Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6811
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6811, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Nissan 5711,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me posez la question suivante. Certaines femmes(1) désirent prendre part aux réunions des femmes et jeunes filles ‘Habad et il y a lieu d’espérer qu’il en résulte de nombreux avantages, pour leur crainte de Dieu. D’un autre côté, quelques unes, parmi les membres permanents, ne se sentent pas à l’aise, en présence de ces femmes(2). Comment résoudre ce problème ?
A chaque membre des femmes et jeunes filles ‘Habad, surtout à celles qui sont actives et, en particulier, aux fondatrices, il convient d’expliquer la grande importance de rapprocher un Juif, homme ou femme, de la pratique juive. Il faut leur dire que les maîtres de ‘Habad ont fait don d’eux-mêmes pour cela, allant jusqu’à risquer leur vie dans ce but. Bien plus, ils ont consacré de leur temps, qu’ils auraient pu réserver à la recherche de la plus haute élévation, pour convaincre un Juif avec lequel ils n’avaient, en apparence, aucun rapport, de mettre en pratique une simple Mitsva ou, a fortiori, une Mitsva importante.
Nos maîtres nous on relaté tout cela et il est certain qu’il ne s’agissait pas pour eux de raconter une belle histoire(3). Ils souhaitaient que chacun en tire une leçon, sur la manière de réagir, en pareil cas, même s’il est clair que nul ne peut se comparer à nos maîtres. C’est pourtant ce qui s’est passé.
Je veux espérer que, quand on leur expliquera tout cela, ces femmes et jeunes filles ‘Habad apaiseront leur colère et permettront qu’une âme juive se rapproche du Saint béni soit-Il, de Sa Torah et de ses Mitsvot. Elles doivent non seulement l’accepter, mais, en outre, marquer leur gratitude à Dieu, Qui leur accorde une telle opportunité. Elles mettront donc de côté leurs arguments pour la sainteté de Son Nom. Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, et du développement des activités des femmes et jeunes filles ‘Habad, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Qui, pour l’heure, ne sont pas encore pratiquantes. (2) Du fait de ce manque de pratique. (3) En anglais dans le texte, “ story ”, le reste de la lettre étant en yiddish.
Lettre n°6812
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6812, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Nissan 5719,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez votre état de santé, votre migraine et l’œdème que vous portez sur votre cou. Bien entendu, vous devez consulter, encore une fois, un médecin spécialiste et vous conformer à ses prescriptions. Quant à la migraine, il faut l’attribuer à votre irrégularité. Quand un traitement approprié vous permettra, de nouveau, d’être régulière, vos douleurs s’en trouveront allégées.
En un moment propice, je mentionnerai le nom de votre tante près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’elle obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez et surtout pour qu’elle trouve un bon parti. Et, votre tante devra prendre la ferme décision, quand elle se mariera, de conduire sa maison comme il convient à une femme juive vertueuse, en respectant la pureté familiale et le Chabbat, en mangeant cacher. Dieu sonde les cœurs. Il verra qu’elle a pris une sincère et ferme résolution et qu’elle la mettra effectivement en pratique. Dès lors, Il permettra qu’elle trouve un bon parti. Et, il en sera de même également pour votre sœur. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6813
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6813, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5719,
Brooklyn,
A l’attention des dirigeants des jeunes de l’association
‘Habad en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée
et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la seconde réunion nationale(1) des jeunes de l’association ‘Habad, qui aura lieu ce dimanche, le Rabbi Chlita vous a adressé le télégramme suivant :
“ A la réunion des jeunes de l’association ‘Habad,
Ma bénédiction est adressée aux participants à cette réunion et, par leur intermédiaire, à tous les membres des jeunes de l’association ‘Habad, en Terre Sainte et à l’extérieur de celle-ci, pour une activité enthousiaste, fructueuse et lumineuse auprès de cercles de plus en plus larges. Vous diffuserez auprès d’eux le Judaïsme traditionnel et ses sources. Vous conduirez chacun et chacune à la prise de conscience qu’il appartient aux armées de Dieu, que sa mission essentielle consiste à se libérer et à libérer son entourage de la servitude et de l’exil profond(2), afin de connaître une liberté véritable, avec la main haute et un large butin, ‘en toutes tes voies’. C’est ainsi que l’on hâte la venue de notre juste Machia’h et notre délivrance véritable et complète. Ayez une joyeuse fête,
Mena’hem Schneerson, ”
Vous avez sans doute reçu ce télégramme en son temps. Vous rendrez sûrement compte ici de ce qui a été fait. C’est à ce propos qu’il est dit : “ plus on les multiple(3) et mieux c’est ”. Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5271. (2) Au sein de sa propre personnalité. (3) Ces comptes-rendus et les détails de leur présentation.
Lettre n°6814
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6814, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Nissan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu votre lettre, relative au centre de vacances d’été pour les jeunes filles, avec beaucoup de satisfaction. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer à quel point un tel accomplissement est important. Il a déjà été dit maintes fois, à différentes occasions, que de tels centres de vacances ou, plus généralement, la période des vacances permettent d’agir sur les jeunes gens et les jeunes filles, bien plus que pendant l’année scolaire. Car, ceux-ci ne sont pas dérangés par les études profanes et ils passent toute la journée dans le centre de vacances, sans intervention des parents, de l’entourage et de l’atmosphère familiale. Dieu fasse que vous connaissiez la réussite en cela, que la trace du séjour de ces jeunes filles dans le centre de vacances subsiste au cours des semaines et des mois qui le suivront, sous la forme d’une meilleure santé morale et, bien entendu, physique.
Vous faites référence à son nom. Or, un nom a déjà été diffusé. A quoi bon le changer ? L’information concernant tout cela a sûrement été communiquée à la Yechiva Loubavitch et dans les autres écoles de votre région. Pour ma part, je m’adresserai également aux ‘Hassidim, quand l’occasion s’en présentera.
Lettre n°6815
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6815, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de la fête de Pessa’h 5719,
Brooklyn, New York,
Aux élèves de la classe du Beth Rivka,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec satisfaction, votre lettre, avec votre participation aux Maot ‘Hittin(1), qui serviront à aider les pauvres à satisfaire leurs besoins de Pessa’h. A n’en pas douter, le mérite de la Mitsva vous protégera toutes, afin que vous connaissiez l’élévation dans vos études et en votre bon comportement.
A n’en pas douter, chacune d’entre vous appartient à la catégorie des “ enfants sages ”(2). Mais, il existe aussi trois catégories plus basses que celle-ci. J’espère que vous donnerez le bon exemple aux enfants, en général, à ceux que vous rencontrez, en particulier, afin qu’ils respectent également : “ les témoignages, les décrets et les jugements que Dieu a ordonnés ”(3). Avec ma bénédiction de bonne santé et de réussite en tout ce qui vient d’être mentionné, de même que pour avoir une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) La Tsédaka spécifique à la fête de Pessa’h. (2) Parmi les quatre catégories d’enfants définis par la Haggadah de Pessa’h. (3) Selon la formulation de la question posée par l’enfant sage.
Lettre n°6816
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6816, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Pessa’h 5719,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Eliézer Steinman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je n’ai eu aucune nouvelle de vous depuis très longtemps, bien que j’obtienne de vos nouvelles par les ‘Hassidim de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. A l’occasion de la fête de Pessa’h, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction pour une liberté véritable, liberté physique et morale de tout ce qui fait obstacle à un service de Dieu joyeux et enthousiaste. Cette liberté et cette joie seront ensuite conservées tout au long de l’année. Je me permets de vous joindre une copie de ma lettre adressée à tous, à l’occasion de Pessa’h(2) mais qui, de fait, est d’actualité tout au long de l’année. J’espère qu’elle vous intéressera. Avec mes respects, ma considération et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Vous me dites, dans votre dernière lettre, que vous ne voyez pas de bénédiction dans la polémique, qu’il convient de s’écarter de toute controverse, y compris quand elle est pour le Nom de Dieu(3). Vous m’excuserez de ne pas être tout à fait d’accord avec vous, sur ce point. Non que je sois un adepte de la controverse pour le Nom de Dieu, ce qu’à Dieu ne plaise, mais, il ne s’agit pas de cela, en l’occurrence. Il était, en effet, proposé d’exclure une conclusion qui n’était pas du tout heureuse. En effet, un lecteur de vos livres, sans arrière-pensée, verra que vous y mentionnez le nom de telle personne. Or, la nature humaine, en particulier à notre époque, veut qu’un lecteur ne fasse pas une recherche profonde et précise dans le but de déterminer quel est l’intérêt d’une certaine citation et quelles réserves il y a lieu de formuler. Nos Sages nous ont enseigné, dans la Michna : “ Soyez prudents, dans vos propos, de peur que vous soyez exilés dans l’endroit des eaux mauvaises, que boiront les disciples qui viendront après vous ”. Tout écrivain, tout auteur, investit une partie de son âme, ou en tout cas doit le faire, dans ses livres et dans ses écrits. Ainsi, l’auteur accompagne son livre, en toutes ses pérégrinations. Si c’est un lieu de “ mauvaises eaux ”, les disciples seront à la mesure de cela. C’est pour cette raison qu’il faut être particulièrement prudent. Et, il en est bien ainsi, en l’occurrence.
Je reviens encore une fois sur tout cela, non pas pour railler, ce qu’à Dieu ne plaise, c’est bien évident, mais pour exprimer mon avis dans l’optique des prochaines occasions qui se présenteront. De même, vous aurez peut-être la possibilité d’exprimer les réserves auxquelles vous faites allusion dans votre lettre, de la façon et en l’endroit qui conviennent.
Vous poursuivez en affirmant que l’on doit manifester sa gratitude à chaque personne de laquelle on a appris au moins une lettre, au moins une parole. Aucune créature ne doit être dépossédée de la récompense qui lui revient. Mais, l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, dit qu’en l’occurrence, il y a une exception à ce principe. Il concerne la foi et ce qui la contredit, c’est-à-dire l’attirance vers une autre religion. Comme sont merveilleux, en l’occurrence, les propos du grand maître, le Rambam, à la fin de son Michné Torah, dans ses lois des rois, à la fin du chapitre 11, à propos de Jésus et de Mohammed. Il affirme : “ Ils vinrent uniquement pour ouvrir la voie au roi Machia’h, pour transformer le monde entier afin que tous ensemble servent Dieu ”. Cela n’empêche pas que l’on fasse allusion à eux, trois fois par jour, dans la prière Alénou, en les termes que l’on sait. Or, ces paroles du Rambam ont pratiquement été oubliées, peut-être à cause de la censure. D’après la Loi juive, il est un grand principe selon lequel on ne recherche pas de circonstances atténuantes, en pareil cas. Et, celui qui médite à l’histoire d’Israël, à travers tous ses périples, pourra vérifier que c’est précisément cette position extrémiste qui nous a protégés et qui nous a permis d’être “ tous présents en ce jour, devant l’Eternel votre Dieu ”, selon l’expression du verset(4).
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°6563. (2) Il s’agit de la lettre n°6805. (3) Ceci fait référence à la remarque formulée par le Rabbi, dans la lettre n°6563, à propos du livre publié par le destinataire de la présente. (4) Au début de la Parchat Nitsavim.
Lettre n°6817
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6817, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Nissan 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Alter(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 11 Nissan. Entre temps, vous avez dû recevoir la mienne, de la même date. Vous me parlez d’un manuscrit sur lequel sont inscrites des dates de l’année 5555(2). Bien entendu, je suis intéressé par la connaissance de ces dates. Il en est de même pour le Torah Or et le Likouteï Torah, puisque vous dites que les dates portées à ma connaissance sont très peu nombreuses. Mais, il faut encore poursuivre les recherches dans les anciens manuscrits, dans lesquels une date a été conservée.
Il semble, toutefois, que les premiers ‘Hassidim n’aient pas fait attention à tout cela. Ils ne recherchaient même pas l’auteur d’un discours ‘hassidique, convaincus que cela importait peu. En effet, il n’y a pas, en l’occurrence, de controverse et de Hala’ha retenant un avis contre un autre(3). Depuis, j’ai commencé à collecter des informations, sur le sujet et il en a résulté, pour l’heure, un index des discours du Rabbi Maharach et un du Rabbi Rachab, dont le mérite nous protégera. Avec mes respects et ma bénédiction,
Du fait de la sainteté de la fête(4), le Rabbi Chlita n’a pas signé la présente et je le fais donc à sa place,
Le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav A.Hilevitch, de Johannesburg, Afrique du sud. Voir, à son sujet, les lettres n°5839 et 6870. (2) 1795. (3) Si c’était le cas, on aurait dû privilégier une génération par rapport à une autre. (4) Cette lettre étant rédigée pendant ‘Hol Ha Moéd.
Lettre n°6818
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6818, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Nissan 5719,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 2 Nissan, dans laquelle vous m’indiquez votre désir d’enseigner aux enfants juifs. Vous faites sûrement allusion à une éducation basée sur les valeurs sacrées de notre sainte Torah, Torah de vie. Elle seule conduit les enfants juifs vers le bonheur véritable, un bonheur matériel et spirituel à la fois. Ce que vous avez accompli jusqu’à maintenant fait la preuve que vous connaissez la réussite, dans le domaine de l’éducation. Votre décision est donc très judicieuse.
S’agissant des examens, vous choisirez donc ceux qui vous permettront d’atteindre cet objectif, c’est-à-dire d’acquérir les connaissances et les diplômes vous préparant au mieux à assumer cette fonction importante et fondamentale. Le mérite de votre activité destinée à rapprocher le cœur de vos élèves de notre Père Qui se trouve dans les cieux, par notre Torah, Torah de vie et par ses Mitsvot, vous protégera, afin que vous ayez une bénédiction et un succès accrus, également en vos préoccupations personnelles. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en intensifiant votre activité au sein de l’école Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : J’ai observé avec plaisir, dans votre lettre, que vous demandez une bénédiction pour les élèves de votre classe. Je vous l’accorde donc en fonction du contenu de ces jours, ceux de la fête des Matsot qui commence, le premier soir, par la célébration du Séder, auquel participent les quatre fils, le sage et ceux qui appartiennent aux catégories inférieures. Que notre Père Qui se trouve dans les cieux fasse donc que tous les Juifs appartenant à ces catégories, desquels il est dit : “ Vous êtes les enfants de l’Eternel votre Dieu ” s’élèvent prochainement, d’une étape vers l’autre, jusqu’à s’unir dans la catégorie la plus élevée, celle de l’enfant sage. Il en sera de même pour les élèves de votre classe. Tous, au sein de l’ensemble du peuple d’Israël, appartiendront exclusivement à cette catégorie des sages, car ils étudieront, avec constance et ardeur, notre Torah, de laquelle il est dit : “ Elle est votre sagesse et votre discernement ”. De même, ils pratiqueront ses Mitsvot. Puisse Dieu faire que vous leur expliquiez tout cela, avec des propos émanant du cœur et qui pénétreront donc dans le cœur de ceux qui les écouteront.
Lettre n°6819
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6819, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[19 Nissan 57196]
Vous m’écrivez à propos d’un livre qui a été remis à une élève et dont le contenu vous a épouvanté. On trouvera sûrement le moyen qui convient pour que de tels livres n’entrent pas dans les quatre coudées des élèves.
Pour autant, il faut obtenir un tel résultat sans aiguiser leur appétit de posséder de tels livres, car il est dit : “ Les eaux volées sont douces ”. Vous vous concerterez donc, de la manière qui convient, avec l’équipe pédagogique. En effet, il est dit : “ Le salut émane des nombreux conseillers ”.
Lettre n°6820
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6820, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Nissan 5719,
Je vous bénis et vous salue,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 9 Nissan et j’y ai pris connaissance avec plaisir de vos activités pour organiser les après-midi récréatives du Chabbat et le centre de loisirs pour les jeunes filles. Bien entendu, je suis peiné qu’avec le temps, ces activités soient affaiblies et même, pour certaines d’entre elles, interrompues. J’espère que, si vous attirez encore une fois l’attention des femmes et jeunes filles ‘Habad, à ce sujet, il y aura une évolution positive(1), car cet accomplissement est important et fondamental. Toute initiative, tout effort en ce sens est donc justifié. Puisse Dieu faire que vous m’en donniez de bonnes nouvelles.
Vous envisagez, pour la nouvelle année(2), de cesser d’enseigner au sein du réseau(3), car il vous est difficile de le faire en concentrant votre pensée. Bien entendu, cela n’est nullement judicieux, précisément pour les raisons que vous donnez. En effet, vous avez conscience de vos capacités et de votre réussite, dans ce domaine. Vous devez donc vous préparer, dans toute la mesure du possible, pour que vos actions soient fructueuses. On peut observer, dans la pratique, qu’un léger manque de préparation entraîne une perte beaucoup plus large de l’action, de l’intérêt et du profit de l’enseignement. Il est sûrement inutile d’en dire plus, tant cela est évident. J’ajoute uniquement que vous devez poursuivre votre étude personnelle et l’on peut vérifier concrètement que cela est plus aisé quand on le fait avec une ou deux amies.
Vous déduirez de ce qui vient d’être dit qu’à mon sens, il vous faut vous préparer, de la manière qui convient, si toutefois cela est nécessaire, pour l’année qui vient et, en tout état de cause, conserver votre étude, avec l’empressement qui convient. Que Dieu vous accorde le succès. Bien entendu, la question sur la manière d’utiliser vos vacances(4) n’a rien à voir avec tout cela, dès lors que cela ne remet pas en cause la qualité de votre préparation, pour l’année scolaire qui vient. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) De leur part, dans la manière de considérer ces activités. (2) Scolaire. (3) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (4) D’été.
Lettre n°6821
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6821, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Nissan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat, me demandant une bénédiction. En un moment propice, celle-ci sera lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Bien entendu, tout ajout à la pratique de la Torah et des Mitsvot multiplie les bénédictions de Dieu, en chacun des besoins d’un homme et des membres de sa famille. Or, aussi bonne que puisse être une situation, un ajout reste toujours possible, pour tout ce qui concerne le bien et la sainteté.
Vous me dites que, depuis que vous avez acheté votre pharmacie, vous avez l’impression que des événements inhabituels vous arrivent. Il faut vérifier si cet achat n’a pas eu pour conséquence une situation de concurrence déloyale. S’il y a un doute en la matière, nul ne pouvant être objectif pour ce qui le concerne, vous consulterez un Rav, tranchant la Hala’ha, qui vous dira l’avis de la Torah, en la matière. Et, Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, vous conduira sur la voie qui est droite devant Lui, à la fois matériellement et spirituellement.
Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer qu’elles sont toutes cachères, conformément à la Hala’ha. Et, votre épouse maintiendra l’usage positif des femmes juives vertueuses, qui consiste à prélever de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à chaque veille de Chabbat et des fêtes. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6822
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6822, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Nissan 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples
accomplissements, le Rav Ichaya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de ‘Hol Ha Moéd Pessa’h, avec ce qui y était joint. Dans celle-ci, vous me dites ce que vous avez été étudiant, dans le temps, à la Yechiva A’heï Temimim de Worcester, sous la direction du Rav, aux bons comportements et aux multiples accomplissements, le Rav Yehouda Tsvi Fogelman(2). A l’heure actuelle, vous continuez à correspondre avec lui. Vous me rapportez également que vous avez distribué de la Matsa à tous ceux que vous avez pu contacter. Puisse Dieu faire que vous vous serviez des aptitudes que vous avez reçues et de l’influence que vous exercez, par un effet de la divine Providence, afin de diffuser la Torah et le Judaïsme dans des cercles de plus en plus larges, en particulier parmi les Juifs qui se trouvent dans l’armée.
J’ai déjà expliqué plus longuement, par ailleurs qu’il faut apprendre de tout événement un enseignement pour le service de Dieu, en particulier d’une situation ou d’un état dans lequel on se trouve depuis plusieurs années. En l’occurrence, le principe fondamental et la règle de survie d’une armée sont une soumission intègre, sans soulever d’objections, sans même poser de questions, en obéissant pleinement, d’emblée, aux instructions données. Autre point, une faiblesse de la part de n’importe quel soldat, en la matière, ne concerne pas uniquement sa propre personne, mais aussi tous ses amis, l’ensemble de son bataillon et même, de la sorte, l’ensemble du campement militaire et toute la défense du pays.
Or, s’il en est ainsi pour des instructions données par des hommes de chair et d’os, combien plus est-ce le cas pour les Injonctions du Chef d’état major de toute la création, le Roi, Roi suprême, le Saint béni soit-Il. Il est bien sûr inutile d’en dire plus. Je vous adresse ma bénédiction pour connaître la réussite en tout cela, l’idée essentielle étant de raffermir son propre comportement, en “ s’humectant au point d’humecter les autres ”. Et, rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
N. B. : A l’avenir, vous continuerez sûrement à m’adresser ce que vous publiez. Je vous en remercie d’avance.
Notes
(1) Le Rav I.Ziv, de Port Bragg.
(2) Voir, à son sujet, la lettre n°6743.
Lettre n°6823
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6823, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Nissan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi, dans laquelle vous me dites que vous terminez votre scolarité et vous m’indiquez de quelle manière vous pensez poursuivre vos études. Il est bien évident que vous devez aller dans une Yechiva où l’on étudie notre Torah, Torah de vie, pendant toute la journée. Notre sainte Torah est également une Torah de vie au sens le plus littéral, un guide pour une vie heureuse en tout point, matériellement et spirituellement, ainsi qu’il est écrit : “ Si vous marchez dans Mes Décrets ” et nos Sages, cités par le commentaire de Rachi, précisent : “ en faisant porter vos efforts sur la Torah ”. Dès lors, “ Je donnerai vos pluies en leur temps ”, de même que toutes les bénédictions énoncées dans la Paracha.
Vous me dites que, selon certains, il convient d’accumuler toutes les connaissances. Or, il est impossible qu’un homme parvienne à tout savoir. Même les plus savants, parmi les Juifs comme parmi les autres nations, ne possèdent qu’une petite partie de la connaissance. En tout état de cause, à votre âge, il est indispensable que vous consacriez tout votre temps, au moins pendant quelques années, à l’étude de la Torah, donnée par le Créateur du monde, Qui le dirige. Puisse Dieu faire que vous meniez cette étude avec élan et ardeur. De la sorte, vous connaîtrez la réussite.
Il serait bon que vous gardiez la pratique qui consiste à lire des Tehilim selon leur répartition mensuelle, chaque jour, après la prière du matin. Tout au moins le ferez-vous à l’avenir. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°6824
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6824, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Nissan 5719,
Brooklyn,
A monsieur Its’hak Adel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre et, par la suite, vos livres qui m’ont été adressés par le Rav A.H. Glitsenstein(2). Je vous remercie pour ce cadeau et j’espère qu’à l’avenir, vous continuerez à m’adresser ce que vous publierez, dans ce domaine, car la bibliothèque ici offre ses services à tous.
Vous évoquez la possibilité d’adapter les mélodies de ‘Habad, de sorte que leur contenu profond et leur composition ne soient pas modifiés. J’ai demandé aux ‘Hassidim de vous contacter, à ce propos, pour envisager, d’une manière plus précise, comment le faire concrètement. Pour reprendre la formulation de nos Sages, “ puisse Dieu faire que de vous et par vous soit loué le Nom du Très Haut ”. Vous savez la grande importance que la ‘Hassidout ‘Habad accorde à ces mélodies, comme le montrent en particulier les différents textes cités dans l’introduction du Séfer Ha Nigounim(3) que vous possédez.
Nous venons de vivre Pessa’h, le temps de notre liberté et, parmi les premiers chants, vous citez également Oufaratsta(4). Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous, à l’occasion de cette fête(5). Puisse Dieu faire que celle-ci atteigne son objectif et que sa joie, avec ce qui la concerne, se poursuive pendant les semaines et les mois qui viennent. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°6657. (2) Le Rav Avraham ‘Hano’h Glitsenstein, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°6777. (3) Reprenant les partitions de toutes les mélodies ‘Habad. (4) “ Et, tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”, dont le Rabbi a fait le slogan de cette année. (5) Il s’agit de la lettre n°6805.
Lettre n°6825
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6825, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5719,
Brooklyn, New York,
Au jeune Avraham Abouch Morde’haï(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous me faites part de votre anniversaire et voici ma réponse. Vous avez sûrement respecté les usages dernièrement adoptés par les ‘Hassidim, à l’occasion de votre anniversaire. Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite, dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Je fais réponse à vos questions :
A) Le traité ‘Houlin 71a rapporte la douleur de Ben Azaï, du fait qu’il n’avait pas servi Rabbi Ichmaël. Or, il dit lui-même, selon le traité Be’horot 58a, que les Sages d’Israël sont pour lui comme des…(2), à l’exception de Rabbi Akiva. Tout d’abord, on peut dire qu’il formula cette dernière affirmation quand il développa ses propres connaissances(3). Mais, en fait, cette question ne se pose même pas, car Rabbi Ichmaël se distinguait d’emblée de tous les autres(4) par la Michna qu’il avait reçue et la Guemara qu’il avait étudiée(5), selon le traité Erouvin 13a. Il pouvait, en outre, “ déraciner les montagnes ”(6). Vous consulterez aussi le traité Avot, chapitre 2, à la Michna 9.
B) Vous n’êtes pas certain d’avoir compté l’Omer. Vous consulterez, à ce sujet, le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 489, au paragraphe 8, reproduit par le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, à la même référence, les responsa Choel Ou Mechiv, quatrième édition, tome 3, au chapitre 127, qui expliquent pourquoi l’on ne considère pas comme certain le fait de ne pas avoir compté lorsque trente jours sont passés(7). Vous verrez aussi l’avis des derniers Sages. Plusieurs d’entre eux sont cités dans la nouvelle édition du Or’hot ‘Haïm, au chapitre 489 et dans le Sdeï ‘Hémed, recueil de lois, à l’article “ bénédiction ”, chapitre 1, au paragraphe 19. La question qui se pose, en la matière, est donc la suivante. Certains avis, qui, du reste, sont nombreux, pensent que l’on doit adopter une position conciliante, en matière de bénédictions, quand il y a “ le doute d’un doute ”. Certes, on peut discuter leur raisonnement, mais, en tout état de cause, on ne peut se permettre, pour le faire, de s’écarter d’une loi clairement tranchée par le Choul’han Arou’h.
Notes
(1) Le Rav A.A. M. Poruch Glickman, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°5791 et 6897. (2) La Guemara emploie un terme montrant le peu de considération qu’il avait pour eux. Or, il semble que Rabbi Ichmaël ait été parmi eux. (3) Ce qui explique qu’il se considère comme étant supérieur aux autres Sages. (4) De sorte qu’il n’était pas, d’emblée, concerné par cette affirmation. (5) Il est donc clair qu’il n’était pas concerné par cette affirmation. (6) Mettre en concordance des raisonnements qui semblent contradictoires. (7) En effet, on considère que c’est uniquement passé ce délai qu’une habitude est prise.
Lettre n°6826
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6826, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5719,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva A’heï Temimim Loubavitch,
à Richon Le Tsion, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du dernier jour de Pessa’h et le compte-rendu qui la précédait, rédigé par le grand Rav et ‘Hassid, aux multiples accomplissements, Rav ‘Haïm Chaoul Brook(1). En un moment propice, je mentionnerai tout ce qui concerne votre sainte Yechiva, ceux dont vous me faites part et les autres, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous savez à quel point nos saints maîtres firent don d’eux-mêmes pour ces institutions. A n’en pas douter, il(2) invoquera encore plus fortement la miséricorde de Dieu. Ses bénédictions s’en trouveront accrues, de même que la réussite, pour ce qui concerne cette institution, ici-bas, d’une manière concrète, en un bien visible et tangible.
Tout ceci a été maintes fois expliqué(3), à propos du verset : “ Et, tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”(4), jusqu’à obtenir “ un héritage sans limite ”. Et, cette explication est spécifiquement liée au temps de notre liberté, qui vient de s’écouler et qui fait allusion à la délivrance des barrières et des entraves. Puisse Dieu faire qu’il en soit bien ainsi dans votre institution et qu’on puisse le constater par ses yeux de chair. Ce sera “ un héritage sans limites ” quantitatives ou qualitatives, en tout ce qui la concerne et un ajout aux bénédictions de Dieu, dans les besoins personnels de chacun, à qui Dieu accordera longue vie. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide, y compris en la matière. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le directeur de cette Yechiva. (2) Le précédent Rabbi, à qui sera demandée la bénédiction. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6541. (4) Dont le Rabbi a fait le slogan de l’année.
Lettre n°6827
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6827, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Nissan, qui faisait suite à une interruption particulièrement longue. En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite vous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Vous justifiez votre état d’esprit(1) par l’affaiblissement de quelques actions qui étaient menées par les jeunes de l’association ‘Habad et par les ‘Hassidim, en particulier dans votre ville. Il est évident que le contraire doit être vrai(2). Ainsi, il est clair qu’un homme ressentant une faiblesse dans l’un de ses membres ne s’emploiera pas à affaiblir tous les autres. Bien au contraire, pour renforcer ce membre affaibli, il est nécessaire de raffermir et de fortifier les autres. Or, tous les Juifs ne forment qu’un seul et même organisme. Et, il en est de même pour l’organisme au sein de cet organisme, les ‘Hassidim ‘Habad(3) et, en particulier, les jeunes de l’association ‘Habad.
En d’autres termes, tout est effet de la divine Providence et, si vous constatez une faiblesse, sur un ou plusieurs points, il est clair qu’il y a là une indication céleste selon laquelle vous devez en faire part à ceux qui sont concernés, agir vous-même pour que ces actions soient multipliées par deux ou par trois, afin de compléter ce qui a manqué et de faire un ajout. Autre point, qui est essentiel également, le résultat est à la mesure de l’effort(4). Cette demande et cet ajout feront la preuve que vous avez bien reçu des forces supplémentaires. Vous devez donc les utiliser pleinement, en développant largement les actions que vous avez menées jusqu’à maintenant. Il vous suffit, pour cela, de vous servir du potentiel que vous possédez. C’est bien évident, au point qu’aucune autre explication ne soit nécessaire. J’attends de bonnes nouvelles de ce qui vient d’être dit, de même que de l’action que vous mènerez auprès de vos amis, en, ce domaine. Et, là encore, rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) En l’occurrence, le découragement. (2) Qu’une telle constatation doit avoir pour effet de redoubler d’ardeur. (3) Au sein du peuple juif. (4) Textuellement “ la marque sur le dos du chameau dépend du poids du fardeau ”.
Lettre n°6828
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6828, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission sacrée, le Rav Abba(1) Ha Lévi,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Nissan. J’y ai lu, avec plaisir, que vous prenez part au voyage pour Oufaratsta(2), malgré les difficultés qui en résultent pour vous et que vous pensez continuer à le faire. Heureuse est votre part, puisque vous avez aussitôt observé le fruit de votre effort. Vous vous êtes adressé à des oreilles attentives, qui ont écouté vos explications avec beaucoup de concentration. C’est à ce propos qu’il est dit : “ Tu verras ton monde futur de ton vivant ”. La ‘Hassidout explique que le monde futur est le reflet de la Torah, des Mitsvot et leur récompense. J’ai donc bon espoir que vous poursuivrez tout cela, bien plus que vous augmenterez votre engagement. Il n’est pas de mots pour exprimer et pour mesurer la nécessité d’un tel accomplissement. C’est en particulier le cas pour l’influence que vous exercez sur les jeunes, laquelle, bien souvent, conditionne la tenue de tout un foyer et de ses membres(3).
Vous me demandez si l’on peut commenter la ‘Hassidout sous la forme d’une conférence ou d’une causerie. Cela est non seulement permis, mais même indispensable. Je suis même surpris par votre question. En effet, une lettre du Rabbi Rachab publiée, dans le Ha Tamim et dans les additifs du Kountrass Ets ‘Haïm, qui est paru aux éditions Kehot, explique que cette démarche est justifiée, y compris pour l’enseignement du Tanya, dans la mesure où il en résulte un apport effectif pour le service de Dieu. Tout cela est bien connu, parmi les ‘Hassidim. Et, s’il en était ainsi à l’époque, combien plus est-ce le cas en la période actuelle. Puis, par la suite, une précision a été rajoutée, à ce propos. En effet, le critère permettant d’établir l’origine d’une certaine question est le suivant : quel sera son impact sur le service de Dieu, d’une manière concrète ? C’est ce qu’explique le Hayom Yom,
à la date du 23 Sivan.
Il en est de même pour la question sur l’opportunité d’ajouter une explication à propos d’un discours ‘hassidique, en y introduisant un commentaire émanant d’un autre discours, pour un public qui ne connaît pas la Hassidout. Il est clair que cela est bon et judicieux. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de vous-même et de chaque habitant de Kfar ‘Habad, où Dieu a ordonné la bénédiction. Je vous adresse ma bénédiction afin de donner des nouvelles bonnes et détaillées de tout cela, de même que ma bénédiction, selon la formule de mon beau-père, le Rabbi, pour un été en bonne santé,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav A.Lewin, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°4377. (2) Selon le slogan de l’année choisi par le Rabbi : “ Et, tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”. Voir, à ce sujet, la lettre n°6541. (3) Lorsque ces jeunes se marieront et fondront, à leur tour, un foyer.
Lettre n°6829
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6829, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Its’hak(1) Ha Lévi,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 27 Nissan, avec tout ce qui y était joint. En un moment propice, celle-ci sera lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’exposer longuement l’enseignement de nos Sages selon lequel on ne peut pas se contenter d’agir. Il faut encore que l’action soit conforme à ce qu’elle doit être. Et, vous comprenez ce que cela veut dire, pour ce qui vous concerne.
Vous me dites que, dès que vous trouvez une heure, vous étudiez la partie révélée de la Torah et son enseignement profond(2). Or, quand quelqu’un a la capacité d’influencer les autres, il est clair que telle est bien sa mission profonde, bien plus que son comportement est conforme à ce qu’il doit être uniquement de cette manière. Et, s’il en est ainsi de tout temps et en tout lieu, si la conception selon laquelle : “ J’ai sauvé ma propre personne ” a toujours été condamnable, comme l’explique le Zohar, tome 1, à la page 106a, combien plus est-ce le cas de nos jours et aux Etats-Unis. Ces dernières années, en effet, on peut constater une forte motivation à la Techouva parmi les jeunes. Ceux-ci reviennent vers Dieu, vers Sa Torah, vers Ses Mitsvot. Néanmoins, quelqu’un doit leur montrer le chemin et l’on peut vérifier concrètement que, quand celui qui s’adresse à eux parle une langue qui ne leur est pas usuelle ou bien est plus âgé qu’eux, de plusieurs dizaines d’années, l’influence qu’il exerce est réduite par rapport à celle de l’homme qui leur parle dans la langue du pays et dont l’âge est plus proche du leur. C’est une évidence et point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident.
Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous commenciez à exercer une influence sur les autres et même que vous l’augmentiez. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide. Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav I.Lévy de Long Beach. Voir, à son sujet, la lettre n°3634. (2) De sorte que le destinataire de cette lettre ne diffuse pas la Torah autour de lui.
Lettre n°6830
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6830, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[28 Nissan 5719]
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre demande de bénédiction, pour cet homme, auquel Dieu accordera longue vie. En un moment propice, je mentionnerai son nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’il obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez.
Puisse Dieu faire que le mérite de votre Tsédaka, dont vous trouverez ci-joint un reçu, de même que celui de votre ajout à la Torah et aux Mitsvot, en général, vous protège, afin que votre état de santé s’améliore et que, plus généralement, vous obteniez la satisfaction de vos besoins et de ceux des membres de votre famille. Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce que vous écrivez, pour toute la communauté et surtout pour vous-même. Ceci sera “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”.
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