennent à l’alliance de notre père Avraham, celle de la circoncision. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ La Parole de Dieu est, à proprement parler, une action et n’est pas uniquement ‘comme une action’, selon le traité Chabbat 119b ”. (7) Par exemple d’un frère à l’autre. (8) Tenu par des non Juifs. (9) Un disciple doit s’efforcer de mettre en pratique les enseignements de son maître.
Lettre n°6938
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6938, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
jeûne du quatrième mois(1) 5719,
qu’il soit transformé en joie et en allégresse,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, avec ce qui y était joint. En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Vous faites allusion à une intervention chirurgicale sur les trompes. Cela ne me convient pas du tout, car il en résulterait une impossibilité pratiquement définitive d’une grossesse. Vous évoquez d’autres moyens et vous faites vraisemblablement allusion à la contraception. Vous consulterez, à ce sujet, un Rav tranchant la Hala’ha et vous lui exposerez, par le détail, ce que dit le médecin. Il convient de noter, cependant, même si certains considèrent votre situation comme une incompatibilité sanguine(2), que cela n’a aucun effet sur les enfants qui naissent. Il arrive aussi qu’avant la naissance, la situation s’améliore. En l’occurrence, vous me dites que votre épouse éprouve des difficultés. On peut sans doute les expliquer par ce qui vient d’être dit, plus que par l’incompatibilité du sang. Et, la différence est bien évidente. Quand votre épouse sera remise, on peut penser que tous les risques, en la matière, disparaîtront.
En toute situation et de tout temps, nous avons reçu l’Injonction de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté, d’intensifier la pratique de la Torah et des Mitsvot, surtout quand on a besoin d’une bénédiction accrue de la part de Celui Qui donne la Torah et ordonne les Mitsvot. Il serait donc judicieux que vous et votre épouse procédiez de la sorte, en fonction de votre situation. Je voudrais, avant tout, vous souligner la nécessité de fixer un temps pour l’étude de l’enseignement profond de la Torah lequel, à notre époque, a été révélé par la ‘Hassidout. Si en tout lieu et de tout temps, il a été une nécessité de le faire, combien plus est-ce le cas à notre époque et dans ce pays. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer qu’elles sont toutes conformes à la Hala’ha. De même, votre épouse gardera l’usage positif des femmes juives vertueuses qui consiste à prélever de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) le 17 Tamouz. (2) Le destinataire de cette lettre écrivait au Rabbi : “ Lors de la naissance de notre fils aîné, nous avons appris qu’il y avait incompatibilité entre le sang de mon épouse et le mien, par le facteur rhésus. En effet, elle a, pour sa part, un rhésus négatif et ceci peut parfois être préjudiciable pour les enfants qui naîtront ”.
Lettre n°6939
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6939, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Aux dirigeants du centre de vacances Gan Israël, au Canada,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille de la fête de la délivrance, libération de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël de même que notre propre libération, au sein de tout Israël. J’y ai pris connaissance avec plaisir des détails de votre installation, dans le Gan, de même que dans le centre aéré. Puisse Dieu faire que vous profitiez de ces semaines pour transmettre à ceux qui se trouvent au Gan et dans le centre aéré, l’amour de Dieu, fondement de toutes les Injonctions, parmi lesquelles figure la crainte de Dieu, fondement de tous les Interdits. De tout cela, doit résulter une action concrète, qui est essentielle. A l’avenir, tous ceux qui les(1) voient reconnaîtront en eux une descendance bénie de Dieu.
Il est impossible de décrire l’importance de la récompense, matérielle et spirituelle, qui est accordée à ceux qui se consacrent à tout cela ou y apportent leur participation moralement, physiquement ou financièrement. Puisse Dieu faire que s’accomplisse prochainement la promesse selon laquelle : “ l’enfant sera mille et le jeune…(2) ”. Etant “ entre les entraves ”(3), nous mériterons prochainement, en ces jours qui se transformeront en joie et en allégresse, l’accomplissement de la promesse selon laquelle nous recevrons “ un héritage sans limite ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Les enfants se trouvant au Gan Israël. (2) “ sera dix mille ”. (3) Entre les 17 Tamouz et le 9 Av.
Lettre n°6940
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6940, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[17 Tamouz 5719]
Vous faites référence à la réunification de l’école, afin que tout se trouve en un même endroit. Il est évident que cela est hors de question. Il faut s’en préserver au plus haut point, mais d’une manière diplomatique, sans manquer de respect à qui que ce soit, sans même heurter l’orgueil de quiconque. On peut l’expliquer de différentes façons. Tout d’abord, il n’est pas demandé de dissoudre votre communauté pour l’intégrer à la leur et il n’y a pas lieu de le faire, ce qu’à Dieu ne plaise. En outre, on ne peut pas imposer à tous un programme unique d’éducation. Bien au contraire, il doit exister plusieurs programmes qui, naturellement, seront tous basés sur les valeurs sacrées, afin que chacun puisse choisir celui qui lui convient le mieux.
Ainsi, même à Kfar ‘Habad, on a fondé, notamment, un Talmud Torah, une Yechiva, une école professionnelle, une école agricole et toutes ces institutions sont ‘Habad. Combien plus doit-il en être ainsi dans une grande ville comme la vôtre. Tous s’accordent pour reconnaître qu’il peut y avoir plusieurs synagogues dans un même quartier, dès lors que chacune a son propre rite. Il en est donc de même pour l’éducation. Certains privilégient l’étude de la Michna et d’autres, celle de la Guemara, les uns optent pour l’accumulation de connaissances et les autres, pour l’analyse approfondie, les uns s’intéressent à la Hala’ha et les autres, à la Torah “ pour son nom ” et il existe encore de nombreuses autres distinctions. Plus vous écourterez les discussions, en la matière, sans mettre en avant les principes, mieux cela sera, dans l’optique de garder des relations bonnes et agréables, à l’avenir.
Lettre n°6941
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6941, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[17 Tamouz 5719]
J’ai bien reçu votre lettre du 15 Tamouz, avec ce qui y était joint. Vous comprendrez à quel point je suis étonné et surpris de constater que vous ne me dites pas un mot du contenu de la réunion ‘hassidique, qui a eu lieu à l’occasion de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz. Si le directeur général de la Yechiva Tom’heï Temimim de tout le pays ne juge pas bon de mentionner ce qui s’est passé, que feront ceux qui ont une situation inférieure à la vôtre ? C’est bien évident.
Cela est surprenant, car, trente deux ans après les miracles et la délivrance, il est nécessaire de rappeler ce qui s’est passé, même si l’on peut trouver une explication et un prétexte en se disant qu’il ne sert à rien d’en rendre des comptes, pourvu que cela se fasse. Or, on peut observer concrètement, comme je l’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim, que la nécessité de rendre compte à quelqu’un de ce qui a été fait ajoute de l’enthousiasme à l’action. C’est bien évident. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible et cette période se transformera prochainement en joie et en allégresse. Alors, s’accomplira la promesse selon laquelle nous aurons “ un héritage sans limite ”.
Lettre n°6942
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6942, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
Je fais réponse à ta lettre de ce dimanche, dans laquelle tu me dis que l’on t’a rapporté différentes choses à propos de Loubavitch. Tu aimerais savoir si tout cela est vrai et tu accordes une grande importance à obtenir cette précision. Or, tu comprends bien que les personnes que tu cites et desquelles tu tiens ces propos n’ont elles-mêmes jamais été proches de Loubavitch. Il semble, cependant, qu’en te racontant tout cela, elles aient été à l’encontre des Mitsvot de la Torah, non pas simplement d’une simple Mitsva, mais bien du grand principe de la Torah, “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, selon le Yerouchalmi, traité Nedarim, chapitre 9, au paragraphe 4.
Cela veut dire également qu’il n’y a aucune raison logique de penser que ces hommes savent quelles sont les croyances de Loubavitch et qu’ils ont connaissance d’éléments que les ‘Hassidim Loubavitch eux-mêmes ne savent pas. Moi-même, je n’ai jamais entendu parler de ce que tu m’écris, alors que je me trouve à Loubavitch beaucoup plus qu’eux, si toutefois ils savent ce qu’est Loubavitch. En revanche, il est très douloureux de constater qu’ils n’ont pas connaissance de différents textes talmudiques, en fonction desquels la Hala’ha est tranchée, comme le montrent le Rambam et le Choul’han Arou’h. Il serait bon que tu leur en parles. Tu leur feras donc part de ce qu’enseigne la Guemara, au traité Bera’hot 19a, à propos de leur “ bon ” comportement consistant à colporter ce qu’ils disent de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera. De même, le Yerouchalmi, au traité Péa, chapitre 1, paragraphe 1, souligne que la médisance est la faute la plus grave de toutes celles qu’il énumère et le texte fait également référence à celui qui s’en préserve. On trouve aussi de longs développements, notamment, dans les traités Sotta 42a et Ara’hin 15a.
Puisque, semble-t-il, ils n’apprécient pas Loubavitch, qu’ils se réfèrent au moins au ‘Hafets ‘Haïm, non pas pour transmettre son livre à quelqu’un d’autre ou bien pour le ranger dans leur bibliothèque, mais, bien au contraire, en ayant conscience que ce qu’il dit s’applique également à eux. Que Dieu ait pitié d’eux et qu’Il les sauve de la situation dans laquelle il se trouve. Et, que cela se passe dans la bonté et dans la miséricorde. Avec ma bénédiction pour que tu me donnes de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6943
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6943, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Ephraïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu votre lettre du 14 Tamouz, avec ce qui y était joint, Sans doute quelqu’un m’écrira-t-il à propos de la réunion ‘hassidique des jours de la délivrance(2).
B) Vous envisagez la rédaction d’un recueil d’analyses talmudiques(3). Sans doute cela vous a-t-il été transmis en mon nom(4). Si vous trouvez au moins une ou deux personnes(5) s’y intéressant, cela donnera sûrement une impulsion à d’autres élèves, car, disent nos Sages, “ la rivalité entre les érudits multiplie la sagesse ”.
C) Vous faites allusion aux élèves des écoles du réseau(6). Or, on m’a déjà écrit, dans une lettre dont le responsable de la Yechiva Tom’heï Temimim(7) était, me semble-t-il, lui-même le signataire, qu’il a été décidé que l’un des enseignants, le recteur ou l’un des surveillants des études de cette Yechiva se rendrait dans ces écoles(8). Telle est, bien évidemment, la meilleure préparation pour attirer les élèves du réseau à la Yechiva Tom’heï Temimim ou bien dans les écoles professionnelles.
D) Il est bien clair qu’il n’y a pas lieu d’organiser des études profanes, au sein de la Yechiva. Il me semble que nous en avons déjà parlé plusieurs fois. Il doit exister une distinction entre une institution dans laquelle on apprend les sciences profanes et la Yechiva. Il doit même y avoir une distance entre l’une et l’autre afin que cette différence soit évidente.
Il m’a été très agréable d’apprendre l’ouverture de la colonie de vacances. Vous avez sûrement reçu ma lettre, envoyée il y a quelques temps, à ce propos. Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav E.Wolf, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°3904. (2) Afin d’en donner un compte-rendu. (3) Rédigées par les élèves de la Yechiva de Lod. (4 Le Rabbi demandant lui-même une telle publication. Voir, à ce sujet, les lettres n°6966 et 6997. (5) Parmi les élèves de la Yechiva. (6) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (7) C’est-à-dire le Rav Wolf lui-même. (8) Afin de déterminer quels élèves sont aptes à intégrer la Yechiva.
Lettre n°6944
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6944, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me parlez de la réunion ‘hassidique et de l’idée que vous avez eue, selon laquelle : “ Trois fois par an… ”(1). Il est bien évident qu’il n’y a pas lieu de vous en excuser. Faites donc en sorte que ce que vous écrivez et qui vous est venu à l’esprit s’applique effectivement à votre comportement. Et, vous connaissez l’enseignement de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera, selon lequel une telle démarche(2) est justifiée quand elle raffermit la crainte de Dieu et renforce la pratique des Mitsvot de la manière qui convient.
Ceci inclut également le fait de mener son action d’une manière bienveillante. La Torah dispose qu’il doit en être ainsi, puisqu’il est dit : “ Ses voies sont des voies agréables et tous ses chemins sont paix ”. Vous vous servirez donc de cela pour influencer votre entourage, pour rapprocher les autres de la Torah et des Mitsvot avec amour du prochain, de même qu’avec une chaleur ‘hassidique. On attend tout cela de nous et, en particulier, des habitants de Kfar ‘Habad. Il est donc certain que l’on possède les forces nécessaires pour l’accomplir, autour de soi et en soi-même. C’est bien évident. Vous prenez sûrement part aux études publiques, en plus de celles, bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Et, vous participez également à l’action de diffusion des sources(3), dans toute la mesure de ce qui convient. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Chacun est tenu de se rendre dans le Temple, à l’occasion des trois fêtes, Pessa’h, Soukkot et Chavouot. Le destinataire de cette lettre eut donc l’idée qu’il fallait se rendre auprès du Rabbi. (2) Consistant à introduire une explication personnelle. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°6945
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6945, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Tamouz, dans laquelle vous me dites que l’on vous propose d’enseigner la Guemara dans une classe mixte, à des garçons et à des filles. Or, une telle mixité soulève deux problèmes, celui de l’enseignement de la Guemara aux filles, d’une part, celui de la mixité, d’autre part, d’autant que, d’après la formulation de votre question, il s’agit, en l’occurrence, de grands enfants.
Concernant le premier problème, il convient d’être prudent. Il ne faut pas remettre en cause l’usage en vigueur dans votre endroit, en particulier en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. S’il n’y a pas d’usage fixe, en la matière, il faut se conformer à la décision hala’hique du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, dans ses lois de l’étude de la Torah, à la fin du premier chapitre, selon laquelle les femmes sont également tenues d’étudier la Torah. Il faudra donc choisir un traité qui fait référence à ces lois(1).
Quant au second problème, il est, de différents points de vue, plus sérieux que le premier. Il faut donc s’efforcer, dans la mesure du possible, qu’il y ait effectivement une séparation(2) pendant le temps de l’étude, même si ce n’est pas le cas pour les enseignements d’autres professeurs. Vous devez, au moins pour ce qui vous concerne, souligner l’importance d’une telle séparation. Ce sera, de votre part, un moyen de protester(3) et ceci donnera à ceux qui, pour l’heure, n’acceptent pas la séparation, l’occasion de réfléchir à cette question, en constatant la réussite que l’on rencontre, dans les endroits où elle existe. C’est bien évident.
Je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre participation à la réunion ‘hassidique de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz. Sans doute avez-vous également parlé avec vos élèves de l’emprisonnement et de la délivrance, pour ce qui les concerne. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Conformément à votre demande, cette lettre vous est adressée en passant outre à la file d’attente.
Notes
(1) Concernant les femmes. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6537. (3) Contre l’idée de supprimer la séparation
Lettre n°6946
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6946, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18 Tamouz, dans laquelle vous me dites que vous envisagez de vous rendre dans l’endroit de repos qui se trouve près d’Anvers(1), puis de poursuivre et de conduire à son terme, à Anvers, ce qui était le but de votre visite(2). Cela est judicieux et j’ai déjà expliqué que, bien souvent, on peut agir, dans des endroits de repos et de cure, beaucoup plus que dans le lieu de résidence des personnes, aussi bien pour récolter des biens matériels(3) que pour semer de la spiritualité(4). En effet, ces personnes sont plus disponibles et elles se réjouissent même de rencontres nouvelles d’échanger avec ceux qu’ils ne connaissent pas, alors qu’ils ne sont pas dérangés, en ce lieu de repos, par les préoccupations de la maison ou du travail.
Puisse Dieu faire que, très prochainement, cette période se transforme en joie et en allégresse et que s’accomplisse la promesse selon laquelle nous recevrons “ un héritage sans limite ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Une ville de cure. (2) La collecte de fonds pour une certaine institution. (3) Collecter des fonds pour une institution. (4) Transmettre les valeurs de la Torah.
Lettre n°6947
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6947, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23/7, dans laquelle vous me transmettez l’avis du médecin, concernant votre épouse, selon lequel l’une des trompes serait obturée. Ce médecin spécialiste vous a sûrement expliqué qu’il y a deux trompes et, lorsque l’une est obturée, l’autre permet le passage, de sorte que la naissance reste possible. En outre, il est envisageable de dégager une trompe obturée sans avoir recours à une intervention chirurgicale. Il serait donc bon de consulter encore une fois ce médecin spécialiste, à ce propos, afin qu’il vous prescrive un traitement sans opération. Puisse Dieu faire qu’il connaisse la réussite, en la matière.
Bien entendu, vous devez ajouter un bon comportement à votre existence quotidienne, conformément à l’enseignement de notre Torah, Torah de vie. En particulier, vous respecterez scrupuleusement et soigneusement les lois et les principes de la pureté familiale, Nidda, examen de pureté et immersion dans un bain rituel conforme. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre appartement, afin de vous assurer qu’elles sont toutes cachères, conformément à la Hala’ha. Et, votre épouse gardera l’usage positif des femmes juives vertueuses, qui consiste à prélever de la Tsédaka avant l’allumage des bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Si vous m’écrivez vos noms hébraïques, de même que ceux de votre mère et de votre épouse, j’en ferai mention près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour tout ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Mon secrétariat ne rédige pas en français. C’est la raison pour laquelle ma réponse est en Hébreu. Néanmoins, vous pouvez continuer à m’écrire en français, car je lis cette langue.
Lettre n°6948
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6948, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse au contenu de votre lettre. Dieu vous a accordé une compétence dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Bien plus, votre action, en la matière, est de plus en plus large. Il est donc bien évident que vous devez la poursuivre, bien plus, redoubler d’ardeur et d’effort, en la matière. Car, s’il en est ainsi pour ceux qui, jusqu’à maintenant, n’ont pas exercé une telle activité ou bien dont la réussite a été douteuse, combien plus est-ce le cas pour ce qui vous concerne. Chacun a une obligation de se servir de ses forces pour sauver des âmes juives, de se tenir au premier rang de ceux qui conquièrent des âmes juives, afin de révéler ce qui est caché et enfoui en elles, d’éveiller leur cœur pour le Saint béni soit-Il, pour Sa Torah et pour Ses Mitsvot, d’une manière évidente, au quotidien, dans l’action concrète.
Vous me faites part des difficultés financières inhérentes à votre situation et vous me dites que l’on vous a fait une proposition commerciale(1). Entre parenthèses, je ne vois que de faibles chances d’avenir pour une affaire individuelle en Terre Sainte, sauf à de larges dimensions ou bien pour des ressortissants d’autres pays. Il en est ainsi pour différentes raisons, en particulier du fait de la concurrence qui s’est instaurée, en la matière, entre différentes organisations. Comme je le disais, je vous fait part de cette remarque entre parenthèses, car même si l’on pouvait s’attendre à un tel avenir, au sens concret et matériel, il aurait également été exclu, à mon sens, que vous abandonniez le sort agréable qui est le vôtre, dans l’éducation basée sur les valeurs sacrées. J’ouvre une seconde parenthèse. Selon toutes les évaluations que l’on peut établir sur la base de la logique, l’éducation en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, est un domaine large, non seulement en termes d’action, mais aussi pour la potentialité de gain, au sens strict. Le salaire sera donc de plus en plus important, ce qui répond au second point(2), comme je vous l’expliquais longuement dans ma lettre. Or, conformément à l’enseignement de notre sainte Torah, on s’élève dans le domaine de la sainteté, mais non l’inverse, ce qu’à Dieu ne plaise(3).
Vous déduirez de ce que j’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim que, même si la soumission est à la base et à l’origine du service de Dieu(4), son effet doit être ressenti tout au long du jour et non uniquement en disant Modé Ani(5) ou bien Hodou(6). Pour que votre action soit fructueuse, vous devez y trouver de l’intérêt, du plaisir, de la satisfaction morale, y compris d’une manière rationnelle(7). Ma proposition(8) reste donc valable si vous l’acceptez, l’un et l’autre(9), de votre plein gré et non uniquement par soumission.
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément au contenu de votre lettre. Je mentionnerai également le vôtre, afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de votre réussite considérable, en fonction de ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Qui supposerait l’abandon de l’enseignement. (2) A la nécessité de gagner sa vie. (3) Or, l’abandon de l’enseignement pour adopter une activité commerciale serait bien une chute. (4) Et, se marque donc à son début. (5) Au lever. (6) Au début de la prière. (7) De sorte qu’on puisse le constater et le comprendre. (8) De conserver une fonction d’enseignant. (9) Le destinataire de cette lettre et son épouse.
Lettre n°6949
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6949, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 18 Tamouz, dans laquelle vous me décrivez brièvement les réunions ‘hassidiques des jours de la libération, les 12 et 13 Tamouz, délivrance de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, de même que notre propre délivrance, qui fut aussi celle du plus grand nombre et le salut de la Torah.
Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous me donniez de bonnes nouvelles en la matière, de même qu’en ce qui vous concerne personnellement, le point central étant la diffusion des sources(1) à l’extérieur, grâce à laquelle on peut hâter la réalisation de la promesse selon laquelle cette période(2) apportera prochainement “ un héritage sans limite ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av.
Lettre n°6950
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6950, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 18 du mois de la délivrance(1), dans laquelle vous me décrivez brièvement les réunions ‘hassidiques de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz. Puis, vous concluez en m’annonçant une bonne nouvelle.
Puisse Dieu faire que vous m’annonciez encore d’autres bonnes nouvelles, de vos réalisations communautaires et de vos accomplissements personnels, en particulier dans le domaine central, la nécessité, pour chacun, de se consacrer à la diffusion des sources(2) à l’extérieur. Cette diffusion, en général, et surtout en cette période(3), est d’actualité et propice. En effet, “ c’est du fait de nos fautes que nous avons été exilés de notre terre ”(4). Pour réparer cette situation, il faut donc regretter ce qui s’est passé et tout révéler de nouveau, depuis la source première. De fait, l’étude de la Torah permet d’obtenir un tel dévoilement, d’en obtenir la lumière, de même que le luminaire qui, à notre époque, a été révélé par la ‘Hassidout. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Du précédent Rabbi, celui de Tamouz. (2) De la ‘Hassidout. (3) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av. (4) Précisément en cette période.
Lettre n°6951
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6951, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous faites référence aux jeûnes du 9 Av et de Yom Kippour. Il est bien évident qu’il faut jeûner toute la journée, comme nous l’ordonne notre Torah, Torah de vie. En réduisant votre travail en ce jour, dans toute la mesure du possible et surtout en vous consacrant à ce qui vous empêchera de penser au jeûne, vous parviendrez à le supporter.
Mais, en outre, vous consulterez également un médecin. En effet, il existe des comprimés qui réduisent l’appétit pendant quelques heures ou peut-être même pendant une plus longue durée. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
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