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Iguerot Kodesh — lettres 6468 à 6487

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6468

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6468, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Mena’hem. En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce que vous rappelez. Vous parlez d’amnésie, ce qu’à Dieu ne plaise. Il existe, pour cela, un usage favorable, qui consiste à étudier de la Michna par cœur et à donner quelques pièces à la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière du matin. Cette pratique est propice en différents domaines, en particulier pour les requêtes que l’homme formule à Dieu dans sa prière. Et, nos Sages disent : “ On donne une pièce à un pauvre et l’on prie ensuite, ainsi qu’il est dit : ‘Je verrai Ta face dans la justice’ ”.

Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, de même que les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer qu’elles sont toutes cachères, conformément à la Hala’ha. Vous garderez également la pratique qui consiste à lire des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6469

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6469, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5718,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu ta lettre du 27 Mena’hem, m’annonçant une bonne nouvelle, puisque tu t’efforces de garder les études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya. En outre, tu mentionnes encore d’autres éléments(1). Avant tout, tu étudies la Torah avec ardeur et constance et c’est à ce propos qu’il est dit : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”. On peut ainsi se renforcer en tout ce qui concerne les Mitsvot, en particulier pour ce que tu m’écris à propos de la barbe. En effet, le Tséma’h Tsédek, se basant sur le saint Zohar, ou bien commentant les Tehilim, à propos du verset : “ Il est miséricordieux ”, précise qu’en gardant sa barbe, on révèle les treize Attributs de Miséricorde divine, suscitant la “ grande Miséricorde ”, comme l’expliquent les additifs du commentaire Yohel Or sur les Tehilim.

Tu me demandes comment racheter la faute que l’on sait(2). L’enseignement suivant est donné à ce propos. Il faut s’efforcer d’y penser le moins possible, ne même pas se demander comment réparer. Toutefois, la pensée de l’homme fonctionne en permanence. Il faut donc l’investir en ce que l’on étudie, ou bien en ce que l’on fait. De même, il convient de répartir la Tsédaka que l’on donne en de nombreux montants, en donner dans les moments propices pour cela, par exemple, pendant les jours de semaine, avant la prière du matin et avant Min’ha. Plus généralement, on doit multiplier les mots de la Torah et de la prière. De même, tu exerceras une influence dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, selon tes possibilités, sans remettre en cause le temps d’étude de la Yechiva, ni ton état de santé. Dieu fasse que tu m’annonces, très prochainement, de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) D’autres accomplissements positifs. (2) L’émission séminale en pure perte.

Lettre n°6470

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6470, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Mena’hem. En un moment propice, je mentionnerai votre nom et ceux de toutes les personnes que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi dont le mérite nous protégera.

Il serait bon de demander au recteur de votre Yechiva et à votre guide spirituel de vous expliquer ce qu’est la divine Providence, selon la conception du Baal Chem Tov et l’analyse détaillée de la ‘Hassidout ‘Habad. Celle-ci s’applique à chaque Juif et à chaque Juive, jusque dans le moindre détail. Il suffit donc que l’homme forge un réceptacle pour cette Providence. Quel qu’ait été votre passé, vous pouvez réparer la situation à l’avenir et même, peu à peu, transformer pleinement ce passé. Tout ne dépend que de votre volonté. Néanmoins, tout ce qui concerne l’homme doit être mené à bien de façon progressive. Si l’on en prend la décision sincère, il est sûr qu’au final, tout sera réparé.

Si vous montrez la présente à votre guide spirituel, il vous expliquera sûrement ces notions, de la manière qui convient. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec ardeur et constance, dans la crainte de Dieu, afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6471

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6471, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4ème jour d’Elloul 5718,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre dont l’acheminement a été retardé, plus qu’à l’accoutumée. Vous me dites que vous agissez d’une manière désintéressée et que vous priez pour qu’aucune embûche ne résulte de votre action(1). Comme vous le rappelez dans votre lettre, “ on vient en aide à celui qui désire se purifier ” et il faut ajouter, comme le fait la Guemara, que “ on lui accorde d’en haut, une immense sanctification ”. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi pour vous, que vous vous serviez pleinement de l’influence que vous exercez pour grandir la Torah de vérité, Torah intègre, sa partie révélée et sa dimension profonde, que le saint Zohar, tome 3, page 156a, appelle “ âme de la Torah ”, pour la diffuser parmi les enfants d’Israël, en particulier les enfants et les jeunes, d’une manière sans cesse accrue. En cela également, vous aurez l’aide de Dieu, comme l’établissent les propos de nos Sages précédemment cités et bien d’autres encore.

Vous me faites part de la situation financièrement difficile que connaît le restaurant cachère de Rabat(2), lequel a contracté de nombreuses dettes. Néanmoins, vous avez sûrement connaissance des problèmes financiers de plusieurs institutions ‘Habad, dans différents pays. Il n’est donc pas nécessaire d’en dire plus. Néanmoins, compte tenu de l’importance de l’enjeu et parce que tout est effet de la divine Providence, je vous joins un chèque, puisque vous m’avez écrit à ce sujet(3). Il sera, au moins, d’une aide ponctuelle et que Dieu, Qui donne la Torah et ordonne les Mitsvot, Qui crée le monde et le dirige, accorde la largesse à tous les enfants d’Israël et, avant tout, aux institutions basées sur les valeurs sacrées, afin que celles-ci fonctionnent pleinement et éclairent l’obscurité du monde par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah, qui est aussi le canal, le réceptacle permettant de recevoir la bénédiction et la réussite, y compris dans les domaines matériels et physiques.

Je vous adresse mes respects et ma bénédiction, comme je l’ai dit, afin que vous vous serviez pleinement de votre capacité de diffuser la Torah de vérité, que nous avons reçue sur le mont Sinaï. Selon l’enseignement bien connu de nos Sages, toutes les âmes devant vivre par la suite étaient alors présentes. Et, l’étude conduira à l’action, à la pratique effective des Mitsvot de notre Torah, Torah de vie, en particulier celle, fondamentale, du Précepte : “ Tu enseigneras à tes enfants ”, de l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Vraisemblablement dans une certaine action de diffusion de la Torah, peut-être auprès des enfants. (2) Au Maroc. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Pour une certaine raison, cette formule ne convient pas et l’on arrangera donc tout cela lorsque vous rencontrerez le Rav Matusof Chlita ”.

Lettre n°6472

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6472, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Elloul 5718,

Brooklyn, New York,

A monsieur Eliézer Steinman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, ces jours-ci, votre livre : “ Feuilles de l’arbre de vie ” et je vous en remercie. Bien entendu, en signe d’amitié, je l’ai feuilleté, d’autant que l’on observe un auteur beaucoup plus clairement à travers les passages qui semblent ne pas avoir un lien profond, ne pas être parfaitement structurés, que dans les ouvrages méthodiques, construits dans un but unique qui est poursuivi du début jusqu’à la fin. Conformément à l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, basé sur un dicton du Tséma’h Tsédek qui commente l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ nous sommes des travailleurs du jour ”, notre objectif est de multiplier la lumière dans le monde. Et, ceci s’applique à chacune des âmes juives, tant qu’elles se trouvent dans des corps, ici-bas.

Je me permets donc de formuler une remarque sur ce que vous écrivez, à la page 310 de votre livre : “ Nous sommes ici les pionniers du peuple d’Israël, le lieu de l’histoire de notre nation, de ses souffrances pour sa terre et pour son Dieu. Tout sursaut de notre passé met en cause la prunelle de nos yeux ”. Vous exercez une influence sur différents milieux et je suis donc surpris que vous n’adoptiez pas une position plus radicale face à tous les événements qui conditionnent la vie quotidienne, en notre Terre Sainte et interviennent dans les agissements profonds des Juifs, c’est-à-dire dans la vie de leur âme, de leur âme divine. Pour notre malheur, ces événements ne vont pas en diminuant et le danger est d’autant plus grand que l’on fait intervenir le prestige, du fait duquel on ne transige pas(2). Si l’on prenait en compte ces quelques lignes sur le Dieu d’Israël et sur le passé d’Israël, il est clair que plusieurs événements ne se produiraient pas, s’il n’y avait pas un désir de vaincre qui, comme tout autre manifestation du mauvais penchant, fait perdre la tête à l’homme et ne se contente pas de l’éloigner du Créateur. Actuellement, plus personne ne peut s’enfermer dans ses quatre coudées et proclamer qu’il n’est pas concerné par ce qui se passe à l’extérieur de celles-ci, n’ayant que des préoccupations élevées, bien au-delà de la matérialité de ce monde. Combien plus en est-il ainsi pour quelqu’un qui est largement écouté et qui a donc le pouvoir de protester.

Peut-être avez-vous déjà exprimé votre avis, concernant de tels événements, mais de tels propos ne sont pas parvenus jusqu’ici. Si c’est effectivement le cas, cela veut dire que cette réaction n’a pas été suffisante. En effet, l’écho d’autres prises de position est effectivement parvenu et parvient encore jusqu’ici, d’une manière bruyante. En conséquence, une déclaration défendant la douleur de la Présence divine en Israël, comme celle que vous exprimez dans votre livre, aurait dû être connue d’une manière plus efficace. Nous venons d’entrer dans le mois d’Elloul et l’on a alors coutume de dire, deux fois par jour : “ L’Eternel est ma Lumière et mon salut ”(3). Or, un verset ne peut être départi de son sens simple. Dans ce monde, où “ les actions sont difficiles et mauvaises, où les impies prospèrent ”, selon les termes du Tanya, à la fin du chapitre 6, Dieu est bien “ ma Lumière et mon salut ”, de sorte que : “ de quoi aurais-je peur ? ”. Puisse Dieu faire que la lumière transperce l’obscurité et qu’elle s’accroisse, de jour en jour, jusqu’à ce que : “ la nuit éclairera comme le jour ”. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année.

Par envoi séparé vous a été adressé ce qui vient de paraître ici, par l’intermédiaire des jeunes de l’association ‘Habad. J’espère que cela vous intéressera.

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°6009. (2) Textuellement, “ on se laisse tuer plutôt que de transgresser ”. (3) Psaume 27.

Lettre n°6473

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6473, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Elloul 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que, d’après ce que vous avez entendu, tout ce que j’ai écrit à propos des bateaux(1) s’applique uniquement aux anciens, mais non aux nouveaux(2). Or, avant de rédiger tout cela et, bien

entendu, avant de donner l’autorisation de publier mes lettres, en 5718(3), j’ai réfléchi au fonctionnement et à la conduite des bateaux, à la date de la diffusion et de la publication de ces lettres, c’est-à-dire à la présente période et en 5718.

J’ajoute que, selon les progrès actuels de la technique, il est à peu près certain que, dans quelques années, les bateaux fonctionneront avec des machines que l’on qualifiera d’automatiques. Pour autant, plusieurs fois par jour, une intervention humaine restera nécessaire, impliquant la transgression d’Interdits de la Torah. Celui qui prétend le contraire ne connaît absolument rien au fonctionnement effectif et actuel des bateaux, ou encore a-t-il la volonté et l’intention d’abuser le public de la manière la plus grossière.

Notes

(1) Israéliens, voyageant pendant le Chabbat. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°5898. (3) En 1958, c’est-à-dire l’année même de la rédaction de la présente lettre.

Lettre n°6474

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6474, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Elloul 5718,

Brooklyn,

Au jeune Yaakov David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du dimanche de la Parchat Tétsé, dans laquelle vous m’interrogez sur la source de l’âme des Justes des nations(2). Voici les termes du grand Rav, ‘Hassid et Juste, Rabbi Hillel de Paritch, dans son Likouteï Biyourim, à la page 47b : “ Les âmes des idolâtres dont la bonté et les bienfaits n’ont pour but ni de mettre en pratique la Volonté de Dieu, ni d’éprouver de la pitié envers leur prochain, parce qu’ils sont cruels et uniquement motivés par leur orgueil, émanent des trois forces du mal totalement impures. A l’opposé, les Justes des nations proviennent de la Klipat Noga, qui peut recevoir l’élévation, comme on le sait ”.

Vous avez sûrement connaissance des trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya et vous les gardez. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir, sans en faire le vœu. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Le Rav Y.D. Shvitser, de Spring Valley. (2) Mettant en pratique les sept Mitsvot des descendants de Noa’h.

Lettre n°6475

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6475, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Elloul 5718,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à ce qui est mentionné au début de votre lettre. Vous me dites que vous n’êtes pas animé par une foi sincère et que, de ce fait, vous êtes atteint par l’accablement. A ce propos, j’ai entendu un récit de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel un ‘Hassid se plaignit, devant le Tséma’h Tsédek, parce qu’il avait des doutes sur sa foi. Le Tséma’h Tsédek lui répondit : “ Qu’importe ? ”. Le ‘Hassid s’insurgea : “ Comment cela, qu’importe ? Mais, … ”. Le Tséma’h Tsédek lui dit alors : “ Ne vois-tu donc pas que tu as la foi ? ”. Ce récit, comme tous ceux qui sont relatifs aux Justes, délivre plusieurs enseignements. Pour ce qui fait l’objet de notre propos, être accablé par le fait de ne pas avoir une foi sincère fait bien la preuve que celle-ci est présente, au profond de votre âme. Néanmoins, un certain élément l’occulte ou encore, selon la terminologie de la ‘Hassidout, suscite une rupture entre les dimensions profonde et extérieure. La conscience d’un tel état doit permettre d’ôter et de supprimer cette rupture. En revanche, il est bien clair que vous ne parviendrez pas par l’accablement, qui réduit l’enthousiasme à l’action, à la faire disparaître, ni même à la réduire, bien au contraire.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous ce que j’écrivais dans mon précédent courrier, que vous serviez Dieu avec joie et inspiration. De fait, tout cela ne vous empêche pas de penser aux aspects négatifs, comme le constate le Tanya, mais il est dommage de perdre un temps que vous pourriez consacrer à ce qui émane du côté droit, alors que vous le gaspillez en vous demandant si le côté gauche est en sommeil et ne fonctionne pas. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°6476

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6476, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Elloul 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du second jour d’Elloul et, en un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous me faites part de ce qui vous arrive lorsque vous vous rendez dans la maison de certaines personnes. Il faut vérifier soigneusement la Cacherout des aliments servis dans cette maison. De même, vous y adopterez, en particulier envers les membres de la famille, le comportement qui nous est ordonné par notre sainte Torah, dont la Mitsva de portée générale est : “ Vous serez saints, car Je suis saint ”. Vous consulterez le commentaire du Ramban, sur ce verset Vaykra 19, 2.

Je suis surpris que vous ne me disiez pas quelle est votre situation, s’agissant de l’étude de notre sainte Torah et de la pratique de ses Mitsvot. Sans doute le ferez-vous à la prochaine occasion. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°6477

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6477, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Elloul 5718,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yera’hmyel(1) et son épouse, madame Dévora,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres du 24 Mena’hem Av et du 1er Elloul. J’y ai pris connaissance, avec plaisir, du renforcement et du développement des jeunes de l’association ‘Habad, de même que des femmes et jeunes filles ‘Habad et, avant tout, de l’école Ohaleï Yossef Its’hak. Sans doute ne vous contenterez-vous pas de cela. Vous rechercherez l’ajout, car il est dit que “ l’on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté ”. Or, une Injonction de notre sainte Torah, Torah de vie, est également une force accordée pour la mettre en pratique. Puisse Dieu faire que vous influenciez tout votre entourage en ce sens, oralement et, plus encore, en donnant vous-mêmes le bon exemple.

A l’occasion de la nouvelle année qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse mes vœux, à vous et à tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

Je réponds à vos questions :

A) Comment fixer une Mezouza à une porte, à l’extérieur d’Erets Israël, dans une maison louée ? Je n’ai pas reçu d’instruction précise, en la matière. Voici comment je procède moi-même(2) et la manière dont je réponds à ceux qui m’interrogent : les Mezouzot sont placées dès que l’on emménage. Puis, le trentième jour, on en prend une et on la fait vérifier ou bien on l’échange contre une autre, plus belle. On la fixe alors avec une bénédiction, en pensant que celle-ci porte également sur toutes les autres.

B) Que faire le jour de son anniversaire(3) ? Dernièrement, l’habitude a été prise de donner de la Tsédaka avant la prière du matin et avant celle de Min’ha, d’avoir une étude spécifique de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, de bien apprendre, pendant la journée, le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya de ce jour, puis de s’isoler(4), comme l’explique le Hayom Yom(5).

Notes

(1) Le Rav Y.Blumenfeld, de Rio de Janeiro. Voir, à son sujet, la lettre n°6362. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5716. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4948. (4) Afin d’établir le bilan de l’année qui vient de s’écouler et de prendre de bonnes résolutions pour celle qui arrive. (5) A la date du 11 Nissan.

Lettre n°6478

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6478, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Elloul 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre courrier, dans lequel vous vous interrogez sur ma lettre, adressée à tous à l’occasion de Roch Hachana(1) 5718(2). Vous constatez, en effet, qu’un grand nombre d’éléments qui sont partie intégrante de notre sainte Torah n’y ont pas été mentionnés comme étant importants pour les Juifs. Vous citez plusieurs versets et enseignements de nos Sages, portant sur différents points ayant de l’importance pour les Juifs, mais n’apparaissant pas dans cette lettre, ce qui prête à penser, bien au contraire, qu’ils n’en ont pas. Je suis surpris par l’interprétation que vous faites de ma lettre, selon laquelle les points que vous citez ne seraient pas importants, ce qu’à Dieu ne plaise. Car, il est bien évident que toutes les six cent treize Mitsvot, toutes les dispositions et les pratiques de nos Sages sont fondamentaux pour les Juifs, qu’elles furent révélées à tous, par le Saint béni soit-Il, qui les confia à Moché notre maître, sur le mont Sinaï. Cette importance est si grande que, comme le dit le Rambam, dans ses lois de la Techouva, chapitre 3, paragraphe 8, “ celui qui prétend qu’un verset ou un mot de la Loi écrite ou de la Loi Orale a été introduit par Moché, sans qu’il l’ait reçu de Dieu, est considéré comme niant l’ensemble de la Torah ” et ce texte se conclut en soulignant que : “ il n’aura pas part au monde futur ”.

En fait, ma lettre ne parlait pas de l’importance, en général, mais de ce qui fait perdre la qualité de Juif, ce qu’à Dieu ne plaise. A-t-on besoin d’un autre exemple que les sacrifices, qui sont exposés dans l’ensemble du livre de Vaykra et dans une bonne partie de celui de Bamidbar, dans l’ordre Kodachim de la Michna et que, pourtant, nous ne pratiquons plus, depuis la destruction du Temple ? Comme le dit l’hymne du Moussaf de Yom Kippour, “ nous n’avons ni sacrifice des encens, ni sacrifice animal ”. Aucun Juif, où qu’il se trouve dans le monde, ne peut en offrir. Bien plus, la Torah interdit, à l’heure actuelle, le sacrifice animal et le sacrifice des encens. Pour autant, il est bien dit : “ Vous vous trouvez tous ensemble en ce jour ”, à proprement parler en ce jour.

Vous m’interrogez sur la lutte contre les compromis, alors que, selon votre expression, la Loi écrite et la Loi orale en contiennent de nombreux, comme le Prouzboul(3) ou bien la vente du ‘Hamets(4). Or, le compromis, en anglais “ compromise ”, est un moyen de transiger avec la Torah, alors que le Prouzboul est mentionné dans cette Torah, Loi écrite ou Loi orale, dont l’intégralité fut donnée à Moché sur le mont Sinaï, comme on l’a dit. Il s’agit donc bien d’une partie de la Torah, au même titre que les dix Commandements. Vous citez des versets et des enseignements de nos Sages. Je veux donc espérer que vous avez, tous les jours, un temps fixé pour l’étude de la Torah, comme le veulent la loi et la coutume juives, matin et soir. De temps à autre, vous augmentez ce temps, puisque le fait de croître, de se développer est un signe de vitalité. Dieu fasse que cette augmentation soit large. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°5771. (2) 1957. (3) Grâce auquel les dettes ne s’éteignent pas pendant l’année de la Chemitta. (4) A un non Juif, pendant Pessa’h, pour le retrouver après la fête.

Lettre n°6479

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6479, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Elloul 5718,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Chlomo Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que vous avez parlé avec cette personne, à propos des images illustrant le Choul’han Arou’h. Il serait bon que vous vous procuriez le livre du Rav David Feldman, puisse-t-il reposer en paix. Celui-ci est, en effet, l’auteur d’un abrégé du Choul’han Arou’h commenté et illustré, dans lequel ne se trouvent que quelques images, les autres figurant dans un ouvrage spécifique.

Comme pour tout ce qui est fait par les hommes, ces images peuvent, certes, être améliorées, arrangées, multipliées, mais après avoir consulté ses livres, vous apprendrez sûrement différents points. Peut-être pourrez-vous même utiliser une partie de ces illustrations. En effet, il me semble que ce livre n’a été publié qu’une seule fois, il y a plusieurs dizaines d’années, en Angleterre. Il n’y a donc pas de problème de droits de copie(2), en la matière. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Hecht, de Chicago. Voir, à son sujet, les lettres n°4765 et 5523. (2) Le Rabbi dit, en anglais : “ copyright ”.

Lettre n°6480

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6480, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Elloul 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 8 Elloul, qui m’annonce une bonne nouvelle vous concernant, puisque vous me dites que vous êtes en bonne santé et que vous gagnez correctement votre vie. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, d’une manière accrue, à l’avenir, car il nous est demandé de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Un Juif doit, en effet, faire en sorte que tout ce qui le concerne soit saint, que sa vie soit basée sur l’enseignement de notre sainte Torah, Torah de vie. Je réponds maintenant à vos questions :

A) S’agissant d’une association dans votre commerce, je n’en vois pas l’utilité, puisque Dieu vous a accordé la réussite. Si votre affaire doit être développée, vous pourrez le faire par vos propres moyens. Puisse Dieu faire que ceci intervienne en un moment bon et fructueux, que vous en utilisiez le profit en bonne santé et de manière joyeuse, pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot.

B) Vous me dites qu’il y a des divergences d’opinion entre vous et votre épouse. Il faut faire en sorte que d’autres personnes lui expliquent ceci : si l’on observe que le comportement de votre fils n’est pas parfait, c’est une raison supplémentaire pour demander à Dieu de vous accorder un autre enfant. De fait, la pratique montre qu’un fils ou une fille de plus améliorent le comportement des enfants précédents.

C) Vous parlez de commerçants qui vous font de la concurrence. L’une des solutions est de les ignorer. Il est dit que : “ comme le visage se reflète dans l’eau, le cœur se reflète dans le cœur ”. Les oublier, de même que tout ce qui les concerne, est donc efficace.

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre frère, pour faire suite à notre discussion, aux termes de laquelle vous deviez vous efforcer de l’influencer afin qu’il mette en pratique la Torah et les Mitsvot. Car, rien ne résiste à la volonté et un effort n’est jamais vain. A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous exprime, par la présente, mes vœux, à vous et à tous les vôtres, pour que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

Lettre n°6481

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6481, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Elloul 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 6 Elloul, dans laquelle vous m’écrivez que Dieu vous a accordé le mérite et le succès d’étudier à la Yechiva Torat Emeth, fondée et dirigée par nos saints maîtres. Puisse Dieu faire que vous profitiez pleinement de votre sort, en y étudiant avec ardeur et constance, en influençant vos amis pour qu’ils intègrent cette Yechiva et y étudient de la même façon. Vous vous consacrerez également à la diffusion des sources. Sans doute le faites-vous déjà, après vous être concerté avec la direction de la Yechiva et avoir reçu son accord, de sorte que son organisation n’en soit pas dérangée. La réussite se multipliera, en la matière.

Vous me demandez un conseil pour la tristesse. Vous consulterez le saint Tanya, aux références indiquées dans l’index qui se trouve à la fin du livre. Vous parlez également de vos angoisses. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin. Vous étudierez également par cœur le chapitre 41 du saint Tanya, depuis le début jusqu’à “ le Roi ”, à la page suivante. Vous répéterez ce texte, par la pensée ou bien oralement. Vous me demandez comment concentrer vos pensées. Le moyen d’y parvenir est d’étudier dans le texte, de prier avec un Sidour. Et, même si vous apprenez par cœur ou bien si vous méditez, le livre sera, néanmoins, ouvert devant vous, à la page qui fait l’objet de votre étude. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°6482

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6482, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Elloul 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Elloul, dans laquelle vous me dites que vous n’éprouvez pas d’attirance pour l’étude. Vous sollicitez ma bénédiction. Or, notre sainte Torah dit qu’un Juif a toujours le désir d’accomplir les Mitsvot de Dieu. Combien plus est-ce le cas pour l’étude de la Torah qui surpasse tous les autres Préceptes.

Mais, le mauvais penchant combat ce désir. En pareil cas, il vous appartient donc de lutter contre ce mauvais penchant. Pour cela, il faut renforcer votre engagement à la Torah et aux Mitsvot. De cette façon, l’étude sera fructueuse, de même que l’action qui en découlera. Tout ajout en ce sens multipliera les bénédictions de Dieu pour vos parents, puisque vous en sollicitez une pour eux. Comme je l’ai dit, tout cela dépend de votre volonté. Vous gardez sûrement les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6483

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6483, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Elloul 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre action pour diffuser les sources en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. J’espère qu’à quelqu’un comme vous, il est inutile de commenter longuement le verset : “ C’est Dieu qui prépare les pas de l’homme et Il agrée sa voie ”. Selon une explication, cette voie est celle dont il question dans le verset : “ Ils garderont la voie de Dieu en effectuant la justice et la droiture ”. Et, il est bien question ici d’agréer cette voie, grâce à la dimension profonde de la volonté.

Tout dépend donc de la dimension profonde, celle de l’âme et celle de la Torah, surtout en ces jours, lorsque : “ J’ai demandé une chose à Dieu… Recherchez Ma face… Eternel, je rechercherai Ta face ”. Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, vous assumiez cette fonction avec tout l’enthousiasme nécessaire, afin de compléter tout ce qui n’a pas encore été réalisé jusqu’à maintenant. En effet, l’atmosphère d’Erets Israël vient en aide, de même que le caractère propice de ces jours. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

N. B. : Pour que la diffusion à l’extérieur soit plus efficace, il serait bon que vous contactiez les jeunes de l’association ‘Habad. Vous leur direz que vous être prêt à vous rendre dans les endroits où cela est nécessaire.

Lettre n°6484

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6484, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Elloul 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 11 Elloul, mois de la miséricorde, dans laquelle vous me signifiez votre désir de transférer le corps de votre père, qu’il repose en paix, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. En effet, celui-ci a été enterré à cette condition et il se trouve dans un cercueil prévu pour ce transfert. Toutefois, plusieurs membres de la famille pensent qu’une telle initiative n’est pas judicieuse du tout, car ils ne pourront plus se rendre auprès de sa tombe, lors de l’anniversaire de son décès. De façon générale, de telles questions doivent être soumises à un Rav, tranchant la Hala’ha, qui se trouve sur place et pourra écouter les argumentations des deux parties. Vous vous conformerez donc à son avis, mais, bien entendu, il faudra lui souligner que cette condition a été fixée lors de l’enterrement et, point encore plus important, que son corps a été placé dans un cercueil conçu pour ce transfert, ce qui veut dire qu’un changement a été alors introduit lequel, très vraisemblablement, retarde la putréfaction. Tout ceci posera donc problème si le transfert n’est pas fait. De même, je dois dire que des objections comme celles de ces membres de la famille sont fréquemment soulevées quand des défunts sont transférés en Terre Sainte. En effet, ces personnes restent là où elles se trouvaient au préalable, ce qui les conduit à remettre en cause le transfert.

Vous concluez votre lettre en disant que vous travaillez dans un cabinet de comptabilité. Or, vous souhaitez enseigner aux enfants et il est clair qu’il ne suffit pas de le vouloir, car la décision finale dépend également d’autres personnes. Lorsque ce que l’élève reçoit est insuffisant, peu importe quelle était l’intention de l’enseignant. L’aspect positif de l’enseignement est, bien sûr, ce qui compte, comme le disent nos Sages, dans le Sifri, à propos du verset Tétsé 24, 19, soulignant que celui qui perd une pièce, laquelle a ensuite été trouvée par un pauvre, s’est effectivement acquitté de la Mitsva de la Tsédaka. Or, de façon générale, celui qui a perdu une pièce se lamente, du fait de cette perte. Vous comprenez bien l’enseignement que l’on peut en tirer.

Vous me dites que de nombreuses connaissances vous manquent encore. Néanmoins, chaque homme en manque, y compris celui qui est parvenu au sommet de la connaissance, car selon l’expression des commentateurs, par exemple les Ikarim, chapitre 2, paragraphe 30 : “ Le sommet de la connaissance est de ne pas savoir ”. On peut observer concrètement qu’il en est ainsi non seulement pour la connaissance de Dieu et tout ce qui lui est liée, mais aussi pour les sciences profanes. De nos jours, précisément, on sait que le domaine qui n’est pas connu est plus important que celui qui est connu. En tout état de cause, il serait bon, dans votre lieu de travail, d’organiser un groupe auquel vous dispenserez un enseignement sacré. Bien entendu, l’étude conduira à l’action, ainsi qu’il est dit : “ craindre Dieu et respecter Ses Mitsvot est toute la finalité de l’homme ”. Avec ma bénédiction pour donner des bonnes nouvelles, afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année, de même que tous les membres de votre famille, auxquels Dieu accordera longue vie,

Lettre n°6485

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6485, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Elloul 5718,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’école basée sur les valeurs sacrées

Ohaleï Torah, de Brooklyn, New York, à leur tête, au

Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Mi’haël(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, que vous aviez conclu l’acquisition du bâtiment, lequel a été mis à votre disposition, en ce jour. Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux, fructueux en tout ce qui concerne l’école, en particulier pour l’éducation des élèves, conformément à la volonté et à l’intention de nos maîtres et chefs, dont le mérite nous protégera. Et, que celle-ci se développe, quantitativement et qualitativement, selon les termes du verset : “ Et, tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”, jusqu’à être “ un héritage sans limite ”, car, comme le précise le verset : “ La bouche de Dieu parle ”(2).

Les jours d’Elloul, mois de la miséricorde, sont propices pour tout cela, en particulier la date lumineuse du 18 Elloul, celle de la naissance des deux grands luminaires, le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken. Comme on le sait, tous deux firent don d’eux-mêmes pour l’éducation des enfants juifs. Et, les jours qui précèdent et qui suivent cette date ont également son caractère propice. En avoir conscience délivre un enseignement et insuffle une force à tous ceux qui suivent leur voie, qui le font d’ores et déjà ou, tout au moins, qui le feront à l’avenir et connaîtront la réussite en cette mission sacrée, celle de l’éducation basée sur les valeurs sacrées de notre Torah, Torah intègre, partie révélée de la Torah et enseignement de la ‘Hassidout à la fois, destinée à former des élèves, une descendance bénie de Dieu, de laquelle on pourra dire, à juste titre : “ Voyez les fruits de notre action ”.

Grande est la récompense de tous ceux qui se consacrent à cela, comme on peut le déduire des propos de mon beau-père, le Rabbi, au nom du Baal Chem Tov, selon lesquels le Saint béni soit-Il aime chaque Juif et chaque Juive bien plus que des parents âgés aiment leur fils unique, né alors qu’ils avaient déjà un âge avancé. On peut en conclure la satisfaction qui est causée à Dieu, grâce à cette bonne éducation, conforme à Sa Volonté. En vous adressant ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, je conclus en vous souhaitant la réussite et que chacun d’entre vous, avec les membres de sa famille, qui auront une longue vie, soit inscrit et scellé pour une bonne année, matériellement et spirituellement.

M. Schneerson,

N. B. : Je vous joins un chèque personnel, à titre de participation à l’acquisition de ce bâtiment, en un moment bon et fructueux.

Notes

(1) Le Rav M.Teltelbaum, de New York. (2) Une même lettre fut adressée à plusieurs écoles.

Lettre n°6486

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6486, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Elloul 5718,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 26/8, dans laquelle vous me décrivez votre état de santé et celui de votre mari. En un moment propice, vos noms seront mentionnés près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que votre état de santé s’améliore. Bien entendu, tout ajout, de votre part, à la Torah et aux Mitsvot multipliera les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins.

Il serait bon de faire vérifier les Tefillin de votre mari, de même que les Mezouzot de votre maison, afin qu’elles soient toutes cachères, conformément à la Hala’ha. Et, vous garderez l’usage des femmes juives vertueuses, qui consiste à prélever de la Tsédaka avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.

Pour ce qui vous concerne personnellement, il semble que vos douleurs soient la conséquence de vos pensées et de vos tracas. Si vous raffermissez votre confiance en Dieu, Créateur du monde, Qui accorde Sa providence à chacun, il est certain que vous vous sentirez mieux. Il serait bon que vous connaissiez par cœur le Psaume 23, le cas échéant dans sa traduction française, selon ce qui vous sera le plus aisé. De temps à autre, vous le réciterez et Dieu vous accordera la réussite. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, afin d’être inscrite et scellée pour une bonne année,

N. B. : Mon secrétariat ne rédige pas en français. C’est la raison pour laquelle ma réponse est dans la Langue sacrée. Pour autant, vous pouvez continuer à m’écrire en français, car je lis cette langue.

Lettre n°6487

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6487, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Elloul 5718,

Brooklyn,

A madame Elishéva(1),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 15 Elloul, dans laquelle vous me dites que vous dirigez le jardin d’enfants ‘Habad de Lod, lequel est intégré au réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. En un moment propice, je mentionnerai votre nom et ceux des enfants de cette école près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous ayez une considérable réussite, en tout ce qui concerne ce jardin d’enfants portant son nom. Nos Sages disent que le nom est important. Son mérite(2) protégera donc, à n’en pas douter, les enfants de l’école, la jardinière d’enfants et les dirigeants, en ce qui concerne cette institution comme en leurs préoccupations particulières.

L’importance de la récompense peut être déduit de l’immense satisfaction qui est ainsi causée à Dieu. Comme le dit mon beau-père, le Rabbi, au nom du Baal Chem Tov, le Saint béni soit-Il aime chaque Juif et chaque Juive bien plus que des parents âgés aiment leur fils unique, né alors qu’ils avaient déjà un âge avancé(3). Avec ma bénédiction de réussite et pour que chacun, avec tous les membres de sa famille, qu’ils soient en bonne santé, soit inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Mme E. Becher, de Péta’h Tikva. (2) Celui du précédent Rabbi. (3) Voir la lettre n°6485.

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