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Iguerot Kodesh — lettres 6569 à 6588

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6569

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6569, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Mar ‘Hechvan 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 22 Mar ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez ce que l’on vous fait subir et les obstacles que l’on dresse devant vous. J’espère que ces efforts, de la part de “ l’autre côté ” suscite en vous des forces supplémentaires, qui vous permettront de mener à bien votre sainte mission, celle de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, qui rapproche le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Ceci évoque l’explication, faisant référence à une motivation similaire, qui figure dans Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 25, dans le cas où l’on prête attention à tout cela et où l’on médite à la chute qui est ainsi imposée à la Présence divine, si l’on peut s’exprimer ainsi. Vous consulterez ce texte. En effet, l’assurance nous a été donnée que, grâce à l’abnégation dont l’Admour Hazaken fit preuve pour la ‘Hassidout, le Tribunal céleste décida qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont attachés à lui et suivent sa voie auraient la main haute.

Nous nous approchons de Kislev, le mois des miracles et de la délivrance. La Mitsva d’actualité consiste à allumer des bougies, à éclairer d’une manière sans cesse accrue, bien que le soleil se soit couché. Puisse donc Dieu faire qu’il en soit ainsi dans le domaine qui vient d’être évoqué, avec joie et enthousiasme. Vous transmettrez mes salutations à ceux qui assument avec vous cette mission sacrée. Bien entendu, ce qui vient d’être dit s’adresse également à eux. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

N. B. : On prépare sûrement un programme pour le mois de Kislev, en général, le 10, le 19 et ‘Hanouka, en particulier. Que Dieu vous accorde la réussite en la matière également.

Lettre n°6570

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6570, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Mar ‘Hechvan 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du vingtième jour de ‘Hechvan. J’ai déjà expliqué à plusieurs jeunes gens se trouvant dans la même situation que vous, la nécessité, pour chaque Juif, de se soumettre au joug de la Royauté céleste et à celui des Mitsvot, selon la formulation de la Michna, au second chapitre du traité Bera’hot. Combien plus en est-il ainsi pour ceux qui se trouvent dans l’armée, au sein de laquelle on reçoit une Injonction spécifique : “ Ton campement sera saint ”. Bien plus, une telle attitude influe la sérénité de l’armée, comme le disent les versets : “ L’Eternel ton Dieu va et vient au sein de ton campement, afin de te sauver… ton campement sera saint et l’on n’y verra pas… car Il se détournerait de toi ”, ce qu’à Dieu ne plaise. D’après ce que vous m’écriviez, vous avez, auparavant, étudié dans les Yechivot. Sans doute trouverez-vous donc les mots lumineux qui vous permettront d’expliquer tout cela à vos amis.

Puisse Dieu faire que vos paroles émanent de votre cœur et qu’ils pénètrent dans le cœur de ceux qui les écoutent, de sorte qu’il en résulte une action concrète, la pratique effective des Mitsvot, dans l’existence quotidienne. Ceci est également la réponse à la question que vous me posez : que faire quand on est découragé et que l’on désire purifier son âme ? En effet, assumer la mission la plus haute, de la plus grande importance est la satisfaction morale la plus parfaite, le bonheur spirituel, qui purifie l’âme et l’élève vers un stade plus élevé. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6571

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6571, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mar ‘Hechvan 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Dieu fera que s’accomplisse prochainement la promesse selon laquelle : “ La nuit éclairera comme le jour ” et “ la gloire de Dieu se révèlera et toute chair verra ”. Nos maîtres et chefs soulignent, à ce propos, que la chair physique, au sens le plus littéral, ressentira l’honneur de Dieu, Avaya, le Tétragramme, transcendant le Nom Elokim, lequel a la même valeur numérique que Ha Téva, la nature, car il fait allusion aux manifestations divines prenant une apparence naturelle.

Dans le monde futur, le Saint béni soit-Il ôtera le soleil de son fourreau, de même que le soleil de Avaya, du fourreau et du bouclier qu’est le Nom Elokim. Vous consulterez, à ce propos, le début du chapitre 4 du Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°6572

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6572, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar ‘Hechvan 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, Rav Mena’hem Zeev(1) Ha Lévi,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 25 ‘Hechvan, de même que celles qui la précédaient, avec ce qui y était joint. Je vous remercie beaucoup pour les efforts que vous avez consentis afin de réunir d’autres notes sur les coutumes des ‘Hassidim. Sans doute continuerez-vous à le faire auprès du Rav Y.H.(2) et des autres ‘Hassidim, à la condition qu’ils soient fiables en ce qu’ils rapportent. S’il y a un doute à propos d’une certaine personne, il faut en faire mention et en préciser le contenu. J’ai, en outre, reçu votre explication sur le Tanya et je vous en remercie beaucoup.

Vous m’interrogez sur notre coutume, consistant à ne pas dire les versets de Ze’hor Berit(3), à la veille de Roch ‘Hodech. Votre question porte également sur le verset : “ Et, David dit à Gad ”(4). J’ai posé cette même question à mon beau-père, le Rabbi, lorsqu’il dressait la liste des Seli’hot. Il m’a répondu que, malgré l’objection qui était ainsi soulevée(5), telle était effectivement notre coutume. Il en est de même pour la bénédiction des Cohanim dite pendant la Neïla(6). J’ai, en effet, reçu une instruction claire de mon beau-père, le Rabbi, à ce propos, quand je devais éditer le recueil de coutumes ‘Habad qui a été publié à l’époque. Il m’a rapporté l’usage concret, à Loubavitch, dans ce domaine. Sans doute l’année à laquelle vous faites allusion(7) avait-elle donc un caractère exceptionnel.

En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez. En outre, votre fils entame l’étude de la Loi écrite et puisse Dieu faire qu’il accède ensuite, à dix ans, à l’étude de la Michna, puis, à treize ans, à la pratique des Mitsvot. Vous et votre épouse l’éduquerez, avec tous vos autres enfants, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir à son sujet, la lettre n°5887. (2) Vraisemblablement le Rav Yehouda ‘Hitrik. (3) Les prières du “ petit Yom Kippour ”. (4) Dans les supplications de ces mêmes prières. (5) Pourquoi ne pas lire ces passages ? (6) La dernière prière de Yom Kippour, au cours de laquelle cette bénédiction n’est pas dite par les Cohanim. (7) En laquelle la bénédiction des Cohanim fut effectivement récitée au cours de la Neïla.

Lettre n°6573

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6573, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar ‘Hechvan 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 27 ‘Hechvan et à celle qui la précédait. En un moment propice, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tous les points que vous abordez. Bien plus, ce jour est propice, puisqu’il est à la veille du Roch ‘Hodech Kislev. La ‘Hassidout explique, à propos de Roch Hachana, et ceci s’applique également à Roch ‘Hodech, que l’on dit bien Roch, la tête et non le début, terme qui pourrait, en apparence, paraître plus approprié. En effet, tout comme la tête inclut en elle la vitalité de tous les membres, le Roch Hachana porte en lui tous les jours de l’année et le Roch ‘Hodech, tous les jours du mois. Il en résulte que ce jour inclut en lui la date lumineuse du 19 Kislev, les jours de ‘Hanouka qui approchent, ceux de la victoire de la lumière et du luminaire du domaine de la sainteté. Puis, pendant les jours qui viennent, ce contenu se révèle d’une manière concrète.

Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi dans tous ces domaines, que vous me donniez de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible. Votre étude de la ‘Hassidout qui, à notre époque, révèle le luminaire de la Torah, sa dimension profonde, sera le canal et le réceptacle qui permettront de révéler et d’intégrer les bénédictions de Celui Qui donne la Torah, comme on l’a dit. Vous avez sûrement connaissance des études fixées qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins, les adopterez-vous à l’avenir.

Lettre n°6574

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6574, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mar ‘Hechvan 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 24 ‘Hechvan, dans laquelle vous reproduisez les propos de votre médecin, constatant l’amélioration de votre état de santé. Puisse Dieu faire que cette amélioration se poursuive, qu’elle aille, selon l’expression de nos maîtres, “ du bien vers le mieux ”. Vous me dites que vous vous conformez aux prescriptions du médecin, mais que vous ne le faites cependant pas scrupuleusement. Bien entendu, je n’en suis pas satisfait, car “ la Torah a donné au médecin l’autorisation de guérir ” et, de ce fait, il y a une Mitsva de le faire, pour le médecin, comme le dit le Toureï Zahav, Yoré Déa, au début du chapitre 237, mais aussi une Mitsva grande et considérable de la part du patient, celle de : “ Vous prendrez bien garde de vos âmes ” et : “ avoir un corps sain et intègre fait partie des voies de Dieu ”(1). C’est ainsi que le Maguid(2) mit en garde son fils, l’ange(3), en ces termes : “ Un petit orifice dans le corps est un trou béant dans l’âme ” et il est bien d’autres enseignements encore, qui vont dans le même sens. Il n’est nul besoin de développer tout cela, tant c’est évident.

J’ai bon espoir que, dès réception de la présente, vous me donnerez de bonnes nouvelles. Vous me direz qu’au moins à l’avenir, vous n’interviendrez plus dans les prescriptions du médecin. Bien au contraire, vous les mettrez en pratique de la manière qui convient, d’autant que l’on peut observer concrètement que la négligence de la Torah pendant un certain temps(4), si toutefois on peut parler de négligence en pareil cas, apporte, à terme, une immense récompense, car c’est bien ainsi que l’on se sent mieux, jusqu’à guérir totalement. Alors, le manque est largement comblé, ce qui n’est pas le cas si l’on constate une faiblesse en la matière, c’est bien évident.

Nous entrons dans Kislev, le mois des miracles, de la délivrance(5), de la lumière sans cesse accrue(6). Puisse donc Dieu multiplier Ses bénédictions en la matière de même qu’en tous les autres domaines que vous mentionnez dans votre lettre, en particulier pour ce qui concerne les institutions que vous citez. Avec ma bénédiction de bonne santé et pour donner, très prochainement, de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

N. B. : Le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements et plein d’empressement, le Rav Hollander, vous a sûrement transmis les salutations d’ici(7), au sein d’une réunion ‘hassidique, réveillant la motivation pour tout ce qui concerne les ‘Hassidim de votre pays. Il convient de le remercier et de l’encourager pour les actions qu’il mène, pour le Judaïsme et tout ce qui le concerne, en général, pour ce qui se passe dans votre pays(8), en particulier.

Notes

(1) Selon les termes du Rambam, dans son Michné Torah. (2) De Mézéritch. (3) Rabbi Avraham “ l’ange ”. (4) Du fait de son état de santé, afin d’obtenir la guérison. (5) De l’Admour Hazaken, le 19 Kislev et de l’Admour Haémtsahi, le 10 Kislev. (6) A ‘Hanouka. (7) Du Rabbi. (8) Vraisemblablement la Terre Sainte.

Lettre n°6575

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6575, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille de Roch ‘Hodech Kislev,

mois des miracles et de la délivrance 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav David Nathan Lesser(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos bougies de cire, qui sont destinées à ‘Hanouka et je vous en remercie. Puisse Dieu faire, selon l’enseignement bien connu de nos Sages, cité par le Ramban au début de la Parchat Beaalote’ha, que les lumières de ‘Hanouka soient éternelles(2). Et, l’on en déduit, comme le fait le Ramban, qu’il en est de même pour les autres bénédictions, pour celles des Cohanim qui, elles aussi, ne disparaîtront jamais.

De nos jours et très prochainement, s’accomplira la promesse(3) selon laquelle : “ L’Eternel éclairera Sa face pour toi… et Il te donnera la paix ”, selon l’interprétation de nos Sages, énoncée dans le Sifri, Bamidbar 6, 25-26 : “ Il éclairera : ainsi qu’il est dit : ‘Dresse-toi, ma lumière, car ta lumière est venue’. Et Il te donnera la paix : c’est la paix de la royauté de la maison de David, ainsi qu’il est dit : ‘pour multiplier la dignité et pour une paix sans limites ”, par la venue du prince de la paix qui multipliera cette dignité, notre juste Machia’h. Avec ma bénédiction pour un bon mois et pour donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours,

Notes

(1) Voir, à son sujet, les lettres n°4971, 6619 et 6986. (2) Etant le prolongement des lumières du Chandelier, allumées dans le Temple. (3) De la bénédiction des Cohanim.

Lettre n°6576

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6576, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Kislev 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après, encore une fois, une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 19 ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez l’état d’esprit de votre épouse, à la suite de votre installation en cet endroit. Vous imputez cet état de fait à votre solitude, dans ce lieu. Je suis très surpris par les ‘Hassidim qui ne prêtent pas attention à ce qui apparaît de la manière la plus évidente, bien plus, qui recherchent des explications et des interprétations, selon des voies tortueuses. Ce que je veux dire est bien simple. Quand il a été question de votre installation dans cette ville, vous vous en souvenez sûrement, il s’agissait pour vous, et il me semble même que cela a été écrit une fois ou deux, de diffuser dans cet endroit, après votre arrivée, le Judaïsme, en général et la ‘Hassidout, en particulier. Faites donc le bilan de toutes les années que vous avez passées là. D’une part, vous observerez les bienfaits de Dieu, dans les bénédictions qu’Il vous a accordées, d’autre part, vous constaterez le grand abandon qui règne en ce qui concerne votre travail et celui de votre épouse, dans son domaine, la diffusion du Judaïsme et de la ‘Hassidout. Il est donc naturel, et non surprenant, que votre installation ne se passe pas bien. Les causes que vous invoquez ne sont, en fait, que des conséquences, des incitations du mauvais penchant destinées à dissimuler la vérité.

Bien entendu, j’imagine les justifications que vous pourriez avancer sur la déficience et le manque, en ce qui est accompli. Telle personne n’a pas le comportement qu’il faudrait. Vous êtes occupé à gagner votre vie. Mais, il est bien clair que tout cela n’explique rien. En effet,

A) Est-ce parce que telle personne n’a pas le comportement qu’il faudrait que vous devriez réduire votre action, d’autant que, comme je le disais, votre succès dans votre activité pour gagner votre vie en dépend ?

B) Il en est de même pour le second point, l’effort pour gagner sa vie. Une telle activité suscite la bénédiction de Dieu, afin de pouvoir assurer sa propre subsistance et de connaître la réussite dans votre installation, en général.

Vous comprendrez donc ma surprise, en constatant que vous consentez les plus grands efforts pour forger le réceptacle naturel, ici-bas, destiné à recevoir la bénédiction et que vous justifiez ainsi votre inactivité pour ce qui concerne la bénédiction elle-même, issue de sa source céleste. Celle-ci doit pourtant être introduite dans le réceptacle. Et, il est clair que le fait de se consacrer à ce qui est accessoire n’a qu’un rôle secondaire par rapport à l’activité principale. C’est une évidence. Bien entendu, mon but n’est pas de faire souffrir qui que ce soit ni de me contenter de faire de la morale. Je fais allusion à l’avenir, surtout le plus proche. Bien plus, il est actuellement plus aisé qu’au préalable d’agir pour la ‘Hassidout, là où vous vous trouvez, d’une part. Et, d’autre part, on peut désormais constater de ses yeux de chair que l’on ne fait plus rien, que l’on n’agit pas pour développer ‘Habad, car toutes les activités introduites ont été interrompues, au bout d’un certain temps, puis il y a eu une autre action, qui a elle-même été interrompue.

Puisse Dieu faire que vous m’annonciez très prochainement de bonnes nouvelles de tout cela. Vous me direz que vous avez élargi vos activités, dans votre ville, en tous les domaines de la ‘Hassidout, en mettant en pratique les termes du verset : “ Et, tu te répandras ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°6577

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6577, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Kislev 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir et satisfaction, votre lettre du 23 ‘Hechvan, avec ce qui y était joint. Je vous remercie beaucoup pour la bonne nouvelle, en tous les domaines auxquels vous faites allusion. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez d’autres bonnes nouvelles, toujours et tous les jours, d’un bien véritable, “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”, d’un bien qui produit des fruits, selon l’expression du traité Kiddouchin 40a. Heureux est le sort de tous ceux qui font des efforts en ce sens et, tout comme il est dit que : “ celui qui aime l’argent n’est jamais rassasié par son argent ”, Dieu fasse que vous multipliez de telles actions, que vous avanciez, d’une étape vers l’autre, de sorte que celui qui a cent pièces en désire deux cents, soit un ajout de cent, alors que celui qui en a deux cents en souhaite quatre cents, c’est-à-dire un ajout de deux cents. C’est une évidence.

Vous envisagez un voyage ici, pour une courte période. Ceci ne semble concevable(1) que pendant la période des fêtes, mais non au milieu de l’année(2). Sans doute détaillerez-vous tout cela, dans vos prochains courriers. Je suis un peu surpris et inquiet que vous ne fassiez pas référence à ce que je vous avais écrit auparavant, c’est-à-dire au fait que vous devez donner l’exemple de la constance et de l’ardeur pour ce qui concerne l’étude dans le cadre de votre Yechiva. Ainsi, à l’époque des premiers ‘Hassidim, ceux qui devaient diffuser les sources(3) dans certains milieux, étaient choisis parmi les érudits, ayant la plus grande constance, afin que cette diffusion soit fructueuse, ce qui veut dire aussi que leur approche passait, tout d’abord, par la partie révélée de la Torah.

Vous préparez sûrement un programme convenable et détaillé, afin de profiter des jours du mois de Kislev, en général, de ses jours propices, les 10 et 19, en particulier, de ‘Hanouka, qui les suit, pour diffuser les sources jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de sorte que : “ tu te répandras ”.

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°6664. (2) Le destinataire de cette lettre est un élève de Yechiva. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°6578

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6578, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Kislev 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, avec retard, du fait du mois de Tichri et de tout ce qui le concerne, ce qui n’a pas permis de le faire auparavant. J’ai bon espoir que vous poursuivez votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, que de plus en plus, vous vous habituez à vos amis et à l’organisation de la Yechiva.

Je vous restitue, avec la présente, la lettre que vous m’avez envoyée. Bien entendu, il est préférable de ne pas polémiquer, car à quoi bon échanger des questions et des réponses ? La finalité de l’homme, en effet, est bien d’apprendre, de faire, d’accomplir, comme nous l’ordonne la Torah du Dieu de vie. Bien entendu, il ne faut pas se disputer avec qui que ce soit, ce qu’à Dieu ne plaise. Il convient simplement d’expliquer que vous voulez suivre la voie de la Torah et des Mitsvot, au même titre que les milliers d’élèves des Yechivot Loubavitch ou bien des autres Yechivot de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de même que dans le reste du monde. Ceux-ci consacrent toute leur journée aux études sacrées, comme cela se pratiquait au préalable, dans la génération précédente. Puis, par la suite, le moment venu, ils trouvent également le moyen de gagner leur vie. Car, Celui Qui donne la Torah et les Mitsvot nourrit et sustente le monde entier, par Sa bonté, Sa grâce, Son bienfait et Sa miséricorde. Il est donc certain qu’Il tiendra Sa promesse, de sorte que : “ si vous marchez dans Mes Décrets ”, selon l’interprétation de nos Sages, “ en faisant porter ses efforts sur la Torah ”, “ et si vous gardez Mes Mitsvot… Je vous donnerai… ” toutes les bénédictions énoncées dans cette Paracha, de même que la réussite en tout ce qui concerne l’homme.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez le succès dans l’étude, celle de la Torah et dans la pratique des Mitsvot. Vous avancerez, d’une étape vers l’autre et j’ai bon espoir qu’au final, vos parents seront également satisfaits de votre comportement. Dieu fasse qu’il en soit ainsi au plus vite. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6579

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6579, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Kislev 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mi’haël Aryé Yehouda Leïb Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 ‘Hechvan et à celles qui la précédaient. Vous avez sûrement reçu mon courrier, faisant réponse à votre épouse, à laquelle Dieu accordera longue vie. Vous évoquez le labourage pendant la septième année, celle de la Chemitta. Il est, bien entendu, effroyable qu’un Juif puisse avoir une telle activité. Car, même ceux qui permettent un tel travail n’autorisent pas qu’il soit effectué par un Juif. Et, malheureusement, en notre période d’obscurité intense et profonde, si l’on prend pour preuve le fait que telle personne se permette une telle activité, on peut, ce qu’à Dieu ne plaise, transgresser l’ensemble de la Torah.

Je vous remercie beaucoup pour votre bénédiction, figurant à la fin de votre lettre. A n’en pas douter s’accomplira la promesse du Créateur du monde : “ Je bénirai ceux qui te béniront ”. La grande importance de tout cela est décrite par le discours ‘hassidique intitulé : “ Rabbi Yochoua Ben Lévi enseigne : Chaque Cohen qui accorde une bénédiction(1) est lui-même béni ”. Son texte est publié dans le Séfer Ha Maamarim 5629, qui vient de paraître et que vous consulterez. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

N. B. : Vous préparez sûrement un programme détaillé pour profiter des jours de Kislev, en général, du jour lumineux du 19 Kislev(2), en particulier, afin de diffuser les sources(3), jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur.

Notes

(1) Le destinataire de cette lettre est un Cohen. (2) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°6580

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6580, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Kislev 5719,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Kislev, mois des miracles et de la délivrance. J’y ai lu, avec plaisir, qu’un comité a été constitué afin de renforcer et de développer l’éducation, basée sur les valeurs sacrées, des enfants et de la jeunesse se trouvant près de vous.

Puisse Dieu faire que chaque membre de ce comité et, plus généralement, tous ceux qui craignent Dieu, agissent, dans ce domaine, avec abnégation, à la mesure de l’importance et de la valeur de cet accomplissement, d’une manière sans cesse accrue. Bien plus, nous nous approchons des jours propices des 10 et 19 Kislev, libération de la ‘Hassidout et de tout ce qui la concerne(2), puis de ‘Hanouka, montrant que la lumière doit être sans cesse accrue, qu’elle est immuable, comme le souligne le Ramban, au début de la Parchat Beaalote’ha. Ce moment est donc favorable pour développer “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Vous évoquez une visite de Paris(3) dans votre ville, à l’occasion du jour lumineux du 19 Kislev. Il vous faut, pour cela, vous adresser directement à eux, à leur adresse.

Notes

(1) Le Rav M.Lahyani, de Marseille. Voir, à son sujet, la lettre n°4009. (2) De l’Admour Haémtsahi et de l’Admour Hazaken. (3) De ‘Hassidim venant de Paris à Marseille.

Lettre n°6581

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6581, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Kislev 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre de ce mercredi, m’apprenant une bonne nouvelle, puisque vous me dites que vous avez obtenu le paiement de dédommagements. Puisque vous me communiquez de bonnes nouvelles de ce qui est intrinsèquement matériel, Dieu vous permettra d’en faire de même pour ce qui est spirituel. Vous ferez également référence à ce qui est la finalité de la descente de l’âme ici-bas, c’est-à-dire la transformation de la matière en réceptacle pour la spiritualité, jusqu’à l’apparition de la récompense du monde futur, que l’âme obtiendra au sein du corps ou, plus généralement, que le spirituel recevra du matériel. En conséquence de tout cela, je dois constater que le début de votre lettre ne me convient pas. En effet, vous me dites que vous avez reçu tel montant, acheté telles machines, versé un premier paiement pour une maison, pour laquelle vous espérez obtenir un prêt. Et, vous ne me dites rien d’autre, à ce sujet.

Puisse donc Dieu faire que votre prochaine lettre soit rédigée de la façon suivante. Vous avez reçu tel montant et, bien évidemment, vous en avez aussitôt prélevé une partie pour la Tsédaka. Comme l’explique Iguéret Ha Kodech, d’après une décision de nos Sages, vous ferez même un ajout à ce prélèvement et vous serez prêt à en faire d’autres encore. Néanmoins, il est dit que : “ quatre cinquièmes seront pour vous ”, comme l’explique le Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la page 6d. C’est donc sur le restant que vous achèterez une machine ou bien que vous verserez un premier paiement. J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous diffusez la pratique consistant à lire tous les Tehilim, avant la prière, pendant le Chabbat qui bénit le mois. Puisse Dieu faire que dix personnes se réunissent bientôt pour cette lecture. Comme l’explique Iguéret Ha Kodech, au chapitre 23, pour chaque pratique appartenant au domaine de la sainteté, il est important que dix personnes se réunissent. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°6582

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6582, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Kislev 5719,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliézer(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’étais déjà inquiet de ne pas avoir reçu une lettre de vous, comme à votre habitude, à la veille de Roch ‘Hodech Kislev, mois des miracles et de la délivrance. Mais, il semble que l’explication de ce retard se trouve dans le contenu de votre lettre, que je viens de recevoir, puisque vous y faites allusion à votre état de santé. Vous me faites part de cette amélioration et celle-ci se poursuivra donc jusqu’à ce que vous recouvriez pleinement la santé, à tous les sens du terme. A ce propos, vous consulterez également le discours ‘hassidique de l’Admour Hazaken intitulé Maskil Le Etan, qui est imprimé dans le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout.

Je vous remercie pour ce que vous dites, à la fin de votre lettre, à propos de votre rêve. De fait, ce mois, le troisième depuis Tichri, correspond au troisième depuis Nissan(2). De la sorte, il réunit la partie révélée de la Torah et sa dimension cachée. Puisse donc Dieu révéler une triple bénédiction, pour tous ceux qui appartiennent au peuple triple(3), dans les trois domaines que sont enfants, santé et prospérité matérielle, lesquels seront tous satisfaits dans la largesse. En outre, nous sommes dans une année intègre, qui possède un second Adar, comme l’affirme le commentaire de la Michna du Rambam, au traité Ara’hin 9a(4), bien que, pour l’heure, je n’ai pas trouvé un autre avis allant dans le même sens. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, de tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, Rav de Philadelphie. Voir, à son sujet, les lettres n°6349, 6662, 6700, 6752, 6831 et 6986. (2) Celui de Sivan, du don de la partie révélée de la Torah, s’unifiant ainsi avec sa partie cachée, dévoilée en Kislev. (3) Cohen, Lévi et Israël. (4) Qui rapporte l’avis de Rabbi selon lequel l’année intègre dont il est question dans la Torah est l’année solaire, de trois cent soixante cinq jours.

Lettre n°6583

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6583, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Kislev 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 28 ‘Hechvan, dans laquelle vous me dites que vous occupez désormais les fonctions de professeur dans une école basée sur les valeurs sacrées. Puisse Dieu faire que votre enseignement soit fructueux et qu’avant tout s’applique à lui la sentence de nos Sages selon laquelle : “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”, dans l’existence quotidienne des élèves. De la sorte, la crainte de Dieu des parents s’en trouvera également accrue.

Vous faites également référence à votre prière et vous me dites que vous fréquentez une synagogue dans laquelle celle-ci est très rapide. En pareil cas, il convient(1) de commencer à prier en même temps que la communauté, puis de la dire selon vos possibilités, c’est-à-dire avec la plus grande ferveur possible et peu importe si vous l’achevez après la communauté, pourvu que vous mainteniez votre concentration. En commençant votre prière avec la communauté, vous serez considéré, jusqu’à un certain point, comme vous joignant à elle, même si cela n’est pas totalement identique.

Vous me demandez si vous pouvez omettre(2) les Pessoukeï de Zimra(3). Nombreux sont ceux qui le permettent afin de se joindre à la communauté, dans sa prière. Néanmoins, d’autres avis l’interdisent et même ceux qui le permettent admettent qu’il n’est pas bon de le faire, surtout d’après ce qui est expliqué dans de nombreux livres de Kabbala et de ‘Hassidout. Vous ferez donc ce que vous pouvez, en fonction de ce qui vient d’être dit. Vous commencerez avec la communauté, puis vous prierez dans l’ordre, en pensant à la signification des mots et vous savez quelle récompense est accordée à ceux qui s’efforcent de parvenir à la ferveur. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3055. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°127, 1998, 2898 et 5482. (3) La partie de la prière du matin précédant les bénédictions du Chema Israël.

Lettre n°6584

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6584, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Kislev 5719,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, le Rav B.E.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se distingue par ses bons comportements, Rav Guerchon Mendel Garelik, est prêt à se rendre(2), ces jours-ci, à Milan(3). Il se trouve qu’il devra recevoir son visa pour l’Italie dans l’un des pays qu’il traversera au cours de son voyage, c’est-à-dire à Londres ou bien à Paris. Je lui ai donc conseillé d’opter pour Paris, afin de saisir cette opportunité pour avoir avec vous une entrevue, longue et courte à la fois. De la sorte, vous pourrez lui donnez des instructions détaillées sur ce qu’il devra faire à Milan.

Si cela est possible, il serait particulièrement judicieux que vous vous rendiez vous-même avec lui à Milan et que vous le présentiez à sa communauté. Vous comprenez bien que ceci le renforcera et l’établira, avec l’aide de Dieu. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Le jour où le Rav G.M.(4) partira d’ici pour Paris, un télégramme vous sera envoyé, afin de vous prévenir.

Notes

(1) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°6364. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°6614. (3) Ville dont il devint le Rav et l’émissaire du Rabbi. (4) Guerchon Mendel Garelik.

Lettre n°6585

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6585, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Kislev 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre de Roch ‘Hodech Kislev, dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle, puisque vous avez obtenu l’attribution d’un bon appartement. Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux, que vous receviez ainsi la largesse d’esprit, conformément à l’enseignement bien connu de nos Sages(1), au traité Bera’hot 57b, qu’il s’agisse d’une largesse véritable. Et, vous me donnerez, en outre, de bonnes nouvelles de cette largesse d’esprit, dans les trois domaines qui sont évoqués par les Tikouneï Zohar, au Tikoun 6, que vous consulterez. Il est particulièrement surprenant que vous ne disiez pas un mot de vos activités sacrées destinées à diffuser les sources(2). Bien plus, vous écrivez clairement dans votre lettre : “ Il n’y a rien d’autre de nouveau ”, comme si l’on était déjà parvenu à l’époque qualifiée de “ Chabbat et repos pour l’éternité ”. Or, Dieu fasse que nous soyons en mesure de nous élever, d’une étape vers l’autre, uniquement dans le domaine de la sainteté, à la différence de ce qui existe en cette période d’obscurité intense et profonde, alors qu’un combat reste encore nécessaire pour mettre en pratique le Précepte : “ Ecarte-toi du mal ”. C’est une évidence.

Certes, il est dit qu’il n’y a pas de nouveau, qu’il ne faut rien introduire de nouveau. Mais, différents textes apportent une réponse à cela, en particulier le Tanya, au début du chapitre 40, soulignant qu’il en est ainsi précisément “ sous le soleil ”, y compris quand il s’agit des domaines de la sainteté et même pour la Torah, étudiée avec effort. En revanche, l’étude de la Torah telle qu’elle est définie par la ‘Hassidout dépasse le soleil et elle peut assurément présenter un aspect nouveau. Plus encore, telle est bien la finalité véritable de chaque Juif et point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Vous me direz que votre activité va en se développant, d’autant que nous nous rapprochons de jours propices, des dates lumineuses des 10 et 19 Kislev(3), de ceux de ‘Hanouka, qui viennent juste après cela. La Hala’ha est, en effet, tranchée selon l’avis de Beth Hillel, qui dit que l’on allume les lumières, en ordre croissant, de jour en jour. Avec ma bénédiction pour donner ces bonnes nouvelles,

Notes

(1) Selon lequel une belle maison confère à l’homme la largesse d’esprit. (2) De la ‘Hassidout. (3) Libération de l’Admour Haémtsahi et de l’Admour Hazaken.

Lettre n°6586

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6586, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Kislev 5719,

Brooklyn,

Au jeune Yochoua Moché Yossef(1) et à toute la famille,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Kislev. J’ai pris connaissance, avec effroi, du terrible malheur qu’a été le décès du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements et assumant une mission sacrée, le Rav Israël Its’hak Zelig(2), puisse-t-il reposer en paix. Dieu fasse qu’à l’avenir, vous ne connaissiez plus la peine, ce qu’à Dieu ne plaise, mais uniquement le bien et la bonté, un bien visible et tangible, toujours et tous les jours.

La consolation inclut également la réparation du passé, qui doit même être double(3). Puisse donc Dieu faire que ce soit effectivement le cas, en l’occurrence, que le bien et le plaisir se multiplient, ce qui veut dire, en la matière, bien plus que le double, quantitativement, comme l’établissent différents textes. J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous enseignez à la Yechiva de Kfar ‘Habad, là où Dieu a ordonné la bénédiction. Puisse Dieu faire que vous vous consacriez à cela avec beaucoup d’abnégation et de dévouement. Ceci sera une satisfaction et le plus grand mérite pour l’âme du défunt. A n’en pas douter, vous en tirerez une bénédiction accrue et la réussite, en tout ce qui vous concerne et pour toute la famille, en général. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Halpern, de Kfar ‘Habad. (2) Père du destinataire de cette lettre. (3) En l’occurrence, la peine doit donc se transformer en une double joie.

Lettre n°6587

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6587, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Kislev 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Kislev, dans laquelle vous me précisez que vous avez dix sept ans et demi. Vous souhaitez poursuivre vos études, y compris après votre mariage, mais vous êtes soucieux, car les frais de logement, après le mariage, seront très importants. Vous avez donc eu l’idée de quitter Erets Israël. Bien entendu, il est particulièrement surprenant que vous vous fassiez du soucis dès maintenant sur la manière dont vous vous installerez après votre mariage, plus encore que ce soucis trouble votre constance et votre ardeur à l’étude.

Si vous voulez connaître mon avis, poursuivez donc vos études dans l’une des Yechivot de Terre Sainte basée sur les valeurs sacrées, avec la plus intense ardeur et la plus grande constance. Ecartez toutes les pensées qui troublent votre étude de la Torah, votre service de Dieu et votre prière fervente. Bien entendu, il doit y avoir, dans le programme de votre étude, un temps consacré à sa dimension profonde laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. En notre génération, en particulier, cette étude est absolument fondamentale. Elle doit être fixée, non seulement dans le temps, mais aussi et surtout, dans l’esprit, comme l’explique longuement le Kountrass Ets ‘Haïm du Rabbi Rachab, d’après différents enseignements de nos Sages. Et, vous consulterez les propos étonnants et merveilleux, figurant dans l’introduction de notre maître, Rabbi ‘Haïm Vital, disciple du Ari Zal, qui sont reproduits dans les additifs de ce Kountrass. La constance et l’ardeur en cette étude multiplieront également les bénédictions de Dieu en général et, en particulier, celles qui sont nécessaires pour vos besoins et pour ceux des personnes que vous mentionnez et dont le nom sera cité, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous avez sûrement connaissance des trois études fixées, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir.

Lettre n°6588

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6588, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Kislev 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse aux questions que vous posez dans votre lettre du 2 Kislev :

A) Quelle attitude adopter envers ceux qui critiquent la ‘Hassidout ? Dans votre situation, vous ne devez nullement mener une polémique avec eux. Au lieu de cela, vous redoublerez d’ardeur et de constance dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Comme vous le savez, l’assurance est donnée qu’un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit de beaucoup de lumière.

B) Vous m’interrogez également sur la ‘Hassidout(1) et j’en suis profondément surpris. En effet, le saint Zohar dit, l’introduction du Chaar Ha Hakdamot, de Rabbi ‘Haïm Vital, disciple du Ari Zal explique, l’enseignement de l’Admour Hazaken et également les livres du Gaon de Vilna(2) affirment qu’il est indispensable d’étudier la dimension profonde de la Torah. A notre époque, celle-ci a été révélée par la ‘Hassidout et l’on sait que Rabbi ‘Haïm Vital écrit, au nom du Ari Zal, qu’un obstacle à cette étude prolonge l’exil et empêche la délivrance. Vous consulterez ses propos effroyables, qui sont rapportés dans l’introduction du Chaar Ha Hakdamot, précédemment citée.

C) Comment réparer le défaut(3) ? Avant tout, il faut, pour l’heure, cesser de penser à ce qui s’est passé, investir sa pensée dans les mots de la Torah et de la prière, respecter scrupuleusement l’immersion rituelle d’Ezra(4), prélever, chaque matin de semaine, quelques pièces pour la Tsédaka, garder les études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.

D) Comment organiser votre étude, à l’avenir ? Vous devez, bien entendu, le faire dans une structure où l’on étudie à la fois la partie révélée de la Torah et son enseignement profond, selon les propos du Ari Zal et de Rabbi ‘Haïm Vital, précédemment cités, qui se basent sur les propos sacrés du Zohar, en particulier en son tome 3, pages 124b et 275b. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Est-il nécessaire de l’étudier ? (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5786. (3) Causé par l’émission séminale en pure perte. (4) Après chaque relation conjugale et, par extension, chaque jour.

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