Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6851
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6851, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Iyar 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis très surpris de ne pas recevoir de vos lettres et de vos nouvelles, depuis bien longtemps déjà. Certes, je reçois quelques informations, indirectement, mais ce que l’on obtient par l’intermédiaire de quelqu’un ne peut pas être comparé à ce qui est reçu de manière directe. Sans doute complèterez-vous tout cela, à la prochaine occasion. Il est sûrement inutile de vous répéter encore une fois ce que je vous ai déjà écrit, il y a quelques temps. Vous devez multiplier les actions pour notre Torah et pour ses Mitsvot, pour vous-même et pour les autres. Il est bien évident que vous disposez des forces nécessaires pour cela. Comme l’explique le Tanya, il s’agit là d’un héritage, que nous avons reçu de nos ancêtres. Or, un enfant d’un jour est lui-même totalement habilité à recevoir un héritage. Combien plus est-ce le cas pour celui qui a eu le mérite d’être un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim, qui a eu connaissance de la ‘Hassidout de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Cet acquis, là-haut, est immuable et il se met en éveil, ici-bas, par un effort de l’homme(1) ou même à l’initiative de Dieu(2). En revanche, tout découragement, tout renoncement émane d’une source qui n’est pas pure.
Nous avons passé le mois de Nissan et nous nous trouvons dans celui de l’éclat(3). On se libère alors des barrières et des entraves, on se prépare à recevoir la Torah. Ce sera donc, pour vous également, le début de la liberté. Sa conclusion et sa finalité seront obtenues prochainement. Rien ne résiste à la volonté, surtout quand on vous vient en aide pour y parvenir. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Textuellement : “ un réveil d’en bas ”. (2) Textuellement : “ un réveil d’en haut ”. (3) Celui d’Iyar.
Lettre n°6852
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6852, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Iyar 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, la brève description de vos actions des semaines passées. Sans doute, à l’avenir, continuerez-vous à me donner des nouvelles détaillées. De même, votre épouse m’écrit uniquement pour la seconde fois, mais j’espère qu’il y a là un bon début et qu’elle-même me communiquera tous les détails nécessaires. Bien plus, les écrits du Ari Zal soulignent que la période du talon du Machia’h établit la qualité des femmes juives, comme ce fut le cas lors de la première délivrance, la sortie d’Egypte(1). C’est une évidence.
Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour une réussite considérable en vos réalisations communautaires et en ce qui vous concerne personnellement. Avec ma bénédiction de : “ tu te répandras ”,
M. Schneerson,
Notes
(1) Ainsi qu’il est dit : “ C’est par le mérite des femmes vertueuses que nos ancêtres furent libérés de l’Egypte ”. (2) “ A l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”, selon le slogan choisi par le Rabbi pour cette année.
Lettre n°6853
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6853, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Iyar 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une
mission sacrée, le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 5 Iyar, avec ce qui y était joint, c’est-à-dire le fruit de la collecte que vous avez organisée au profit du Collel ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Il est sûrement inutile d’exprimer de la reconnaissance à quelqu’un comme vous. Malgré cela, je vous remercie pour le plaisir et la satisfaction que vous m’avez procurés, à titre personnel. En effet, en plus de l’importance de cet accomplissement et de la Mitsva qu’il constitue, me causant un immense plaisir, je dois aussi vous faire part de mon sentiment personnel, d’autant que les événements positifs et réjouissants sont peu fréquents. Ceci augmente d’autant la valeur de ce qui a été réalisé, d’autant que vous l’avez fait de votre propre initiative, sans que cela ne vous ait été demandé.
Nous venons de vivre le mois de Nissan et nous sommes en celui de l’éclat(2), lorsque naquirent ceux qui illuminèrent le monde(3). Et, l’on connaît les propos du Ari Zal selon lesquels ces jours, quand ils sont “ commémorés ”, sont également “ revécus ”. Ceci renforcera vos réalisations communautaires et vos accomplissements personnels, au sein de tout Israël. Vous obtiendrez la libération et la délivrance, afin de multiplier l’éclat dans le monde, un éclat et des reflets des actions de nos ancêtres. Car, comme le dit le Tanya, les membres de leur corps et leurs actions(4) n’étaient consacrés qu’à la Volonté de Dieu, tout au long de leur vie. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en bonne santé,
Notes
(1) Le Rav M.Flyer, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°6091. (2) Iyar. (3) Les Patriarches. (4 Ceux des Patriarches.
Lettre n°6854
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6854, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Iyar 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission sacrée, le Rav Israël Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 6 Iyar, qui me décrivait, d’une manière extrêmement concise, les réunions ‘hassidiques du dernier jour de Pessa’h et je veux espérer que vous avez mené une action, de la manière qui convient et qui sied, également pour la distribution de la Matsa Chemoura.
J’espère aussi que vous avez enfin fait en sorte que votre ville adopte l’idée selon laquelle l’expression : “ Tes sources(2) se diffuseront à l’extérieur ” est particulièrement précise, c’est-à-dire qu’une diffusion est nécessaire et que celle-ci doit effectivement parvenir jusqu’à l’extérieur. Bien entendu, cette mission incombe à ceux qui ont connaissance de cette lettre du Baal Chem Tov(3) et, avant tout, qui ont eu le mérite de l’apprendre de notre maître, qui ont reçu son enseignement et ses causeries en montrant l’importance et la nécessité. Et, même si ces personnes demandent pourquoi cette nécessité n’était pas aussi clairement connue à leur époque(4), à quoi bon ces questions et ces explications, alors que seule l’action concrète importe ? C’est bien évident.
Notes
(1) Le Rav I.M. Altein. Voir, à ce sujet, la lettre n°439. (2) Celles du Baal Chem Tov, l’enseignement de la ‘Hassidout. (3 Dans laquelle il dit que de la diffusion des sources de son enseignement dépend la venue du Machia’h. (4) Avant la révélation de la ‘Hassidout.
Lettre n°6855
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6855, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille du Chabbat Parchat Emor 5719,
Brooklyn, New York,
A nos frères, les enfants d’Israël,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Nous nous trouvons dans la période de l’Omer. Dans leur dimension profonde, ces jours préparent le don de la Torah et nos Sages expliquent que cette période trouve son origine dans la sortie d’Egypte, quand les enfants d’Israël éprouvèrent une immense soif(1) de recevoir la Torah. Après leur libération physique, ils comptèrent donc les jours et les semaines qui les séparaient de leur libération morale, près du mont Sinaï. Ils ne savaient pas encore précisément ce qu’était la Torah, ce qu’elle instaurerait, à titre individuel comme pour la communauté. Mais, il leur suffisait de savoir que sa révélation était la finalité de leur démarche. Au fond de leur cœur, ils étaient déjà animés d’un profond amour pour Dieu, pour la Torah et pour leur prochain. Nos ancêtres Avraham, Its’hak et Yaakov implantèrent ces sentiments dans tous les cœurs juifs. Et, dans la vie quotidienne des enfants d’Israël, cette immense soif leur permit, en un temps relativement court, de devenir “ une nation de prêtres et un peuple sacré ”.
Trois mille deux cent soixante et onze ans se sont écoulés depuis la sortie d’Egypte(2) et, pendant la majeure partie de cette période, les Juifs sont passés d’un exil à l’autre. Ils ont pu vérifier, à titre individuel comme en tant que communauté, à quel point la Torah est effectivement “ une Torah de vie ”, au sens le plus littéral. On peut en déduire à quel point nous devons avoir soif de Torah. Néanmoins, en différentes situations, l’attachement profond des Juifs à la Torah et aux Mitsvot se trouve assombri. C’est pour cela qu’il est nécessaire, de temps à autre, de mettre en éveil le cœur juif, lequel, de fait, est toujours prêt à retrouver cette conscience.
La Paracha de cette semaine commence par : “ Dis aux Cohanim... et tu leur diras ”. Il faut donc dire, répéter, mettre en garde les adultes pour ce qui concerne les enfants, commander aux plus grands de guider les plus petits. Tous les Juifs, appartenant à une “ nation de prêtres ”, sont comparés à des Cohanim, lesquels, par nature, sont zélés, écartent toute nonchalance. Pour autant, il faut les encourager fréquemment, non seulement pour qu’ils assument la mission qui leur est personnellement confiée, mais aussi pour qu’ils engagent les autres à en faire de même.
Certains se distinguent par leurs aptitudes, leur empressement et leurs qualités d’enseignants. D’autres possèdent des moyens financiers. Chacun doit donc agir en fonction des possibilités que la divine Providence lui a accordées. Bien évidemment, celui qui peut intervenir dans tous ces domaines à la fois doit agir en conséquence. Il lui incombe, beaucoup plus clairement et beaucoup plus fortement, d’assumer pleinement sa mission.
*
*
*
Je m’adresse à vous, nos frères, enfants d’Israël, au nom du centre de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch, dont la situation financière est actuellement critique. Si celle-ci venait d’être fondée et avait besoin de votre aide, vous lui auriez sûrement répondu chaleureusement. Mais, en l’occurrence, elle a fait la preuve, avec l’aide de Dieu, par l’abnégation de ses élèves et de ses enseignants, qu’elle a été capable de passer soixante ans, d’un exil à l’autre et a clairement montré le poids de sa valeur spécifique, de son engagement et de sa réalisation pour la Torah et les Mitsvot basées sur les valeurs sacrées.
Chacun et chacune est concerné par l’Injonction de mettre en garde les grands pour ce qui concerne les petits. Chacun et chacune doit répondre, avec empressement et même avec abnégation, à l’appel à l’aide qui est lancé par la Yechiva Loubavitch, du fait de la situation financière critique qui est actuellement la sienne. Par ce mérite, les petits deviendront des grands et les grands seront encore plus grands, dans tous les domaines, car “ grand est l’Eternel et nul ne peut percevoir Sa grandeur ”. A n’en pas douter, Dieu ne restera pas en aide. Il accordera enfants, santé et prospérité, dans la largesse matérielle et spirituelle à la fois. Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°6842. (2) Qui eut lieu en 2448.
Lettre n°6856
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6856, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Iyar 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Touvya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 3 Iyar et, en un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins. Je suis surpris que vous me parliez si peu, et même pratiquement pas du tout, des actions menées dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad, surtout pour la diffusion des sources(2). Puisse Dieu que le manque soit uniquement dans ce que vous m’écrivez, mais non dans l’action concrète. Et, comme je l’ai déjà précisé, on peut constater qu’en rendant compte de ce qui est fait à telle personne(3), on fait en sorte que les activités soient accrues en quantité, en qualité ou même dans ces deux domaines à la fois. Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Bien plus(4), nous sommes dans le mois de l’éclat(5), lorsque naquirent ceux qui illuminèrent le monde(6). Et, l’on connaît les propos du Ari Zal selon lesquels ces jours, quand ils sont “ commémorés ”, sont également “ revécus ”. Ceci renforcera vos réalisations communautaires et vos accomplissements personnels, au sein de tout Israël. Vous obtiendrez la libération et la délivrance, afin de multiplier l’éclat et les reflets des actions de nos ancêtres. Comme le dit le Tanya, les membres de leur corps et leurs actions(7) n’étaient consacrés qu’à la Volonté de Dieu, tout au long de leur vie. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav T.Blau, de Jérusalem. Voir la lettre n°6636. (2) De la ‘Hassidout. (3) En l’occurrence, au Rabbi lui-même. (4) Voir la lettre n°6854. (5) Celui d’Iyar. (6) Les Patriarches. (7) Ceux des Patriarches.
Lettre n°6857
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6857, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Iyar 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Iyar, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce que vous avez vécu et comment vous vous êtes installé. Vous concluez en exprimant votre étonnement. Votre volonté étant de franchir les étapes de la Torah et des Mitsvot, comment se fait-il que vous affrontez de nombreuses difficultés, alors que des jeunes gens ne pratiquant pas ne les subissent pas, comme on peut le vérifier concrètement et qu’ils ne font aucun effort ? Or, la réponse à cette question se trouve dans votre lettre. Décrivant votre installation, vous dites que trois ou quatre ans de formation ont été nécessaires pour exercer le métier que vous pratiquez actuellement. Désormais, vous travaillez, comme tout autre employé, en fonction de vos connaissances et vous ne gagnez cependant que cent dix livres israéliennes par mois. Or, la raison en est bien simple. Plus un accomplissement est important, plus la préparation doit également être grande et large. En revanche, plus cet accomplissement est faible ou même insignifiant, plus la préparation est réduite ou même absente.
Or, il en est de même pour une vie dépourvue de contenu. Celle-ci n’a besoin d’aucune préparation. Tout plaisir qu’on y éprouve n’existe plus, dès l’instant suivant. Dès lors, quoi d’étonnant qu’il n’y ait rien à préparer ? Quiconque médite à son avenir, même un court instant, s’efforcera de le préparer de la meilleure façon possible, pendant quelques années. C’est de cette façon que l’on améliore sa vie, dans un avenir proche, ou même dans l’avenir, en général, pour de nombreuses décennies. Selon le dicton court et avisé de nos Sages, “ le salaire est à la mesure de l’effort ”. Pour autant, le salaire est beaucoup plus important que l’effort et la peine. De ce fait, en multipliant cet effort et cette peine, on obtient une récompense et un profit bien plus grands.
J’espère que ces quelques lignes suffiront, que vous méditerez à leur contenu et que vous parviendrez à la conclusion véritable. Vous devez profiter de ces années, de l’empressement caractérisant le jeune âge pour préparer votre avenir, de la manière qui convient, afin d’être heureux, matériellement et spirituellement. Or, il est une seule façon d’y parvenir. Il faut se préparer moralement à étudier notre Torah, Torah de vie, à pratiquer ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. C’est ainsi que l’on met en pratique la requête, la promesse et l’injonction : “ Tu choisiras la vie ”, une vie véritable et heureuse, y compris dans ce monde. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6858
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6858, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Fin de Tamouz 5719,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Eliézer Aryé Ha Lévi,
qui est appelé docteur Finkelstein(1),
Je vous salue et vous bénis,
Par envoi séparé, vous recevrez nos dernières publications. J’espère que celles-ci seront utiles au plus grand nombre. A cette occasion, je voudrais m’arrêter sur un point de votre lettre, puisque vous m’écrivez : “ Je n’ai absolument aucune influence. Dans notre milieu, du reste, nul n’en a ”. Or, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, à ce propos(2) : “ Tout comme on doit avoir connaissance de ses défauts, ce qui est une condition indispensable pour les réparer et pour avoir la vie qui convient, il est, tout autant, nécessaire de connaître ses capacités, ses potentialités et ses qualités. Or, précisément en ces jours, il n’est nul besoin de rechercher des preuves de l’influence que vous exercez. En effet, selon mes informations, vous avez été en mesure d’opérer un important virement à droite dans les milieux où s’étend cette influence. D’après ce que l’on m’a transmis, certains domaines auraient même été très insatisfaisants, sans votre intervention. Bien entendu, je ne connais pas les détails, mais les paroles de vérité s’imposent aussitôt.
Il est sûrement inutile de vous expliquer longuement que la réussite, en une action positive, doit engendrer un effort accru, dans le même domaine. Selon l’expression de nos Sages, “ celui qui a cent pièces en désire deux cents ”, c’est-à-dire cent de plus. Puis, “ celui qui a deux cents pièces en désire quatre cents ”, c’est-à-dire deux cents de plus. Et, vous m’excuserez de vous dire qu’il est encore des domaines essentiels et fondamentaux de notre foi, en lesquels on attend avec impatience une évolution radicale de la part de vos élèves. Vous dites qu’il est un seul moyen d’être influent, une étude approfondie de la Torah, en espérant que le luminaire qu’elle contient ramène vers le bien ceux qui sont éloignés d’elle. Or, s’il est vrai que la Mitsva d’étudier la Torah surpasse toutes les autres et que le luminaire de la Torah a le pouvoir de ramener vers le bien, nul ne peut, pour autant, s’arroger le droit de se tenir à distance. La période ne permet pas qu’il en soit ainsi.
Bien plus, il s’agit, en l’occurrence d’élèves qui, à leur tour, exercent une influence sur des cercles plus ou moins importants. En outre, le traité Avot tranche et enseigne clairement que, pour que la sagesse soit pérenne, et il est clair que la Michna fait allusion à la sagesse de la Torah, celle-ci doit être précédée par la crainte de Dieu. Si l’on médite à la tournure d’esprit qu’ont les jeunes de notre peuple, aux Etats-Unis, on peut constater que ceux-ci sont droits, peut-être même plus que les personnes d’âge mûr. Ils acceptent les idées vraies, sans compromis. Bien au contraire, de tels compromis affaiblissent l’influence que l’on exerce. Là encore, il est inutile de préciser que l’affirmation selon laquelle la crainte de Dieu doit précéder la sagesse est à interpréter au sens littéral. C’est en pareil cas que l’étude conduit à l’application concrète des Mitsvot. Selon la conclusion du sage d’entre tous les hommes(3), après toutes les recherches et toutes les investigations, “ crains Dieu ”, ce qui aura pour conséquence : “ et respecte Ses Mitsvot, car telle est la finalité de l’homme ”.
Pour ce qui nous concerne, le mois de Tamouz se distingue par ses dates propices, les 12 et 13, jours de la libération de mon beau-père, le Rabbi, de son emprisonnement en Union soviétique. L’histoire des chefs d’Israël doit délivrer une leçon de morale et un enseignement. Or, l’idée profonde de ces jours de la libération est la suivante. Celui qui lutte sincèrement, au point de faire don de sa propre personne, en particulier pour ce qui concerne le plus grand nombre, même s’il n’est qu’un homme seul, peut se dresser contre un pouvoir puissant et même le vaincre. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°6529. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5355. (3) Le roi Chlomo.
Lettre n°6859
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6859, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Iyar 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat. Vous évoquez les différentes causes justifiant la suppression de plusieurs cours donnés aux autres élèves. Or, vous connaissez le dicton qui dit : “ A quoi bon toutes les explications lorsque le résultat n’a pas été obtenu ? ”. Certes, s’il est absolument impossible qu’il en soit autrement, il est bien dit que : “ la Torah dispense d’agir, en cas de force majeure ”. Pour autant, “ on ne peut considérer une telle personne comme ayant effectivement agi ”.
Puisse Dieu faire que vous-même et tous les ‘Hassidim reconnaissiez l’importance de la diffusion, qui est le bien de chacun de ceux qui s’y consacrent. Il faut donc s’y investir comme on le ferait pour son propre intérêt. Comme cela a été expliqué lors de la réunion ‘hassidique et de manière plaisante, cette période et ce monde fonctionnent à l’envers, y compris par rapport à ce qui est expliqué dans différents textes de ‘Hassidout, montrant l’élévation obtenue par le service de Dieu, grâce auquel : “ la proximité de Dieu est bonne pour moi ”. On agit donc également à l’envers, on étudie, on comprend, on perçoit et l’on pourrait expliquer à un plus petit que soi à quel point la proximité de Dieu est bonne. Mais, on n’en applique pas les termes à sa propre personne, on ne se sent pas concerné, on ne se dit pas que la proximité de Dieu est également bonne pour soi. Dieu fasse donc que l’on commence par une telle explication, même si elle semble “ de peu d’importance ”.
Bien entendu, mon but n’est pas de vous faire de la morale, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien entendu, j’exclus tout découragement. Je ne fais qu’exprimer mon étonnement en constatant que des ‘Hassidim, peu à peu, s’écartent de la diffusion, de même que de toute action pour les institutions ‘Habad ou même pour l’étude publique. Et, Dieu fasse que l’on m’annonce, en la matière, une évolution positive, “ bonne pour les cieux et bonne pour les créatures ”, d’un bien qui donne des fruits. Avec ma bénédiction de bonne santé et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°6861
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6861, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Iyar 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 Iyar. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. On sait que, dans les problèmes familiaux, surgissant entre un homme et son épouse, une action indirecte se révèle plus efficace que celle qui est directe, comme on peut le vérifier dans la pratique. En outre, pour ne pas multiplier les controverses, il ne faut pas leur prêter attention, chaque fois que cela est possible ou bien, en tout état de cause, les minimiser, se demander ce qui est préférable et plus efficace pour rétablir la paix. Il est dit : “ comme le visage se reflète dans l’eau… ”(1) et telle est la nature humaine. Puisse donc Dieu faire que s’accomplisse en vous la promesse de nos Sages selon laquelle : “ quand un homme et une femme en ont le mérite, la Présence divine s’installe entre eux ”.
Vous précisez que la relation que vous pouvez avoir avec les personnes, dans le cadre de vos fonctions, n’a qu’une portée limitée(2). Malgré cela, vous pouvez exercer une action directe, en intervenant auprès de ceux que vous connaissez et qui peuvent agir dans le cadre de leurs attributions. Bien plus, comme vous le dites dans votre lettre, il est certain qu’il vous arrive d’avoir des contacts avec des personnes formulant des critiques. Plus encore, vous pouvez même exercer une influence sur elles. Et, l’on connaît le dicton du Baal Chem Tov selon lequel tout ce qu’un Juif voit ou entend est nécessairement lié à la mission qui lui est confiée et à son service de Dieu. Dieu fasse que la grossesse de votre épouse se passe bien et soit aisée, qu’elle enfante en son temps et facilement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Il serait bon que les femmes enceintes que vous mentionnez fassent vérifier les Mezouzot de leur appartement, afin de s’assurer que celles-ci sont conformes à la Hala’ha, si cela n’a pas été fait au cours des douze derniers mois.
Notes
(1) “ Le cœur se reflète dans le cœur ”. Le principe de la réciprocité prévaut dans les relations entre les hommes. (2) Le destinataire de cette lettre explique ainsi au Rabbi que sa position professionnelle ne lui permet pas d’intervenir au profit de ‘Habad.
Lettre n°6862
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6862, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Iyar 5719,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Le Rav Hecht, auquel Dieu accordera longue vie, m’a dit que vous vous interrogiez sur le Talith dont on s’est servi pour votre mari(1), puisse-t-il reposer en paix. Vous n’êtes pas certaine que celui-ci lui ait appartenu(2).
Si vous savez à qui il a appartenu, vous pouvez en donner la contre-valeur à cette personne. S’il n’y a là qu’une présomption, vous pouvez, en mesure de précaution, consacrer cette contre-valeur au soutien d’une synagogue où l’on prie chaque jour, ou bien lui offrir un Talith, de sorte que celui-ci soit utilisé par l’officiant ou bien par l’un de ceux qui prient dans cet endroit.
Notes
(1) Pour son enterrement. (2) Cette femme se demandait donc s’il n’avait pas été une faute d’enterrer son mari avec un Talith ne lui ayant pas appartenu.
Lettre n°6863
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6863, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Iyar 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Zoucha(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres du 9 Iyar et les précédentes. Puisse Dieu faire, comme vous l’écrivez vous-même, que les actions menées pour tout le Kfar(2) soient fructueuses. Ainsi, chacun de ceux qui y habitent connaîtra aussi le succès, en tout ce qui le concerne, car c’est là que Dieu a ordonné la bénédiction. Bien plus, nous sommes en une année de laquelle il est dit qu’elle est “ un Chabbat pour Dieu ”(3). Or, pendant le Chabbat, on se repose de tout ce qui fait obstacle, ainsi qu’il est dit : “ Tu appelleras le Chabbat, plaisir ”. Il doit donc en être de même pendant toute cette année, à l’initiative de Dieu.
Conformément à l’ordre adopté par les versets(4), les mots : “ Quand vous parviendrez…, la terre se reposera d’un Chabbat pour Dieu ” sont énoncés avant même : “ pendant six ans, tu planteras ton champ ”, comme l’expliquent, en particulier, le Likouteï Torah, Parchat Behar, au discours ‘hassidique intitulé : “ Elle se reposera ”, les discours du Rabbi Maharach de 5627(5) et la séquence de discours ‘hassidiques de 5666(6). Ces textes établissent que la plantation des six années, pour chacun selon sa propre situation, renforce le “ Chabbat de Dieu ” et permet d’atteindre le “ Chabbat du Chabbat ”. Vous consulterez ces textes, montrant l’élévation qui correspond à tout cela. Avec ma bénédiction pour en donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav H.Z. Wilimovski, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°6444. (2) Kfar ‘Habad. (3) Celle de la Chemitta. (4) Voir la lettre suivante. (5) 1867. (6) 1906, du Rabbi Rachab.
Lettre n°6864
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6864, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Iyar 5719,
Brooklyn,
A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui
craint Dieu, Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre me décrivant brièvement vos activités de ces dernières semaines. Puisse Dieu faire que celles-ci soient toujours plus fructueuses, qu’elles apportent toujours plus de lumière. Il est sûrement inutile de vous décrire le grand mérite de ceux qui font porter leurs efforts dans ce domaine. Et, Dieu fasse que s’accomplisse en vous le fait que : “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”, que : “ une Mitsva en attire une autre ”. Vous avancerez, d’une étape vers l’autre, en ces actions, jusqu’à ce que se réalise : “ Tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”(2) et que l’on obtienne “ un héritage sans limites ”.
De fait, cette année est celle du “ Chabbat pour Dieu ”(3) et, si l’on met en pratique l’Injonction : “ pendant six ans tu planteras ton champ ” dans sa dimension spirituelle, laquelle fait allusion à la Torah, à son étude, qui conduit à l’action, on s’approche d’un stade encore plus élevé, se hissant du “ Chabbat pour Dieu ” vers le “ Chabbat du Chabbat ”, conformément à l’ordre des versets, au début de la Parchat Behar. Vous consulterez également le Likouteï Torah, Parchat Behar, au discours ‘hassidique : “ Elle se reposera ”, le Séfer Ha Maamarim 5627(4), du Rabbi Maharach, à la fin du discours : “ Elle se reposera ”. Et, ce “ Chabbat du Chabbat ” préfigure le monde futur, le jour qui sera entièrement Chabbat, comme l’explique la séquence de discours ‘hassidiques de Roch Hachana 5666(5), précisant que ce niveau restera le plus élevé également dans le monde futur. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav C.M. M. Schneersohn, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°6739. (2) Selon le slogan choisi par le Rabbi pour cette année. (3) Celle de la Chemitta. Voir la lettre précédente. (4) 1867. (5) 1906, du Rabbi Rachab.
Lettre n°6865
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6865, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Iyar 5719,
Brooklyn,
Au jeune Ezra Meïr Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins. Vous dites que différents textes de ‘Hassidout énoncent plusieurs images afin d’illustrer une même idée, alors que tout concept de la Torah est précis(2). En l’occurrence, cela veut dire que chaque image introduit un aspect particulier que l’on ne retrouve pas dans l’autre. Néanmoins, la méthode de l’étude ne consiste pas, dans un premier temps, à s’intéresser au moindre détail. Il suffit simplement de se dire que, tout comme une idée de la Torah reçoit plusieurs interprétations, on peut aussi l’illustrer de différentes manières. Tout au moins en est-il ainsi pour de nombreux concepts de la Torah(3). De façon générale, il est dit que : “ par ma chair, je contemplerai le Divin ”. De ce fait, l’enseignement de ‘Habad cite, bien souvent, des images issues des forces de l’âme. En outre, plusieurs idées ont été illustrées, dans les livres précédant la ‘Hassidout ‘Habad, par des images provenant d’autres domaines, pour une quelconque raison et, bien souvent, celles-ci sont également reproduites.
Il en est de même pour les dix Sefirot cachées. On cite parfois l’exemple(4) d’une braise ou d’un silex, d’autre fois celui des forces de l’âme. D’une façon plus générale, le Ets ‘Haïm, première porte, fin du quatrième chapitre, souligne que des concepts spirituels et abstraits peuvent être illustrés par l’exemple d’un homme ou par celui de lettres, les deux images à la fois étant nécessaires. Vous consulterez ce texte. De même, plusieurs discours ‘hassidiques font la différence entre deux niveaux sans entrer dans les détails. L’image porte alors sur ce concept dans sa globalité. Toutefois, si l’on en détaille les différents aspects, cette image pourra ne s’appliquer qu’à un seul d’entre eux. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) E. M. Arki, de Montréal. (2) Il ne devrait donc y avoir qu’une seule image, celle qui décrit le plus précisément ce concept. (3) Si ce n’est pour tous. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Aux références, il faut ajouter, en particulier, plusieurs textes du Torat ‘Haïm, notamment à la fin de la Parchat Noa’h, de même que la séquence de discours ‘hassidique intitulée : ‘Les eaux nombreuses’, de 5636, à partir du chapitre 64 ”.
Lettre n°6866
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6866, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Iyar 5719,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du sixième jour d’Iyar. Je suis surpris que vous réitériez sans cesse votre demande, alors que je vous ai déjà écrit, il y a quelques temps, pour vous signifier que vous devez placer votre confiance en Celui Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles. Selon les termes du verset, “ Il fit que tout soit bien en son temps ”, ce qui implique bien deux points. D’une part, cela se passe “ en son temps ”. En outre, cela est “ bien ”.
Puisse Dieu faire que le traitement médical intervienne en son temps et qu’il soit une réussite. Vous me donnerez de bonnes nouvelles, avec un bon moral, de vos préoccupations personnelles et de vos réalisations communautaires. Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Lettre n°6867
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6867, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Lag Baomer 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre information téléphonique selon laquelle le traitement médical a bien commencé. Puisse Dieu faire que celui-ci soit une grande réussite et qu’il vous apporte un prompt rétablissement.
On confère un mérite à un jour par nature propice, en l’occurrence celui de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, une date(1) qui apporte une grande joie, comme l’établissent différents textes. Son œuvre consista à introduire la dimension cachée de la Torah dans sa partie révélée. Il en résulta que la dimension cachée d’Israël se dévoile dans sa partie révélée. Ceci vivifie tous les membres du corps à la fois. En effet, notre Torah, Torah de vie, souligne que : “ avoir un corps intègre et en bonne santé fait partie des voies de Dieu ”(2). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Lag Baomer. (2) Selon les termes du Rambam.
Lettre n°6868
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6868, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Iyar 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, aux multiples accomplissements,
S. B. qui est appelé le docteur Ulman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre avec la copie de ce que vous avez écrit à ce Rav. Vous savez sûrement que, dans différents périodiques publiés en yiddish aux Etats-Unis, ont été éditées des analyses de la conception de Freud similaires à celle que vous mentionnez dans votre lettre. J’ai déjà dit, me basant sur l’un des principes fondamentaux de la ‘Hassidout, qu’il n’y a pas, dans le monde, de mal sans bien. Or, différents lecteurs de périodiques se caractérisent par leur superficialité(2). Dans l’absolu, ceci est très mal, pire même que le manque de connaissance, car, bien souvent, on ne saisit pas un sujet tel qu’il est réellement et on le dénature(3).
D’un autre côté, dans les circonstances actuelles, il peut résulter un grand bien d’une telle situation. En effet, du fait de nos nombreuses fautes, il eut été préférable que la plupart des revues et de ce qui imprimé ne voient pas le jour. Le tort que tout cela cause est considérable et l’on peut réellement s’interroger sur leur intérêt. En pareil cas, la superficialité est bien utile pour limiter le tort et le dommage causés. Bien souvent, ce qui est imprimé est considéré comme une nouvelle sensationnelle. C’est effectivement le cas en l’occurrence et, dès le lendemain, on va rechercher la sensation ailleurs. Dès lors, l’ancien disparaît devant le nouveau.
Il est sûrement inutile de vous souligner que dans le périodique qui fait paraître votre article, il y a d’autres textes qui sont encore plus clairement opposés au Judaïsme traditionnel que cette appréciation de Freud. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°5358. (2) Ils ne prêtent qu’une attention réduite aux articles qu’ils lisent. (3) Alors que celui qui manque de connaissance doit bien convenir qu’il ne sait pas.
Lettre n°6869
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6869, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Iyar 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous m’indiquez que vous êtes inquiet sur votre avenir, ce qui trouble votre étude. J’en suis surpris, car vous mentionnez vous-même ce que je vous ai dit, c’est-à-dire la nécessité de poursuivre vos études encore pendant un an et de prendre une décision ensuite. Il est bien évident que l’étude d’une discipline intellectuelle, en général et de notre sainte Torah, qui est non seulement : “ votre sagesse et votre discernement ”, mais aussi la sainte Torah, la Sagesse et la Volonté du Saint béni soit-Il, une Torah sainte, possède, à n’en pas douter, le pouvoir et la capacité de supprimer les tracas, d’apporter la réussite, non seulement pour comprendre son étude, mais aussi pour satisfaire tous les besoins de l’homme, en particulier dans les domaines les plus essentiels.
Vous étudierez donc la Torah avec le calme de l’esprit, avec élan et ardeur et Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, vous viendra en aide en tout ce qui vous concerne à l’heure actuelle, puis après le temps de cette étude. Vous gardez sûrement les études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. En outre, de temps à autre, vous participez aux activités des jeunes de l’association ‘Habad. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°6870
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6870, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Iyar 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Alter(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre remarque. En effet, pour une certaine raison, cette réponse a été omise dans la lettre que je vous ai adressée auparavant. Il est écrit, dans le Kountrass Ets ‘Haïm(2) : “ Rav Zeïra savait aussi déterminer la Hala’ha, au terme de son étude, mais il le faisait en ayant recours à l’analyse. Et, c’est aussi ce que dit le Chaareï Ora ”. Or, selon vous, le Chaareï Ora(3) donne une explication qui n’est pas la même que celle-ci. A mon humble avis, cette affirmation fait référence à ce qui est dit dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Le 25 Kislev ”, au chapitre 56 : “ En réalité, il est impossible de penser que celui qui a l’esprit avisé et qui pose des questions soit, de ce fait, empêché de parvenir à la Hala’ha, comme c’était le cas pour Rabba, qui avait effectivement l’esprit avisé et qui posait des questions ”. Il est clair qu’il en est de même pour Rav Zeïra et cette preuve est d’autant plus forte que le texte, par la suite, cite le nom de quelqu’un qui avait l’esprit avisé et qui posait des questions, mais qui ne parvenait pas à la Hala’ha. Il s’agissait d’un élève de Beth Chamaï ou de Rabbi Meïr. La Hala’ha ne retient pas leur avis, ce qui n’est pas le cas pour Rav Zeïra.
A ce propos, et en relation avec ce qui vient d’être dit, en apprenant le Chaareï Ora, auparavant, je me suis arrêté sur les mots : “ comme c’était le cas pour Rabba qui avait effectivement l’esprit avisé et qui posait des questions ” et j’ai fait deux constatations :
A) L’expression figurant, à la fin du traité Horayot, à propos de Rabba, est la suivante : “ Il déracinait des montagnes ”, mais elle est synonyme à ce qui est dit ici.
B) En outre, pourquoi citer l’exemple de Rabba, alors que, dans le même texte, on constate que Rav Zeïra lui-même “ avait l’esprit avisé et posait des questions ” ?
Si je pouvais me le permettre, je dirais donc qu’il y a ici une erreur d’imprimerie et qu’il faut consulter les premières éditions. Dans le Chaareï Ora, on devrait donc lire Rav Zeïra à la place de Rabba, ce qui permet de comprendre simplement les deux points ayant été mentionnés et donc d’expliquer aisément ce qui est dit dans le Kountrass Ets ‘Haïm. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav A.Hilevitch, de Johannesburg. Voir, à son sujet, la lettre n°6817. (2) Du Rabbi Rachab. (3) De l’Admour Haémtsahi.
Lettre n°6871
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6871, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Iyar 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat. Vous me dites votre surprise en constatant que vous n’avez pas de direction(1). Or, je suis étonné par votre surprise car cette direction, comme son nom l’indique, dirige cette institution et elle le fait bien. Naturellement, en tout ce qui appartient aux domaines du bien et de la sainteté, l’ajout reste possible et il est donc indispensable, d’autant que l’on est lié au Saint béni soit-Il, Qui est l’Infini véritable. Il est une Mitsva de la Torah de s’attacher à Lui, de s’attacher à Ses voies.
On progresse actuellement dans le développement de cette institution. Et, l’on peut le vérifier concrètement. Il suffit de se rappeler ce qu’elle était il y a un an ou deux. Il y a donc bien une direction. Et, comme je l’ai dit, j’espère que vous ne vous contenterez pas des acquis obtenus jusqu’à maintenant, d’autant que le moment est propice pour faire progresser et avancer la Torah et les Mitsvot, en général, cette institution, en particulier. C’est bien évident. Puisse Dieu faire que, très prochainement, vous m’en donniez de bonnes nouvelles, conformément à ce qui a été dit(2) à ce distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, plein d’empressement et aux bons comportements, à propos de la nécessité d’avoir un comportement conforme au verset : “ Tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”(3), jusqu’à obtenir : “ un héritage sans limites ”. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Il s’agit vraisemblablement d’une école, au sein de laquelle enseigne le destinataire de la présente. (2) Par le Rabbi. (3) Conformément au slogan choisi par le Rabbi pour cette année. Voir, à ce propos, la lettre n°6541.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam