Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°643
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°643, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tamouz 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres du 8 Sivan et du lundi de la Parchat Beaalote’ha, avec retard, du fait de mes nombreuses occupations et de la nécessité de préparer le 12-13 Tamouz.
Dans les cercles que vous fréquentez, vous pouvez parfaitement mener à bien, avec l’aide de Dieu, la mission pour laquelle la divine Providence vous a conduit en ce lieu.
Pour cela, il ne faut pas vous décourager en considérant que le nombre de personnes sur lesquelles vous exercez une influence positive est bien modeste et que, même sur celles-ci, cet effet positif n’est pas à la mesure de vos attentes.
Si l’on envisage la dimension quantitative, on doit garder présent à l’esprit que chaque individu est, à lui seul, un monde entier. Et, il est justifié que le monde entier se consacre au salut, physique et a fortiori moral, d’un seul Juif.
De plus, celui qui reçoit une influence positive n’en est pas le seul bénéficiaire. Lui-même, en effet, exercera à son tour, de manière directe ou indirecte, une bonne influence sur d’autres personnes, plus ou moins proches de lui. Tout comme un membre fait partie du corps, qui ne constitue qu’une seule et même entité, un individu est partie intégrante de la collectivité.
Apporter la vitalité morale à un individu permet donc de raffermir la situation de toute la communauté, dans son ensemble.
Si l’on envisage la dimension qualitative, on aura des difficultés à se représenter le service considérable que l’on rend à quelqu’un en lui venant en aide, en lui apportant ne serait-ce qu’un peu d’élévation.
D’une part, il est impossible d’évaluer ce qu’est une faute de moins, que l’on ne commet pas, ou une Mitsva de plus. En outre, la faute en aurait entraîné une autre, alors que la Mitsva en attire une autre. Par ailleurs, chaque Mitsva rend plus apte à une juste compréhension et à son application concrète.
Un Juif se couvrira la tête, un autre portera les Tefilin, un troisième mettra des Tsitsit, un quatrième sera conduit à aimer son prochain et à avoir de bons sentiments, un cinquième respectera les règles de la pureté familiale, un sixième conduira ses enfants à étudier la Torah.
Par ailleurs, vous rencontrez sûrement des personnes à qui Dieu a accordé l’opulence matérielle et qui sont donc susceptibles d’aider financièrement le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et le Ma’hané Israël, que mon beau-père, le Rabbi, a fondés et auxquels il a assigné l’objectif ambitieux de ramener vers le Judaïsme tous ceux qui se sont égarés ou sont affaiblis, en particulier les jeunes.
En permettant, par exemple, au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et à Ma’hané Israël d’éditer et de diffuser le plus grand nombre de publications, en différentes langues, on prend effectivement part à une immense entreprise de salut, que le donateur n’aurait pas pu prendre en charge, à titre personnel. Bien évidemment, le mérite qui en découle lui permet d’accepter plus aisément l’influence morale dont il a besoin.
Il est difficile de faire l’inventaire, dans le cadre limité d’une lettre, de toutes les possibilités, qui s’offrent à vous, d’exercer une action positive. Mais, il importe, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, de parler moins et d’agir plus.
Tout ce qui vient d’être dit concerne votre relation avec les autres. Mais, vous devez également agir sur votre propre personne. C’est là que le mauvais penchant se dresse avec le plus de force, mais nous parlerons de cela une autre fois(2).
J’ai écrit à monsieur Harry Kats, comme vous me l’avez demandé.
J’attends de vos bonnes nouvelles,
Rav Mena’hem Schneerson,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 12 Tamouz.
Notes
(1) Rav Barou’h Levitin. Voir, à son propos, la lettre n°475. (2) Voir la lettre n°669.
Lettre n°644
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°644, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tamouz 5710,
Au ‘Hassid qui craint Dieu et s’acquitte fidèlement
de sa mission, le Rav...,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été heureux de vous rencontrer, après une aussi longue interruption. Cette rencontre m’a été agréable, de différents points de vue. D’une part, je vous ai vu parmi les ‘Hassidim. C’était, en outre, l’anniversaire de la naissance de mon beau-père, le Rabbi et aussi le jour de sa libération(1), qui est également la nôtre. Plus encore, nous nous sommes retrouvés près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, où se révèlent les plus hautes bénédictions.
J’ai également été satisfait de voir que vous conduisez des ‘Hassidim Cohanim(2) vers le tombeau. Il est clair qu’en recherchant le mérite des autres, vous acquerrez vous-même un grand mérite. Votre attachement à mon beau-père, le Rabbi, est le canal par lequel vous recevrez la bénédiction et la réussite.
J’émets le souhait qu’il ne se passe pas un jour sans que vous n’étudiez la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. A mon avis, vous devriez vous engager, sans en faire le voeu, au moins jusqu’au premier anniversaire du décès, c'est-à-dire le 10 Chevat 5711, à lire chaque jour le Psaume 71(3) et, en outre, à étudier, chaque Chabbat et chaque jour de fête, un enseignement de mon beau-père, le Rabbi, ses discours, ses fascicules et ses causeries.
Le visage se reflète dans l’eau tel qu’il est réellement et, en vous attachant comme il convient à mon beau-père, le Rabbi, vous recevrez toutes ses bénédictions pour connaître la réussite matérielle et spirituelle.
Vous voudrez bien, à la meilleure occasion, saluer votre frère pour moi.
En vous souhaitant tout le bien,
Rav Mena’hem Schneerson,
Je vous joins le fascicule édité pour le jour de l’anniversaire de mon beau-père, le Rabbi et je vous adresse, par colis séparé, un Sefer Hasi’hot et un Séfer Hamaamarim.
Notes
(1) C'est-à-dire le 12 Tamouz. (2) En participant à dresser une barrière entre ces Cohanim et les tombes. (3) Qui correspond au nombre des années du précédent Rabbi. Voir, à ce propos, les lettres n°649, 650, 652, 657, 660, 667, 670, 688, 696, 716, 738, 747 et 748.
Lettre n°645
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°645, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tamouz 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav T.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre en son temps et ma réponse a été retardée du fait du 12 Tamouz. Ce jour-là, je me suis rendu près du tombeau et j’ai mentionné votre nom, pour que tous vos besoins soient satisfaits.
Vous souhaitez trouver un bon professeur pour votre Talmud Torah(2). On a pu constaté, pendant toute la période qui s’est écoulée depuis le décès, que mon beau-père, le Rabbi, confère la réussite à tous ceux qui se tiennent à leur poste et mènent à bien la mission qui leur est confiée. Un simple effort est nécessaire de leur part pour que la réussite soit considérable. A n’en pas douter, il en sera de même, sur ce point et vous me donnerez de bonnes nouvelles.
Vous me demandez si vous devez déménager et acheter une maison. Puisque vous pensez être ici pendant quelques semaines encore, ne faites rien pour l’instant et, lorsque nous nous rencontrerons, nous évoquerons ce sujet.
Que Dieu vous confère la réussite et accomplisse pleinement toutes les bénédictions que vous a accordées mon beau-père, le Rabbi, de même qu’aux membres de votre famille.
En vous souhaitant tout le bien et en bénissant les vôtres,
Rav Mena’hem Schneerson,
Je viens de recevoir votre lettre du 20 Tamouz. S’il est impossible de rester dans l’appartement qui se trouve dans le même bâtiment que la synagogue et si la maison que l’on vous propose ne coûte pas plus de dix milles(3), vous l’achèterez, en un moment bon et fructueux.
Vous me ferez connaître la date d’acquisition, qui devra être antérieure au mois de Mena’hem Av.
Notes
(1) Le Rav Tsvi Shusterman. (2) Qui se trouvait à Chicago. (3) Dollars.
Lettre n°646
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°646, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tamouz 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre et je vous remercie des nouvelles que vous m’avez transmises.
Puisque vous vous trouvez à la campagne, avec votre famille, puisse Dieu faire que ce séjour ait un apport positif, vous donne la santé et la force physiques. Mon beau-père, le Rabbi, disait, au nom de son père, le Rabbi(2): Comme est précieux le corps juif, pour lequel tant de Torah a été déversée!(3).
Vous consulterez le Rambam, lois des opinions, chapitre 4, qui dit: Avoir un corps saint et fort fait partie des voies de Dieu.
Mais, l’on peut aussi déduire de tout cela à quel point il importe que l’âme soit en bonne santé. Et, si l’on doit s’en préoccuper tout au long de l’année, combien plus faut-il le faire alors que l’on renforce sa santé physique, afin que la force du corps ne soit pas la faiblesse de l’âme, ce qu’à Dieu ne plaise, selon l’expression du Zohar, tome 1, page 180b. Vous consulterez également ce que dit le traité Chabbat 147b de l’eau de Dyomses(4).
Mon but n’est pas de développer un commentaire, mais bien de vous souligner la métamorphose qui est nécessaire, en pareille situation. Les jours de renforcement du corps doivent, en effet, être consacrés également à raffermir l’âme, en adoptant une étude de la Torah spécifique à cette période de vacances, en cherchant à encourager les autres personnes qui viennent se reposer dans le même endroit que vous ou à proximité, à étudier la Torah, à prier avec ferveur et à faire de bonnes actions, chacune selon son niveau.
Parfois, il est même bon de leur expliquer que nul n’a connaissance des secrets de la divine Providence et peut-être vous êtes-vous tous réunis en ce lieu uniquement pour ajouter quelques pierres précieuses à la couronne du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il.
Mon beau-père, le Rabbi, a effectivement donné l’assurance qu’un effort ne resterait jamais vain.
Il est fidèle dans ses promesses et l’on peut lui faire confiance.
En vous souhaitant de passer l’été en bonne santé physique et morale et en saluant tous les vôtres,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes, quelques fois datée du 21 Tamouz et, les autres fois, du 4 Mena’hem Av. (2) Rachab. (3) Voir les lettres n°605 et 697. (4) Dans laquelle il était si agréable de se baigner que ceux qui le faisaient oubliaient la Torah qu’ils avaient apprises.
Lettre n°647
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°647, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tamouz 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu
et se consacre fidèlement aux besoins
communautaires, le Rav Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je voudrais vous exprimer mes voeux de bon Mazal pour la bonne résolution adoptée par le Young Israël, celle d’apporter son concours au salut des enfants en Terre Sainte. A n’en pas douter, il y a là, pour une large part, le résultat de votre action et Dieu vous accordera une double récompense. Bien plus, on sait que la rétribution de la Mitsva est la Mitsva elle-même.
Mais l’essentiel manque encore, qui est l’action concrète et non uniquement l’intention orale.
Vous trouverez ci-joint la copie d’une lettre que j’ai écrite, à ce propos(2). Etant sur place, vous vous efforcerez, pour votre part, d’activer l’action, dans toute la mesure du possible.
Je conclus en vous souhaitant tout le bien et une grande réussite dans vos accomplissements,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yaakov Gripel. (2) Il s’agit de la lettre n°634.
Lettre n°648
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°648, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tamouz 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
émissaire des sages, le Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 13 Tamouz et, avant même qu’elle me parvienne, je vous avais déjà envoyé le fascicule édité à l’occasion de la fête de la libération, à votre adresse, à... Celui-ci vous est sans doute parvenu, là où vous vous trouvez maintenant.
Auparavant, j’avais reçu votre demande de bénédiction et elle a été lue, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, le 12 Tamouz, puis dans son bureau, où il recevait et accordait des bénédictions. Il est donc certain qu’il vous a accordé ses bénédictions et le Saint béni soit-Il les exaucera pleinement. De temps à autres, vous me donnerez de bonnes nouvelles de l’état de santé de votre épouse, du fait qu’elle se conforme aux instructions des médecins, adopte le régime alimentaire qu’ils lui ont prescrit.
Vous me demandez si une femme peut sortir dans la rue avec uniquement une perruque, sans chapeau. Sans aborder la question proprement dite, je ne vois pas pourquoi il faut envisager une telle modification au milieu de sa grossesse. Actuellement, il importe uniquement que celle-ci se passe bien, sans douleur, que la naissance intervienne en son temps et que l’enfant soit en bonne santé. C’est ensuite seulement que vous poserez cette question.
En vous souhaitant tout le bien et en saluant toute votre communauté,
Rav Mena’hem Schneerson,
Lettre n°649
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°649, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tamouz 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre, avec votre demande de bénédiction. Comme vous le souhaitiez, je l’ai lue près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, puis dans son bureau où il recevait et accordait des bénédictions.
Le Juste bénit et le Saint béni soit-Il exauce pleinement ses bénédictions, car il se trouve dans ce monde, plus que de son vivant.
J’espère(2) qu’il est inutile de préciser et d’éclaircir la nécessité de s’attacher au chef, mon beau-père, le Rabbi, en étudiant son enseignement et en adoptant les pratiques qu’il nous a enseignées.
Vous avez sans doute fixé un temps pour étudier son enseignement, exprimé dans ses discours, ses causeries, ses lettres. Il est bon que cette étude soit collective, afin que l’un vienne en aide à l’autre et le renforce.
Bien évidemment(3), ceci ne dispense nullement des études qui s’imposent à tous(4), en particulier celles, quotidiennes, qui concernent chacun, le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi, les Tehilim selon leur répartition mensuelle et le Tanya, tel qu’il a été réparti, pour chaque jour de l’année, par mon beau-père, le Rabbi.
En vous souhaitant tout le bien,
M. Schneerson,
Vous avez sans doute reçu la réponse à votre télégramme.
*
*
*
Sans en faire le voeu, je ferai mention de vos noms et de celui de votre tante, dans le bureau et près du tombeau, pour la satisfaction de tous vos besoins, comme vous me le demandez dans votre lettre.
Vous lisez sûrement, chaque jour, sans en faire le voeu, le Psaume du Rabbi, qui est actuellement le Psaume 71. Vous le ferez au moins jusqu’au 10 Chevat 5711. Vous consulterez le paragraphe 11 de la causerie qui figure dans le fascicule édité pour le 12 Tamouz 5710.
En vous souhaitant tout le bien et avec mes voeux de Mazal Tov pour la circoncision de votre fils. Vous l’éduquerez, avec vos autres enfants, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes, à des dates différentes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Voir les lettres n°624 et 706. (3) Voir les lettres n°706 et 708. (4) Celles-ci avaient été diffusées par le Hayom Yom. Voir les lettres n°561, 606, 608 et 627.
Lettre n°650
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°650, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 25 Tamouz 5710,
Au jeune homme, ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre courrier.
Puisse Dieu faire que vous soyez un digne réceptacle pour toutes les bénédictions, matérielles et spirituelles, que vous a accordées mon beau-père, le Rabbi et qui se réaliseront pleinement.
Vous avez sûrement consulté ce que dit le Hayom Yom, à la date du 11 Nissan, à propos de l’anniversaire.
Vous atteignez votre vingtième année et c’est alors l’Attribut de découverte intellectuelle qui se révèle, comme l’explique le Likouteï Torah Bamidbar, au discours intitulé "dès vingt ans". Il serait donc bon que vous commenciez à porter les Tefilin de Rabbénou Tam, sans en faire le voeu(1).
Sans en faire le voeu également, vous lirez, chaque jour , le Psaume du Rabbi, qui est actuellement le Psaume 71(2).
Je conclus en vous accordant ma bénédiction,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°632. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°644.
Lettre n°651
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°651, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tamouz 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav ...
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre.
Je vous remercie de m’avoir adressé un extrait de votre article. Vous me demandez s’il doit être modifié.
A mon avis, deux points, au moins, doivent l’être:
A) On reconnaît, dans votre manière de rédiger, de grandes précautions pour qu’il n’apparaisse pas à l’évidence que vous êtes un ‘Hassid Loubavitch. Il est dommage que vous ayez fait porter vos efforts sur ce point. Tout d’abord, le temps est révolu où l’on subissait des difficultés parce que l’on était un ‘Hassid. Désormais, le contraire est vrai. De plus, vous êtes déjà connu comme un ‘Hassid ‘Habad. Cacher ce fait est donc inutile, c’est même l’attitude contraire que vous devez adopter.
B) Mon beau-père, le Rabbi, conçoit le plus grand plaisir en voyant que ses actions se poursuivent et se développent. Chaque article, chaque information donnée par un bon ami doit donc indiquer au lecteur que son oeuvre se maintient et s’étend. On ne peut nullement se contenter d’une oraison funèbre.
Sans doute votre mère va-t-elle mieux. Son état continuera à s’améliorer et vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles, en la matière.
Je conclus en exprimant le souhait et la bénédiction que vous et chaque membre de votre famille passiez l’été en bonne santé et dans le calme, en tout point, dans chaque endroit où vous vous trouverez.
Rav Mena’hem Schneerson,
Lettre n°652
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°652, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tamouz 5710,
Au jeune homme, ...(1),
Je te salue et te bénis,
Ton père m’a écrit que tu es devenu Bar Mitsva, le 11 Tamouz et il sollicite ma bénédiction. Je t’exprime donc mes souhaits, conformes à ceux de mon beau-père, le Rabbi, pour que tu craignes Dieu, sois un ‘Hassid et un érudit de la Torah, que tes parents conçoivent beaucoup de satisfaction, une satisfaction ‘hassidique, de toi et de leurs autres enfants, dans l’opulence.
Mon beau-père, le Rabbi, a raconté que les discours ‘hassidiques prononcés par nos maîtres, à l’occasion de leur Bar Mitsva, étaient introduits par le verset faisons l’homme(2). Mais, lorsque ce discours était reproduit, on en supprimait parfois l’introduction.
Il en résulte qu’un Bar Mitsva doit être un homme, Adam, au plein sens du terme. De fait, ce qualificatif est le plus élevé parmi les quatre qui désignent le genre humain, Adam, Ich, Guéver, Enoch, comme l’explique le Hayom Yom, à la date du 4 Elloul 5703 et le second chapitre du discours ‘hassidique intitulé Et Amalek vint, de 5709(3), qui figure dans le fascicule n°62.
Il faut donc immédiatement faire des efforts en ce sens et ne pas s’en remettre à plus tard. En agissant de la sorte, on reçoit les forces morales nécessaires et l’on devient effectivement un homme, Adam, comme le dit le Séfer Hatoldot(4), à la page 64.
Tu as sans doute récité un discours ‘hassidique, au jour de ta Bar Mitsva et tu liras, chaque jour, le Psaume du Rabbi, qui est actuellement le Psaume 71(5). Tu le feras, sans en faire le voeu, au moins jusqu’à Roch Hachana 5711.
Je conclus en t’accordant ma bénédiction,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Une même lettre a été adressée à plusieurs garçons atteignant leur Bar Mitsva. Celle-ci, identique aux autres, est donnée à titre d’exemple. (2) A Notre image et à Notre ressemblance. (3) 1949, du précédent Rabbi. (4) Du Rabbi Maharach, rédigé par le Rabbi et paru aux éditions Kehot en 5707-1947. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°644.
Lettre n°653
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°653, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Roch ‘Hodech
Mena’hem Av 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav N.N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres du 10 et du 24 Tamouz, avec les listes d’élèves(2), ce qui concerne le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et la demande de bénédiction. Votre seconde lettre m’est parvenue le jeudi et, me trouvant près du tombeau, j’ai lu la demande de bénédiction et les listes.
De même, je viens de recevoir votre télégramme concernant votre fils et je l’ai lu dans le bureau du Rabbi, où il recevait et accordait ses bénédictions. Il est clair que le Juste, mon beau-père, le Rabbi, bénit et que le Saint béni soit-Il exauce pleinement ses bénédictions, pour chacun et chacune, selon ses besoins.
Vous ne manquerez pas de m’annoncer de bonnes nouvelles, concernant l’état de santé de votre fille et de votre fils, qui iront en s’améliorant.
Le colis pour Kozliner lui a été envoyé.
J’ai été heureux d’apprendre que les dispositions concernant le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et le Ma’hané Israël(3) ont déjà été suivies d’effet. Le chapitre 21 d’Igueret Hakodech explique, en effet, l’importance de l’empressement. Néanmoins, vous voudrez bien diffuser les deux conditions qui sont fixées, à ce sujet: 1. Ceci ne doit en aucune façon avoir pour conséquence une diminution du Maamad(4), puisqu’il semble que les mêmes personnes s’occupent de l’un et de l’autre. 2. Il ne devra pas en résulter, pour ces personnes, des responsabilités trop lourdes.
Vous évoquez le succès de votre mission, qui est liée à la Volonté de Dieu. Le succès est inhérent à cette mission, comme le dit le Zohar, tome 3, page 98a, dans un passage que nous lisons durant la nuit de Chavouot(5): Celui qui forge un joyau et le fait briller s’en orne lui-même. C’est bien ainsi que l’on peut définir votre action envers vos élèves, ainsi qu’il est dit Israël est un jeune homme et Je l’aime.
Bien plus, mon beau-père, le Rabbi, vous tient par la main et il vous conduit. Il faut donc uniquement se préserver d’introduire toute volonté personnelle. Vous consulterez, à ce propos, le Likouteï Torah Chir Hachirim, au second discours intitulé sortez et voyez, chapitre 4, qui dit que celui qui est parvenu à mettre en pratique l’Injonction fais que ta volonté soit la Sienne n’en est pas pour autant dispensé d’accomplir supprime ta volonté(6).
En saluant toute votre communauté,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov. Voir, à son propos, la lettre n°440. (2) De la Yechiva Loubavitch de Brunoy, France. (3) Voir la lettre n°633. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°513, 520, 548, 557, 566, 575, 577, 598 et 608. (5) Qui figure dans le Tikoun. (6) Devant la sienne.
Lettre n°654
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°654, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mena’hem Av 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, ...
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 6 Tamouz que j’ai reçu avec un peu de retard.
Vous avez sans doute un temps fixé pour étudier à la fois la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Vous participez sûrement aux études publiques et je suis surpris que vous n’en disiez pas un mot. Si vous aviez évoqué ce sujet, il y aurait eu, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, qu’il cite au nom de l’Admour Haémtsahi(1), deux âmes divines liguées contre une âme animale. La logique indique que le rapport de force vous serait alors favorable. Or, vous n’abordez pas ce sujet et vous m’interrogez uniquement à propos d’un point auquel fait référence le chapitre 22 d’Igueret Hakodech(2). Comment cela est-il possible?
Vous m’écrivez que vous êtes seul. Or, l’Admour Hazaken explique longuement et clairement que le Juste se trouve dans ce monde matériel, plus que de son vivant. Il faut donc suivre la voie qu’il nous a indiquée, renforcer son attachement à lui.
C’est ainsi que vous ne serez plus seul, que vous vous déferez de l’amertume dont vous parlez, car vous serez un réceptacle pour recevoir les bénédictions que mon beau-père, le Rabbi, vous a accordées et que Dieu accomplira pleinement.
Je conclus en vous donnant ma bénédiction,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°383. (2) Qui dit: L’un des livres des Sages d’Israël, des premières ou des dernières générations, fait-il référence à un tel usage, à une telle manière d’agir, au fait de solliciter un conseil matériel, portant sur la manière d’agir dans ce monde physique?.
Lettre n°655
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°655, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mena’hem Av 5710,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.C. Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu, en son temps, votre lettre, avec ce qui y était joint. Je l’ai lue, jeudi dernier, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, qui a sûrement béni chacun et chacune d’entre vous, dans tous vos besoins, selon votre situation. Dieu exaucera pleinement ses bénédictions, matérielles et spirituelles;
Vous émettez le souhait d’être de bons réceptacles pour que la volonté du Rabbi s’accomplisse par votre intermédiaire.
L’amertume et les doutes sont inutiles, en la matière, car ceux-ci sont des instruments du mauvais penchant.
Il a déjà été expliqué ici, lors d’une réunion ‘hassidique, que Dieu créa le monde parce qu’il est dans la nature de Celui Qui est bon de faire le bien. Je fais ici allusion à la création en son sens le plus général, à tout l’enchaînement des mondes. Et, la raison d’être de la création apparaît clairement en son sein.
Voici pour ce qui est de la création intrinsèque. Mais, l’effort de l’homme peut lui ajouter une dimension nouvelle. Or, toutes les influences célestes passent par le chef de la génération, qui en est la tête, c'est-à-dire mon beau-père, le Rabbi.
Le Rabbi a raconté ceci, lors d’une causerie, à Sim’hat Torah 5693(2): Je me suis engagé, sans en faire le voeu, à faire tout ce que mon père(3) m’a demandé, en 5680(3), à la condition que cela se passe avec bonté et miséricorde. Mais, ma bonté me coûte cher. Il ne faut pas vexer, ni écarter.
En prenant conscience de tout cela, nous devons servir Dieu avec joie, avec la certitude absolue que Dieu aura pitié de nous et qu’Il nous viendra en aide(5), qu’Il nous accordera une grande sanctification, à la condition que nous raffermissions notre attachement au Juste, car celui-ci est, désormais, encore plus présent dans ce monde de l’action.
Avec ma bénédiction à toute votre communauté,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Sérébrianski, d’Australie. Voir, à son propos, la lettre n°623. (2) 1932. (3) Le Rabbi Rachab. (4) 1920, année à laquelle le Rabbi Rachab quitta ce monde. Il demanda alors au précédent Rabbi de lui succéder. (5) Grâce à la bonté et la miséricorde que le précédent Rabbi a sollicité.
Lettre n°656
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°656, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mena’hem Av 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre.
Me trouvant, jeudi dernier, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’ai mentionné votre nom et celui des membres de votre famille.
Vous me demandez si vous devez vous parfaire dans la connaissance de l’abattage rituel. C’est, à mon avis, une très bonne initiative.
Vous me dites qu’aucun poste de Cho’het ne vous a été proposé.
Néanmoins, qui peut lire les pensées, qui a connaissance des forces cachées et qui peut pénétrer le Dessein divin? A la fin du chapitre 22 d’Igueret Hakodech, il est question de la manière d’assurer sa subsistance et du retour de la royauté à la maison de David. On peut en conclure qu’un parallèle est ainsi établi entre eux.
Vous vous arrangerez sans doute pour que ceci ne contredise pas ce que vous accomplissez par ailleurs.
Vous me demandez si l’on peut remettre une étude fixée pour collecter des fonds.
Vous ne précisez pas s’il s’agit d’une étude personnelle ou collective. Dans ce dernier cas, en effet, d’autres personnes s’en trouvent également affaiblies.
Néanmoins, il n’y a là, de façon générale, qu’une illusion, suggérée par le mauvais penchant, qui demande que cette étude soit remise. En tout état de cause, s’il est réellement nécessaire qu’il en soit ainsi, vous pourrez compléter votre étude pendant la nuit.
A n’en pas douter, les mots que mon beau-père, le Rabbi vous a écrits, à la fin de sa lettre, dans la semaine qui a précédé son décès, doivent être gravés dans votre esprit. Il vous bénissait pour connaître la réussite dans la mission que je vous confie, matériellement et spirituellement(2).
Assumez donc cette mission de toutes vos forces. Vous connaîtrez ainsi une réussite considérable. Il vous suffit de mettre en pratique ce que l’on attend de vous, joyeusement et en maintenant ouvert le canal qui vous rattache au Rabbi.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Vous trouverez ci-joint, en retour, les six lettres(3) que vous m’avez envoyées.
Notes
(1) Le Rav Yaakov Yossef Gurkov. (2) Ceci est une citation de la lettre du précédent Rabbi au Rav Gurkov. (3) Du précédent Rabbi, afin qu’elles puissent être reproduites et diffusées.
Lettre n°657
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°657, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mena’hem Av 5710,
Au Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav M.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en leur temps, vos deux lettres, les six pages de lois usuelles(2), la lettre du Rav R.I. H. Halévi et le Mekor ‘Haïm, que je dois vous restituer. Je vous remercie pour tout cela.
Concernant le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et le Ma’hané Israël(3), si votre action, dans ce domaine, peut diminuer celle qui concerne le Maamad(4), il est clair qu’il vaut mieux être prudent.
S’agissant du recueil de lois usuelles, il est, à mon avis, difficile d’adopter une position tranchée, pour déterminer ce qu’il convient d’y faire figurer. De fait, le contenu doit vraisemblablement varier en fonction de l’endroit où l’on se trouve. Pour autant, même si ce fascicule ne répond pas à ces critères, il peut avoir une utilité, dès lors qu’il empêche de commettre les interdictions qu’il expose et engage à mettre en pratique ce que l’on doit faire.
J’ai demandé au Rav H.M. A. Hadakov de le lire et de formuler des remarques, que vous trouverez ci-jointes.
A mon avis, les références doivent être placées en bas de page, afin de ne pas gêner le simple lecteur. A titre de proposition et à l’issue d’une réflexion sommaire, ce fascicule pourrait s’intituler recueil de lois, tome 1 ou bien indications utiles pour le quotidien, premier recueil.
Il y a quelques temps, l’une de mes connaissances m’a fait remarquer que les ‘Hassidim ne se préservent pas toujours de la médisance. Peut-être serait-il bon d’évoquer ce sujet, même brièvement, dans ce recueil.
Vous me dites que, n’ayant pas été satisfait, vous ne prendrez pas part à... Comment pouvez-vous mettre en parallèle ces deux éléments? Il y a, d’une part, une insatisfaction passagère et individuelle, d’autre part, comme vous le reconnaissez vous-même, ce qui peut causer du tort à un élève pendant plusieurs années, peut-être même pour toute sa vie, de même qu’à d’autres personnes encore. Je suis particulièrement surpris de votre attitude.
Concernant le jardin d’enfants, je me suis longuement entretenu ici avec des invités venus de Montréal. Ceux-ci vous ont sans doute transmis le contenu de notre discussion, dont voici la synthèse. Les ‘Hassidim de Loubavitch se distinguent de ceux de Hongrie, par le fait que ces derniers souhaitent se séparer des autres Juifs, ce qui n’a jamais été la conception de Loubavitch.
Bien évidemment, cela ne signifie pas qu’il faille être avec les autres, en tout ce qu’ils font. En fait, il s’agit plutôt d’entraîner les autres, même si cela a pour conséquence d’avancer à leur rythme. Lorsque les eaux supérieures ont été séparées des eaux inférieures, on a bien parlé de dispute(5). Dès lors, il était impossible d’écrire que c’était bien(6). Or, nos Sages, dans le Midrach Béréchit Rabba 4, 6, établissent clairement qu’il s’agissait d’une séparation réalisée pour la perfection du monde et pour qu’il soit habitable. La Torah elle-même porte témoignage qu’il en fut bien ainsi. Malgré cela, elle ne dit pas le mot bon.
Nos Sages disent, au traité Erouvin 32b, que le sage sait commettre une petite faute pour se préserver d’une grande. Vous consulterez aussi les Tossafot, à la même référence et le Sdeï ‘Hémed, principes, 6, 26. De fait, un ‘Hassid est celui qui sait se mettre en danger pour le bien de son prochain. Ce sujet pourrait être largement développé.
Je leur ai donc demandé que le ‘Héder fonctionne après les heures d’ouverture du jardin d’enfants(7). Et l’on en fera de même dans tous les autres domaines, de sorte que les enfants du Canada ne subissent pas la contrainte.
Je n’ai rien entendu de particulier à propos du Nichmat ‘Haïm. Son auteur possède un mérite particulier puisqu’il a renforcé la croyance en la réincarnation. Néanmoins, dans son livre, il mélange le blé et la paille, comme peut le vérifier celui qui le consulte.
Je possède le Likouteï Maharya’h, duquel j’ai appris quelques références et l’origine de certaines pratiques.
Il y a longtemps, une brochure présentant les lois de la pureté familiale en Yiddish a été publiée, me semble-t-il à Varsovie, par l’union rabbinique. Vous pourrez sans doute vous en procurer un exemplaire et le rééditer, en y introduisant quelques modifications, selon les conditions de l’endroit et les pratiques des ‘Hassidim de Hongrie.
En vous souhaitant tout le bien et une bonne santé à tous les membres de votre famille, dont vous voudrez bien me donner des nouvelles, de temps en temps,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Mena’hem Zeev Gringlass, de Montréal. Voir, à son propos, la lettre n°419. (2) Publié en 5711-1951, par les éditions Kehot, sous le titre recueil de lois, différent principes en relation directe avec l’action courante. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°633. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°513, 520, 548, 557, 566, 575, 577, 598, 608 et 653. (5) Le mot Ma’hloket signifie à la fois séparation et dispute. (6) C’est la raison pour laquelle le mot Tov, bon, n’est pas dit, au second jour de la création, lorsque cette séparation fut faite. (7) Plutôt que de le remplacer, ce qui aurait pour effet d’écarter les enfants que les parents ne souhaitent pas envoyer au ‘Héder.
Lettre n°658
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°658, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mena’hem Av 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, ...
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre et, comme vous me l’avez demandé, j’ai mentionné votre nom, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, pour que vous receviez les moyens de votre subsistance, là ou vous vous trouverez. Car, Dieu peut donner les moyens de vivre, également à Montréal.
Ayant été élève de la Yechiva Loubavitch, vous étudiez sûrement la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. De temps à autre, vous apprenez sans doute l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi.
Il serait également bon de lire chaque jour, sans en faire le voeu, jusqu’à Roch Hachana, le Psaume du Rabbi, c'est-à-dire le Psaume 71, afin de forger le réceptacle pour que les bénédictions qu’il vous a accordées s’accomplissent pleinement.
Avec ma bénédiction,
Rav Mena’hem Schneerson,
Lettre n°659
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°659, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mena’hem Av 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav S.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 21 Tamouz et, me trouvant près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’ai mentionné vos noms, pour la satisfaction des besoins de chacun.
Vous me parlez de votre déménagement, mais je ne vois pas pourquoi vous êtes si pressé.
Il serait bon de vous entretenir avec le Rav B.G.(2), à son retour du Maroc(3) et d’envisager la possibilité de vous rendre dans ce pays, pour y poursuivre la mission que vous a confiée mon beau-père, le Rabbi et pour laquelle il vous a donné des forces(4). Si cela n’est pas possible, vous étudierez le moyen de vous installer en Australie.
Dieu prépare les pas de l’homme. Il vous guidera donc et vous conduira vers l’endroit qui vous convient le mieux, ainsi qu’à votre famille, spirituellement et matériellement. Là, vous pourrez diffuser les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur et hâter ainsi notre délivrance, de même que celle de tout Israël. Alors, mon beau-père, le Rabbi, nous conduira tous, avec les membres de notre famille, la tête haute, en notre terre. Vous consulterez, à ce propos, le traité Sanhédrin 100b et le discours ‘hassidique intitulé et tu feras, du Chabbat Parchat ‘Hayé Sarah 5676(5).
Je conclus en vous bénissant et en vous saluant,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Saadya Liberov. Voir, à son propos, les lettres n°679 et 723. (2) Le Rav Binyamin Gorodetski, de Paris. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°620. (4) Celle de l’éducation des enfants. Voir, à ce propos, la lettre n°559. De fait, le Rav Liberov s’installa au Maroc. Voir, à ce propos, la lettre n°723. (5) 1915, du Rabbi Rachab.
Lettre n°660
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°660, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mena’hem Av 5710,
Au ‘Hassid, qui craint Dieu, ...
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sans doute reçu ma lettre du 6 Tamouz et j’espère que vous répondrez aux questions qui vous y étaient posées.
Votre fils m’a dit que, de temps à autre, votre fille ne se sent pas bien. Elle a sans doute consulté un médecin et se conforme à ses prescriptions. Elle allume des bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Jusqu’à son dix huitième anniversaire, elle placera, avant de le faire, trois pièces dans un tronc destiné à la charité de Rabbi Meïr Baal Haness(1). De même, il serait bon que vous lisiez, chaque jour, jusqu’à Roch Hachana, le Psaume 71(2).
Votre fils m’a également parlé de sa tante, qui n’est pas en bonne santé non plus. Il faut également lui transmettre qu’elle devra se conformer aux prescriptions d’un médecin spécialiste et donner trois pièces à la Tsédaka de Rabbi Meïr Baal Haness avant d’allumer les bougies. Au moins une fois par semaine, elle donnera également à manger à quelqu’un, un invité ou un pauvre.
La guérison vient de Dieu(3), mais elle peut être obtenue par un intermédiaire, en l’occurrence un médecin. Néanmoins, Il a indiqué que les meilleurs médicaments, pour un Juif, sont la Tsédaka, les bonnes actions et un Psaume.
J’espère apprendre que votre état de santé s’est amélioré et qu’il va de mieux en mieux.
Pour le Rav Mena’hem Schneerson,
son secrétaire,
Le Rav A.Kwint,
Notes
(1) Nom que porte le Collel ‘Habad de Jérusalem. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°644, dans laquelle le Rabbi demande de le faire jusqu’au 10 Chevat 5711. (3) Voir la lettre n°606.
Lettre n°661
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°661, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Mena’hem Av 5710,
Hilloula du Ari Zal,
Aux membres du comité pour le développement du
Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, de Ma’hané Israël, des
éditions Kehot, les ‘Hassidim, se consacrant aux besoins
communautaires et, point le plus important, attachés à
mon beau-père, le Rabbi,
Que Dieu vous accorde longue vie(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec satisfaction que vous avez créé un comité pour développer(2) le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, le Ma’hané Israël et les éditions Kehot. Vous avez sûrement déjà commencé votre action.
J’adresse donc ma bénédiction aux membres désignés de ce comité, qui se renforceront dans l’oeuvre de mon beau-père, le Rabbi, en trouvant les moyens financiers de raffermir et d’élargir ces institutions, afin de fortifier leur attachement à mon beau-père, le Rabbi.
Mon beau-père, le Rabbi, a porté la responsabilité de ces institutions, depuis leur fondation. Actuellement, l’obligation et le mérite de le faire reviennent à ceux qui sont attachés à lui. Ceux-ci doivent prendre leur part de cet héritage positif et sans limite qu’il nous a légué.
En méditant comme il convient à cette obligation et à ce mérite, votre détermination et vos possibilités s’en trouveront accrues. Alors, Dieu vous accordera la réussite.
Vous voudrez bien me communiquer les noms des membres du comité, si d’autres sont nommés, afin qu’ils soient mentionnés près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
En souhaitant tout le bien à votre communauté et en attendant de vos bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir également la lettre suivante. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°629.
Lettre n°662
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°662, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Mena’hem Av 5710,
Hilloula du Ari Zal,
Aux membres du comité pour le développement du
Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, de Ma’hané Israël, des
éditions Kehot, les ‘Hassidim, se consacrant aux besoins
communautaires et, point le plus important, attachés à
mon beau-père, le Rabbi,
Que Dieu vous accorde longue vie(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai pris connaissance de votre lettre avec plaisir et j’y ai lu les activités positives que vous avez menées pour renforcer le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, le Ma’hané Israël et les éditions Kehot. Comme pour tout ce qui a trait à la sainteté, vos actions et leurs conséquences iront sûrement en se développant, jusqu’à recevoir des dimensions considérables.
Vous consulterez, à ce propos, le discours ‘hassidique du 18 Elloul, intitulé Observe, au chapitre 8 et le Likouteï Torah, à la référence indiquée dans les notes de ce chapitre, qui distingue le pouvoir(2) de ton pouvoir(3).
Le temps ne me permet pas un long développement et je me contenterai de quelques lignes, qui seront suffisantes.
Il est différentes manières(4) de lier deux amis, un disciple à son maître, un ‘Hassid à son Rabbi. Divers stades doivent également être distingués.
De façon générale, on s’attache à lui en empruntant ses voies. On peut en définir trois catégories, que nous énoncerons en ordre croissant, en fonction des voies avec lesquelles on entend s’attacher:
A) On peut demander ou ordonner aux autres de faire. En pareil cas, on s’attache en mettant en pratique cette demande ou cet ordre.
B) On peut agir en association avec d’autres personnes. En pareil cas, on s’attache en prenant part à cette association.
C) On peut agir soi-même. En pareil cas, on s’attache à celui qui agit en le remplaçant, chaque fois que cela est possible.
Dans ma lettre de la veille de Roch ‘Hodech Tamouz, j’ai souligné aux ‘Hassidim, liés à mon beau-père, le Rabbi ou se trouvant en relation avec lui, qu’il est désormais possible d’adopter la troisième manière de s’attacher à lui. On peut, par les cinq parties de son âme, Nefech(5), Roua’h(6), Nechama(7), ‘Haya(8) et Ye’hida(9), se lier au chef, à la tête de notre génération, mon beau-père, le Rabbi.
Bien évidemment, mon propos n’est en aucune façon, Dieu m’en garde, de diminuer l’importance des autres institutions de mon beau-père, le Rabbi, ce qu’à Dieu ne plaise. Il n’est pas question, en particulier, d’ôter quoi que ce soit au Maamad(10), que Dieu nous en préserve. On sait que, dans le domaine de la sainteté, tout se complète et il n’y a pas d’antagonisme.
Je vous souhaite d’être inscrits et scellés pour une bonne année, de connaître la réussite dans votre mission sacrée, ce qui vous permettra de forger de larges réceptacles afin de susciter et d’obtenir tout le bien matériel et spirituel, pour chacun et chacune d’entre vous, dans tous vos besoins.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir également la lettre n°629 et la lettre précédente. (2) Dans l’absolu. (3) Selon les limites de chacun. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°681. (5) Siège de la manifestation végétative de la personnalité. (6) Siège de la manifestation émotionnelle de la personnalité. (7) Siège de la manifestation intellectuelle de la personnalité. (8) Révélant des forces particulières, au sein de la personnalité, dans des moments exceptionnels. (9) Essence de l’âme, parcelle de Divinité véritable. (10) Voir, à ce propos, les lettres n°513, 520, 548, 557, 566, 575, 577, 598, 608, 653 et 657.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam