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Iguerot Kodesh — lettres 6610 à 6629

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6610

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6610, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5719,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Avraham Douber(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je voudrais vous remercier de m’avoir adressé le Séfer Ha Toledot Rav M.E. Kremer, qui est une biographie de votre père, rédigée en yiddish et en anglais. A n’en pas douter, tous les membres de votre famille possèdent bien ce livre, en particulier les plus jeunes. Comme l’expliquent différents textes et comme l’établit la logique, les ouvrages relatifs à sa propre ascendance ou, plus généralement, les souvenirs d’antan n’ont pas pour seul but de relater une belle histoire(2), à propos d’un homme intègre. Ils permettent aussi de susciter et de mettre en éveil chez le lecteur, surtout si celui-ci appartient à la famille, un fort désir de suivre la voie tracée par celui dont on a rédigé la biographie, d’adopter le même comportement et, de la sorte, de causer du plaisir à son âme. Or, si l’on attend cela de chacun, combien plus est-ce le cas quand il s’agit de membres de la famille.

En observant que vos enfants et ceux de votre frère, qui étaient si chers à celui dont on a rédigé la biographie, votre père, ont pris part à tout cela, on constatera qu’il y a là un “ pont de fer ”(3), sur lequel peuvent s’engager vos enfants et ceux de votre frère. Selon la formule établie, “ l’acte est essentiel ” et les petits-fils de celui dont on a rédigé la biographie suivront donc sa voie. Ils apporteront leur soutien à toutes les réalisations et à toutes les institutions qu’il appréciait tant. Plus généralement, ils donneront un bon exemple et ils seront le reflet de celui dont on a rédigé les mémoires. Car, comme le disent nos Sages, quand on désire réellement un certain accomplissement, on peut l’obtenir. Je vous adresse ma bénédiction pour un joyeux ‘Hanouka, pour vous, pour vos frères et pour toute votre famille. Je viens de recevoir votre lettre.

Notes

(1) Le Rav A.D. Kremer, de Brooklyn. Voir, à son sujet, les lettres n°270, 895 et 1543. (2) En anglais dans le texte, “ story ”. (3) Un chemin sûr.

Lettre n°6611

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6611, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Kislev, dans laquelle vous me précisez l’état de santé de vos enfants. Vous concluez en me demandant comment il faut considérer un aliment dont la Cacherout n’est pas la meilleure. Vous précisez qu’il s’agit d’un aliment pouvant ouvrir l’appétit de vos enfants. De façon générale, la meilleure Cacherout des aliments, comme l’établissent différents textes, n’importe pas seulement pour le respect de la Mitsva. En effet, cet aliment se confond au sang et à la chair du corps, le reliant ainsi à l’âme. La Cacherout et la finesse de l’aliment agissent donc sur le caractère et sur les bons sentiments de celui qui le consomme. En conséquence, tout ajout à la Cacherout, à la finesse et à la pureté de cet aliment doit être considéré comme une amélioration de la constitution, de la finesse et de la pureté du caractère et des sentiments. Et, s’il en est ainsi pour les adultes, combien plus est-ce le cas pour des enfants, dont le caractère est en formation. La direction vers laquelle on les dirige est donc particulièrement déterminante.

En fonction de ce qui vient d’être dit, vous pourrez établir mon avis sur la question posée. Il ne s’agit pas, en l’occurrence, de ce qui a une incidence directe sur la santé, ce qu’à Dieu ne plaise, mais uniquement de renforcer l’appétit et de fortifier. Il n’y a donc pas lieu de diminuer le niveau de Cacherout des aliments. On peut assurément trouver d’autres moyens et d’autres façons de renforcer l’appétit et l’état de santé des enfants, sans empiéter sur la Cacherout et la meilleure façon de la respecter. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6612

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6612, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yossef ‘Haïm Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 13 Kislev et je viens de recevoir la canne(2). Puisse Dieu faire que vos actions et celles de votre épouse, la Rabbanit, connaissent une grande réussite, sous la conduite de cette canne agréable. Bien plus, telle est la conception de ‘Habad, conformément à la sainte lettre de notre maître, le Baal Chem Tov, selon laquelle la diffusion des sources(3) à l’extérieur est l’entrée en matière, la préparation et le réceptacle pour la révélation du Machia’h, comme l’explique longuement la causerie de Sim’hat Torah 5700(4), de mon beau-père, le Rabbi. Différents textes, en particulier la séquence de discours ‘hassidiques intitulée : “ Il séparera ”, du Rabbi Maharach, établissent que le Machia’h dirigera avec une canne agréable. On peut en déduire que nos maîtres, les chefs de ‘Habad, en firent de même. C’est également le cas de ceux qui assument leur mission et répandent la lumière, le luminaire et la source dans tous les endroits où ils ont été envoyés.

Puisse Dieu faire que tout cela soit accompli d’une manière sans cesse croissante. De fait, ‘Hanouka en apporte la force, puisque l’on retient alors l’avis de Beth Hillel selon lequel un ajout est introduit(5), de jour en jour. Il s’agit, en outre, du miracle de l’huile, faisant allusion aux “ secrets des secrets de la Torah ”, à l’arbre de vie duquel émane la lumière pour le monde entier et pour tout ce qui le concerne. C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour un joyeux ‘Hanouka,

Vous savez sûrement que j’ai adopté l’usage, sans en faire le vœu, d’éviter les cadeaux. Je vous joins donc un chèque, en échange de cet objet. Vous l’utiliserez en bonne santé.

Notes

(1) Le Rav Y.H. Rosenfeld, de S. Francisco. Voir, à son sujet, les lettres n°6671, 6701 et 6789. (2) Du Rav Chnéor Zalman Bespalov. Voir, à ce sujet, la lettre n°6789. (3) De la ‘Hassidout. (4) 1939. (5) Au nombre de bougies que l’on allume.

Lettre n°6613

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6613, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5719,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Yochoua(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du lendemain(2) de la fête de la libération du 19 Kislev, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qui a été réalisé en ce jour. Puisse Dieu faire que l’influence de ce jour se prolonge tout au long de l’année et qu’elle trouve son expression dans l’existence quotidienne.

En un moment propice, je mentionnerai votre nom, celui de votre épouse et celui de votre fils qui vient d’être circoncis, Yaakov David, auquel Dieu accordera longue vie, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. Avec ma bénédiction pour un joyeux ‘Hanouka,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Vous m’interrogez sur la manière d’attribuer les noms(3). On sait qu’il est dit, dans la Paracha que nous venons de lire(4) : “ et, il appela ”, “ et elle appela ”, “ et elle appela ”(5), dans les versets 38, 3-5. Nos maîtres, les auteurs des Tossafot et le Ramban commentent ces versets.

Notes

(1) Le Rav Y.Yusevitch, de Jérusalem. Voir, à ce sujet, la lettre n°5668. (2) Le Rabbi dit : “ Issrou ‘Hag ”. (3) Aux enfants, en fonction de la famille du père ou de la mère. (4) La Parchat Vaychla’h. (5) Le nom d’un enfant est attribué tantôt à l’initiative du père, tantôt à celle de la mère.

Lettre n°6614

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6614, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Kislev 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une

mission sacrée, le Rav Guerchon Mendel(1) et son épouse,

la Rabbanit, madame Batya,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 21 Kislev, dans laquelle vous me décrivez brièvement vos accomplissements à Paris et pendant votre voyage(2). Je suis surpris que vous ne me disiez pas de quelle manière se passe votre installation à Milan. Et, vous ne décrivez votre voyage qu’en quelques mots. Sans doute, complèterez-vous tout cela à la prochaine occasion.

Dieu fasse que vous ayez une grande réussite en tout point, que vous fassiez un plein usage de la bénédiction et du succès que Dieu vous accorde, en ce domaine. Vous le ferez avec joie et enthousiasme, comme l’indiquent les jours de ‘Hanouka, pendant lesquels il nous est demandé d’augmenter le nombre des bougies et la lumière, de jour en jour. J’attends de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit. Je vous adresse ma bénédiction pour une considérable réussite et pour donner de bonnes nouvelles. Plus vous détaillerez et mieux cela sera. Avec ma bénédiction pour un joyeux ‘Hanouka,

Je vous joins l’argent de ‘Hanouka(3). Vous ferez comme s’il s’agissait d’argent matériel. Puisse Dieu faire qu’il y ait là un Shekel entier, un Shekel sacré, comme l’expliquent le Torah Or et différents autres textes dans les discours ‘hassidiques intitulés : “ Tu élèveras la tête ”.

Notes

(1) Le Rav G.M. Garelik, de Milan. Voir, à son sujet, les lettres n°6632 et 6672. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6584. (3) Que l’on distribue aux enfants pendant cette fête.

Lettre n°6615

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6615, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Kislev 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du dimanche de la Parchat Vaychla’h, que je viens de recevoir. Vous m’y faites part de votre état de santé et des conséquences de votre traitement(1). En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite vous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, conformément à ce que vous m’écrivez.

Il y a quelques temps, j’ai attiré l’attention de votre beau-père, auquel Dieu accordera longue vie, quand il m’a écrit à propos de votre état de santé, en lui soulignant qu’il serait bon et même très judicieux que vous fixiez une étude du luminaire de la Torah, c’est-à-dire de sa dimension profonde laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout, en particulier pendant le Chabbat qui est saint pour Dieu, mais aussi plusieurs fois par semaine ou, mieux encore, chaque jour. Différents textes expliquent à quel point cette étude est nécessaire, surtout à notre époque. En outre, pour ce qui vous concerne plus spécifiquement, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(2), mais en proportion largement accrue. L’étude du luminaire de la Torah rendra donc la clarté à vos yeux.

Puisse Dieu faire, non seulement que vous fixiez un temps pour tout cela, mais aussi que vous l’augmentiez, conformément à l’Injonction selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté. De fait, tels sont la Mitsva et le contenu de ‘Hanouka, puisque le miracle se produisit avec de l’huile, qui fait allusion aux secrets des secrets de la Torah(3), d’une manière sans cesse accrue, jusqu’à connaître l’immensité. Avec ma bénédiction de bonne santé et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le destinataire de cette lettre souffrait des yeux. (2) De la manière dont on agit envers Lui. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez Devarim, chapitre 7, paragraphe 3, qui dit : ‘La Torah fut comparée à cinq éléments… au miel et au lait, ainsi qu’il est dit : ‘il y a du miel et du lait sous ta langue’, à l’huile, qui est le liquide le plus élevé. Le miel et le lait font précisément allusion aux secrets de la Torah, selon le traité ‘Haguiga 13a, d’après la version qu’en donne le Rambam, à la fin du second chapitre de ses lois des fondements de la Torah. ”

Lettre n°6616

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6616, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Kislev 5719,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Moché(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce lundi, avec ce qu’elle contenait. Comme vous me l’avez demandé, je vous joins un reçu pour le Maamad(2). De fait, nous nous trouvons pendant les jours de ‘Hanouka et la Hala’ha retient l’avis de Beth Hillel selon lequel on augmente le nombre des bougies et la lumière, de jour en jour.

Ce miracle intervint par l’intermédiaire de Cohanim(3) et ces lumières ne disparaîtront jamais. En conséquence, vous me donnerez de bonnes nouvelles, d’une manière sans cesse accrue, en multipliant “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, puisque ce miracle est celui de l’huile, qui fait allusion aux “ secrets des secrets ” de la Torah et qu’il concerne tous les besoins de “ la bougie de Dieu (qui) est l’âme de l’homme ”. Avec ma bénédiction pour un ‘Hanouka joyeux et pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.Shayevitch, de Chicago. Voir, à son sujet, les lettres n°5691 et 6660. (2) Fonds collectés pour le Rabbi qui en assure lui-même la répartition. (3) Le destinataire de cette lettre est un Cohen.

Lettre n°6617

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6617, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Cinquième lumière de ‘Hanouka 5719,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav ‘Haïm Yossef(1) et son épouse,

madame Ita Ra’hel,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles, avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, est empli d’empressement, le Rav Aryé Leïb Kremer(2). En effet, vous avez fait écrire un nouveau Séfer Torah et vous l’avez offert à la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Montréal. Il est inutile de souligner l’importance et la sainteté inhérentes à la Mitsva de faire écrire un Séfer Torah et surtout de le placer dans un endroit où l’on saura apprécier sa valeur.

Car, le Séfer Torah est l’objet le plus précieux que les Juifs possèdent. De même, la Yechiva Tom’heï Temimim forme des élèves qui sauront apprécier la sainteté de la Torah, de Celui Qui la donne et du peuple sacré, qui seront en mesure de se pénétrer d’amour de Dieu, d’amour de la Torah et d’amour d’Israël, dans leur existence quotidienne. Le mérite de cette sainte Mitsva vous protégera, car “ une Mitsva en attire une autre ”, en proportion sans cesse accrue. Vous et les vôtres en tirerez les bénédictions de Dieu d’une manière toujours plus large, comme le montrent les bougies de ‘Hanouka, que l’on allume en nombre croissant, afin de révéler toujours plus de lumière émanant de la Torah et des Mitsvot dans le foyer juif et dans son entourage. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav H.Y. Schneider. (2) Directeur de la Yechiva Loubavitch de Montréal.

Lettre n°6618

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6618, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Cinquième lumière de ‘Hanouka 5719,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples

connaissances, versé dans les sciences, aux bons

comportements, le Rav Tsvi, appelé docteur Harkavi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu, avec un grand étonnement, dans votre lettre du 22 Kislev, que, selon ce que vous écrivez, j’aurai changé d’avis à propos du fait de voyager, pendant le Chabbat, à bord des bateaux israéliens(2). Il est pourtant bien évident que je n’ai nullement modifié ma position, laquelle a été longuement exposée dans les précédents courriers que je vous ai adressés. Selon moi, il y a clairement là une interdiction absolue, dont ces lettres exposent les raisons et les justifications. Vous évoquez des arrangements techniques. Là encore, j’ai montré, sans ambiguïté, que, dans l’état actuel de la technique, il est absolument impossible que le fonctionnement d’un bateau soit totalement automatique, au sens propre du terme, c’est-à-dire qu’aucune intervention humaine ne soit nécessaire pendant toutes les vingt quatre heures du saint Chabbat. Bien plus, un ou deux hommes ne suffisent pas pour assurer son fonctionnement. Un équipage beaucoup plus important est nécessaire et plusieurs de ces hommes doivent être des techniciens d’une haute compétence.

A mon grand dam, je dois constater une évolution, en la matière, qui ne va pas dans le sens du bien. En effet, selon les nouvelles qui me sont parvenues, il est arrivé plusieurs fois, cet été, que quelques uns de ces bateaux se déplacent pendant le saint Chabbat, sans que leur départ s’effectue dans le port de New York. De même, il est prévu d’organiser, dans le proche avenir, une croisière(3), pour le plaisir(4), qui durera environ deux semaines. Selon ce que l’on dit, des surveillants de Cacherout et des officiants participeront à ce voyage. Pour dire vrai, je n’ai pas vérifié l’exactitude de ces rumeurs car, comme je l’ai dit, mon sentiment, en la matière, est très clair : même si ce voyage commence dimanche(5), il n’en reste pas moins totalement interdit(6). Je ne fais donc mention de cette évolution que pour vous montrer le cheminement des esprits lequel, à ma grande peine, ne va pas dans le sens d’une amélioration de la situation, bien au contraire. Que Dieu éclaire les yeux et le cœur d’Israël. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°5633. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°6473 et 6900. (3) En anglais dans le texte, “ cruse ”. (4) Qui ne peut donc pas, au sens de la Hala’ha, introduire un cas de force majeure. (5) Etant ainsi le plus éloigné possible du Chabbat. (6) Dès lors qu’il se poursuivra pendant le Chabbat.

Lettre n°6619

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6619, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tévet 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav David Nathan(1),

Je vous salue et vous bénis,

Avant de me rendre près du saint tombeau(2), on m’a transmis votre annonce téléphonique et les noms, que j’ai mentionnés hier, à la veille de Roch ‘Hodech Tévet, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Nos Sages disent que, pendant le mois de Tévet, “ le contact des corps procure un plaisir ”(3). Ils expliquent aussi, à ce sujet, que : “ A’hachvéroch fait allusion au Saint béni soit-Il ”, le Roi Qui possède le début et la fin(4), comme le disent le Meoreï Or et le commentaire du Ramah sur la Meguilat Esther. Quant à Esther, elle correspond à l’assemblée d’Israël, c’est-à-dire à chaque Juif.

Ainsi, l’Essence de Dieu tire plaisir de l’essence et de la dimension profonde de chaque Juif. Bien plus, il en est ainsi précisément pendant ce mois de Tévet(5), par ailleurs lié à “ l’autre côté ”, comme l’expliquent le saint Zohar, tome 2, page 12b, tome 3, page 259a et le Zohar ‘Hadach, E’ha, à la page 92d. Or, les enfants d’Israël, par leur service de Dieu, transforment l’obscurité en lumière, l’amertume en douceur. Telle est la finalité de la création des mondes, comme le précise le saint Tanya, au chapitre 36, constatant que Dieu eut le désir de les créer. Dieu fasse donc que s’accomplissent pleinement les bénédictions que les Juifs s’accordent les uns aux autres, d’une manière sans cesse accrue, comme l’indiquent ces jours de ‘Hanouka, au cours desquels on augmente, jusqu’à connaître l’immensité. Avec ma bénédiction pour un joyeux ‘Hanouka et pour me donner de bonnes nouvelles.

Vous me demandez aussi qui, de Moché et d’Aharon, correspond à l’Attribut de victoire, Nétsa’h et à celui de la soumission, Hod. Vous consulterez, à ce propos, le Ets ‘Haïm, à la porte 32, qui fait référence à l’éclairage de l’intellect à la fin du chapitre 6 et le Zohar, tome 2, à la page 27a, avec les commentaires qu’en donne Rabbi ‘Haïm Vital, à la même référence.

Notes

(1) Le Rav D.N. Lesser, de Brooklyn. Voir, à son propos, la lettre n°6575. (2) Du précédent Rabbi, à la veille de Roch ‘Hodech, jour du “ petit Yom Kippour ”. (3) Du fait de la chaleur qui en résulte en cette période froide. Cette affirmation fut formulée à propos de A’hachvéroch et Esther. (4) A’hachvéroch étant la contraction de A’harit Ve Réchit, la fin et le début. (5) Voir, à ce propos, les lettres n°5041 et 6635.

Lettre n°6620

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6620, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5719,

Brooklyn, New York,

A monsieur Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 19 Kislev, avec ce qu’elle contenait. Vous trouverez ci-joint les reçus, conformément à votre demande. J’ai été particulièrement satisfait de lire, dans votre courrier, que vous avez rendu visite à Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. Vous me faites part du plaisir que vous avez pris à cette visite et de vos impressions.

On confère un mérite à un jour favorable. Or, il s’agit, en l’occurrence, du jour lumineux du 19 Kislev, celui de la libération du fondateur de l’enseignement de ‘Habad, dont la pierre d’angle est l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour d’Israël, ces trois valeurs ne formant qu’une seule et même entité. A la suite de cela, pour ce qui est de Kfar ‘Habad, vous savez à quel point l’Admour Hazaken a souligné l’importance de la Tsédaka destinée à notre Terre Sainte, comme l’indiquent plusieurs de ses lettres, imprimées dans le Tanya, surtout à la fin du chapitre 4 d’Iguéret Ha Kodech, qui écrit : “ C’est en particulier le cas pour la Tsédaka d’Erets Israël, qui nous a protégés afin de racheter la vitalité de nos âmes(2) ”. Je vous adresse mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours. Vous voudrez bien transmettre mes salutations à votre fille et à votre gendre, qui m’ont rendu visite en même temps que vous.

Notes

(1) M. I. Rabinovitch. (2) D’obtenir la libération du 19 Kislev.

Lettre n°6621

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6621, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 1/12 :

A) Vous me parlez de votre sœur et des relations familiales qui se sont instaurées au sein de son foyer. En pareil cas, la pratique fait la preuve que les paroles des amis et des connaissances ont plus d’effet que celles de la famille. Il faut donc demander à ses amis et à ses relations de lui en parler. Naturellement, elle ne doit pas savoir que vous êtes à l’origine de cette requête. En outre, il est clair qu’une sœur ne doit pas garder rancune, même si elle pense avoir pleinement raison, car grande est la paix, surtout celle qui règne au sein d’un couple. Pour l’obtenir et pourvu que celle-ci règne, il est judicieux de faire preuve de mesure, de se contenir. Bien entendu, il est sûrement inutile de préciser qu’elle doit renforcer sa pratique de la pureté familiale, des lois de Nidda, de l’examen de pureté, de l’immersion rituelle dans un bon Mikwé. En effet, une proximité non conforme à la Loi conduit à un éloignement. J’espère que vous trouverez les mots qui conviennent afin d’expliquer tout cela à votre sœur.

B) Vous me parlez également de vos oublis. L’un des moyens de lutter contre eux est de changer le thème de son étude, de temps à autre, de ne pas consacrer plusieurs heures à un même sujet ou bien à une même manière d’étudier. Au bout d’une heure ou d’une heure et demie, vous étudierez un autre texte ou bien vous envisagerez cette étude d’une autre manière. Ceci peut être rapproché de la différence que l’on peut faire entre l’accumulation de connaissances, d’une part, l’approfondissement, d’autre part. Un autre moyen de lutter consiste à noter, au moins brièvement, ce que l’on étudie. De plus, comme en toute chose, l’aide de Dieu est nécessaire. Votre mère et votre sœur garderont donc l’usage positif des femmes juives qui consiste à prélever de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Vous fixerez des Mezouzot à votre appartement qui seront toutes cachères, conformément à la Hala’ha. Il en sera de même pour les Tefillin de votre mari. Vous-même, qui m’écrivez, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière du matin. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6622

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6622, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre des 23 et 26 Kislev, me décrivant brièvement vos activités sacrées, au cours de ces dernières semaines. De même, vous me parlez, en quelques mots, des réunions ‘hassidiques qui ont eu lieu pendant cette période. Puisse Dieu faire que l’influence de ces réunions soit conservée pendant les jours qui les suivent, puisque tel est leur but, c’est bien évident. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez.

Vous me dites que, parfois, quand vous vous adressez aux autres, vous entendez des paroles qui ne sont pas du tout souhaitables. Comme vous le savez, voici ce qu’il convient de faire, en pareil cas. Vous n’engagerez sous aucun prétexte la discussion. Vous rapporterez uniquement ce qui est dit dans notre sainte Torah et celui qui voudra vous écouter le fera. Quant à ceux qui se posent des questions ou bien qui les recherchent, vous pourrez leur indiquer l’adresse des Rabbanim et des ‘Hassidim âgés, dans la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle restaurée et rebâtie. Ils s’adresseront à eux.

S’agissant de votre lettre du 26 Kislev, vous avez sûrement reçu, il y a quelques temps déjà, mon courrier qui était adressé à votre père, auquel Dieu accordera longue vie. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6623

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6623, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre de ce mardi, lorsque deux fois fut dit le mot “ bon ”(1). J’en viens à vos questions :

A) S’agissant de l’action menée en direction de son prochain, afin de le rapprocher de notre Père Qui se trouve dans les cieux, de Sa Torah et de Ses Mitsvot, Dieu fasse que chacun d’entre nous consacre à cette activité la totalité de son temps libre, en dehors de celui qui est fixé pour l’étude. Ce que l’on accomplirait, si c’était le cas, serait grandiose et merveilleux. En outre, cela n’aurait pas pour effet de supprimer la Mitsva(2). Car, bien au contraire, la Michna tranche que : “ une Mitsva en attire une autre ”.

B) Ce qui vient d’être dit apporte aussi la réponse à votre seconde question. Vous dites, en effet, que vous êtes nerveux car vous supportez, comme un joug pesant sur votre cerveau, le poids de votre étude de la Torah et de votre service de Dieu. Tout d’abord, une telle attitude va à l’encontre de ce service, puisque différents textes établissent qu’il doit être joyeux et enthousiaste(3). Et, le Rambam en retient le principe dans la Hala’ha, à la fin de ses lois du Loulav. En outre, il n’y a aucune raison d’être nerveux à cause de cela, car il y a suffisamment de temps, dans la journée, pour maintenir votre étude et pour servir Dieu. Bien plus, ceci permet d’étudier de la manière qui convient et d’assimiler plus aisément ce que l’on apprend.

C) S’agissant de la ferveur de votre prière, vous avez raison de dire que la solution n’est pas toujours la même, car tout dépend de votre état d’esprit qui fluctue, d’une période à l’autre. Pour autant, il y a des règles générales, qui s’appliquent en tout temps et à tout moment. Celles-ci incluent, en particulier, le fait de donner de la Tsédaka avant la prière, conformément au récit de nos Sages, rapporté par le traité Baba Batra 10a, selon lequel : “ Rabbi Eléazar donnait une pièce à un pauvre et il priait ensuite, ainsi qu’il est dit : ‘Je verrai Ton visage dans la droiture(4)’ ”, le respect scrupuleux de l’immersion rituelle d’Ezra(5). De même, un Sidour doit être ouvert devant vous, à la page de votre prière, même si, du fait de votre concentration ou bien de l’enthousiasme que vous éprouvez, vous gardez, à cet instant, les yeux fermés. En effet, le simple fait que le Sidour soit ouvert à cette page permet de retenir la pensée.

D) S’agissant des précautions relatives à la parole(6) et au raffermissement de votre confiance en Dieu, il est une solution commune à ces deux questions, la méditation au fait que : “ Dieu se tient devant lui, sonde ses entrailles et son cœur ”, comme l’explique le saint Tanya, au chapitre 41. Il serait bon d’apprendre par cœur le début de ce texte jusqu’à la page suivante, au mot Ha Méle’h, “ le Roi ”. Et, de temps à autre, vous réciterez ce texte.

E) Vous évoquez le fait de tomber sans pouvoir se redresser, ce qu’à Dieu ne plaise. Il est clair que cette conception va à l’encontre de notre Torah, Torah de vie. En effet, différents textes établissent que l’accomplissement d’une Mitsva raffine l’homme qui la pratique, même s’il ne le ressent pas toujours. De fait, la logique immédiate permet d’établir qu’il en est bien ainsi, puisque la Mitsva est la Volonté du Créateur, qu’elle apporte donc à l’homme le moyen de se lier à Lui. Comment ce résultat pourrait-il ne pas être obtenu ? Bien plus, nos Sages soulignent que les personnes appartenant à la catégorie de laquelle il est dit : “ Pourquoi t’entretiens-tu de Mes Décrets ? ”(7) doivent, malgré cela, étudier la Torah, comme l’établit le chapitre 4, au paragraphe 3, des lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, de même que le Kountrass A’haron, à la même référence. Vous consulterez ces propos merveilleux et également plusieurs passages du Tanya, que vous trouverez grâce à l’index qui figure à la fin de cet ouvrage.

F) A la fin de votre lettre, vous me dites que vous étudiez la Torah avec quelqu’un, mais que vous redoutez l’influence qu’il exerce sur vous, alors que vous observez l’effet positif que vous-même avez sur lui. En pareil cas, il est bon de lui transmettre ce que vous avez trouvé dans les livres de ‘Hassidout et d’éthique, sans rechercher la polémique. Si votre étude est conçue de cette façon, il est certain qu’elle doit être maintenue. J’espère que vous avez participé à la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev. Puisse Dieu faire que son effet s’exerce tout au long de l’année. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Lors du troisième jour de la création. (2) Que l’on aurait pu accomplir pendant le temps que l’on consacre à l’autre. (3) Ce qui est impossible en pareil cas. (4) Tsédek, de la même étymologie que Tsédaka. (5) Après chaque relation conjugale et, par extension, chaque jour. (6) A la médisance. (7) Ainsi qu’il est écrit, (Tehilim 50, 16) : “ Et, Dieu dit à l’impie : Pourquoi t’entretiens-tu de Mes Décrets ? ”.

Lettre n°6624

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6624, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tévet 5719,

Brooklyn, New York,

Aux grands érudits, juges de la ville, membres du tribunal

rabbinique de la sainte communauté de Londres et sa région,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 27 Kislev, relative au courrier qui vient d’être envoyé de Terre Sainte, à propos de l’inscription(1) des enfants de femmes non juives(2). Bien entendu, vous avez tout à fait raison de dire qu’il serait particulièrement judicieux que tous les Rabbanim consultés(3) expriment un même avis, sur des bases identiques. Pour autant, vous savez qu’il est, de façon générale, difficile d’obtenir un tel résultat. En l’occurrence, il semble que plusieurs de ceux qui ont été interrogés aient déjà répondu et qu’ils aient adressé leur avis là-bas. Il n’est donc pas possible de ne pas répondre du tout, comme vous l’envisagez dans votre lettre. Mais, je dois ajouter que, même s’il était encore possible de le faire, je suis résolument pour qu’une réponse soit apportée à cette question. De façon générale, en effet, je considère que la passivité, en pareil cas, peut avoir des conséquences totalement négatives. Dieu fasse donc que ceux qui craignent Dieu adoptent une position claire pour tout ce qui concerne la vie religieuse de notre peuple, les enfants d’Israël, en tout endroit où ils se trouvent. De la sorte, beaucoup de situations malencontreuses seraient évitées. Autre point, qui est essentiel en la matière, le fait de s’adresser à des Juifs de diaspora écartera définitivement, à l’avenir, l’argument soulevé de temps à autre dans différents milieux, selon lequel les Juifs ne résidant pas en Terre Sainte ne sont pas habilités à formuler un avis sur ce qui s’y passe.

Puisse Dieu faire que, désormais, l’action de chacun, au sein de tout Israël, ne soit pas seulement une réparation, “ écarte-toi du mal ”, mais qu’elle soit aussi un accomplissement du côté droit(4), “ fais le bien ”, destiné à multiplier la lumière. Or, il n’est de lumière que la Torah et ses Mitsvot, ainsi qu’il est dit : “ Car la bougie est une Mitsva et la Torah, une lumière ”. C’est l’enseignement des jours de ‘Hanouka, qui viennent de s’achever, lorsque les lumières sont allumées en ordre croissant. Certes, nous vivons à une époque de coucher du soleil, alors que “ la pénombre recouvre la terre ”, d’obscurité profonde et multiple. Mais, l’assurance nous a été donnée que “ ces lumières ne disparaîtront jamais ”, que nous emporterons la victoire. Et, cette situation, dans laquelle on fait passer l’obscurité pour de la lumière et la lumière pour de l’obscurité, sera transformée, de sorte que “ la nuit éclairera comme le jour ”. Alors, selon les termes du Zohar, “ l’obscurité se changera en lumière et l’amertume en douceur ”. Les Juifs se porteront ouvertement à la défense de la Torah et de ses Mitsvot. Par la suite, le peuple qui marche dans l’obscurité verra une grande lumière, la Lumière de l’Eternel. Avec mes respects et ma bénédiction,

Conformément à votre demande, cette lettre vous est adressée en express, de la manière la plus rapide.

Notes

(1) En tant que Juifs. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°6714 et 6715. (3) Sur l’opportunité d’une telle inscription, en Erets Israël. Cette consultation, organisée par le premier ministre David Ben Gouryon, devait aboutir à un amendement de la Loi du retour pour y introduire une définition du Judaïsme non conforme à la Hala’ha. Compte tenu des oppositions que se projet souleva, il fut abandonné. Malheureusement, la même question se posa douze ans plus tard et l’amendement à la loi, alors effectivement adopté, n’a toujours pas été rectifié à ce jour. (4) Celui du bien.

Lettre n°6625

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6625, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tévet 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites qu’il vous arrive de craindre le tonnerre. Vous apprendrez donc par cœur quelques chapitres de Michna et au moins un du Tanya. De temps à autre, vous les réciterez, en marchant dans la rue. De la sorte, vous aurez, en permanence gravés en votre esprit, des propos de notre Torah, donnée par Dieu, le Créateur du monde. Ses bénédictions et Sa protection seront, de la sorte, accrues, dans tous les domaines.

Vous me dites que vous avez des difficultés à étudier le Tanya. Vous demanderez donc à votre professeur, à la Yechiva, ou bien au guide spirituel, qui vous enseigne la ‘Hassidout, de vous expliquer ce qui vous semble difficile. Avant tout, vous étudierez avec constance et ardeur, conformément au programme de la Yechiva, vous vous conformerez aux instructions des enseignants et, de cette façon, vous connaîtrez la réussite. Vous avez sûrement connaissance de la pratique qui consiste à lire des Tehilim selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin et vous la respectez. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6626

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6626, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tévet 5719,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre de la cinquième lumière(1). Il est bien évident que le contenu de mon courrier, auquel vous répondiez dans cette lettre, n’avait pas pour but de faire souffrir qui que ce soit, ce qu’à Dieu ne plaise. Il s’agissait uniquement d’interpréter la situation telle que je la vois, dans les domaines qui concernent le comportement présent et futur. De même, il est évident que mon propos n’était pas de demander à quelqu’un de vivre dans l’étroitesse, ce qui n’est nullement ma fonction. Bien plus, conformément à l’affirmation bien connue de nos Sages, “ le monde ne méritait pas de pouvoir utiliser l’or ” et il l’obtint uniquement parce que celui-ci était nécessaire pour le Temple(2). Or, il en est de même pour chaque foyer juif, duquel il est dit : “ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”, c’est-à-dire : “ au sein de chaque Juif ”. Toute la largesse existant dans le monde se justifie donc uniquement par son utilité à chaque maison juive, même si, bien évidemment, il ne convient pas de rechercher systématiquement les biens matériels et l’opulence. Pour autant, il en est bien ainsi, comme le précise aussi le Rambam, à la fin de ses lois de la Techouva et à la fin de ses lois des rois, quand il décrit la manière dont seront considérés ces biens matériels, après la venue du Machia’h(3).

En fait, voici ce que je voulais dire. Vous devez vous occuper de l’école ‘Habad de votre ville. Mon avis est très clair, en la matière. C’est là le canal qui permettra aux ‘Hassidim de cet endroit de gagner leur vie matériellement et, simultanément, de réduire leur soucis, en ce domaine, même si, bien entendu, un effort reste nécessaire pour cela. Cela ne signifie cependant pas qu’il faille être inquiet. Bien au contraire, on doit être fort, raffermir sa confiance en Dieu, “ Qui nourrit le monde entier dans Sa bonté, avec grâce, bienfait et pitié ”(4). En pareil cas, l’action est plus résolue, plus efficace. Plus encore, elle fortifie la santé du corps et la manière de réagir à son environnement, en particulier de gagner sa vie. Il n’en est pas de même quand on se soucie d’assurer sa subsistance…(5).

Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous mettiez en pratique l’enseignement des jours de ‘Hanouka, qui vient de s’achever, selon lequel on ajoute(6). Il en sera donc de même dans les domaines communautaires et aussi en vos préoccupations personnelles. Et, vous m’en donnerez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) De ‘Hanouka. (2) Ce qui permet de le consacrer également à d’autres usages. (3) Lorsque “ toutes les bonnes choses seront aussi disponibles que la poussière ”, selon les termes du Rambam. (4) Selon le texte de la bénédiction qui suit le repas. (5) De manière directe, sans passer par cette institution ‘Habad. (6) Puisque les lumières de la fête sont allumées en ordre croissant.

Lettre n°6627

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6627, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tévet 5719,

Brooklyn,

A l’attention des membres de la direction de l’école

Beth Rivka, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je reproduis ici le texte du télégramme téléphonique que le Rabbi Chlita vous a envoyé :

“ Ma bénédiction est adressée à tous les participants à la fête du Beth Rivka de Montréal. Puisse Dieu faire que cette célébration connaisse la réussite, qu’elle renforce et développe cette sainte institution, laquelle assumera ainsi sa mission et son rôle, consistant à éduquer et à former une génération de filles juives. Chacune d’entre elles, étant qualifiée de fille de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa, sera digne de ce nom, puisqu’elle aura construit un foyer juif ou s’apprêtera à le faire. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,

Mena’hem Schneerson, ”

Vous voudrez bien rendre compte ici de ce qui a été accompli, en la matière. Plus votre compte-rendu sera détaillé et mieux cela sera. Avec mes respects et ma bénédiction,

Le secrétaire,

Lettre n°6628

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6628, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Sixième jour de Tévet 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Tévet, dans laquelle vous évoquez votre prière et votre état d’esprit, qui en est le résultat, de même que la réduction de vos moyens financiers qui en est la conséquence. Or, nous avons entendu, à différentes reprises, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, que les premiers ‘Hassidim avaient coutume de découper la prière en plusieurs parties, ce qui, bien évidemment, ne remet pas en cause le fait qu’ils la disaient toujours intégralement. Néanmoins, ils méditaient, à chaque fois, à d’autres idées, pensaient à la signification d’autres mots, introduisaient d’autres explications. Et, cette répartition était faite sur plusieurs jours(1). De la sorte, en une semaine ou deux, ils pensaient à la signification de tous les mots. Puis, par la suite, ils recommençaient. Vous procéderez donc de la même manière et, dans votre situation, vous ferez en sorte que votre prière, chaque matin de semaine(2), dure environ deux heures, du début à la fin.

Vous me dites qu’il vous arrive de répéter un mot deux ou trois fois. La meilleure solution, en la matière, est de prier avec un Sidour, ce qui est, de toute façon, judicieux et efficace dans différents domaines. J’espère que, chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous prélevez quelques pièces pour la Tsédaka. De même, après cette prière, y compris le Chabbat et les fêtes, vous dites des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer qu’elles sont toutes cachères, conformément à la Hala’ha.

Par ailleurs, il serait bon d’apprendre par cœur le saint Tanya, depuis le début du chapitre 41, jusqu’à la page suivante, au mot Ha Méle’h, “ le Roi ”. Si vous méditez à l’idée que Dieu se trouve devant vous, qu’Il est l’Essence du bien, qu’Il a donné l’assurance que “ l’on vient en aide à celui qui veut se purifier ”, qu’Il sanctifie largement celui qui se sanctifie quelque peu ici-bas, il est certain que vos difficultés s’en trouveront réduites et qu’elles diminueront, jusqu’à disparaître totalement. En effet, il nous est demandé, précisément, de servir Dieu avec joie et enthousiasme, comme l’établissent différents textes.

Vous vous adressez à moi(3) et j’ai donc bon espoir que vous avez fixé un temps pour l’étude de la ‘Hassidout, laquelle confère vitalité et ardeur à l’enseignement révélé de la Torah et à la pratique des Mitsvot. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Voir la lettre n°6654. (2) Celle du Chabbat devant être plus longue. (3) En sachant que le Rabbi est le maître de la ‘Hassidout ‘Habad.

Lettre n°6629

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6629, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Sixième jour de Tévet 5719,

Brooklyn,

Aux dirigeants du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch

en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu ici une remarque, émanant des ‘Hassidim de Terre Sainte, selon laquelle, certaines écoles du réseau, dans la mesure où elles sont éloignées des points centraux de Terre Sainte, éprouvent des difficultés particulières, pour tout ce qui est concerné par la Chemitta. Il est donc nécessaire et même indispensable que, de temps à autre, on leur livre de la nourriture, par camion, sans qu’il ne leur soit nécessaire de voyager, de perdre du temps, de l’énergie et des forces pour assurer leur approvisionnement, ce qui, en outre, doit coûter très cher. Tous les détails, en la matière, ne sont pas connus ici et il est donc impossible de donner, à ce propos, des instructions précises. Toutefois, dans sa globalité, une telle proposition est très judicieuse, pour différentes raisons.

Selon ce que ces ‘Hassidim m’écrivent, il ne s’agit pas de leur fournir ces provisions gratuitement, mais seulement de les libérer de la contrainte de se les procurer et de les livrer dans un endroit lointain. Ces commandes peuvent, du reste, être effectuées auprès de grossistes. Vous me direz ce qu’il en est. Je vous en remercie d’avance. Avec mes respects et ma bénédiction,

Le secrétaire,

J’ai bien reçu les comptes-rendus des réunions tenues en la présence du grand Rav et ‘Hassid Gorodetski.

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