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Iguerot Kodesh — lettres 6730 à 6749

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6730

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6730, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Adar Richon 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, sollicitant une bénédiction. En un moment propice, celle-ci sera lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous et les vôtres obteniez la satisfaction de vos besoins. Le mérite de votre sainte activité, l’éducation basée sur les valeurs sacrées, qui rapproche le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, vous protégera, en tout cela.

Notre Torah, Torah de vie, demande que l’on connaisse l’élévation dans le domaine de la sainteté. Vous redoublerez donc sûrement d’ardeur en la matière, car tel est le besoin, la nécessité du moment, en cette période du talon du Machia’h, d’une obscurité intense et profonde au sein de l’exil. Il est alors nécessaire d’intensifier la sainteté et la lumière, en proportion largement accrue. Ceci doit transformer le comportement d’un Juif, en général, de celui qui possède des capacités pédagogiques, en particulier. Il lui incombe de rapprocher le cœur de ses élèves par l’amour du prochain, par l’amour de la Torah et par l’amour de Dieu, lesquels, selon un dicton bien connu de l’Admour Hazaken, ne forment qu’une seule et même entité pour le Saint béni soit-Il, Sa Torah et Ses Mitsvot. Plus cet amour sera intense, conformément aux enseignements de la Torah, dont “ les chemins sont des chemins agréables et toutes les voies sont paix ” et plus se révélera l’amour caché dont nous avons hérité de nos ancêtres, “ comme le visage se reflète dans l’eau ” dans la relation entre les hommes. C’est ce qu’explique le saint Tanya. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°6731

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6731, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar Richon 5719,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, a de bons

comportements, se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Eliézer Lippa(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir une lettre du Rav Yehossef Ralbag(2), m’informant de votre état de santé. Par ailleurs, j’ai également eu de vos nouvelles par le Rav Y.Y. Hecht(3) Chlita. En un moment propice, je mentionnerai donc votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins. J’ai bon espoir que vous m’annoncerez vous-même l’amélioration de votre état de santé, précisément en un bien visible et tangible. En outre, vous me ferez part de l’ajout que vous consentirez à la diffusion du Judaïsme, avec tout ce qui le concerne, en tout endroit où vous exercez votre influence, dans la joie et l’enthousiasme.

Nous sommes dans le mois d’Adar, à partir duquel nous accéderons à Adar Chéni, puis à Nissan. Ce mois(4) fut entièrement transformé en joie et en fête. On rapprochera donc une délivrance de l’autre(5), “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte ”. Et, “ ces jours ”, quand ils “ sont commémorés ”, sont également “ revécus ”. On sait ce que dit le Ari Zal, qui vit encore, à ce sujet. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je conclus en vous remerciant beaucoup pour votre précieux cadeau, des rameaux de myrte(6) de Miron.

Ceci est également d’actualité, car “ Hadassa(7) est Esther ”. L’assemblée, le peuple d’Israël, puisque “ tout Ton peuple est fait de Justes ”, est comparé, pendant la période de l’exil, à des myrtes au bord des cours d’eau, lorsque : “ Voiler, Je voilerai Ma face pour eux ”. A ce moment précis, “ c’est un temps de détresse pour Israël et de lui(8) il sera sauvé ”. Comme le souligne le Baal Chem Tov(9), la détresse, Tsara, se transforme elle-même en fenêtre, Tsohar, “ la lune apparaît dans sa beauté ” que les nations du monde reconnaissent elles-mêmes, comme le dit le traité Meguila 13a. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, en recouvrant très prochainement une bonne santé,

Notes

(1) Le Rav E.L. Lavi. Voir, à son sujet, les lettres n°6801 et 6990. (2) Rav de Kiryat Yovel, à Jérusalem. (3) Le Rav Yaakov Yehouda Hecht, de New York. Voir, à son sujet, la lettre n°6773. (4) Celui d’Adar. (5) Celle de Pourim de celle de Pessa’h. (6) En araméen dans le texte. (7) De la même étymologie que Hadass, la myrte. (8) Grâce à lui, par son intermédiaire. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le discours ‘hassidique intitulé : ‘Ah ! Comme ce jour était grand !’, de mon beau-père, le Rabbi, dans le Séfer Ha Maamarim Yiddish ”.

Lettre n°6732

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6732, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Adar Richon 5719,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux

multiples connaissances, le Rav Yé’hyel Tsvi(1) Ha Lévi,

Je vous salue et vous bénis,

Pour faire suite à notre conversation et à vos propos, dans l’introduction du livre que vous préfacez, Matsévet Zikaron, je voudrais dire qu’en plus de ce qu’expliquent nos Sages sur l’œuvre des Grands d’Israël qui ont écrit des livres d’histoire et des biographies, de tels ouvrages reçoivent une importance particulière à notre époque, du fait d’une confusion des esprits qui n’a jamais eu d’équivalent et qui se manifeste par des stratagèmes divers et variés, tout d’abord par la falsification des événements du passé, y compris ceux des toutes dernières années. De fait, on ne s’est pas investi dans ce domaine comme il l’aurait fallu dans le milieu de ceux qui craignent la Parole de Dieu, pour différentes raisons qui ne seront pas exposées ici. On n’a pas rapporté et décrit l’histoire de notre peuple et de ses véritables Grands. De ce fait, l’impression a été donnée que la description faite dans les différents livres de ceux qui ne mettent pas en pratique la Volonté de Dieu est parfaitement fidèle. Il en est de même également pour les vrais dirigeants et les héros d’Israël, ainsi qu’il est dit : “ Qui est le héros ? Celui qui maîtrise son mauvais penchant ”. Car, c’est bien là la puissance véritable, dans tous les domaines. Les biographies des chefs et des Grands d’Israël, dans les générations passées sont très peu nombreuses, en particulier celles qui correspondent à la réalité et qui sont exhaustives.

Il est donc particulièrement utile que la jeune génération et même ceux qui ont déjà un âge avancé connaissent les dirigeants d’Israël ayant assumé leur fonction et fait don d’eux-mêmes pour leur communauté, pour tous les Juifs en général, satisfaisant leurs besoins matériels et spirituels. Chacun doit relater tout cela à ses enfants. Ceci concerne, en particulier, l’histoire des ‘Hassidim, des chefs de la ‘Hassidout et, tout d’abord, du fondateur de la ‘Hassidout générale, le Baal Chem Tov, dont la première action fut pour améliorer la condition matérielle des Juifs. Dans la famille du Rabbi, plusieurs détails, à ce propos, se transmettent, d’un maître à un autre, depuis l’Admour Hazaken, lequel rapporta lui-même ce qu’il avait reçu de son maître, le Maguid(2), qui lui-même le reçut du Baal Chem Tov. Une partie de tout cela est rapportée dans les mémoires, déjà publiées, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Mais, tout cela émane d’un même berger(3). Tous les bergers d’Israël, dirigeant le peuple selon la voie de notre Torah, Torah de vie, ont fait de ces valeurs la base de leur action, ont recherché le bien de leur communauté, de leur entourage, de leur pays.

Puisse Dieu faire que vos lecteurs méditent aux comportements des Grands et des dirigeants d’Israël, puisque telle est la finalité profonde de tous les livres d’histoire. De la sorte, ils imiteront leur exemple, selon les possibilités que la situation offre à chacun, dans son entourage et dans sa ville. Je vous adresse ma bénédiction pour qu’en bonne santé et dans la largesse, vous multipliez vos actions pour diffuser le Judaïsme et tout ce qui le concerne, y compris par la description des actions des Justes et des Grands d’Israël, afin qu’on les imite et, selon l’expression de l’Admour Hazaken, que l’on s’attache à ceux qui connaissent Dieu et Sa Torah. Cette Injonction a été répétée afin que leur exemple soit imité et que l’on s’attache à eux par toutes les manières possibles, comme le précise le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 156, au paragraphe 4. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

J’ai bien reçu le livre Lé’hem Chamaïm sur les ordres de la Michna Zeraïm et Moéd. Je vous en remercie. Il est dommage que la liste des livres du Yaabets n’y soit pas exhaustive. Le raison en est indiquée, de manière allusive, à la fin de l’introduction. Celle-ci justifie que l’on ne détaille pas le contenu du livre et que l’on mentionne uniquement son titre.

Notes

(1) Le Rav Y.T. Klein, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°4003. (2) De Mézéritch. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Chemot Rabba, chapitre 2, paragraphe 2 et le Zohar, à la fin de la Parchat Chemot ”.

Lettre n°6733

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6733, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Adar Richon 5719,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Avraham Its’hak Ha Cohen,

que l’on appelle le professeur Kats(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie d’avoir pensé à m’envoyer une copie de votre article intitulé : “ Un Juif non affilié ”, de même que son résumé qui a été publié dans le Jewish Forum. Je vous demande de m’excuser pour ce qui va suivre, même si je pense que mes propos ne vous étonneront pas. En effet, je suis obligé de vous dire que je ne suis pas d’accord avec vous et ma position émane d’une profonde conscience de la nécessité de préserver l’unité de notre peuple. Bien entendu, vous conviendrez également que cet objectif doit être privilégié. Car, si, de tout temps, il a été nécessaire de maintenir l’unité de notre nation, combien plus est-ce le cas, en la période actuelle que tous s’accordent pour définir comme un moment de crise et donc de confusion des esprits, de perte des valeurs. En pareil cas, le danger des compromis et de tout ce qui leur ressemble est largement accru. C’est selon cette optique qu’il faut appréhender également les idées et les conceptions qui font leur apparition en une seule nuit.

Comme c’est systématiquement le cas, quand on veut se faire une opinion sur une idée, on doit observer ses formes les plus extrêmes. Même si celles-ci ne sont adoptées que par une minorité, en apparence peu significative, elles n’en reflètent pas moins la direction, l’objectif d’une telle conception ou, en tout état de cause, ce qui peut en découler, si l’on n’intervient pas à temps. Je fais allusion à un slogan qui était répandu dans certains milieux, selon lequel : “ le Judaïsme d’Erets Israël et celui de la diaspora sont deux mondes différents ”. L’aspect extrême de cette conception a été mis en avant par le mouvement des cananéens(2). Dans ce contexte, la proposition de mettre le titre de “ Juif ”, même s’il est pris à un quelconque sens figuré, à la disposition des autres nations(3), que notre Tradition plusieurs fois millénaires a clairement identifié comme des non Juifs, ayant donc le droit de transgresser toutes les Mitsvot de la Torah à l’exception des Commandements transmis aux descendants de Noa’h sans que nul ne cherche à les en empêcher, avec lesquels aucune union valable ne peut être contractée, est un terrible drame, une déchirure dont on ne mesure même pas les conséquences. Même si l’on accole au titre “ Juif ” l’adjectif “ non affilié ”, quelqu’un retiendra l’adjectif alors qu’un autre se contentera du titre. Mais, en tout état de cause, le nom “ Juif ” quittera le domaine privé de notre peuple pour être placé dans le domaine public, n’appartenant plus à personne.

Bien plus, même si l’on remplace le mot “ juif ” par un terme profane correspondant, ce même danger subsiste, car tout ce qui devient public ne peut être le fait de personne. Il en découle ceci. A quiconque est chère l’unité d’Israël, y compris parmi ceux qui n’ont pas de lien avec la foi, il incombe de la défendre de toutes ses forces, sans permettre aucune faiblesse, aucun compromis, en la matière. Bien plus, si l’on médite sincèrement à tout cela, on devra reconnaître qu’un compromis, dans ce domaine n’est pas le moyen de faire régner la paix et l’unité. Bien au contraire, on suscite ainsi une situation dans laquelle il y aura des frictions permanentes, incessantes, qui iront croissant. A ce propos, on fait, à mon sens, une grande injustice en parlant d’Israël, d’Israéliens et en accordant ce titre également à des arabes et à des chrétiens. Ceux-ci, dès lors qu’ils sont citoyens d’Israël, deviennent donc des Israéliens. Vous pouvez comprendre ma position d’après ce qui est dit plus haut.

Il convient de souligner également un autre point. Il est une erreur de penser que la religion est nécessaire uniquement pour maintenir la pérennité d’Israël en diaspora, alors que, dès qu’on s’installe en Erets Israël, on peut se contenter de la langue et de la culture du pays. A mon sens, c’est le contraire qui est vrai. La religion est plus nécessaire en Erets Israël qu’à l’extérieur de ce pays. Car si, en diaspora, il y a un risque d’assimilation, du fait de laquelle un Juif sera perdu pour la communauté, ce qu’à Dieu ne plaise, on peut craindre, tout autant, que des chrétiens et des musulmans, en Terre Sainte, se présentent malheureusement comme des enfants d’Israël, dès lors qu’ils résident dans ce pays, qu’ils parlent l’hébreu, qu’ils reçoivent leur éducation dans les mêmes écoles, qu’ils partagent la même culture. Et, l’expérience a montré, déjà à l’époque du Temple, que “ ceux qui te détruisent et ceux qui te démantèlent ” proviennent de l’intérieur. Si vous souhaitez formuler des remarques sur tout ce qui vient d’être dit, je serai heureux d’en prendre connaissance.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse enfin la promesse selon laquelle : “ Ils ne se rendront plus impurs par leurs souillures, par leurs abominations et par leurs fautes… Ils seront Mon peuple et Je serai leur Dieu… Ils suivront Mes Jugements, garderont Mes Décrets et les feront ”. Tout ceci est l’introduction du verset qui est énoncé par la suite : “ Ils reviendront dans le pays… eux-mêmes, leurs enfants et leurs petits-enfants, pour l’éternité… Et, les nations sauront que Je suis l’Eternel, Qui sanctifie Israël ” (Yé’hezkel, au chapitre 37). A cette occasion, je voudrais vous exprimer ma chaleureuse reconnaissance pour m’avoir donné la possibilité de consulter le manuscrit intitulé : “ Recueil sur Vaykra ”. En signe de reconnaissance, je vous joins une liste des discours ‘hassidiques qu’il contient et qui sont déjà imprimés par ailleurs. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à son sujet, les lettres n°5616 et 6806. (2) Prônant la formation d’une culture israélienne spécifique, qui couperait toute relation avec le Judaïsme de diaspora. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6714.

Lettre n°6734

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6734, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Adar Richon 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux bons

comportements et aux multiples accomplissements,

le Rav ‘Haïm Barou’h Ha Lévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 22 Adar Richon, dans laquelle vous me faites part de l’enseignement que vous délivrez à des jeunes gens et à des hommes, que Dieu les multiplie. Il me semble vous avoir déjà écrit qu’il est nécessaire de consentir l’effort qui convient, en s’investissant pleinement, envers les élèves de Yechiva. En effet, une partie d’entre eux, le moment venu, délivreront à leur tour un enseignement à de nombreux Juifs. Toute amélioration de leur situation sera donc multipliée de nombreuses fois auprès de leurs élèves. Or, en tout ce qui concerne le domaine de la sainteté, l’ajout est toujours possible, dès lors qu’on est attaché au Saint béni soit-Il, Qui est infini.

A ceux-là, il convient, en outre, d’expliquer qu’ils ne peuvent se limiter à la stricte ligne de la Loi. En effet, faisant référence à tous les Juifs, nos Sages disent : “ Jérusalem fut détruite uniquement parce qu’ils limitèrent leurs propos à la ligne de la Loi ”. Or, le Temple existait encore et l’on percevait alors la Divinité d’une manière évidente, car, comme le rapporte la Michna : “ Dix miracles furent faits pour nos ancêtres(2) ”. Combien plus en est-il donc ainsi, en la présente époque, dans l’obscurité profonde de la période du talon du Machia’h. Or, certains sont particulièrement observés, car il est connu de tous qu’on doit imiter leur exemple. Bien plus, on se dit que, si eux-mêmes ont un tel comportement, les autres peuvent se contenter d’une partie de cela. Il en résulte que l’attitude d’un élève de Yechiva doit être doublement scrupuleuse et, selon l’expression de la partie révélée de la Torah, il leur faut “ être humides au point d’humecter les autres ”. C’est bien évident. Que Dieu soit avec votre bouche, afin que vous connaissiez la réussite en tout cela.

La demande de bénédiction figurant dans votre lettre sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Et, tout comme vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, en la matière, d’autant que nous sommes actuellement dans le mois d’Adar, duquel il est dit qu’il est transformé en joie et en fête. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav H.B. Duchman, de Bneï Brak. Voir, à ce sujet, les lettres n°6227 et 6982. (2) Quotidiennement, à l’intérieur du Temple.

Lettre n°6735

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6735, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Adar Richon 5719,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples connaissances, le Rav Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat et je vous remercie beaucoup pour votre cadeau, un récit sur le père de l’Admour Hazaken(2), auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah. Vous me rapportez ses comportements sacrés, qui étaient merveilleux. Une petite partie en est rapportée dans les mémoires de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, ne portant cependant que sur la période précédant son départ en exil. En tout état de cause, nos Sages soulignent la valeur des accomplissements des Justes, surtout quand il s’agit de Justes cachés, de Justes qui sont le fondement du monde.

Puisse Dieu faire que son mérite protège chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, en tous les besoins matériels et spirituels, avec largesse d’esprit. L’un annoncera de bonnes nouvelles à l’autre et en recevra de lui. Il s’agira uniquement d’un bien visible et tangible. Je vous adresse mes respects et ma bénédiction pour un bon mois. Nous passerons d’Adar Richon à Adar Chéni, puis l’on rapprochera une délivrance de l’autre(3) et ce sera Nissan, duquel il est dit : “ c’est en Nissan qu’ils ont été libérés et en Nissan qu’ils le seront ”.

Notes

(1) Le Rav T.Friedman, de Brooklyn. (2) Rabbi Barou’h. (3) Celle de Pourim de celle de Pessa’h.

Lettre n°6736

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6736, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar Chéni 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous me demandez une bénédiction pour votre sœur. En un moment propice, celle-ci sera lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Et, tout comme vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles, à ce sujet.

Vous m’excuserez pour ce qui va suivre, mais je sens qu’il est de mon devoir de formuler cette remarque. Très souvent, l’absence de paix entre les Juifs, surtout entre un homme et son épouse, est la conséquence d’une proximité indésirable, d’après notre Torah, Torah de vie. C’est ainsi qu’il est dit : “ Ton mal te fera souffrir ”. C’est donc bien cette action elle-même qui est à l’origine de la souffrance et l’on peut observer, par ses yeux de chair, que la conséquence est l’opposé de ce que l’on a voulu. Bien entendu, il m’est difficile d’en dire plus, surtout quand il s’agit de personnes que je ne connais pas, mais, comme je l’ai dit, j’ai estimé qu’il était de mon devoir de vous souligner tout cela, d’autant que cet état de fait doit pouvoir être réparé, ou bien parce qu’il y a là un manque de connaissances ou encore parce qu’il s’agit, d’une Interdiction non pas de la Torah, mais bien de nos Sages(1). Bien entendu, cela ne justifie pas pour autant un tel comportement, car il est dit que : “ les paroles des Sages Me sont plus agréables que celles de la Torah. ” Toute chose doit, néanmoins, emprunter les voies de la nature et l’on sait que chacun reçoit l’influence de quelqu’un. Il serait donc bon de trouver une personne qui puisse exercer une influence, en la matière. En pareil cas, une aide de Dieu spécifique est accordée, puisqu’il s’agit d’une Mitsva dont les fruits sont consommés en ce monde, alors que le capital est conservé pour le monde futur.

Vous me précisez, dans votre lettre, quelle est votre fonction et j’espère que vous vous servez de cela pour assumer la mission profonde de chaque Juif, qui est, selon les termes de nos Sages : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Je veux dire que vous devez soutenir tous ceux que vous rencontrez, raffermir leur âme divine, que chaque Juif possède, même s’il a commis des fautes car, comme l’explique l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 24 du Tanya, “ même au moment de la faute, l’âme Lui reste fidèle ”. Vous consulterez ce texte. Et, c’est à ce propos que l’assurance suivante est donnée : “ Celui qui veut purifier, on lui vient en aide ”. Et, il est bien dit : “ purifier ” et non : “ se purifier ”(2). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Ce qui explique qu’une telle proximité indésirable ait pu se produire. (2) Ce qui inclut donc également le fait de purifier les autres.

Lettre n°6737

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6737, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar Chéni 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Adar Richon, avec ce qui y était joint. En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui de votre cousin près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, conformément à ce que vous écrivez. A quelqu’un comme vous, “ l’homme qui a vu la pauvreté ” et les bienfaits de Dieu, quand vous avez été sauvé de la détresse et de nombreuses misères, il est sûrement inutile d’expliquer longuement que la confiance en Dieu, Créateur du monde Qui le dirige, est une démarche justifiée, non seulement dans l’optique du monde futur, mais aussi d’après ce qui se passe dans ce monde, même s’il est matériel et grossier, même si ses actions sont âpres et difficiles, comme l’explique le Tanya, de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 6. La médecine établit également que plus un homme a confiance, plus il s’emplira d’empressement, ce qui aura une incidence sur son état de santé et sur son morale. Ceci augmente également la réussite de ses réalisations et de ses efforts.

Il découle de tout cela, en fonction de ce que vous m’écrivez dans votre lettre que vous pourrez bientôt m’annoncer une amélioration, en tous les points que vous mentionnez. Nos Sages disent que : “ quand on prodigue le bien à quelqu’un, on le fait pour de longs jours et années ”. J’ai donc bon espoir qu’il en sera ainsi pour vous. Et, puisse Dieu faire que cette amélioration soit de plus en plus forte. J’espère aussi qu’après votre visite à Kfar ‘Habad pour guérir des malades, vous vous y rendrez également pour des causes joyeuses, pour rendre visite à ceux qui sont en bonne santé. Vous participerez aux réunions ‘hassidiques qui s’y déroulent, de temps à autre, apportant la guérison et le réconfort à ceux qui sont oppressés et malheureux dans la guerre qu’ils mènent contre leur mauvais penchant, la guerre de l’esprit contre la matière, du moral sur le physique. Tout cela est la conséquence de la lutte de l’âme divine contre l’âme animale. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°6738

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6738, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar Chéni 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une

mission sacrée, le Rav Moché Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce mercredi, avec la traduction qui lui était jointe. J’ai reçu également la lettre et la traduction précédentes. Vous voudrez bien m’excuser de ne pas vous l’avoir confirmé jusqu’à maintenant. En effet, je pensais relire cette traduction, au moins rapidement, mais, pour l’heure, je n’en ai pas encore eu la possibilité. Il semble donc que cela devra attendre. J’ai été satisfait par les discours dont vous me faites part et par leur contenu, en particulier par le fait que ces discours sont liés à l’action concrète, à l’application pratique des Mitsvot. Peut-être serait-il bon de rédiger, même brièvement, vos discours, afin que l’on puisse s’en servir dans d’autres endroits. Certes, on ne peut comparer celui qui prononce son propre discours à celui qui répète les grands points de ce qui a été dit par quelqu’un d’autre. Mais, comme le montre un récit bien connu, chacun peut effectivement y faire un ajout personnel. C’est une évidence.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre sainte mission, qui consiste à rapprocher le cœur des fils et filles d’Israël, grâce à une éducation basée sur les valeurs sacrées. Dieu vous accordera une double récompense, à Sa façon, puisqu’Il agit “ mesure pour mesure ”(2), mais en proportion largement accrue. Avec votre épouse, la Rabbanit, vous éduquerez vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles et d’avoir un joyeux Pourim,

Bien entendu, toutes ces traductions doivent être présentées comme libres(3). En effet, il faut qu’elles attirent le lecteur par un style léger et fluide. Vous pourrez trouver matière à un discours sur la ‘Hassidout dans le Kountrass Torat Ha ‘Hassidout ou dans le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout, dans la Meguilat Youd Teth Kislev, dans le Likouteï Dibbourim 18 Elloul 5701(4) et dans le Rav de Lyadi(5), en anglais.

Notes

(1) Le Rav M.I. Hecht, de New Haven. Voir, à son sujet, la lettre n°5795. (2) De la manière dont on agit envers Lui. (3) Non relues par le Rabbi et dont le texte a été retravaillé. (4) 1941, du précédent Rabbi. (5) L’Admour Hazaken.

Lettre n°6739

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6739, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar Chéni 5719,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 24 Adar Richon et celle qui l’a suivie. Vous me décrivez brièvement les actions qui ont été menées pour diffuser les sources(2), ces dernières semaines. Je suis surpris par la longueur du délai qui sépare vos lettres, surtout quand il s’agit d’annoncer des nouvelles bonnes et joyeuses. Or, “ il n’est de bon que la Torah ” et “ il n’est pas de joie comparable au fait d’être délivré du doute ”. En l’occurrence, les sources sont-elles effectivement diffusées(3) ? C’est bien évident.

Autre point, le temps passant, on oublie des détails et, parfois même des passages entiers. Bien entendu, je ne vous fais pas de morale et ce que je dis concerne l’avenir. Vous transmettrez tout cela aux autres ‘Hassidim qui m’écrivent. Et, puisse Dieu faire qu’il y ait des nouvelles bonnes, joyeuses et détaillées. Ceci commencera pendant ce mois d’Adar et l’on rapprochera une délivrance de l’autre(4), jusqu’en Nissan, lorsque s’accomplira la promesse selon laquelle “ c’est en Nissan qu’ils ont été libérés et en Nissan qu’ils le seront ”. Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, de même que ma bénédiction de Mazal Tov, à l’occasion de la naissance, que je viens d’apprendre, de votre fille, à laquelle Dieu accordera longue vie. Vous l’éduquerez, de même que tous vos autres enfants, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.M. M. Schneersohn, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°6434 et 6864. (2) De la ‘Hassidout. (3) C’est le fait d’être libéré du doute, en la matière qui procure la joie. (4) Celle de Pourim de celle de Pessa’h.

Lettre n°6740

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6740, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Adar Chéni 5719,

Brooklyn,

A monsieur Its’hak Yaïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 25 Adar Richon, dans laquelle vous me décrivez vos efforts pour que les enfants d’Israël reçoivent une bonne éducation. Il est, bien sûr, inutile de vous souligner qu’un élève, afin qu’il suive la voie de la Torah et des Mitsvot en grandissant, doit se pénétrer de crainte de Dieu et mettre les Mitsvot en pratique de la meilleure façon. De la sorte, quand il sortira dans la rue, où soufflent malheureusement des vents indésirables et, comme c’est bien souvent le cas, abandonnera une partie des conceptions qu’il avait en recevant une éducation religieuse, il n’en gardera pas moins pleinement la Torah et les Mitsvot. L’élève doit acquérir une telle démarche et l’on peut en déduire le niveau que l’on est en droit d’attendre, de la part de l’homme qui lui accorde l’influence. Néanmoins, quiconque désire agir pour renforcer le Judaïsme, la Torah et les Mitsvot reçoit l’assurance selon laquelle “ celui qui veut purifier, on lui vient en aide ”(2). Il est sûrement inutile de vous préciser la leçon qui découle de tout cela.

J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre que vous avez rencontré des hommes de ‘Habad. J’espère que vous ne vous êtes pas contenté d’une simple rencontre, mais que vous avez profité de cet enseignement(3) et de ses pratiques, de sorte que, très prochainement, vous pourrez m’annoncer que vous les avez non seulement rencontrés, mais qu’en outre, vous les fréquentez et que vous êtes devenu l’un d’eux. La conséquence immédiate de tout cela sera l’influence que vous exercerez sur votre entourage. Et, il est dit, à ce propos, que “ rien ne résiste à la volonté ”. Vous évoquez l’étude de la ‘Hassidout et la fixation d’un temps pour l’étudier. Bien entendu, aucune indication ne peut être donnée, en la matière, à partir d’un autre continent. En effet, tout cela dépend de nombreux détails. Vous devez donc en parler avec les personnes de ‘Habad que vous connaissez. A cette occasion, je vous rappellerai la nécessité d’étudier le Tanya. Vous adopterez également l’antique coutume juive qui consiste à lire, tous les jours, après la prière du matin, les Tehilim selon leur répartition mensuelle. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) I. Yaïr, de Kiryat Gat. (2) Voir la fin de la lettre n°6736. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°6741

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6741, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar Chéni 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Adar Richon, dans laquelle vous me posez les questions suivantes :

A) Puisque l’on doit respecter la Chemitta, pourquoi pleut-il alors(1) ? Une telle question a déjà été posée et la réponse figure dans les propos de nos Sages, le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 11, au paragraphe 5 et le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, Parchat Tazrya, à la page 21c.

B) Peut-on prouver logiquement l’unité du Créateur ? Je ne comprends pas pourquoi cette démonstration devrait être logique, alors que tous les Juifs sont “ croyants, fils de croyants ”(2), selon l’expression du traité Chabbat 97a. En tout état de cause, puisque vous avez posé cette question, vous consulterez le Séfer Emounot Ve Déot, de Rabbi Saadya Gaon, le Chaar Ha I’houd et le Séfer ‘Hovat Ha Levavot.

C) Comment la connaissance de Dieu ne contredit-elle pas le libre-arbitre de l’homme(3) ?

Voici ma réponse : Une telle question ne se pose même pas(4). En effet, la connaissance ne va pas à l’encontre du libre-arbitre, à la différence de la prise de conscience. Ainsi, si un homme sait lire l’avenir, il n’intervient pas pour autant sur le libre-arbitre de celui à qui il a fait cette prédiction et qui doit agir par sa propre initiative. Pour autant, il sait bien à l’avance ce qu’il va faire.

Mais, cessez donc de poser des questions, alors que vous pourriez profiter de votre temps pour étudier la Torah avec élan et ardeur, avec la crainte de Dieu et fixer un temps pour apprendre la ‘Hassidout. Si de tout temps et en tout lieu, cela a été une nécessité, combien plus est-ce le cas à notre époque et en Terre Sainte. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) A quoi bon irriguer les chants, puisque l’on ne peut les cultiver ? (2) Et, la foi transcende la raison. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°439, 442 et 5883. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ On sait que différents textes traitent longuement de ce sujet, en particulier le Zohar ‘Hadach, la fin des Tikounim, à la page 121b, les lois de la Techouva du Rambam, au chapitre 5, avec leurs commentaires, en particulier le Or Saméa’h, sur lequel il y aurait beaucoup à dire, le Pardès, porte 4, au chapitre 9, le Chneï Lou’hot Ha Berit, dans l’introduction de la partie consacrée au Temple, le Torah Or de l’Admour Hazaken, à la page 15a. Mais, toutes ces questions sont profondes, à la différence de la vôtre. En tout état de cause, ce point ne sera pas traité ici ”.

Lettre n°6742

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6742, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar Chéni 5719,

Brooklyn,

A tous les participants au repas d’action de grâce(1),

à

l’issue du Chabbat qui bénit le mois d’Adar Chéni,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, que vous vous êtes réunis pour un repas d’action de grâce, ce qui introduit deux accomplissements importants, tout d’abord : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, qui est “ un grand principe de la Torah ” et, en outre, la louange de Dieu, “ Qui est bon, car Sa bonté est éternelle, “ Louez l’Eternel pour Sa bonté, pour Ses merveilles envers les fils de l’homme ”, ce qui pose le principe de la création du monde(2), duquel il découle que les phénomènes naturels peuvent être suspendus afin d’accomplir des merveilles pour les fils de l’homme, en ce monde.

Conformément à la décision et à l’enseignement de l’Admour Hazaken, dans son Séder Bir’hot Ha Néhénin, au chapitre 13 et d’après l’avis des premiers Sages(3), une action de grâce est la preuve que l’on a retrouvé son état normal. Puisse donc Dieu accorder, grâce à ce repas d’action de grâce, une guérison totale, jusqu’à retrouver toutes les forces, au plein sens du terme.

La récompense vous sera accordée à la manière de Dieu, c’est-à-dire “ mesure pour mesure ”(4), mais en proportion largement accrue. En l’occurrence, le Saint béni soit-Il fera que, d’emblée : “ (5)Je ne la placerai pas sur toi, car Je suis l’Eternel, Qui te guéris ”. Il n’en est pas de même pour la guérison émanant des hommes de chair et d’os(6), comme le soulignent nos Sages. Avec mes respects et ma bénédiction pour qu’à l’avenir, vous ne donniez que des nouvelles bonnes et réjouissantes, d’un bien visible et tangible, toujours et tous les jours,

Notes

(1) A la suite de la guérison d’une certaine personne. (2) Pour laquelle il convient, précisément, de louer Dieu. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Atéret Zahav sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 219, d’après le commentaire de la Me’hilta et celui de Rachi ”. (4) De la manière dont on agit envers Lui. (5) La maladie que J’ai placée en Egypte. (6) Pour lesquels la guérison suit la maladie mais ne la précède pas.

Lettre n°6743

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6743, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Adar Chéni 5719,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, Rav Yehouda Tsvi Fogelman(1), une demande de bénédiction pour vous et pour votre mari. En un moment propice, vos noms seront mentionnés près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins.

Le Rav Fogelman m’a également fait part de la terrible perte qui vous a frappés, celle de votre fils, puisse-t-il reposer en paix. Le mérite de votre action, passée et à venir, pour la cause juive de même que de celle de votre mari et, bien entendu, votre propre comportement, basé sur les enseignements de notre sainte Torah, permettront l’élévation de son âme et son repos dans le Gan Eden. Il est certain que chaque ajout, renforçant la foi en Dieu et conduisant à ne pas remettre en cause ce qu’Il fait favorisera encore l’élévation de son âme.

Il est sûrement inutile de vous raconter qu’une âme ne peut se perdre, ce qu’à Dieu ne plaise, car un Juif possède l’existence éternelle. La différence(2) est donc purement physique. En d’autres termes, nos yeux de chair ne nous permettent pas d’observer l’âme, dès lors que nous ne voyons pas le corps. Pour autant, la relation qui existe entre les parents et les enfants n’est pas limitée à ce qui est physique. Elle passe par l’âme, qui reste intègre dans toutes les situations. Il est donc toujours possible d’agir pour son bien et pour son élévation. Pour cela, on doit, comme je l’ai dit, adopter un comportement basé sur la Torah, renforcer sa confiance en Dieu, parvenir au plus grand calme et au bon moral, car Dieu est l’Essence du bien.

Il serait bon de faire vérifier les Tefillin de votre mari, de même que les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer qu’elles sont toutes cachères, conformément à la Hala’ha. En outre, vous respectez sûrement la coutume des femmes juives qui consiste à donner de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Vous en ferez de même également, pendant la semaine, les lundis et jeudis. Vous donnerez alors quelques cents à la Tsédaka. Mais, avant tout, comme je l’ai dit, vous cesserez de remettre en cause(3). Si vous prenez la ferme résolution d’agir ainsi, Dieu vous accordera la réussite et vous la concrétiserez dans votre vie. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Emissaire du Rabbi à Worcester. Voir, à son sujet, la lettre n°6822. (2) Entre l’existence dans ce monde et celle de l’au-delà. (3) Ce qui s’est passé, le décès du fils.

Lettre n°6744

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6744, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Adar Chéni 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

Rav Chaoul Issa’har(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre de Roch ‘Hodech Adar Chéni. En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, conformément à ce que vous m’écrivez.

Nous sommes actuellement dans le mois d’Adar et il convient alors de multiplier sa joie. Puisse donc Dieu faire que vous m’annonciez des nouvelles joyeuses, d’un bien visible et tangible. A ce propos, vous consulterez le Torah Or, à la fin de la Parchat Béréchit, précisant la différence qu’il convient de faire entre la joie et le plaisir. Dans la mesure du possible, vous vous efforcerez également de diffuser les sources de la ‘Hassidout, non seulement auprès de “ l’autre ” que chacun porte en lui, en son âme animale, mais aussi auprès de l’autre, au sens littéral, c’est-à-dire de tous les Juifs. C’est bien évident et c’est aussi à ce propos qu’il a été dit : “ Rien ne résiste à la volonté ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour un joyeux Pourim,

Vous m’interrogez sur le Zohar, tome 2, à la page 118a(2), qui dit : “ le dégât causé par les dents émane de l’homme ”. Vous consulterez, à ce propos, l’explication qui est donnée par le Or Ha ‘Haïm. Selon lui, le Zohar fait allusion à l’affirmation de la Michna selon laquelle : “ Un homme est systématiquement responsable de ses actes ”. De fait, on peut déduire cette interprétation des termes du Zohar, que vous consulterez, ce qui veut bien dire que, selon le Zohar, le dégât causé par les dents n’est pas celui de l’homme(3).

Notes

(1) Rav C.I. Bik, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, les lettres n°6301 et 6919. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6919. (3) Puisqu’il est commis par inadvertance, par exemple par un animal qui broute.

Lettre n°6745

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6745, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Adar Chéni 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 28 Adar Richon, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre vie, à l’heure actuelle. Vous concluez en m’interrogeant sur la manière de vous installer, à l’avenir. Mais, je dois constater que l’essentiel manque, dans votre brève présentation. En effet, nos Sages disent, dans la Michna, que : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ” par la Torah et les Mitsvot. Or, vous ne me dites pas si vous possédez un temps fixé pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, si vous accomplissez les Mitsvot de la meilleure façon. Autre point, qui se rattache également aux précédents, vous ne me dites pas de quelle manière vous influencez votre entourage pour qu’il s’oriente dans cette direction(1), conformément au Précepte : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, qui est “ un grand principe de la Torah ”. Puisse Dieu faire que ce manque soit uniquement dans ce que vous m’écrivez, mais non dans l’action concrète.

S’agissant de votre installation, à l’avenir, je pense que vous devriez faire, encore une fois, un essai dans le domaine de l’enseignement. En effet, on peut observer, y compris d’une manière naturelle que, pendant de nombreuses années encore, ce sera l’accomplissement le plus important en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. En outre, c’est un moyen de gagner honorablement sa vie, au sens matériel. Vous dites que vous n’êtes pas doué pour cela. Néanmoins, aucune preuve ne peut être tirée du passé. En effet, vous considériez alors que vous ne vouliez pas cette activité(2) et vous agissiez en conséquence. Or, la volonté domine toutes les forces de l’âme, c’est bien évident. Si d’autres personnes, qui sont réellement objectives, affirment que vous n’êtes pas fait pour l’enseignement, bien que ce ne soit pas mon avis, vous chercherez à apprendre un métier.

Vous me dites qu’une pensée ne quitte pas votre esprit : comment fonderez-vous un foyer juif alors que : “ j’ai…(3) ”. En la matière, nous devons nous en tenir à l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, y compris à son sens littéral, dans ce monde, selon lequel “ rien ne résiste à la Techouva ”. Bien plus, celle-ci compte plusieurs phases et il y a, en particulier, celle qui est réalisée “ dans une contrée aride, à l’ombre de la mort ”(4), c’est-à-dire quand on se trouve de “ l’autre côté ”(5), comme l’expliquent le Tanya, à la fin du chapitre 7 et d’autres textes encore. Combien plus en sera-t-il ainsi si vous commencez immédiatement à réparer votre passé, tout d’abord en luttant, en prenant une décision en ce sens, de la manière qui convient. Bien entendu, celle-ci sera suivie d’un effet concret. Le meilleur moyen est donc d’oublier complètement tout ce qui s’est passé, ce qui implique de ne pas faire la guerre à la mauvaise pensée, mais, bien au contraire, de la remplacer par une autre pensée, si possible de Torah, car si un peu de lumière suffit à repousser une grande obscurité, combien plus une grande lumière peut-elle avoir un tel effet.

Vous influencerez donc, tout d’abord, votre entourage en lui enseignant la Torah. En effet, “ celui qui enseigne la Torah au fils de son prochain est considéré comme s’il l’avait enfanté ”. Il y a donc bien là une réparation(6), qui sera “ mesure pour mesure ”(7). Il faut aussi que des paroles de Torah soient gravées dans votre esprit. Pour cela, vous apprendrez par cœur au moins quelques chapitres de Michna et de Tanya, comme l’explique le Likouteï Torah, à la Parchat Kedochim, dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Tu honoreras l’ancien ”. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction afin de donner ces bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Celle de la pratique de la Torah et des Mitsvot. (2) Enseigner. (3) Contrevenu à la sainte alliance de la circoncision. (4) C’est-à-dire avec la conscience du manque, de ses propres lacunes. (5) Celui des forces du mal. (6) De ce qui s’est passé. (7) A la mesure de la faute commise.

Lettre n°6746

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6746, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Adar Chéni 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Adar Richon, me demandant une bénédiction. En un moment propice, je mentionnerai le nom de votre mère, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’elle obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez.

C’est vous qui me présentez cette requête et vous êtes un élève de la Yechiva. Il est donc bien clair qu’il vous faut redoubler d’élan et d’ardeur à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, à la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Car, aussi bonne que puisse être une situation, un ajout reste toujours possible, en tout ce qui concerne le bien et la sainteté, dès lors que l’on est attaché à Dieu, Qui est infini et Qui n’a pas de limites. J’espère qu’il est inutile de vous souligner la nécessité d’étudier l’enseignement profond de la Torah lequel, à notre époque, a été révélé par la ‘Hassidout. C’est, en outre, tout particulièrement, une obligation en la présente époque et en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.

Un élève de Yechiva, en particulier, doit passer sa journée dans les quatre coudées de la Torah et de la prière, surtout dans le domaine précédemment cité(1), quand est nécessaire une bénédiction de guérison et de bonne santé, laquelle est directement liée à l’étude de la Torah, comme le dit Moché, le “ berger fidèle ”, selon le Zohar, à la Parchat Nasso : “ L’autre côté n’a pas d’emprise là-bas ”, ce qui inclut aussi un mauvais état de santé(2). Vous consulterez aussi le commentaire que donnent nos Sages à propos des voies de la maladie. En effet, le Yerouchalmi, au traité Chabbat, chapitre 14, paragraphe 3, dit que : “ la maladie, c’est le penchant vers le mal ” et ses conséquences conduisent vers la situation la plus basse, ce qu’à Dieu ne plaise. Différents textes expliquent tout cela, en particulier le Kountrass Ets ‘Haïm, du Rabbi Rachab et le discours ‘hassidique sur les cinquante portes de la compréhension, imprimé dans le Kountrass 18 Elloul 5703(3), de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que la fixation, en la matière, soit, selon l’expression de l’Admour Hazaken, non seulement dans le temps, mais aussi dans l’âme. J’attends de vos bonnes nouvelles, à ce propos. Avec ma bénédiction,

N. B. : Vous avez sûrement connaissance des trois études fixées qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et vous les gardez.

Notes

(1) L’étude de la ‘Hassidout. (2) En pareil cas, la bénédiction révélée par l’étude de la Torah n’est pas soumise à l’emprise des forces du mal. (3) 1943.

Lettre n°6747

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6747, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille du saint Chabbat(1) :

“ Voici les comptes du Sanctuaire ” 5719,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch

de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait savoir que, le 7 Adar Chéni prochain, aura lieu la fête de lancement de votre campagne annuelle, au profit de la Yechiva. J’adresse donc ma bénédiction à tous les responsables de cette Yechiva, car “ ceux qui la soutiennent(2) sont heureux ”. Avec largesse d’esprit, ils redoubleront d’ardeur en leur effort pour raffermir et développer cette sainte Yechiva, afin qu’elle puisse continuer d’exercer son influence, comme une source qui se renforce, pour diffuser la Torah et conforter le Judaïsme, dans votre ville et dans votre pays.

Cette fête est fixée au jour propice du 7 Adar, date favorable puisque c’est alors que naquit le berger fidèle, Moché notre maître. Or, chaque point, chaque détail est un effet de la divine Providence. Toute chose, tout événement délivre un enseignement, qui concerne la Torah et les Mitsvot, conformément au dicton bien connu du Baal Chem Tov. La Guemara(3) enseigne : “ Lorsque le sort désigna le mois d’Adar, Haman en conçut une grande joie et il se dit : ‘le sort m’a désigné le mois de la mort de Moché’. Il ne savait pas que celui-ci est mort le 7 Adar, mais qu’il est également né le 7 Adar ”. Or, une telle explication semble difficile à comprendre. La mort ne fait-elle pas suite à la naissance et n’en annule-t-elle pas l’effet ?

L’explication est donc la suivante. Moché était un berger. Avant même sa naissance(4), il était destiné à être le berger et le libérateur d’Israël, à le délivrer d’Egypte et à le conduire vers la montagne de Dieu, à ‘Horev, afin d’y recevoir la Torah. En chaque génération, chaque jour, tout homme doit considérer qu’il vient de sortir d’Egypte, remercier le Saint béni soit-Il et louer Dieu, Qui donne la Torah, au présent(5). De la sorte, chacun vit l’apport et l’action de Moché. Dès lors, quand les Juifs vivent de la sorte(6), Moché notre maître est lui-même vivant. Certes, cette manière d’agir fut modifiée(7), après la mort de Moché, serviteur de Dieu. Elle se révéla par l’intermédiaire de ses disciples et de ses successeurs, mais le jour de la naissance peut ainsi(8) racheter celui de la mort, avec la modification qui en découle. Au jour de sa naissance(9), le soleil de Moché transperça et il commença à éclairer. A l’heure actuelle, il brille encore, quoique de façon différente.

La sainte Yechiva Tom’heï Temimim de Montréal a pour objectif de mettre en pratique l’Injonction énoncée par le verset(10) : “ Souvenez-vous de Moché, Mon serviteur, auquel J’ai ordonné, sur le ‘Horev, des Décrets et des Jugements pour tout Israël ”. Elle forme des élèves, hommes de Moché, intègres, qui désirent(11) la Torah intègre, sa partie révélée et son enseignement profond, la désirant avec la flamme et la clarté de la ‘Hassidout. Tous ceux qui se consacrent et agissent pour renforcer, développer et élargir la Yechiva recevront donc une récompense à la mesure de leur accomplissement, révélée et profonde à la fois, matérielle et spirituelle, immuable et éternelle. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,

Notes

(1) Le Chabbat Parchat Pekoudeï. (2) Tom’heï, du nom de la Yechiva. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Meguila 13b ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Tan’houma et le Midrash Chemot Rabba, à cette référence ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, Parchat Vaykra, à la page 23a ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Taanit 5b ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Zohar, tome 3, page 216b, le Tanya, au chapitre 43 et Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 27 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Commentaire de Rachi sur le traité Meguila 13b ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Sotta 12a, le Séfer Kad Ha Kéma’h, au chapitre 58, qui cite le Midrash : ‘Lorsqu’il naquit… depuis sa naissance, il était capable d’éclairer le monde entier par la Torah ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Mala’hi 3, 22 ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le début du Midrash Tehilim, à propos du verset : ‘Son désir est la Torah de Dieu’ ”.

Lettre n°6748

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6748, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar Chéni 5719,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Moché Aryé Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me faites savoir que votre petit-fils Mena’hem atteint l’âge de la pratique des Mitsvot. Puisse Dieu faire que, de l’âge de treize ans, il accède à celui de quinze ans, selon les critères définis par la Michna, au chapitre 5 d’Avot. Il redoublera d’élan et d’ardeur en son étude de la Torah, de sa partie révélée et également de la ‘Hassidout. Il accomplira les Mitsvot de la meilleure façon. Dieu lui accordera la réussite d’être un ‘Hassid, qui craint Dieu et qui est un érudit de la Torah. Vous concevrez, de lui et de tous vos descendants, une large satisfaction ‘hassidique. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée à Torat Emeth(2) et pour la diffusion des sources(3),

A) Vous m’interrogez sur le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 128, au paragraphe 10. Selon ce texte, lorsque le service de Dieu était effectué par les premiers-nés, ceux-ci pouvaient également posséder cette qualité uniquement par leur père. Or, d’où établir qu’il en est ainsi, puisque la sainteté de cet état s’applique spécifiquement à celui qui est le premier-né de sa mère ? La réponse la plus satisfaisante à cette question peut être trouvée dans la formulation de la Michna, au traité Zeva’him 112b et dans la description du service des premiers-nés, de même que dans les Targoumim sur le verset Chemot 24, 5. On peut, toutefois, s’interroger sue le traité Be’horot 4b, qui établit un lien avec le verset : “ sanctifie pour Moi tout premier-né ”, précisant que l’on est premier-né par sa mère. La question se pose donc.

B) Le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 98, au paragraphe 4, dit que la prêtrise fut, d’emblée, accordée à Reouven. Puis, quand celui-ci commit la faute, elle lui fut ôtée et confiée à Lévi. Or, s’il fallait être un premier-né pour l’obtenir, elle aurait dû revenir également à Dan, Gad et Yossef. En outre, pourquoi leur fut-elle retirée ? Mais, l’on notera que le Midrash Tan’houma et le Targoum Yerouchalmi disent : “ grand prêtre ”, fonction qui ne peut être confiée simultanément à deux personnes.

C) Les maîtres des Tossafot, dans le Séfer Hadar Zekénim, au début de la Parchat Toledot, commentent le verset : “ Et, Yaakov donna ” de la manière suivante : “ En échange de l’héritage, Yaakov donna beaucoup d’argent à Essav ”. Et, le verset : “ Vends-moi, comme aujourd’hui, ton droit d’aînesse ” fait allusion au service de Dieu. Le Be’hayé, à la fin de la Parchat Toledot, précise : “ Et, si tu te demandes comment Yaakov se permit de le berner, sache que Yaakov était, en fait, lui-même l’aîné, issu de la première goutte séminale ”. Pour autant, le premier-né, d’une manière concrète, fut effectivement Essav. Et, de ce fait, il fallut que celui-ci vende son droit d’aînesse, faute de quoi qui aurait cru que Yaakov était effectivement issu de la première goutte séminale ? Il y eut donc là une grande merveille. Et, vous consulterez, à ce propos, le traité Yebamot 98a. En la matière, les maîtres des Tossafot ont un avis qui s’écarte de celui du Midrash, cité par le commentaire de Rachi, au verset : “ Et, par la suite, sortit son frère ”.

D) Le Midrash Bamidbar Rabba, chapitre 4, paragraphe 8, précise que l’expression “ par les premiers-nés ”, qui est employée à propos du service de Dieu, désigne, en réalité, “ des hommes grands et importants ”, mais qui ne sont pas nécessairement des premiers-nés, a fortiori pas systématiquement par leur mère. En tout état de cause, on peut s’interroger sur tout cela en consultant le Or Ha Torah du Tséma’h Tsédek, à la Parchat Béréchit, à partir de la page 343b, aux pages 157a et 166a. Mais, peut-être est-il possible de dire que ce passage du Or Ha Torah commente le Midrash cité par Rachi. Vous consulterez également le Korban Ha Eda, sur le Yerouchalmi, traité Meguila, chapitre 1, au paragraphe 11 et le Séfer Ha Guilgoulim, chapitre 23, au paragraphe 34.

Notes

(1) Le Rav M.A. L. Shapiro, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3062. (2) La Yechiva Loubavitch de Jérusalem. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°6749

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6749, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar Chéni 5719,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

a de bons comportements, le Rav Yom Tov Lippmann(1),

Je vous salue et vous bénis,

Par l’intermédiaire du distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Douber Pantileyev, j’ai reçu votre très précieux cadeau, une lettre de mon père et une permission donnée. Outre sa valeur intrinsèque, ce document établit aussi que l’on peut écrire(2) la mention : “ qui est appelée ” suivie d’un prénom juif, lequel devient ainsi accessoire par rapport au nom profane(2).

Il m’a dit également qui vous étiez et j’ai été satisfait de l’apprendre. Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous vous serviez de votre mission sacrée, de votre qualité de Rav dans une synagogue, pour y renforcer les valeurs juives, les diffuser de manière sans cesse accrue, avec plus de lumière et plus de largesse d’esprit. Je vous remercie encore pour ce cadeau et vous adresse ma bénédiction pour de longs jours et de bonnes années. Avec mes respects et ma bénédiction pour un joyeux Pourim,

Notes

(1) le Rav Y.T. L. Lewin, de Brooklyn. (2) Dans un acte officiel. (3) Le nom juif n’étant alors qu’un “ surnom ”, alors que le “ nom propre ” devient le nom profane. On consultera, à ce sujet, le Kountrass Torat Lévi Its’hak, additifs, paru aux éditions Kehot en 5741, à la page 22, qui reproduit le texte de cette lettre.

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