Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°622
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°622, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Sivan 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
issu d’une grande lignée, le Rav M.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre carte postale avec beaucoup de retard. A votre demande, je vous ai envoyé, par colis séparé, les fascicules et les causeries de ‘Hassidout qui sont parus aux éditions Kehot. Vous les avez sans doute reçus maintenant et, comme vous le dites dans votre lettre, vous enverrez quelques uns de vos livres à la bibliothèque du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Je vous en remercie d’avance.
J’ai pu disposer, pendant quelques instants, de votre livre, Rabbi Israël Baal Chem Tov(2). Je n’ai pu le consulter longtemps, mais il me semble qu’en le rédigeant, vous ne disposiez pas de plusieurs causeries de mon beau-père, le Rabbi. Ainsi,
Page 3: Vous dites que le Baal Chem Tov est né approximativement en 5460(3).
Or, la tradition familiale établit qu’il naquit le 18 Elloul 5458(4).
Page 5: Vous rapportez les paroles que son père lui adressa avant de quitter ce monde.
Selon la tradition familiale, il lui demanda non seulement de craindre Dieu, mais aussi d’aimer les autres Juifs, ce qui est un des principes fondamentaux de la pensée du Baal Chem Tov et de son comportement.
Vous dites qu’il quitta ce monde le premier jour de Chavouot.
Vous dites aussi que nous ne savons pratiquement rien des Justes cachés et du Baal Chem Tov, avant sa révélation. Nous ne connaissons pas, en particulier, la discussion de Rabbi Adam(5) et de son fils.
A ce propos, vous consulterez les causeries suivantes(6), parmi celles qui sont éditées: celles du 20 Kislev 5693(7), du 18 Elloul 5700(8), du 18 Elloul 5701(9), du 18 Elloul 5703(10), du 18 Elloul 5705(11). Vous consulterez aussi les lettres des archives(12) publiées dans la revue Hatamim, dont vous reconnaissez l’authenticité(13) puisque vous les citez dans votre livre, à la page 21 et d’autres références encore.
A l’issue d’un examen rapide, je formulerai également une remarque de portée générale:
Dans votre livre, qui est empli d’enseignements du Baal Chem Tov, de citations de ses livres et de ceux de ses disciples, vous mentionnez également le professeur Hopland, Lazarus Kant, M. Nordau. Il est surprenant d’affirmer, par exemple, que les clés du grand philosophe Kant aient permis de déchiffrer l’enseignement du Baal Chem Tov à celui qui est son disciple depuis toujours.
Car, une différence est à faire entre le Baal Chem Tov et Kant. Or, c’est moi qui le souligne et celle-ci n’apparaît pas dans votre livre!
Une remarque d’ordre technique, la présentation de votre livre aurait été enrichie s’il y avait, à la fin de celui-ci, une bibliographie et une liste de vos ouvrages de références.
En vous souhaitant tout le bien,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Matityahou Yé’hezkel Goodman. (2) Paru, dans sa version hébraïque, à Tel Aviv, en 5709-1949. (3) 1700. (4) 1698. (5) Rabbi Adam Baal Chem, l’un des chefs des Justes cachés avant le Baal Chem Tov. (6) Du précédent Rabbi. (7) 1932. (8) 1940. (9) 1941. (10) 1943. (11) 1945. (12) De la synagogue de ‘Herson, dans laquelle on retrouva de nombreuses lettres du Baal Chem Tov et de ses disciples. (13) L’authenticité de ces lettres fut, en effet, contestée, mais le précédent Rabbi montra qu’elles étaient des originaux ou des copies exactes d’originaux.
Lettre n°623
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°623, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Sivan 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav I.C. Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Sivan, adressée au nom de tous les ‘Hassidim(2).
Je vous remercie de m’avoir annoncé la bonne nouvelle de l’existence d’une Yechiva à Shepertown et de m’avoir communiqué le programme des études. Je remercie également tous les ‘Hassidim qui ont fait don d’eux-mêmes, physiquement et financièrement, pour obtenir une telle réalisation, menant ainsi à bien la mission qui leur a été confiée par mon beau-père, le Rabbi. Tous doivent garder présent à l’esprit qu’un émissaire s’identifie à celui qui le délègue et vous consulterez soigneusement, à ce propos, le Likouteï Torah, au troisième chapitre du discours intitulé Vaykra. De la sorte, on ne s’affectera d’aucun obstacle et, avec l’aide de Dieu, on connaîtra la plus grande réussite.
Les propositions, formulées dans votre lettre, pour élargir la Yechiva quantitativement et qualitativement sont judicieuses et vous trouverez sûrement le moyen de les mettre en pratique. Mais, si tous vos souhaits ne peuvent être satisfaits, vous ne devez pas vous décourager, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien au contraire, vous redoublerez d’ardeur pour vous rapprocher, dans toute la mesure du possible, de la situation optimale.
Il faut prendre garde de ne pas mal interpréter l’effet de l’humilité, notion que définit précisément la fin de la séquence de discours ‘hassidiques éditée à l’occasion de Chavouot, cette année. Quand ce sera le cas, vous assumerez votre mission en vous emplissant de la joie de la Mitsva, en vous efforçant, en permanence, de multiplier le nombre de vos élèves et de ceux qui vous viennent en aide.
Il serait bon d’introduire, dans le programme d’étude, la connaissance des lois les plus usuelles, qui seront, par exemple, étudiées dans le Kitsour Choul’han Arou’h.
Je me suis rendu aujourd’hui auprès du tombeau et j’y ai mentionné vos noms pour que vous connaissiez la réussite dans vos accomplissements et receviez tout le bien.
J’attends de bonnes nouvelles de tout ce qui vous concerne, matériellement et spirituellement. Vous saluerez toute votre communauté, qui s’unit sûrement dans l’étude de la ‘Hassidout, le comportement ‘hassidique et l’adoption de ses pratiques, conformément aux enseignements de notre chef, mon beau-père, le Rabbi.
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Serebrianski, d’Australie. Voir, à son propos, les lettres n°655, 709, 761. (2) D’Australie.
Lettre n°624
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°624, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17(1) Sivan 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav I.(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre et votre demande de bénédiction. Comme vous me l’avez demandé, je l’ai lue près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
Le Juste accorde sa bénédiction et le Saint béni soit-Il entérine les bénédictions des Justes, de la manière la plus parfaite. Car, le Juste est encore plus présent que de son vivant. Je suis convaincu(3) que quelqu’un comme vous n’a besoin d’aucune précision, d’aucun éclaircissement sur la nécessité de s’attacher au chef de la génération, mon beau-père, le Rabbi. On peut y parvenir en étudiant son enseignement, en adoptant les pratiques qu’il nous a enseignées.
Vous avez sans doute un temps fixé pour l’étude des textes de mon beau-père, le Rabbi, de ses discours, de ses causeries, de ses lettres. Il serait bon que cette étude soit publique, de sorte que l’un vienne en aide à l’autre et l’encourage.
En vous souhaitant tout le bien et en saluant toute votre communauté,
M. Schneerson,
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Vous me dites ne pas comprendre cette reconnaissance(4). Je n’en perçois pas la difficulté. Il est clair que le chef de la génération ne distribue pas son influence, avant et après(5), de la même façon. Celle qui était accordée avant est parvenue à son point culminant, au jour du décès.
Une telle influence peut provoquer la naissance chez celui qui la reçoit, révélant ainsi l’infinie lumière de Dieu au sein des créatures. Neuf mois sont alors nécessaires, pour que cette reconnaissance soit possible.
Les préoccupations et les jours matériels découlent de cela et peuvent donc mettre en éveil les processus spirituels qui leur correspondent.
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Pour ce qui vous concerne(6), il importe avant tout que l’ensemble de vos disciples, grands et petits, ressentent qu’il est présent.
Vous dites qu’il est quelque peu surprenant d’écarter la lecture du Kaddish de l’orphelin avant la prière(7), considérant ce qui est dit dans le Sidour. La raison en est la suivante. On sait qu’il ne faut pas manger avant la prière. De même, c’est après celle-ci que l’on étudie la Torah, selon le Likouteï Torah Devarim 96b.
Le Kaddish des Sages, en revanche, est un moyen de mettre en pratique le Précepte tu aimeras ton prochain comme toi-même. Vous consulterez, à ce propos, le fascicule n°64, à la page 98. Néanmoins, aucune différence ne peut être faite, sur cette base, entre les hommes.
Je viens de recevoir votre télégramme. Il semble que l’opération(8) ait été retardée d’une semaine. Chaque retard a toujours une raison positive, qui sera également, pour nous, un bien visible et tangible.
En vous souhaitant tout le bien, j’attends de vos bonnes nouvelles à propos de tout cela, de vous-même, de votre épouse et de vos élèves.
Notes
(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est 17. (2) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°649 et 706. (4) Qui a été introduite dans la lettre n°598. (5) Avant d’avoir quitté ce monde et après cela. (6) Ce paragraphe fut ajouté à la lettre adressée au Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman. Voir, à son propos, la lettre n°425. (7) Voir, dans la lettre n°598, le paragraphe adressé au Rav Kasselman, auquel il répondait, le 25 Iyar: Vous me dites qu’il faut s’interroger sur la lecture du Kaddish de l’orphelin avant la prière. Il est clair que l’on peut et que l’on doit le dire après avoir récité des Tehilim. En fait, ce que le Rabbi m’a dit à l’époque ne devait concerner que lui. De fait, il a bien fait référence à son père, qui ne souhaitait pas cette pratique. (8) De l’épouse du Rav Kasselman.
Lettre n°625
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°625, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Sivan 5710,
Je réponds, à mon humble avis, aux questions que vous m’avez posées.
Vous vous conformerez sûrement aux instructions de mon beau-père, le Rabbi. Lorsque vous constaterez la nécessité de quitter l’endroit dans lequel vous vous trouvez, vous vous rendrez à ... et le Saint béni soit-Il exaucera les bénédictions du Juste, énoncées dans la lettre qu’il vous a adressée. Vous ferez donc un bon voyage et Dieu vous viendra en aide dans tous vos besoins, ainsi qu’aux membres de votre famille(1).
Lorsque s’approchera la date de votre voyage, vous nous le ferez savoir et votre nom sera de nouveau mentionné, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
Vous m’interrogez à propos d’une femme pour laquelle il serait dangereux d’attendre un enfant et vous me demandez s’il lui est permis de prendre des dispositions pour cela(2). Il est des façons que nos Sages ont autorisé pendant la relation conjugale ou après celle-ci. Vous consulterez les responsa du Tséma’h Tsédek Even Haézer, chapitre 89, qui donne une permission, ne suivant pas, en cela, les avis plus rigoristes. Le Sdeï ‘Hémed, recueil sur les lois du mariage, chapitre 1 et Peat, mentionne son avis.
Vous devez donc vous adresser à un Rav, de votre pays, capable de trancher la Hala’ha et sachant ce qu’il y a lieu de faire, en la matière. Vous lui exposerez les moyens dont vous avez connaissance et ce Rav vous dira quelle est la loi.
Vous pouvez consulter, à ce propos, le Rav Morde’haï Perlov, qui est actuellement en France. Son adresse est la suivante(3): 36, rue Yves Kermen, Boulogne sur Seine, France. Vous lui direz que je vous ai conseillé de le contacter et il vous répondra.
Vous m’indiquerez sûrement, comme vous le faisiez auparavant, quelle est la situation, chez vous, dans le domaine de l’éducation et ce que vous devenez, de même que les membres de votre famille et votre beau-frère.
Avec ma bénédiction pour que vous ayez une bonne installation et pour tout le bien,
Rav Mena’hem Schneerson,
Comme vous me l’avez demandé, je vous joins cinq lettres de mon beau-père, le Rabbi qu’il a envoyées ici.
Notes
(1) Selon les termes du précédent Rabbi, dans cette lettre. (2) Le Rabbi note, en bas de page: Vous consulterez les Tossafot sur le traité Yebamot 12b. D’après les responsa Tsafnat Paanéa’h, tome 1, fin du chapitre 9, il est difficile d’accorder une telle permission et d’autoriser l’emploi d’un préservatif. Selon le traité Nidda 22a, il ne s’agit pas d’un écoulement de semence. Le Sdeï ‘Hémed, dans Peat, citant le Gaon de Brezan, permet l’utilisation d’un caoutchouc, mais tel n’est pas l’avis du Tséma’h Tsédek. J’ai consulté également les responsa du Racham, tome 1, chapitre 58, qui propose que le caoutchouc soit posé chez la mère. Sa permission va dans le sens du Tséma’h Tsédek, contredisant le ‘Hatam Sofer, Rabbi Akiva Eïger, les responsa Imreï Ech, partie Yoré Déa, chapitre 68, Binyan Tsion, tome 1, chapitre 137, Nidreï Nezirin, dans Kinouï Nedarim, au chapitre 216. Voir également, à ce propos, la lettre n°666. (3) En français dans le texte.
Lettre n°626
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°626, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Sivan 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
monsieur Moché Prager,
Je vous salue et vous bénis,
Mon ami, le docteur Yaakov Gripel(1), m’a fait part du contenu de la première lettre que vous lui avez adressée.
Bien entendu, la nouvelle que vous y annoncez est bonne. Vous voyez des résultats positifs dans l’action que vous menez auprès de ceux qui, en un instant, peuvent mener à bien la mission qui leur est confiée ici-bas et intervenir afin qu’il en soit de même pour les autres.
Vous avez bon espoir de voir concrètement, à l’avenir, le fruit de votre intervention. Mais, vous vous souvenez sans doute des termes de notre discussion, lorsque vous étiez ici. J’ai souligné que l’essentiel reste l’action concrète. Il est donc nécessaire d’établir le bilan de ce qui a été effectivement accompli.
A ce propos, et concernant, en particulier, la situation du Judaïsme et de l’éducation dans les camps des immigrants(2), vous ne dites rien.
Faisant référence à vos propos, lors de notre discussion, je réitère ma demande. Malgré vos nombreuses occupations, pouvez-vous me dire ce qu’il en est, dans ce domaine? Vous me décrirez la situation telle qu’elle est réellement, sans même faire intervenir votre amour pour les autres Juifs. Car, pour prendre des décisions concernant ces camps, il m’importe de disposer des informations les plus précises possibles.
J’ai entendu que le ‘Hidoucheï Harim(3) a dit, une fois, à ses ‘Hassidim: Si je ne vous apportais rien dans le domaine du Judaïsme, ma situation serait vraiment pitoyable, ainsi qu’il est dit: à cause d’eux, la situation de Moché fut mauvaise.
Il en est de même pour chacun et chacune qui est capable d’exercer son influence, de manière directe ou indirecte, sur une autre personne, afin de la renforcer dans son Judaïsme ou de la conduire à agir pour obtenir un tel renforcement.
On doit savoir que la réussite, en la matière, est le bonheur véritable. C’est la mission qui est confiée à celui qui peut guider les autres et il doit donc l’assumer pleinement. Et, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, il est certain qu’un effort ne reste jamais sans effet.
Avec ma bénédiction et dans l’espoir de recevoir de bonnes nouvelles,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir, à son propos, la lettre n°647. (2) En Erets Israël. (3) Le Rabbi de Gour.
Lettre n°627
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°627, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Sivan 5710,
A madame ...,
Je vous bénis et vous salue,
Comme vous le souhaitiez, j’ai lu votre demande de bénédiction pour votre jeune neveu dans le bureau de mon beau-père, le Rabbi.
Un Juste qui a quitté ce monde s’y trouve et y agit plus que de son vivant. C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit d’un Rabbi, dans sa relation avec ses ‘Hassidim, ceux qui sont attachés à lui et les membres de leur famille. Il reste lié à eux, continue de leur accorder ses bénédictions, satisfait les besoins de chacun.
J’aimerais savoir quelle éducation reçoit cet enfant, chez lui, quelle est la situation de la Torah et des Mitsvot dans sa maison.
Puisse Dieu faire que nous n’annoncions toujours que de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction pour le bien,
Rav Mena‘hem Schneerson,
Lettre n°628
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°628, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Sivan 5710,
A madame ...,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai appris par le Rav, qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires et qui est plein d’empressement, Rav Yaakov Hecht(1), que vous avez subi une intervention chirurgicale. Comme il le souhaitait, j’ai lu une demande de bénédiction, dans le bureau de mon beau-père, le Rabbi de Loubavitch, pour que vous ayez un prompt rétablissement.
Vous vous conformez sûrement aux prescriptions du médecin(2). Certes, la guérison vient de Dieu, mais, comme la Torah le rapporte, Il désire que celle-ci soit obtenue par un intermédiaire, en l’occurrence, le médecin et le traitement qu’il prescrit.
De plus, il faut toujours garder présent à l’esprit que les véritables médicaments sont les Mitsvot et les bonnes actions que Dieu ordonne à chacun de mettre en pratique et qui procurent la santé et la force.
Avec mes souhaits de prompt rétablissement et en saluant votre fils, duquel vous concevrez beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive, de même que de toute sa famille,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yaakov Yehouda Hecht, de New York. (2) Voir la lettre n°606.
Lettre n°629
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°629, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Sivan 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, ...(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous prie de bien vouloir prendre part à une réunion qui aura lieu, avec l’aide de Dieu, le dimanche soir 26 Sivan 5710, à 21 heures 30 précises, dans la maison d’étude de mon beau-père, le Rabbi, 770 Eastern Parkway, Brooklyn.
Une question importante y sera abordée, qui concerne la pérennité du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, une institution fondée par mon beau-père, le Rabbi et qu’il préside(2).
En vous souhaitant tout le bien,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre fut envoyée à de nombreuses personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Il fut question du développement des activités et des difficultés financières. Les propos tenus, à cette occasion, par le Rabbi, figurent dans le Séfer Hasi’hot 5710, à la page 123. Voir, à ce propos, les lettres n°571, 633, 641, 653, 657, 661, 662, 679, 681, 685, 694, 698 et 706.
Lettre n°630
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°630, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Sivan 5710,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 9 Sivan qui décrit, par le détail, la situation de votre ville et je vous en remercie beaucoup.
J’ai pris connaissance avec beaucoup de plaisir des cours qui sont donnés publiquement, en particulier ceux de ‘Hassidout et plus spécifiquement, ceux qui portent sur des textes de mon beau-père, le Rabbi, notre chef.
A n’en pas douter, vous vous renforcerez dans ce domaine et Dieu vous viendra en aide. Vous me préciserez sûrement quel traité talmudique vous étudiez. De même, vous diffuserez sa conclusion, de la manière qui convient, afin de faire connaître cette étude et de multiplier le nombre de ceux qui y participent.
Je suis surpris que vous n’évoquiez pas l’étude du Tanya.
Vous vous efforcez sans doute d’avoir, parmi les participants à ces cours, ceux qui, pour l’heure, ne sont pas encore des ‘Hassidim. Vous savez à quel point cela était important pour mon beau-père, le Rabbi.
Concernant ceux qui parlent pendant la prière, il serait bon de suspendre au mur de la maison d’étude le texte du chapitre 24 d’Igueret Hakodech et de l’annonce du Rabbi(2) sur la nécessité d’écouter la lecture de la Torah. Des ‘Hassidim de Tel Aviv ou de Jérusalem possèdent sans doute ce document, qui est également imprimé dans le premier recueil de lettres du Rabbi, édité par le Rav A.Pariz(3).
A propos de l’étude par coeur de la Michna, vous avez sûrement eu connaissance des lettres de mon beau-père, le Rabbi, sur ce sujet, qui figurent dans le second recueil de ses lettres.
Pourquoi avoir choisi précisément la Michna? Je l’ai expliqué, à mon humble avis, dans le quatrième numéro du Kovets Loubavitch(4).
S’agissant des bains rituels de Kfar ‘Habad, construits de la meilleure façon possible, je vous remercie de m’en donner une description précise. Sont-ils reliés à une source ou emplis d’eau de pluie, par mise en communication ou d’une autre façon? De quelle manière sont-ils entretenus? Connaissez-vous des coutumes, dans ce domaine, en plus de celles qui ont été exposées par le Rav Y.Landa(5)?
A l’occasion de votre soixante dixième anniversaire, pour de longs jours et de bonnes années, puisse Dieu faire que vous puissiez disposer de toutes vos forces, afin d’expliquer et de mettre en évidence que l’Eternel est droit, selon l’explication du Likouteï Torah Reéh, à la fin du discours ‘hassidique intitulé lorsque tu entendras.
A ce propos, nos Sages enseignent, à la fin du cinquième chapitre d’Avot, qu’à soixante ans, on atteint la vieillesse et, à soixante dix ans, l’âge avancé. Une question bien connue est posée, à ce propos, par les écrits du Ari Zal et citée par le Meoreï Or, à la fin du chapitre 7. Ces écrits, en effet, situent la vieillesse à cinquante ans et l’âge avancé à soixante.
Une différence en résulte pour déterminer si celui qui atteint cet âge doit être un sage ou bien si sa vieillesse suffit, s’il faut se lever lorsqu’il arrive et l’honorer. Vous consulterez le traité Kiddouchin 32b, le Tour Choul’han Arou’h Yoré Déa, chapitre 244, le Chaar Hamitsvot du Ari Zal, à la Parchat Kedochim. Ce point ne sera pas développé ici.
Vous verrez également le Likouteï Torah, à la fin du commentaire sur le verset Je suis noire(6), selon lequel l’âge avancé est lié au stade d’Ari’h Anpin, à l’origine de la grande miséricorde et de la grande bonté, dont vous disposerez, tout au long de votre vie.
En saluant toute votre communauté,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir, à son propos, la lettre n°693. (2) Rachab, qu’il diffusa dans l’une de ses lettres. (3) Voir, à son propos, la lettre n°615. (4) Il s’agit de la lettre n°132. (5) Le Rav Yaakov Landa, de Bneï Brak. Voir les lettres n°539 et 693. (6) Chir Hachirim 1, 5.
Lettre n°631
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°631, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Sivan 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav B.T.(1), émissaire des sages,
Je vous salue et vous bénis,
Avec mes remerciements, je vous renvoie les huit exemplaires de lettres de mon beau-père, le Rabbi, qui ont été reproduites. Le moment venu, elles seront éditées, de manière anonyme. Vous conférez ainsi un mérite à tous(2).
Vous voudrez bien me donner des nouvelles de l’état de santé de madame Miryam Ra’hel Shlaf. De plus, quelle a été l’issue de l’affaire de monsieur Neuwirth? Je vous remercie de ce que vous ferez, en la matière.
Sans doute m’annoncerez-vous bientôt que vous avez commencé à assumer ce qui est votre mission essentielle. Vous consulterez, à ce propos, le Likouteï Torah, au troisième chapitre du discours intitulé Vaykra.
La force de celui qui vous a délégué vous accompagne dans toutes vos actions, afin que vous connaissiez la réussite en tout point.
Avec ma bénédiction et en saluant tous les vôtres,
Rav Mena’hem Schneerson,
Vous avez sans doute reçu tous les fascicules(3).
Notes
(1) Le Rav Ben Tsion Chem Tov, de Londres. Voir, à son propos, la lettre n°436. (2) En les ayant communiquées et en ayant permis qu’elles soient reproduites. (3) Des enseignements du précédent Rabbi, édités à l’occasion de chaque fête.
Lettre n°632
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°632, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Sivan 5710,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat.
Je vous souhaite Mazal Tov, Mazal Tov, à l’occasion de vos fiançailles. Vous bâtirez un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, conformément à la volonté de mon beau-père, le Rabbi.
De manière générale, à cette époque de l’année, un mariage doit être fixé en Elloul ou en Kislev Pour ce qui vous concerne, tout dépend des préparatifs de la fiancée.
Concernant les Tefilin de Rabbénou Tam, je sais que des jeunes gens qui ont interrogé mon beau-père, le Rabbi, pour savoir s’ils devaient les mettre, ont obtenu la réponse suivante: C’est une bonne chose. Dès lors, pourquoi retarder le moment de le faire, si vous avez déjà pris la décision?
Vous consulterez, à ce propos, le Chaar Hacollel, chapitre 11, paragraphe 39, qui cite la Atseï Eden, le Ateret Zekenim, chapitre 34, qui cite le Zohar ‘Hadach, le Ot ‘Haïm du Rabbi de Munkatch, chapitre 34, paragraphe 3.
Et, le Rav Naé, dans ses décisions hala’hiques liées au Sidour, indique qu’il ne sait pas pourquoi les jeunes gens attendent leur mariage pour commencer à porter les Tefilin de Rabbénou Tam.
En vous souhaitant tout le bien,
Rav Mena’hem Schneerson,
Lettre n°633
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°633, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Roch ‘Hodech Tamouz 5710,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Parmi les domaines d’action de mon beau-père, le Rabbi, le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et le Ma’hané Israël ont occupé une place toute particulière. Il en assumait personnellement la responsabilité et s’occupait lui-même de collecter les fonds nécessaires à leur fonctionnement, aux activités bien connues comme à celles qu’il menait discrètement et qui sont encore menées ainsi, à l’heure actuelle.
Il est bien évident que le souhait, la volonté et le désir de mon beau-père, le Rabbi, sont que toutes ses activités se poursuivent, comme auparavant, non seulement avec les dimensions quantitatives et qualitatives qu’elles ont actuellement, mais même en se développant, en s’élargissant et en s’agrandissant.
Désormais, la responsabilité financière(2) de ces diverses activités repose sur nous tous, sur chacun de ses ‘Hassidim, de ceux qui sont attachés à lui. Nous devons être les canaux et les réceptacles par l’intermédiaire desquels mon beau-père, le Rabbi, exerce son influence avec encore plus de force. Car, un Juste qui quitte ce monde se trouve dans tous les mondes, y compris dans celui-ci, plus que de son vivant.
En conséquence, je vous propose de vous concerter avec les ‘Hassidim de votre ville, de créer un comité local, commun au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et à Ma’hané Israël. Celui-ci se mettra le plus rapidement possible au travail, selon les conditions de l’endroit, pour prendre en charge, de manière permanente, une partie du budget de fonctionnement de ces institutions.
Vous voudrez bien me faire connaître le nom des membres de ce comité, afin qu’il soit mentionné près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, pour être bénis et pour connaître une grande réussite dans leur activité, surtout au sein de ce comité et, de façon générale, pour tout ce qui les concerne.
Dans la mesure du possible, ces noms me seront transmis de sorte qu’ils puissent être lus devant le tombeau du Rabbi, au jour de sa libération, le 12 Tamouz, qui est également l’anniversaire de sa naissance.
Vous consulterez le Yerouchalmi Roch Hachana 3, 8, le traité Chabbat 156a, le commentaire de Rachi et les Tossafot, à cette même référence. Vous verrez également le Likouteï Torah, au début de la Parchat Haazinou, la séquence de discours Maïm Rabim de 5636(3), au paragraphe 174 et le discours voici l’offrande 5670(4). Ce point ne sera pas développé ici.
De cette manière, l’attachement à lui, à ses pratiques et à ses accomplissements est possible et donc indispensable, avec encore plus de vigueur.
J’ai bon espoir que vous-même et vos amis, me donnerez, au plus vite, de bonnes nouvelles de ce qui a été accompli.
Je conclus en vous marquant mon respect et en vous bénissant de tout le bien,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°629. (3) 1876, du Rabbi Maharach. (4) 1910, du Rabbi Rachab.
Lettre n°634
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°634, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Roch ‘Hodech
Tamouz 5710, Brooklyn,
Au comité directeur de la vingtième huitième
conférence nationale d’Agoudat Israël, en Amérique,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Sivan 5710.
Toute question relative à l’existence du peuple juif, qu’elle soit secondaire ou fondamentale, appelle une attention particulière de la part d’une instance devant statuer sur ce qui a une incidence sur la Torah et le Judaïsme.
De fait, des questions de vie ou de mort sont parfois soulevées, qui peuvent être matérielles ou spirituelles, mettre en cause quelques personnes ou toute une communauté. Celles-là requièrent un grand effort, une concentration de toutes les forces et beaucoup d’empressement, pour que le salut puisse être obtenu.
C’est dans ces termes que peut, à l’heure actuelle, être définie la question de l’éducation des enfants des immigrants s’installant en Terre Sainte. Il est nécessaire de les sauver de l’hérésie et de la destruction morale, ce qu’à Dieu ne plaise.
Mon beau-père, le Rabbi, chef du peuple juif, qui n’était affilié à aucun parti, a oeuvré, avec abnégation, pendant des dizaines d’années, bien au delà de ce qui aurait pu être accompli dans le cadre d’un parti. Chaque fois qu’un danger s’est présenté pour Israël, ce qu’à Dieu ne plaise, il s’est efforcé d’agir auprès de tous les cercles qui pouvaient contribuer au salut. En son temps, il a commencé à coordonner les forces pour sauver ces enfants.
Ses efforts ont d’ores et déjà porté leurs fruits. Néanmoins, ces enfants sont encore en danger. Le problème de leur éducation et de leur formation se pose donc, dans toute sa gravité.
En conséquence, toute réunion de Juifs soucieux du bien d’Israël doit être une plate forme dans laquelle sera clairement revendiquée la solution, dans les meilleurs délais, de ce problème inquiétant. Il faut prendre des résolutions, pour mobiliser tous les moyens de nature à faire disparaître les obstacles et les projectiles, d’où qu’ils parviennent, déniant à ces enfants le droit d’être éduqués au sein de la Torah et du Judaïsme.
En fait, dans notre pays également, le salut de la jeunesse demande un intense et large effort, dont l’un des aspects est la lutte contre l’indifférence du public, qui s’est déjà habitué à l’idée qu’un faible pourcentage des enfants juifs reçoive une bonne éducation. Tout au plus, poussera-t-on un soupir, face à cette terrible situation et l’on se contentera de cela.
L’action de mon beau-père, le Rabbi, dans ce domaine, fut également couronnée d’un grand succès. Mais, pour que la situation soit satisfaisante, le chemin est encore très long. Il faudra beaucoup de forces et de moyens pour que l’éducation, aux Etats Unis, soit acceptable.
J’ai bon espoir que la conférence nationale mettra ces deux questions en bonne place, sur son ordre du jour, l’éducation des enfants des immigrants, en notre Terre Sainte et celle de la jeunesse, aux Etats Unis, qui reste encore éloignée de la Tradition. Ainsi, l’on entendra sa voix et son action se marquera dans l’action concrète, car l’acte est essentiel.
Avec mes respects et ma bénédiction à tous les participants. Que votre réunion soit fructueuse, qu’elle renforce les fondements de la foi et diffuse la Torah et la crainte de Dieu,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°635
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°635, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tamouz 5710,
Brooklyn, New York,
Nombreux sont ceux(1) qui cherchent à définir les qualités, dans différents domaines, des maîtres de ‘Habad, en général et du chef de notre génération, mon beau-père, le Rabbi, en particulier, un homme plein d’abnégation, érudit de la Torah, parvenu à la perfection morale, un Juste, possédant l’inspiration divine, réalisant des miracles et beaucoup d’autres choses encore(2).
Ces éloges sont d’autant plus considérables, si l’on considère la définition du don de soi et de l’érudition que donne la ‘Hassidout.
Néanmoins, l’essentiel a été omis, dans cette liste. Car, un point fondamental est plus important parce qu’il est plus décisif, en particulier pour nous, ses ‘Hassidim, qui sommes attachés à lui. Ce point est le suivant, il est le chef et un chef de ‘Habad.
De façon générale, le chef est défini comme la tête(3) des enfants d’Israël, par rapport auxquels il est effectivement la tête et le cerveau, leur accordant l’existence et la vitalité. C’est en se liant à lui que l’on peut s’identifier à sa source céleste, en son stade le plus élevé.
Il est différentes catégories de chefs(4). Certains exercent une influence profonde, d’autres se maintiennent à un niveau plus global. De même, leur influence peut s’exercer dans la partie révélée de la Torah, ou dans sa dimension ésotérique, ou encore dans les deux à la fois. Ils peuvent enseigner les voies de la ‘Hassidout ou accorder des bénédictions matérielles.
Certains ont cumulé plusieurs de ces aspects ou même tous à la fois(5).
Tel a toujours été le comportement des chefs de ‘Habad, depuis l’Admour Hazaken, jusqu’à mon beau-père, le Rabbi. Ils ont possédé l’ensemble de ces qualités, ont influencé à la fois de manière profonde et globale, guidé dans la Torah, la prière et les bonnes actions, spirituellement et matériellement.
Ils étaient donc attachés à leurs disciples, par tous les 613 membres de leur âme et par ceux de leur corps.
Chacun et chacune d’entre nous doit savoir, méditer et garder présent à l’esprit qu’il est le chef, la tête, accordant toutes les bénédictions matérielles et spirituelles. Dans ses lettres, il nous a montré comment et de quelle manière s’attacher à lui(6). En le faisant, on s’unifie à son origine première, jusqu’en sa source la plus haute.
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi écrivit cette lettre comme introduction au Sefer Hamaamarim 5710, du précédent Rabbi, où elle figure à la page 254. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°637. (3) Le Rabbi note, en bas de page: Voir, à ce propos, le second chapitre du Tanya. (4) Le Rabbi note, en bas de page: Ce sujet est développé dans le Torah Or, à la Parchat Mikets, discours intitulé Nos Sages enseignent la Mitsva de ‘Hanouka, dans le Séfer Hamitsvot du Tséma’h Tsédek, au troisième chapitre de la Mitsva des lumières de ‘Hanouka, dans le discours afin de savoir de 5669, soit 1909, du Rabbi Rachab. (5) Le Rabbi note, en bas de page: Voir le Torah Or, à la même référence, fin du chapitre 7, selon lequel le Machia’h est à la fois un berger et un prince. Le Talmud, au traité Soukka 52b, le cite parmi les princes. On peut en conclure que c’est l’aspect dominant de sa personnalité. (6) Voir, à ce propos, la lettre n°561.
Lettre n°637
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°637, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tamouz 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de la fête de la libération du 12-13 Tamouz. Vous le mettrez sûrement à la disposition de tout votre entourage, sans aucune distinction, conformément aux propos de mon beau-père, le Rabbi, dans sa lettre, imprimée à la page 27 du fascicule n°59, qui évoque cette libération. Il dit, en effet, que ce n’est pas seulement moi que le Saint béni soit-Il a libéré, le 12 Tamouz, mais aussi tous ceux qui chérissent notre sainte Torah, respectent ses Mitsvot et même ceux qui n’ont d’Israël que le nom.
Cette formulation inclut tous les Juifs et toutes les Juives, ceux qui ont acquis la Torah et les Mitsvot, ceux qui possèdent l’une ou l’autre, ceux qui sont dépourvus de l’une et de l’autre, pour qui Israël est uniquement un surnom.
On sait qu’un surnom a pour objet de masquer l’identité véritable. Il n’est pas le véritable nom, ni même son diminutif ou un moyen de l’expliciter. Il peut s’exprimer dans une autre langue, peut ne pas avoir été attribué en fonction de l’homme qui le porte, mais uniquement en fonction de sa famille.
Vous consulterez le Midrach Vaykra Rabba 30, 12, le Tikouneï Zohar, page 15a, le Meoreï Or 20, 25, Le Tour Choul’han Arou’h Even Haézer, chapitre 129, paragraphe 16 et ses commentaires, le Kav Venaki, principe 38, le Sdeï ‘Hémed, recueil de lois, article acte de divorce, chapitre 7, le discours ‘hassidique du 19 Kislev 5710, fascicule n°73, chapitre 2.
Non seulement vous mettrez ce fascicule à la disposition du plus grand nombre, mais, bien plus, conformément à l’explication de nos Sages, dans la Me’hilta, sur le verset tu placeras devant eux, vous expliquerez à chacun et à chacune qu’il est essentiel d’apporter à l’étude une application concrète. Ceci sera suivi d’effet, pour chacun et chacune, dans le domaine qui le concerne plus spécifiquement, l’intellect ou l’émotion.
Pour accomplir cela, on reçoit également la vitalité et la force de la tête de la génération, c'est-à-dire de son chef, mon beau-père, le Rabbi, comme le dit l’introduction de ce fascicule(2). C’est, en effet, du chef que nous recevons la subsistance et la vie pour tout ce qui nous concerne, en fonction de toutes les qualités qui sont les siennes, son abnégation, liée à l’Attribut de Kéter, son érudition, émanant des Attributs de l’intellect, ses comportements vertueux, découlant des Attributs de l’émotion, qui sont essentiellement la bonté, la rigueur, l’harmonie, la victoire, la soumission, sa qualité de Juste, grâce à l’Attribut du fondement, Yessod, son inspiration divine, obtenue par l’Attribut de royauté, Mal’hout, les miracles qu’il réalise et bien d’autres vertus encore, par ses pensées, ses paroles et ses actions.
La possibilité de recevoir tout cela nous est accordée, nous en avons le désir et, si nous le voulons réellement, rien ne résistera à la détermination.
Avec ma bénédiction pour la fête de la libération et en vous souhaitant tout le bien,
M. Schneerson,
*
*
*
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction(3). Sans en faire le voeu, je la lirai près du tombeau, au jour de la libération.
Je vous serais reconnaissant de me faire régulièrement connaître l’avancement de vos élèves dans la Torah et le service de Dieu.
Vous m’annoncerez aussi que l’état de santé de votre épouse s’est amélioré.
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Il s’agit de la lettre n°635. (3) Ce passage fut ajouté sur la lettre adressée au Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, de Terre Sainte. Voir, à son propos, la lettre n°425.
Lettre n°638
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°638, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tamouz 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, ...
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre courrier.
Votre frère vous a sûrement transmis, à propos de votre voyage, que, celui-ci ayant été commencé avec l’accord de mon beau-père, le Rabbi, vous devrez, comme il vous l’a demandé, renforcer le Judaïsme et la bonne éducation, dans tous les endroits où vous parvenez.
Si le présent voyage a le même objectif, il se trouve, par le fait, inclus dans l’accord déjà signifié par mon beau-père, le Rabbi.
Votre nom et celui des membres de votre famille ont été mentionnés près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi et le Saint béni soit-Il exauce les bénédictions des Justes, afin que tout se passe bien et en son temps. De temps à autre, vous donnerez sûrement de vos bonnes nouvelles.
Vous m’écrivez qu’aucune étude n’a malheureusement été fixée. Pourquoi se contenter de se lamenter? Mieux vaut la fixer effectivement! Ainsi vous gagnerez deux choses, la fixation d’un cours et la disparition de cette lamentation. De fait, un homme n’a pas le droit de se faire du mal lui-même. Peut-être pouvez-vous au moins étudier la Torah, chacun séparément.
En vous bénissant et en saluant les vôtres,
Rav Mena’hem Schneerson,
Lettre n°639
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°639, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tamouz 5710,
Au jeune homme, le ‘Hassid, Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre courrier.
Puissiez-vous être un réceptacle méritant que s’accomplissent pleinement en lui les bénédictions, matérielles et spirituelles, que vous a accordées mon beau-père, le Rabbi.
Vous avez eu dix neuf ans et vous entrez dans votre vingtième année. Le moment est donc venu d’acquérir les qualités spécifiques à cet âge, que définit la ‘Hassidout, selon le Likouteï Torah Bamidbar, au discours intitulé à vingt ans.
Avec ma bénédiction de prompt et complet rétablissement,
Rav Mena’hem Schneerson,
Lettre n°640
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°640, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tamouz 5710,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav ... Hacohen,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous joins le fascicule qui vient de paraître, à l’occasion de la fête de la libération du 12 Tamouz. Je suis certain que vous l’apprendrez vous-même et le mettrez, en outre, à la disposition de nombreuses autres personnes. Le mérite du plus grand nombre dépend de vous.
Il est encore difficile d’évoquer, par écrit, le décès du Rabbi. Néanmoins, nous devons toujours garder présent à l’esprit que notre responsabilité, celle de chacun d’entre nous, est accrue. Combien plus est-ce le cas pour ceux qui ont eu le mérite de le voir de nombreuses fois, d’être vu par lui de nombreuses fois, qu’il pense à eux de très nombreuses fois.
Chez de telles personnes, le souvenir doit renforcer les forces morales au point d’être capable de céder, même si l’on est convaincu d’avoir raison, comme le dit le Rabbi, dans le discours ‘hassidique de Chabbat Techouva 5710, édité dans le fascicule n°70.
Nous devons toujours nous rappeler que nous sommes les hommes du Rabbi et nous interroger nous-mêmes: Lorsque j’agis de la sorte, le Rabbi est-il content de moi? Ai-je suffisamment repoussé le mal, l’ai-je transformé comme il se doit lorsque l’on est l’homme du Rabbi.
Comment des Cohanim peuvent-ils être rancuniers? Ils sont les descendants d’Aharon, le Cohen, qui aimait la paix et recherchait la paix. Combien plus doivent-ils en faire de même, lorsqu’ils sont les disciples de mon beau-père, le Rabbi, lequel a toujours prôné l’amour du prochain, demandé de prendre en compte uniquement les qualités de l’autre. Vous consulterez, à ce propos, la causerie figurant dans le fascicule ci-joint.
Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’en dire plus et que, très bientôt, vous m’apprendrez que la paix règne, en tout point, chez vous.
En vous souhaitant tout le bien et dans l’attente de votre lettre, m’annonçant la paix et le bien,
Rav Mena’hem Schneerson,
Lettre n°641
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°641, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5710(1),
J’ai bien reçu votre lettre du 6 Tamouz. Sans en faire le voeu, j’annoncerai demain, auprès du tombeau, la création du comité(2), dans votre ville et votre intervention pour obtenir ce résultat. Vos noms seront mentionnés.
Avec ma bénédiction pour la fête de la libération et en souhaitant tout le bien à tous les membres du comité et à vos élèves,
M. Schneerson,
Il ne me semble pas judicieux de consacrer maintenant beaucoup de temps à l’étude de l’anglais(3). Mon beau-père, le Rabbi, disait: Jusqu’où faut-il tirer la charrette (en l’occurrence la Torah et les Mitsvot) vers les chevaux? Il est grand temps que les chevaux se dirigent vers la charrette!.
Notes
(1) Cette lettre, portant la date du 11 Tamouz, fut écrite en annexe à la lettre n°637. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Local pour le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Voir, à ce propos, la lettre n°633. (3) Afin qu’il soit plus facile de diffuser le Judaïsme auprès des cercles les plus larges.
Lettre n°642
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°642, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tamouz 5710,
Au grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, grand érudit,
issu d’une illustre lignée, aux multiples réalisations et
connu pour ses bonnes actions, qui rend le jugement
et conduit sa communauté dans le calme, le grand Rav
Raphaël Barou’h(1), guide spirituel de la sainte com-
munauté de Meknès et dont l’influence s’étend sur
tout le pays,
Je vous salue et vous bénis largement,
J’ai bien reçu votre télégramme, que vous avez signé conjointement avec notre ami, le grand Rav, distingué et érudit ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples réalisations, comparables à celles de Rabbi ‘Hya(2), le Rav M.Lipsker(3). Ce télégramme exprimait votre bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi.
Quiconque accorde une bénédiction en reçoit une lui-même, celle du Saint béni soit-Il, dont l’intérêt dépasse le capital. Le Rabbi(4), père de mon beau-père, explique, dans son testament, intitulé éduque l’enfant, qu’une telle bénédiction émane de la Lumière divine qui transcende l’enchaînement des mondes.
Ainsi, non seulement tout ce qui existe à la source, là-haut, peut se révéler ici-bas, mais, bien plus, toutes les barrières et tous les obstacles sont supprimés.
Tout ceci s’ajoute au fait qu’une Volonté nouvelle de Dieu est suscitée ainsi, vous permettant d’obtenir une vitalité accrue, la bénédiction et la paix en tout ce qui vous concerne, Amen.
Vous m’annoncez également une nouvelle réjouissante. Vous promettez de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour obtenir un visa d’entrée dans votre pays pour le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, proche disciple de mon beau-père, le Rabbi et son fondé de pouvoir, le Rav Binyamin Gorodetski(5).
Il est sûrement inutile d’expliquer à quelqu’un comme vous à quel point il est important que ceci se fasse au plus vite.
Pour l’accomplissement de chaque Mitsva, l’Admour Hazaken souligne longuement l’importance de l’empressement. Il le déduit du fait que cette qualité, que possédait notre père Avraham, nous protège et protège nos enfants, pour l’éternité. En effet, le sacrifice proprement dit ne constituait pas réellement une difficile épreuve, si l’on tient compte de la grandeur d’Avraham, comme l’explique Igueret Hakodech, au chapitre 21.
Combien plus l’empressement est-il important et déterminant, lorsqu’il s’agit de l’éducation des enfants, surtout des plus jeunes et tout particulièrement en une période aussi difficile, en la génération du talon du Machia’h, lorsque il n’est pas de jour(6). La pénombre est intense. L’exil est de plus en plus noir. Mon beau-père, le Rabbi, a expliqué que, juste avant le lever du jour, l’obscurité est la plus opaque.
Seule la Torah est notre vie et l’on doit donc l’étudier le plus largement, quantitativement et qualitativement. On doit apprendre, en particulier, son enseignement profond, son luminaire et sa splendeur, qui est un élixir de vie.
Il faut donc renforcer ceux qui l’étudient, ceux qui s’occupent de cela et s’y consacrent, jusqu’à ce que l’Eternel, avec bonté et miséricorde, brise le joug de l’exil. Alors, Israël sera libéré par la Tsédaka, y compris par celle qui consiste à faire revivre l’âme des pauvres. Or, n’est pauvre que(7). Et l’obscurité de la nuit fait que certains ne voient nullement en cela de la pauvreté. Ainsi, nous serons conduits, la tête haute, vers notre terre, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.
Je conclurai en commentant la Torah et j’évoquerai la possibilité de donner de la Tsédaka pendant la nuit, puisqu’il en a été question. On m’a interrogé, il y a quelques temps, sur ce que dit le Naguid Oumetsavé, au chapitre sur la prière du matin: Il n’est pas bon de donner de la Tsédaka pendant la nuit. Or, le contraire semble plus logique puisque l’Attribut de sévérité se dévoile, pendant la nuit. Il pourrait donc paraître judicieux de donner de la Tsédaka pour l’adoucir(8).
Vous consulterez également la fin du Chaareï Tefila, du Rav Yaakov Rokéa’h, édité à Livourne en 5630(9).
Je vous salue. Que votre Torah se fructifie et que vous assumiez longtemps votre fonction, votre mission sacrée, avec bonheur.
En vous souhaitant tout le bien et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Raphaël Barou’h Tolédano, de Meknès. Voir, à son propos, les lettres n°677 et 758. (2) Qui enseigna la Torah aux enfants et fit ainsi qu’elle ne soit pas oubliée par le peuple juif. (3) Qui s’était installé au Maroc et se consacrait à l’éducation des enfants. Voir la lettre n°559. (4) Rachab. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°620. (6) Dont la malédiction ne soit plus forte que celle de la veille. (7) Celui qui manque de connaissances. (8) La fin de cette explication, répondant à la question posée, se trouve dans la lettre n°238, de laquelle ce passage a été recopié ici. (9) 1870.
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