Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6750
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6750, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 12/3, dans laquelle vous me dites que vous avez fait la connaissance d’un jeune homme, que vous vous êtes rapprochés l’un de l’autre, pendant un certain temps, mais que vous êtes empêchée d’aller au-delà(1), car celui-ci n’est pas religieux. De ce fait, vous avez cessé de vous rencontrer. Malgré cela, à la fin de l’été, il vous a écrit. Or, de façon générale, les fiançailles et le mariage ne sont pas des actes éducatifs(2). Bien sûr, quand deux personnes se rapprochent et s’unissent, il est inévitable que l’une exerce son influence sur l’autre. Il est inconcevable que l’on ne souhaite pas faire partager par l’autre sa propre vision du monde. Toutefois, ceci ne concerne que des détails, des moyens de se coordonner, mais non un changement radical, passant d’une extrême à l’autre, de la conception du monde et de l’existence que l’on a eue jusqu’alors, dans son existence quotidienne.
Par ailleurs, en ce qui vous concerne, ce jeune homme vous dit qu’il étudiera la religion et qu’il deviendra pratiquant seulement après vous avoir épousé. En d’autres termes, il vous déclare qu’il le fera uniquement pour vous et vous pouvez en déduire la force et la détermination d’une telle pratique, puisque ceci est sa seule motivation. De plus, la religion juive exige plusieurs actions, plusieurs barrières, au quotidien. Il se dira donc, très souvent, qu’il se sacrifie pour vous en se contraignant à mettre en pratique ce qui ne lui apporte aucune satisfaction et qui le dérange. Une telle conception peut avoir des conséquences dommageables sur les relations au sein du couple.
Pendant l’été passé, vous avez cessé de le voir. On peut donc espérer qu’en méditant à ce qui vient d’être dit, vous prendrez la décision de rompre, au moins jusqu’à ce qu’il devienne religieux et se comporte comme tel pendant un certain temps. De cette façon, il s’apercevra et vous-même, vous pourrez vérifier qu’un tel mode de vie lui convient. Vous vous rendrez compte aisément que c’est là ce qu’il y a de mieux, pour votre bien et pour le sien. Que Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun et à chacune, vous conduise sur la voie qui sera réellement bonne pour vous. Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) D’envisager le mariage. (2) Ils n’ont pas pour but d’éduquer le conjoint.
Lettre n°6751
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6751, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Il est sûrement inutile de vous préciser qu’il n’y a pas lieu d’être découragé si, de par le passé, vous avez commis une erreur, dans votre manière d’agir, par exemple l’une de celles que l’on m’a transmises. Une telle situation est courante, dans tous les comportements des hommes. Et, nos Sages disent que “ l’on comprend la Hala’ha uniquement…(1) ”.
Il arrive qu’un homme tire un plus grand enseignement de ses erreurs(2), afin de rectifier ses actions à l’avenir. Le mérite de ce qui est public et celui de nos maîtres vous viendront donc en aide et vous accompagneront, en tout ce que vous ferez. Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tous les points à propos desquels vous m’écrivez et pour un joyeux Pourim, qui marquera de son empreinte les jours qui le suivront.
M. Schneerson,
Notes
(1) Quand on a fait une erreur, à son propos et qu’on a dû la rectifier ensuite. (2) Que de ce qu’il apprend dans les livres.
Lettre n°6752
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6752, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 25 Adar Richon, avec ce qui y était joint. Du reste, d’après l’avis selon lequel le mois d’Adar essentiel(2) est le premier et selon l’opinion qui considère que le monde fut créé en Nissan, ce jour est effectivement celui de la création(3). Ma réponse a été retardée, car, comme vous l’écriviez dans votre lettre, vous aviez pensé être ici, de sorte que nous nous serions rencontrés, le second jour de Roch ‘Hodech Adar Chéni(4).
En tout état de cause, Dieu fasse que votre état de santé aille en s’améliorant, d’autant que cette amélioration a d’ores et déjà été constatée. Nous sommes dans le mois au cours duquel on intensifie sa joie, une joie basée sur la Torah et, pour cela, on doit avoir, selon l’expression du Rambam, dans ses lois des opinions, à la fin du chapitre 3 : “ un corps intègre et fort, car, si l’on a un seul membre douloureux, il est impossible que l’on comprenne ”. Or, la douleur est, en l’occurrence, inférieure à la maladie, selon le traité Chabbat 12a.
Le mois d’Adar apporte la transformation dans la joie. Il transformera donc également cette situation et vous serez “ intègre et fort ”, pour reprendre les termes du Rambam. Avec mes respects, ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour un Pourim joyeux,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°6582. (2) En une année où il y en a deux. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ En pareil cas, il est évident que l’ajout d’un trentième jour, à la fin du mois, ne modifie pas la date des jours qui le précèdent ”. (4) Auquel cas la réponse aurait été donnée de vive voix.
Lettre n°6753
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6753, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Aux distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu et
se consacrent aux besoins communautaires,
le Rav Moché Yehouda et
le Rav Yaakov Moché,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche soir, dans laquelle vous me faites part de votre mission sacrée, s’exerçant envers ceux qui respectent la Chemitta de la manière qui convient, “ les hommes vigoureux qui accomplissent Sa Parole ”, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. Lorsque les fondateurs du fonds pour la Chemitta, à New York, sont venus me voir, ils m’ont clairement signifié qu’ils étaient prêts à venir en aide à tous ceux qui respectent la Chemitta, en Terre Sainte, sans introduire aucune distinction(1). Ce sont des hommes de parole, d’autant que la Torah prône elle-même un tel comportement, qu’elle demande que l’on vienne en aide à toutes les implantations. Je suis donc surpris que, dans votre courrier, vous ne mentionniez pas une aide provenant de ce fonds. Sans doute le contacterez-vous maintenant, si cela n’a pas encore été fait. En tout état de cause, il est écrit : “ Je suis l’ami de tous ceux qui Te craignent ” et je vous joins donc un chèque, à titre personnel.
Puisse Dieu faire que s’accomplissent bientôt les termes du verset : “ Il n’y aura pas de pauvre en ton sein ”(2). Nous observerons alors la situation qui est en rapport avec cette promesse, c’est-à-dire qu’Israël fera la Volonté de Dieu, comme le dit le Sifri sur le verset Devarim 15, 4 et comme l’expliquent nos Sages, selon lesquels il en est ainsi quand on sert Dieu non seulement “ de tout votre cœur et de toute votre âme ”, mais aussi “ de tout ton pouvoir ”(3), comme l’explique le Maguid(4) à propos du traité Bera’hot 35b. Le respect de la Chemitta nous conduira, très prochainement au compte de la Chemitta et du jubilé, qui sera effectué quand “ tous les habitants de la Terre Sainte s’y trouvent ”, après y avoir été réunis par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,
N. B. : Vous faites référence à une lettre de recommandation(5). Vous savez que, dans la famille du Rabbi, on n’a pas l’habitude d’en délivrer.
Notes
(1) Entre les différentes affiliations religieuses. (2) Y compris du fait de la Chemitta. (3) “ En toute situation à laquelle tu es confronté ”. (4) De Mézéritch. (5) Pour le financement du respect de la Chemitta.
Lettre n°6754
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6754, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous vous êtes installés, il y a quelques années déjà, en notre Terre Sainte. Or, vous ne trouvez pas le calme de l’esprit. En effet, dans l’endroit que vous avez quitté, il y avait une femme que vous connaissiez, il y a plusieurs années. Et, vous sentez que vous êtes abandonné. Vous me demandez donc ce que j’en pense(1).
Vous devez remercier Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun pour le fait que vous êtes actuellement éloigné l’un de l’autre(2). Au final, vous en tirez le calme de l’esprit et la santé. Il y a, en cela, des bénédictions de Dieu pour elle et pour vous. En effet, Celui Qui donne la Torah et ordonne la Mitsva, le Créateur du monde, Qui le dirige est bien la Source de toutes les bénédictions. Or, un comportement qui n’est pas conforme à Sa Volonté va à l’encontre de telles bénédictions, en tous ses besoins(3). Parfois, on ne le voit pas de ses yeux de chair, mais cela n’est que momentané, car le Saint béni soit-Il désire mettre l’homme à l’épreuve, afin d’observer s’il comprend tout cela, adopte l’attitude qui convient et surmonte l’épreuve.
Au final, il est clair qu’un comportement indésirable va à l’encontre de la bénédiction. Si vous souhaitez réellement le bien de cette femme et sans doute désirez-vous également votre propre bien, vous devez, comme je l’ai dit, remercier Dieu pour la distance qui vous sépare. Vous vivrez donc en paix, dans le calme de l’esprit, avec enthousiasme, auprès de tous les membres de votre famille, avec tous les leurs. Il serait bon, chaque jour, avant de mettre les Tefillin, de prélever quelques pièces pour la Tsédaka. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) S’il ne faut pas envisager une union avec cette femme. (2) Ce qui protège de toute situation malencontreuse. (3) Empêche de les obtenir.
Lettre n°6755
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6755, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Adar Chéni 5719,
Brooklyn, New York,
Au président, aux responsables et aux membres de la
congrégation Ahavat Tsion, Newark, New Jersey,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait de recevoir l’invitation à la célébration du dixième anniversaire de la nomination du distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, a de bons comportements, est plein d’empressement, Rav Chalom Dov Gordon, au poste de rabbin de votre synagogue. L’honneur que vous marquez à votre Rav me donne un grand espoir que vous continuerez à le soutenir à l’avenir, que vous le ferez même de manière accrue, dans son œuvre de développement de votre synagogue, afin que celle-ci soit un centre de Torah, de prière et de Tsédaka, comme l’explique votre circulaire. De la sorte, sera renforcé le Judaïsme de la Torah dans toute votre ville, ce qui sera une application du “ grand principe ” de toute la Torah, qui proclame : “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ”.
C’est aussi la signification du mot “ centre ”, désignant le point profond par rapport à tout ce qui l’entoure. S’il n’y a pas d’entourage, il ne peut pas y avoir de centre et, s’il n’y a pas de centre, il ne peut pas y avoir d’entourage. Il est donc important que cet entourage soit en rapport avec le centre et que ce dernier porte en lui les trois piliers sur lesquels le monde repose, la Torah, le service de Dieu qui est la prière et les bonnes actions, la Tsédaka. Le monde entier est lui-même en équilibre sur ces trois piliers, le grand monde, mais aussi le petit monde que constitue l’homme, celui de chacun.
Je souhaite à vous-mêmes et à votre cher rabbin de très nombreuses années de collaboration pour renforcer votre communauté et, plus généralement, votre ville, autour de ces trois piliers. Que Dieu vous accorde à tous la bénédiction et la réussite, d’une étape vers l’autre, matériellement et spirituellement à la fois. Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre n°6756
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6756, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre des 20 et 28 Adar Richon, dans laquelle vous me communiquez l’avis du médecin sur votre état de santé. Je suis un peu surpris par votre affirmation selon laquelle l’opération de la prostate est grave. Il y a quelques années, celle-ci a déjà été pratiquée sur vous, partiellement et, à l’heure actuelle, celle-ci est considérée comme une intervention courante. Certes, quelques aspects doivent en être clarifiés, d’après le Choul’han Arou’h, car, de façon générale, il est nécessaire de trancher des canaux(1). Mais, en l’occurrence, cette opération a déjà été partiellement faite et une telle clarification est donc sûrement inutile. De même, il semble quelque peu difficile de comprendre votre affirmation selon laquelle il est difficile de dissoudre le calcul, du fait de sa taille, car celle-ci importe peu. En tout état de cause, concrètement, vous consulterez encore une fois deux médecins spécialistes, dans ce domaine et vous vous conformerez à leur décision conjointe. Dieu, Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles leur suggérera le bon conseil et le traitement qui convient. Celui-ci sera fructueux.
En effet, nous sommes dans le mois d’Adar, qui est une période de Mazal et de réussite pour tout Israël. Bien que vous n’en disiez mot, j’ai bon espoir que vous agissez pour diffuser les sources(2). Et, je veux espérer que vous faites un ajout en ce sens, conformément à l’Injonction qui demande de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour un Pourim joyeux.
S’agissant du lieu où sera effectué ce traitement médical, vous consulterez un médecin ami, connaissant les différents endroits et les médecins traitants.
Notes
(1) Ce qui constitue une castration, interdite par la Torah. Voir, à ce propos, la lettre n°5465. (2) De la ‘Hassidout.
Lettre n°6757
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6757, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Adar Chéni 5719,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Israël Sadan,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 29 Adar Richon et j’y ai appris que vous vous êtes d’ores et déjà installé en Terre Sainte, d’une manière positive. Je vous remercie de m’avoir fait savoir que vous avez communiqué les grands points de notre discussion à vos amis. Vous faisiez sans doute allusion, parmi ceux-ci, au point le plus essentiel, le rejet de tout compromis, en matière de Judaïsme et surtout pour tout ce qui concerne l’éducation et la formation de nombreux disciples. En effet, il est nécessaire de prendre en compte l’influence exercée par l’environnement, après le départ et la sortie de la maison d’étude. Pour cela, les élèves doivent recevoir une éducation, dans la proportion la plus large, qui leur permettra de résister à tous les courants qu’ils devront affronter dans le monde, y compris aux vents inhabituels soufflant dans la rue. Dieu fasse que ces propos soient suivis d’effet et, tout comme vous m’annoncez que vous les avez transmis, vous me donnerez de bonnes nouvelles de ce qui en a résulté, car l’acte est essentiel.
En ces jours qui précèdent Pourim, il y a précisément là l’un des enseignements de cette fête. En effet, nos Sages nous racontent que vingt deux mille enfants reçurent leur éducation par l’intermédiaire du premier membre du Sanhédrin, Morde’haï le Juif. Et, celui-ci leur enseigna une notion de la Torah qui, en apparence, ne recevait alors aucune application concrète, les lois relatives à la prise en main de l’offrande de l’Omer. En effet, ils se trouvaient en exil et le service, dans le Temple, était interrompu. A fortiori était-il clair que cette étude ne pouvait avoir aucun effet sur A’hachvéroch, ni permettre d’annuler le décret de Haman. Or, c’est précisément cet enseignement qui en supprima l’effet pour tous les Juifs des cent vingt sept provinces du roi. Je souhaite, à vous-même et à vos amis, un Pourim de lumière, de joie d’allégresse et d’honneur. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour une bonne santé,
Lettre n°6758
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6758, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Eliézer Its’hak(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du dimanche de la Sidra : “ Un homme qui offrira, d’entre vous, un sacrifice pour Dieu ”(2), m’annonçant une bonne nouvelle, au nom de votre communauté et du Talmud Torah, la réception d’un nouveau Séfer Torah dans votre synagogue. Puisse Dieu faire que la Torah ne quitte pas la bouche des membres de votre communauté, de leur descendance et de la descendance de leur descendance, ainsi qu’il est dit(3) : “ Prenez toutes ces paroles à cœur pour les garder et pour les faire, car ceci est votre vie et c’est ainsi que vous allongerez vos jours sur la terre, pour en hériter ”.
Conformément à l’enseignement de nos Sages, grande est l’étude qui conduit à l’action, au quotidien. Et, l’on connaît les propos du Roch, qui ont été retenus pour la Hala’ha, dans le Choul’han Arou’h, au chapitre 270, selon lesquels cette Mitsva, de nos jours, s’applique non seulement aux cinq livres de la Torah, mais aussi à la Michna, à la Guemara et à leurs commentaires. Je vous adresse mes respects, ma bénédiction de réussite en tout cela et pour donner de bonnes nouvelles. Or, il n’est de bon que la Torah et ses Mitsvot, “ bonne pour les cieux et bonne pour les créatures ”, produisant de bons fruits. Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout, en général et de chaque chose, en particulier,
Notes
(1) Le Rav E.I. Miller, d’Ashkelon. (2) La Parchat Vaykra. (3) Devarim 32, 46-47.
Lettre n°6759
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6759, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Daniel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 7 Adar Chéni, jour de la naissance de Moché, berger de tout Israël. Vous me demandez pourquoi la réponse à telle personne a été retardée et, entre temps, celle-ci lui est sûrement parvenue. De façon générale, pour tout ce que vous citez et pour le soutien aux institutions, il faut s’adresser à l’association ‘Habad et aux jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte. Les raisons en sont bien évidentes. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. C’est vous qui me transmettez cette requête et puisse donc Dieu faire que vous m’en donniez de bonnes nouvelles. Bien entendu, vous m’en communiquerez également, vous concernant personnellement, qui seront matérielles et spirituelles à la fois.
Vous me demandez de quelle manière organiser votre étude. J’ai entendu mon beau-père, le Rabbi, dire que, dans un cas comme le vôtre, il convient de fixer une étude de la Michna, s’ajoutant à toutes les autres. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement que vous devez apprendre la ‘Hassidout chaque jour et diffuser cette étude en tout endroit où vous exercez votre influence.
J’ai été particulièrement intéressé par l’information selon laquelle se trouve, près de vous, le fils du Rav Yerouchalimski, de Kaminka(2), le Rav de la ville de Kielts et il possède des manuscrits de tous nos maîtres. J’aimerais avoir plus de détails, à ce sujet. De même, possède-t-il également leurs notes et leurs mémoires ? En effet, son père était un descendant de l’Admour Hazaken. Je vous demande de vérifier tout cela au plus vite et de me le faire savoir. Je vous remercie beaucoup d’en prendre la peine. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour un joyeux Pourim,
Notes
(1) Le Rav D.Haskind, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°6258. (2) Voir, à son sujet, le Yagdil Torah, paru à New York, numéro 63, chapitres 31 et 32, de même que les Iguerot Kodech du Rabbi Rachab, tome 4, lettres n°955 et 1000.
Lettre n°6760
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6760, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar Chéni 5719,
Brooklyn, New York,
A l’attention du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint
Dieu, à de multiples connaissances, dans de nombreuses
disciplines, se consacre aux besoins communautaires,
est empli d’empressement, le Rav Chlomo,
qui est appelé le docteur Schonfeld,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 29 Adar Richon, dans laquelle vous me faites part de l’organisation que vous avez créée. Celle-ci s’appelle : “ les saintes communautés pour Israël ” et elle a pour but de fonder des synagogues en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Vous concluez en formulant la proposition que j’en sois le président d’honneur. Je vous remercie pour cette bonne intention, mais je me dois de refuser ce titre honorifique, conformément aux usages en vigueur, dans la famille du Rabbi et pour deux raisons. Tout d’abord, le titre de président d’honneur n’a pas cours, dans la maison du Rabbi. Vous-même le définissez, à juste titre, comme “ n’imposant aucune obligation et aucune fonction ”. Ceci n’est pas conforme à la conception que l’on a, dans la maison du Rabbi. Bien au contraire, chaque fois que l’on donne son nom, on apporte une participation effective. Recevoir un titre d’honneur sans rien faire pour cela heurte donc notre point de vue.
Il y a, en outre, une autre raison à cela, qui est essentielle. Du fait de nos nombreuses fautes, la situation en Terre Sainte est telle que chaque action qui s’y passe est affiliée à un parti. A mon sens, il est donc impossible que l’organisation dont vous parlez ne le soit pas ou, en tout état de cause, qu’elle ne présente pas les effets négatifs inhérents à une telle affiliation. Les Rabbanim se trouvant sur place, en prêtant leur nom, feront sûrement en sorte que l’organisation se développe dans un sens positif et ils éviteront plusieurs effets indésirables. Car, c’est bien là l’obligation d’un Rav, en son endroit et dans son pays. Il ne peut s’en dédire. Tels ne sont cependant pas le programme et le domaine de mon action, telle qu’elle a été définie par mon beau-père, le Rabbi et, encore avant cela, par son père.
Je ne sais si votre programme d’action a déjà été arrêté et s’il est limité à la construction de synagogues. Si ce n’est pas encore chose faite, je me permets de vous dire qu’il y a réellement lieu de se demander s’il n’est pas préférable d’utiliser l’argent dont vous disposez, d’après ce que vous m’écrivez et celui que vous recevrez pour renforcer les écoles basées sur les valeurs sacrées et les bains rituels, surtout du fait de la Alya qui est renforcée, ces dernières années. En effet, la situation de l’éducation basée sur les valeurs sacrées et de ses écoles, de même que celle des bains rituels et de la pureté familiale, est actuellement déplorable. Or, avec un apport de moyens financiers, on peut accomplir beaucoup, en la matière.
Je vous demande de m’excuser pour cette proposition portant sur ce qui ne m’a pas été demandé. Néanmoins, les lettres et les informations que je reçois de Terre Sainte, en la matière, déchirent le cœur et les entrailles. Il est difficile d’en dire plus, tant cela est effroyable, d’autant que vous en avez sûrement connaissance, au moins globalement. A cette occasion j’accuse également réception de votre lettre, me confirmant que vous avez bien reçu la mienne, qui vous avait été adressée à l’occasion du jubilé. Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous redoubliez d’ardeur pour renforcer le Judaïsme traditionnel, de même que tout ce qui concerne la Torah, ses Mitsvot et le luminaire de la Torah. Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre n°6761
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6761, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples
connaissances, le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
Pour faire suite à notre conversation, j’ai pris, peu après celle-ci, le temps de consulter les épreuves du livre que vous m’avez offert, le Beth Ha Be’hira sur le traité Baba Batra. Et, pour reprendre une formule courante à propos de tels ouvrages, j’ai pu passer également à l’examen d’un autre livre que vous avez publié et qui se trouve dans ma bibliothèque, le Beth Ha Be’hira sur le traité Mikvaot. Comme à mon habitude, j’ai formulé quelques remarques, en marque d’estime, que vous trouverez ci-après.
Avant de conclure la présente, je voudrais formuler une remarque d’ordre général. Notre génération a pris l’habitude que des anses soient placées sur le panier(2), non seulement pour le contenu des livres, mais aussi pour les auteurs et pour tout ce qui les concerne. En conséquence, vous m’excuserez de constater que, dans ces deux livres, il manque une description du manuscrit à partir duquel le texte a été établi. Autre point, qui est essentiel, on ne précise pas si ce manuscrit a été comparé à d’autres. En effet, vous dites vous-même, dans l’introduction du Beth Ha Be’hira sur le traité Baba Batra, qu’un manuscrit se trouve au vatican. Or, cette précision est importante pour déterminer de quelle façon on doit considérer ce livre, pour établir le degré de précision de chaque mot. De même, il est courant de reproduire au moins une page du manuscrit correspondant. Et, l’on donne aussi une brève biographie de l’auteur, sa conception de l’étude, qui étaient ses maîtres. Ces deux derniers points sont importants pour savoir comment aborder le livre.
Il est probable et même à peu près certain que vous-même ou d’autres avez déjà publié tout cela. Mais l’on sait que nos générations ne sont pas comparables aux précédentes. Ceux qui se référeront à d’autres ouvrages publiés dans le même domaine sont peu nombreux. Combien plus est-ce le cas quand ceux-ci ne sont pas connus. Bien plus, l’introduction ne dit même pas où trouver ces éléments, dans quel livre, selon quelles références. Du reste, à mon sens, même si vous indiquiez tout cela, notre époque ne procède pas de la sorte et l’on n’a plus l’empressement nécessaire pour rechercher ces livres et les consulter avec toute l’attention nécessaire. Or, pour savoir comment considérer votre ouvrage, il aurait suffi de lui ajouter deux ou trois pages, n’indiquant que les conclusions de tout cela, avec des références à tel livre ou à tel recueil pour ceux qui souhaitent en consulter toute l’analyse. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de décrire l’importance de telles informations, laquelle est même accrue dans les livres Beth Ha Be’hira, puisque ceux-ci tranchent la Hala’ha et ne sont pas uniquement des commentaires, comme c’est le cas de votre livre. Certes, de nos jours, nul n’utilisera le Beth Ha Be’hira pour trancher la Hala’ha. On le fera, en revanche, pour comprendre la façon dont elle est arrêtée, son origine, après la période du Meïri(3). En la matière, de telles informations sont déterminantes.
Autre remarque de portée générale, plusieurs tomes du Beth Ha Be’hira ont d’ores et déjà été publiés. Or, si l’on en
comparait les tournures courantes, on pourrait sûrement lever le doute et savoir à qui l’auteur fait allusion, quand il fait telle ou telle autre description. C’est le cas pour des expressions comme : “ les premiers des Gaonim ”, “ les Gaonim parmi les premiers Sages ”, “ les Gaonim d’Espagne ”. Selon vous, il est évident qu’elles font allusion à Rav Haï Gaon ou bien au Ri Migach. Pour autant, selon le Rav K.Shlesinger, ces termes se rapportent à Rabbénou ‘Hananel, bien qu’il ne soit pas totalement affirmatif, sur ce point, comme le montre le Beth Ha Be’hira sur le traité Baba Kama que vous avez vous-même publié.
J’espère que vous ne m’en voudrez pas pour les remarques qui vont suivre. Puisse Dieu faire que vous les acceptiez comme elles ont été écrites, c’est-à-dire avec bienveillance. Je vous adresse mes respects et ma bénédiction afin de diffuser la lumière de l’enseignement des premiers Sages, comparables aux anges, qui illuminent la terre et ceux qui y résident, en chaque génération. Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim,
Je joins à ma lettre les livres de ‘Hassidout dont nous avons parlé au cours de notre entretien, c’est-à-dire le Tanya et le Séfer Ha Mitsvot(4) du Tséma’h Tsédek.
Chapitre 1, Michna 1, page 5, note 2 : Le Meïri dit : “ Il a fermé et clos, ce qui exclut… ”. Vous auriez dû souligner qu’il exclut ici les Hagahot Maïmonyot. En effet, il introduit un changement par rapport à la Guemara, qui dit : “ Il est allé ”. Il semble que, selon vous, l’expression : “ Il a fermé et clos ” explique ce qui a été dit au préalable : “ L’un le maintient dans son domaine et l’autre, dans son domaine ”. Néanmoins, ceci voudrait dire que le Meïri serait en désaccord avec tous ceux qui considèrent comme suffisant le fait qu’un seul des deux le maintienne dans son domaine. C’est l’avis du Tour et Choul’han Arou’h, ‘Hochen Michpat, au début du chapitre 157, de la Chita Mekoubétset, à cette référence et des Tossafot Yom Tov. Car, il est difficile d’admettre que leur explication s’entend uniquement lorsque l’un a fermé et que l’autre s’est tu. On peut, en outre, s’interroger sur ce qui est ajouté par la suite : “ par exemple s’ils disent ”, au pluriel, alors qu’il suffit qu’un seul le dise. Et, l’on ne peut pas imaginer que le texte veut dire : “ l’un ou l’autre ”, puisqu’il reprend, en la matière, la formulation de la Guemara. Mais, peut-être le copiste ou bien le scribe recopiant le manuscrit ont-ils ici oublié un mot, que le Meïri a repris selon la formulation de la Guemara : “ Ils allèrent et maintinrent ”, ce qui voudrait dire qu’ils maintiennent par le fait d’aller, selon la précision des Hagahot Maïmonyot. Puis, le texte propose une autre façon d’agir : “ Il a fermé ”, au singulier, ce qui supprime toutes les remarques préalablement formulées.
A la même référence, note 5 : “ Il n’y a pas de doute… Il n’y a pas de coutume… ”. D’après ce que dit le Meïri, on peut comprendre pourquoi les associés faisant une acquisition conjointe ne peuvent avancer qu’ils l’ont fait précisément dans le but de s’associer. Vous verrez, à ce sujet, le Beth Yossef, ‘Hochen Michpat, chapitre 171, paragraphe 33, à l’alinéa : “ le Rachba écrit ”, le Roch, au premier chapitre du traité Baba Batra, paragraphe 51 et les ‘Hidoucheï Ha Tséma’h Tsédek sur le traité Baba Batra.
Fin du chapitre 10, page 732, note 1 : C’est aussi l’avis du Rachba, cité par le Darkeï Moché, chapitre 129, au paragraphe 3 et par le Ritva, dans l’édition parue à New York en 5714(5).
A la même référence, note 3 : Vous citez le Ramah, mais vous ne faites pas remarquer que son avis est discuté par le Baït ‘Hadach et par le Dricha. Bien plus, le contexte, dans le Meïri, indique que l’on se situe ici après la signature d’un acte officiel. Selon le Baït ‘Hadach, tel n’est cependant pas l’avis du Ramah.
Meïri sur le traité Mikvaot : chapitre 1, Michna 1, page 4, notes 3 et 6 : “ J’ai fait beaucoup d’efforts ”. On peut réellement s’interroger sur cette expression. Si je puis me permettre, je dirais qu’à mon humble avis, surtout compte tenu du fait qu’on se base sur un seul manuscrit dont le Meïri s’est servi, quelques mots manquent avant cela, après le paragraphe : “ Il n’y a pas de différence, en la matière, entre l’eau puisée et celle qui ne l’est pas, puisqu’elle n’appartient pas au Mikwé ”. Selon ces mots qui manquent, une différence doit effectivement être faite, en la matière, car l’eau qui n’est pas puisée ne contracte pas l’impureté, au même titre que le Mikwé proprement dit. Le copieur aurait donc confondu les deux formes de Mikwé. Une telle interprétation permet de répondre aux questions suivantes : A) Pourquoi le Meïri ne cite-t-il pas l’avis du Rach et du Rabad, qui s’opposent à l’interprétation du Rambam sur les quatre textes de la Michna, bien que ce soit le cas à plusieurs reprises dans ce traité ? B) L’interrogation citée au début de ce paragraphe trouve également une réponse. C) On peut, en outre, justifier la formulation : “ C’est ce qui est expliqué dans la Tossefta ”, selon la remarque que vous formulez à la note 3. La même omission a été faite également à la page 6, note 2.
Même référence, note 5 : Le commentaire de la Michna dit : “ par (Yad) celui qui est impur ”. Il semble que ceci puisse être rapproché de l’expression : “ près de (Al Yad) ”.
Même référence, page 5, note 1 : Il semble qu’il faille dire Rambam au lieu de Rabad.
A la fin, page 116 : Il est ici question de trente anciens, alors qu’au début, le texte en comptait trente deux. A l’opposé, le Rach et la Tossefta du Talmud de Vilna citent le chiffre trente deux également à la conclusion. Si l’on considère qu’il n’y a pas là de faute d’imprimerie, on peut penser que Rabbi Tarfon, par humilité, ne s’était pas compté lui-même. En outre, il n’avait pas compté non plus Rabbi Yossi Ha Guelili, car, selon la lecture du verset, les anciens firent que nul n’ôta le bélier de ses mains. Mais, l’on trouve plusieurs autres différences dans la version que l’on possède du Sifri, à la Parchat ‘Houkat. Dans un cas comme dans l’autre, on peut se demander pourquoi Rabbi Tarfon s’adressa à Rabbi Akiva et à Rabbi Yossi Ha Guelili en les appelant “ Rabbi ”.
Notes
(1) Le Rav A.Sofer Schreiber. (2) Que l’on publie des index, des ouvrages de référence. (3) Auteur du Beth Ha Be’hira. (4) Dére’h Mitsvoté’ha. (5) 1954.
Lettre n°6762
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6762, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au jeune ‘Hassid qui craint Dieu, est empli d’empressement,
accomplit de multiples actions, Naftali(1) Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous remercie beaucoup pour votre lettre du 5 Adar Chéni, avec ce qui y était joint, de bonnes nouvelles du développement de la Yechiva du soir et une brève description des réunions ‘hassidiques et du rassemblement des semaines passées. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous me donniez de bonnes nouvelles, d’une manière sans cesse accrue, en ajoutant toujours plus de lumière, dans ces domaines et dans toutes les autres activités des jeunes de l’association ‘Habad, en la ville sainte de Jérusalem, au sein des jeunes de l’association ‘Habad et de tous les ‘Hassidim de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. J’en viens à vos questions :
A) Bien évidemment, on doit disposer d’un nombre d’exemplaires suffisant du texte que l’on enseigne aux élèves. On possède, désormais, assez de lois de l’étude de la Torah et vous pouvez donc les étudier, d’autant qu’il est peu fréquent d’apprendre cette partie du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken.
B) Les élèves qui n’ont pas l’âge de la Bar Mitsva pourront étudier les discours ‘hassidiques les plus faciles. Néanmoins, ils doivent, pour cela, être proches de la Bar Mitsva(2).
C) Selon notre coutume, en disant le verset : “ Ouvre ta main ”(3), on touche d’abord les Tefillin du bras, puis ceux de la tête. Certains le font avec la lanière des Tefillin, puis l’embrassent.
D) A propos des Tefillin de Rabbénou Tam, vous consulterez le Chaar Ha Collel. L’âge pour commencer à les mettre dépend du sentiment de chacun(4).
E) S’agissant du Chema Israël à l’issue du Chabbat, vous consulterez le Hayom Yom. Je n’ai pas reçu d’autres instructions, à ce sujet.
F) On étudie des chapitres de Michna et l’on dit un Kaddish de Rabbanan, après la prière, pour l’élévation de l’âme d’un défunt. Cet usage doit donc être respecté également quand l’endeuillé n’est pas encore Bar Mitsva.
G) On met les Tefillin, avant la Bar Mitsva de la même manière qu’on le fait après celle-ci, c’est-à-dire pendant toute la prière.
H) A propos de Lag Baomer et des feux que l’on allumait dans la ville sainte de Jérusalem, il est difficile de formuler un avis à distance sur un usage spécifique à une certaine ville, surtout quand il s’agit de Jérusalem. Et, vous savez à quel point on doit être scrupuleux, pour ce qui concerne une coutume juive. Les ‘Hassidim de Jérusalem doivent donc se concerter, à ce propos.
I) S’agissant de la bénédiction des Cohanim pendant la Neïla, parmi les ‘Hassidim de Terre Sainte, il est clair que vous devez vérifier sur place ce qu’il en est.
J) Je dois dire que je ne suis pas satisfait du fait que de jeunes élèves étudient pendant toute la nuit, comme l’indique votre lettre. Il ne doit en être ainsi que pour les plus âgés, dans le mesure où cela ne remet pas en cause leur santé. C’est ce qu’indiquent les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 1.
K) Vous faites allusion aux dettes(5) et il est certain qu’une collecte exceptionnelle permettra d’obtenir de l’aide, en fonction des possibilités. Pour autant, il est impossible d’institutionnaliser cette aide, car la collecte a déjà de très nombreuses dettes.
L) Vous envisagez l’ouverture d’une boîte postale au nom de la Yechiva du soir. Vous demanderez, au préalable, conseil aux ‘Hassidim de Jérusalem. Ils vous diront comment ils considèrent ce projet et, en pareil cas, il a été dit que : “ le salut provient des nombreux conseillers ”.
M) Vous parlez de votre voyage ici. Vous pouvez l’envisager à la fin d’Elloul, de sorte que vous puissiez être ici pendant tout Tichri. Tout de suite après cela vous regagnerez la ville sainte de Jérusalem et vous regagnerez votre mission sacrée. Bien entendu, cela sera possible uniquement si cette mission n’en souffre pas, dans son aspect communautaire comme en ce qui vous concerne personnellement. Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim et pour me donner des nouvelles bonnes et détaillées,
Notes
(1) Le Rav N.Roth de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°6212. (2) Soit moins d’un an avant celle-ci. (3) Dans la prière Achreï. (4) Par la suite, le Rabbi demanda à tous de commencer à les mettre deux mois avant la Bar Mitsva, en même temps que les Tefillin de Rachi. (5) De la Yechiva du soir.
Lettre n°6763
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6763, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que votre traitement médical a été repoussé jusqu’au 27 Adar Chéni prochain. A n’en pas douter, s’appliquera en cela le dicton bien connu selon lequel “ tout empêchement est pour le bien ”.
Vous m’interrogez sur ce terme de “ traitement ”. Son explication est bien simple. Il inclut, en fait, tout ce qui peut être réalisé, en la matière, une opération, ce qui la précède, ce qui la suit. Le but et l’objectif sont d’obtenir, grâce à tout cela, une prompte et complète guérison. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et également de votre mari, auquel Dieu accordera longue vie,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
N. B. : Conformément à votre demande, cette lettre vous est adressée en passant outre à la file d’attente. Vous faites référence à l’organisation des femmes ‘Habad. Sans doute en parlez-vous avec les femmes ‘Habad de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Vous déciderez ensemble ce qu’il y a lieu de faire. Et, il est dit que : “ le salut provient des nombreux conseillers ”.
Lettre n°6764
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6764, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, je viens de recevoir votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous m’expliquez pourquoi vous ne m’avez pas écrit. Mais, vous connaissez l’explication de notre Torah, Torah de vie, selon laquelle celui qui ne fait pas une certaine action, du fait d’une situation de force majeure, ne peut pas pour autant être considéré comme s’il l’avait faite. En d’autres termes, aussi justifiées que soient les explications, elles ne peuvent être comparées au fait d’écrire. Pour autant, je suis content que vous m’écriviez, cette fois-ci avec un bon moral. Vous me dites ce qui a résulté de votre travail et il y a sûrement, en plus de cela, d’autres situations, dont vous n’avez pas connaissance, mais qui n’en sont pas moins le résultat de votre effort.
Vous me demandez d’écrire un article, destiné à être édité dans un livre dont vous préparez la publication(2). De façon générale, mon propos n’est pas d’écrire un article. En outre, j’ai de nombreuses activités desquelles, pour la plupart d’entre elles, je ne peux me libérer. En outre, celles-ci ne diminuent pas. Tel est mon travail, mais il prend plus de temps que ce que l’on aurait pu penser. C’est pour cela que je ne peux pas prendre un engagement dans le temps. Bien plus, vous me dites que vous avez un texte prêt, le début des Pirkeï de Rabbi Eliézer. Il n’y a donc pas lieu d’en retarder l’impression. Mon article ne s’y trouvera donc pas.
J’espère qu’à réception de la présente, votre épouse se sentira mieux, que vous n’aurez plus à vous préoccuper de la santé et que vous pourrez donc réserver votre action au renforcement du Judaïsme. C’est de cette façon que Dieu promet à un Juif la satisfaction de tous ses besoins, de ceux des membres de sa famille et, point essentiel, une satisfaction véritable, c’est-à-dire une satisfaction juive de vos enfants et de tous les vôtres. Avec ma bénédiction pour donner des nouvelles bonnes et réjouissantes de tout cela,
Notes
(1) Le Rav B.Litwin, de Mont Clemens. Voir, à son sujet, les lettres n°5521 et 6890. (2) Intitulé : “ La sainteté de la synagogue ”. Voir, à ce sujet, la lettre n°4476.
Lettre n°6765
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6765, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar Chéni 5719,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Eliézer Livna(1),
Je vous salue et vous bénis,
La ‘Hassidout souligne que le hasard n’existe pas et que tout est effet de la divine Providence. En l’occurrence, j’ai eu l’occasion d’avoir en main un extrait d’une coupure de presse rapportant que vous vous apprêtez à fédérer des personnes ayant la même idée que vous dans le but d’effectuer des changements qui sont indispensables, dans le domaine économique. Or, plusieurs personnalités orthodoxes devraient être membres de votre organisation. De façon générale, quand on introduit des changements et des faits nouveaux dans le mode de vie et dans l’influence du monde, il est plus aisé d’en faire de même en d’autres domaines également(2). Néanmoins, en tout événement naturel, on constate toujours une influence réciproque et c’est bien le cas, en l’occurrence. Je fais allusion à celle qui est exercée par les membres orthodoxes sur tous les autres membres et sur le programme de votre organisation, en général, en tout ce qui concerne notre foi, la Torah et ses Mitsvot. De fait, on peut toujours s’améliorer dans ce domaine.
Vous êtes le responsable de cette organisation et, comme le dit cette coupure de presse, celui qui est à l’origine de ce concept et son animateur principal. Peut-être vous appartient-il donc de prendre une initiative également en la matière. Vous proclamerez la nécessité d’un retour aux sources anciennes, nouvelles et éternelles, c’est-à-dire à la Torah de Moché, reçue sur le Sinaï et à ses Mitsvot, d’une manière concrète, car l’acte est essentiel. En effet, seule l’action est le critère permettant de définir une conception ou une personne. Selon la formulation de la Meguila que nous lirons dans quelques heures(3) : “ Qui sait si ce n’est pas pour cela que tu as accédé à la royauté ? ”(4).
Je vous adresse mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour un Pourim satisfaisant, c’est-à-dire, comme le dit la Meguila : “ que les Juifs dominent ”. On trouve des dizaines d’interprétations de la Meguilat Esther, mais toutes s’accordent sur un point. Haman voulait détruire et assassiner. Morde’haï avait l’attitude opposée. En revanche, ils s’accordaient sur un point, tout comme A’hachvéroch et l’ensemble de cette génération. Tous, sans le moindre doute, savaient : “ qui est juif ? ”(5).
Notes
(1) Voir, à son sujet, les lettres n°6467 et 6881. (2) En l’occurrence celui de la Torah et des Mitsvot, pour lesquelles une amélioration est également possible. (3) Pendant la fête de Pourim. (4) En l’occurrence, pour cela que cette organisation a été créée. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°6714.
Lettre n°6766
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6766, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
A l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad,
groupement de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec satisfaction, votre lettre du 10 Adar Chéni, avec tout ce qui y était joint, votre participation aux Maot ‘Hittin(1), pour les institutions ‘Habad en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. Puisse Dieu faire que votre action se développe, quantitativement, en ayant un plus grand nombre de membres et qualitativement, en maintenant et en raffermissant le Judaïsme, dans tous les domaines.
C’est précisément là un des enseignements de Pourim, rapporté par nos maîtres. Le demi Shekel offert par les Juifs réduit à néant les dix mille pièces d’argents de Haman(2). Dès lors, son décret fut abrogé. Or, de nos jours, ce demi Shekel correspond à la Tsédaka. Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) La Tsédaka spécifique à la fête de Pessa’h. (2) Qu’il offrit à A’hachvéroch en échange de la vie des Juifs.
Lettre n°6767
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6767, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Yaakov Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du mardi, “ lorsque deux fois fut dit le mot ‘bon’ ”(2) et à la demande de bénédiction qui lui faisait suite. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. Vous trouverez sûrement les mots pour leur expliquer que plus ils intensifieront leur engagement pour la Torah et les Mitsvot, plus ils multiplieront les bénédictions de Dieu, satisfaisant ces besoins. En effet, aussi bonne que puisse être la situation, dans ce domaine, un ajout reste toujours possible, dans le domaine du bien et de la sainteté, dès lors que l’on est attaché au Saint béni soit-Il, Qui est infini.
Vous faites référence à notre discussion et j’ai bon espoir que vous vous tirerez réellement profit de notre échange, dans l’intérêt du plus grand nombre, conformément à la mission sacrée que vous assumez au sein de votre communauté. De la sorte, cela n’aura pas été seulement une conversation entre deux personnes, mais bien une action qui aura concerné de nombreux Juifs. Naturellement, plus vous ferez d’efforts, en la matière, plus le nombre de ceux qui auront été marqués par cette conversation sera significatif. C’est une évidence. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour un Pourim joyeux, matériellement et spirituellement,
N. B. : Après la signature de votre lettre, vous faites allusion au responsable de l’organisation(3) de votre synagogue. Vous connaissez, à ce sujet, le dicton du Tséma’h Tsédek(4), par lequel il répondit à la question que lui posait un tel responsable. Celui-ci lui demandait, en effet,
de lui définir son rôle et il lui répondit : “ Il a appelé le soleil(5) et la lumière a brillé ”. Ce responsable doit donc illuminer votre synagogue et maison d’étude, en s’efforçant d’y multiplier les temps fixés pour l’étude et pour la prière, qui sera faite de la manière qui convient. Et, la formulation de ce récit(6) montre qu’il trouvera, en cela, le canal et le réceptacle, qui lui permettront de recevoir les bénédictions de Dieu, en tous ses besoins et en ceux des membres de sa famille. C’est bien évident.
Notes
(1) Le Rav Y.I. Homnick, de Oak Park, Michigan. (2) Lors du troisième jour de la création. (3) En hébreu Chamach. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5101. (5) En hébreu Chémech que l’on peut lire, avec une ponctuation différente, Chamach. (6) Du Tséma’h Tsédek.
Lettre n°6768
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6768, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint
Dieu et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Azryel Zelig(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 2 Adar Chéni. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tous les points que vous y mentionnez, d’une manière sans cesse accrue, conformément au slogan de cette année(2) : “ Tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”, jusqu’à obtenir “ un héritage sans limites ”.
J’ai reçu également, il y a quelques temps, les livres envoyés par l’institut du Rav Kook(2), selon la liste établie à la veille du Chabbat Parchat Vaye’hi. Je suis surpris qu’il soit si difficile de se procurer ces livres, d’autant que, d’après ce que vous écrivez, il serait bon de contacter d’autres éditeurs et d’autres auteurs(3). En outre, cet envoi de livres a une finalité profonde. Il permet de mettre à leur disposition des livres de ‘Hassidout(4). Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav A.Z. Slonim, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3920. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6541. (3) Pour qu’à leur tour, ils adressent leurs publications. (4) Qui sont envoyés à ces éditeurs, en échange de leurs propres publications.
Lettre n°6769
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6769, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 7 Adar Chéni, m’annonçant une bonne nouvelle, l’amélioration de votre état de santé. Puisse Dieu faire que vous vous rétablissiez pleinement, au sens le plus littéral et selon la signification de cette expression telle qu’elle est expliquée dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Maskil d’Etan l’Ezra’hi ”, de l’Admour Hazaken, publié dans le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout(1). Et, vous me donnerez de bonnes nouvelles de tout cela, de vos réalisations communautaires et de vos préoccupations personnelles, les unes dépendant des autres.
Vous me dites que quelqu’un vous a demandé de lui définir, par écrit, ce qu’est la ‘Hassidout ‘Habad et vous me demandez si vous êtes habilité à le faire. Or, votre interlocuteur présente quelques particularités et il n’acceptera pas les explications émanant de n’importe qui. En l’occurrence, il se trouve qu’il s’est adressé à vous et vous devez donc accéder à sa requête, dans la mesure de vos connaissances. Vous vous demandez si vous êtes habilité à le faire. Vous lui montrerez donc les références(2) et, avant tout, vous lui ferez part de vos craintes. Pour différentes raisons, il serait bon de conserver une copie de ce que vous lui transmettrez. Le cas échéant, ceci pourra servir par ailleurs. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour un joyeux Pourim,
M. Schneerson,
Notes
(1) Du précédent Rabbi. (2) Des explications qui lui sont données.
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