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Iguerot Kodesh — lettres 6831 à 6850

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6831

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6831, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Nissan 5719,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliézer(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, ce jour, votre lettre, avant de me rendre auprès du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(2) et là, j’ai mentionné les noms de tous ceux que vous citez. Nous sommes entre Nissan, mois de la délivrance et des miracles, d’une part, le mois de l’éclat(3), quand naquirent ceux qui illuminèrent le monde(4), d’autre part. Et, l’on connaît les propos du Ari Zal selon lesquels, lorsque “ ces jours sont commémorés ”, ils sont également “ revécus ”. Puisse donc Dieu faire que vous connaissiez l’ajout en vos préoccupations personnelles et communautaires, au sein de tout Israël. Vous connaîtrez la liberté et la délivrance, afin de multiplier l’éclat dans le monde, le reflet et les lumières de l’action de nos Patriarches. Le Tanya explique que tous leurs membres, toutes leurs actions ne furent consacrés qu’à la Volonté de Dieu, car leur soumission était totale. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

N B. : De manière plaisante, on peut citer, à propos du nom Ra’hel, dont vous écrivez qu’il a été attribué sans raison spécifique, ce qui est cité par la Hala’ha, dans la partie révélée de la Torah, le Na’halat Chivea et le Beth Chmouel, chapitre 126, au paragraphe 20, c’est-à-dire le fait que Iyar soit composé des initiales de Avraham, Its’hak, Yaakov et Ra’hel, qui correspondent au char céleste(5). Et, il est dit, de la liberté et de la délivrance : “ Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”. Nous l’obtiendrons par le fait que Ra’hel pleure ses enfants, ce qui a pour conséquence que : “ Ainsi parle l’Eternel… les enfants regagneront leur frontière ”.

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°6582. (2) A l’occasion de la veille de Roch ‘Hodech, “ petit Yom Kippour ”. (3) Iyar. (4) Les Patriarches. (5) Qui sont ses quatre pieds.

Lettre n°6832

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6832, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Nissan 5719,

Brooklyn,

Au jeune ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples

accomplissements, Aharon Na’hman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption, j’ai reçu votre lettre de l’issue du Chabbat Parchat A’hareï, avec ce qui y était joint. Je suis surpris par votre concision, là où il aurait fallu détailler, à propos des actions que vous avez menées pour la campagne de la Matsa Chemoura(2). Certes, les circonstances atténuantes peuvent vous être accordées. Vous pensez sûrement que d’autres m’écrivent, me communiquant tous les détails nécessaires. Puisse donc Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles des points à propos desquels vous m’écrivez, d’autant que vous avez raison de dire que, pour plusieurs d’entre eux, le moment est propice pour agir avec succès, sans trop de difficultés. C’est à ce propos qu’il est dit : “ Il est bon de le faire dans le moment préalable ”(3). Mais, bien entendu, il faut avoir un programme établi et intervenir de manière agréable.

Votre lettre indique également que, cette année encore, semble-t-il, on n’a pas profité, d’une manière organisée, de la production de Matsa Chemoura(4). Or, il s’agit là d’une des actions spécifiques menées par ‘Habad et d’un moyen de contacter chacun, d’une manière agréable. C’est, en outre, l’occasion de prononcer des paroles d’encouragement. C’est bien évident. Nous achevons maintenant le mois de Nissan et nous entrons dans celui de l’éclat(5), quand naquirent ceux qui illuminèrent le monde(6). Et, l’on connaît les propos du Ari Zal selon lesquels, lorsque “ ces jours sont commémorés ”, ils sont également “ revécus ”. Puisse donc Dieu faire que vous connaissiez l’ajout en vos préoccupations personnelles et communautaires à la fois, au sein de tout Israël. Vous connaîtrez la liberté et la délivrance, afin de multiplier l’éclat dans le monde, le reflet et les lumières de l’action de nos Patriarches. Le Tanya explique que tous leurs membres, toutes leurs actions ne furent consacrés qu’à la Volonté de Dieu. Avec ma bénédiction pour donner prochainement de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement et de vos préoccupations communautaires,

Notes

(1) Le Rav A.N. Friedman, de Kfar ‘Habad. (2) En la distribuant, afin que chacun en dispose pour le Séder. (3) Le plus tôt sera le mieux. (4) En donnant la possibilité de visiter l’usine, en particulier aux élèves des écoles. (5) Iyar. Voir la lettre précédente. (6) Les Patriarches.

Lettre n°6833

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6833, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Nissan 5719]

Vous m’interrogez(1) sur le verset(2) : “ Vous vous trouvez tous en ce jour… ”. Il n’y a, à ce propos, aucune contradiction. En effet, ils(3) se trouvaient là : “ pour te faire contracter l’alliance ”, lors de l’entrée en Terre Sainte. Et, l’on en retrouve l’équivalent, chaque année, à Roch Hachana, comme l’explique le Likouteï Torah, au début de la Parchat Tavo.

Vous me demandez aussi quelle est l’obligation des dons aux pauvres(4), s’ajoutant à la Tsédaka. Il est clair que les Sages font obligation de rechercher des pauvres ou même ceux qui sont dans le besoin. Ceci n’est pas comparable à l’usage positif qui consiste à donner de la Tsédaka avant la prière(5).

Notes

(1) Cette lettre, adressée au Rav Tsvi Freydin, fut rédigée à même la sienne, datée du 13 Nissan 5719. (2) Du début de la Parchat Nitsavim. (3) Toutes les catégories de Juifs. (4) Pendant le jour de Pourim. (5) Sans pour autant qu’il soit une nécessité de trouver un pauvre à ce moment.

Lettre n°6834

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6834, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce lundi, avec ce qui y était joint. Vous faites allusion à vos filles et vous m’expliquez pour quelle raison elles n’étaient pas présentes, lors de la réunion ‘hassidique de A’haron Chel Pessa’h(1). Il semble que cette raison soit très juste, car le respect dû à la mère fait partie des dix Commandements.

Pour autant, il faut se rappeler qu’il s’agit de A’haron Chel Pessa’h, du repas du roi Machia’h, du début d’un été en bonne santé et dans la joie. On aurait donc pu faire en sorte qu’elles mettent en pratique ce Précepte énoncé dans les dix Commandements(2) tout en assistant à cette réunion. Le moyen d’y parvenir est bien simple. Il aurait fallu que leur mère y soit également présente, d’autant que les raisons conduisant vos filles à y assister s’appliquent aussi à la mère, ou peut-être même encore plus à elle. C’est bien évident. Certes, nos Sages disent que l’on ne se plaint pas du passé. Ces quelques lignes sont donc écrites parce que cette question se posera sûrement encore une fois, à l’avenir. C’est une évidence. Avec ma bénédiction de réussite pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Il était alors nécessaire qu’elles restent avec leur mère. (2) Le respect des parents.

Lettre n°6835

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6835, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[2 Iyar 5719]

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 23 Nissan, me décrivant brièvement votre activité. Bien entendu, je suis surpris et étonné par une interruption aussi longue, d’autant que, de manière indirecte, j’ai eu des nouvelles de vos réalisations pendant les mois qui se sont écoulés. Celles-ci ont été fructueuses et elles ont fait bonne impression. Cette impression a parfois même été très forte. Dès lors, pourquoi ne pas annoncer de bonnes nouvelles ? Bien plus, elles sont, en l’occurrence, “ bonnes pour les cieux et bonnes pour les créatures ”. Or, ce qui est bon produit des fruits, comme le soulignent nos Sages, au traité Kiddouchin 40a.

Tout cela est également la réponse à votre remarque selon laquelle votre état d’esprit ne s’est pas amélioré parce que…(1). Il est clair que cela ne correspond nullement à la réalité. Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi selon lequel l’interdiction de la médisance s’applique non seulement aux autres, mais aussi à sa propre personne. Vous connaissez aussi le dicton et l’enseignement de son père, le Rabbi(2), selon lequel, tout comme on doit avoir conscience de ses défauts, on doit également connaître ses qualités. En outre, quand il s’agit de convaincre les autres, la conscience des qualités est plus importante que celle des défauts. C’est bien évident.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom et ceux des membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de chacun en particulier. Nous avons vécu le mois de Nissan et nous trouvons désormais dans celui de l’éclat(3), lorsque naquirent ceux qui illuminèrent le monde(4). Et, l’on connaît les propos du Ari Zal selon lesquels, lorsque “ ces jours sont commémorés ”, ils sont également “ revécus ”. Puisse donc Dieu faire que vous connaissiez l’ajout à la fois en vos préoccupations personnelles et communautaires, au sein de tout Israël. Vous connaîtrez la liberté et la délivrance, afin de multiplier l’éclat dans le monde, le reflet et les lumières de l’action de nos Patriarches. Le Tanya explique que tous leurs membres, toutes leurs actions ne furent consacrés qu’à la Volonté de Dieu. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le destinataire de cette lettre avait indiqué au Rabbi qu’il possédait certains défauts, lesquels remettaient en cause son activité. (2) Rachab. (3) Iyar. Voir les lettres n°6831 et 6832. (4) Les Patriarches.

Lettre n°6836

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6836, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Iyar 5719,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du Roch ‘Hodech Iyar et je suis surpris que vous n’y mentionnez pas ma lettre à l’occasion de la fête de Pessa’h. Vous complèterez sûrement tout cela à la prochaine occasion. J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre que le Beth Loubavitch(2) s’était renforcé et j’ai pris connaissance des plans élaborés pour poursuivre la tâche.

Il est sûrement inutile de vous souligner que : “ Dieu est avec nous ” et qu’en conséquence, “ vous ne les craindrez pas ”, malgré les nombreuses difficultés que vous citez dans votre lettre. Vous connaissez la décision du Tribunal céleste selon laquelle, du fait de l’abnégation dont fit preuve l’Admour Hazaken(3) pour la ‘Hassidout, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie l’emporteraient, en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements. Ceci est imprimé dans les notes et les résumés sur le Tanya, à la fin de la page 122. Et, s’il en a été ainsi de tout temps, combien plus est-ce le cas en cette période du talon du Machia’h(4), à la fin de l’exil. Tout ce qui a trait au Judaïsme et à la ‘Hassidout revêt alors une importance particulière. Il est donc certain que l’on obtient les forces nécessaires pour atteindre l’objectif.

Le slogan de cette année(5) est : “ Tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ” jusqu’à obtenir “ un héritage sans limite ”. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi également dans ce domaine. Heureux est le sort de tous ceux qui sont actifs, en la matière. En outre, cet accomplissement est le canal permettant d’obtenir des bénédictions accrues, en vos besoins personnels et en ceux de votre famille. J’adresse ma bénédiction pour une considérable réussite, en particulier à tous ceux qui ont apporté leur concours jusqu’à maintenant et qui le feront sûrement, à l’avenir, d’une manière encore plus forte, afin qu’ils soient bénis de tout le bien matériel et spirituel. Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.Perin, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°6705. (2) De Londres. Voir, à ce propos, la lettre n°6705. (3) Qui le conduisit dans les prisons tsaristes, puis à la libération du 19 Kislev. (4) A proximité immédiate de sa venue. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°6541.

Lettre n°6837

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6837, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Iyar 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez s’il faut envisager l’achat d’une maison dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement ou bien s’il est préférable de louer un appartement. De façon générale, un achat est judicieux. Néanmoins, il faut tenir compte de l’argument selon lequel il est nécessaire de rejeter toute ostentation.

Vous me parlez de votre petit-fils aîné qui étudie la Torah avec vous et qui ne fréquente pas la Yechiva. J’en ai eu connaissance, il y a quelques temps déjà, mais j’ai pour principe de ne pas intervenir, tant que l’on ne me consulte pas. C’est pour cela que je ne vous ai pas écrit. Toutefois, il est bien clair que cela n’est nullement satisfaisant, pour ce jeune homme, pour ses frères et pour ses parents. Il faut, en outre, tenir compte de l’impression que cela donne, à l’extérieur, pour différentes raisons que vous comprendrez et qui sont bien évidentes. De plus, vous savez à quel point nos maîtres ont fait don d’eux-mêmes pour la Yechiva Tom’heï Temimim. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.

En un moment propice, je mentionnerai vos noms, de même que tous ceux que vous me citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°6838

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6838, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Iyar 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Kedochim, dans laquelle vous me parlez d’un Cho’het qui soudain, ne se couvre plus la tête. Vous me demandez si cela remet en cause la validité de sa Che’hita. Vous avez sans doute connaissance de l’épisode qui se déroula il y a quelques générations. On avait alors interdit la Che’hita d’un homme qui avait commencé à porter des bottes(1), ce qui, en soit, n’est pas interdit. Toutefois, à l’époque, cela faisait la preuve que l’on s’était écarté du droit chemin. En effet, un Cho’het doit avoir la crainte de Dieu la plus profonde, comme l’explique le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken et les responsa de son petit-fils, le Tséma’h Tsédek, dans les lois de la Che’hita. Or, il en est de même, en l’occurrence, car le fait de ne pas se couvrir la tête est infiniment plus grave que le port de bottes(2). C’est bien évident.

Comment réparer tout cela ? Bien entendu, cela dépend de nombreux détails, y compris les plus spécifiques. Peut-être est-il bon de s’informer discrètement auprès de la fédération rabbinique afin de vérifier s’il y a déjà eu des cas similaires, ce que l’on a alors fait, de quelle manière et avec quels moyens. Bien entendu, plus vous interviendrez vite, en la matière et plus il sera aisé de réparer. Je vous adresse ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce que vous m’écrivez. Vous me direz aussi que vous saisissez toutes les opportunités qui se présentent à vous pour diffuser le Judaïsme, en général et la ‘Hassidout, en particulier.

Notes

(1) A une époque où personne ne le faisait. Voir, à ce sujet, la lettre n°2834. (2) Faisant donc la preuve d’une crainte de Dieu imparfaite.

Lettre n°6839

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6839, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 27 Nissan. Dieu fasse que les parents éduquent chacun de leurs enfants, de vos petits-enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse. Vous-même et votre épouse, concevrez d’eux beaucoup de satisfaction véritable, une satisfaction juive, dans la joie et l’enthousiasme.

Vous me parlez des difficultés de la synagogue ‘Habad dans laquelle vous priez. De ce fait, vous ne vous y êtes pas rendu, ces derniers temps. Puis, vous y êtes retourné, mais vous constatez que les problèmes subsistent. En tout état de cause, même si tous vos arguments sont justifiés, y compris ceux que vous ne m’écrivez pas, quitter une synagogue ‘Habad n’est pas la solution. Diminuer le nombre des personnes qui y prient n’arrangera rien. Bien au contraire, si l’on pense que certains points doivent être rectifiés, il convient non pas de diminuer, mais, bien au contraire, d’augmenter ce nombre. De la sorte, les difficultés s’amenuiseront et il sera plus aisé de renforcer la spiritualité et la sainteté en cet endroit saint. Il est sans doute inutile d’en dire plus et Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles également.

Vous avez vu les bienfaits de Dieu de par le passé, surtout par comparaison avec la situation de cet hiver. Il en est de même pour votre fils et pour les membres de votre famille qui se trouvent ici, de même que dans tous les autres domaines. Et, vous continuerez à louer le Créateur du monde, Qui le dirige. Votre sacrifice d’action de grâce sera le développement de la spiritualité et de la sainteté en tout endroit que vous pourrez atteindre et, plus encore, en le lieu où vous priez depuis un certain temps déjà. Car, rien ne résiste à la volonté. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles en tout cela,

Lettre n°6840

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6840, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5719,

Brooklyn, New York,

Aux membres du comité de l’association pour la

synagogue centrale de Kiryat Chalom, Tel Aviv,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 25 Nissan m’annonçant une bonne nouvelle, la construction de la synagogue centrale, dans votre ville. Puisse Dieu faire que votre entreprise soit couronnée de succès, que vous bâtissiez ce petit sanctuaire, un lieu de prière et d’étude de la Torah, dans lequel il y aura des cours quotidiens, lesquels seront plus nombreux pendant le Chabbat et les fêtes. Nos Sages en expliquent l’importance, commentant le verset : “ l’Eternel aime les portes(1) de Tsion ”.

Puisse Dieu faire que cette synagogue et maison d’étude soit un centre pour tout ce qui concerne votre ville, un centre duquel émanera notre Torah, Torah de vie

et ses Mitsvot, l’amour et la crainte de Dieu, le service de Dieu, dans les foyers des habitants de cette ville et dans leur comportement quotidien. Avec ma bénédiction de réussite en tout cela,

N. B. : Vous me demandez une lettre de recommandation(2). Il n’est pas d’usage d’en délivrer, dans la maison du Rabbi. Néanmoins, il est dit(3) : “ Je suis l’ami de tous ceux qui Te craignent ” et je vous joins donc un chèque personnel, à titre de participation symbolique pour cette construction.

Notes

(1) Chéarim, de la même étymologie que Chiyourim, les cours. (2) Vraisemblablement pour recueillir les fonds nécessaires à cette construction. (3) Tehilim 119, 63.

Lettre n°6841

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6841, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous vous êtes fiancés, que ces fiançailles ont été célébrées après la fête de Chavouot et que le mariage sera en 5720. Néanmoins, dans votre lettre, ce que vous désignez par le terme de fiançailles n’est pas clair. De même, on ne comprend pas pourquoi le mariage a été fixé aussi tardivement. Vous savez sûrement quelle a toujours été ma position, en la matière(1). Il semble aussi que vous fassiez une distinction entre des fiançailles qui sont un simple engagement oral et une cérémonie qui intègre la rédaction d’un acte officiel. Peut-être est-ce là la coutume, dans la ville sainte de Jérusalem(2) et il est dit : “ Si tu te rends dans une ville, adopte ses usages ”. En tout état de cause, puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux et que vous fondiez un foyer ‘hassidique.

J’ai observé avec satisfaction, dans votre lettre, que vous avez pris part à l’inscription(3) et que vous avez connu le succès, en la matière. Sans doute vos amis en font-ils de même, avec tout l’empressement nécessaire. Que Dieu vous accorde la réussite de grandir et de parer la Torah par le développement de cette école. A n’en pas douter, ceci sera le canal et le réceptacle pour connaître le succès également dans vos préoccupations personnelles. En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, de même que de ceux de votre mère, à laquelle Dieu accordera longue vie.

Notes

(1) Selon laquelle le mariage doit être célébré peu après les fiançailles. (2) Où se trouvait alors le destinataire de cette lettre. (3) De nouveaux élèves dans les écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en Terre Sainte.

Lettre n°6842

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6842, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5719,

Brooklyn, New York,

Aux participants du dîner annuel de

la Yechiva Loubavitch de Newark,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion du banquet annuel de la Yechiva Loubavitch de Newark, qui aura lieu le dimanche de la Parchat Behar(1), j’adresse mes vœux et ma bénédiction aux chers invités et à tous les participants. J’espère que ce repas de Mitsva apportera à la Yechiva bien plus que l’aide et le soutien qu’elle attend, à la fois moralement et financièrement, grâce à un grand effort de la part de tous les amis de la Yechiva.

Nous sommes actuellement pendant la période de l’Omer, qui éveille en nous le souvenir de nos pères. Ceux-ci, quittant l’exil d’Egypte pour recevoir la Torah sur le mont Sinaï, comptèrent les jours et les semaines, avec nostalgie et impatience(2), dans l’attente du jour lumineux du don de la Torah. Or, il convient de méditer à cet épisode, car les enfants d’Israël, quittant l’Egypte, ne savaient pas encore ce qu’était la Torah, ce qu’elle représenterait pour le peuple juif comme pour l’individu. Toutefois, depuis l’époque, nous autres Juifs, avons perçu et compris que la Torah, Torah de vie, est toute notre vie, que la Torah et les Mitsvot illuminent l’existence quotidienne de chacun et qu’elles nous préservent pendant les moments les plus difficiles de l’exil. A l’heure actuelle, il est donc bien évident qu’un Juif doit ressentir tout cela, éprouver un sentiment d’amour et de soumission encore plus fort et encore plus profond envers notre sainte Torah.

La Sidra de la semaine du banquet, celle de Behar évoque la Mitsva d’offrir toute une année à Dieu, tous les sept ans, de sorte que celle-ci soit “ un Chabbat pour Dieu ”. Les Juifs doivent donc renoncer à leurs intérêts personnels et aux activités de la terre, afin de se consacrer, pendant toute l’année, à la Torah et à la sainteté. Simultanément, notre sainte Torah donne l’assurance que Dieu enverra Sa bénédiction, d’une manière surnaturelle, de sorte qu’une seule année apportera la subsistance pour trois ans. Il en est de même pour la bénédiction surnaturelle que Dieu accorde pour chaque accomplissement, pour chaque acte d’abnégation dans tous les domaines de la sainteté, en particulier pour soutenir cette institution de Torah basée sur les valeurs sacrées, la Yechiva Loubavitch de Newark, fierté du Judaïsme de Newark et du New Jersey. Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le 9 Iyar. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°6211, 6303 et 6855.

Lettre n°6843

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6843, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5719,

Brooklyn, New York,

A l’attention du docteur Israël Eldad Sheib, de Jérusalem,

puisse Dieu la restaurer et la rebâtir,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 19 Nissan, dans laquelle vous m’interrogez sur ma lettre, adressée à tous à l’occasion de la fête de Pessa’h 5717 ou 5718(1). Vous craignez, en effet, qu’on en fasse une interprétation qui ne serait pas exacte. Je me permets de vous communiquer une preuve évidente, permettant d’établir qu’une telle erreur serait inconcevable. En effet, un certain temps s’est écoulé depuis la publication de cette lettre et c’est pourtant bien la première fois que l’on me signale un tel risque d’erreur. Bien entendu, vous ne devez pas vous excuser de me préciser ce qui, selon vous, doit être corrigé. Pour ma part, je suis toujours satisfait

d’avoir connaissance de telles remarques, surtout quand elles portent sur une lettre qui fait l’objet d’une large diffusion. C’est à ce propos qu’il est dit : “ Prenez garde à vos paroles de peur que vous soyez exilés…(2) ”. Je vous joins également une copie de ma lettre adressée à tous à l’occasion de ce Pessa’h(3). Vous y trouverez ma conception à propos du point que vous soulevez.

Je voudrais également faire référence à

l’idée que vous avancez dans votre lettre. Vous dites que le danger est peut-être plus grand aux Etats-Unis qu’en Union soviétique. Il semble que vous fassiez allusion à l’assimilation. En effet, en Union soviétique, les restrictions physiques(4) mettent en éveil le désir de l’âme. Aux Etats-Unis, par contre, la liberté est accordée à la fois au corps et au mauvais penchant. A mon sens, et précisément pour cette raison, il faut poursuivre cette comparaison et constater qu’en Erets Israël, le danger est encore plus grand. En effet, on y a trouvé des substituts et des succédanés. On peut donc commettre l’erreur de penser que ceux-ci libèrent l’âme, alors qu’en réalité, ils constituent le stade le plus inférieur de l’exil. Je fais allusion à l’effort investi pour imiter les non Juifs, à la poursuite de tout ce qui permet de s’identifier aux nations. Or, tout ceci se passe en Terre Sainte et dans la Langue sacrée. Le risque est donc bien plus important d’obturer le désir que l’âme peut éprouver de la seule liberté véritable(5). De fait, vous écrivez vous-même dans votre lettre, comme une évidence : “ Il va sans dire que le chemin de la délivrance conduit de l’Egypte au mont Sinaï, car Israël ne fut réellement libéré de l’Egypte qu’après avoir détruit ses dieux ”. Pourtant, nos Sages précisent que tous les exils, en d’autres termes, toutes les nations, sont appelés Egypte, Mitsraïm, du fait de la souffrance, Metsar, qu’ils imposent à Israël. Et, il en est bien ainsi, à notre époque, puisqu’il est bien évident que la délivrance de chaque Juif et, a fortiori, celle du peuple d’Israël, ne peuvent que passer par le mont Sinaï. Là, précisent nos Sages, “ les nations du monde reçurent la haine(6) ”. Elles haïrent leurs valeurs et leur culture. De fait, les enfants d’Israël ne furent réellement libérés qu’après avoir détruit leurs dieux, c’est-à-dire l’idéologie et le système de valeurs devant lesquels les nations se prosternent.

Il est difficile d’en dire plus, car cela est particulièrement douloureux, mais, pour quelqu’un comme vous, je suis sûr que cela est totalement inutile. Puisse Dieu faire que nous observions bientôt, comme vous le précisez dans la suite de votre lettre, l’accomplissement de la promesse morale selon laquelle ce sera : “ un peuple saint en Terre Sainte ”. Et, comme c’est toujours le cas dans notre langue, la Langue sacrée, un mot a plusieurs significations. En l’occurrence, Kadoch, saint, veut dire séparé, différencié. Et, selon les termes de l’Admour Hazaken dans le Tanya, à la page 66a : “ Il nous a sanctifiés par Ses Mitsvot ” veut dire que : “ Il nous a élevés à la hauteur de Sa sainteté suprême, béni soit-Il, la sainteté du Saint béni soit-Il, en toute Son Essence. Or, la sainteté est synonyme de séparation ”.

De temps à autre, je vois vos articles, publiés dans différents périodiques. Puisse Dieu faire que vous vous serviez de cette influence pour diffuser le Judaïsme traditionnel, pour inspirer à vos lecteurs le désir de réaliser cette promesse, d’être “ un peuple sacré ” en tout endroit où ils se trouvent, jusqu’à la venue de notre juste Machia’h, qui rassemblera nos exilés et nos conduira, la tête haute, en notre Terre Sainte. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) 1957 ou 1958. (2) “ Dans l’endroit des eaux mauvaises. Puis, les disciples viendront et la boiront ”, selon le traité Avot. (3) Il s’agit de la lettre n°6794. (4) Les atteintes à la liberté. (5) La venue du Machia’h. (6) D’Israël, Sinaï étant phonétiquement proche de Sina, la haine.

Lettre n°6844

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6844, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse votre lettre de ce lundi :

A) Quand je souligne un mot sur le feuillet par lequel on m’interroge, en y traçant une ligne, ce qui est souligné constitue ma réponse. En l’occurrence, celle-ci allait à l’encontre de votre affirmation selon laquelle il ne résulterait aucun tort de tout cela(1).

B) Je soulignais que la méditation avant la prière et pendant celle-ci est définie par le Tanya. Vous y trouverez différentes manières de la pratiquer. Bien entendu, pour certaines d’entre elles, le texte précise clairement qui elle concerne, c’est-à-dire en aucune façon vous-même, un jeune homme qui étudie à la Yechiva et se trouve en son enceinte. De toutes les manières dont vous trouverez la description dans ce texte, il est clair que vous ne serez dans le doute que pour deux ou trois d’entre elles(2). Vous consulterez donc votre guide spirituel(3) afin de déterminer lequel vous concerne.

C) Vous me dites que, quand vous commencez à méditer à une idée de ‘Hassidout ou, plus généralement, à votre étude, vous avez quelques pensées qui vous dérangent. La solution, en la matière, est bien connue. Il faut avoir un livre ouvert devant soi, même si vous méditez avec les yeux fermés. En effet, les mots saisissent la pensée et réduisent les tracas, parfois même les font disparaître.

D) Vous me dites que vous êtes bien loin de pouvoir méditer au chapitre 41 du Tanya, depuis son début jusqu’à la page suivante, au terme : “ le Roi ”. Ne vous affectez donc pas des avances de votre mauvais penchant. Concentrez-vous quelques fois sur cette pensée et les arguments du mauvais penchant s’effondreront d’eux-mêmes.

E) Vous m’écrivez également à propos de ce que l’on sait(4). Il me semble vous avoir déjà répondu que, pour l’heure, vous devez oublier ce qui s’est passé et ne pas même penser à réparer. Ainsi, peu à peu, ceci se réduira et s’affaiblira.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom

près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de tous vos besoins. Et, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, vous aurez un été en bonne santé et vous connaîtrez toujours le bien(5). Vous me donnerez donc de bonnes nouvelles de tout ce que vous m’écrivez. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rabbi n’ayant pas souligné la négation. (2) Pour lesquelles il y aura lieu de se demander si elles concernent le destinataire de cette lettre ou non. (3) Enseignant la ‘Hassidout à la Yechiva dont le destinataire de la présente est un élève. (4) L’émission séminale en pure perte. (5) Textuellement : “ un bon toujours ”.

Lettre n°6845

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6845, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Iyar, “ Tiféret de Tiféret ”(1) et j’y ai lu avec plaisir que tout va bien, Dieu merci. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous ne m’annonciez que de bonnes nouvelles, de votre santé physique, au sens littéral et de votre santé morale.

Vous évoquez aussi le fait de laisser pousser votre barbe. Vous avez raison de dire qu’il faut supporter de le faire et ne pas s’affecter(2). Comme le dit le début du Tour et Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, de même que le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken : “ On ne s’affectera pas devant les moqueurs ”. Cette initiative doit recevoir l’assentiment de vous deux, c’est-à-dire de vous-même et de votre épouse et vous devez être sûr, dans la mesure où cela possible, que vous possédez la fermeté nécessaire. Nous sommes, en effet, dans les jours où l’on compte l’Omer, ainsi qu’il est dit : “ Vous compterez pour vous ” et, comme vous le savez, l’Admour Hazaken explique(3) : “ Vous compterez : vous rendrez lumineux(4). Pour vous : en vous ”. Si c’est effectivement le cas, votre décision et son application concrète seront en un moment bon et fructueux. Et, les difficultés seront bien moins importantes que ce que vous imaginez.

Vous me dites, dans votre lettre, que certaines personnes le prendront mal. Néanmoins, il y aura bientôt une bonne nouvelle dans votre vie familiale(5) et, à n’en pas douter, “ l’image de Dieu ”(6) multipliera Ses bénédictions et la réussite qu’Il accorde en tous les besoins. J’ai donc bon espoir que leur réaction sera bien moins vive que ce que vous envisagez. Que Dieu vous accorde la réussite de m’annoncer de bonnes nouvelles de cela également. Je réitère ma bénédiction pour que la grossesse de votre épouse se passe bien et qu’elle soit aisée, qu’elle ait un enfant en bonne santé, en son temps et facilement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Troisième jour de la troisième semaine du compte de l’Omer, soit le 2 Iyar. (2) Des railleries. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6224. (4) Sefira, le compte est de la même étymologie que Saphir, brillant. (5) En l’occurrence, une naissance. (6) Le port de la barbe.

Lettre n°6846

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6846, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi, dans laquelle vous me parlez des troubles dont vous souffrez pendant votre sommeil. Vous avez consulté un médecin, mais, pour l’heure, cela n’a eu aucun effet. Il faut, avant tout, faire vérifier les Mezouzot de votre appartement, de même que vos Tefillin, afin de vous assurer qu’elles sont cachères, conformément à la Hala’ha. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka. Chaque jour également, après la prière, y compris le Chabbat et les fêtes, vous lirez des Tehilim selon leur répartition mensuelle. Non seulement vous porterez, pendant la journée, un Talith Katan avec des Tsitsits vérifiées, mais vous le ferez également durant la nuit, comme le dit le Ari Zal et comme le mentionne l’Admour Hazaken dans son Sidour, lois des Tsitsits.

Néanmoins, toute évolution doit avoir une emprise naturelle et il est certain que le médecin vous prescrira des cachets. Vous vous conformerez donc à ses prescriptions et, avant tout, vous oublierez complètement ces troubles. De la sorte, peu à peu, en une période qui ne sera pas longue, vous recouvrerez vos forces, comme tout un chacun. Plus vous oublierez ce qui s’est passé et renforcerez votre confiance en Dieu, Créateur du monde Qui le dirige, plus vous multiplierez Ses bénédictions et la réussite qu’Il vous en accordera, en ce domaine et en tous les autres. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°6847

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6847, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5719,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Iyar, dans laquelle vous me parlez des pensées qui vous dérangent parfois et qui ont commencé à vous assaillir, il y a quelques années déjà. Vous me demandez ce que j’en pense. Il est bien évident que celles-ci n’ont aucun sens et qu’il faut faire comme si elles n’existaient pas. Vous avez sans doute dû le vérifier vous-même. En effet, depuis que vous avez ces pensées, vous avez, néanmoins, observé les bienfaits de Dieu. Sa bénédiction s’est réalisée concrètement et vous avez fondé un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot. Il y a là l’un des accomplissements les plus fondamentaux et les plus essentiels dans la vie d’un homme et d’une femme juifs. Néanmoins, pour tout ce qui concerne la pensée, la première solution est l’oubli. Oublier ne signifie pas lutter contre la pensée indésirable, mais bien vous concentrer sur une autre pensée, si possible ayant trait au Judaïsme. En effet, un peu de lumière suffit pour chasser beaucoup d’obscurité. Il ne faut pas, en revanche, vous efforcer de maîtriser vos pensées, comme vous l’écrivez. Car, un combat, en la matière, irait à l’encontre de l’oubli.

Il serait bon de faire vérifier les Mezouzot de votre appartement, de même que les Tefillin de votre mari, si cela n’a pas été fait au cours des douze derniers mois. Vous-même adopterez l’usage positif des femmes juives, qui consiste à prélever de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Vous en ferez de même, chaque jour de semaine, avant de dire une prière, le matin. Bien entendu, vous accomplirez tout cela sans en faire le vœu. En outre, il est bien évident qu’en vous habituant à avoir des pensées de confiance en Dieu, Créateur du monde, Qui le dirige, vous multiplierez Ses bénédictions et la réussite qu’Il vous accorde, en tous les besoins. Vous vous renforcerez en tout cela en perdant tout lien avec les pensées indésirables, que vous devez oublier, en vous concentrant uniquement sur la conception du monde juif traditionnel.

Vous précisez, dans votre lettre, que vous avez été enseignante, après avoir effectué vos études dans un séminaire. J’espère que vous mettez en pratique, encore à l’heure actuelle, vos aptitudes, en la matière. Si vous ne disposez pas du temps nécessaire pour assumer un emploi à plein temps, ni même à temps partiel, vous diffuserez au moins le Judaïsme traditionnel, de temps en temps et si possible souvent, en particulier parmi les jeunes et les plus petits. En effet, tels sont le besoin et la nécessité du moment. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°6848

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6848, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Iyar 5719,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux

multiples accomplissements et aux bons comportements,

le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 5 Iyar, à propos de l’examen que vous avez fait passer, avec vos amis, les grands Rabbanim, auxquels Dieu prêtera longue vie, aux élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim, fondée et dirigée par nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera. J’ai été satisfait par les résultats de cet examen, par votre avis sur les connaissances des élèves et, bien entendu, par le point essentiel, les discussions et les réponses pleines de vie, établissant, comme vous le constatez dans votre lettre, que ces élèves étudient avec amour.

Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous me rapportiez, avec vos amis, les Rabbanim auxquels Dieu accordera longue vie, des nouvelles de l’étude de notre Torah, Torah de vie, avec amour de Dieu et amour de la Torah, concernant, en particulier, les élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim. En effet, les fondateurs de cette institution ont précisé que la finalité de leur éducation était d’en faire des bougies pour éclairer l’obscurité du petit monde qu’est l’homme, de même que celle du monde, au sens littéral, en grandissant et en parant la Torah grâce à son luminaire, qui en est la dimension profonde(2). Et, tout comme vous m’avez procuré une grande satisfaction, Celui Qui donne la Torah, faisant intervenir Son Attribut, “ mesure pour mesure ”(3), mais en proportion largement accrue, vous rassasiera vous-même de plaisir et de satisfaction, de vos enfants et également de votre propre personne. Avec mes respects, ma bénédiction et en saluant vos amis, les Rabbanim, auxquels Dieu accordera longue vie,

Notes

(1) Le Rav N.Telushkin, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°6774. (2) Révélée par la ‘Hassidout. (3) Agissant de la manière dont on agit envers Lui.

Lettre n°6849

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6849, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Iyar 5719,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Pessa’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de Tiféret de Tiféret(2) :

A) Votre fils Yaakov Perets aura trois ans le 5 Mena’hem(3) prochain et vous me demandez quand devez-vous faire sa première coupe de cheveux. Selon ce qui peut être déduit des propos, tenus à diverses occasions, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, il apparaît que l’on ne peut pas couper les cheveux d’un enfant avant l’âge de trois ans. Pour autant, son anniversaire est, en l’occurrence, au début du mois d’Av(4) et si, ce qu’à Dieu ne plaise, la venue de notre juste Machia’h est retardée jusqu’à cette date, vous fixerez cette coupe de cheveux après Tichea Beav et elle sera en un moment bon et fructueux.

B) Les jeunes filles allument-elles les bougies du Chabbat ? Selon la coutume de la maison du Rabbi et celle des ‘Hassidim qui ont connaissance de cette pratique, on commence à les allumer à partir de l’âge de recevoir une éducation, qui est défini par le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 343, au paragraphe 3. Il me semble que, jusqu’au mariage, on n’allume qu’une seule bougie.

C) Comment placer le second pain(5), le vendredi soir, puis le lendemain ? Le vendredi soir, on les met l’un à côté de l’autre et, le lendemain, on surélève quelque peu le pain de droite, par rapport à celui de gauche, mais seulement très peu.

D) S’agissant des autres questions que vous posez, vous interrogerez les ‘Hassidim âgés se trouvant près de vous. Ils vous indiqueront ce qu’il convient de faire. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav P.Man, de Jérusalem. (2) Troisième jour de la troisième semaine du compte de l’Omer, soit le 2 Iyar. (3) Av. (4) Période pendant laquelle il est interdit de se couper les cheveux. (5) Au début du repas, pendant que l’on récite la bénédiction du Ha Motsi.

Lettre n°6850

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6850, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Iyar 5719,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Mena’hem(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez pourquoi l’Admour Hazaken ne mentionne pas, dans son Sidour, le verset : “ Lorsqu’elle faisait halte, il disait… ”(2). Je n’ai pas entendu d’explication, à ce sujet, mais, à mon humble avis, celle-ci est bien évidente. En effet, le verset Kohélet 5, 1, met en garde : “ N’ouvre pas ta bouche avec précipitation… tes propos seront peu nombreux ”(3). Et, vous consulterez le commentaire de Rabbi Avraham Ibn Ezra, à ce propos. En outre, le Péri Ets ‘Haïm, au début de la porte de la prière, souligne : “ Ces derniers Sages qui ne connaissent pas la voie de la Kabbala ne savent pas… et font des erreurs… ”.

Le Ari Zal, pour sa part, avait une vision claire de toutes les voies du ciel et des portes de la prière. Il délivra un enseignement précis pour chaque lettre, pour chaque signe. Or, dans son Sidour, selon la version de Rabbi Yaakov Kopel comme selon celle de Rabbi Chabtaï de Rashkov, un disciple du Maguid de Mézéritch, il ne cite pas ces versets. Nous nous conformons donc à son avis, car qui pourrait se dresser contre le Ari qui vit encore ?

Notes

(1) Le Rav M.Melov, de Bneï Brak. Voir, à son propos, les lettres n°4279, 6872 et 6910. (2) “ Lève-toi Toi, Eternel, et que tes ennemis soient dispersés, que fuient ceux qui te haïssent de devant Ta face ” Beaalote’ha 10, 36. Verset que certains disent lors de l’ouverture de l’arche sainte pour la lecture de la Torah. (3) Il n’y a donc pas lieu d’ajouter la lecture d’un verset, lorsque celle-ci n’est pas nécessaire.

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