Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6912
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6912, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5719,
Brooklyn,
Aux dirigeants du Talmud Torah Beth Yossef
de la Yechiva Loubavitch, à Toronto,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu vos comptes-rendus n°36 et 37, qui résument la situation de ces dernières semaines(1). Comme nous en avons maintes fois parlé, Dieu fasse que les nouvelles commencent enfin à aller dans le sens de : “ J’avancerai dans la largesse ”, “ Et, tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”(2), jusqu’à atteindre “ un héritage sans limites ”. S’il est nécessaire qu’il en soit ainsi dans tous les domaines, combien plus est-ce le cas pour l’éducation basée sur les valeurs sacrées, une éducation qui a pour objet de réunifier la partie révélée de la Torah intègre et sa dimension profonde. C’est bien évident.
Nous sommes entrés dans le mois de la délivrance de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Ce fut aussi la délivrance du plus grand nombre, à cette époque et pour les années, les générations suivantes, comme l’indiquent les détails du récit de l’emprisonnement et de la libération. Ceci recevra donc une application concrète, par des actions qui seront menées dans les domaines pour lesquels il fit don de lui-même, c’est-à-dire la diffusion du Judaïsme, en général, celle des sources(3), en particulier. Tous ceux qui sont en relation, qui ont connaissance de tout cela, sont tenus de mener une telle action. Pour que celle-ci soit fructueuse, sont nécessaires la tranquillité, la joie et l’enthousiasme. Vous complèterez donc tout ce qui vient d’être dit, dans une largesse véritable, matérielle et spirituelle. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°6908, 6921 et 6928. (2) Selon le slogan choisi par le Rabbi pour cette année. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°6913
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6913, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Tamouz 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une
mission sacrée, le Rav Zalman Touvya(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 26 Sivan, avec ce qui y était joint, une photographie des élèves de votre classe, auxquels Dieu accordera longue vie, une descendance bénie de Dieu. J’ai bon espoir qu’ils savent ce qui est rapporté par notre sainte Torah, Torah de vie : “ L’homme fut fait à l’image de Dieu ”. Or, pour que cette image apparaisse à l’évidence sur le visage d’un Juif, enfant ou vieillard, celui-ci doit mettre en pratique les Mitsvot de Dieu et, avant tout, se consacrer à l’étude de la Torah, “ qui est l’équivalent de tous les autres Préceptes ”.
Nos Sages disent que rien ne résiste à la volonté. Il est donc certain que la décision des élèves d’adopter un tel comportement pourra être suivie d’effet et qu’ils connaîtront la réussite, en la matière. Comme le soulignent nos Sages, “ si tu fais des efforts, ceux-ci seront couronnés de succès ”. Leurs parents et leurs professeurs concevront donc d’eux beaucoup de satisfaction véritable, une satisfaction juive, traditionnelle et ‘hassidique. Vous transmettrez sûrement mes salutations à tous ceux qui se trouvent sur la photographie et, par leur intermédiaire, à toutes les autres écoles ‘Habad, (2)Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Z.T. Abelski, de Kfar ‘Habad. (2) Appartenant au réseau éducatif.
Lettre n°6914
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6914, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Sivan, dans laquelle vous me dites que l’on vous propose un parti. Vous avez répondu que vous souhaitez poursuivre votre étude de notre sainte Torah(1) et l’autre partie vous a assuré qu’elle acceptait cette condition. S’il s’avère qu’il en est bien ainsi, si elle admet l’idée de la poursuite de vos études à la Yechiva, pendant un temps conséquent, il faut effectivement s’intéresser à cette proposition. Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, vous guidera sur le chemin qui sera réellement bon pour vous. Vous me dites que l’autre partie accepte la condition. Bien entendu, vous devez avant tout, pour votre part, prendre une ferme décision, non seulement de poursuivre votre étude avec élan et ardeur, mais, plus encore, de l’intensifier. Vous consulterez les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 3, qui disent : “ Après le mariage, on pourra encore étudier pendant deux ou trois ans, sans tracas ”. Or, cette affirmation est formulée à propos de personnes exerçant une activité professionnelle(2). Combien plus est-ce donc le cas pour ceux qui ont fait le choix d’un sort enviable, celui d’avoir la Torah pour seule activité et d’adopter une occupation sacrée.
J’ai bon espoir qu’en plus de votre étude, avec élan et ardeur, portant sur la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, vous gardez aussi les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. En effet, l’un n’exclut pas l’autre(3). Car, ce qui résulte, ici-bas, de tout cela, est à l’origine de la différence qui peut être faite entre le Talith et les Tsitsits, comme l’expliquent les discours ‘hassidiques de ce dernier Chabbat(4). Néanmoins, le Talith n’a aucune sainteté, ce qui n’est pas le cas pour…(5). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Après le mariage. (2) Après le mariage et parfois même avant. (3) Une étude n’exclut pas l’autre. (4) Prononcés par le Rabbi. (5) Les études de la Torah, qui sont toutes saintes.
Lettre n°6915
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6915, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim
de Lod, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, de diverses sources, des informations selon lesquelles des élèves et des jeunes gens ont demandé à être intégrés à la Yechiva Tom’heï Temimim et n’ont pu être reçus, du fait du manque de place. Je ne sais pas jusqu’à quel point cela est exact. Si c’est bien le cas, la raison invoquée a pu être un prétexte ou bien peut-être y a-t-il eu une autre motivation.
En tout état de cause, le but de la présente est de formuler la remarque suivante. Si cette raison est exacte, il est clair qu’elle n’a pas lieu d’être. Même si, concrètement, il n’y a pas de place pour ces élèves, un immense effort est nécessaire, en la matière. Il me semble avoir dit plusieurs fois qu’à notre époque, un élève demandant à être reçu dans une institution doit être considéré avec le plus grand empressement. De fait, en tout endroit, en particulier en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, si l’on ne mène pas rapidement une réflexion sur cette question, en lui
accordant toute l’attention qu’elle mérite, on peut envisager que ces élèves soient très rapidement intégrés à une autre institution, qui ne leur conviendra pas. Il est, bien entendu, inutile d’en dire plus. Compte tenu de l’importance de l’enjeu, cette lettre vous est adressée en express et j’attends de bonnes nouvelles.
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Lettre n°6916
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6916, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, sollicitant ma bénédiction. Vous m’indiquez comment s’organisera votre activité, à l’avenir. Il est bien évident que vous devez poursuivre, à la Yechiva, vos études à la fois de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Et, conformément aux termes de la Michna, votre crainte de Dieu précédera votre sagesse. En outre, vous êtes l’un de nos frères, les Sefardim, qui ont adopté un usage, particulièrement judicieux, celui de se marier à un âge proche de dix huit ans. Or, vous avez déjà dépassé cet âge et vous devez donc vous intéresser à cela, bien entendu de la manière qui convient, selon l’enseignement de notre Torah et d’une manière pudique. Et, nos Sages ont souligné que celui qui se sanctifie quelque peu ici-bas reçoit une immense sanctification d’en haut.
Vous me demandez si vous devez chercher un bon parti ou bien attendre que celui-ci se présente. Nos Sages soulignent clairement qu’un homme doit le faire “ comme s’il recherchait ce qu’il a perdu ”. En plus de votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, vous gardez sûrement les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°6917
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6917, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[2 Tamouz 5719]
Vous me rapportez une rumeur, citée en mon nom, selon laquelle on pourrait se passer d’un Talith Katan pendant la nuit. Je ne me souviens pas d’avoir jamais dit pareille chose.
Lettre n°6918
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6918, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Chimeon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me demandez comment écrire l’unité de la nouvelle année(2), avec un Kaf ordinaire ou bien avec un Kaf final. J’ai n’ai pas reçu d’instruction, à ce sujet, mais la coutume juive, partie intégrante de la Torah, en la matière, si l’on consulte les références indiquées par le Tour et le Choul’han Arou’h, de même que ceux qui figurent sur les pages(3), a toujours été l’usage d’un Kaf ordinaire(4).
Pour l’heure, je n’ai pas trouvé d’exception à cette règle. Dans les années passées, de nombreux imprimeurs étaient des érudits de la Torah et la publication de livres se faisait toujours avec l’accord des Rabbanim. Or, en tous les textes que j’ai pu voir, c’est bien ainsi que l’on procède. Vous consulterez les traités Chabbat 104a, Meguila 2b, se demandant quelle est la forme la plus courante de cette lettre. Vous verrez aussi le Likouteï Torah du Ari Zal, au début de la Parchat ‘Hayé Sarah. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de vos réalisations communautaires et de vos accomplissements personnels, les uns dépendant des autres, de même qu’en vous souhaitant une bonne fête de la libération(5),
Notes
(1) Le Rav C.Glitsenstein, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°213*. (2) Le Kaf de Tav Chin Kaf, 5720. (3) Des différents livres. (4) Voir aussi, à ce sujet, le recueil Yagdil Torah, publié à Jérusalem, numéro 11, dans les pages 19 à 21. (5) Du précédent Rabbi, le 12 Tamouz.
Lettre n°6919
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6919, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chaoul Issa’har(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du Roch ‘Hodech Tamouz. En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, d’autant que nous nous trouvons dans le mois de la libération de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Or, le corps suit la tête. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible,
Vous m’interrogez de nouveau(2) sur l’avis du Zohar, tome 2, à la page 118a-b, indiquant, à plusieurs reprises, que l’homme est la quatrième cause(3), après le feu, qu’il est même : “ leur conclusion ”. Ce sont : “ le taureau, la fosse creusée, l’incendie et la destruction ”. Ce n’est donc pas le sens que l’on peut donner au troisième terme(4). En fait, il est ici fait référence à la Michna suivant celle qui énumère les quatre causes de dégât(5). Du reste, le Zohar n’est pas concerné, en la matière, puisque la citation faite dans ce texte est celle du Raya Méhémna.
Notes
(1) Le Rav C.I. Bik, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°6744. (2) Après ce qui était dit dans la lettre n°6744. (3) De dégât citée par la Michna, qui seront énumérés plus loin. (4) De la Michna, lequel désigne bien l’incendie et non le dégât causé par l’homme. (5) C’est à celle-ci que le Zohar fait allusion.
Lettre n°6920
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6920, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 20 Sivan. Nous entrons dans le mois de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui fut la délivrance du plus grand nombre, à cette époque-là et pour les années, les générations suivantes, comme en attestent les détails du récit de l’emprisonnement et de la libération(1).
Qu’il en résulte donc des actions dans les domaines pour lesquels il fit don de lui-même, c’est-à-dire la diffusion du Judaïsme, en général et des sources(2), en particulier. Tous ceux qui entretiennent une relation et ont connaissance de tout cela sont tenus de le faire. Pour que l’action soit fructueuse, on a besoin de tranquillité, de joie et d’enthousiasme. Le Berger d’Israël éclairera Sa face et vous libérera de tout ce qui fait obstacle. Vous complèterez tout cela avec une largesse véritable, matérielle et spirituelle. Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir la lettre n°6912. (2) De la ‘Hassidout.
Lettre n°6921
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6921, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux bons
comportements, empli d’empressement, le Rav I.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Sivan, que je viens de recevoir. Vous envisagez de créer un parti non affilié en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Il me semble avoir déjà répondu, à ce sujet, qu’un tel processus doit commencer par ceux qui se trouvent en Terre Sainte. C’est ensuite que ceux qui sont dans les autres pays pourront également intervenir, en la matière. Bien entendu, en ces mois qui précèdent les élections, on peut craindre une certaine opposition, de la part de différents milieux, y compris parmi ceux qui n’auraient peut-être pas marqué aussi ouvertement leur désaccord, si les élections étaient encore loin. C’est bien évident.
Il est clair que ceci concerne la création d’un parti, mais ne dispense nullement chacun de ceux qui peuvent agir, en la matière, de le faire, en se plaçant au-dessus des partis et non uniquement en évitant toute affiliation, comme vous le dites. Je veux dire qu’il faut diffuser le Judaïsme traditionnel et, en Terre Sainte, une telle action peut recevoir de larges proportions, en particulier parmi les jeunes. Vous comprendrez donc ma surprise, mon étonnement et ma douleur en observant que si peu d’actions sont menées, en la matière. Je pense qu’elles sont non seulement peu nombreuses, mais même très rares ou encore moins que cela. Il est difficile d’en dire plus, tant cela est pénible, surtout quand on se trouve à distance. En effet, nos Sages disent : “ Ne juge pas ton prochain…(2) ”.
Nous nous trouvons dans le mois de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël(3), qui fut la délivrance du plus grand nombre, à cette époque-là et pour les années, les générations suivantes, comme en attestent les détails du récit de l’emprisonnement et de la libération. Puisse donc Dieu faire qu’il en résulte des actions dans les domaines pour lesquels il fit don de lui-même, c’est-à-dire la diffusion du Judaïsme, en général et des sources(4), en particulier. Tous ceux qui entretiennent une relation et ont connaissance de tout cela sont tenus de le faire. Pour que l’action soit fructueuse, on a besoin de tranquillité, de joie et d’enthousiasme. Le Berger d’Israël éclairera Sa face et Il libérera chacun, au sein de tout Israël, de tout ce qui fait obstacle. Vous complèterez tout cela avec une largesse véritable, matérielle et spirituelle. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Israël Zisel Dvurts, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5736. (2) Avant d’être à sa place. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6912. (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°6922
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6922, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tamouz 5719,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Sivan et je suis satisfait de constater votre intérêt pour l’œuvre de Loubavitch, qui s’efforce de répandre la clarté de la Torah et des Mitsvot sur la base des valeurs sacrées. De ce fait, vous considèrerez sûrement avec attention la copie ci-jointe d’un message de la Parchat Beaalote’ha. J’espère qu’il vous sera utile et qu’il sera à l’origine d’actions concrètes. Vous ne me parlez pas de votre état de santé et j’en déduis que tout va bien. Puisse Dieu faire que vous alliez de mieux en mieux.
Vous me demandez s’il serait bon d’acheter des maisons afin d’en faire une source de revenus pour le Beth Loubavitch(2). Tout dépend de la situation de l’immobilier en Angleterre, à l’heure actuelle, de même que des conditions d’achat. Si, d’après vos informations, tout cela est convenable, Dieu vous accordera une grande réussite. S’agissant des parts que vous possédez depuis longtemps déjà, il ne me semble pas bon de les vendre à moitié prix. Il vaut mieux les conserver jusqu’à ce que cette transaction vous rapporte un profit.
Pour ce qui est du transfert de votre commerce dans un autre endroit, vous me demandez s’il est justifié de déménager dans un quartier plus onéreux, ce qui entraînerait de plus larges dépenses, mais apporterait des possibilités de développement. Vous savez quelle est ma position, en la matière. Il faut mettre en pratique les termes de la sentence : “ J’avancerai dans la largesse ”, d’autant que Dieu vous a suggéré la bonne initiative de couvrir les dépenses du Beth Loubavitch. Il faut donc élargir les canaux qui véhiculent une plus large bénédiction et une plus grande réussite, émanant de Dieu. Une partie de vos recettes revient à la cause sacrée que j’ai mentionnée(3). Or, si la promesse : “ Prélève la dîme afin de t’enrichir ” s’applique systématiquement, il convient, néanmoins, d’intervenir par les voies de la nature, afin d’élargir les canaux et les réceptacles. Puisse Dieu faire qu’en changeant l’endroit de votre commerce, vous changiez également de Mazal, pour le bien et pour la bénédiction. Et, vous vous servirez de ces gains pour ce qui est bon et joyeux, dans l’allégresse et dans l’enthousiasme. Avec ma bénédiction afin de connaître une grande réussite et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Perrin, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°6775. (2) De Londres. (3) Le Beth Loubavitch.
Lettre n°6923
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6923, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Tamouz 5719,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, que la Bar Mitsva de votre fils a été célébrée ce Chabbat, en un moment bon et fructueux. Votre fils sait sûrement que cette célébration marque le commencement d’une nouvelle période, qu’il doit désormais manifester pleinement son Judaïsme, dans tous les domaines, avec la pleine responsabilité de même que le mérite qui en résultent. Que Dieu vous accorde, de même qu’à votre épouse, une satisfaction véritable, c’est-à-dire une satisfaction juive, du jeune Bar Mitsva. Qu’il soit un ‘Hassid, érudit de la Torah et craignant Dieu, respectant les Mitsvot de la meilleure façon, avec la chaleur et la clarté ‘hassidiques, qui apportent le plus grand bonheur, non seulement dans le domaine spirituel, mais aussi matériellement.
A n’en pas douter, le jeune homme se rappellera toujours que le Chabbat de sa Bar Mitsva était le 12 Tamouz, date heureuse de la libération de mon beau-père, le Rabbi, des prisons de la Russie soviétique, où il fit don de sa propre personne pour les Juifs et pour le Judaïsme. De la sorte, il insuffla à tous des forces renouvelées et le succès, en particulier pour ceux qui sont proches de son œuvre sacrée et de ses saintes institutions. Je vous souhaite Mazal Tov et la réussite, matérielle et spirituelle à la fois. Avec ma bénédiction,
Lettre n°6924
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6924, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Tamouz 5719,
Brooklyn,
A l’attention des dirigeants du réseau Ohaleï Yossef Its’hak
Loubavitch en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée
et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je reproduis ici le texte du télégramme que le Rabbi Chlita vous a adressé aujourd’hui, à l’occasion de votre réunion nationale, laquelle se tiendra, avec l’aide de Dieu, au jour de la libération(1), qui approche. Il était formulé ainsi :
“
A la réunion du réseau Ohaleï Yossef Its’hak
Loubavitch en notre Terre Sainte, Kfar ‘Habad,
Le mérite de celui dont nous célébrons la joie(2) protégera la réunion et lui conférera un mérite. Son objectif essentiel est de renforcer et de développer le réseau, au sein de toutes les institutions ‘Habad et de tout ce qui les concerne. Il imprègnera ses élèves(3) de l’abnégation de celui dont nous célébrons la joie, d’un enthousiasme ‘hassidique pour notre Torah et pour ses Mitsvot. Et, vous vous répandrez, à l’ouest et à l’est, au nord et au sud(4), jusqu’à la délivrance, qui est imminente, par notre juste Machia’h. Avec ma bénédiction de réussite,
Mena’hem Schneerson, ”
Vous avez sûrement reçu ce télégramme en son temps. Vous ferez sans doute savoir ici(5), avec tous les détails nécessaires, ce qui a été accompli, en la matière. Avec mes respects et ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la délivrance,
Le secrétaire,
Notes
(1) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques, le 12 Tamouz. (2) Le précédent Rabbi. (3) Le Rabbi précise : “ les élèves garçons et les élèves filles ”. (4) Selon le slogan choisi par le Rabbi pour cette année. (5) Au Rabbi.
Lettre n°6925
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6925, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Tamouz 5719,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre
aux besoins communautaires, a de multiples connaissances,
le Rav Chlomo Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais suite à la visite qui m’a été rendue par monsieur ‘Haïm Moché Shapiro(2). Notre discussion a également porté sur vous et je voudrais vous faire part ce dont nous nous sommes entretenus. Monsieur Moché ‘Haïm m’a dit que, pour les prochaines élections, le Mizra’hi Ha Poël Ha Mizra’hi envisage de vous faire figurer sur sa liste. Je lui ai parlé d’un front religieux uni, car, pour ma part, j’ai encore l’espoir que celui-ci sera constitué, même si, d’après les rumeurs, les différents partis ne sont pas enthousiasmés par cette idée. Mais, je lui ai dit que, même si ce front uni voit le jour, je ne suis pas d’avis que le Rav Zevin apparaisse sur cette liste. En effet, il exerce une influence sur des milieux variés et larges. Son pouvoir est donc bien plus grand en tant qu’homme apolitique. A l’opposé, s’il est inscrit sur une liste, cette influence s’en trouvera diminuée. Ainsi, si le Rav Herzog Chlita décide de se reposer et de se démettre de ses fonctions(3), je pense que le Rav Zevin Chlita aura son mot à dire pour désigner le candidat à sa succession. Il n’en sera pas de même s’il apparaît sur une liste d’un parti ou même sur la liste unie de tous les partis religieux. A mon sens, cela est bien plus important.
Je suis surpris et peiné que soit à ce point retardée la parution des volumes suivants de l’Encyclopédie talmudique. Du reste, j’ai mentionné ce fait dans cette même discussion et je me demande réellement si votre participation à la Knesset est plus importante qu’une réalisation aussi fondamentale que l’Encyclopédie talmudique. En effet, vous y consacrez votre temps et il n’y a donc pas lieu de réduire cette réalisation, du fait de votre apparition et de votre participation à la Knesset, ce que d’autres peuvent faire à votre place.
Vous me direz sûrement s’il y a eu une suite à tout cela. De même, vous me répondrez sur les points qui ont été évoqués ci-dessus. Avec mes respects, ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, pour avoir “ un été en bonne santé ” et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Y. Zevin, de Jérusalem, rédacteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, les lettres n°221 et 6967. (2) L’un des responsables du parti national religieux, le Mizra’hi. (3) De grand Rabbin ashkénaze d’Israël.
Lettre n°6926
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6926, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 4 Tamouz, concernant votre voyage ici, pendant le mois de Tichri(1). Or, l’essentiel manque à votre lettre. Différents textes expliquent, en effet, l’importance de diffuser les sources(2). Il est bien clair que telle est votre mission première, surtout en fonction de l’éducation que vous avez reçue et du comportement que vous observez chez vos parents, auxquels Dieu accordera longue vie. Pendant toutes les années de votre vie, ceux-ci ont diffusé les sources de la ‘Hassidout. Bien plus, il y a, près de vous, des jeunes gens, parmi nos frères Sefardim, auxquels Dieu accordera longue vie, qui viennent d’avoir connaissance de ces sources. Leur origine fait qu’ils sont liés à l’enseignement profond de la Torah, qu’ils étudient le Zohar depuis bien longtemps. Votre responsabilité se trouve accrue d’autant, de même que celle des anciens élèves et des fils d’anciens élèves de la Yechiva de Russie, qui côtoient actuellement nos frères Sefardim.
A ma grande douleur, je n’ai pas eu connaissance, jusqu’à maintenant, qu’une telle action ait été menée(3). Vous-même n’en parlez pas, dans votre lettre. Sans doute complèterez-vous tout cela dans votre prochain courrier. Puisse Dieu faire que l’on ait de bonnes nouvelles, d’un bien qui porte des fruits dans le domaine de la sainteté et également de celui qui est lié à la vocalisation “ ou ”, comme l’explique la ‘Hassidout, dans le Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la page 10d(4). Nous sommes à la veille de la fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celui-ci fit don de lui-même pour la diffusion des sources. Puisse donc Dieu faire que le mérite soit conféré à ces jours propices, afin de suggérer une motivation profonde, en la matière, dont on fera ensuite la synthèse, qui conduira à l’action concrète et dont on aura de bonnes nouvelles. Dans l’attente de ces bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Bien entendu, ce qui vient d’être dit s’adresse également à vos amis, fils des élèves de la Yechiva et ‘Hassidim.
Notes
(1) A l’occasion du Hakhel, du rassemblement faisant suite à l’année de la Chemitta. (2) De la ‘Hassidout. (3) Auprès des Sefardim. (4) Expliquant que c’est là la forme la plus haute du bien.
Lettre n°6927
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6927, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre et votre demande de bénédiction de ce lundi. En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me faites part de votre anniversaire et, à cette occasion, vous respecterez sûrement les coutumes dernièrement adoptées par les ‘Hassidim. Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite, matérielle et spirituelle à la fois. Vous renforcerez votre étude de la Torah et votre pratique des Mitsvot, dans la largesse. Avec ma bénédiction pour que, très bientôt, vous puissiez gagner largement votre vie,
A) Vous constatez que le Dére’h Ha ‘Haïm sur le traité Avot, chapitre 5, à la Michna 22 dit, à propos d’Avraham : “ ses deux jeunes gens étaient avec lui (Imo) ”(2), alors que, pour Bilaam(3), il emploie le synonyme Ito à la place de Imo. Et, vous faites remarquer que l’on trouve l’inverse dans le Séfer Torah et dans le ‘Houmach. Peut-être cette formulation suit-elle la version du Midrash Tan’houma, à la Parchat Vayéra et au début de la Parchat Emor, qui est aussi celle du Vaykra Rabba, chapitre 26, au paragraphe 7. Notre version du Séfer Torah et du ‘Houmach a été confirmée par le Min’hat Chaï sur le verset Balak 22, 22.
B) Vous me demandez comment comprendre le Likouteï Torah du Ari Zal, au verset Bamidbar 16, 14, sur le Targoum Yerouchalmi, selon lequel le verset : “ Transpercerais-tu les yeux de ces hommes ? ” doit être interprété au sens interrogatif, alors que cela ne peut pas être le cas et qu’on aurait pu l’envisager uniquement si cela avait été plausible. Néanmoins, certains commentateurs le lisent comme un appel, une annonce : “ Irais-tu jusqu’à transpercer ? ”. C’est le point commun que l’on trouve entre l’interprétation de Rachi et celle du Likouteï Torah du Ari Zal. Ceci est conforme à la première explication des Targoum, qui n’en disent pas plus et présentent seulement cette formulation, de même que celle du Rachbam et du Baal Ha Tourim. Quant à Rabbi Avraham Ibn Ezra, il cite les deux explications à la fois.
Notes
(1) Le Rav Y.Shmotkin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°4594. (2) L’accompagnant pour le sacrifice d’Its’hak. (3) A propos des jeunes gens qui l’accompagnaient.
Lettre n°6928
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6928, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 8 Tamouz, avec votre demande de bénédiction. Nous sommes à la veille(2) de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, délivrance de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Ce fut la libération du plus grand nombre, à cette époque-là et pour les années, les générations suivantes, comme en attestent les détails du récit de l’emprisonnement et de la libération. Qu’il en résulte donc des actions dans les domaines pour lesquels il fit don de lui-même, c’est-à-dire la diffusion du Judaïsme, en général et des sources(3), en particulier. Tous ceux qui entretiennent une relation et ont connaissance de tout cela sont tenus de le faire. Pour que l’action soit fructueuse, on a besoin de tranquillité, de joie et d’enthousiasme. Le Berger d’Israël éclairera Sa face et vous libérera de tout ce qui fait obstacle. Vous complèterez tout cela avec une largesse véritable, matérielle et spirituelle. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en général et de manière spécifique,
M. Schneerson,
Vous faites référence à ce que dit le Dére’h Mitsvoté’ha(4), cité avec plus de détails dans le Kountrass Ou Mayan, à la fin du discours 19, à propos du Baal Chem Tov(5). Pourquoi ne révéla-t-il pas la même bénédiction la seconde année, puis la troisième ? Il est différents événements qui ne se renouvellent pas chaque année, depuis leur source première, par exemple le nombre des années d’un homme, comme le dit le traité Yebamot, à la fin du chapitre 4. Vous consulterez aussi le Atéret Roch, expliquant que chaque année révèle un aspect spécifique du millénaire.
Notes
(1) Le Rav I.Dubov. Voir, à son sujet, la lettre n°6564. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6564. (3) De la ‘Hassidout. (4) A la page 107b. (5) Qui échangea la bénédiction de richesse obtenue que Dieu avait accordée à un couple contre la naissance d’un enfant. Pour obtenir cette naissance, il fallut donc que cet homme et cette femme acceptent de devenir pauvres.
Lettre n°6929
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6929, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tamouz 5719,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, assume une mission sacrée,
le Rav Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 28 Iyar, dont l’acheminement a été retardé, plus qu’à l’accoutumée. Je vous remercie beaucoup d’avoir pris la peine de m’écrire pour me faire part des résultats de votre visite, dans différents pays, à propos de la séparation(2). A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de commenter l’argumentation de ceux qui s’opposent à cette séparation, sur la base de leur rationalité, afin de justifier les faits ou bien de satisfaire leur volonté. Cette idée, comme toutes les autres, apparaît, du reste, dans notre Torah, Torah de vie, y compris dans la Hala’ha concrètement applicable. On trouve ainsi deux enseignements diamétralement opposés, à ce propos. Le traité Kiddouchin 82a dit : “ Israël n’est pas suspecté…(3) ”. Pourtant, le traité ‘Houlin 11b affirme : “ On ne nomme pas de tuteur…(4) ”. De même, il va sans dire que vous devez vous servir de toutes vos forces pour maintenir cette séparation, encore à l’avenir. Et, bien qu’il semble encore difficile de la réaliser, qui sait ? Il appartient à un Juif de faire ce qui est en son pouvoir et Dieu fera ce que bon Lui semble.
Je vous remercie, en particulier, pour avoir transmis mes salutations aux écoles ‘Habad que vous avez visitées. Il est sûrement inutile de vous demander d’apporter votre contribution afin de les renforcer et de les développer. En effet, votre influence s’étend sur de nombreux endroits et sur différentes administrations. Nous sommes au lendemain du jour de la libération de mon beau-père, le Rabbi. Vous avez sûrement connaissance du récit de son emprisonnement et de son abnégation. Puisse donc Dieu faire que chacun, au sein de tout Israël, s’acquitte de la mission qui lui est confiée par la divine Providence, dans le domaine de la Torah et des Mitsvot, en général, pour l’éducation basée sur les valeurs sacrées, en particulier. Cette question a toujours été fondamentale et combien plus l’est-elle à notre époque, riche en événements, mais qui, en outre, a provoqué de multiples bouleversements et la confusion des esprits et des frontières. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles à la fois de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles,
Notes
(1) Le Rav M.Munk. (2) Entre les garçons et les filles, à l’école. Voir, à ce sujet, la lettre n°6537. (3) D’avoir des relations contre nature. (4) Pour prévenir les relations interdites.
Lettre n°6930
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6930, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tamouz 5719,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Dieu fasse que les combats fratricides s’amenuisent, que vienne enfin le temps, pour ces frères, de se conformer à la signification de ce terme de “ frère ”, évoquant la fraternité et l’amitié. Il est sûrement inutile de préciser mon espoir en l’accomplissement et en la réalisation de cette fraternité. En effet, la paix véritable est basée sur celle de l’âme et du corps, de l’âme divine et de l’âme animale, des deux penchants ou encore, selon la formulation de l’Admour Hazaken, celle du Sanctuaire terrestre et du Sanctuaire céleste. Bien entendu, l’âme divine ne peut pas accepter la souveraineté de l’âme animale. Simultanément, l’âme animale et même le mauvais penchant portent également en eux une parcelle de sainteté. Il faut donc renforcer et enflammer cette parcelle, jusqu’à ce qu’elle soit, une bougie, une torche, une flamme de feu et de lumière, jusqu’à ce que l’esprit domine la matière, que la spiritualité domine la matérialité, que l’aspect divin de l’homme l’emporte sur son aspect animal. La paix véritable et durable, la fraternité et l’amitié réelles sont donc basées sur notre Torah immuable, Torah de vie et sur ses Mitsvot. De fait, comme le tranche le grand maître, le Rambam, à la fin de ses lois de ‘Hanouka : “ La Torah a été donnée pour réaliser la paix dans le monde ”.
Me trouvant encore sous l’influence de la réunion ‘hassidique du jour de la libération, je me permets de conclure mon propos par un dicton que rapporta mon beau-père, le Rabbi, quand il arriva aux Etats-Unis, à propos de sa propre libération. Son salut, qui fut miraculeux, n’eut pas uniquement la portée d’une délivrance personnelle. Elle fut celle de tous les domaines de la Torah pour lesquels il avait combattu. Ce fut précisément la raison de son emprisonnement. La conclusion qu’il en tira fut la nécessité de promouvoir, aux Etats-Unis, une éducation basée sur la Torah sans compromis. Et, l’on peut justifier ainsi la relation entre les deux éléments. Il réalisa son œuvre avec abnégation, allant à l’encontre d’un raisonnement naturel. Car, c’est de cette façon que l’on fait don de sa propre personne, par l’essence de son âme, qui ne peut pas être découpée, dont toutes les parties ont la même force, la même détermination dans l’ensemble de l’âme et du corps. De ce point de vue, le principe même d’un compromis est écarté, car celui-ci est concevable uniquement quand on peut distinguer un aspect essentiel et un autre, accessoire. On peut alors envisager d’abandonner le second pour préserver le premier. L’essence, en revanche, est identique en chaque aspect spécifique. Dès lors, le détail le plus insignifiant devient l’équivalent du plus fondamental. Il en est de même pour la qualité des Juifs. Selon la formulation de l’Admour Hazaken, “ tous les Juifs sont véritablement des frères, par la source de leur âme en le Dieu unique ”. Il en est de même pour la Torah et pour ses Mitsvot. Lorsqu’un décret est émis à l’encontre de la pratique d’une Mitsva, même s’il s’agit de modifier le port de lacets, on doit alors faire don de sa propre personne. Ceci s’applique également à l’essence d’Erets Israël, “ le pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu ”. La concernant, aucune différence ne peut être faite dans le temps, “ du début de l’année à la fin de l’année ”, ou bien dans l’espace, depuis la pierre de soutènement du Saint des Saints jusqu’à la poussière se trouvant à l’extrémité, ainsi qu’il est dit : “ Car, Tes serviteurs ont désiré ses pierres et prennent en grâce sa poussière ”, comme le relatent nos Sages, à la fin du traité Ketouvot. Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Lettre n°6931
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6931, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Mi’haël(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre question relative aux modifications, au sein du Beth Rivka, par le changement de l’âge des élèves(2). Il est bien évident que le projet de constituer des classes d’un âge plus avancé est très judicieux, pour différentes raisons. Mais, il est tout aussi clair qu’il n’y a pas lieu d’en faire un “ échange commercial ”, c’est-à-dire d’envoyer les élèves actuelles de Beth Rivka dans une autre école. En effet, le Beth Rivka a également la responsabilité d’assurer une éducation basée sur les valeurs sacrées aux plus petites. Il n’y a donc nullement lieu d’échanger les unes contre les autres. Il faut, bien au contraire, élargir et multiplier les grandes classes, puis rechercher les moyens financiers qui permettront de couvrir les dépenses supplémentaires, mais, bien entendu, il ne faut pas renvoyer des élèves de l’école, quel que soit leur âge. C’est bien évident. Avec ma bénédiction de réussite, de même que pour donner de bonnes nouvelles,
Je vous remercie, en particulier, pour m’avoir adressé la liste des élèves(3) qui se consacrent à l’éducation et, plus généralement, pour ce que vous m’écrivez de la réussite de l’action menée. J’ai bon espoir qu’il y a plus, bien plus que cela, justifiant que l’on se réjouisse du fruit de votre effort et de celui des autres ‘Hassidim se trouvant au Maroc. A n’en pas douter, chacun trouvera en cela des forces et de la vigueur, non seulement pour poursuivre cette sainte mission, mais aussi pour l’élargir considérablement. Le mérite de ce qui est public vous vient en aide et nos maîtres invoquent la miséricorde divine pour que vous connaissiez la réussite en tout cela, en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme, pour la bénédiction et le succès, y compris en ce qui vous concerne personnellement.
Notes
(1) Le Rav M.Lipsker, de Meknès, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°5578. (2) A l’ouverture de cette école aux plus grandes, alors que les plus petites iraient dans une autre école. (3) Des écoles Loubavitch au Maroc.
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