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Iguerot Kodesh — lettres 602 à 621

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°602

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°602, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Pessa’h Chéni 5710,

Vous citez(1), dans votre précédente lettre(2), le Zohar, tome 3, page 148a, selon lequel Moché a accompli la Mitsva d’avoir des enfants. Vous faites valoir qu’il en est ainsi uniquement selon Beth Chamaï(3), dont l’avis n’est pas retenu lorsqu’il contredit celui de Beth Hillel(4). Leur discussion est rapportée par le traité Yebamot 6, 6 et vous consulterez, à ce propos, le Nitsoutseï Orot, à la même référence.

On peut apporter, à cette question, deux réponses:

A) Avant que la Hala’ha ne soit effectivement tranchée, on ne peut considérer qu’un avis l’emportait sur l’autre. Ceci peut être rapproché de ce que dit le traité Edouyot, à la fin du chapitre 5.

B) Pour approfondir la question, on peut considérer que le Zohar est ici fidèle à son idée, selon laquelle Moché se sépara de son épouse avant le don de la Torah, lorsqu’il lui fut dit: Ote tes chaussures(5). Or, les descendants de Noa’h(6) étaient astreints à apporter leur contribution à la civilisation du monde(7), ce qui est également possible pour celui qui n’est pas marié. Ils n’étaient pas tenus, en revanche, d’avoir des enfants. A l’opposé, le traité Yebamot 62a considère que Moché se sépara de son épouse après le don de la Torah. C’est pour cela qu’il s’interroge sur son comportement.

De plus, le Zohar lui-même devrait adopter l’explication de la Guemara pour justifier que Moché n’ait pas accompli la Mitsva d’avoir des enfants après le don de la Torah.

En revanche, on ne peut s’interroger sur la réponse du Saint béni soit-Il, donnée à Mi’haël, avant le don de la Torah. Et, ce que le Zohar appelle avoir des enfants est donc uniquement apporter sa contribution à la civilisation du monde. Vous consulterez, à ce propos, les traités Guittin 41b et Yebamot, à la référence précédemment citée et vous vérifierez aisément tout cela.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Ichaya Horovits. Voir, à son propos, la lettre n°429. (2) Qui faisait réponse à la lettre n°585. (3) Selon lequel on a accompli cette Mitsva lorsque l’on a deux garçons, ce qui était bien le cas de Moché. (4) Selon lequel on a accompli cette Mitsva lorsque l’on a un garçon et une fille. C’est bien cet avis qui est retenu par la Hala’ha. (5) Lors du buisson ardent, avant la sortie d’Egypte. (6) Ce qu’étaient les enfants d’Israël avant le don de la Torah. (7) Ainsi qu’il est dit: Il le créa (le monde) pour qu’il soit civilisé et non pour la désolation.

Lettre n°603

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°603, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Pessa’h Cheni 5710,

Brooklyn, New York,

Le Zohar, tome 3, page 288a, rapporte que Rabbi Chimeon ouvrit et dit, au jour de sa Hilloula, c'est-à-dire à Lag Baomer: Je suis a mon Bien Aimé et Son désir s’exerce envers moi. Alors que j’étais lié à ce monde, je me trouvais attaché, par un lien, au Saint béni soit-Il. C’est la raison pour laquelle Son désir s’exerce envers moi.

On connaît la signification(1) de ce terme, ouvrit, fréquent dans le Zohar. Il indique que Rabbi Chimeon ouvrit le canal de la bénédiction que l’on peut révéler, en la matière. Ainsi, d’autres personnes peuvent aussi obtenir une même révélation. De fait, dans la génération de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, les petits enfants avaient accès aux secrets de la Torah, car Rabbi Chimeon avait ouvert le conduit révélant sa dimension ésotérique.

Certes, qui oserait se comparer à Rabbi Chimeon Ben Yo’haï? Néanmoins, l’Eternel a étendu(2) Sa sainte main et nous a accordé la lumière, par l’intermédiaire de notre maître, le Baal Chem Tov et de ses saints disciples, tous nos maîtres, jusqu’à mon beau-père, le Rabbi, grâce à la ‘Hassidout.

Celle-ci ouvre les portes de la compréhension, guide chacun, selon son niveau, lui permettant de s’approcher de Dieu et de Le servir, par son cerveau et par son coeur.

Chaque année, au jour de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, à Lag Baomer, cette ouverture est de nouveau pratiquée. Le temps est alors propice pour se renforcer, augmenter son ardeur à l’étude de la partie profonde de la Torah, au service de Dieu sincère. Comme l’a écrit mon beau-père, le Rabbi(3), cette ouverture a été pratiquée par celui dont nous célébrons la Hilloula, jusqu’à la venue de notre juste libérateur, très bientôt et de nos jours, Amen.

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page: Dans le discours ‘hassidique intitulé car comme les cieux nouveaux, prononcé en 5678, 1918, par le Rabbi Rachab. (2) Le Rabbi note, en bas de page: Voir le début du Kountrass Torat Ha’hassidout, du précédent Rabbi. (3) Le Rabbi note, en bas de page: A la fin du discours ‘hassidique intitulé Je suis à mon Bien Aimé, édité à Lag Baomer 5708, dans le fascicule n°57, soit en 1948, par le précédent Rabbi.

Lettre n°604

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°604, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Iyar 5710,

J’ai bon espoir que nous méritions tous, chacun d’entre nous, de figurer parmi ceux qui bâtissent l’édifice de mon beau-père, le Rabbi, conformément à son désir et à sa volonté.

Puis, très prochainement, s’accomplira la promesse selon laquelle ils se réveilleront et se réjouiront, ceux qui reposent sous terre. Il se trouvera parmi eux et nous pourrons lui dire, sans hésiter: Nous avons accompli la mission que tu nous as confiée.

J’attends de vos bonnes nouvelles et je conclus en vous exprimant mes respects et ma bénédiction,

Rav Mena’hem Schneerson,

Lettre n°605

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°605, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Iyar 5710,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu...

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec peine que vous n’êtes pas en bonne santé et qu’en outre, vous ne suivez pas les prescriptions du médecin.

J’ai entendu(1) de nombreuses fois mon beau-père, le Rabbi, citant son père(2), qui disait: Comme est précieux le corps juif pour lequel tant de choses ont été déversées!. En effet, la Torah et les Mitsvot furent données uniquement aux âmes vêtues de corps et non aux anges.

Or, si le Créateur, béni soit-Il, chérit à ce point le corps juif, on peut en conclure le soin qu’un homme doit prendre à préserver ce gage que Dieu lui a confié.

Nos Sages nous ont enseigné, au traité Bera’hot 60a, que le médecin a reçu le pouvoir de guérir. Celui-ci agit donc avec la permission de la Torah et sur son ordre. Il est donc clair que, même s’il faut, de manière passagère, négliger une pratique positive ou une meilleure façon d’accomplir une Mitsva afin de se conformer à la prescription du médecin, la Torah elle-même ne restera pas en dette.

Ainsi, en négligeant, pendant quelques temps, cette bonne pratique ou cette meilleure façon d’accomplir la Mitsva, vous pourrez redoubler d’ardeur pour la Torah et les Mitsvot, bien au delà de ce qui a déjà été accompli, pour de longs jours et de bonnes années.

En vous souhaitant un prompt rétablissement et beaucoup de satisfaction de vos enfants, conformément aux bénédictions accordées par mon beau-père, le Rabbi, qui sont éternelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres n°646 et 697. (2) Le Rabbi Rachab.

Lettre n°606

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°606, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Iyar 5710,

A madame ....,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu votre lettre en son temps et j’y fais réponse.

Vous devez être certaine que les bénédictions accordées par notre Rabbi, mon beau-père, restent pleinement valables et qu’elles se réaliseront intégralement.

Vous m’écrivez que vous avez consulté un médecin et vous vous conformez donc sûrement à ses prescriptions.

La guérison est envoyée par Dieu, de même que la force physique. Pour autant, la Torah établit qu’Il désire intervenir par l’intermédiaire d’un émissaire, en l’occurrence le médecin et ses prescriptions. Mais, il faut toujours se rappeler que les médicaments les plus efficaces sont les Mitsvot et les bonnes actions, que Dieu attend de chacun d’entre nous. Celles-ci apportent la santé et la force, comme les bénédictions que le Rabbi vous a accordées.

La bénédiction du Juste se réalise en tout état de cause.

Avec ma bénédiction et en saluant votre fils,

Rav Mena’hem Schneerson,

Lettre n°607

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°607, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Iyar 5710,

Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav B.G.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai pris connaissance avec joie de votre lettre du 14 Iyar, par laquelle vous m’apprenez que tous les documents officiels ont été accordés au Rav M.L.(2). Il partira sans doute le plus rapidement possible et connaîtra la réussite en tout point, selon le désir de mon beau-père, le Rabbi et selon ses instructions.

L’installation du Rav Ch. Z. Taubel à Marseille(3) est, à mon humble avis, une bonne initiative, d’autant qu’il se trouve déjà sur place. Peut-être serait-il bon de lui adjoindre une autre personne.

Vous avez sûrement reçu, en son temps, le fascicule édité à l’occasion de Lag Baomer.

Vous n’évoquez pas votre état de santé et j’en déduis que vous allez bien.

En vous souhaitant tout le bien et en saluant tous les vôtres,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Binyamin Gorodetski, de Paris. Voir, à son propos, la lettre n°569. (2) Au Rav Mi’haël Lipsker, pour son installation au Maroc. Voir la lettre n°578. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°581.

Lettre n°608

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°608, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Hilloula de Rabbi Chimeon

Ben Yo’haï 5710,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, ...

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites avoir acheté, avec votre frère, la maison pour laquelle vous aviez, en son temps, reçu l’accord de mon beau-père, le Rabbi.

Les propos des Justes sont éternels et cette acquisition sera donc en un moment bon et fructueux, conformément à la bénédiction de mon beau-père, le Rabbi.

La ‘Hassidout explique l’importance d’une maison, dans sa dimension spirituelle. Vous consulterez, à ce propos, le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Bera’ha, au second discours intitulé Mizmor Chir ‘Hanoukat, la fin de la séquence de discours Maïm Rabim 5636(1). Et l’on sait que ce qui existe matériellement découle de ce qui est spirituellement et reçoit le même nom, dans la Langue sacrée. C’est la raison pour laquelle l’action matérielle met en éveil sa source spirituelle.

Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi pour l’acquisition de cette maison. Son édification sera intègre, matériellement et spirituellement, comme le souhaite celui qui désire votre bien et salue votre épouse, en l’incluant dans la bénédiction précédemment donnée,

Rav Mena’hem Schneerson,

C’est l’occasion de vous remercier pour ce que vous m’avez transmis, avant Pessa’h, pour le Maamad(2) et pour Ma’hané Israël. Les reçus vous ont été envoyés en leur temps et vous voudrez bien m’excuser pour mon retard, jusqu’à ce jour.

Notes

(1) 1876, du Rabbi Maharach. (2) Voir, à ce propos, les lettres 513, 520, 548, 557, 566, 575, 577 et 598.

Lettre n°609

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°609, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5710,

Au distingué ‘Hassid, qui se consacre aux

besoins communautaires, ...

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Iyar. Nous vous adresserons, aussi longtemps que possible, les Tefilin et les publications que vous avez demandées.

Concernant votre immigration, mon beau-père, le Rabbi, a donné son accord pour votre installation en Terre Sainte, après la cure pour votre coeur. Celle-ci sera donc couronnée de réussite matérielle et spirituelle et elle interviendra sans doute après la période chaude de l’année.

Comme vous me l’avez demandé, j’ai lu votre lettre, sollicitant une bénédiction, près du tombeau et j’y ai mentionné votre nom.

Vous trouverez ci-joint un fascicule et une lettre.

Avec ma bénédiction pour tout le bien,

Rav Mena’hem Schneerson,

Lettre n°610

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°610, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Iyar 5710,

Au jeune homme, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, ...

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre.

Puisse Dieu faire que s’accomplissent pleinement les bénédictions, matérielles et spirituelles, que vous accorde mon beau-père, le Rabbi, d’autant que vous réaliserez prochainement votre installation, de la manière qui convient le mieux, en tout point, matériellement et spirituellement.

A partir de l’âge de vingt cinq ans, on peut être enrôlé dans l’armée, selon le verset Beaalote’ha 8, 24(1) et la signification d’une armée est précisée par le discours du 13 Chevat(2), à la fin du paragraphe introduit par Ils Me feront un Sanctuaire.

Vous consulterez, à ce propos, le Kessef Michné, sur les lois des instruments du Temple, chapitre 3, paragraphe 7.

Avec ma bénédiction pour une bonne installation et pour tout le bien,

Rav Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°671. (2) 5710-1950, du précédent Rabbi.

Lettre n°611

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°611, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Iyar 5710,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav ...

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 16 Iyar.

Vous souhaitez ouvrir une affaire qui ne demandera qu’un investissement initial limité et un apprentissage de deux ou trois semaines. C’est une bonne initiative. Mais, vous devez trouver un homme de confiance, qui vous dira si cet investissement est justifié et de quelle manière commencer votre activité.

Il vous restera sans doute encore du temps libre. Vous pourrez donc poursuivre votre action à la synagogue, qui vous apporte le bien, spirituel et matériel à la fois.

Je vous charge de saluer ceux qui participent au cours que vous avez instauré à la synagogue. Vous leur expliquerez qu’un Juste qui quitte ce monde se trouve dans tous les mondes à la fois, y compris dans le nôtre, plus que de son vivant, comme l’explique brièvement l’introduction des deux fascicules que vous trouverez ci-joint.

J’attends de vos bonnes nouvelles et je vous donne ma bénédiction pour que votre installation soit fructueuse,

Rav Mena’hem Schneerson,

Lettre n°612

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°612, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Iyar 5710,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav E.E. Hacohen(1),

J’ai été peiné d’apprendre le décès de votre soeur, la Rabbanit.

Le Kehilat Yaakov, à l’article ma soeur, indique que le terme A’hot, la soeur, est constitué des initiales des mots Efod, la tunique du Cohen(2), ‘Hochen, son pectoral, Tiféret, la gloire, Mal’hout, la royauté. Le Taameï Hamitsvot, de Rabbi ‘Haïm Vital, à la Parchat Tetsavé et plusieurs autres références, parmi les écrits du Ari Zal, établissent, en effet, une relation entre la tunique et l’Attribut de Tiféret, d’une part, le pectoral et l’Attribut de Mal’hout, d’autre part.

C’est pour cela que le début de la destruction du Temple, que nos Sages définissent comme un deuil, se marqua sur cette tunique, dont une lettre fut retirée. Aussi, l’interdiction d’éloigner le pectoral de la tunique s’applique-t-elle uniquement pendant la période du Temple. De l’exil, en revanche, il est dit que le fleuve sera détruit, après la destruction du premier Temple et asséché après celle du second(3).

Du reste, même à l’époque du Temple, on était puni de flagellation(4) uniquement si on le faisait dans un but de destruction. En effet, les Attributs de l’émotion et celui de la Royauté, Mal’hout, ne s’unissent pas en permanence(5). Rabbi Saadya Gaon, du reste, ne mentionne pas cette Interdiction parmi celles de la Torah(6) et vous consulterez le commentaire de Perla sur le 212ème Interdit.

La transformation concerne donc essentiellement l’Attribut de Royauté, dans ses dimensions profonde et extérieure à la fois(7), ou encore les Attributs du Fondement(8), Yessod et de la Royauté, Mal’hout, qui correspondent à Sion et à Jérusalem(9), comme l’explique le Likouteï Torah Bamidbar 60a et Devarim 1c.

Le Tout Puissant vous consolera parmi les endeuillés de Sion et de Jérusalem et nous mériterons tous la réalisation de la promesse selon laquelle on verra le Cohen sur le mont Sion. Là, ce Cohen servira Dieu en portant la tunique et le pectoral, qui ne seront nullement séparés l’un de l’autre.

Notes

(1) Le Rav Efraïm Eliézer Yalles, de Philadelphie. Voir, à son propos, la lettre n°502. (2) Le destinataire de cette lettre est un Cohen. (3) Dès lors, il n’y a plus de passage des Attributs du sentiment vers celui de la Royauté, Mal’hout, de sorte qu’une émotion positive, liée au service de Dieu, ne provoque pas systématiquement l’action concrète qui devrait en résulter. (4) En éloignant le pectoral de la tunique. (5) Il n’y a pas, en permanence, une émotion qui provoque l’action. Néanmoins, la destruction du Temple se marque par l’obstacle au passage du sentiment dans l’action. (6) Puisque la séparation entre le pectoral et la tunique n’est pas toujours faite dans une intention négative. (7) A l’origine de l’action concrète. (8) Qui concentre en lui toutes les émotions à l’origine de l’action. (9) L’un et l’autre mentionnés dans la formule de consolation des endeuillés, que le Rabbi citera plus loin.

Lettre n°613

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°613, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Vendredi, veille du saint Chabbat,

dans l’après midi, de la Paracha:

Lorsque vous parviendrez dans la terre,

Lettre n°614

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°614, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille de Roch ‘Hodech Sivan 5710,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav I.(1)

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui approche, je vous adresse le fascicule qui vient de paraître. A n’en pas douter, vous vous efforcerez de le mettre, partiellement ou intégralement, à la disposition du plus grand nombre. En effet, le coeur de chaque Juif et de chaque Juive reste toujours sensible à ce qui concerne la Torah et les Mitsvot.

Nos Sages ont porté témoignage, dans la Pessikta de Rav Kahana, au paragraphe Ha’hodech(2), que, même si je dors en exil, mon coeur est en éveil, dans les synagogues, pour prier et dans les maisons d’étude, pour avoir accès à la Torah et pratiquer les Mitsvot et les bonnes actions.

Combien plus en est-il ainsi pendant la période qui va du 1er au 12 Sivan, celle de la préparation au don de la Torah, de son don proprement dit et des jours de complément.

L’étude de la Torah présente différents aspects:

Du point de vue des obligations de l’homme:

A) L’étude de la Torah est une des 248 Injonctions. Elle est même la plus importante.

B) L’étude de la Torah est, à elle seule, considérée comme l’ensemble des Préceptes, dans la mesure où elle conduit à l’action. De fait, c’est là la conséquence des deux Mitsvot que cumule l’étude, celle de tu te consacreras à elle(3) et celle de posséder la connaissance de la Torah(4). C’est précisément cette dernière qui est à l’origine de l’action.

Vous consulterez, à ce propos, les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 4, paragraphes 2 et suivants, de même que le Kountrass A’haron sur le début du troisième chapitre et les références qu’il cite. Vous verrez également le discours intitulé Rabbi dit: Quiconque possède la Torah de 5702(5).

Du point de vue de l’influence que la Torah exerce sur l’homme:

A) Les 248 Injonctions vivifient les 248 membres de l’âme, qui, sans elles, ne peuvent se perpétuer ni exister. De ce point de vue, la Mitsva de tu te consacreras à elle est identique à toutes les autres. En fait, elle les dépasse même et peut, en ce sens, être comparée aux membres vitaux de l’organisme.

B) La Mitsva de connaître la Torah est celle de la sagesse, liée au cerveau, qui surpasse tous les autres membres du corps. De ce fait, l’âme, qui fait vivre les 248 membres de ce corps, réside essentiellement dans le cerveau.

Vous consulterez, à ce propos, le Likouteï Torah, Parchat Nitsavim, au second chapitre du discours intitulé Car cette Mitsva, Parchat Balak, à la fin du troisième chapitre du discours intitulé Il n’a pas vu, le discours ‘hassidique intitulé la source des jardins de 5702(5) et le début du chapitre 51 du Tanya.

Au delà de tout ce qui vient d’être exposé, le verset dit “vous serez attachés à l’Eternel votre Dieu et, de cette façon, tous vivants aujourd’hui. Nos Sages expliquent que les Juifs sont liés à la Torah et celle-ci au Saint béni soit-Il, Qui est à l’origine de la vitalité de l’âme, à la fois de sa parcelle, qui s’introduit dans le corps et de sa source, qui reste là-haut. Ce lien se révèle par l’intermédiaire de la Torah.

Lettre n°615

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°615, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille de Roch ‘Hodech Sivan 5710,

Brooklyn, New York,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav A.(1), émissaire des sages,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du 25 Iyar. J’ai été particulièrement satisfait de voir qu’en parlant de mon beau-père, le Rabbi, vous dites: qu’il soit en bonne santé(2). On peut établir qu’il doit en être ainsi d’après le chapitre 27 d’Igueret Hakodech, expliquant que la vie du Juste est spirituelle, faite de foi, d’amour et de crainte. Et l’on sait qu’il connaît perpétuellement l’élévation.

Quant à ce que vous écrivez à mon propos(3), pourquoi l’avoir fait, puisque je ne possède pas tout ce que vous dites? Je n’ai besoin, sur mon propre compte, d’aucune allusion, d’aucune explication. Une brève réflexion à ma situation me suffit pour savoir ce que je suis. Comment des preuves et des raisonnements bâtis par d’autres pourraient-ils changer tout cela?

Qu’adviendra-t-il de nous? Je peux dire uniquement que le Rabbi prend la pleine responsabilité de ce qu’il pense. Il pourvoira donc. De quelle manière? Je ne le sais pas. Mais, il y a encore d’autres choses que je ne sais pas.

Je conclus en vous souhaitant une bonne fête, ainsi qu’à tous les membres de votre famille. Les noms que vous m’avez communiqués seront mentionnés auprès du tombeau.

En vous souhaitant tout le bien et la réussite dans votre mission,

Notes

(1) Le Rav Avraham Pariz, de Terre Sainte. Voir également les lettres n°675, 685 et 698. (2) Voir la fin de la lettre précédente. (3) Le Rav Pariz demandait au Rabbi de prendre la succession de son beau-père. Voir, à ce propos, la lettre n°576.

Lettre n°616

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°616, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Sivan 5710,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav A.M.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 29 Nissan et je vous remercie beaucoup des données statistiques que vous m’avez communiquées, dans le domaine de l’éducation.

Vous proposez la création d’un séminaire d’enseignants et je vous demanderais de préciser votre idée, quant à cet enseignement pédagogique qui serait à même de former rapidement des cadres. Il durerait entre trois et six mois, s’adresserait à ceux qui possèdent déjà les notions fondamentales nécessaires pour enseigner et apporterait seulement une formation pédagogique, méthodique, dont les bases pourraient effectivement être transmises dans le délai imparti.

Dans la mesure du possible, je souhaite recevoir, avec le détail de cette proposition, une liste des personnes susceptibles d’enseigner dans ce cadre et des moyens de financement.

Lorsque cette proposition recevra une forme définitive, nous pourrons étudier, avec l’aide de Dieu, la possibilité de la concrétiser.

En vous souhaitant de recevoir la Torah avec joie et profondeur, avec tout le bien,

Rav Mena’hem Schneerson,

Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de la fête de Chavouot(2).

Notes

(1) Le Rav A.M. Zilbershtrom, de Jérusalem. (2) Du précédent Rabbi. Voir la lettre n°614.

Lettre n°617

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°617, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Sivan 5710,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav S.N.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 21 Iyar.

Les réunions des ‘Hassidim, dans chaque ville, leur unité et leurs discussions pour décider des actions concrètes, ayant pour objet de renforcer le Judaïsme, en général et de diffuser la ‘Hassidout, en particulier, sont extrêmement positives. Tous restent sûrement en relation avec le siège de l’association des ‘Hassidim ‘Habad, à Tel Aviv. Vous voudrez bien me décrire, par le détail, ce qui est fait, en la matière.

Concernant les livres de ‘Hassidout, vous devez vous adresser au représentant du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, notre ami, le Rav Avraham Pariz(2). S’il ne dispose pas des livres que vous souhaitez vous procurer, ou bien si certains doivent vous être attribués à titre gracieux, vous voudrez bien me le faire savoir.

En vous souhaitant de recevoir la Torah joyeusement et profondément, de même que tout le bien,

Rav Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Shmaryahou Na’houm Sosonkin, Rav de Batoum, par la suite en Terre Sainte. Voir la lettre n°593. (2) Voir, à son propos, la lettre n°615, dans laquelle le Rabbi l’appelle émissaire des sages.

Lettre n°618

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°618, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5710,

A la direction du Talmud Torah et de la Yechiva

pour les immigrants de Russie en Terre Sainte,

auxquels Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 16 Iyar, avec la liste des élèves et je vous en remercie. J’ai pris connaissance avec plaisir du compte rendu du développement de vos activités.

Vos initiatives concrètes pour apporter une bonne éducation aux enfants originaires du Yémen sont très positives. A n’en pas douter, vous les multiplierez, à l’avenir, conformément à la demande constante de mon beau-père, le Rabbi: Demain doit être totalement différent.

Vous vous efforcez sûrement, dans toute la mesure de vos moyens, d’élargir le cercle de ceux qui vous viennent en aide, matériellement et spirituellement. Bien évidemment, plus chacun fera don de lui-même pour se purifier et pour purifier les autres, comme l’explique le Likouteï Torah, au cinquième chapitre du discours intitulé que Dieu soit avec moi envers ceux qui me viennent en aide, plus l’on sera aidé pour atteindre cet objectif.

J’ai demandé au Rav H.M. A. ‘Hadakov de vous adresser quelques propositions pour votre programme d’étude. Vous recevrez sa lettre dans quelques jours.

En vous souhaitant tout le bien et de recevoir la Torah avec joie et profondeur,

M. Schneerson,

Lettre n°619

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°619, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Sivan 5710,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav M.Z. Halévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Les informations ont fait état des crues du fleuve traversant la ville de Winnipeg, qui ont provoqué une inondation(2). Il serait donc judicieux que les élèves de la Yechiva aillent s’enquérir de la situation des Juifs de cette ville, en particulier des ‘Hassidim, afin de leur venir en aide, dans toute la mesure du possible. Ceci concerne plus spécifiquement les enfants qui doivent être bien surveillés, lorsqu’ils se trouvent dans des abris, c'est-à-dire en conditions défavorables.

Il y a quelque temps, vous vous êtes rendu à Winnipeg, à la demande de mon beau-père, le Rabbi et vous connaissez donc les ‘Hassidim qui résident là. Vous voudrez donc bien leur écrire et vous intéresser à leur situation.

Vous me direz tout ce qui a été fait, dans ce domaine et s’il est possible de mener ici une action pour eux, avec l’aide de Dieu, vous voudrez bien me l’indiquer et me formuler votre avis.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah joyeusement et profondément,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Mena’hem Zeev Gringlass, de Montréal. Voir, à son propos, la lettre n°419. (2) Au Canada, au nord de Montréal.

Lettre n°620

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°620, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5710,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav B.G.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu deux lettres du Rav M.L.(2), de Meknès. Celui-ci me fait part d’immenses possibilités, là-bas, de réalisations concrètes et immédiates. Il pense que vous vous êtes déjà installé à Brooklyn. C’est pour cela qu’il ne vous en a pas fait part, à Paris. Il considère que vous prendrez connaissance des lettres qu’il m’a envoyées. Je vous ai donc adressé aujourd’hui un télégramme, dont je vous joins le texte.

En conséquence, je voudrais formuler encore une fois ma demande. Vous devez vous efforcer d’être présent lors de l’inauguration de nos activités en Afrique du Nord(3). Il y a bon espoir que celles-ci soient très fructueuses. En la matière, le premier pas est décisif et il doit être conforme à l’objectif recherché. Pour l’heure, vous voudrez bien lui débloquer des fonds.

Je vous joins également un télégramme et une lettre, parvenus de Dublin, qui vous sont adressés et que l’on m’a transmis.

Mon beau-père, le Rabbi, conférera à chacun d’entre nous la bénédiction et la réussite, afin que nous assumions notre mission comme il le désire, pour grandir et sanctifier le Nom de Dieu.

Par courrier séparé, le fascicule édité à l’occasion de la fête de Chavouot vous a été adressé.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de Chavouot et en espérant avoir de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Binyamin Gorodetski, de Paris. Voir, à son propos, la lettre n°569. (2) Le Rav Mi’haël Lipsker. Voir, à son propos, la lettre n°559. (3) Voir, à propos de l’action du Rav Gorodetski, les lettres n°621, 634*, 642, 659 et 703.

Lettre n°621

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°621, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Lendemain de Chavouot,

8 Sivan 5710,

Au grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav B.G.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu aujourd’hui vos lettres du 1er et du 5 Sivan. Le Joint nous a adressé un montant de sept(2) et ce qui concerne Iyar a été transmis à votre épouse.

Concernant les affaires en cours, vous avez sans doute reçu, entre temps, mes lettres du 3(3) et du 5 Sivan, qui expliquaient pourquoi vous devez maintenant vous rendre au Maroc. C’est, en effet, le début de notre activité et le Rav M.L.(4) a, semble-t-il, des difficultés à structurer son action. Or, il est difficile de le conseiller à distance. Its’hak Chalom(5) va visiter ce pays maintenant et le premier pas est essentiel.

De même, il sera impossible de discuter ici des détails de l’action à mener là-bas avant d’avoir évalué les possibilités sur place et l’aide auquel on peut s’attendre de la part des autochtones, de ceux qui sont susceptibles d’enseigner et des fonds qui peuvent être collectés. En effet, il y a là-bas des personnes avec de très grands moyens, mais qui, dans ce domaine, n’interviennent pas.

Vous avez sans doute reçu le fascicule édité à l’occasion de la fête de Chavouot. Peut-être savez vous si le Rav Ch. Z. Gurevitch a mis sur pied une organisation, pour les éditions Kehot, lorsqu’il se trouvait chez le Rav David Bravman(6). Je vous remercie de m’informer, à ce propos. Nous lui avons écrit directement, mais il n’a pas répondu. Peut-être n’est-il plus à Paris.

En vous souhaitant tout le bien,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Binyamin Gorodetski, de Paris. Voir, à son propos, la lettre n°569. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°485*. (3) La lettre n°620. (4) Le Rav Mi’haël Lipsker. Voir, à son propos, la lettre n°559. (5) Responsable des institutions Otsar Hatorah au Maroc. Voir, à son propos, la lettre n°572. (6) Auparavant responsable de la publication, pour le compte des éditions Kehot, en Europe. Voir, à son propos, la lettre n°415.

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