Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°6408
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6408, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 24 Tamouz, de même que le télégramme qui l’a précédée. Je suis surpris par un silence aussi prolongé. Même si vous l’expliquez par le fait qu’il n’y a rien de nouveau, un tel état de fait est encore plus surprenant de la part d’hommes de ‘Habad. De manière plaisante, on peut rappeler qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Or, l’objectif des ‘Hassidim n’est pas de faire des efforts sous le soleil, mais bien de s’élever vers un stade plus haut, comme l’indique le Tanya, au début du chapitre 40. Et, vous connaissez le dicton du Tséma’h Tsédek selon lequel : “ nous sommes des travailleurs du jour ”, chargés de faire la lumière.
Nous venons de vivre les jours de la délivrance, les 12 et 13 Tamouz, libération de notre maître et de notre chef, tête d’Israël. Or, “ le corps suit la tête ”. Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, soit libéré de tout ce qui fait obstacle, afin de pouvoir servir Dieu dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°6409
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6409, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Mena’hem Na’houm Its’hak Aïzik(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous remercie pour le discours ‘hassidique(2) que vous avez joint à votre lettre. Vous m’écrivez que vous en possédez plusieurs autres. Sans doute savez-vous quel parcours ils ont suivi avant de vous parvenir et vous me le ferez connaître. Si possible, vous m’en adresserez la liste, en me précisant, quand vous en aurez connaissance, le titre, l’auteur et l’année de chacun d’entre eux.
Pour changer de sujet en restant dans le même contexte j’ai vu, dans un fascicule, que vous étiez le descendant d’un ‘Hassid bien connu qui faisait la répétition des discours ‘hassidiques de l’Admour Haémtsahi. J’aimerais savoir si vous avez en votre possession des éléments de biographie ou bien des écrits de ce ‘Hassid. Je vous remercie de m’écrire tout cela en détail. Vous savez à quel point nos maîtres ont accordé de l’importance à de telles informations. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav M.N. I. A. ‘Hanoun, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°2752. (2) Vraisemblablement d’un des maîtres de ‘Habad.
Lettre n°6410
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6410, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples connaissances, le Rav Duberish(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 15 Tamouz et, en un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez et que soient satisfaits également vos propres besoins et ceux des membres de votre famille.
Nous avons vécu les jours propices de la libération, les 12 et 13 Tamouz, délivrance de notre maître et de notre chef, tête d’Israël. Et, “ le corps suit la tête ”. Que chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, soit donc libéré de tout ce qui lui fait obstacle, matériellement et spirituellement et que l’on puisse servir Dieu avec joie et enthousiasme(2). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Je vous remercie pour votre remarque sur les responsa du Tséma’h Tsédek, partie Yoré Déa, chapitre 201, constatant que, d’après ce texte, la circoncision de celui qui a le prépuce étiré est uniquement introduite par les Sages. C’est aussi le cas lorsque la membrane est attachée, à l’inverse de ce que dit le Meïri, au traité Yebamot 70a. A ce propos, vous noterez que le Tséma’h Tsédek lui-même, dans une première conclusion, émet un doute à ce propos, comme l’indiquent ses responsa, à la porte des additifs, chapitre 37 et la porte des additifs aux responsa Chéérit Yehouda, au chapitre 13, paru aux éditions Kehot. Vous verrez également les responsa Chéérit Yehouda, à cette référence et les commentaires du Tséma’h Tsédek sur le traité Chabbat, chapitre 19, Michna 2, de même que le Ot ‘Haïm Ve Chalom de l’auteur du Min’hat Eléazar, partie Yoré Déa, fin du chapitre 264.
Notes
(1) Le Rav D.Shuckerman, de Buffalo. Voir, à son sujet, la lettre n°2030. (2) Voir la lettre n°6408.
Lettre n°6411
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6411, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Au comité de conseil et d’organisation de Kfar ‘Habad,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Tamouz et ce qui y était joint, le compte-rendu des réunions qui ont eu lieu pendant cette période. La Michna dit que : “ l’action est essentielle et non l’étude ”. Puisse donc Dieu faire que les discussions et les échanges entre vous provoquent un changement véritable, dans tous les domaines que vous mentionnez. Ce changement sera évident non seulement à l’occasion d’un moment propice, par exemple au cours d’une réunion ‘hassidique, mais aussi dans l’existence quotidienne et dans les domaines permis, car en cela réside essentiellement le service de Dieu de l’homme, comme l’indique le verset : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”. C’est une évidence.
Nos Sages nous ont donné l’assurance que les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur. Pour une large part, tout dépend donc de vous. Que le mérite du fondateur de votre village, qui le dirige, mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, vous protège afin que vous connaissiez la réussite en votre mission, qu’il protège tous les habitants du Kfar, afin qu’ils soient des réceptacles pour intégrer les nombreuses lumières révélées là par le fondateur, notre maître et chef. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et puisse Dieu faire que ce soit très prochainement,
M. Schneerson,
Lettre n°6412
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6412, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tamouz 5718,
Brooklyn,
A mon proche parent, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui
craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Guerchon(1) et son épouse, la Rabbanit Guessya,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse aux deux lettres officielles et, entre temps, vous avez sûrement reçu mon courrier, qui répondait aux précédentes lettres. Vous me dites que vous avez obtenu les documents pour la retraite. Puisse Dieu faire que s’accomplisse, en la matière, le dicton de notre Torah, Torah de vie, selon lequel : “ ceci est également pour le bien ”.
Il a été expliqué(2), lors de la réunion ‘hassidique, que ce dicton est encore plus fort que l’affirmation selon laquelle : “ Tout ce que Dieu fait est pour le bien ”. Ce dernier, en effet, veut dire que les conséquences seront bonnes. A l’opposé, “ ceci est également pour le bien ” signifie que l’événement lui-même est positif, et non uniquement ses conséquences, comme l’indiquent les récits de nos Sages qui sont rapportés à ce propos. Ceci justifie également que le premier dicton soit énoncé en Hébreu, faisant ainsi allusion à la dimension profonde, alors que le second est en araméen, indiquant ce qui est uniquement superficiel, mais ne se révèle pas. C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé et dans la largesse d’esprit,
Notes
(1) Le Rav G.‘Hen, de ‘Haïfa. Voir, à son sujet, la lettre n°4369. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5220.
Lettre n°6413
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6413, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur le prélèvement de la dîme pour la Tsédaka, lorsque l’on a des difficultés à gagner sa vie. Vous procèderez donc de la manière suivante. Vous donnerez aussitôt la moitié à la Tsédaka et vous considérerez la seconde moitié comme une dette contractée envers la Tsédaka. Puis, quand Dieu vous accordera la largesse, vous vous acquitterez de cette dette.
Lettre n°6414
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6414, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre qui a été achevée le 15 Tamouz, dans laquelle vous me décrivez ce qui vous est arrivé, alors que vous assumiez les fonctions de Rav d’une communauté juive. Puisse Dieu faire que la réussite qui vous a souri jusqu’à maintenant mette en éveil en vous des forces encore plus profondes, afin que vous conserviez vos fonctions et que vous insuffliez à chaque membre de votre communauté la vérité absolue, la Parole de Dieu selon laquelle tous constituent “ une nation de prêtres et un peuple sacré ”, ce qui veut dire que, pendant toutes les vingt quatre heures du jour et non uniquement au cours de la prière, de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot, un homme, et il est dit que “ vous êtes appelés hommes ”, assume une mission sacrée, celle d’un prêtre. Il applique le principe : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”, comme l’explique longuement le Rambam dans son Yad Ha ‘Hazaka et dans ses huit chapitres. La Hala’ha en retient le principe dans le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231. Et, il est sûr que les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur de celui qui les entend. Or, le cœur est “ le roi de tous les membres ”, qu’il dirige et qu’il conduit à agir en fonction de ses instructions. C’est une évidence.
Vous me dites que tout cela a été obtenu uniquement au prix de luttes et de dissensions. De fait, il en va ainsi, en notre monde, selon l’expression du Ets ‘Haïm, citée par le Tanya à la fin du chapitre 6 : “ Toutes les actions de ce monde sont dures et mauvaises. Les impies y sont forts ”. Pour autant, c’est bien dans ce monde que la Torah a été donnée et il est dit que : “ elle ne se trouve pas dans le ciel ”. Et, c’est bien ainsi que ceux qui reçurent la Torah apportèrent une réponse à l’argument soulevé contre eux : “ Possédez-vous un mauvais penchant ? Etes-vous descendus en Egypte ? ”. Pour autant, l’assurance nous a été donnée que la vérité, le bien, la sainteté se maintiendront et obtiendront une victoire évidente. En effet, le Saint béni soit-Il voulut posséder une demeure ici-bas. Il est donc bien clair qu’en tout état de cause, Sa Volonté sera accomplie et tout ne dépend que des actions de l’homme, qui est Son émissaire. Selon les termes de la Michna, “ j’ai été créé pour servir mon Créateur ”, pour édifier Sa demeure dans notre monde, une maison décorée avec de belles affaires. Et, le Tikouneï Zohar, Tikoun 6, à la page 22b, explique : “ Une maison agréable : son cœur. Des affaires agréables : ses membres. Une femme agréable : son âme ”. C’est ainsi que tout peut être révélé dans la partie du monde qui est confiée à cet homme. Vous consulterez également le Tanya, au chapitre 37, soulignant que ceci est la préparation et le début de la délivrance collective du monde entier.
Il résulte de tout cela que la conclusion de votre lettre, selon laquelle votre vie personnelle ne vous satisfait pas, ne correspond nullement à ce qui a été dit au préalable. En effet, la finalité de l’homme est de servir son Créateur, d’accomplir Sa Volonté. Celui qui a la capacité d’influencer les autres doit donc en faire son objectif principal. En effet, “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est un “ grand principe de la Torah ”. Or, une Mitsva en attire une autre, en particulier une telle activité. Car, l’Admour Hazaken explique, au début du Torah Or, que la Tsédaka, puisque l’acte vivifiant l’âme et le corps de l’autre en est une, permet d’avoir “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”. Ainsi, même si, comme vous l’écrivez, le temps dont vous disposez pour vous-même est beaucoup plus réduit qu’au préalable, et vous vous en plaignez dans votre lettre, votre réussite sera multipliée par mille. Comme le soulignent les notes du Tséma’h Tsédek, le chiffre mille employé ici est précis. Il n’est nullement une exagération, ce qui veut dire qu’en une heure, vous parviendrez à accomplir ce qui, auparavant, nécessitait mille heures.
Vous faites référence à l’étude de la Torah et, à ce propos, j’ai déjà expliqué qu’à notre époque, il est particulièrement important d’apprendre les Lois nécessaires, au quotidien. Du fait de nos nombreuses fautes, on constate, en la matière, une ignorance effrayante. Et, il en est ainsi dans tous les milieux, même les plus élevés. Vous devez comprendre ce que je veux dire. De même, il faut étudier la Paracha de la semaine, participer à l’étude du Talmud que l’on conclut chaque année, en groupe. Tout ceci concerne chacun en particulier. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, avec une véritable largesse d’esprit,
Lettre n°6415
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6415, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, aux multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre livre, la seconde édition de “ Personnalités et conceptions ” et je vous en remercie. De même, j’ai eu des nouvelles de votre participation aux réunions ‘hassidiques qui se sont déroulées dans la ville sainte de Jérusalem et à Kfar ‘Habad. J’ai également appris que vous aviez introduit le nouveau
cycle d’étude du Tanya. Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous redoubliez d’ardeur en la Torah intègre, sa partie révélée et sa dimension cachée. Ces deux études posséderont l’intégrité, qui est effective lorsque l’enseignement caché apparaît à l’évidence dans la partie révélée et la partie révélée à l’évidence dans l’enseignement caché. Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 26 et différents autres textes soulignent que la diffusion des sources(2) à l’extérieur est non seulement une Mitsva liée à cette période, mais aussi une nécessité absolue. On peut vérifier dans la pratique à quel point cela est vital. En effet, de cette activité dépend la pratique des Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”, surtout en notre époque aux multiples épreuves, voiles et entraves. Du fait de nos nombreuses fautes, ce que les Sages ont dit de la période du talon du Machia’h s’est pleinement réalisé et non pas uniquement de la manière la plus fine. Ainsi, Iguéret Ha Techouva, de l’Admour Hazaken, explique, à la fin du chapitre 7, que l’idolâtrie peut être comparée au fait de se voiler les yeux quand on doit donner de la Tsédaka, de se mettre en colère ou bien d’être orgueilleux. La Guemara cite beaucoup d’autres exemples. On peut donc s’acquitter de cette façon des propos de nos Sages précédemment cités(3). Pour autant, la génération n’a pas eu un aussi grand mérite. Et, cette promesse se réalise uniquement par étapes progressives, jusqu’à ce que…(4).
Puisse Dieu faire que s’accomplisse ce qui est expliqué dans le discours qui a été prononcé(5) lors de la réunion ‘hassidique des 12 et 13 Tamouz, cette année, commentant l’explication de nos Sages(6) sur le verset : “ Il relève le pauvre de la poussière ”. Il y est dit : “ Si l’on s’abaisse jusqu’à terre, si ta descendance est la poussière de la terre, alors sera arrivé le moment de mettre en pratique la promesse : ‘Et, tu te répandras’ ”. De la sorte, se dressera devant nous, le briseur de barrière, le roi Machia’h. Je vous adresse mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles des accomplissements communautaires et des préoccupations personnelles. Bien entendu, la santé physique appartient aux préoccupations personnelles et elle est même l’une des premières parmi celles-ci, comme le précise le Rambam, à la fin du chapitre 3 de ses lois des opinions.
M. Schneerson,
N. B. : Cette année, une question m’a été posée par quelqu’un qui a traversé le fuseau du changement horaire pendant la période de l’Omer et qui se trouvait ainsi avec un compte d’un jour de plus(7). Cet homme s’interrogeait donc sur la manière dont il devait compter et sur la nécessité qu’il dise la bénédiction, au cours de ce Omer, après avoir traversé ce fuseau horaire.
Je lui ai souligné qu’une autre question était encore plus importante : comment devait-il célébrer la fête de Chavouot ? A mon humble avis, s’agissant du compte et de la bénédiction, il est clair qu’il doit poursuivre selon la façon dont il a compté lui-même, car il est hors de question de répéter deux fois le même compte. Il peut donc dire la bénédiction car le bien ne doit pas…(8). Mais, il peut aussi écouter la bénédiction prononcée par quelqu’un qui se trouve ici et s’acquitter ainsi de son obligation. En effet, cette bénédiction est dite sur la Mitsva proprement dite et non sur le compte des jours. Il n’est donc pas exclu que celui qui la dit le fasse pour le trentième jour et celui qui l’écoute, pour le trente et unième. S’agissant de la fête de Chavouot, celle-ci n’est fixée ni par une date dans le mois, ni par la décision du tribunal. Elle est célébrée à l’issue du compte de sept semaines. Or, cet homme a compté quarante neuf jours qui, d’après la Torah, sont bien entiers pour lui. Il fêtera donc Chavouot selon son propre compte, c’est-à-dire un jour avant les autres personnes se trouvant dans le même endroit que lui. Pour autant, cette pratique peut surprendre son environnement et je lui ai donc prescrit de trouver au moins deux autres Rabbanim, tranchant la Hala’ha, qui soient du même avis. Vous êtes en contact avec lui pour son œuvre littéraire et il semble que vous ayez relu pour lui des responsa de plusieurs des derniers Sages. Si vous contestez cette interprétation, vous voudrez bien me le faire savoir, bien entendu en m’exposant la vôtre. Je vous en remercie d’avance.
A ce propos, il faut également mentionner un autre point, concernant celui qui ne sait pas en quel jour du compte il se trouve. Vous évoquez cette situation dans votre livre : “ Les fêtes dans la Hala’ha ”, au chapitre “ Compte de l’Omer ” et vous reproduisez l’avis des responsa Dvar Avraham, selon lequel on ne prononce pas de bénédiction quand on est dans le doute. En effet, compter signifie identifier le jour d’une manière certaine, de sorte qu’une bénédiction est inconcevable quand on est dans le doute. De même, j’ai vu dans la revue Chaareï Tsion, semble-t-il dans la parution de 5695(9), car la page de garde manque à l’exemplaire dont je dispose, une position semblant logique, qui était présentée au nom du Rav R.I. A. Vinegard. Cette position contredit radicalement celle qui vient d’être exposée. Si l’on admet que la Hala’ha soit tranchée ainsi, cela veut dire que l’on n’a jamais accompli convenablement la Mitsva du compte de l’Omer, dans les endroits où ne parvenaient pas les émissaires du tribunal, à l’époque où celui-ci proclamait le nouveau mois après audition des témoins. Ceci voudrait dire que, dans ces endroits, on n’aurait jamais récité cette bénédiction. En effet, le 16 Nissan, on ne disposait jamais d’une information claire et, du fait du doute, on célébrait deux jours de fête. On ne disait donc pas la bénédiction et l’on ne savait pas comment compter. De ce fait, les quarante neuf jours n’étaient pas entiers. Comment un fait aussi étonnant pourrait-il ne pas du tout être mentionné par le Talmud ? Je ne dispose pas du Dvar Avraham et je ne peux donc pas vérifier s’il soulève effectivement cette question.
Dans la seconde version de votre livre, j’ai vu l’ajout concernant le Rav Meltser. Il y a quelques temps, on m’a rapporté que, pendant les années où il résidait dans la ville sainte de Jérusalem, celui-ci s’est consacré à l’étude de la Kabbala. Bien plus, il avait alors un compagnon d’étude, dans ce but. J’aimerais savoir, tout d’abord, si cette information est exacte. Si c’est bien le cas, il est dommage que vous n’en ayez pas fait état dans votre article. Certes, ce point ne trouve pas directement sa place dans l’ouvrage : “ Des hommes et des conceptions ”, mais vous connaissez le dicton du Juste, ‘Hassid et grand Rav, Rabbi Hillel de Paritch(10), quand on lui demanda pourquoi il respectait les Mitsvot d’une manière aussi scrupuleuse. Il répondit qu’il faisait tout cela afin de pouvoir mieux intégrer les mots de la ‘Hassidout. C’est une évidence.
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, la lettre n°6221. (2) De la ‘Hassidout. (3) De la nécessité des épreuves et des voiles. (4) La révélation soit totale. (5) Voir le Séfer Ha Maamarim 5718, à la pagez 471. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrash Chemot Rabba, chapitre 25, paragraphe 8 ”. (7) Voir, à ce sujet, les lettres n°6298 et 6504. Voir aussi le Likouteï Si’hot, tome 7, à partir de la page 285 et tome 12, à partir de la page 168. (8) Etre ôté à celui qui peut le détenir. (9) 1935. (10) Voir, à ce sujet, la lettre n°5150.
Lettre n°6416
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6416, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples accomplissements et aux bons comportements,
le Rav Nissan(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre livre, le troisième tome du recueil : “ La Torah et le monde ”, traitant de ce qui est d’actualité, la fête de Chavouot et les mois qui la suivent. Cette réalisation est comparable à la précédente. Vous invitez à suivre Dieu, Sa Torah et Ses Mitsvot. Puisse Dieu faire que vos propos exercent leur effet, mettent en éveil au fin fond de l’âme des Juifs et des Juives la source d’eaux vives et, comme cela doit être, révèlent cette source dans les pensées, les paroles et les actions, au quotidien, car telle est la finalité de l’homme.
Heureux est celui qui accomplit tout cela et permet qu’il en soit ainsi. Ainsi, la ‘Hassidout expose la dimension profonde de la Michna(2) selon laquelle : “ deux personnes saisissent un Talith ”. En l’occurrence, le Talith est une Lumière qui entoure, une étincelle positive se trouvant dans l’objet matériel. Or, deux personnes arrivent et saisissent cet objet matériel afin d’accomplir une Mitsva, réalisant ainsi l’élévation de cette étincelle, la libérant de sa captivité et lui faisant quitter son exil. Chacun de ceux qui ont réalisé cette élévation prétend avoir transformé l’ensemble de cette étincelle, qui se trouve donc dans son domaine. Vous consulterez, à ce propos, le discours ‘hassidique intitulé : “ Rabbi dit ”, de 5700(3) et le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout, de mon beau-père, le Rabbi, à la fin du chapitre 12.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite en tout cela et que, pendant de nombreuses années encore, vous redoubliez d’ardeur pour irradier la lumière de la Torah dans le monde, une Torah intègre, extérieure et profonde à la fois, une Torah de vérité, sans évolution et sans concessions, identique en tout endroit et en toute époque, jusqu’à ce que s’unifient la Torah et le monde. Ainsi, s’accomplira la proclamation du premier Hébreu, “ Avraham était unique ”, dont le service de Dieu est exprimé par le verset : “ Il invoqua là-bas le Nom de l’Eternel, Dieu du monde ”, ce qui veut dire que Dieu et le monde ne sont pas deux entités distinctes, mais que l’on observe clairement, dans le monde, que “ il n’est rien d’autre que Lui ”. Vous consulterez le Likouteï Torah, à la Parchat Tavo, pages 42d et 43c. Avec mes respects et ma bénédiction de bonne santé, pour vous et pour votre épouse,
N. B. : Avec un étonnement mêlé de douleur, j’ai appris ce qui a résulté des rencontres entre les représentants des jeunes et les dirigeants du comité rabbinique. En effet, l’unité n’a pas été obtenue. Or, de nos jours, le manque d’unité conduit à la cassure. Ma douleur et mon étonnement sont, à juste titre, basés sur ma conversation avec le grand Rav Bick, dont il vous a sûrement transmis les grands points. L’idée essentielle est la suivante. Ces jeunes, pour l’heure, sont suspendus entre le ciel et la terre, au sens moral du terme. Ils subissent les pressions de leur gauche, leur demandant de descendre sur terre, d’intégrer non seulement la matière, mais aussi la grossièreté. Du fait de nos nombreuses fautes, ces pressions prennent la forme non seulement de promesses concernant le monde futur, mais aussi de menaces sur le présent et le futur immédiat. Si on ne les intègre pas au plus vite dans un cadre qui leur permettra au moins de ne pas descendre plus bas, il est difficile d’imaginer les conséquences que cela pourrait avoir. Un autre point concerne le comité rabbinique. Quiconque considère la situation actuelle s’aperçoit que son emprise et son autorité sur le public ne vont pas en augmentant, bien au contraire. Les dernières réunions des jeunes rabbins en apportent la preuve. Or, quand il est possible d’augmenter l’influence du comité rabbinique et d’affaiblir ceux qui luttent contre elle, certains de manière affirmée et d’autres, plus nombreux encore, en cachette, on écarte délibérément cette éventualité. Il semble qu’au moins quelques unes des raisons n’en soient pas désintéressées.
Notes
(1) Le Rav N.Telushkin, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°6159. (2) Au début du traité Baba Metsya. (3) 1940, du précédent Rabbi.
Lettre n°6417
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6417, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,
groupement de Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris qu’il y aura, dans deux semaines, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, une réunion internationale des représentants de la jeunesse juive des différents pays. Il me semble qu’elle commencera le 28/7 à Jérusalem. Il serait bon de vous concerter immédiatement afin de déterminer comment l’on peut en profiter pour ce qui concerne ‘Habad et, avant tout, pour diffuser les sources(1). Je crois vous avoir déjà écrit plusieurs fois que de telles occasions sont un effet de la divine Providence, afin de pouvoir exercer une influence sur plusieurs pays à la fois, sur différentes régions, d’une manière incomparablement plus aisée. En effet, ceux qui doivent recevoir l’élévation se trouvent alors réunis et conduits dans l’endroit où réside celui qui peut leur apporter cette élévation. Ce dernier doit uniquement être éveillé de son sommeil et de sa torpeur, afin d’être en mesure de saisir pleinement cette opportunité.
Ce qui vient d’être dit, à propos du sommeil et de la torpeur, s’explique de la façon suivante. Il y a eu, voici quelques temps, une réunion internationale des chercheurs bibliques et de scientifiques. Bien entendu, chacun d’entre eux aurait été intéressé de connaître l’optique de ‘Habad ou , tout au moins, de recevoir quelques livres, sur ce sujet. Or, il semble que les responsables de ‘Habad, en Terre Sainte, n’aient absolument rien fait, en la matière, qu’ils n’aient nullement saisi cette opportunité. J’ai recherché des circonstances atténuantes à un tel immobilisme, alors qu’aucune réflexion préalable n’est nécessaire pour se rendre compte des possibilités qui sont ainsi offertes. Concrètement, je n’ai trouvé qu’une seule circonstance atténuante : personne n’y a pensé. Et, ceci va, en fait, à l’autre extrême(2). On connaît l’explication du Rabbi Maharach(3) constatant qu’une servante ou une mère peuvent développer les raisonnements les plus profonds, exposés par les Sages de la Michna et de la Guemara, des premières et des dernières générations, alors que ceux-ci semblent ne pas du tout être de leur niveau. L’explication est la suivante. Quand ils sont réellement concernés, la servante ou le serviteur cananéen peuvent, malgré leurs moyens limités, découvrir des concepts aussi profonds. Et, d’une formulation négative, on en déduit une positive(4), comme c’est systématiquement le cas dans la Torah.
Nous venons de vivre les jours de la délivrance, les 12 et 13 Tamouz. Puisse donc Dieu faire que ceux-ci brisent l’obscurité profonde et intense, qui est décrite ci-dessus, précisément avec bonté et miséricorde. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Ce qui avait pour but de défendre s’avère ainsi être une circonstance aggravante. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3152. (4) Combien plus un homme peut-il développer les capacités qu’il porte effectivement en lui.
Lettre n°6418
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6418, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Tamouz, me posant une question surprenante : êtes-vous tenu, pour les raisons exposées dans votre lettre, de vous sacrifier pour…(1) ? Il est clair que des fiançailles et un mariage n’ont pas du tout pour but de se sacrifier, mais bien au contraire de bâtir un foyer juif éternel. Vous présenterez la proposition dont vous me faites part à trois de vos amis se trouvant sur place. L’un d’entre eux au moins sera un Rav, afin qu’il connaisse la Loi de la Torah, concernant une présomption.
Vous concluez votre lettre en me disant que vous êtes le descendant de grands maîtres de la ‘Hassidout de Pologne et de Galicie. Vous en citez quelques uns, qui étaient liés à l’enseignement du Baal Chem Tov, celui de la ‘Hassidout. J’ai donc bon espoir que vous avez un temps fixé pour l’étude de cet enseignement. Et, vous connaissez la signification de cette expression. En effet, cette fixation doit être non seulement dans le temps, mais aussi et surtout dans l’âme. Et, nombre de ceux qui, auparavant, s’opposaient à la révélation et à la diffusion de cette sagesse(2), en reconnaissent maintenant la nécessité. Vous consulterez, à ce sujet, en particulier, le chapitre 26 d’Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, de même que le Kountrass Ets ‘Haïm, du petit-fils de son petit-fils, le Rabbi Rachab. Bien entendu, en la matière, s’applique également l’Injonction de la Torah selon laquelle “ on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté ”.
Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin et, sans en faire le vœu, vous adopterez les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Son épouse, les membres de sa famille n’étant pas saints d’esprit. (2) Celle de l’enseignement profond de la Torah.
Lettre n°6419
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6419, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Its’hak David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Tamouz, veille de la fête de la libération, délivrance de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Je fais réponse à vos questions :
A) En dehors d’Erets Israël, certains ont l’usage d’installer la pierre tombale(2) à l’issue des douze mois, alors qu’en Terre Sainte, on le fait après les trente jours. A mon humble avis, il ne convient pas d’attendre un an, surtout en Erets Israël, où est en vigueur l’usage que vous mentionnez. Et, même dans les autres pays, certains contestent la nécessité d’attendre un an, comme l’établissent différents textes, en particulier le Min’hat Eléazar, tome 3, au chapitre 37 et le Colbo sur le deuil, du Rav Greenwald.
B) S’agissant du nom Mendel(3), vous savez que Mena’hem Mendel a la même valeur numérique que Tséma’h Tsédek(4). Pour ma part, j’ai toujours orthographié Mendel en fonction de cette valeur numérique(5), mais il est clair que chacun peut faire ce qu’il veut de son nom et signer comme il l’entend. Dans différents cas, tout dépend, en outre, de la manière dont on demande à être appelé à la Torah. Pour ce qui vous concerne, vous pourrez sûrement examiner la signature et vous déterminer en conséquence(6).
C) Vous faites référence au nombre de Kaddishs. Il est judicieux d’en réciter seize tous les vingt quatre heures. Ceci peut être lié à une explication du saint Zohar, tome 1, page 62b, selon laquelle un Kaddish exerce son effet pendant une heure et demie, ce qui veut dire que seize Kaddishs couvrent effectivement les vingt quatre heures du jour. Vous me demandez comment cela est possible le Chabbat, par exemple. Je suis surpris par cette question, car il semble que vous ignoriez notre coutume, consistant à étudier la Michna après chaque prière, c’est-à-dire trois fois par jour.
D) Nous n’avons pas la coutume selon laquelle l’endeuillé conduit l’office, le vendredi soir, pour dire le Mizmor Le David. Plus généralement, s’agissant de l’anniversaire du décès et du Kaddish, vous consulterez les fascicules indiqués ci-dessous(7).
E) Pour ce qui est de l’étude de la Michna(8), celle-ci reprend, d’après ce que j’ai entendu, les lettres du nom du défunt, mais non celui de ses parents.
F) Vous m’interrogez sur une lettre figurant deux fois dans le nom. Un seule chapitre de Michna suffit-il pour ces deux lettres ou bien faut-il apprendre autant de chapitres que de lettres ? Je n’ai pas vu de réponse claire à cette question. Néanmoins, il est expliqué(9) que le nom est le canal reliant l’âme au corps, comme l’affirme le Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 12. Il convient donc d’étudier un chapitre par lettre, mais, à mon sens, il n’est pas nécessaire qu’il s’agisse de chapitres différents. Le même chapitre peut être répété plusieurs fois.
G) Vous me demandez s’il faut privilégier les lettres du nom ou bien l’étude systématique de la Michna. Il s’agit, en fait, de deux choses différentes. Car, comme on l’a dit, les lettres du nom ont pour but de relier l’âme au corps et, comme cela est expliqué par ailleurs, de révéler l’âme à partir de sa source, alors que l’étude systématique est une Mitsva que l’on met pleinement en pratique en concluant un traité ou bien un ordre de la Michna. De fait, le Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna définit le nom comme une force supérieure, une vitalité globale, d’autant que l’ordre de la Loi orale est partie intégrante de la Torah, comme le montrent différents textes de nos Sages, qui disent : “ Les Sages viennent d’étudier tel traité ”(10).
H) Vous évoquez la lecture de la Torah et de la Haftara. En la matière, j’ai reçu deux enseignements de mon beau-père, le Rabbi(11), lorsque j’étais moi-même en deuil de mon père et maître. Néanmoins, pour une raison personnelle, j’ai personnellement lu la Torah uniquement le Chabbat à Min’ha, le lundi et le jeudi.
I) Vous mentionnez également l’ordre de l’étude. A mon avis, deux études sont particulièrement nécessaires, en pareil cas. Il faut apprendre la Michna, anagramme de Nechama, l’âme et l’enseignement profond de la Torah, l’arbre de vie, permettant l’accomplissement des promesses selon lesquelles : “ Je supprimerai l’esprit d’impureté de la terre ” et : “ L’Eternel effacera les larmes de tous les visages ”, selon les propos de Moché notre maître, le berger fidèle, rapportés par le Zohar, tome 3, à la page 152b. L’enseignement profond de la Torah est effectivement l’arbre de vie, comme le dit le saint Zohar. Et, le verset précise que la mort apparut dans le monde après la faute de l’Arbre de la connaissance du bien et du mal, de peur que “ il tende la main, prenne du fruit de l’arbre de vie et obtienne la vie éternelle ”. Toutefois, la qualité de notre Torah, Torah de vie, est la conformité à la Volonté de Dieu, permettant de transformer l’arbre de la connaissance en arbre de vie, de changer l’obscurité en lumière et l’amertume en douceur.
J) Bien que vous n’en disiez rien, vous prélevez sûrement de la Tsédaka avant la prière du matin, de même qu’avant celle de Min’ha, bien entendu pendant les jours de la semaine. Ceci est également important, dans ce contexte, ainsi qu’il est dit : “ La Tsédaka sauve…(12) ”, ce qui veut dire, plus profondément, que ce salut se maintient, même après la mort. C’est pour cela que la coutume juive, partie intégrante de la Torah, fait un lien entre le souvenir des âmes et la Tsédaka. Et, l’on sait ce qu’explique le Morde’haï, d’après le Sifri, à la fin de la Parchat Choftim.
Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela. Et, il est sans doute inutile de vous rappeler la décision hala’hique de notre Torah, Torah de vie, selon laquelle, pour tout ce qui concerne le deuil, on retient systématiquement l’avis le moins rigoriste. Vous consulterez également le Ora’h ‘Haïm, à la fin des lois du Loulav.
Notes
(1) Le Rav I.D. Gartner, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°3113 et 3650. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°4868. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°1976 et 3105. (4) Mena’hem a la même valeur numérique que Tséma’h, soit cent trente huit et Mendel que Tsédek, soit cent quatre vingt quatorze. (5) C’est-à-dire avec un Aïn. (6) Pour déterminer l’orthographe du nom du défunt, qui s’appelait vraisemblablement Mendel, afin d’inscrire son nom sur la pierre tombale. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Les fascicules n°55, 62 et 64 ”. (8) A la date anniversaire du décès. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon, en particulier, le Likouteï Torah, Parchat Behar, à la page 41c et le début de la Parchat Balak ”. (10) Ils cherchent donc à justifier la suite logique entre un traité de la Michna et le suivant. (11) Voir la lettre n°412. (12) De la mort.
Lettre n°6420
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6420, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Tamouz 5718,
Brooklyn,
A madame Chochana(1),
Je vous bénis et vous salue,
Après une longue interruption, j’ai reçu votre lettre du 15 Tamouz, relative à l’inscription sur la pierre tombale. Vous m’expliquez qu’il y a un récit de famille, datant du grand-père du défunt(2), mais vous ne me dites pas ce qui était inscrit sur la tombe du père du défunt(3), fils de ce grand-père. Or, il est certain que le défunt a pris part à sa rédaction et, si celle-ci est conforme au récit, on peut sûrement en tirer un enseignement pour la tombe du défunt lui-même.
Toutefois, il convient, à mon avis, d’inscrire, à propos du père du défunt, “ le Rav et ‘Hassid ” et préciser : “ Il était l’un des grands ‘Hassidim de Rabbi Chmouel et de Rabbi Chalom Dov Ber, dont le mérite nous protégera ”. De cette façon, le nom des maîtres de ‘Habad, chefs d’Israël, sera mentionné sur cette pierre tombale. C’est une évidence. Puisse Dieu faire que, désormais, mes lettres aient un contenu joyeux, d’une joie entière. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. : Vous ne dites rien, dans votre lettre, de votre état de santé et de celui des membres de votre famille. Cela veut sûrement dire que tout va bien. Bien entendu, le texte de la pierre tombale doit recevoir l’assentiment de tous les enfants du défunt, auxquels Dieu accordera longue vie. Mais, avant tout, ceux-ci méditeront au fait qu’il s’agit là, en tout et pour tout, d’une pierre, sur laquelle un texte est inscrit, alors que les enfants sont, pour leur part, un souvenir vivant, que leurs actions et leur comportement, au quotidien et non uniquement lors de l’anniversaire du décès, sont l’inscription figurant sur ce souvenir vivant. Sa formulation dépend d’eux et uniquement d’eux, car, selon l’affirmation de nos Sages, “ le fils est un membre de son père ”.
Notes
(1) Mme C. ‘Hen Zahavi, fille du Rav Avraham Yehouda ‘Hen, décédé au début de l’année 5718. Voir la lettre n°5988. (2) Le Rav Perets ‘Hen (3) Le Rav David Tsvi ‘Hen, le Radats.
Lettre n°6421
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6421, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Guedalya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur l’affirmation énoncée dans la “ Porte de Roch Hachana et de Yom Kippour ”, de l’Admour Haémtsahi(2), selon laquelle le pantalon du grand Prêtre lui allait jusqu’aux talons. Cette question m’a été posée, il y a quelques temps déjà et, en effectuant une recherche dans les manuscrits, je n’ai pas pu, pour l’heure, retrouver ce discours. En revanche, j’ai trouvé un autre texte du Tséma’h Tsédek, traitant du même sujet et décrivant également ces vêtements. Les mots définissant la longueur du pantalon n’y figurent pas.
J’ai commenté l’expression : “On commence la prière uniquement…(3)” en y faisant un ajout par rapport à la formulation qui semble être plus simple : “ On commence la prière… ”(4). Or, cet ajout montre bien que la condition énoncée ici est précise et impérative. Vous soulignez que l’on rencontre, en effet, une telle affirmation, mais que celle-ci n’est nécessaire qu’a priori(5). Elle figure dans le Chteï Ha Lé’hem, conformément à la décision du Rambam, dans ses lois de la Terouma et du Maasser, chapitre 8, au paragraphe 2. Je suis surpris par ce que vous dites, car, bien au contraire, j’ai retrouvé dans ce texte, la position des Tossafot, au traité Mena’hot 83b, de même que celle du Lé’hem Michné et la première explication du Kessef Michné, commentant ce passage du Rambam.
Et, même si l’on admet votre raisonnement, on peut interpréter de différentes manières l’expression : “ a priori ”. Ainsi, une Mitsva peut être mise en pratique de la façon qui convient ou bien d’une meilleure façon ou encore de la façon la meilleure. L’ajout qui est ainsi introduit, par rapport à la formulation simple, souligne que cet “ a priori ” doit être plus élevé, comme le dit aussi la seconde explication du Kessef Michné, qui semble être à l’origine de la question que vous vous posez. Mais, en réalité, aucune preuve n’est nécessaire pour tout cela, s’agissant du sens premier de ces mots. En effet, la formulation : “ On commence la prière… ” ne précise pas ce qu’il en est quand cette condition n’est pas remplie, alors qu’en disant : “ On commence la prière uniquement… ”, on souligne qu’il doit nécessairement en être ainsi. C’est une évidence.
J’espère qu’il y a eu une réunion ‘hassidique dans votre ville, pour les 12 et 13 Tamouz, fête de la délivrance de notre maître et chef, tête d’Israël. En effet, “ le corps suit la tête ”. Chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, sera donc libéré de tout ce qui lui fait obstacle, matériellement et spirituellement, afin de pouvoir servir Dieu avec joie et enthousiasme. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav G.Hertz, de Sidney. (2) A la page 33a. Voir également les Maamarim de l’Admour Haémtsahi, Devarim, tome 4, à la page 1239. (3) “ quand on a la tête lourde ”, c’est-à-dire quand on est pénétré d’humilité. (4) Sans le “ uniquement ”, de sorte qu’il ne s’agit plus d’une condition sine qua non. (5) Ce qui veut dire que la validité de la prière n’est pas remise en cause, si elle n’a pas été dite avec humilité.
Lettre n°6422
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6422, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec retard, votre lettre, dans laquelle vous me dites qu’il serait peut-être judicieux de trouver un bon parti à votre fils. Or, d’après ce que j’ai pu observer chez les jeunes gens, ici-même ou ailleurs, quand on commence à leur parler de tout cela, ils en sont aussitôt troublés, parfois inutilement puisqu’un certain temps s’écoule encore avant que l’on ne trouve une proposition convenable et que l’on puisse envisager les choses d’une manière concrète.
Compte tenu du jeune âge de votre fils, ce risque est encore plus fort et, de ce fait, lorsque, comme vous le dites, viendra le moment de penser effectivement au mariage et se présentera une proposition concrète, il faudra, à mon avis, se demander si l’on doit lui en parler aussitôt.
Lettre n°6423
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6423, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Tamouz 5718,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins
communautaires, aux multiples accomplissements et aux
bons sentiments, le Rav Aryé Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, par la presse, que vous avez atteint votre soixante dixième anniversaire et, à cette occasion, je vous adresse ma bénédiction afin que Dieu allonge vos jours et vos années, d’une manière positive et agréable. Vous vous servirez des capacités que la divine Providence vous a accordé et vous profiterez pleinement de l’influence que vous exercez, conformément à l’affirmation selon laquelle : “ la Torah, Israël et le Saint béni soit-Il ne font qu’un ”, non seulement dans les opinions, mais aussi dans l’action quotidienne.
Tous s’accordent pour reconnaître que le Créateur est l’Existence véritable et absolue, qu’aucune concession n’est envisageable en la matière. En effet, ou bien l’on croit, avec une foi pure, qu’Il existe et qu’il n’est nul autre que Lui, ou bien, si cette foi n’est pas entière, ce n’est pas du tout cela(2). Il en est de même pour la Torah qui ne souffre pas non plus le compromis. C’est aussi le cas pour le peuple d’Israël. Certes, nos Sages disent que “ même s’il commet une faute, il reste un Israël ”. Pour autant, cela ne veut pas dire que la faute s’en trouve minimisée, que Dieu fasse un compromis et qu’Il renonce(3). La Techouva reste alors nécessaire et c’est à ce propos qu’il est dit : “ Il se repentira et sera guéri ”. A partir de votre soixante dixième anniversaire, vous entrez dans les années de la rigueur(4). Puisse donc Dieu faire que vous soyez un fleuve puissant chargé de mener le combat de notre Torah, qui insuffle la force et la rigueur, sans crainte. Car, rien ne résiste à la volonté. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav A.L. Gelman. Voir, à son propos, la lettre n°865. (2) Et, tout est alors remis en cause. (3) A écarter cette faute et à la condamner. (4) Ainsi qu’il est dit : “ Les années de notre vie sont soixante dix ans et, si la rigueur intervient, quatre vingt ans ”.
Lettre n°6424
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6424, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Tamouz, dans laquelle vous me dites que vous avez maintenant trente ans et, jusqu’à ce jour, vous n’avez jamais été marié. Or, on vous propose un parti, une jeune fille dont le père a le même prénom que vous. Vous êtes donc dans le doute, compte tenu de ce qui est dit dans le testament de Rabbi Yehouda le ‘Hassid. Or, votre mariage a été retardé jusqu’à maintenant et, si cette jeune fille a la crainte de Dieu, si son comportement est celui des filles vertueuses d’Israël, si elle respecte la pureté familiale, le Chabbat , la Cacherout de la nourriture et de la boisson, avec toutes les autres Mitsvot des enfants d’Israël, il serait bon que vous réunissiez trois Rabbanim, tranchant la Hala’ha. Ceux-ci prendront la décision et vous ajouteront un autre prénom. Puis, vous serez appelé à la Torah et vous signerez avec ce nouveau nom, que vous citerez, de préférence, en premier lieu. Dès lors, votre situation sera différente de celle qui est décrite par ce testament. Vous célébrerez les fiançailles après avoir porté ce nouveau nom pendant trente jours.
Il est bien clair qu’en tout état de cause, et surtout dans votre situation, alors que vous avez besoin d’une bénédiction spécifique, vous devez être fort dans la pratique de la Torah et des Mitsvot, de la manière qui convient. De plus, nos Sages disent que “ l’on connaît l’élévation, dans le domaine de la sainteté ”. C’est donc de cette façon que vous multiplierez les bénédictions de Dieu et votre succès, qu’avant tout, vous bâtirez un foyer juif, un édifice éternel basé sur la Torah et les Mitsvot. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, afin de vous assurer qu’elles sont cachères, conformément à la Hala’ha. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous donnerez également quelques pièces à la Tsédaka. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°6425
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6425, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une
mission sacrée, le Rav Yaakov Yossef(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Tamouz. Vous envisagez de présenter une nouvelle demande de citoyenneté(2). De façon générale, cela est judicieux. Néanmoins, d’après ce que disent nos Sages, le moment n’est pas propice pour cela, au début du mois de Mena’hem Av. Vous attendrez donc le jour du 15 Av ou le lendemain pour le faire.
Vous mentionnez aussi le mois de ‘Hechvan, mais il me semble que les ‘Hassidim n’ont pas l’habitude d’y fixer des mariages. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de la manière dont vous avez transmis aux ‘Hassidim de Londres un compte-rendu de ce qui s’est passé ici. En effet, il a été expliqué à différentes reprises et dans de nombreux récits ‘hassidiques qu’un voyage comme celui que vous avez effectué ici doit être utile pour tous. Bien plus, pour ce qui vous concerne, aucun effort, aucune initiative ne sont nécessaires pour cela. En effet, il n’est nullement contraignant d’organiser une réunion ‘hassidique et de transmettre quelques points du discours et des causeries. Bien au contraire, cela est satisfaisant,, y compris pour l’âme animale. En effet, celle-ci cohabite avec l’âme divine depuis de nombreuses années déjà et il n’est donc pas possible que cette proximité n’ait pas eu un effet concret, d’autant qu’en chacun, selon sa situation, l’âme divine s’efforce de convaincre l’âme animale, combien plus parmi les élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction pour donner ces bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Y.Y. Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°6172. (2) Pour être naturalisé anglais.
Lettre n°6426
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6426, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Aux membres du groupement de Roch Ha Aïn
des jeunes de l’association ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 15 Tamouz, m’annonçant une bonne nouvelle, la création et la constitution d’un groupement des jeunes de l’association ‘Habad dans votre ville. Et, vous me décrivez brièvement la réunion ‘hassidique qui a eu lieu, à l’occasion des 12 et 13 Tamouz. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez également un ajout dans les trois domaines du service de Dieu que sont la Torah, la prière et les bonnes actions, sur lesquels reposent le monde, au sens littéral et le petit monde, qu’est l’homme.
Ces jours, en effet, sont propices. Ils appartiennent au mois de la délivrance, de la libération de notre maître et chef, tête d’Israël. Or, “ le corps suit la tête ”. Chacun d’entre nous sera donc libéré, au sein de tout Israël, de tout ce qui lui fait obstacle, matériellement et spirituellement. De la sorte, on pourra servir Dieu avec joie et inspiration. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°6427
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6427, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association
‘Habad, groupement de Melbourne,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres des 15 et 25 Tamouz. Vous me décrivez la réunion et l’échange qu’il y a eu à propos de la lettre reçue d’ici. Vous avez sûrement vu mes lettres(1), adressées à tous, qui ont été envoyées au centre des jeunes de l’association ‘Habad, ici-même, il y a quelques années. Le rôle des jeunes de l’association ‘Habad, en tout endroit, y est brièvement décrit. Les détails, en la matière, dépendent des conditions des personnes et de l’endroit. L’émissaire du Très Haut se trouvant dans un endroit doit se baser sur ce qu’il voit de ses yeux(2) pour assumer la mission qui lui est confiée par notre sainte Torah, Torah de vie, illuminée par la clarté ‘hassidique.
Vous m’interrogez spécifiquement sur l’association des jeunes filles ‘Habad. Votre question a été transmise au centre des femmes et jeunes filles ‘Habad qui, d’ici, transmettra sûrement un programme de travail. Puisse Dieu faire que toutes les bonnes décisions que vous prendrez soient suivies d’effet, d’une manière concrète, non seulement par la pensée et par la parole, mais aussi par l’action, laquelle est essentielle. Vous investirez des cercles de plus en plus larges, jusqu’à l’extérieur, que vous transformerez en intérieur, en demeure pour le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°3429 et 6290. (2) Comme le disent nos Sages à propos du juge.
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