Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6770
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6770, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[15 Adar Chéni 5719]
J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée. Vous m’y indiquez brièvement de quelle manière vous avez rendu compte de ce qui s’est passé ici. Vous me décrivez aussi la situation de votre ville. Puisse Dieu faire que ce soient enfin de bonnes nouvelles qui parviennent de Terre Sainte, concernant les réalisations communautaires et les préoccupations personnelles, d’un bien visible et tangible. Jusqu’à quand en sera-t-il ainsi(1) ? Bien plus, on a annoncé que : “ tu te répandras…(2) ”. Les termes de ce verset doivent donc s’accomplir dans les quatre coudées de chacun, en particulier et dans celles de tous, en général. Je veux dire que chacun doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour qu’il en soit bien ainsi, de la manière la plus évidente. Et, c’est à ce propos qu’il est dit : “ Il est certain qu’un effort n’est jamais vain ” et “ rien ne résiste à la volonté ”.
Chaque ‘Hassid, en particulier celui qui a été un élève de la Yechiva, reçoit une double mission. Il doit agir sur lui-même avec une ferme détermination et agir sur son prochain, de la manière qui convient. C’est une évidence. Nous sommes en Adar, mois duquel il a été dit qu’il fut transformé(3) et l’on doit donc rapprocher une délivrance de l’autre(4), passer d’Adar à Nissan, en se libérant de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu, dans la joie et l’enthousiasme. Puisse donc Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction pour donner très prochainement ces bonnes nouvelles et pour avoir une année de réussite, en vos accomplissements généraux et spécifiques,
Notes
(1) Jusqu’à quand les nouvelles transmises seront-elles systématiquement mauvaises ? (2) “ A l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”, selon le slogan retenu pour cette année. Voir, à ce sujet, la lettre n°6541. (3) De détresse en joie et de deuil en fête. (4) Celle de Pourim de celle de Pessa’h.
Lettre n°6771
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6771, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Adar Chéni 5719,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me faites part de votre anniversaire. A cette occasion, vous avez sûrement respecté les coutumes qui ont été dernièrement adoptées par les ‘Hassidim, en ce jour. Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite, matériellement et spirituellement. Vous intensifierez votre étude de la Torah et votre pratique des Mitsvot, dans la largesse. Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec la crainte de Dieu(1),
Vous me dites qu’il n’y a pas d’évolution dans l’étude et la diffusion de la ‘Hassidout. J’en suis surpris, car nous avons reçu l’Injonction de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Bien plus, mon beau-père, le Rabbi affirme(2) qu’à notre époque, chacun doit être considéré comme s’il escaladait une montagne très abrupte, sur laquelle on ne peut rester sur place. Il faut donc monter ou…(3). Et, l’on peut appliquer à cela l’affirmation de nos Sages selon laquelle la génération qui verra la venue du Machia’h sera entièrement méritante ou bien entièrement coupable. C’est une évidence.
Notes
(1) Cette lettre s’adresse vraisemblablement à un élève de la Yechiva. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3379 et 6985. (3) Dégringoler.
Lettre n°6772
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6772, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille de Pourim, à laquelle était jointe la lettre de la mère d’un élève de votre classe. Celle-ci vous dit qu’elle est effrayée par la piété de son fils, qu’elle estime sa pratique exagérée et que celle-ci a un effet dommageable sur son état de santé. En fait, ce qu’elle dit dans cette lettre est partiellement vrai. Je fais allusion au passage dans lequel elle constate qu’il ne participe pas aux jeux de ses amis, qu’il se promène très peu. En effet, le corps doit être sain et intègre pour permettre de servir Dieu de la manière qui convient, comme l’explique le Rambam, dans ses lois des opinions, à la fin du chapitre 3 et au début du chapitre 4. Bien plus, selon le dicton du Maguid de Mézéritch(1), “ un petit orifice dans le corps correspond à un grand orifice dans l’âme ”. Et, l’on peut constater, chez les jeunes, aux Etats-Unis, qu’une modification des habitudes physiques a aussitôt une conséquence sur l’état nerveux. En outre, à mon sens, si cette mère avait constaté que la Yechiva a rendu son fils plus joyeux, si elle avait observé qu’il prend part aux loisirs avec des amis de son âge, bien entendu en fonction du programme des études, bien plus, si elle avait constaté que son fils est engagé prendre part à ces activités également par les professeurs lui enseignant notre sainte Torah, elle aurait non seulement admis sa piété, selon son expression, mais elle aurait, en outre, eu le désir de l’intensifier.
Il est sûrement inutile de vous rappeler la différence qui est faite, par plusieurs textes, entre ce qui est “ humide(2) ” et ce qui est “ humide au point d’humecter ”. De fait, le rôle de chaque professeur, même si, en apparence, son enseignement ne porte pas sur les matières sacrées et, a fortiori, s’il a un contenu de Torah, Torah de vie, est précisément “ d’humecter ” ses élèves. Bien entendu, pour y parvenir, il doit être lui-même “ humide ” des valeurs qu’il doit leur transmettre. Celles-ci comprennent deux points essentiels, la crainte de Dieu et la sagesse véritable, la sagesse et la volonté du Saint béni soit-Il qui se révèlent à travers notre Torah. Dans l’ordre, la crainte passe avant la sagesse et vous comprendrez ce que cela veut dire. Or, rien ne résiste à la volonté. Vous avez sûrement connaissance des trois études fixées, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°4962 et 6574. (2) Sans, toutefois, humecter ce qu’il touche.
Lettre n°6773
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6773, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Adar Chéni 5719,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Its’hak Korn(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 2 Adar Chéni. De même, j’ai eu connaissance de votre conversation avec la délégation de la confédération rabbinique. J’ai, en outre, obtenu de vos nouvelles par le Rav Yaakov Yehouda Hecht(2). J’espère que ces discussions recevront un aboutissement positif, qui affectera l’action concrète. Vous me dites, à la fin de votre lettre, que la tension croît au fur et à mesure que s’approchent les élections. Or, vous n’exprimez même pas un mot de regret à propos d’une situation aussi regrettable, ce qui la rend d’autant plus douloureuse. Non seulement ces dissensions sont pénibles, mais, en outre, elles pourraient empirer, comme vous le dites. Pour autant, vous considérez tout cela avec indifférence, comme s’il s’agissait d’un phénomène naturel.
Nous venons de vivre la fête de Pourim, lorsque Haman voulut détruire tous les Juifs, sans faire aucune distinction. Et, la réaction de ces Juifs fut à la mesure de cette volonté, puisqu’il est dit : “ Va, rassemble tous les Juifs ”, sans différence entre eux, avec, en guise de signe de ralliement, la déclaration : “ Jeûnez pour moi ”, un appel à revenir vers Dieu d’un cœur entier. Bien, plus, il y a eu, également en notre génération, un décret de Haman, qui entendait exterminer tous les Juifs, encore une fois sans faire de distinction entre eux. Puisse donc Dieu faire que l’on assiste à des réunions de tous les Juifs avec pour objectif de s’attacher à Dieu, comme ce fut le cas, à l’époque de Morde’haï et d’Esther.
Tout est effet de la divine Providence et il se trouve que vous êtes le président de l’association des originaires de Bessarabie en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Je voudrais donc attirer votre attention sur ce que vous devez d’ores et déjà savoir. Les immigrés de Roumanie et de Bessarabie ont fondé une Yechiva à Kiryat Gat(3), avec l’aide de descendants de familles ‘Habad et de ‘Hassidim ‘Habad qui se trouvent là en nombre. Cette institution est un département de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod. J’espère qu’en tant que président, vous faites tout ce qui est nécessaire pour satisfaire les besoins de ces nouveaux immigrants. Combien plus doit-il en être ainsi pour ce qui concerne une Yechiva et j’entendais uniquement le rappeler ici(4). Sans doute avez-vous, en la matière, une influence et des possibilités. J’espère que vous les utiliserez pleinement pour satisfaire leurs nombreux besoins, matériels et spirituels à la fois. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela également. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°6346. (2) De New York. Voir la lettre n°6731. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6729. (4) Dans la mesure où il ne s’agit que d’une évidence.
Lettre n°6774
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6774, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Nissan(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que l’on vous a posé la question suivante. Dans votre synagogue, on a adopté, depuis de nombreuses années déjà, le rite Ari Zal. Or, une grande partie de vos membres utilisent un autre Sidour, selon lequel les bénédictions du matin sont récitées par l’officiant. Une telle pratique n’est pas en usage, dans votre synagogue, mais vous craignez que cela pose problème dans un cas et dans l’autre(2), que ces personnes ne disent pas ces bénédictions dans leur maison puisqu’elles n’en ont pas l’habitude, mais qu’elles ne les disent pas non plus à la synagogue, puisque nul ne le fait. A cause de cela, vous pensez instaurer la lecture de ces bénédictions du matin par l’officiant. Par la suite, la prière se fera selon le rite Ari Zal, comme d’habitude.
En pareil cas, j’éviterai de faire une longue analyse, dans la mesure où je dois m’en remettre à mon propre raisonnement puisque, pour l’heure, je n’ai pas vu que cette question ou une qui lui soit équivalente soient posées dans les livres. De fait, certaines comparaisons pourraient être envisagées, mais je ne les présenterai pas ici. A mon sens, l’idée est la suivante. Quelle que soit l’organisation de la prière qui sera adoptée, il y aura toujours un risque. Si l’on opte pour celle que vous proposez, on pourra constater les points ci-dessous :
A) Ceux qui disent les bénédictions du matin chez eux les répèteront encore une fois avec la communauté, même si cette éventualité est peu probable et qu’elle pourrait même être écartée.
B) Ceux qui disent les bénédictions du matin selon notre rite cesseront de le faire et ils attendront leur venue à la synagogue pour les dire. En pareil cas, il y aura un double risque :
1. S’ils ne prient pas avec la communauté, qu’en sera-t-il de leurs bénédictions du matin ? Bien plus, du fait de nos nombreuses fautes, il y a lieu de craindre, même si cela reste improbable, que celui qui récite le Kaddish, quand il ne vient pas à la synagogue, ne…(3).
2. Il est diverses actions que l’on peut envisager qu’après les bénédictions du matin, par exemple la récitation, par cœur, de certains versets ou bien la lecture ses journaux, selon l’usage qui a été adopté dans ce pays. Or, ces personnes feront tout cela avant de dire ces bénédictions, puisqu’elles sont récitées à la maison ou, tout au moins, avant d’entrer à la synagogue. De fait, ce risque existe aussi chez ceux qui ont le rite séfarade, mais, pour ce qui les concerne, nous n’avons pas les moyens d’intervenir, dès lors qu’ils maintiennent la coutume de leurs ancêtres. Il n’en est pas de même, en revanche, pour ceux qui ont le rite Ari Zal. Si l’on introduit un tel changement, ils modifieront la pratique qu’ils ont eu jusqu’à maintenant, ce qui soulèvera l’un des risques précédemment cité. Et, il n’est pas aisé de prévoir le risque le plus probable. En effet, chacun a sa propre manière de réagir.
Il découle de tout cela qu’à mon avis, dans la mesure où l’on trouve des arguments dans un sens et dans l’autre, il est préférable de ne rien changer par rapport à ce qui a été fait jusqu’à maintenant. Il vaut mieux ne pas intervenir. Bien entendu, si vous craignez que, du fait du rite actuellement en usage, quelques uns ne disent pas les bénédictions du matin, ce qu’à Dieu ne plaise, vous pouvez en rappeler la nécessité, chaque fois que l’occasion s’en présente, de différentes façons.
Une autre raison essentielle conduit à ne pas introduire ce changement. L’obligation de dire les bénédictions du matin s’applique dès que l’on quitte le lit. Par la suite, on ne fait que remplacer ce qui n’a pas été dit au préalable, selon le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 71. Concernant ce que dit le ‘Hatam Sofer, dans une note, à cette référence, vous consulterez le Ma’hatsit Ha Shekel. Je vous adresse ma bénédiction de réussite afin de diriger votre communauté, conformément à la volonté de nos maîtres, en bonne santé et avec largesse d’esprit.
N. B. : Bien qu’à mon avis, il soit préférable de ne rien faire, vous noterez, à ce propos, les éléments suivants :
A) Il est clair, bien entendu, que les bénédictions du matin ont été instaurées par les Sages(4) et l’on s’acquitte de la bénédiction de la Torah, introduite par la Torah elle-même(5), en disant Ahavat Olam, “ Tu nous as aimés d’un amour éternel ”(6).
B) Le fait de répéter deux fois les bénédictions du matin revient à prononcer le Nom de Dieu inutilement, ce qui, d’après plusieurs avis, est une Interdiction de la Torah, même si l’on peut admettre que la seconde fois n’est, en l’occurrence, pas totalement inutile, dans la mesure où l’on se joint à la communauté et qu’on lui apporte sa participation. En tout état de cause, tous s’accordent pour dire que le principe en est énoncé par la Torah.
Je vous joins ce qui a été publié dernièrement. Ceci vous intéressera sûrement.
Notes
(1) Le Rav N.Telushkin, de Brooklyn. Voir, à son sujet, les lettres n°6159 et 6848. (2) A la maison et à la synagogue pour ceux qui, de ce fait, ne diront pas du tout les bénédictions du matin. (3) Prie pas du tout. (4) Et, ne sont donc pas une disposition de la Torah. (5) La seule qui le soit de toutes ces bénédictions. (6) Dans les bénédictions précédant le Chema Israël du matin.
Lettre n°6775
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6775, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, a de bons
Comportements et de multiples accomplissements,
le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de Roch ‘Hodech Adar Chéni, avec ce qui y était joint. Entre-temps, vous avez dû vous-même recevoir mon courrier, qui a été rédigé avant la réception du vôtre. Dieu fasse que la signature du contrat pour le Beth Loubavitch de Londres, en Angleterre(2) soit un bon début, ouvrant la voie au développement de tout ce qui concerne Loubavitch, matériellement et spirituellement, jusque dans le moindre détail, d’une manière conforme à la volonté de nos maîtres, dont le mérite nous protégera. Tout ceci se fera avec une largesse véritable, qui se marquera dans les réalisations communautaires comme dans les accomplissements personnels de tous ceux qui prendront part à cette réalisation.
La largesse dont il est ici question inclut en elle le fait d’attirer, dans cette réalisation, le plus grand nombre possible, de bons amis, d’amis tout court et, tout simplement de Juifs. Vous connaissez, en effet, le dicton de l’Admour Hazaken selon lequel la ‘Hassidout n’est pas le fait d’un certain groupe ni d’une partie des Juifs. Elle appartient à tous, sans aucune exception, ce qui veut dire qu’au final, elle parviendra effectivement à tous les Juifs et, selon les termes de la sainte épître du Baal Chem Tov, “ tes sources se diffuseront ” jusqu’à parvenir “ à l’extérieur ”. Il semble, en effet, que trop peu ait été fait pour attirer des amis. Bien entendu, cela ne veut pas dire qu’il doive en être de même à l’avenir, ou bien qu’une faiblesse soit concevable, en la matière. Bien au contraire, il faut développer toute son énergie, en la matière. Et, l’on peut même penser que cela est, à l’heure actuelle, plus facile qu’auparavant.
Comme nous l’avons évoqué ces derniers mois(3), et cela a déjà été suivi d’effet dans certains domaines, puisse Dieu faire que l’on observe, en tout ce qui concerne les ‘Hassidim, la réalisation des termes du verset : “ Tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”, jusqu’à obtenir “ un héritage sans limites ”. Avec ma bénédiction de réussite, de même que pour donner des nouvelles bonnes et détaillées de tout cela et de ce qui vous concerne personnellement,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav C.Perrin, de Londres. Voir, à son sujet, les lettres n°6242, 6494, 6836 et 6922. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°6494, 6836, 6935 et 6974. (3) Voir , à ce sujet, la lettre n°6541.
Lettre n°6776
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6776, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar Chéni,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 17 Adar Chéni, qui vient de me parvenir. Vous me demandez une bénédiction, concernant votre état de santé. En un moment propice, votre nom sera mentionné près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, conformément à ce que vous écrivez. Vous êtes l’un des responsables de votre synagogue. Or, de nos jours, une synagogue est également une maison d’étude, puisqu’un enseignement public de Torah y est dispensé. Bien entendu, plus vous vous efforcerez d’améliorer ce qui concerne la crainte de Dieu et l’étude, dans votre synagogue, plus le mérite de ce qui est public vous viendra en aide, afin de recouvrer la santé.
Chez un homme ou une femme juifs, le matériel et le spirituel vont de paire. Vous pouvez donc renforcer la santé de votre corps par l’intermédiaire de celle de votre âme, en particulier par la pratique des Mitsvot. Nos Sages disent que les deux cent quarante huit Injonctions correspondent aux deux cent quarante huit membres du corps de l’homme. La réparation morale d’une douleur aux jambes peut donc être obtenue par la Tsédaka(1), grâce à laquelle un homme tient sur ses pieds, comme l’affirment nos Sages. Par ailleurs, point essentiel, c’est également la foi qui lui permet de tenir debout. En effet, disent nos Sages, “ ‘Habakouk vint et exprima tout en un seul principe, ainsi qu’il est dit : ‘Le Juste vit par sa foi’(2) ”. Or, “ tout Ton peuple est fait de Justes ”(3). Certes, les Juifs sont “ croyants, fils de croyants ”(4), mais leur foi doit orienter le cheminement de leur pensée, tout au long du jour(5). En chaque événement, en tout ce qui se passe, il faut donc rechercher et trouver la divine Providence, malgré le voile et l’occultation imposés par les voies de la nature. Pour cela, il doit être bien clair que l’on n’a pas réellement compris un événement tant qu’on n’y a pas trouvé le point de la divine Providence. On doit alors en concevoir de l’insatisfaction. Bien plus, c’est ce sentiment qui fait la preuve d’une foi intacte, qui démontre que celle-ci n’est pas uniquement superficielle ou partielle. Mais, y compris en pareil cas, on est encore un croyant(6), puisque, comme on l’a dit, tous les Juifs sont “ croyants, fils de croyants ”.
Nos Sages enseignent clairement tout cela. En effet, commentant le verset : “ Ton temps sera foi ”, ils disent : “ La foi, c’est l’ordre Zeraïm(7) ”, car “ on place sa confiance en Celui Qui possède la vie éternelle et l’on sème ”, selon les termes du Yerouchalmi, cité par la Tossefta du traité Chabbat 31a. Cela veut dire que, même quand il s’agit de planter, un Juif ne s’en remet pas aux lois de la nature. Il marque, tout d’abord, sa foi en Celui Qui possède la vie éternelle. C’est uniquement cela qui le conduit à mettre les graines en terre et à croire qu’au final, celles-ci pousseront. Comme est vraie une telle foi ! On peut le déduire également des jours de Pourim qui viennent de passer. Le salut d’Israël fut obtenu d’une manière, en apparence, totalement naturelle. Une femme juive était alors l’épouse d’un monarque régnant sur le monde. Pour autant, on considère qu’il y a là l’un des plus grands miracles et une fête a été instaurée, à cause de cela. Jusqu’à ce jour, on prononce, à cette occasion, la bénédiction : “ Béni sois-Tu… Qui as fait des miracles ”. Un traité entier du Talmud en parle(8), alors que le miracle de ‘Hanouka n’a pas eu cette faveur. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5621. (2) Il fit en sorte que la foi soit le principe unique conduisant à la pratique de toutes les Mitsvot. (3) A chacun s’applique donc l’enseignement de ‘Habakouk. (4) De ce fait, leur foi est naturelle, sans qu’il ne soit besoin de l’acquérir. (5) Ce qui requiert effectivement un effort de leur part. (6) On ne perd jamais réellement la foi. (7) Le premier de la Michna, présentant les dispositions d’ordre agricoles. (8) Le traité Meguila, qui parle de la fête de Pourim.
Lettre n°6777
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6777, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
A monsieur Eliézer Tash,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Adar Chéni, dans laquelle vous me posez plusieurs questions sur l’histoire et la biographie des maîtres de ‘Habad. J’en suis surpris, car il semble que vous n’ayez pas connaissance de la littérature relativement abondante, traitant de ce sujet, qui a été publiée ces dernières années et que l’on peut également se procurer en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. La presse locale a fait état de plusieurs de ces publications. Si cela suscite votre intérêt, il serait bon que vous contactiez le Rav Avraham ‘Hano’h Glitsenstein(1), à la boite postale 46, à Lod. J’en viens au détail de vos questions :
A) Quelle est la date de naissance de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h ? Nous avons maintes fois entendu cette précision de mon beau-père, le Rabbi et elle figure également dans ses notes qui sont publiées et dans ses mémoires. Il naquit le 18 Elloul 5505(2). On trouve un long récit, à propos de sa gestation et de sa naissance, qui a été partiellement publié dans les recueils et les mémoires actuellement édités. En la matière, il est clair que la tradition familiale est particulièrement fidèle, d’autant qu’elle se fonde sur plusieurs récits, dans différents domaines, chacun d’eux permettant d’établir l’exactitude de cette année.
Vous me demandez quelle est l’origine de l’erreur, commise par plusieurs biographes de ‘Habad, qui citent, à ce propos, l’année 5507(3). Comme cela a souvent été le cas, il y a eu, dans un premier temps, peu de chercheurs, dans ce domaine. Pour ce qui est de l’histoire de la ‘Hassidout, en général, on peut très souvent vérifier, si l’on recherche de quelle manière on a obtenu des informations, que chaque auteur fait état d’une rumeur ou d’une approximation, plus ou moins fondée, souvent plutôt “ moins ” que “ plus ”. Puis, les auteurs suivants, en l’absence de toute autre alternative, reprennent cette information, en oubliant de préciser qu’elle n’est qu’une approximation. Quiconque connaît l’histoire du peuple d’Israël, à l’époque de l’Admour Hazaken, en Russie, sait que les actes de naissances ou même les traditions orales permettant d’en connaître les dates, sont rares. Bien plus, du fait des persécutions, l’âge d’un petit garçon ou d’une petite fille était souvent falsifié.
Il semble que les biographes de ‘Habad se soient basés sur le Beth Rabbi et sur un ouvrage antérieur, le Toledot Ha Rav. Or, ces livres n’avancent eux-mêmes que des approximations. Il est, du reste, surprenant qu’une autre source, confirmant cette date de 5707, n’ait pas été reproduite dans ces livres(4). Je fais allusion à l’introduction des fils de l’Admour Hazaken à son Choul’han Arou’h, qui dit : “ Après de nombreuses années…, alors qu’il était âgé de trente ans…, se trouvant dans la sainte communauté de Moguilev… ”. Or, il est à peu près certain qu’il se trouvait là à cause de la Alya en Terre Sainte de nombreux ‘Hassidim du Maguid de Mézéritch, qui se déroula en 5537(5). J’ai, une fois, fait valoir à mon beau-père, le Rabbi, que l’Admour Hazaken avait alors trente deux ans. Il m’a répondu que les dates n’avaient pas été transcrites avec précision, dans cette introduction. En outre, on ne sait pas s’il s’agit de la date à laquelle il commença l’étude du Talmud pour la seizième fois ou bien la date à laquelle il acheva cette étude. En tout état de cause, ceci ne peut pas contredire une tradition précise, qui a été transmise d’une génération à l’autre.
B) Vous trouverez des éléments sur le Rabbi Maharach dans le Séfer Ha Toledot Maharach, que plusieurs ‘Hassidim possèdent et que l’on trouve dans les bibliothèques de Terre Sainte. On sait aussi que, selon les termes des ‘Hassidim et la tradition familiale, le Rabbi Maharach écrivit des “ prescriptions ”(6), bien entendu en latin, comme les médecins le faisaient alors. Pour autant, il est clair qu’il n’a pas fait d’études universitaires. Mais, il y avait, dans sa bibliothèque, plusieurs ouvrages médicaux et certains n’étaient pas en hébreu.
C) Vous m’interrogez aussi sur la généalogie des maîtres de ‘Habad. Vous consulterez, à ce propos, l’additif au Kountrass Torat Ha ‘Hassidout(7) et, de manière plus concise et plus brève, l’introduction du Hayom Yom, en particulier de sa troisième édition, qui a été publiée à New York en 5717(8). Ces ouvrages se trouvent également chez les ‘Hassidim, de même que dans les bibliothèques de Terre Sainte.
D) A la fin de votre lettre, vous me dites que tout cela est urgent et je vous exprime donc encore une fois ma surprise, comme je l’ai déjà fait au début de ma lettre. En effet, il est particulièrement étonnant d’envisager la rédaction d’un article, dans quelque domaine que ce soit, surtout s’il doit figurer dans une encyclopédie, c’est-à-dire dans un ouvrage destiné à être utile pour tous, avant même de rechercher les ouvrages qui ont déjà été publiés, en la matière, en tout cas les plus usuels. Vous mentionnez, dans votre lettre, le livre de monsieur Eliézer Steiman(9). Il cite lui-même plusieurs ouvrages, publiés en la matière. Avec mes respects et ma bénédiction,
Le secrétaire,
Notes
(1) De Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°6824. Il est, en particulier, l’auteur des articles présentant, dans la presse, les publications de ‘Habad. (2) 1745. (3) 1747. (4) Bien qu’elle aille dans leur sens et semble la plus probante. (5) 1777. (6) En yiddish dans le texte. (7) Du précédent Rabbi. (8) 1957. (9) Voir, à son sujet, la lettre n°6563.
Lettre n°6778
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6778, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 24/2, dans laquelle vous me demandez si une jeune fille religieuse peut épouser un jeune homme qui ne l’est pas. Il est clair qu’un mariage n’a pas un rôle éducatif(1). Il ne peut changer une personne d’une extrême à l’autre. Sa vocation essentielle est de bâtir un foyer juif, fondé sur la Torah et les Mitsvot, de donner aux enfants, lorsque Dieu en accordera, une éducation basée sur les valeurs sacrées. Or, pour ce qui vous concerne, il est clair que vous aurez beaucoup de difficultés à mettre tout cela en application.
Même s’il vous promet d’être religieux, vous ne pouvez savoir d’emblée s’il tiendra parole ou non. En outre, une pratique qui a pour but de faire plaisir à quelqu’un d’autre, surtout dans l’optique du mariage, n’est, bien sûr, pas fondée. En effet, ce qui est demandé, en l’occurrence, doit se manifester au quotidien et conditionner les actes de la vie. Une simple promesse que l’on fera ce qui est demandé est, bien entendu, insuffisante, en la matière. Il en résulte que vous devez rechercher les propositions concernant des jeunes gens qui se consacrent à l’étude de la Torah et qui mettent en pratique les Mitsvot, d’une manière concrète. A l’heure actuelle, il y en a de nombreux, dans votre pays(2).
Vous faites allusion au programme de vos études. Vous en parlez avec vos amies et vous recherchez une documentation, en la matière. Vous vous adresserez, à ce sujet, à notre bureau de Casa(3), dont vous trouverez l’adresse ci-après. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°5956 et 6750. (2) Au Maroc. (3) Casablanca.
Lettre n°6779
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6779, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Adar Chéni 5719,
Brooklyn, New York,
Aux distingués membres du comité pour la conclusion
d’un Séfer Torah, au Collège rabbinique de Newark,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, la conclusion du Séfer Torah, qui aura lieu, avec l’aide de Dieu, dimanche prochain. Puisse Dieu faire que ceci se passe en un moment bon et fructueux. Le mérite de la Mitsva protégera tous ceux qui y prendront part. Nos Sages comparent la grandeur de la sainte Torah à celle des Juifs, soulignant que l’une et l’autre sont liées, que l’une est inconcevable sans l’autre. C’est pour cette raison que la sainte Torah dit, très souvent : “ Parle aux enfants d’Israël ” ou bien : “ Ordonne aux enfants d’Israël ”. Lorsque la conclusion d’un Séfer Torah a lieu dans une Yechiva, la relation entre les Juifs et la Torah est alors encore plus clairement soulignée. En effet, la finalité d’une Yechiva est de former des élèves qui sauront apprécier la sainteté, la grandeur et la profondeur de la Torah divine, non seulement en leur cœur et en leur cerveau, mais aussi et surtout, en leur action concrète, en accomplissant la Torah et les Mitsvot dans leur existence quotidienne.
Que Dieu accorde à la Yechiva le succès en sa mission sacrée, consistant à former des élèves qui se souviendront toujours que la Torah est “ notre vie et la longueur de nos jours ”. Elle est appelée Torah de vie et son nom est de la même étymologie que Horaa, enseignement, lequel s’applique, en l’occurrence, à l’existence quotidienne. La Torah et les Mitsvot constituent ainsi une source intarissable de bénédictions, émanant de Celui Qui donne la Torah, pour ceux qui l’étudient et pour ceux qui la soutiennent, de même qu’aux membres de leur famille, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Lettre n°6780
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6780, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Yé’hyel Mi’hel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Adar Chéni, dans laquelle vous me décrivez votre état d’esprit. Vous en déduisez que vous ne pouvez rien faire pour les immigrants de Roumanie. Or, il en est ainsi uniquement parce que vous considérez votre intervention, en la matière, comme une corvée et une charge. A l’opposé, si vous observez la situation telle qu’elle est réellement, vous verrez qu’elle est réjouissante, puisque vous avez la possibilité de faire du bien à de nombreux Juifs. Il est, en outre, précisé que : “ il ne t’appartient pas de conduire le travail à son terme ”(2). De la sorte, vous mobiliserez aisément les moyens dont vous disposez. Puis, peu à peu, vous avancerez, d’une étape vers l’autre, de ce qui est simple vers ce qui l’est moins. Vous ne vous fatiguerez pas plus que de mesure. Il est certain que le médecin qui vous suit non seulement vous donnera son accord, mais, en outre, il vous encouragera et vous stimulera(3). En effet, une telle action renforcera votre état de santé, au sens le plus littéral. Par ailleurs, vous respecterez également les autres prescriptions du médecin.
Nous sommes en Adar, mois au cours duquel on intensifie sa joie et l’on rapproche une délivrance de l’autre(4), passant d’Adar en Nissan et se libérant ainsi de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu, dans la joie et l’enthousiasme. Vous m’annoncerez donc de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Le Rav Y.M. Dabroskin, de Haïfa. Voir, à son sujet, la lettre n°3786. (2) Mais de faire uniquement ce qui est possible. (3) Pour adopter cette activité. (4) Celle de Pourim de celle de Pessa’h.
Lettre n°6781
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6781, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, dans laquelle vous me parlez de votre fils, auquel Dieu accordera longue vie. Vous me dites qu’il devient trop indépendant. Vous savez sans doute qu’une telle situation est, pour une quelconque raison, fréquente chez les enfants dont on s’occupe, surtout quand il s’agit d’un fils unique. En effet, celui-ci ne peut pas ne pas ressentir que l’on s’affecte de sa peine. Il me semble avoir déjà écrit qu’en plus de l’effort des parents pour faire disparaître une telle situation, l’intervention d’amis s’avère fructueuse et utile, une intervention directe ou, mieux encore, indirecte. Ainsi, il observera qu’eux-mêmes ont un comportement basé sur la Torah et les Mitsvot. Il peut s’agir d’élèves de sa classe, d’amis de jeux ou bien d’enfants lui rendant visite à la maison. Le médecin que vous avez consulté vous conseillera sûrement, en la matière. Puisse Dieu faire que tout cela connaisse la réussite et que votre fils aille mieux, physiquement et aussi moralement.
Bien que vous n’en parliez pas dans vos lettres, j’espère que vous avez un temps fixé pour l’étude de la partie profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Il me semble que nous nous sommes entretenus, à différentes reprises, à propos de la nécessité impérative qui existe en la matière, surtout à notre époque et dans ce pays, en particulier quand on a besoin d’une bénédiction supplémentaire de Dieu, dont l’effet sera évident en l’âme de votre fils, membre du corps de son père, en la dimension profonde de son âme. Et, “ rien ne résiste à la volonté ”. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°6782
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6782, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 31/3, avec ce qui y était joint(1), qui a été transmis au bureau des réalisations discrètes(2), ce qui est une des formes les plus élevées de Tsédaka, laquelle est comparée à l’ensemble des Mitsvot(3). Vous concluez votre lettre en disant qu’il y a, en cela, une forme de reconnaissance envers moi.
Vous pourriez, cependant, exprimer votre reconnaissance d’une manière plus élevée en m’aidant dans ma mission qui est, en réalité, le rôle de chaque Juif et de chaque Juive, la diffusion et le renforcement du Judaïsme en rapprochant les cœurs des enfants d’Israël sur lesquels vous exercez votre influence, de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Pour cela, il convient de leur souligner et de leur faire connaître la profonde nécessité d’un mode de vie conforme, au quotidien, à l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, d’une manière chaleureuse et agréable, avec des paroles qui émanent du cœur et qui pénètrent dans le cœur de la personne qui les écoute. Et, c’est également à ce propos qu’il est dit : “ Rien ne résiste à la volonté ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Une participation à la Tsédaka. (2) Accordant de la Tsédaka sans qu’il en soit fait état publiquement. (3) Qui doivent donc posséder également ce caractère.
Lettre n°6783
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6783, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
A monsieur Kalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce mardi, lorsque deux fois fut dit le mot ‘bon’(2). Vous me décrivez la situation de ceux qui se sont installés à Kfar Argentina, dont vous êtes l’un des fondateurs. Il est sûrement inutile de vous expliquer longuement que vous incombe l’obligation sacrée de faire tout ce qui est en votre pouvoir, et même plus encore, pour y renforcer le Judaïsme, dans tous les domaines. Car, si chacun est tenu de le faire, combien plus est-ce le cas pour un fondateur. Il est dit, en effet, que le résultat est à la mesure de l’effort(3). Ainsi, Dieu accorde à chacun des forces afin de mener à bien la mission qu’il reçoit. Il est donc certain que vous-même avez reçu de telles forces et il suffit(4) de ne pas s’essouffler, en essayant une fois, puis une seconde, puis beaucoup d’autres.
Quand on agit d’une manière agréable, pacifique et chaleureuse, on reçoit de nos Sages l’assurance que “ les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur ”. Bien plus, il s’agit, en l’occurrence, de Juifs et il est dit, de chacun d’entre eux que : “ je dors en exil ”, parce que cet exil est omniprésent, jusqu’à la venue prochaine du Machia’h, qui nous en libérera tous. Malgré cela, “ mon cœur est en éveil ”, comme l’explique le Midrash. Les Juifs sont chaleureux, proches du Saint béni soit-Il, de Sa Torah et de ses Mitsvot et il suffit donc de se rendre auprès d’eux, de dire les mots qui conviennent, de leur manifester l’enthousiasme et l’inspiration inhérents à l’amour du prochain. Aussitôt, se produit alors une transformation pour le bien, au-delà de ce que l’on peut imaginer. Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) M. K. Zeltser, de Kfar Argentina, en Terre Sainte. (2) Lors du troisième jour de la création. (3) Textuellement, “ la marque sur le dos du chameau dépend du poids du fardeau ”. (4) Pour pouvoir les révéler.
Lettre n°6784
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6784, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 17(1) Adar Chéni, sollicitant une bénédiction. Celle-ci sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Il est sûrement inutile de vous rappeler que l’ajout à la diffusion des sources(2) à l’extérieur est le rôle profond de chaque ‘Hassid, surtout d’un ancien élève de la Yechiva et, encore plus, quand il est le “ maître de l’endroit ”(3), c’est-à-dire son propriétaire, selon l’explication de l’Admour Hazaken(4). Et, le résultat est à la mesure de l’effort(5). Que Dieu multiplie Ses bénédictions en tous vos besoins, matériels et spirituels. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi écrit Tov, “ bon ”, mot dont la valeur numérique est dix sept. (2) De la ‘Hassidout. (3) Le Rav de sa communauté. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°4818 et 6232. (5) Textuellement, “ la marque sur le dos du chameau dépend du poids du fardeau ”.
Lettre n°6785
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6785, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Adar Chéni 5719,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, aux multiples accomplissements,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre feuillet du 16 Adar Richon, avec ce qui y était joint. S’il y a une suite à cela, vous voudrez bien me le faire savoir. Je vous en remercie d’avance. A cette occasion, je dois exprimer ma surprise, en constatant qu’il n’y a toujours pas de front uni(2). Tout comme je prends fermement position contre un front uni qui serait constitué de manière permanente(3), je suis tout aussi convaincu qu’un front uni, de nature technique(4), est indispensable pour les élections. Cela est encore plus important dans la situation actuelle, alors que les partis de gauche se sont renforcés, ce qui n’est pas le cas des religieux. On a observé, de par le passé, à quel point il était difficile de constituer un tel front. Il a fallu se préparer suffisamment tôt pour cela et cette préparation a été longue. Il faut donc se hâter, surtout si l’on tient compte de la situation générale, car les partis de gauche peuvent encore créer la surprise afin de conquérir l’opinion publique. En n’agissant pas suffisamment tôt, on pourra donc instaurer une situation dommageable, que l’on n’imagine pas d’emblée.
A ce propos, j’ai parlé de tout cela à monsieur ‘Haïm Moché Shapiro(5), quand nous nous sommes rencontrés ici. J’espère qu’il vous l’a raconté, à l’occasion. En ces jours d’un mois au cours duquel on multiplie sa joie, je conclus par un point joyeux, une bénédiction que je vous adresse à l’occasion de la naissance de votre petit-fils. Puisse Dieu faire que ses parents l’éduquent à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Eux et vous-même concevrez de lui beaucoup de satisfaction véritable, de satisfaction ‘hassidique. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Shargay, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°6266. (2) De tous les partis religieux. (3) Et, gommerait donc les particularités de chacun de ces partis religieux. (4) Constitué uniquement dans la perspective des élections, afin d’obtenir le plus grand nombre de voix. (5) Voir, à son propos, la lettre n°6925.
Lettre n°6786
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6786, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
à l’issue du Chabbat de la Parchat(1) :
“ Ce mois-ci est pour vous ” 5719,
Brooklyn, New York,
A chacun et chacune des habitants de Kfar ‘Habad,
fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi dont le
mérite nous protégera, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue sans limite et vous bénis,
A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, j’adresse, par la présente, ma bénédiction à chacun et à chacune d’entre vous pour une fête cachère et joyeuse, le temps de notre liberté, une liberté véritable. Vous révèlerez cette liberté et cette joie dans tous les domaines, personnels et communautaires, tout au long de cette année, qui est un Chabbat pour Dieu(2). Et, vous ferez disparaître les êtres nuisibles(3), tout comme on supprime le ‘Hamets(4). Ainsi, vous connaîtrez la paix et la tranquillité, le plaisir et le repos, la révélation du plaisir céleste.
Très bientôt et véritablement de nos jours, nous mériterons l’accomplissement des propos et de la promesse de nos Sages(5) selon lesquels : “ ‘Ce mois-ci(6) est pour vous… le peuple dont l’Eternel est le Dieu… c’est alors(6) qu’Israël quitta l’Egypte et alors qu’il sera libéré ”, lors de la délivrance véritable et complète, quand se dressera devant eux “ celui qui brise les barrières(7) ”, notre juste Machia’h, le roi qui leur fera quitter l’Egypte et les limites, qui les conduira “ à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, dans la largesse véritable et pour un été en bonne santé et dans la joie,
J’ai envoyé de la Matsa Chemoura et j’ai demandé que le conseil général de Kfar ‘Habad, son comité spirituel, avec, à sa tête, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav C.Z.(8), “ maître de l’endroit ”, la distribuent aux habitants du Kfar et aux quelques responsables communautaires ‘Habad de Terre Sainte, auxquels Dieu accordera longue vie. Puisse Dieu faire que celle-ci ait son effet, qu’elle soit “ l’aliment de la foi ” et “ l’aliment de la guérison ” au plein sens du terme.
Notes
(1) Parchat Ha ‘Hodech. (2) Celle de la Chemitta. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Yalkout, Be’houkotaï, au paragraphe 672 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la longue explication des Rechimot du Tséma’h Tsédek, à propos du verset : ‘Psaume, cantique pour le jour du Chabbat’, au chapitre 12, qui figure dans les additifs du commentaire sur les Tehilim ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrash Chemot Rabba, chapitre 15, paragraphe 1 ”. (6) Nissan. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Mi’ha 2, 13 ”. (8) Rav Chneor Zalman Garelik, Rav de Kfar ‘Habad.
Lettre n°6787
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6787, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva de Kiryat Gat(1),
département de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 19 Adar Chéni et celle qui la précédait, avec ce qui y était joint. Je formule le vœu que Dieu vous accorde le succès afin de renforcer et de développer la Yechiva, quantitativement, par le nombre des élèves et qualitativement, par le niveau des études. De tout temps et en tout lieu, il nous a été enjoint d’étudier la Torah avec crainte de Dieu. Et, grande est l’étude qui conduit à l’action, une étude dans le but de connaître et d’enseigner, de garder, de faire et d’accomplir. Combien plus doit-il en être ainsi en notre génération, celle du talon du Machia’h, d’une obscurité intense. Ceci renforce d’autant la nécessité de “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que du luminaire de cette Torah, qui en est la dimension profonde(2), surtout en notre Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.
Nos Sages donnent l’assurance que le résultat est à la mesure de l’effort(3). Celui Qui donne la Torah et ordonne la Mitsva accorde Sa Providence à chacun. Il offre la possibilité, la force et le moyen de mettre en pratique Ses Injonctions, bien plus de le faire dans la joie et dans l’enthousiasme, comme le retiennent nos Sages, pour la Hala’ha, au traité Chabbat 30b. Le début de la Tossefta, à cette référence, précise que la Présence divine se révéla en l’action de leurs mains, grâce à la joie de la Mitsva(4). Que Dieu multiplie donc Sa bénédiction et sa réussite, en tous les domaines qui concernent cette Yechiva. Ceci sera également le canal et le réceptacle pour la bénédiction de Dieu et Sa réussite, en tous les domaines, même les plus spécifiques, qui concernent les élèves, les enseignants, le recteur, les dirigeants et les donateurs, avec tous les membres de leur famille. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de la considérable réussite que vous connaîtrez en tout cela,
M. Schneerson,
J’ai pris connaissance, avec plaisir, dans votre compte-rendu, du début du fonctionnement du bureau de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, pour ce qui concerne son département, la Yechiva de Kiryat Gat. Je suis sûr que cette institution connaîtra la réussite. Je vous joins un chèque du bureau, ici, qui est une première participation.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°6729. (2) Révélée par la ‘Hassidout. (3) Textuellement : “ La marque sur le dos du chameau dépend du poids du fardeau ”. (4) C’est donc la joie qui rend l’action fructueuse.
Lettre n°6788
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6788, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav N.N. (1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat et celle qui la précédait. Entre-temps, vous avez dû recevoir mes salutations par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, est empli d’empressement et cumule de multiples accomplissements, le Rav Mi’haël(2). Puisse Dieu faire que celui-ci accède à ma requête et qu’il écrive, qu’il adresse ici de bonnes nouvelles des endroits qu’il visite, au cours de son voyage(3). Bien entendu, cette requête concerne, avant tout, la Yechiva Tom’heï Temimim(4).
Nous sommes à la fin d’Adar et nous entrons dans Nissan. L’ensemble de ce mois est “ la tête du mois ”, selon l’explication du Chneï Lou’hot Ha Berit, cité par la ‘Hassidout. Une explication, à ce propos, a été donnée l’an dernier. En effet, il n’est pas interdit de travailler, pendant le Roch ‘Hodech. Une telle activité est permise. Pour autant, un texte explique longuement, par ailleurs, le Or Ha Torah, dans le commentaire du discours ‘hassidique intitulé : “ Demain sera Roch ‘Hodech ”, que celui-ci n’est pas un “ jour d’action ”. Qu’il en soit donc concrètement ainsi, en toutes les actions des ‘Hassidim et, bien évidemment, de la Yechiva Tom’heï Temimim. Ainsi, on pourra s’enfuir, quitter l’Egypte et les barrières, y compris sous leur forme la plus fine. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov, directeur de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Brunoy, dans la région parisienne. (2) Vraisemblablement, le Rav Mi’haël Lipsker, émissaire du Rabbi à Meknès, Maroc. (3) Du Maroc aux Etats-Unis. (4) En l’occurrence celle de Brunoy.
Lettre n°6789
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6789, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples
accomplissements et aux comportements vertueux,
le Rav Yossef ‘Haïm(1) Ha Cohen et son épouse,
la Rabbanit Malka Reïzel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, avec ce qui y était joint. Vous me demandez si vous devez entreprendre l’étude des lois du divorce. Vous avez sûrement un temps fixé pour l’étude de la Torah, y compris de sa partie révélée. Vous pouvez effectivement consacrer ce moment à ces lois. J’ai, en outre, pris connaissance avec plaisir, dans votre lettre, de la liste des réunions ‘hassidiques qui ont été tenues ces derniers jours. Je suis surpris que vous ne me précisiez pas si, par la suite, la presse a fait état de ces réunions. Car, c’est là un des moyens permettant d’attirer un plus large public à la prochaine réunion et, plus généralement, aux activités qui sont organisées. C’est bien évident. Par ailleurs, il semble que le chèque envoyé en relation avec le bâton(2) ne soit, pour l’heure, pas encore parvenu. Bien entendu, cela est surprenant, mais vous possédez sûrement cette information.
Certains accomplissements ne requièrent aucun effort. Malgré cela, les hommes ne les font pas, par manque de connaissance. Je fais allusion, en particulier, à la vente du ‘Hamets(3). Il serait donc judicieux de faire imprimer tout cela(4) dans les journaux, en soulignant bien que cette démarche ne demande absolument aucun effort. Bien entendu, cela ne doit ôter à personne le moyen de gagner sa vie(5). Mais, en fait, si l’on fait la publicité qui convient, ce ne sera sûrement pas le cas, bien au contraire(6). C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour donner des nouvelles bonnes et réjouissantes de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.H. Rosenfeld, de S. Francisco. Voir, à son sujet, la lettre n°6612. (2) Le “ bâton agréable ” dont il était question dans la lettre n°6612. (3) Par chaque particulier, pendant la fête de Pessa’h, afin de ne pas transgresser l’interdiction de voir ou de posséder chez soi du ‘Hamets, pendant cette période. (4) Une procuration, permettant de confier cette vente à un Rav. (5) Par exemple celle d’un homme qui se ferait payer pour rendre ce service. (6) Grâce aux personnes supplémentaires qui seront attirées à cette pratique.
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