Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6589
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6589, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse aux questions que vous me posez dans votre lettre du 6 Kislev :
A) Quelle attitude adopter envers ceux qui critiquent la ‘Hassidout ? Dans votre situation, vous ne devez nullement mener une polémique avec eux. Au lieu de cela, vous redoublerez d’ardeur et de constance dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Comme vous le savez, l’assurance est donnée qu’un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit de beaucoup de lumière.
B) Comment concentrer sa pensée sur l’étude et ne pas la laisser errer ? Le meilleur moyen est, comme on le sait, d’étudier dans le texte et également de prier avec un Sidour, dont les mots saisissent la pensée. Vous avez sûrement connaissance des trois études fixées qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les garderez-vous à l’avenir. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°6590
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6590, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Kislev, dans laquelle vous me décrivez brièvement l’organisation de votre vie. Vous me dites que vous n’avez pas le temps d’assister à un cours ou bien de consulter un livre(1). Bien entendu, cela est absolument inexact. Comme vous le savez, la Michna affirme que “ celui qui accomplit la Torah dans l’étroitesse(2) finira par le faire dans la largesse ”. On attend cela de chacun et tous disposent donc, à n’en pas douter, des forces nécessaires pour y parvenir, car “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie envers Ses créatures ”. Malgré cela, il serait bon, en plus de tout cela, d’apprendre par cœur quelques chapitres de Michna et au moins un du saint Tanya. En vous rendant dans l’endroit où vous gagnez matériellement votre vie et à votre retour, vous emplirez ainsi votre temps de Torah, grâce à ces chapitres que vous connaîtrez par cœur. Vous les répéterez oralement ou, tout au moins, par la pensée.
De même, il serait bon, chaque matin de semaine, avant la prière, de prélever quelques pièces pour la Tsédaka. C’est également là le moyen de gagner plus largement sa vie, au sens le plus littéral. Vous adopterez, en outre, l’usage qui consiste à lire des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour, après la prière du matin. J’espère que vous participerez aux réunions des ‘Hassidim, pendant ces jours de Kislev, mois des miracles et de la délivrance, en particulier durant le jour lumineux du 19 Kislev(3), le Roch Hachana de l’enseignement de la ‘Hassidout et des pratiques ‘hassidiques. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre prétendant qu’il consacre tout son temps à gagner sa vie. (2) En l’occurrence, malgré les difficultés de le faire. (3) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.
Lettre n°6591
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6591, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5719,
Brooklyn,
Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu,
aux comportements généreux, issu d’une illustre
famille, le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu les salutations que j’ai demandé que l’on vous transmette, par l’intermédiaire du grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid, qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, est empli d’empressement, le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski(2) et par le Rav, distingué et agréable ‘Hassid, qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav D.‘Hanzin(3).
J’ai été peiné d’apprendre que l’état de santé de votre épouse n’est pas bon. J’espère que le traitement médical qu’elle a subi a été un succès et que vous êtes vous-même plus tranquille. En effet, on m’a également rapporté que vous étiez soucieux et dérouté. Or, la peine et la confusion vont à l’encontre de la vie de l’homme, dès lors qu’il est un homme(4). Ainsi, nos Sages enseignent que “ l’on ne peut pas prier quand on est triste ”. Il en est de même pour la Hala’ha(5). De fait, la vie d’un Juif sur cette terre est prière et Torah. La prière est une élévation du bas vers le haut, permettant de se lier, de s’attacher, de s’unifier au Créateur. La Torah est la révélation de l’Essence de Dieu, le dévoilement de la sainteté et du bien ici-bas. Et, la finalité est d’accomplir tout cela au sein de la communauté, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 23. En outre, vous connaissez l’explication profonde que donne l’Admour Hazaken, à ce propos. Elle est rapportée par une lettre de mon beau-père, le Rabbi, imprimée dans le recueil Ha Tamim, tome 2, à la page 46 : “ La prière avec la communauté consiste à rassembler la communauté des parcelles de sainteté auxquelles on a apporté l’élévation et de permettre leur ascension, au cours de cette prière ”. Il en est donc de même pour la communauté relative à la Torah(6).
Un homme se distingue par son intellect. Tout ce qu’il fait doit donc être réfléchi, orienté dans un certain but. Il doit rassembler ses réalisations pour cela, consacrer ses actions, ses paroles, ses pensées, les forces de son esprit à cette finalité élevée, c’est-à-dire les hisser du bas vers le haut, puis, par la suite, y révéler une haute lumière, émanant des cieux, bien au delà de ce que l’homme peut accomplir par ses forces propres.
En outre, l’enseignement de la ‘Hassidout réunit et assemble la Torah et la prière, en soulignant que cette dernière fait suite à une méditation à la grandeur de Dieu, au moyen d’une étude, d’une perception par toutes les forces intellectuelles de son âme(7), ainsi qu’il est dit : “ Connais(8) le Dieu de ton père ”, ce qui fait bien allusion à la prière, comme l’établit la fin de ce même verset : “ et sers-Le d’un cœur entier ”(9).
Il en est de même pour l’étude de la Torah qui, elle-même, doit être précédée par l’amour et la crainte de Dieu, lesquels sont des conséquences du service de Dieu par la prière. En effet, c’est en ce cas que la Torah peut unifier l’homme qui l’étudie avec Celui Qui la donne, jusqu’à parvenir au stade où “ Israël, la Torah et le Saint béni soit-Il ne forment qu’une seule et même entité ”. Car, il n’est pas de plus grande joie que l’unification entre la créature et le Créateur, puisque celle-ci est une joie double, celle du Créateur et celle de la créature, comme l’explique le chapitre 33 du Tanya.
Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, d’un bien visible et tangible,
Afin de maintenir l’usage positif que vous avez adopté, depuis plusieurs années déjà, vous vous rendrez sûrement en visite à Kfar ‘Habad, au jour lumineux du 19 Kislev(10), qui approche. C’est, en effet, le cent soixantième anniversaire de la libération de l’Admour Hazaken(11) et, simultanément, de son enseignement, la ‘Hassidout ‘Habad, de tous ceux qui suivent ses voies et ses usages, avec leurs enfants et leurs petits-enfants, jusqu’à notre génération, “ nous-mêmes, ici, en ce jour, tous vivants ”, selon l’expression d’Iguéret Ha Kodech, au chapitre 27.
Notes
(1) Chnéor Zalman Shazar. Voir, à son propos, les lettres n°6182 et 6718. (2) De Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°6584. (3) Le Rav David ‘Hanzin, de Péta’h Tikva. (4) Adam, créé à l’image du Très Haut. (5) Que l’on ne peut pas trancher quand on est triste. (6) Il faut l’étudier avec la communauté des forces de sa personnalité. (7) Le Rabbi mentionne ‘Ho’hma, la force de découverte intellectuelle, Bina, la force d’analyse raisonnée et Daat, la connaissance profondément ressentie. (8) Da, soit Daat, troisième et dernier stade de la compréhension. (9) Et, nos Sages disent : “ Quel est le service de Dieu du cœur ? Il faut admettre qu’il s’agit de la prière ”. (10) Fête de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (11) En 5559-1798.
Lettre n°6592
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6592, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5719,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du mardi de la Parchat : “ Tu seras puissant devant tes frères ”(1) et, de fait, j’ai appris que vous avez obtenu un contrat de rabbin dans une synagogue de New York. Toutefois, vous m’excuserez de vous dire que je l’ai appris avec une peine mêlée d’étonnement. Quelqu’un comme vous comprendra sûrement ma peine. Nous en avons parlé ensemble à propos d’une certaine personne et combien plus est-ce le cas pour vous-même, d’une manière qui est peut-être même encore plus large. Dans la ville ou vous vous trouvez actuellement, la situation du Judaïsme ne dépend que d’une élite. Le départ d’un seul homme peut donc tout détruire, ce qu’à Dieu ne plaise. En effet, la réussite de ce qui est public, en cet endroit, doit satisfaire des conditions particulières, que l’on ne peut pas obtenir par une préparation de quelques mois. Il n’en est pas de même à New York, où la situation est radicalement différente.
D’un point de vue individuel, c’est-à-dire à titre personnel, New York possède, certes, des qualités que les autres villes n’ont pas. Il y a ici un très grand nombre de personnes pratiquantes. Mais, même s’il en est pleinement ainsi, nos Sages disent que : “ s’il y a un avis personnel s’opposant à celui du plus grand nombre, on adopte ce dernier ” et ceci s’applique aussi bien à ce qui concerne l’individu et son intérêt qu’à ce qui concerne la communauté et son intérêt. Néanmoins, en l’occurrence, je ne vois pas de doute sur l’intérêt individuel. En effet, dans l’endroit où vous êtes actuellement, vous occupez un rôle particulier, ce qui vous apporte les forces et les capacités d’une situation exceptionnelle. A New York, par contre, sans remettre en cause vos capacités, celles-ci devront subir une large concurrence, d’autant qu’au sein du corps rabbinique, nul ne se demande qui est plus important que l’autre. De manière extérieure, tous sont identiques.
J’ajouterai un autre point. Connaissant l’état d’esprit de la communauté juive aux Etats-Unis, je pense que vous exercerez sur elle une plus large influence en vous présentant comme le grand rabbin de la ville où vous vous trouvez actuellement plutôt que comme un rabbin local, même si vous êtes celui d’une des synagogues les plus importantes.
De fait, je voulais vous écrire tout cela quand j’ai appris que vous avez formulé cette proposition de fonctions rabbiniques à New York, mais je ne l’ai pas fait, conformément au dicton bien connu(2), transmis au nom de l’Admour Hazaken, selon lequel : “ On ne se bat pas à coups d’idées ”. Puis, j’ai reçu votre lettre me communiquant cette nouvelle et j’ai alors estimé qu’il était de mon devoir de vous exprimer clairement mon avis, qu’il serait injuste de ne pas le faire. Il serait bon que vous conserviez les fonctions que vous occupez actuellement et puisse Dieu faire que ces paroles exercent leur effet. En effet, il convient de privilégier les besoins communautaires, c’est-à-dire ceux des membres de votre communauté actuelle. A n’en pas douter, leur comportement, à l’avenir, dépend, pour une très large part, de votre conduite et de vos directives. Même s’ils trouvent un jeune Rav, plein d’empressement et craignant Dieu, vous connaissez la décision de notre Torah selon laquelle on ne peut apprendre de tous. Or, entre un fait certain et un doute, en particulier quand ce fait certain concerne une communauté alors que le doute a un caractère individuel, on doit opter pour le fait certain. Avec mes respects et ma bénédiction pour que vous preniez une bonne décision, en la matière,
Notes
(1) Toledot 27, 29. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4727.
Lettre n°6593
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6593, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5719,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
Je fais réponse à ta lettre du 16/11, dans laquelle j’ai lu, avec une grande surprise, que tu n’es plus étudiant à la Yechiva, bien que tu n’ais que vingt ans. Or, nos saints livres expliquent à quel point l’étude de la Torah est fondamentale, tout au long de la vie d’un homme. Combien plus est-ce le cas pendant les années au cours desquelles on n’est pas encore astreint à assurer la subsistance d’une famille. Selon l’expression bien connue de la Michna : “ Si ce n’est maintenant, quand cela sera-t-il ? ”. Et, il y aura suffisamment de temps par la suite pour se poser la question de ta carrière. Car, au final, c’est bien Dieu Qui accorde les moyens de la subsistance et Il “ nourrit le monde entier par Sa bonté, avec grâce, bienfait et miséricorde ”. Or, Dieu demande que l’on étudie la Torah et que l’on pratique les Mitsvot et, le moment venu, quand on doit adopter une activité, on peut, jusqu’au mariage, suivre une formation seulement pendant quelques heures par jour et passer le reste du temps à la Yechiva.
Tu envisages d’apprendre l’électronique à la maison. Je ne le comprends pas, car pour suivre de telles études, on doit disposer de machines et d’instruments, qui sont uniquement disponibles dans une école. Mais peut-être le mot électronique a-t-il été employé par erreur. Vos noms seront mentionnés, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celui de ta mère le sera également pour qu’elle obtienne la satisfaction de ses besoins. Bien entendu, tout ajout à la Torah et aux Mitsvot, de la part de chaque membre de la famille, et en particulier de ta part, puisque c’est toi qui formules cette requête, élargira les bénédictions de Dieu en tous vos besoins.
Il serait judicieux que tu adoptes la pratique qui consiste à lire des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, tous les matins, après la prière. Chaque jour de semaine, également avant la prière, tu donneras quelques cents à la Tsédaka. De même, ta mère adoptera l’usage positif des femmes juives, qui consiste à donner de la Tsédaka avant l’allumage des bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6594
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6594, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18/11, dans laquelle vous évoquez vos difficultés d’élocution. De façon générale, l’origine d’une telle situation est nerveuse. Il serait donc bon que vous consultiez un médecin spécialiste et que vous vous conformiez à ses prescriptions. Bien entendu, cela veut dire que plus vous renforcerez votre confiance en le Créateur du monde, Qui le dirige et accorde Sa Providence à chacun, plus vous comprendrez qu’il n’y a pas lieu d’être soucieux ou émotif car Dieu se trouve devant vous et vous protège. En effet, Il est l’Essence du bien et il est dans la nature de Celui Qui est bon de faire le bien. Dès que vous le comprendrez, votre émotivité et votre crainte disparaîtront. Dès lors, votre élocution sera plus aisée.
On peut aussi avoir recours, en la matière, à un procédé technique. Si vous sentez que le mot que vous voulez exprimer est difficile à prononcer, ne vous forcez pas à le faire immédiatement. Commencez votre propos par le mot ou les deux mots précédents, ou encore formulez différemment votre phrase. Quand on supprime la tension, l’amélioration se manifeste d’elle-même. En outre, l’aide de Dieu est nécessaire en toute chose et vous respecterez donc l’usage qui consiste à lire des Tehilim selon leur répartition mensuelle, tous les jours après la prière du matin. De même, chaque jour de semaine, avant cette prière du matin, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka. Et, vous ferez vérifier vos Tefillin, afin de vous assurer qu’elles sont cachères, conformément à la Hala’ha. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Mon secrétariat ne rédige pas en français. C’est la raison pour laquelle ma réponse est écrite dans la Langue sacrée. Mais, vous pouvez continuer à m’écrire en français, car je lis cette langue.
Lettre n°6595
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6595, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Kislev 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Meïr Cha’hna(1),
Je vous salue et vous bénis,
Mon secrétariat m’a transmis le contenu de votre lettre et de votre activité, dans le domaine de la pureté familiale, au sein de votre ville. J’ai également appris que vous étiez issu d’une illustre famille, les Reich de Varsovie et que votre grand-père était le frère du ‘Hassid, Rav Mechoulam Reich, puisse-t-il reposer en paix. Dieu fasse que votre origine vous apporte la vigueur et l’enthousiasme qui se trouvent au fond de l’âme de chaque Juif, afin qu’ils exercent leur effet en tout ce qui concerne le Judaïsme, la Torah et les Mitsvot, en général, en leur diffusion autour de vous, partout où s’exerce votre influence, en particulier.
A notre époque, en effet, chacun a l’obligation sacrée de diffuser la Torah et les Mitsvot dans son entourage, de sorte qu’il en résulte une action concrète. Car, telle est la mission de l’homme, ainsi qu’il est dit : “ craindre Dieu et garder Ses Mitsvot(2) ”. Et, nos Sages donnent l’assurance que : “ si l’on fait des efforts, ceux-ci seront couronnés de succès ”, d’autant que vous vous trouvez dans un endroit où, d’après ce que l’on dit, il y a, pour l’heure, peu de personnes qui craignent Dieu et se conforment à Sa Parole. L’importance de chacun s’en trouve accrue d’autant. Et, il est certain que Dieu, Qui crée le monde et le dirige, accorde les moyens et les possibilités d’assumer cette importante mission. Vous êtes issu d’une famille ‘hassidique, apparentée à nos maîtres et chefs. J’ai donc bon espoir que vous avez un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout, en plus de celui que vous consacrez à l’étude de la partie révélée de la Torah. Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et vous transmettrez mes salutations à tous vos amis, partageant avec vous cette mission sacrée qui consiste à renforcer le pilier de la pureté dans votre ville. Car, une Mitsva en attire une autre, comme c’est le cas pour toutes les Mitsvot de notre sainte Torah.
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Le Rav M.C. Frankel, de Wellington. (2) Car telle est la finalité de l’homme.
Lettre n°6596
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6596, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Kislev 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris que vous ne fassiez pas allusion à la séparation(1). Mais, j’ai bon espoir que vous poursuivez votre action, en la matière, avec l’empressement qui convient, compte tenu de l’importance de l’enjeu. Comme je l’ai dit, la situation, dans ce domaine, est la suivante. Si cette séparation n’est pas réalisée aujourd’hui, demain, il sera peut-être…(2). A quelqu’un comme vous, il n’est nul besoin d’en dire plus. Bien entendu, je connais l’argumentation(3), le fait qu’il n’y a pas lieu de suspecter des Juifs(4), mais il a déjà été dit que l’on peut appliquer, à ce propos, la sentence : “ Ne te présente pas comme un homme trop vertueux ”(5). Car, il est clair que chacun de nos Sages était animé d’un profond amour pour chaque Juif et tous, en leur génération, ont perpétué la tradition de Moché, notre maître, qui lui-même aimait les Juifs. Malgré cela, ils ont énoncé une telle mise en garde, en des termes tranchants comme un glaive. C’est une évidence.
En outre, vous me faites part de l’état de votre épouse et Dieu fasse que sa grossesse se passe bien et qu’elle soit aisée, qu’elle ait un enfant en bonne santé, en son temps et facilement. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Des hommes et des femmes, que le destinataire de cette lettre devait instaurer dans sa synagogue. (2) Impossible d’en éviter les conséquences négatives. (3) Présentée par ceux qui s’opposent à cette séparation. (4) De mal agir, du fait de l’absence de cette séparation. (5) En développant son amour du prochain au-delà de ce qui est défini par la Torah et en allant, en l’occurrence, jusqu’à transgresser ses Interdits.
Lettre n°6597
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6597, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Kislev 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il est bien clair que mon but n’est pas de me plaindre du passé et d’imposer une souffrance à qui que ce soit. Ce que je dis concerne l’avenir et j’entends ici désigner du doigt ce que l’on peut observer de ses yeux de chair, c’est-à-dire le fait que l’un des canaux et des réceptacles les plus sûrs pour gagner sa vie matériellement est de se consacrer à gagner sa vie moralement. Bien plus, la subsistance matérielle est assurée par Dieu, comme on le dit dans la bénédiction suivant le repas, qui est instaurée par la Torah : “ Il nourrit le monde entier par Sa bonté, avec grâce, bonté et miséricorde ”. Pour autant, un homme doit forger des réceptacles, selon les voies naturelles. Il n’en est pas de même, en revanche, pour la subsistance morale, qui est entièrement livrée à l’homme, car “ tout est dans la main de Dieu, sauf la crainte de Dieu ” et il est dit : “ Vois, j’ai placé devant toi ”, sans autre précision. Il n’en est pas de même pour : “ et, tu choisiras ”, ce qui dépend de l’homme, même s’il reçoit, pour cela, l’aide de Dieu, car il est dit que : “ celui qui désire se purifier, on lui vient en aide ”. Puisse Dieu faire que vous me donniez très prochainement de bonnes nouvelles d’un sursaut fondamental, intervenu en la matière.
Bien plus, nous approchons de jours propices, la date du 19 Kislev, victoire de la lumière de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques, la fête de ‘Hanouka, qui lui fait suite et apporte une lumière accrue, de jour en jour. En effet, la Hala’ha retient l’avis de Beth Hillel selon lequel on allume les bougies en ordre croissant, ce qui s’applique à “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même qu’au luminaire de la Torah, c’est-à-dire à la ‘Hassidout et à ce qui la concerne. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela.
Lettre n°6598
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6598, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Kislev 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous m’interrogez, car il semble y avoir divergence de vue entre vous et votre épouse. Concernant cette question et, plus généralement, pour toutes celles qui peuvent être posées en la matière, les communautés ont des usages qui diffèrent. A New York, il y en a de nombreuses et chacune conserve ses propres usages. Or, conformément à l’enseignement de nos Sages, “ dans l’endroit de Rav, la Hala’ha adopte la position de Rav ”. Vous devez donc vous adresser au Rav, qui tranche la Hala’ha dans la communauté à laquelle vous appartenez. Celui-ci vous indiquera ce qu’il y a lieu de faire.
Dans certains domaines, néanmoins, tous les Juifs sont identiques et je saisis donc cette opportunité pour vous souligner l’un d’eux. Il s’agit de la nécessité d’étudier l’enseignement profond de la Torah qui, à notre époque, a été révélé par la ‘Hassidout. Certains, différentes personnes, pour l’heure, ne le font pas encore. Mais, il y a plusieurs raisons à cela et, en tout état de cause, l’obligation d’étudier cette partie de la Torah n’en est nullement diminuée, pour tous ceux qui ont eu connaissance de la ‘Hassidout de ses usages et de ses pratiques. Vous faites partie de ceux-là, puisque vous m’avez écrit. Vous consulterez donc les lois de l’étude de la Torah, chapitre 4, à la fin du paragraphe 4, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah . Vous verrez aussi l’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital au Chaar Ha Hakdamot et le Kountrass Ets ‘Haïm du Rabbi Rachab, qui fait une analyse plus détaillée de la nécessité d’étudier la ‘Hassidout. Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous en ayez une étude fixée. Selon le dicton de l’Admour Hazaken, cette fixation sera non seulement dans le temps, mais aussi dans l’âme. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous avez sûrement connaissance de l’usage qui concerne à lire des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin. Tout au moins l’adopterez-vous, à l’avenir.
Lettre n°6599
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6599, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Kislev 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu des nouvelles, en son temps, de votre état de santé et de l’avis des médecins. Par la suite, j’ai été satisfait d’apprendre que votre opération avait été une réussite et que votre état s’améliore. Puisse Dieu faire que ceci se poursuive et que vous ayez une prompte guérison.
Bien plus, nous sommes en Kislev, mois des miracles et de la délivrance, juste avant la date lumineuse du 19 Kislev, Roch Hachana de la ‘Hassidout. Par la suite, juste après cela, il y aura la fête de ‘Hanouka et la Hala’ha adopte l’avis de Beth Hillel, selon lequel la lumière(1) est sans cesse accrue, jusqu’au dernier jour de la fête, parcelle du plaisir profond, révélation des sept jours du niveau d’Atik Yomin(2) qui met en évidence l’Attribut de Royauté, Mal’hout. Tel est, en effet, le stade de Mal’hout, comme on le sait et vous consulterez, à ce propos, le discours ‘hassidique intitulé : “ Béni soit Celui Qui a fait des miracles ”, basé sur un commentaire de l’Admour Hazaken, dont nous célébrons la joie, le 19 Kislev, de même que sur son discours de ‘Hanouka, dans les additifs aux notes du Tséma’h Tsédek, publiés en 5711(3). Avec mes respects, ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Des bougies de ‘Hanouka. (2) La dimension profonde de Kéter, la couronne qui surplombe l’enchaînement des mondes. (3) 1951.
Lettre n°6600
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6600, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Kislev 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Kislev, avec ce qui y était joint. Vous y décrivez à la fois votre état d’esprit et votre état de santé. Vous avez des pensées qui vous troublent. Or, vous savez quelle est la solution, en pareil cas. Il faut tout oublier, ce qui signifie, bien entendu, que vous ne devez pas lutter contre ces pensées. En effet, le simple fait de les combattre va à l’encontre de l’oubli. Il ne faut donc leur accorder aucune attention. Et, comme on pense en permanence, on écarte une pensée en se concentrant sur une autre, n’appartenant pas du tout à la même catégorie ou, mieux encore, liée à la Torah. De la sorte, s’accomplit la promesse selon laquelle un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité et combien plus est-ce le cas pour beaucoup de lumière.
Comme l’expliquent différents textes, en particulier le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, Vaykra, aux pages 30d et 52d, ce qui est gravé dans la mémoire se trouve en permanence dans l’homme, bien plus exerce une influence sur lui, même si celle-ci reste superficielle. En conséquence, il serait bon que vous connaissiez par cœur quelques chapitres de Michna et au moins un de Tanya. De temps à autre, vous les répéterez, oralement ou bien par la pensée. Mais, avant tout ce qui vient d’être dit, il faut méditer à la divine Providence. Comme l’explique le Baal Chem Tov, celle-ci s’applique à chacun en particulier, jusque dans le moindre détail de sa vie. Cette Providence émane de Dieu, Qui est l’Essence du bien. Or, il est dans la nature de Celui Qui est bon de faire le bien. A n’en pas douter, une telle réflexion aura pour conséquence de susciter une joie véritable et un rejet de la tristesse, ainsi qu’il est dit : “ Dieu est avec moi, je ne craindrai rien ”. Ces notions sont définies par différents passages du Tanya, comme l’indique l’index des sujets traités figurant dans l’édition parue aux éditions Kehot.
A l’occasion du jour lumineux du 19 Kislev, qui approche, je conclus ma lettre par une bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, d’un bien visible et tangible, d’autant que la divine Providence vous a placé dans un rayon de lumière, de sorte que vous pouvez vous consacrer au bien véritable, “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”, un bien qui produit des fruits, selon l’expression du traité Kiddouchin 40a et qui est à la mesure du Saint béni soit-Il, mais d’une manière largement accrue, afin que vous receviez un bien abondant. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°6602
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6602, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Kislev 5719,
Brooklyn,
A la direction de l’institut pour la publication
des livres du ‘Hatam Sofer,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu les livres que vous avez édités et que vous m’avez adressés. Je vous en remercie. Puisse Dieu faire que vous redoubliez d’ardeur pour grandir et parer la Torah, sa partie révélée et sa dimension profonde, qui sont indissociables, car elle est une Torah intègre. De nos jours, cette dimension profonde a été révélée par la ‘Hassidout.
Différents textes soulignent la nécessité de cette étude, qui insuffle l’amour et la crainte de Dieu. Elle constitue, en outre, une préparation à l’étude de toute la Torah, en général, comme l’établit le Talmud, au traité Pessa’him 50b, selon lequel “ est plus haut que le ciel celui qui agit pour son nom ”. Or, celui qui adopte cette attitude ne peut le faire que par amour du Maître de toute la terre, selon l’expression du Rambam, à la fin de ses lois de la Techouva, que vous consulterez. Vous connaissez également la position qui avait été prise par le ‘Hatam Sofer, en la matière. Selon lui, il est nécessaire, avant de se consacrer à l’étude, d’apprendre le Midrash et d’allonger le temps de sa prière. De fait, la prière précède toujours l’étude, comme Abba Binyamin en formula la demande, selon le traité Bera’hot 5b. S’agissant de la question que les Tossafot posent, à cette référence, vous consulterez le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, Devarim, à la page 86b. Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre n°6603
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6603, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Kislev 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples accomplissements, le Rav Mena’hem Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre livre, le commentaire du Ramban sur la Torah, tome 1. Je vous en remercie beaucoup. Puisse Dieu faire que vous parveniez bientôt à achever les autres tomes, jusqu’à “ aux yeux de tout Israël ”(2), afin d’expliquer ce qu’accomplit Moché, en l’occurrence Rabbi Moché Ben Na’hman(3). Dieu fasse également que ces explications de nos premiers Sages, qui réunirent les dimensions révélée et cachée de la Torah, hâtent le développement de la diffusion des sources(4) à l’extérieur.
Selon les termes du Ramban, à la fin de son commentaire sur la Torah, vous vous apprêterez à voir tout cela “ aux yeux de tout Israël ” et ainsi s’accomplira la promesse selon laquelle “ le maître(5) viendra ” et il apportera ce que demande notre cœur. Vous consulterez le Zohar ‘Hadach, Béréchit à la page 8a. Vous verrez aussi le Zohar, tome 1, à la page 253a, le traité Sanhédrin 99a et le commentaire de Rachi, à cette référence, affirmant que la date de la délivrance est connue du Cœur céleste, mais ne s’exprime pas par la Bouche. Puisse-t-elle intervenir très bientôt et de nos jours. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en tout cela,
N. B. : En signe d’amitié, je reproduis ici quelques notes(6) qui m’ont été suggérées en feuilletant rapidement votre livre :
Introduction, page 1 : Sur l’expression : “ Dieu… et redoutable ”, vous consulterez le traité Yoma 69b, qui rapporte : “ Moché dit : Dieu… et redoutable ”. Sur l’expression : “ Avec crainte… sueur et frayeur ”, conformément aux termes et à l’Injonction de nos Sages, au traité Bera’hot 22a, il est dit : “ Ici aussi, avec crainte… et sueur ”. Il est à peu près certain que, selon lui également, ceci est lié aux quatre lettres du Nom de Dieu, comme le dit aussi le Likouteï Ha Chass du Ari Zal, au traité Moéd Katan. Et, l’ajout : “ et frayeur ” n’est nullement contradictoire, en la matière. En effet, différents textes de la partie ésotérique de la Torah distinguent cinq niveaux, dans le Nom de Dieu, en comptant aussi la pointe surplombant le Youd. Cette formulation est donc adoptée ici, pour le besoin de la rime, basée, dans cette introduction, sur la syllabe Ra.
A ce propos : Dans toutes les éditions du Likouteï Ha Chass que j’ai pu consulter, il y a, dans ce passage, une omission évidente, avant les mots : “ le vêtement extérieur ”. De même, on peut se demander pourquoi ce commentaire du Ari Zal a été présenté dans le recueil sur le traité Moéd Katan et non sur le traité Bera’hot.
A la page 2 : J’ai vu que vous avez inséré dans l’introduction, puisque c’est ainsi que vous qualifiez le début, les versets : “ Elle est pure… ”. Vous m’excuserez de vous dire qu’à mon humble avis, il est clair qu’ils ne sont qu’une entrée en matière à cette introduction. Et, cet avant-propos s’achève sur l’idée de la délivrance, ce qui est courant dans différents livres et que l’on retrouve aussi à la conclusion du commentaire du Ramban sur la Torah(7).
A ce propos : Dans la photographie du manuscrit Adler, qui est reproduite au début de votre livre, est ajoutée, à la fin de l’introduction, la phrase : “ Amen… qu’il soit fort ”. Ceci apporte également la preuve que les versets précédemment cités introduisent bien ce qui est énoncé par la suite.
Introduction, page 3 : Il semble que le début de ce texte ait subi l’influence du commencement de l’introduction du Rambam, dans son livre.
A la même référence : L’expression : “ avec toute la Torah ” écarte peut-être une mauvaise interprétation qui pourrait être faite du traité Meguila 31b, qui dit : “ de lui-même ”. Ainsi, le Zohar, tome 3, page 261a, affirme : “ Moché prononça le Michné Torah(8) de lui-même ”. Vous observerez aussi qu’il est dit plus loin : “ Ne t’interroge pas sur le Michné Torah ”. Vous verrez, en outre, le traité Baba Batra 15a, qui avance : “ C’est Yochoua(9) qui l’écrivit ”. Concernant la référence du Zohar, précédemment citée, vous consulterez aussi le Or Ha ‘Haïm, au début de la Parchat Devarim et le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, Bamidbar, à la page 17c, de même que les références citées par ce texte.
A la fin de l’introduction, page 10 : Un Séfer Torah dont une seule lettre est fausse est disqualifié. C’est ce que disent les Tikouneï Zohar, au Tikoun 25. Le texte cite aussi les responsa Avneï Nézer, partie Yoré Déa, au chapitre 371, mais, je ne dispose pas de cet ouvrage. Vous verrez le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 143, au paragraphe 4.
Au début du commentaire, page 12 : On mentionne ici l’antériorité du monde. Vous consulterez, à ce sujet, le Guide des égarés, tome 2, à la page 25.
Notes
(1) Le Rav M.T. Eisenstadt, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°2654. (2) Les derniers mots de la Torah, à la fin du livre Devarim. (3) Le Ramban. (4) De la ‘Hassidout. (5) Le Machia’h. (6) Voir, dans la lettre n°2654, les notes sur un fascicule de commentaires de la Torah, du Ramban. (7) Le Michné Torah, dont le Ramban imite la formulation. (8) Le livre de Devarim. (9) Et, non Moché.
Lettre n°6604
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6604, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Nathan David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous faites référence à la phrase : “ La Michna(2), en son début, parle d’une cruche et, à sa conclusion, d’un tonneau ”. Vous consulterez, à ce propos, la fin du Or Ha Torah, du Maguid de Mézéritch, recensant les allusions à la Torah que l’on trouve dans les Midrashim de nos Sages. Vous verrez aussi l’introduction des Tikouneï Zohar, à la page 14a, qui dit : “ La cruche correspond à l’aspect inférieur de la Présence divine ”. Et, le Zohar, tome 3, à la page 245b, dit que le tonneau en évoque l’aspect supérieur.
Ainsi, l’un et l’autre correspondent à Mal’hout, l’Attribut de royauté et à Bina, l’Attribut d’analyse raisonnée. Vous verrez aussi le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, au début de Chir Hachirim. Mais, ce point ne sera pas développé ici.
Notes
(1) Le Rav N.D. Rosenblum, de Buenos Aires. Voir, à son sujet, la lettre n°6050. (2) La première Michna du troisième chapitre du traité Baba Kama 27a. La Guemara s’interroge aussitôt sur ce changement de terme.
Lettre n°6605
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6605, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5719,
Brooklyn,
A madame Tsipora(1),
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Kislev, dans laquelle vous me dites que le traitement médical sera effectué au jour lumineux de Zot ‘Hanouka(2). Puisse Dieu faire qu’il soit fructueux. Jusqu’à cette date, vous placerez votre confiance en Dieu, Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles. Il enverra Sa Parole et vous guérira, par l’intermédiaire de tel traitement et de tel médecin. Vous recouvrerez vos forces et vous redoublerez d’ardeur dans la diffusion de la Torah et de tout ce qui la concerne, le point central en étant l’éducation basée sur les valeurs sacrées. En effet, la divine Providence vous a accordé la capacité et les moyens d’obtenir de grands accomplissements, en la matière, avec votre mari(3), auquel Dieu accordera longue vie.
A la fin de votre lettre, vous me dites que vous êtes prête à assumer toute autre fonction. Or, ce qui vient d’être dit est bien la fonction la plus importante, exigeant que l’on y investisse des forces considérables. Néanmoins, vous m’avez écrit ces quelques lignes et il y a assurément là un effet de la divine Providence. Je vous soulignerai donc la nécessité fondamentale d’agir dans le cadre de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad et de tout ce qui concerne Kfar ‘Habad. Il doit en être ainsi pour différentes raisons. L’une d’elles est que telle est l’origine de votre mari(4). Sa maison, c’est-à-dire la maîtresse de sa maison et les membres de sa famille doivent donc donner l’exemple d’un foyer ‘Habad, dont l’un des fondements est la diffusion des sources de ‘Habad, en tout endroit où l’on peut exercer son influence. Et, l’on connaît le dicton transmis par nos maîtres et chefs selon lequel, en agissant sincèrement, on connaît la réussite au-delà des voies de la nature. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
N. B. Conformément à votre demande, cette réponse vous est adressée en devançant la file d’attente. Votre mari a sûrement reçu, il y a quelques temps, ma lettre qui faisait réponse à la sienne(5).
Notes
(1) Madame T. Bunin, de Raanana. (2) Le huitième jour de la fête. (3) Le Rav Alexander Zisel Bunin. (4) Qui est issu d’une famille ‘Habad. (5) Il s’agit de la lettre n°6490.
Lettre n°6606
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6606, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5719,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me faites part de votre anniversaire et voici ma réponse. Vous adopterez sûrement les usages dernièrement introduits par les ‘Hassidim, à cette occasion. Dieu fasse que vous ayez une année de réussite, dans l’étude de la Torah et dans la pratique des Mitsvot. Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu.
Vous envisagez de réduire votre étude de la partie révélée de la Torah(1), par rapport au programme de la Yechiva(2). Il est bien évident que vous ne devez pas le faire. Vous étudierez donc la ‘Hassidout lorsque vous disposerez de temps libre(3). Ainsi, vous connaîtrez la réussite dans la partie révélée de la Torah et dans la ‘Hassidout.
Notes
(1) Afin d’intensifier l’étude de la ‘Hassidout. (2) Dont le destinataire de cette lettre est élève. (3) Par rapport à l’organisation de la Yechiva.
Lettre n°6607
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6607, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
A l’issue du Chabbat Parchat Vaychla’h,
5719, Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Le texte du télégramme envoyé par le Rabbi Chlita, cette nuit, au sujet de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, qui approche, est reproduit ci-dessous :
A tous les participants à la réunion ‘hassidique du jour
de la lumière et du luminaire, le 19 Kislev,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je prends part à votre réunion en espérant, en priant pour qu’elle suscite la vitalité et la lumière pour toute l’année, le point central en étant la diffusion, dans l’abondance matérielle et spirituelle, des sources de la ‘Hassidout, du mode de vie ‘hassidique, dans toute la Terre Sainte.
Et, que s’accomplisse, au sein du Kfar, en tout ce qui le concerne et dans tous les domaines de l’Admour Hazaken, les termes du verset : “ Et, tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”. Très prochainement, se réalisera la promesse (Mi’ha 2, 13) : “ Le briseur élèvera sa cassure devant eux, ils traverseront et Dieu sera à leur tête ”. Ce briseur est le Machia’h et la cassure qu’il réalisera sera pour libérer ceux qui reviennent de l’exil. Le’haïm, Le’haïm, à la vie, à la vie et pour la bénédiction.
M. Schneerson, ”
Vous avez sûrement reçu ce télégramme en son temps. Vous voudrez bien rendre compte ici de ce qui a été fait. Plus vous détaillerez et mieux cela sera. Avec mes respects et ma bénédiction,
Le secrétaire,
Lettre n°6608
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6608, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Kislev 5719,
Brooklyn, New York,
A nos frères, les enfants d’Israël,
qui chérissent et honorent la Torah et les Mitsvot,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
En ce jour lumineux du 19 Kislev, celui de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, qui illumina les yeux d’Israël d’une double clarté, Chnéor(1), la lumière de la partie révélée de la Torah et celle de sa dimension profonde, je lance un appel à tous ceux qui chérissent la Torah et les Mitsvot, à l’occasion de la fête annuelle de la Yechiva centrale Tom’heï Temimim Loubavitch, qui aura lieu, avec l’aide de Dieu, le dimanche 2 Chevat prochain.
Le 19 Kislev marqua la libération de l’Admour Hazaken et le développement de sa conception, basée sur le grand principe selon lequel l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour d’Israël ne forment qu’une seule et même entité. Cette constatation rappelle, demande et encourage chacun d’entre nous, dans la mission qui nous est confiée envers le peuple d’Israël, laquelle doit être suivie d’un effet concret, dans des proportions sans cesse accrues. Les Yechivot Loubavitch et leur centre, à Brooklyn, que mon beau-père, le Rabbi, implanta ici quand il parvint en Amérique, voici dix neuf ans(2), ont formé des générations entières, pénétrées d’amour de Dieu, d’amour de la Torah et d’amour d’Israël, jusqu’à l’abnégation.
Il est une obligation sacrée, pour tous les Juifs chérissant la Torah et les Mitsvot, de soutenir les Yechivot Loubavitch, en particulier maintenant, à l’occasion de leur fête annuelle, à laquelle on prendra part et l’on y collectera les moyens de couvrir le budget annuel, dont l’importance est capitale pour renforcer et développer la Yechiva centrale Tom’heï Temimim Loubavitch, à Brooklyn. Le mérite de celui dont nous célébrons la joie en ce jour et celui de nos maîtres et chefs, ses saints successeurs, dont le mérite nous protégera, préservera, à n’en pas douter, chacun de ceux qui apporteront leur soutien, en tous leurs besoins, afin que s’accomplissent en eux les termes du verset : “ Il a libéré mon âme dans la paix ” et qu’ils ne connaissent pas le manque, par le mérite de la Tsédaka, qui instaure la paix dans le monde. Chaque bonne action en ce sens, que l’on accomplira d’une manière sans cesse accrue, suscitera les bénédictions de Dieu, également dans des proportions toujours plus larges. Avec ma bénédiction pour tout le bien matériel et spirituel,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Premier prénom de l’Admour Hazaken signifiant deux lumières. (2) Le 9 Adar Chéni 5700-1940.
Lettre n°6609
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6609, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Kislev 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu, en son temps, votre lettre, de même que la bénédiction à l’occasion du trentième anniversaire du mariage(1) et je vous en remercie. Selon l’expression de nos Sages, il a déjà été expliqué que “ quiconque bénit est lui-même béni, de la bénédiction du Saint béni soit-Il, ainsi qu’il est dit(2) : ‘Je bénirai ceux qui te béniront’. ”
De fait, il est expliqué que la bénédiction du Saint béni soit-Il possède une qualité merveilleuse. Elle suscite une Volonté nouvelle et révèle l’influence la plus haute, comme l’expliquent différents textes, en particulier, le discours ‘hassidique intitulé : “ Rabbi Yochoua Ben Lévi dit : Je bénirai ceux qui te béniront ”, édité dans le Séfer Ha Maamarim 5629(3).
Notes
(1) Du Rabbi célébré le 14 Kislev 5689-1928, dont le trentième anniversaire était donc le 14 Kislev 5719-1958. (2) A propos de notre père Avraham. (3) 1869, du Rabbi Maharach, grand-père du précédent Rabbi.
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