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Iguerot Kodesh — lettres 6388 à 6407

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°6388

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6388, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Aux élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod,

signataires de la demande de bénédiction qui a été

transmise par le jeune élève Zoussya Pozner,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction et la liste de noms, avec les noms de chaque mère. Me trouvant, hier, près du saint tombeau de celui dont nous célébrons la joie, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai mentionné chacun de vous pour que vous obteniez la satisfaction de vos besoins.

Ce jour est favorable pour que toutes vos bonnes décisions soient suivies d’effet, tout au long de l’année, d’une manière sans cesse accrue. En effet, à propos de tout endroit et de toute époque, nos Sages disent que “ rien ne résiste à la volonté ”, en particulier quand on invoque la grande miséricorde de Dieu près du tombeau d’un homme saint, chef de notre génération. Puisse Dieu faire que vous vous serviez pleinement de cette inspiration et que vous influenciez votre entourage pour qu’il en fasse de même. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela et d’étudier la Torah intègre avec la crainte de Dieu,

Lettre n°6389

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6389, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Aux participants à l’action de soutien des écoles professionnelles et du séminaire pour jeunes filles de Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte, que Dieu vous accorde longue vie(1),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu avec plaisir, par l’intermédiaire de la Rabbanit Sheïna Jacobsohn, la première liste de ceux qui ont participé à l’action de soutien et de développement d’institutions de la plus haute importance, les écoles professionnelles et le séminaire de jeunes filles de Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, village fondé par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et qui est conduit dans son esprit. Au jour de sa délivrance, qui est également la nôtre, le 12 Tamouz, je me trouvais près de son saint tombeau et j’ai mentionné les noms figurant sur cette liste de participants, afin que chacun reçoive la satisfaction de ses besoins.

Puisse Dieu faire que ce jour favorable et propice se prolonge tout au long de l’année, pour chacun d’entre vous et pour les membres de sa famille, de même que pour ceux qui apporteront leur contribution par la suite, financièrement ou bien en exerçant une bonne influence sur les autres. Ainsi, on recevra des bénédictions abondantes et la réussite, matérielle et spirituelle. De la sorte, il est certain que vous-mêmes et ceux qui viendront par la suite, vous renforcerez votre contribution à cet accomplissement de la plus haute importance, d’une manière sans cesse accrue. En effet, nos maîtres nous ont donné l’assurance qu’en plus des Mitsvot(2) et surtout de la Tsédaka, il y a aussi l’apport de Dieu, la bénédiction et la réussite. Avec ma bénédiction de succès en tout ce qui vient d’être dit et pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°6260. (2) Qui sont accomplies de cette façon.

Lettre n°6390

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6390, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tamouz 5718,

Brooklyn, New York,

A l’homme agréable et distingué, aux multiples qualités,

empli d’empressement, aux nombreux accomplissements,

soutenant les tentes de la Torah et de la crainte de Dieu

la plus pure, le Rav David(1) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

Je reçois, avec plaisir, des nouvelles, par l’intermédiaire des ‘Hassidim du Maroc, à propos de l’aide et du soutien que vous leur apportez, en leur sainte mission, celle d’éduquer les enfants aux valeurs sacrées. J’ai été particulièrement satisfait de recevoir la lettre du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, responsable communautaire empli d’empressement, aux multiples accomplissements, le Rav Binyamin Elyahou Chlita Gorodetski(2), me relatant votre rencontre, les discussions que vous avez eues et l’aide que vous lui avez apportée, afin de permettre le développement et l’expansion de ces saintes institutions.

Il n’y a pas de mots pour décrire la bénédiction et la réussite que ces saintes institutions apportent, non seulement aux élèves qui y poursuivent leurs études et y reçoivent leur éducation, mais aussi aux membres de leur famille et de leur communauté, comme l’explique notre Torah, Torah de vie. Qui définira l’immense mérite revenant à ceux qui apportent leur concours afin de renforcer et de développer ces saintes institutions ? En effet, Celui Qui donne la Torah est également Celui Qui crée le monde et le dirige, par Sa Providence. Tout ajout au renforcement de la pratique juive et à sa diffusion justifie une rétribution, dont l’intérêt dépasse le capital, grâce aux bénédictions que Dieu accorde, enfants, santé, prospérité matérielle, pour vous et pour les membres de votre famille, de manière favorable.

Ces jours sont, en effet, propices, puisque cette date est celle de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Or, les saintes institutions Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch portent son nom. Je mentionnerai donc votre nom près du tombeau de celui dont nous célébrons la joie. A n’en pas douter, il invoquera la miséricorde divine, afin que vous connaissiez la réussite en votre mission sacrée, de même qu’en vos préoccupations personnelles, matérielles et spirituelles à la fois, les unes dépendant des autres. Avec mes respects et ma bénédiction pour que vous puissiez donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav D.Tordjman, de Rabat. (2) Directeur du bureau d’aide aux réfugiés, à Paris et délégué du Rabbi pour l’Europe et l’Afrique du nord.

Lettre n°6391

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6391, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat et à celle qui la suivait. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous écrivez. Il est sûrement inutile de vous souligner que plus vous renforcerez votre engagement dans la Torah et les Mitsvot, plus vous multiplierez les bénédictions de Dieu, en vos besoins et en ceux de votre famille. Vous faites également allusion à la consultation médicale qui a été subie par votre épouse. Je suis surpris que vous ne me disiez pas si le médecin lui a prescrit des compresses. C’est, bien souvent, le moyen d’obtenir une guérison complète. Peut-être est-il encore temps de le consulter, à ce propos.

Vous me dites, en outre, que vous ne savez pas ce que vous voulez et n’avez pas conscience de ce qui vous manque. Cette affirmation semble contredire le début de votre lettre. En effet, vous m’écrivez que certains membres de votre famille ne sont pas en bonne santé et qu’ils ont besoin d’une guérison complète. Or, vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle les deux cent quarante huit membres du corps humain correspondent aux deux cent quarante huit Injonctions et les trois cent soixante cinq nerfs, aux trois cent soixante cinq Interdits. Une déficience du corps doit donc être complétée également en recherchant la santé de l’âme. En fortifiant cette âme, on renforce également le corps, au sens le plus simple et, de cette façon, le traitement médical devient plus fructueux. De plus, la guérison physique fait partie de ce que l’on demande à Dieu, car tout est dans Ses mains. S’agissant de la guérison de l’âme, en revanche, notre Torah, Torah de vie, nous a fait savoir que : “ tout est dans les mains de Dieu, sauf la crainte de Dieu ”. En la matière, le libre-arbitre est effectivement accordé à l’homme, ce qui veut dire que rien ne résiste à une forte détermination, celle de s’élever et de faire un ajout à la Torah, d’une étape vers l’autre. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Vous avez sûrement connaissance des trois études bien connues, portant sur le Houmach, les Tehilim et le Tanya. Nous avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, que celles-ci concernent chacun et qu’elles ont un effet propice, dans différents domaines. De même, il serait bon de faire vérifier les Mezouzot de votre appartement, afin de vous assurer qu’elle sont toutes cachères, conformément à la Hala’ha. Enfin, votre épouse maintiendra la coutume des femmes juives vertueuses, qui consiste à prélever de la Tsédaka, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6392

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6392, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Eliézer(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu votre lettre du 9 Tamouz, dans laquelle vous me faites part de votre désir positif de rendre une visite ici, pendant les jours propices d’Elloul et de Roch Hachana, qui approchent. Vous ne le précisez pas, mais vous avez sûrement reçu le plein accord de votre épouse, la Rabbanit, à laquelle Dieu accordera longue vie. De même, vous connaissez sûrement la requête(2) selon laquelle il doit découler de tels voyages un intérêt pour le plus grand nombre. Si toutes ces conditions sont réunies, Dieu fera que cette visite soit en un moment bon et fructueux, d’un bien profond, un bien visible et tangible, avec largesse d’esprit et en bonne santé.

Dans votre lettre, vous ne me dites rien des préparatifs qui sont nécessaires pour la fête des 12 et 13 Tamouz. Puisse Dieu faire qu’en la matière également s’accomplisse la décision de la Torah selon laquelle “ il est un fait acquis qu’un émissaire s’acquitte de la mission qui lui est confiée ”. Or, tous les hommes de ‘Habad sont les émissaires de nos maîtres, de nos chefs, de celui dont nous célébrons la joie, à l’occasion de cette libération, chargés d’illuminer le monde par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah, sa dimension profonde, comme le dit notre maître et chef, dans la lettre qu’il rédigea pour le premier anniversaire de sa libération. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav E.Karasik, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°5682. (2) Formulée par le Rabbi. Voir, à ce propos, la lettre n°5575.

Lettre n°6393

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6393, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux

multiples accomplissements, assumant une mission sacrée,

le Rav ‘Haïm Chaoul(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 11 Tamouz, avec la demande de bénédiction qui y était jointe et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me dites que vous avez trouvé un candidat, susceptible d’enseigner dans la Yechiva A’heï Temimim(2) que vous dirigez. Bien entendu, tout dépend de ses capacités et de la manière dont il s’habituera aux élèves.

Mais, vous me faites part d’un autre point et vous me dites qu’il enseigne d’ores et déjà dans une école du réseau(3). Il faudra donc leur(4) en parler, car il est clair qu’il ne doit en résulter aucun manque pour ces écoles, ce qu’à Dieu ne plaise.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce qui est mentionné dans votre lettre, ce qui inclut, bien évidemment, la situation de la Yechiva. Je suis surpris que vous me parliez de votre découragement, à la veille de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz. Vous connaissez sûrement le commentaire du verset : “ Ces jours sont commémorés et revécus ”(5), selon lequel c’est quand ils sont “ commémorés ” qu’ils peuvent aussi être “ revécus ”. Or, les paroles, les actes des Justes, les lumières révélées par leur intermédiaire sont immuables. Mais, en la matière également, l’effort doit être joyeux et enthousiaste. La confiance en Dieu s’en trouvera renforcée. Et, l’on a rapporté, lors de la réunion ‘hassidique de ce 12 Tamouz, ici-même, les paroles tenues par le Rabbi Rachab à son fils, mon beau-père, le Rabbi, le 12 Tamouz 5655(6), à propos du chapitre d’Iguéret Ha Kodech introduit par le verset : “ Elle a ceint ses hanches de courage ” et de sa conclusion. Il expliqua que ce courage est celui du don de soi, lequel consiste à dire : “ Il en sera ainsi et il ne pourra pas en être autrement ”. Il doit donc en être de même pour la Yechiva. Celle-ci doit exister et se développer. En conséquence, “ il en sera ainsi et il ne pourra en être autrement ”. Dès lors, on trouvera plus aisément les moyens qu’il en soit effectivement ainsi, comme la pratique permet de le vérifier. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav H.C. Brook, de Richon Le Tsion. Voir, à son sujet, la lettre n°4407. (2) De Richon Le Tsion. (3) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (4) A la direction de cette école. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°5336 et 6396. (6) 1895.

Lettre n°6394

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6394, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du mardi 13 Tamouz, jour de la libération de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du tombeau de celui dont nous célébrons la joie, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, conformément à ce que vous m’écrivez.

Vous me parlez de votre fils, auquel Dieu accordera longue vie. Vous me dites que son sommeil est particulièrement léger et qu’il se réveille pratiquement chaque nuit. On peut penser que quelque chose manque à son alimentation. Quand on lui donnera ce dont il a besoin, il est certain que son état nerveux se renforcera et que son sommeil sera plus tranquille. Il faut également faire vérifier la Mezouza de la chambre dans laquelle il dort, faire bien attention à la Cacherout des aliments et des boissons qu’on lui donne. De la sorte, il ira de mieux en mieux. La divine Providence vous a confié une bonne part, l’éducation des enfants juifs aux valeurs sacrées. Chaque ajout, de votre part, à cette mission sacrée, multipliera donc de nombreuses fois les bénédictions de Dieu en vos préoccupations personnelles et en celles des membres de votre famille. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction,

N. B. : Vous avez sûrement connaissance des trois études fixées, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Nous avons entendu, à maintes reprises, de mon beau-père, le Rabbi, que celles-ci concernent chacun et qu’elles ont un effet favorable, dans différents domaines. Tout au moins les adopterez-vous, à l’avenir.

Lettre n°6395

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6395, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements, empli d’empressement,

le Rav Dov Zeev(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de Roch ‘Hodech Tamouz, à laquelle était jointe une copie du contrat(2), en un moment bon et fructueux, pour la diffusion, dans votre ville, du Judaïsme dans l’esprit de la Tradition d’Israël, en y créant une sainte Yechiva, dans laquelle on étudiera la Torah intègre.

Puisse Dieu faire que le début de tout cela soit en un moment bon et fructueux, d’un bien visible et tangible, ce qui veut dire qu’il y aura de moins en moins de difficultés et d’obstacles pour le développement d’un projet aussi important. Cette sainte institution se renforcera quantitativement, par le nombre de ceux qui y feront leurs études et qualitativement, par le niveau de ces études. De fait, on confère un mérite aux jours propices et votre lettre m’est parvenue dans les jours proches des 12 et 13 Tamouz, dates de la libération de notre maître et chef, le chef d’Israël, mon beau-père, le Rabbi. Or, “ le corps suit la tête ”. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit, pour vous et pour tous ceux qui participent avec vous à ce projet de la plus haute importance,

Notes

(1) le Rav D.Z. Steinhauz, de Copenhague. (2) Précisant, vraisemblablement, les responsabilités qui incombent à chacun.

Lettre n°6396

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6396, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tamouz 5718,

Brooklyn,

A l’attention des participants à la réunion ‘hassidique des

jours propices de la libération des 12 et 13 Tamouz 5718,

dans la sainte communauté de Toronto,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la veille du mardi, lorsque deux fois fut dit le mot “ bon ”(1), le 13 Tamouz, date de la libération de mon beau-père, le Rabbi, d’une manière concrète, c’est-à-dire lorsque cette libération fut effective(2). L’importance de la fin et de la conclusion d’une Mitsva peut être déduite du Yerouchalmi, au traité Roch Hachana, fin du premier chapitre, selon lequel elle dépasse même celle du Chabbat. Vous consulterez ce texte. Et, l’on peut faire la même déduction, dans un sens positif(3), à partir du traité Roch Hachana 18a, car “ l’attribut du bien est plus fort que celui…(4) ”.

Lorsque l’on “ commémore ” ces jours, ils sont “ revécus ”(5), chaque année et il est donc certain que cette réunion ‘hassidique, célébrée en un moment propice, a mis en éveil les bénédictions et les influences de “ ces jours-ci, à cette époque-là ”. Puisse Dieu faire que vous les receviez pendant la période qui nous arrive de manière positive, dans les domaines moraux et physiques, en particulier pour ce qui concerne le développement des saintes institutions portant le nom de celui dont nous célébrons la joie. Tous les participants à de telles réunions ont la certitude d’obtenir une bénédiction et une réussite accrues, y compris en leurs préoccupations personnelles et en celles des membres de leur famille, auxquels Dieu accordera longue vie. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Pendant les six jours de la création. (2) Alors qu’elle lui fut uniquement annoncée, le 12 Tamouz. (3) C’est-à-dire à partir d’une affirmation négative, en l’occurrence de ce que l’attribut du mal peut accomplir. (4) Du malheur. (5) Voir la lettre n°6393.

Lettre n°6397

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6397, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 11 Tamouz, dans laquelle vous me décrivez votre situation, les dettes que vous avez contractées pour obtenir l’appartement que vous avez acquis il y a quelques temps. Et, vous ne savez pas comment vous libérer de cet étau. Vous envisagez donc de vendre cet appartement et d’en acheter un plus petit. Or, comme vous le faites remarquer vous-même, il en résultera une perte significative. En outre, la pratique concrète a montré que l’on ne se libère pas de ses dettes de cette façon. Autre point, qui est essentiel, lorsque l’on réside dans un endroit depuis un certain temps, comme c’est le cas en l’occurrence, l’emménagement dans une maison plus petite suscite le découragement, comme on peut le déduire de l’effet positif, en la matière(1) et nos Sages citent les trois éléments qui confèrent à l’homme la largesse d’esprit(2).

En conséquence, il faudrait s’efforcer d’obtenir un prêt pour un plus long délai, avec des conditions de remboursement plus favorables. De la sorte, peu à peu, vous vous préserverez de l’étroitesse extérieure et de tous les éléments superficiels, sans remettre en cause votre demeure intérieure et la largesse d’esprit qui en découle, comme on l’a dit. Puisse Dieu faire que vous investissiez vos efforts, avec tout l’empressement nécessaire, en les trois éléments cités par nos Sages, dans leur dimension spirituelle, exposée par les Tikouneï Zohar, au Tikoun 6, page 22b, qui dit que la “ maison agréable ” est le cœur, les “ affaires agréables ” les membres du corps et “ l’épouse agréable ” l’âme. Vous consulterez donc ce texte. Et, c’est de cette façon que vous parviendrez à une véritable largesse d’esprit.

J’espère que vous avez un temps fixé pour étudier l’enseignement profond de la Torah qui, à notre époque, a été révélé par les commentaires de la ‘Hassidout. Bien plus, la nécessité de cette étude est établie par Iguéret Ha Kodech, au chapitre 26, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de l’enseignement caché de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah ou, plus précisément encore, par le petit-fils de son petit-fils, qui fut aussi son successeur, le Rabbi Rachab, dans son Kountrass Ets ‘Haïm. Tous leurs saints propos sont basés sur les explications de Rabbi ‘Haïm Vital, dans son introduction au Chaar Ha Hakdamot, reproduisant également ce que dit le saint Zohar, en la matière. Vous avez sûrement connaissance des trois études fixées, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Comme nous l’avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, celles-ci concernent chacun et elles ont un effet favorable, dans différents domaines. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) De la satisfaction générée par l’emménagement dans une maison plus grande. (2) L’une des trois étant une belle maison, ainsi qu’il est dit, au traité Bera’hot 57b : “ Trois éléments confèrent la largesse d’esprit à l’homme, une maison agréable, une épouse agréable et des affaires agréables ”.

Lettre n°6398

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6398, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tamouz 5718,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, par le téléphone, que vous êtes bien rentré de vos voyages(2). Par la suite, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, dans laquelle vous m’en donnez une description détaillée. Vous me communiquez également la nouvelle agréable selon laquelle il vous a été possible de rapporter avec vous les manuscrits de votre père, puisse-t-il reposer en paix(3). Que Dieu exauce le souhait de votre cœur, qu’Il vous permette de les éditer et que vous connaissiez le succès dans vos entreprises, conformément à ce dont nous nous sommes entretenus. Ceci aura pour conséquence, dans une large mesure, que soit fructueuse l’influence que vous exercerez auprès de tous les enfants d’Israël qui voudront étudier un tel livre et qui pourront le comprendre. Car, rien ne résiste à la volonté. Or, s’il fallait, auparavant, faire venir de tels Juifs de l’autre continent(4), cela ne sera plus le cas, désormais et il pourra s’agir de ceux qui sont nés ici-même. Il est certain qu’un effort n’est jamais vain, surtout quand il s’accompagne d’une action concrète.

Vous concluez votre lettre en évoquant la crainte de nos frères, les enfants d’Israël, dans les pays soviétiques et les doutes, concernant leur avenir. Je suis profondément convaincu qu’un renforcement du Judaïsme aux Etats-Unis, dans l’esprit de la Torah et de la Tradition, exercera nécessairement une influence là-bas. En effet, dans le domaine spirituel, les frontières, l’éloignement géographique ne sont pas une séparation, d’autant que les Juifs ne forment qu’un seul et même organisme. On peut l’observer dans le corps physique car, en renforçant l’un de ses membres et, a fortiori, plusieurs membres, on doit nécessairement obtenir que les autres se raffermissent, de même que la vitalité de tout le corps.

De la même façon, en renforçant le Judaïsme des Etats-Unis, la Torah, Torah de vie et ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”, d’autant que cette communauté représente actuellement une large partie du peuple juif, on doit nécessairement renforcer les enfants d’Israël qui se trouvent là-bas, même s’ils sont de l’autre côté du rideau de fer. De fait, nos Sages disent que : “ une muraille de fer elle-même ne pourrait séparer Israël de son Père se trouvant dans les cieux ”.

A l’occasion des jours de la libération des 12 et 13 Tamouz, qui viennent de passer, je vous joins une brochure présentant l’historique de cette période. Vous en avez sûrement déjà connaissance, mais, à n’en pas douter, vous y trouverez des points intéressants.

Je vous remercie d’avoir transmis les livres aux Juifs se trouvant sur place. Je vous adresse mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela. Je vous remercie, en outre, pour le livre Chaareï Torat Erets Israël, que je viens de recevoir. J’espère, enfin, que votre fille et votre gendre, qui étaient ici, vont bien.

Notes

(1) Le Rav I.Rabinovitch. (2) En Russie. (3) Le Gaon, Rav Zeev Wolf Rabinovitch, auteur du Chaareï Torat Erets Israël, dont il est question plus loin, dans cette lettre. Ce manuscrit fut édité, par la suite, à Jérusalem en 5721 (1961), sous le titre : Chaareï Torat Babel. (4) En l’absence de Juifs se trouvant sur place, capables de mener une étude aussi profonde.

Lettre n°6399

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6399, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille du saint Chabbat 16 Tamouz 5718,

Brooklyn, New York,

Aux enfants d’Israël se trouvant aux Gan Israël

et, à leur tête, aux moniteurs, aux directeurs et aux

responsables, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Que votre arrivée au Gan Israël soit en un moment bon et fructueux. Que la réussite et la bénédiction se poursuivent en tous les domaines, matériels et spirituels, qui concernent le Gan Israël, lequel, comme son nom l’indique, produira de beaux arbres, portant de bons fruits. Et, en vous s’accomplira la promesse, faisant allusion au Saint béni soit-Il, selon laquelle : “ Mon Bien Aimé viendra dans Son jardin ”, qui sera une demeure pour Lui, grâce à l’étude et à la pratique de notre sainte Torah et de ses Mitsvot, illuminées par la lumière et la chaleur de la ‘Hassidout.

Cette année, le Gan Israël commence en un jour lumineux, celui de la libération de notre chef, tête d’Israël et “ le corps suit la tête ”. Ce sera donc une libération de tous les éléments indésirables, de sorte que vous connaîtrez un immense succès. Avec ma bénédiction pour un bon Chabbat,

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°6400

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6400, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, il y a quelques temps, votre lettre, me parlant de cet homme, avec lequel vous étudiez la Torah. Sans doute poursuivez-vous cette étude et vous efforcez-vous de l’attirer plus clairement vers ‘Habad, par exemple en le faisant participer à une réunion ‘hassidique, qui portera un titre plus général. Vous le ferez également par l’intermédiaire du contexte de la ‘Hassidout. Sans doute me ferez-vous part de son avancement.

Vous faites référence à un programme d’étude. Le critère général en la matière, comme nos Sages nous l’ont fait savoir, est ce que l’homme désire en son cœur. Notre sainte Torah est plus large que la mer. Elle comprend la Hala’ha, le Midrash. On peut donc y trouver des passages qui attirent le cœur de cet homme. Il est inutile de préciser qu’au moins une de ces études doit porter sur la ‘Hassidout ‘Habad, qui est elle aussi très large et dans laquelle on peut effectivement découvrir des textes que le cœur désire. Vous lui demanderez également de lire et d’étudier les causeries. Sans doute sa compréhension est-elle largement suffisante pour qu’il le fasse seul. Ainsi, il vous consultera uniquement, ou bien ceux qui étudient régulièrement la ‘Hassidout, pour ce qui lui semble difficile. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6401

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6401, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je n’ai pas reçu de lettre, de votre part, depuis bien longtemps déjà. Certes, je peux vous accorder des circonstances atténuantes, du fait de ce qui s’est malheureusement passé. Mais, selon un dicton bien connu, les circonstances atténuantes interviennent uniquement pour accorder à l’homme une récompense ou une punition. En revanche, il n’en découle rien, de manière concrète, pour ce qu’un homme doit accomplir envers lui-même, envers ses proches, envers sa famille, dans les milieux les plus immédiats comme les plus éloignés, envers tous les Juifs en général. Au final, tels sont bien la finalité de l’homme et son désir véritable. On ne peut se contenter de ce qui est fait, rechercher la position la plus aisée, même si celle-ci suffit pour recevoir la meilleure récompense. On doit faire en sorte d’agir de toutes les façons possibles, comme je le disais plus haut.

S’il en est ainsi pour chacun et chacune, sans que l’on sache ce qu’ils peuvent accomplir, combien plus est-ce le cas pour ceux qui ont déjà beaucoup fait, dont on a pu constater la réussite, dont les accomplissements ont été positifs pour tout un groupe de personnes, en différents domaines. Tout cela apparaît alors beaucoup plus clairement et c’est effectivement le cas, pour ce qui vous concerne. En effet, vous avez pu observer le résultat positif de votre action auprès des femmes ‘Habad. Je vous écris tout cela parce que je considère que l’absence de nouvelles, de votre part, provient de votre manque d’activité. Je voudrais donc ajouter un autre point. L’événement auquel je faisais allusion, le décès de votre frère, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, doit vous conduire à multiplier votre activité et vos réalisations. En effet, tous les Juifs croient que l’âme est immuable. Cela est si évident que les non Juifs eux-mêmes acceptent la véracité de ce principe.

Il est donc bien clair que l’on ne s’attache pas à la chair et aux os, mais à l’âme, que l’on observe à travers le corps. De ce fait, même si le lien entre l’âme et le corps est parvenu à son terme, on peut encore, par ses bonnes actions, provoquer la satisfaction de cette âme. Bien plus, on peut le faire plus largement et plus profondément, car cette âme, après avoir été libérée du corps, n’en subit plus les limitations. En revanche, elle obtient alors ce qu’elle ne pouvait avoir, se trouvant encore dans le corps, du fait de ses limites. Bien plus, elle devient même sensible aux accomplissements les plus discrets. J’espère que ce qui vient d’être dit sera suffisant pour éclairer le comportement que vous devez avoir maintenant. Si vos actions, jusqu’à maintenant, ont été “ bonnes pour les cieux et bonnes pour les créatures ”, il s’impose, désormais, non seulement de les poursuivre, mais aussi de les élargir, quantitativement et qualitativement. Votre propre action et l’influence que vous exercerez sur les autres causeront la satisfaction de l’âme du défunt.

Nous venons de vivre les jours de la fête de la libération, les 12 et 13 Tamouz, au cours desquels on a pu observer la victoire de la Torah et la suppression de l’obscurité de l’exil. Puisse donc Dieu révéler maintenant la libération de tout ce qui fait obstacle. En bonne santé et avec largesse d’esprit, vous multiplierez vos actions positives, afin d’éclairer l’obscurité de l’exil. J’espère recevoir, par retour du courrier, de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction,

Lettre n°6402

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6402, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Aux jeunes de l’association ‘Habad, à Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, avec le compte-rendu et le bilan de la réunion ‘hassidique des 12 et 13 Tamouz, des jours de la libération. Comme cela a déjà été dit plusieurs fois, vous vous efforcerez sûrement d’en conserver l’impression durant les jours qui suivent.

S’agissant des touristes(1), un certain nombre d’entre eux se trouve sûrement encore en Terre Sainte. De même, vous rencontrerez les nouveaux invités(2), qui arrivent maintenant. On dit que leur nombre augmente sensiblement en Elloul et en Tichri. Et, en ces semaines, malgré la réduction de leur nombre, ils restent encore suffisamment nombreux pour que leur séjour en Terre Sainte leur apporte tout ce qu’il faut, dans toute la mesure du possible. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous me donniez de bonnes nouvelles de cela. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°6265. (2) Touristes.

Lettre n°6403

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6403, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Its’hak Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Par l’intermédiaire du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux comportements vertueux, le Rav Its’hak Dov Ushpal, j’ai obtenu votre demande de bénédiction, pour vous et pour votre épouse. En un moment propice, je mentionnerai l’un et l’autre près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protègera, afin que vous obteniez, tous deux, la satisfaction de vos besoins.

Le mérite de votre participation à une étude publique vous protégera en tous vos besoins. En effet, l’étude de la Torah est l’un des accomplissements dont on consomme les fruits dans ce monde, mais dont le capital est conservé pour le monde futur. Le Rav Ushpal m’écrit que vous êtes originaire de Dabra, près de Nicolayev(2). J’aimerais savoir si vous avez des souvenirs de cette époque. Vous savez, en effet, qu’il s’agit d’une des colonies agricoles fondées par nos maîtres. Beaucoup de ‘Hassidim et de proches ont vécu dans cet endroit, dont le Rav était un de mes proches parents. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav I.D. Kapelov, de Brooklyn. (2) En Russie blanche.

Lettre n°6404

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6404, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham Zoucha(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction, avec ce qui y était joint et Dieu fasse que, pendant de nombreuses années encore, vous poursuiviez votre action pour la Torah et les Mitsvot, en général, pour la Mitsva de la Tsédaka, en particulier. Bien plus, d’après les explications de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de l’enseignement révélé de la Torah, au chapitre 9 d’Iguéret Ha Kodech, la phase essentielle du service de Dieu, en cette époque du talon du Machia’h, est celle de la Tsédaka et c’est uniquement à propos de leur époque(2) qu’il fut dit : “ l’étude de la Torah est l’équivalent des bonnes actions ”.

Bien entendu(3), aucune objection ne peut être soulevée, même d’après la partie révélée de la Torah, à partir de l’affirmation selon laquelle l’étude de la Torah est l’équivalent des bonnes actions. En effet, une Mitsva ne pouvant être mise en pratique que pendant un laps de temps limité ou bien ne pouvant être confiée à une autre personne repousse l’étude de la Torah, selon le traité Moéd Katan 9b. Et, il est dit que : “ en la période du talon du Machia’h, les prix grimperont et le fils de David se révélera quand il n’y aura plus de pièces dans les poches ”. Vous consulterez, à ce sujet, Iguéret Ha Kodech, au chapitre 14. Et, puisse Dieu faire que ces fruits, que l’on consomme dans ce monde, se maintiennent et qu’ils exercent leur effet, en tous les membres du corps, en général, dans les pieds, en particulier(4), selon Iguéret Ha Kodech, au chapitre 9. Je pense surtout aux pieds de votre grand fils Yé’hyel, auquel Dieu accordera longue vie. Vous me donnerez donc de bonnes nouvelles, le concernant. Avec ma bénédiction de bonne santé et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav A.Z. Ziskind, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°2335. (2) A l’époque du Talmud. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6273. (4) Nos Sages disent que : “ l’argent permet à un homme de se dresser sur ses pieds ”.

Lettre n°6405

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6405, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Il me semble que se tiendront, ces prochaines semaines, les examens pour ceux qui suivent la formation d’enseignant, sous la responsabilité du distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav M.A. Zilbershtrom et que vous en êtes vous-même candidat. Il est sûrement inutile de vous préciser que ma demande d’agir avec l’empressement qui convient s’applique également en la matière et qu’avant tout, vous acquérrez toutes les connaissances nécessaires. Ainsi, vous pourrez vous servir de vos capacités pour enseigner, étant en possession d’un diplôme officiel. En effet, il convient, tout d’abord, de produire le témoignage qui résulte de ce diplôme, puis, par la suite, l’interlocuteur reconnaît la qualité de l’enseignant, même en faisant abstraction de ce diplôme.

Nous avons eu connaissance ici d’une disposition selon laquelle celui qui possède un diplôme rabbinique obtient plus aisément ce diplôme. J’espère que vous ne négligerez pas ce point non plus. Du reste, vous m’aviez dit, une fois, me semble-t-il, que, si vous étiez officiellement bachelier, vous pourriez, le moment venu, vous servir de vos capacités pour diffuser le Judaïsme de la manière qui vient d’être dite. Mais, un diplôme rabbinique suscitera plus de respect, de la part de ceux qui en auront connaissance. C’est une évidence. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction afin de donner ces bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°6406

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6406, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Tamouz, date de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Vous m’accusez réception de mon courrier et vous me donnez plus de détails, concernant votre fils et votre famille. En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Je vous ai écrit que, pour réparer le passé(1), vous pouvez exercer une influence positive sur vos petits-enfants. Bien entendu, il s’agit là du point le plus important, mais vous ne devez pas vous contenter de cela. Conformément à l’Injonction : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, vous devez aussi venir en aide à tous ceux qui mènent une action, dans toute la mesure du possible et, plus généralement, faire en sorte que cette notion de pureté familiale se répande dans les milieux les plus larges.

Vous connaissez la force de la réparation et de la Techouva. Non seulement la punition, ce qu’à Dieu ne plaise, est ainsi écartée, mais l’on connaît, en outre, un succès accru et vous connaissez l’explication de nos maîtres selon laquelle ceux qui accèdent à la Techouva sont plus grands que les Justes parfaits(2). J’espère que vous respectez l’usage quotidien consistant à lire des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque matin, après la prière. Vous direz également le Psaume correspondant à votre âge. Ainsi, après la Bar Mitsva, on commence à lire, chaque jour après la prière, le Psaume 14, puis, l’année suivante, on lit le Psaume suivant et ainsi de suite.

Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela et de votre participation à la réunion ‘hassidique du 12 Tamouz, qui a sûrement eu lieu dans votre ville. Puisse Dieu faire qu’il y ait là une entrée en matière pour d’autres bonnes nouvelles.

Notes

(1) Vraisemblablement, le non respect de la pureté familiale. (2) Le traité Bera’hot 34b dit, en effet : “ Les Justes parfaits ne peuvent atteindre l’endroit où se tiennent ceux qui sont parvenus à la Techouva ”.

Lettre n°6407

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°6407, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tamouz 5718,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du jour de la libération, le 13 Tamouz, de même que le télégramme qui l’a précédée. Je mentionnerai vos noms, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément au contenu de votre lettre.

Je suis surpris que vous alliez à l’encontre de l’usage courant et évident, qui voudrait qu’après une visite rendue ici, la correspondance soit plus suivie qu’au préalable. En effet, vous avez adopté l’attitude opposée et, depuis votre retour d’ici, vos lettres sont beaucoup plus rares qu’auparavant et beaucoup plus concises. Certes, vous pouvez penser que d’autres transmettront les nouvelles, mais c’était déjà le cas avant cela. Et, vous connaissez le dicton du Rabbi Maharach, qui dit : “ cela viendra d’une autre source, mais vous en aurez perdu le mérite ” et son fils, le Rabbi Rachab, précise : “ le mérite d’être l’émissaire du Saint béni soit-Il pour faire du bien à un Juif ”. En effet, annoncer une bonne nouvelle est aussi un moyen de mettre en pratique le grand principe de la Torah, qui est : “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Avec ma bénédiction pour que vous possédiez la largesse d’esprit et que vous gagniez convenablement votre vie,

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